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[CLOS] « A quoi sert de se confesser lorsqu'on aime le fruit de sa faute ? » | Sveda

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MessageSujet: [CLOS] « A quoi sert de se confesser lorsqu'on aime le fruit de sa faute ? » | Sveda Sam 21 Mar 2015, 17:57

« A quoi sert de se confesser lorsqu'on aime le fruit de sa faute ? »


Sveda m'avait donné rendez-vous, après la cérémonie, et je la cherchais naturellement du regard. La foule était encore dense, même si elle commençait à s'éparpiller, et même si je me tenais moi-même près de l'estrade. Le moins que l'on pouvait dire était que son discours avait fait sensation, en bien comme en mal ; et je ne doutais pas qu'il aurait de grandes répercussions à l'avenir. Elle s'était probablement mise en danger. Mais au moins défendait-elle une juste cause. Pour ma part, même si la liste de mes ennemis devait être tout aussi longue, c'était uniquement à cause de mes penchants pour l'auto-destruction et la trahison. Et d'ailleurs, la dernière personne que j'avais blessée, en ce sens, était Davos. Même si je n'avais – pour une fois – pas agi par égoïsme, je n'arrivais pas à me le pardonner. Peut-être avais-je délibérément tué tous nos espoirs dans l’œuf et aujourd'hui, même si l'événement était historique, je n'avais vraiment pas la tête à cela. Malgré tout, le fait qu'il restât près de moi, loin de Lannister, m'empêchait de tout à fait regretter...
Songeant qu'il serait difficile de trouver Sveda dans ce brouhaha, et que nous aurions plus de mal à discuter ici, encore ; je lui envoyai un texto afin de lui donner rendez-vous à un café, à quelques mètres d'ici. Les lieux seraient aussi fréquentés, mais on s'entendrait penser. Même si j'imaginais qu'elle était peut-être encore occupée, je me dirigeai aussitôt vers le lieu de rendez-vous. J'avais besoin d'avoir l'esprit au calme...
Je tournai en rond, debout, quelques instants. Je fus tenté d'appeler Davos pour lui demander comment il allait, mais je n'y parvins pas. Les reproches qu'il pouvait me faire et ma propre culpabilité avaient crée une distance qui me rendait malade. J'imaginais parfois que je ferais mieux de disparaître, mais si c'était ce qu'il voulait, ne me l'aurait-il pas demandé ? Je n'arrivais pas à prendre une décision, j'étais complètement perdu, et je pouvais encore moins renoncer à... certaines choses. J'avais besoin d'un œil neuf. Je me doutai que Sveda avait vraiment d'autres préoccupations, en ce moment, mais après tout, mon froid avec Davos était lié aux complots actuels. J'avais quelques informations qui pourraient être utiles aux X-Men, notamment sur Declan Talbot. Mais j'hésitai à faire tous ces aveux : d'abord, parce qu'elle serait évidement déçue par mes actions, ensuite, parce que cela reviendrait à me parjurer de nouveau. Mais si cette trahison, ce retournement de veste, étaient les derniers, n'aurais-je pas enfin ma place auprès de Davos, Sveda, et leur engeance ? J'avais souvent tenté de me convaincre que la période d'errance et de faux-semblants était derrière moi, et pourtant, regardez où je me trouvais, aujourd'hui... Je soupirai, attendant avec plus ou moins de patience. Si mes blessures physiques étaient soignées, désormais, cela ne m'empêchait pas d'éprouver parfois un grand mal-être. Et j'étais véritablement inquiet pour Davos, qui peinait à se remettre de ce que j'avais pu lui dire, mais aussi de la perte de ses proches, ou même de ses blessures physiques. Il fallait vraiment trouver une solution, changer les choses, mais comment ? Il ne pouvait même plus sortir librement à cause des horreurs que la presse avait publié à son sujet ! Quant à moi, je n'étais guère plus libre de mes mouvements. J'ignorais pourquoi, mais j'avais un mauvais pressentiment. Si les Ombres étaient en train de régler leurs comptes, ne finiraient-elles pas par se rappeler mon abandon et ma traîtrise ?
Je respirai un peu mieux lorsque je vis la silhouette de Sveda se détacher des autres. Je m'efforçai de lui sourire, pour la saluer, mais ce sourire avait un je ne sais quoi de spectral. Après tout, les circonstances n'étaient pas heureuses. Le décès de Fran, par dessus tout, m'avait beaucoup affecté.


Je te remercie de t'être libérée, tu dois avoir beaucoup à faire en ce moment, dis-je ensuite, réalisant que nous n'avions pas souvent été en tête à tête, ce qui me mettait quelque peu mal à l'aise.

C'était un discours fort, tu es sûre de ce que tu fais ? demandai-je ensuite, un peu soucieux, tout en me dirigeant machinalement vers la terrasse du café.

Le temps était plus gris qu'accueillant, en cette fin de journée, mais le climat restait doux, et plusieurs tables étaient libres.


Tu as le temps de te poser un peu ? demandai-je, tout en sortant un paquet de cigarettes.

J'étais censé tenter d'arrêter de fumer, ne serait-ce que pour faire plaisir à Davos, mais mes états émotionnels de cette époque n'étaient guère favorables à cet exercice.

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MessageSujet: Re: [CLOS] « A quoi sert de se confesser lorsqu'on aime le fruit de sa faute ? » | Sveda Lun 23 Mar 2015, 16:16


    Hélianthème avait eu quelques difficultés, pour s’échapper du lieu, où venait de se dérouler la Cérémonie. Une chance qu’Elias et Alex aient été dans le coin pour libérer la voie. Ce n’était probablement pas le meilleur moment de quitter la scène. Mais il fallait parfois faire les choses selon ses propres priorités. Si Rafael avait besoin de parler, Sveda voulait faire en sorte d’être là pour lui, comme elle le lui avait promis. C’était aussi cela être engagée envers l’autre vous dirait-elle. Les belles phrases ne suffisaient pas, il fallait des actes, des preuves !

    Graver dans la pierre…

    " Ne te tracasse pas Rafael. Si je suis venue, c’est que je le peux. Et puis, ça me fait plaisir de te voir. On s’est quitté à la va-vite l’autre soir. Après coup, j’ai regretté qu’on se soit séparé tous les trois. Enfin, avec ce qui s’est passé ensuite c’était sans doute mieux comme ça. “

    Ses talons claquèrent sous la table avant qu’elle n’aille croiser les jambes. La présentation d’un paquet de cigarettes éveilla une soudaine envie de fumer. Il lui était arrivé d’être fumeuse. Surtout quand son environnement s’y prêtait. Pendant ses années en Chine par exemple. Ou encore en Allemagne pendant la guerre.

    " Disons que je vais le prendre ce temps. Est-ce que je peux t’en prendre une. Je t’avoue que je ne dirais pas non ce soir. “

    Souriante, elle rabattit une mèche de cheveux derrière son oreille. Ce tic, elle l’avait quand son esprit était parasité par un flux de pensée super intense. Comme c’était le cas à l’instant. Elle avait à peu près mille idées à la seconde qui lui venait. Parce qu’elle n’avait pas pris le temps de faire une pause entre ce fameux discours et leurs retrouvailles. Elle éteignit son portable avant de se concentrer définitivement sur Roxas.

    " Voilà, rien que nous deux. Alors, tu l’as trouvé « fort », c’est vrai ? Trop peut-être ? J’avais la trame principale, mais je me suis légèrement laissée emporter. La colère, peut-être. Quoi qu’il en soit, je crois que l’on avait tous besoin, de quelque chose comme ça. J’ai voulu éveiller un espoir et je crois que ça a marché. De toute façon, ils ont déclaré la guerre ouverte, dès qu’ils ont allumé le feu à l’Institut. “

    Enflammée !

    L’exaltation de ce qui venait de se passer n’avait pas encore quitté notre nomade. Elle vibrait d’énergie. On pouvait le sentir. D’ailleurs, l’excitation se lisait encore dans son regard. Ce qui était beau avec elle c’était que tout se vivait intensément. Prenant et allumant la cigarette, elle la porta à ses lèvres pour en inspirer une toute première bouffée. Son corps en éprouva immédiatement du plaisir. Il consentit enfin à ralentir un peu le rythme avec elle.

    " C’est probablement dangereux. Mais je ne regrette pas. Il est temps que quelque chose change dans ce pays. Sur cette planète même. En tous les cas, moi j’en ai assez. Et je vais passer ce prochain siècle à combattre ces maudits extrémistes, une fois pour toutes ! “

    « Même si j’y laisse ma peau » aurait parfaitement achevé cette splendide tirade. Mais bon, ça n’aurait pas le même effet, maintenant que ça sonnerait vrai. Du coin de l’œil elle surveilla les mouvements de l’un des serveurs. Il lui fallait un verre, pour encaisser ce qu’elle venait de faire. Quoiqu’il lui en faudrait un aussi, une fois que Baldwin se serait confessé à elle. Ce fut d’ailleurs d’un air bienveillant qu’elle l’encouragea à prendre la parole et de lui dire ce qui le préoccupait tant.

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MessageSujet: Re: [CLOS] « A quoi sert de se confesser lorsqu'on aime le fruit de sa faute ? » | Sveda Mer 15 Avr 2015, 15:22

Sveda possédait assurément un courage que je n'avais jamais eu. Affronter cette foule et s'en extirper était une chose, assumer le rôle de leader des X-Men en était encore une autre ; et elle faisait cela sans intérêt personnel aucun... Je ne parvenais toujours pas à comprendre des gens comme Sveda ou Davos, et j'étais bien incapable de les imiter, malgré l'admiration qu'ils suscitaient chez moi... Malgré ses responsabilités, elle avait trouvé le moyen de venir me voir. J'avais pourtant de tristes nouvelles à lui annoncer. Peut-être finirait-elle par comprendre que j'étais une cause désespérée. Davos lui-même devait commencer à se le demander. Ce n'était pas faute de les avoir prévenus, dès le départ...

« Ne te tracasse pas Rafael. Si je suis venue, c’est que je le peux. Et puis, ça me fait plaisir de te voir. On s’est quitté à la va-vite l’autre soir. Après coup, j’ai regretté qu’on se soit séparé tous les trois. Enfin, avec ce qui s’est passé ensuite c’était sans doute mieux comme ça. » répondit-elle.

Je ne pus dissimuler un air un peu coupable, tandis qu'elle manifestait encore l'importance qu'elle accordait à notre amitié. Je n'avais pas l'impression de leur rendre la moitié de ce qu'ils m'apportaient. Au contraire, je les avais mis en danger. Penser à l'autre soir était donc particulièrement douloureux. Je ne trouvai rien à répondre, le cœur trop lourd pour faire comme si de rien n'était, ou au contraire, révéler tout de suite ce que j'avais fait.
Une fois que nous fûmes installés, j'eus pour premier réflexe de m'allumer une cigarette. J'aurais pu m'attendre à ce qu'elle me rappelle que ce n'était bon ni pour ma santé, ni pour faire plaisir à Davos, mais elle se contenta de m'en demander une. Un sourire sans joie s'inséra dans mon regard tandis que je lui en tendais une, avant de l'aider à l'allumer. Comme quoi, cette femme était pleine de surprises, surtout en temps si peu glorieux.
Je perçus combien elle était agitée, à sa manière de ne pas garder le regard fixe, ou de s'abandonner à quelques manies. Elle devait avoir un nombre considérable de choses à penser. Je n'étais pas plus tranquille de mon côté, même si, comme à mon habitude, je conservai juste un air stoïque et grave au possible. Peut-être un peu accablé, ce soir-là.

« Voilà, rien que nous deux. Alors, tu l’as trouvé « fort », c’est vrai ? Trop peut-être ? J’avais la trame principale, mais je me suis légèrement laissée emporter. La colère, peut-être. Quoi qu’il en soit, je crois que l’on avait tous besoin, de quelque chose comme ça. J’ai voulu éveiller un espoir et je crois que ça a marché. De toute façon, ils ont déclaré la guerre ouverte, dès qu’ils ont allumé le feu à l’Institut. » répondit-elle d'abord, concernant la cérémonie.

Je hochai la tête, pour assurer que le discours faisait effectivement forte impression. J'étais plus inquiet pour elle qu'exalté, mais il fallait dire que j'avais longuement côtoyé les Ombres. D'ailleurs, je n'étais pas sûr, encore aujourd'hui, d'avoir tout à fait échappé à celles-ci. J'observai Sveda avec intensité, réalisant combien les récentes attaques l'avaient envenimée. Elle désirait ardemment changer les choses, qu'importaient les risques. Elle ne voulait pas se laisser abattre ; elle voulait même vaincre. Mais la liberté avait-elle vraiment une chance face à ces tyrans-là ?


Les gens ont besoin d'entendre des choses comme ça, c'est vrai. Je ne sais pas si cela va intimider l'ennemi ou le provoquer, peut-être les deux, dis-je simplement, pour expliquer ce qui me laissait mitigé.

Je fumai un instant, silencieux. A voir son énergie, face à mon attitude réservée, presque sombre, l'on pouvait affirmer que nous n'étions pas faits de la même étoffe. Après tout, elle se battait pour ses convictions et ses proches, alors que je n'étais qu'un traître.

« C’est probablement dangereux. Mais je ne regrette pas. Il est temps que quelque chose change dans ce pays. Sur cette planète même. En tous les cas, moi j’en ai assez. Et je vais passer ce prochain siècle à combattre ces maudits extrémistes, une fois pour toutes ! » enrichit-elle.

Mais cette lutte n'était-elle pas vaine ? J'avais souvent maudit ces personnes qu'elle souhaitait abattre pour de bon. Mais au final, je m'étais toujours contenté de les servir, simplement pour ne pas devenir leur cible. J'étais peut-être devenu l'un d'entre eux, à force. J'avais parfois l'impression que cette guerre ne cesserait jamais, et que le seul moyen de s'en libérer, était la mort. Quelque chose me disait que Sveda réalisait également combien l'existence devenait fragile, à cette époque. Voyant que je ne relançai pas davantage ce sujet, elle m'invita, d'un geste tacite, à dire ce que je voulais. J'en déduisis que Davos ne lui avait vraiment parlé de rien, pour le moment.


C'est plutôt délicat, commençai-je.

Un des serveurs se dirigea vers notre table, à cet instant. J'ignorai si ce sursis était décourageant ou revigorant. Je commandai simplement un café, avant de reporter mon attention sur Sveda. J'avais décidément du mal à la regarder en face. Comment pouvais-je me présenter à elle, après cela ? Comment pouvais-je espérer le soutien, ou même le pardon, de quelqu'un qui irradiait une lumière dont je n'atteindrai jamais l'écho ? Comment pouvais-je oser venir parler de cela, après le discours qu'elle avait clamé ? Il allait bien falloir se lancer, pourtant.


Je vais peut-être m'absenter quelques temps, dis-je finalement, les yeux baissés. Je crois que ce serait mieux, et cette fois, Davos ne me retiendra pas.

Je tâchai de relever les yeux vers Sveda, affichant probablement un spectre accablant de sourire. Celle-ci devait bien comprendre que pour décevoir Davos à ce point, il avait dû arriver quelque chose de grave... J'ignorai si je voulais qu'elle prenne ma défense, et résonne Davos, ou si je voulais qu'elle me persuade de m'en aller. Seaworth lui-même ne devait pas vraiment vouloir en arriver à de telles extrémités, mais l'ambiance froide était parfois difficilement supportable. Je marquai une pause, songeant que le plus dur était à venir.

J'étais au courant pour l'attaque, dis-je finalement, crispé. J'étais au courant depuis quelques temps... Je... maintenant que j'avouai mes fautes, la culpabilité était à son comble. Je suis... J'étais en contact avec un homme qui en veut aux Initiés, même si j'ignore pourquoi. Je ne savais pas qu'il était l'allié des Ombres. J'ignorais que l'institut serait attaqué ! J'étais censé vous tenir éloignés de Stannis aussi longtemps que possible, surtout pendant l'attaque. Mais j'ai échoué, conclus-je, ne sachant quoi ajouter pour être plus clair, pour m'enfoncer davantage, ou au contraire, pour tenter d'attiser sa pitié.

Je me sentais misérable, en réalité. J'avais trahi les deux seules personnes qui s'étaient montrées bonnes avec moi, alors que j'en avais le plus besoin. Et quelques semaines plus tard, je trahissais Declan, ce qui risquait de m'apporter des ennuis plus cuisants. J'ignorai ce qui me poussait à retourner ma veste aussi fréquemment mais je ne supportais plus cela, moi-même. Une fois de plus, je m'étais trompé. Se venger de Floria ne méritait pas de perdre ce que j'avais commencé à véritablement aimer. Il était peut-être temps de choisir un camp, et de s'y tenir. Mais m'en laisseraient-ils seulement l'opportunité ?

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MessageSujet: Re: [CLOS] « A quoi sert de se confesser lorsqu'on aime le fruit de sa faute ? » | Sveda Lun 20 Avr 2015, 21:16


    Hélianthème avait quelques comptes à régler avec ces Ombres. Ça ne vous surprendra pas. Cela faisait même plusieurs siècles qu’elle était titillée par l’envie d’en découvre avec eux. Comme beaucoup d’autres modérés. Elle avait maintenu le cap, sans vaciller une seule fois. Allant jusqu’à contenir son désir de vengeance, après l’attaque contre son fils aîné. Mais, il faut bien une limite.

    " Probablement, un peu des deux, oui. Tu as raison. “ Il n’y avait pas de place pour l’angoisse dans le cœur de Sveda. Plus maintenant. " Je connais notre ennemi. Je n’ai pas peur de lui Rafael. “

    Les Rayleigh (que ce soit le fils, ou le père) ne l’intimidaient pas réellement. Ni les Wang ! D’ailleurs, elle attendait Jao de pied ferme. Il allait forcément venir maintenant que Sveda était médiatisée comme Lady D. Certes, elle reconnaissait leur pouvoir, leur puissance, leur dangerosité, mais ne les pensait pas invincibles. Personne le l’était, pas même Axel. Il y avait une faille chez chacun d’eux. En plus, c’est vrai des six armes forgées spécifiquement pour les éradiquer de la carte. Mais bon, ça c’est encore autre chose. Nous y reviendrons plus tard.

    " Un gin pour moi. Merci. “

    Allez, tout est toujours « délicat » avec vous les mecs. Toujours compliqué. L’introduction eut l’effet escompté. Sveda planta ses yeux dans ceux de Rafael et ne le quitta plus. Malgré sa curiosité elle s’abstint de l’interroger. Il allait en venir de lui-même à lui expliquer le pourquoi de ce brusque revirement. Que pouvait-il s’être passé, en une semaine, pour que Roxas parle ainsi ?

    Arrêt sur image.

    La lumière disparut de ses yeux bleus. Le sourire aussi. Visiblement et c’est le cas, elle ne s’attendait pas à entendre « ça ». C’était proprement déroutant. Il lui avait pourtant dit, lors de leur rencontre, qu’il était un être sombre et égoïste. Elle lui avait tenu tête –à lui aussi- mordicus, qu’il y avait du bon en chacun d’eux. La déception primait sur toutes les émotions. Sveda était déçue. Elle aurait préféré entendre une bête histoire de désaccord amoureux, mais pas ça. Bon, elle était toujours convaincue, pour le « bon ». Bien qu’en cet instant, cela lui demandait tout de même une bonne dose de foi.

    Les consommations arrivèrent alors qu’elle n’avait toujours pas réagi. En fait, elle ne savait pas comment prendre cette affreuse confession. Davos était apparemment au courant. Pourtant, il ne lui en avait pas dit un mot, ni au téléphone, ni par texto. Pourquoi ? Hélianthème saisie son verre et le bu cul sec, comme si ça avait été de l’eau. Ensuite, elle se laissa aller contre le dos de sa chaise dans un soupir. Roxas avait réussi à gâcher la fin de sa journée. Mais, il fallait si attendre, avec une bombe pareille.

    " Je ne comprends pas. Je crois que je ne comprendrais jamais votre façon de raisonner. “

    Un rire sans joie secoua brièvement ses épaules.

    " Cette façon, de constamment agir en fonction du pire, pour ensuite ressentir de la culpabilité. Enfin, toi, oui, tu en as… je ne suis même pas certaine qu’Axel en ait eu lui. J’imagine que c’est mieux que rien. “

    Elle se redressa en sentant une pointe d’agacement venir lui piquer le ventre. Ça en devenait irrespectueux à la fin, se disait-elle. A ce stade, elle se moquait bien d’avoir évoqué sa vie privée devant Baldwin. Il avait commencé le premier. Sveda se promit d'appeler Davos sous peu afin d'avoir une explication concernant son silence sur le sujet...

    " Il y a quelque temps, j’ai eu une conversation très stimulante avec Floria. Elle affirmait que les espoirs et le pardon étaient vains quand on a été trop blessé par l’autre. Elle parlait de Davos et de toi, bien entendu. Je lui ais tenu tête. A en récolter des piques, pas franchement méritées. Tu sais pourquoi ? Parce que j’ai foi en vous ? Parce que je vous aime et que je ne tolère pas qu’on vous attaque. Même quand vous avez tort. Mais là, qu’est-ce que je dois dire ? Il ne s’agit pas d’un conflit entre deux individus. C’est un groupe entier qui a souffert. Deux même ! “

    Voilà, le ton avait augmenté, tout autant que son mécontentement. Ce n’était pas tant Roxas, que Roxas et tout les autres, qui la mettait en rogne. Sveda se sentait –à juste titre- prise pour une idiote, par toutes ces personnes, en qui elle déposait ses espoirs. Absalon avait réussi à écarter les questions dans un moment de faiblesse. Mais ce n’était pas pareil ce jour-là.

    " Pourquoi me l’as-tu dis Rafael ? Après tout, c’est déjà fait. On ne peut rien y changer. Donc qu’est-ce que tu attends de moi ? Que je te blâme ? Je pense que tu n’as pas besoin de moi pour ça. Que je te pardonne ? C’est ça ? “ Un sourire sans joie étira sa bouche. " Ah, pour ça, vous êtes doués. Commettre le pire… mais quelle importance ? Puisque, de toute façon, il y aura quelqu’un pour vous tendre la main, vous pardonner. Ça montre bien toute la considération que vous nous portez. “

    Nur n’avait pas encore eu l’opportunité de voir Sveda mettre les points sur les « i » avec lui. Mais qui sait, peut-être qu’un jour lui aussi allait réussir à la pousser au-delàs du possible. Je ne sais pas trop. Est-ce possible ? Ce qui est sûre, c’est que les derniers événements forçaient Hélianthème à se faire plus féroce, plus ferme. C’était une simple question d’équilibre mentale. Elle ne pouvait pas tout supporter en même temps.

    " Rafael, tu t’en veux ? Tu t’en veux vraiment ? Alors fais en sorte que ça n’arrive plus. Partir, fuir, ne résoudra rien. Et tu risque de perdre Davos. C’est le moment de prendre une décision. C’est le moment de prendre le chemin difficile. “

    Il est temps de mouiller la chemise Rafi !
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MessageSujet: Re: [CLOS] « A quoi sert de se confesser lorsqu'on aime le fruit de sa faute ? » | Sveda Ven 24 Avr 2015, 19:22

Sveda m'affirma qu'elle ne redoutait pas l'ennemi. Je ne lus effectivement aucune trace d'hésitation, ni de frayeur, dans ses yeux cristallins. Un tel courage me poussait à l'admiration, mais que pouvaient lui apporter cette témérité et cet altruisme ? La jeune femme (en apparence seulement) commanda une boisson moins conventionnelle que la mienne. Je demeurai méditatif. J'étais incapable de parler de nos ennemis plus longtemps, j'étais trop hanté par mes propres fautes. Maintenant que je réalisais que je pouvais perdre Sveda et Davos, je comprenais combien ils étaient précieux.
Je me suis lancé dans ma cruelle confession. Au fur et à mesure que je parlai, le regard de Sveda changeait radicalement. Ces yeux-là étaient le reflet d'une âme sincère, spontanée, qui ne comprenait pas la trahison, ni la lâcheté. Elle paraissait surprise – il fallait entendre par là déçue – par ce que je lui apprenais. Je sentis que ma poitrine devenait plus lourde, comme si le fardeau que j'avais sur les épaules venait de prendre plusieurs kilos, tout à coup. Il m'était difficile de ne pas baisser les yeux. J'étais parvenu à décevoir des êtres aussi optimistes que Sveda et Davos ; que pouvait-il donc advenir de moi ? Au risque de me répéter, nous récoltions ce que nous semions.
Les boissons étaient arrivées, sans que le silence ait été rompu. Je le détestai profondément ce silence-là, mais je n'avais pas le courage d'y mettre fin. Je me concentrai un instant sur le café, histoire de souffler un peu. Sveda but son verre, pourtant alcoolisé, avec une vitesse inouïe. Je compris rapidement que je venais de m'attirer de sérieux ennuis. J'en venais à me demander pourquoi j'étais venu, par moi-même, raconter tout cela à cette femme. Enfin, pour une fois que j'étais animé par une once de courage...
Et puis elle parut lasse, très lasse. Je ne savais plus exactement à quoi m'attendre. Elle avoua qu'elle était incompréhensive, avant d'être animée par un rire dénué de joie. J'avais en horreur ces rires et ces sourires là, même s'il m'arrivait de les pratiquer. Je me crispai un peu, mais je préférai la laisser me dire ce qu'elle avait sur le cœur.

« Cette façon, de constamment agir en fonction du pire, pour ensuite ressentir de la culpabilité. Enfin, toi, oui, tu en as… je ne suis même pas certaine qu’Axel en ait eu lui. J’imagine que c’est mieux que rien. » poursuivit-elle.

Force m'était de constater que sa première phrase faisait un brillant résumé de la situation, comme de mon attitude en général. Hélas, je ne pouvais pas lui expliquer moi-même ce besoin d'auto-destruction. Je fronçai les sourcils tandis qu'elle me comparait à Axel. Certes, elle concédait que j'éprouvais plus de culpabilité que cette ordure, mais c'était déjà suffisamment offensant. Je tâchai de rester silencieux, pour le moment, conscient qu'il était aisé de comparer un peu n'importe qui, à la personne que l'on aimait (ou détestait) le plus. Mon regard n'en demeurait pas moins bien sombre. J'étais vexé, mais le moment était certes mal choisi pour me montrer susceptible. Sveda semblait irritée, et c'était un euphémisme.

« Il y a quelque temps, j’ai eu une conversation très stimulante avec Floria. Elle affirmait que les espoirs et le pardon étaient vains quand on a été trop blessé par l’autre. Elle parlait de Davos et de toi, bien entendu. Je lui ais tenu tête. A en récolter des piques, pas franchement méritées. Tu sais pourquoi ? Parce que j’ai foi en vous ? Parce que je vous aime et que je ne tolère pas qu’on vous attaque. Même quand vous avez tort. Mais là, qu’est-ce que je dois dire ? Il ne s’agit pas d’un conflit entre deux individus. C’est un groupe entier qui a souffert. Deux même ! » me rabroua-t-elle alors.

Je me crispai davantage en entendant parler de Floria. Depuis que celle-ci m'avait poignardé, je la détestais profondément et je faisais comme si elle n'existait plus, dans l'attente de me venger. Davos avait appris à ne plus l'évoquer, mais pas Sveda. Ainsi, Floria se voyait comme une pure victime et avait un avis bien pessimiste, à propos de l'humanité. En temps normal, j'aurais pu comprendre, mais je lui en voulais trop pour pouvoir être d'accord avec elle, sur n'importe quel domaine. En plus, cette hystérique amatrice des couteaux s'en était prise à Sveda ; elle n'avait vraiment rien pour elle.
Je me sentis davantage coupable lorsque la blonde expliqua qu'elle nous avait défendus, envers et contre tout. Les mots « foi » et « amour » me firent un drôle d'effet. J'avais du mal à savoir moi-même ce que j'éprouvais, et j'étais toujours surpris d'entendre les gens dire qu'ils ne me méprisaient pas tant que cela. Qu'avais-je bien pu faire, pour éveiller de tels sentiments chez Davos et Sveda ? C'était à n'y rien comprendre.
Je serrai le poing, tandis qu'elle me rappelait combien ma faute était grave. Une fois de plus, entendre tout cela n'était pas agréable, mais il y avait de la vérité là-dedans. J'étais tiraillé entre l'envie de lui demander pardon, de tout faire pour me racheter, et celle de me défendre, malgré tout. Après tout, je n'étais pas directement responsable de ce qui était arrivé. Sveda était vraisemblablement d'avis que les gens passifs étaient aussi coupables que les complotistes. Ce qui m'agaçait surtout, c'est que Sveda lâchait sur moi, une colère qu'elle entretenait depuis longtemps à l'égard d'Axel, Floria et tant d'autres. C'était assez injuste.

« Pourquoi me l’as-tu dis Rafael ? Après tout, c’est déjà fait. On ne peut rien y changer. Donc qu’est-ce que tu attends de moi ? Que je te blâme ? Je pense que tu n’as pas besoin de moi pour ça. Que je te pardonne ? C’est ça ? Ah, pour ça, vous êtes doués. Commettre le pire… mais quelle importance ? Puisque, de toute façon, il y aura quelqu’un pour vous tendre la main, vous pardonner. Ça montre bien toute la considération que vous nous portez. » insista-t-elle, toujours partagée entre un air railleur et colérique.

Je n'avais plus l'air détendu ou amical, du tout, cette fois-ci. Je n'avais de cesse de me disputer avec Davos, depuis quelques temps, et cela avait mis mes nerfs à rude épreuve. Sveda avait aussi de bonnes raisons pour se montrer impatiente, certes. J'écoutai ses questions rhétoriques, songeant qu'elle avait, elle aussi, un piètre avis de moi, finalement. Peut-être était-elle simplement déçue et désireuse de m'entendre dire le contraire ; de m'entendre dire que j'avais nettement plus de considération pour eux, pour elle, que cela. Mais si j'agissais justement, lors des conflits, cela se saurait. Je restai une fois encore silencieux, même si cet exercice devenait difficile. Je savais qu'il ne suffisait parfois que d'un instant ou d'un détail, pour me faire sortir de mes gonds.

« Rafael, tu t’en veux ? Tu t’en veux vraiment ? Alors fais en sorte que ça n’arrive plus. Partir, fuir, ne résoudra rien. Et tu risque de perdre Davos. C’est le moment de prendre une décision. C’est le moment de prendre le chemin difficile. » conclut-elle.

Je la regardai avec intensité, un peu surpris par ce retournement de situation. Elle avait été tant agacée, si peu avare en reproches, que je m'étais attendu à ce qu'elle m'envoyât paître. Au lieu de cela, elle me conseillait encore. A moins qu'il ne s'agît d'un ultimatum ? C'était à mon tour de me montrer agacé, et d'esquisser un sourire sans joie, presque railleur.


Bien sûr, mon existence a été d'une facilité déconcertante, jusqu'à présent... Et je devrais faire quoi ? Rejoindre les X-Men ? Demander Davos en mariage ? Ça suffirait pour me racheter et espérer regagner votre confiance, à vous autres, qui êtes irréprochables ? demandai-je, un peu méprisant, tant tout cela me paraissait hors de portée.

A la réflexion, je ne sais vraiment pas pourquoi je suis venu te parler de cela. Tout ce que je peux te dire, c'est que tu devrais aller voir directement Axel et Floria, si tu as des comptes à régler avec eux, dis-je, profondément agacé par le simple fait de devoir prononcer ces deux noms.

Moi, je fais ce que je peux, ajoutai-je, certes de mauvaise foi, mais surtout en détresse. Je suis pas invincible, comme vous. Depuis des années, les vieux mutants s'amusent à me tirer d'un côté, puis de l'autre. Quelle est mon espérance de survie, si je les envoie tous paître ? Et puis, cet homme me proposait de me venger. Stannis a ordonné qu'on me torture. Floria m'a laissé pour mort ! C'était trop tentant, admis-je. C'est pas ma faute, s'il y a eu toutes ces victimes. Au fond, qu'est-ce que ça aurait changé, que j'en parle ou non ?! m'emportai-je.

Et Davos, il continue malgré tout à idolâtrer Stannis ! Alors que ce type est l'ingratitude incarnée. Et c'est moi qui ai le plus mauvais rôle ? demandai-je, en Calimero qui se respecte.

Quand j'étais lancé dans ce genre de discours, je n'avais – à vrai dire – plus besoin d'interlocuteur. J'avais reproché à Sveda de s'énerver, pour des raisons extérieures à nos conflits, mais je faisais bien pire.


Tu crois que je n'ai pas conscience que je gâche tout à chaque fois ? Pourtant, je n'ai rien à voir avec cet homme malsain qui joue avec ton cœur ! Je me sens bien plus coupable que tu ne le crois. Je voudrais ne plus recommencer ce genre de choses, mais c'est pas comme ça que ça marche. Et je sais pas pourquoi Davos et toi, vous attendez autant de moi. Vous êtes condamnés à la déception !

Je marquai une pause, silencieux. J'avais suffisamment déversé une colère et une rancœur qui étaient peut-être encore plus orientées envers moi-même qu'envers les autres. Je regardai Sveda, l'air sincèrement navré.

Je suis désolé de m'emporter contre toi. Tu n'as rien à te reprocher, au contraire... Ne crois pas que vous ne comptez pas pour moi, tous les deux. Bien au contraire. Vous êtes les premières personnes qui me donnez envie de devenir meilleur, depuis longtemps.

J'admettais cet état de fait, non sans gêne, mais c'était peut-être le meilleur compliment qu'on pouvait faire à quelqu'un. C'était la vérité, aussi vrai que je ne voulais pas les perdre. Mais j'arrivais pas. J'arrivais pas...

Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Je peux te fournir des informations sur l'homme qui m'a contacté... Je peux... tenter de rester... Je ne sais pas ce que je dois faire, conclus-je.

Je n'avais vraiment aucun espoir pour moi-même. Je ne me rendais pas compte que venir parler spontanément à Sveda de tout cela, était pourtant le début d'un changement.

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MessageSujet: Re: [CLOS] « A quoi sert de se confesser lorsqu'on aime le fruit de sa faute ? » | Sveda Ven 01 Mai 2015, 21:24


    À son tour Sveda fut dans l’écoute. Elle était une femme plutôt observatrice, fine d’esprit, quand il s’agissait de l’être humain. Il lui était aisé de repérer les émotions contradictoires dont Baldwin était l’otage. Aussi, parce qu’elle avait appris à le connaître, depuis ce jour où ils s’étaient rencontrés chez Davos pour la première fois. On peut le comprendre. Ça ne devait pas être agréable d’être la marionnette des tout puissants de ce monde. Mais, est-ce que cela pouvait pour autant excuser ce qui avait été fait ? Le pardon était-il possible ?

    New-York, le monde entier, était au bord d’une guerre ouverte et la lâcheté de Roxas avait de réelles conséquences sur l’avenir. C’était ce qui posait problème à Hélianthème. Elle releva intérieurement toutes les piques qu’il lui fit, pendant ce soliloque, sans pour autant le couper. Elle voyait bien que lui aussi avait besoin de vider ce qu’il avait sur le cœur. Même si elle était fâchée, elle n’en était pas pour autant sadique, pour lui interdire de se libérer de ses poids.

    " Rafael… je comprends ta rancœur, vraiment. Je ne dirais jamais que ta vie est facile. Mais, tu ne vois pas que c’est justement elle qui nous a menés ou nous en sommes aujourd’hui ? “ N’était-ce pas sensiblement les mêmes mots qu’elle avait essayé de faire entendre à La Tosca ? Si ! Que voulez-vous, certains sont incapables d’accepter la mort d’un idéal. " Je suis justement suffisamment « ancienne » pour te faire partager mon expérience. La vengeance ne donne jamais rien de bon. Jamais. Elle est à l’opposée même du bon. Tant que tu seras animé par ça ta vie sera faite de moments comme celui-ci. “

    Puis virent des excuses. Celles de Rafael en premier lieu. Les yeux de la blonde étaient aussi limpides qu’un lac africain. Si elle éprouvait encore, de la colère, celle-ci ne se voyait plus. Quant à sa déception, elle était mise sous clé, avec les autres. C’était le seul moyen de ne pas s’enfoncer dans des réflexions néfastes et d’avancer. D’ailleurs, en âme humble, Sveda comprenait à son tour qu’elle n’avait pas été très juste avec son ami. Pour ça, elle s’en voulait et elle avait besoin de le lui dire. Trop souvent, les blessures de ce type avaient du mal à guérir parce que les gens ne parlaient pas.

    " Tu as raison, j’ai évacué une partie de mes frustrations sur toi. Ce n’est pas équitable. J’en suis désolée. Je crois que malgré mon désir d’aider, je suis nerveuse. J’ai parfois l’impression que ceux que j’aime passent leur temps à mettre ma confiance en eux à l’épreuve. C’est usant… Mais tu n’as pas à en pâtir. “

    On dirait que le vent à la table s’apaisait un peu. Roxas et Hélianthème retrouvaient un ton normal. Les mots se firent moins blessants. Ils abordèrent avec précaution, l’avenir. Ce qui allait advenir maintenant que la vérité avait été dite. Notons qu’il fallait un certain cran, pour se lancer, devant la toute nouvelle leader, d’un des groupes attaqués. Le changement était indéniable. Reste à voir jusqu’à quel niveau il était. De son côté, Sveda se promit de résoudre ses propres soucis. Elle ne pouvait se permettre d’être émotive à ce point.

    " Reste à New York. Reste avec Davos. Si tu pars maintenant tu seras encore plus en danger et Davos sera incapable d’affronter ce qui va arriver. Alors, oui, je pense qu’il faut que tu restes. Nous avons des moyens de te protéger. “

    Bien sûr, elle disait cela, parce qu’elle ne savait pas encore que la chasse au mutant allait bientôt être ouverte et Roxas attaquer.

    " Tout ce que tu pourras me dire sur cet homme sera utile. J’envisage de proposer une alliance entre les deux groupes, pour combattre les Ombres. Si nous pouvons leur apporter des informations sur le responsable de cette attaque cela les rendra d’autant plus attentifs. “

    Dantès risquait d’avoir un nouvel adversaire de taille. Mais ce serait de bonne guerre. Il l’avait déjà eu une fois avec ses déguisements. Hélianthème, songea qu’il était nécessaire, de rassurer cet homme. Elle ne voulait pas qu’il y ait d’autres raison de maintenir de la tension entre eux. Sa main douce se posa sur la plus proche des siennes, afin d’attirer toute son attention.

    " Ce qui ne veut pas dire que j’oublie de quoi sont responsables Floria et Stannislas. Ils en répondront. Mais, pour l’heure nous devons nous concentrer sur Benedict et son père. “

    Un petit sourire étira ensuite ses lèvres. Il y avait un détail sur lequel elle avait envie de revenir, quelle que puisse être la gravité du moment. Parce qu’après tout, Sveda détestait le conflit. Elle voulait qu’ils avancent et elle ne connaissait qu’un moyen pour que ce soit possible : pardonner.

    " Un mariage ne serait pas une si mauvaise idée. Ça a toujours inspiré au courage dans les périodes obscures. “

    Etait-elle sérieuse ?! Le malheur c’est que oui. Sveda ne cachait pas combien elle trouvait l’engagement important dans la vie d’un couple. Si elle ne s’était jamais mariée jusqu’à ce jour, c’est uniquement parce qu’elle n’avait pas eu la bonne proposition.

    " Et, si tu le désires, tu peux nous rejoindre. La porte t’est ouverte. Sans hésitation. Je sais que tu n’as rien fait de guetté de cœur. Je sais que tu veux être meilleur. Ça suffit pour être un X-Man. “

    À bien y regarder : beaucoup étaient dans le même cas que lui. Raz, Castiel, Fantôme, des âmes égarées entre leur désir de faire mieux et leur peur d’essayer. Hélianthème croyait en eux. En chacun d’eux. Elle voulait les aider, leur offrir une chance, de débuter un nouveau chemin. Maintenant qu’elle était sortie de sa neutralité et qu’on lui donnait les moyens de le faire, elle agissait. Car ce n’était pas ces héros encensés par les médias, dont ils avaient besoin, mais des hommes et des femmes inspirées par l’espoir.

    Oui c’est beau… c’est d’elle.


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MessageSujet: Re: [CLOS] « A quoi sert de se confesser lorsqu'on aime le fruit de sa faute ? » | Sveda Ven 08 Mai 2015, 20:15

Sveda avait réussi à attiser suffisamment la colère que j'avais en moi, pour m'inciter à me lancer dans une sorte de soliloque. Heureusement, elle ne se montra pas aussi susceptible que moi, et accepta d'écouter, puis de reprendre la parole calmement.

« Rafael… je comprends ta rancœur, vraiment. Je ne dirais jamais que ta vie est facile. Mais, tu ne vois pas que c’est justement elle qui nous a menés ou nous en sommes aujourd’hui ? Je suis justement suffisamment « ancienne » pour te faire partager mon expérience. La vengeance ne donne jamais rien de bon. Jamais. Elle est à l’opposée même du bon. Tant que tu seras animé par ça ta vie sera faite de moments comme celui-ci. »

J'observai mon interlocutrice, toujours étonné par la capacité qu'avaient ces gens, à rester calmes et à vouloir aider, même lorsqu'ils se faisaient passablement trahir ou agresser. Elle essayait de me faire accepter une philosophie qui était objectivement vraie, mais que j'avais du mal à tolérer. S'il avait fallu subir tout cela pour me retrouver auprès de Davos, la récompense n'était pas anodine, mais je n'arrivais pour autant pas à faire la paix avec ce passé jonché de conflits et problèmes non résolus. Elle me répétait que je devais renoncer à toute forme de rancune ou de vengeance. Elle avait la conviction que cela ne m'apporterait rien d'autre que des problèmes supplémentaires. Mais comment faisait-elle pour relativiser à ce point ? J'en étais bien incapable. Néanmoins, qu'aurais-je pu répondre à cela ? Elle n'avait pas tort... Je baissai les yeux un instant, songeant que les choses seraient nettement plus faciles, ne serait-ce que pour Davos, si je suivais finalement leurs conseils... Mais il y avait toujours un vieux démon, derrière moi, qui me soufflait des tentations destructrices que j'avais du mal à ignorer.
Elle finit par accepter mes excuses, et même s'excuser à son tour, avant de me confier les doutes dont elle était assaillie, vis à vis d'autrui. Je l'observai avec perplexité ; je n'avais jamais imaginé qu'elle était si vulnérable. Elle paraissait confiante, optimiste, comme si aucun doute ne pouvait jamais la traverser. J'étais un sombre crétin.


Tu n'as pas à t'excuser, répondis-je finalement. Je comprends ce que tu ressens, et j'en ai rajouté, avec toute cette histoire, ajoutai-je, non sans culpabilité.

J'ignorai quoi dire pour la rassurer. Il fallait croire que j'étais plus doué pour me plaindre, que pour écouter ou conseiller. J'étais coupable d'avoir dû lui faire endurer cela. Pensait-elle la même chose de Davos ? Je me doutais, quoiqu'il en soit, qu'elle songeait à Axel. Malheureusement, celui-ci devait s'en tamponner le coquillard avec une plume de paon.
Quoiqu'il en soit, nos confessions nerveuses avaient eu le mérite de crever des abcès. Nous étions un peu plus sereins, désormais. Je terminai ma cigarette et la laissai tomber dans le cendrier, toujours un peu pensif. Je réalisai que j'étais prêt à faire tout ce qu'elle me dirait, pour prouver ma bonne foi. Mais allais-je seulement y parvenir ? D'après elle, je devais rester à New York, où ils sauraient me protéger. Méritai-je de telles intentions ? Elle pensait que Davos avait besoin de mon soutien ; à la bonne heure...


J'ai parfois l'impression qu'il se débrouillerait mieux sans moi, confiai-je.

Elle me fit ensuite part de son désir d'en apprendre davantage sur Declan. Au moins ma trahison aura-t-elle été utile, même si je devais une fois de plus retourner ma veste. Je restai silencieux pour le moment, tentant d'assimiler le fait que les X-Men allaient se joindre aux Initiés, et me demandant s'il était vraiment sûr de faire de Talbot mon ennemi... Il faudrait que Sveda agisse discrètement... J'étais un peu nerveux, ayant du mal à réaliser qu'elle ait si facilement accepté tout ce que je lui avais dit. J'avais l'impression de ne pas le mériter, ou que cette bonne nouvelle n'était que destinée à endormir ma méfiance, pour qu'un nouveau drame surgisse bientôt. D'une certaine façon, je n'avais pas tort.
J'eus l'air un peu pris au dépourvu lorsqu'elle posa sa main sur la mienne, mais je la pris, pour lui monter ma gratitude et mon affection, envers et contre tout. Peut-être avions-nous l'air d'un couple serein, après avoir connu quelque dispute futile, aux yeux des autres clients. Ils étaient bien loin de la vérité. Je hochai la tête lorsqu'elle m'affirma qu'elle ne prenait pas Stannis ou Floria pour des saints, mais qu'il fallait simplement se concentrer sur les priorités, désormais. C'était agréable d'avoir affaire à quelqu'un de beaucoup plus objectif que Davos, lequel, sans s'en rendre compte, prenait toujours farouchement la défense de ces gens-là. Je bus ensuite une gorgée de café, qui manqua de peu de m'étrangler, lorsque Sveda dit avec le sourire :

« Un mariage ne serait pas une si mauvaise idée. Ça a toujours inspiré au courage dans les périodes obscures. »

Je regardai Hélianthème, me demandant sincèrement si elle était sérieuse, ou si elle avait dit cela sur un ton taquin. Même si ses propos étaient vrais, Davos et moi n'étions pas les mieux placés pour programmer ce mariage prétendument salvateur. D'une, nous n'étions pas ensemble depuis si longtemps et nous étions même en froid ; de deux, un tel mariage exciterait plus des réactions hostiles et méprisantes qu'autre chose, parce que nous étions deux hommes, appartenant à des groupes opposés, et bien plus encore.


Je pense pas qu'on ait accès à ce genre d’événements... normaux et heureux, répondis-je, plus sombre que sarcastique.

« Et, si tu le désires, tu peux nous rejoindre. La porte t’est ouverte. Sans hésitation. Je sais que tu n’as rien fait de guetté de cœur. Je sais que tu veux être meilleur. Ça suffit pour être un X-Man. » enchaîna-t-elle.

J'étais de nouveau un peu pris au dépourvu. Je ne m'étais pas douté que la journée se finirait par une proposition d'intégrer les X-Men. D'ailleurs, on m'aurait dit ça il y a quelques mois ou années, je n'y aurais pas cru une seconde. La fatalité réservait un grand nombre de surprises...


Je vois pas très bien ce que je pourrais vous apporter, répondis-je, peu enclin à accepter.

C'était comme pour le mariage, je sortais des excuses défaitistes pour me défiler tout de suite, alors que j'avais juste des raisons personnelles de m'y opposer, comme la peur... Ne serait-ce que la peur du changement. Je marquai une pause, mais songeai que je devais malgré tout lui parler de Declan, X-Men ou non.


Celui qui m'a parlé de l'attaque à l'église s'appelle Declan Talbot, dis-je, plus bas. Je l'ai connu il y a longtemps, mais je ne l'avais pas vu depuis des années. Il est réapparu, un jour, tout à coup, avec des idées plein la tête. Il en veut aux Initiés, même si j'ignore pourquoi. Il m'a demandé de maintenir Davos à l'écart, mais il ne m'a jamais rien révélé sur ses intentions. A vrai dire, il n'y a rien qui prouve qu'il ait fait quoique ce soit de préjudiciable, ou qu'il fasse partie des Ombres. Je l'ai vu rapidement le soir de l'attaque. Mais il n'a rien dit de probant, et depuis, silence radio... Il est loin d'être stupide. Il doit savoir qu'il ne peut plus compter sur moi. C'est un serpent, insistai-je, pour la mettre en garde.

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MessageSujet: Re: [CLOS] « A quoi sert de se confesser lorsqu'on aime le fruit de sa faute ? » | Sveda Lun 11 Mai 2015, 19:14



    " Rafael… je connais Davos depuis… plus de deux siècles. C’est la première fois que je le vois aussi troublé et aussi investi. " Attention Baldwin ne néglige pas cet air sérieux. " Je crois qu’au contraire il a besoin de toi. En particulier maintenant, maintenant que sa fille lui a tourné le dos et que ses amis ont été tués. …"

    Non. Non. Sveda… ne part pas dans une réplique de ce genre. Que James et Absalon soient au courant. Ça suffit. Le monde entier n’a pas besoin de savoir ce qui se passe. Elle hésite, se disant qu’elle ne pouvait pas accuser Roxas d’agir en solo, si elle faisait la même chose de son côté. Néanmoins, ce n’était pas tout à fait la même chose. Il n’était pas question de la survie de tout un groupe. Seulement d’elle. Elle et ce à quoi sa bonté était en train de la condamner.

    " Je commençais à craindre que son cœur ne tremble plus. Tu l’as sorti d’un long hiver. "

    Quant aux barrières sociétales, politiques, idéologiques… Toutes finissaient par se briser. N’avaient-ils pas vu la chute de centaines de monarchies, l’abolition de l’esclavage, le droit de vote des femmes, la protection des enfants. Alors, oui, le combat était long (très), pénible, ingrat. Mais les mœurs évoluaient. Elles évoluaient toujours. Il fallait parfois, seulement, une personne qui ose pour ouvrir la voie. Sans oublier, n’est-ce pas, que l’un des principaux buts de cette femme était de voir ses proches épanouis et heureux.

    " Tu crois ? Pourtant, la loi défend ce droit depuis une quinzaine d’années ici. Tout le monde à droit au bonheur. Enfin, ce n’est qu’une idée bien sûr. "

    Un court instant elle revit ses fiançailles. Les seules qu’elle eu jamais faites, avec Jao, parce qu’elle avait cru en lui. Pauvre naïve. Résultat des courses ? Un ennemi mortel et un fils chez les Ombres. Mais bon, ne la blâmons pas encore une fois. Dans quelques jours à peine elle s’en mordra les doigts toute seule comme une grande. Et puis, Roxas vient de soulever un point qui ne manqua pas de la faire réagir sur le champ.

    " Toi. Ton engagement. Ta fois en un monde meilleur. Crois-tu qu’on ait besoin de plus ? "

    Les révélations concernant le frère de Robert eurent un tout autre effet. Sveda sentit un frisson le long de ses bras. Elle connaissait l’agent du FBI depuis une dizaine d’années. Ils n’avaient pas beaucoup parlé de leurs vies privées. Mais, ça avait suffi pour connaître le sors de la belle-sœur. Elephant acceptait peut-être de répondre à quelques questions lors de leur prochain rendez-vous ?

    " Encore un…" Sveda passa une main dans ses cheveux, lasse rien qu’à la perspective de la nouvelle tâche qui l’attendait. " Je vais voir avec François ce que l’on peut trouver sur lui. " Un sourire fendit son visage. Tout de suite ce fut comme si tout allait s’arranger. " Merci pour cette… ces confidences Rafael. J’en ferais le meilleur usage possible."

    Un rayon de soleil crépusculaire attira son visage vers le ciel. Le soir ne tarderait plus. La journée n’était pourtant pas encore terminée pour Catherine Kent. Avant de s’éclipser, elle voulait tout de même s’assurer qu’elle avait bien fait tout ce qui était en son pouvoir pour aider Raf et aussi Davos.

    " Est-ce que je peux faire quoi que ce soit ? Pour toi ? Pour vous ? "

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MessageSujet: Re: [CLOS] « A quoi sert de se confesser lorsqu'on aime le fruit de sa faute ? » | Sveda Mer 20 Mai 2015, 21:51

Et voilà que je me plaignais encore auprès d'elle. Lorsque je mentionnais Davos, disais-je le fond de ma pensée ou ne formulais-je ces craintes infondées que pour être rassuré ? Quoiqu'il en soit, Sveda sut trouver les mots justes pour calmer les doutes.

« Rafael… je connais Davos depuis… plus de deux siècles. C’est la première fois que je le vois aussi troublé et aussi investi. Je crois qu’au contraire il a besoin de toi. En particulier maintenant, maintenant que sa fille lui a tourné le dos et que ses amis ont été tués. … »

Je détournai les yeux un instant, un peu troublé par ce qu'elle me disait. J'avais toujours eu la vague impression que les mortels n'étaient que des grains de poussière dans l'existence de ceux qui ne l'étaient pas, mais elle m'affirmait le contraire. Comment pouvais-je l'émouvoir à ce point alors qu'il avait fait bien des rencontres, peut-être plus enrichissantes et positives, au cours de sa longue existence ? Je réalisai peut-être enfin pleinement la souffrance qu'était celle de Davos, même s'il la montrait peu. Ces gens avaient de la valeur pour lui, et comme si la mauvaise fatalité ne suffisait pas, j'en avais rajouté. Je ne devais donc plus le lâcher. Je devais essayer de l'aider, mais comment ? Ma seule présence pouvait-elle suffire ? J'avais plus l'habitude d'attirer des ennuis supplémentaires que de guérir des maux...


Je vais faire de mon mieux, répondis-je, troublé.

L'enrichissement qu'avait apporté Sveda à ce sujet était plus perturbant encore. Davos m'avait déjà dit qu'il était seul depuis longtemps, mais je n'avais pas su mesurer ses mots. Aux dires de Sveda, Seaworth devait ne plus aimer – du moins de cette façon – depuis des décennies, peut-être plus. Au point qu'il avait peut-être renoncé à cette idée-là du bonheur. Comment cet état de faits avait-il pu changer pour moi ? Peut-être que le vent finissait enfin par tourner... Mais après tout, je pouvais bien comprendre ce qu'il ressentait, puisque c'était la première fois de ma vie que je connaissais un amour aussi intense, mais surtout réciproque et non destructeur. « Il ne m'a manqué que d'être aimé pour être bon », disait l'autre. Bien entendu, le fait que nous soyons deux hommes ne pouvait plus avoir de valeur à nos yeux, comparé à tout ça. Mais les gens ne voyaient pas ou ne comprenaient pas, à moins qu'ils ne le voulaient pas, tout simplement. J'esquissai un sourire certes gêné alors qu'elle se montrait encore encourageante, concernant le mariage.


Tu me vois vraiment faire ça ? demandai-je.

Je n'étais toujours pas convaincu, et je ne comptais pas vraiment changer d'avis, mais au moins étais-je moins rebuté par l'idée, le fait d'en parler. A vrai dire, j'étais aussi prêt à me marier, surtout avec Davos, qu'à m'engager dans les X-Men. Ce n'était pas même contre Seaworth, ou contre Sveda, mais je savais que je finirais par tout gâcher à un moment ou un autre. Il ne me manquait plus que de trahir les X-Men, tiens... Il était certes tentant d'accepter toutes ces propositions, afin de bel et bien tourner la page d'un récit jonché d'erreurs, jusqu'à présent. Mais je ne pouvais pas décider sur un coup de tête.


Je crois que vous avez besoin d'hommes qui placent vos idéaux avant eux-mêmes et qui sont prêts à beaucoup, pour défendre votre cause. Je... Je ne suis même pas sûr d'avoir la foi en quoi que ce soit, répondis-je.

Je finis par lui apprendre tout ce que je savais sur Declan. Sveda était de mon avis : New York était tant peuplée de belligérants que le monde semblait devenir anarchique. Je me contentai de hocher la tête, lorsqu'elle me remercia. C'était le moins que je pouvais faire, après mes fautes.


Même si tu es discrète, Talbot se doutera que je l'ai trahi. Il doit déjà le suspecter, à vrai dire. Je ne sais pas exactement quel danger il peut représenter. Enfin, j'ai déjà les Ombres après moi, de toute façon, commentai-je.

La luminosité déclinait, tout comme l'intensité de notre conversation. C'était apaisant, mais cela révélait que nous parvenions à la fin de notre entretien. Il avait été éprouvant, mais particulièrement utile. Et elle me demanda si elle pouvait m'aider, ou aider notre duo. Je m'étais attendu à ce qu'elle rompît les ponts, à la fin de cette entrevue, mais une fois de plus, j'étais ébloui par les qualités de Sveda.


Je crois que tu fais assez, répondis-je. Je vais réfléchir à tes propositions. Merci...

Je m'arrêtai là. Les cigarettes avaient été consumées, les verres consommés, il ne nous restait plus qu'à quitter le café.

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MessageSujet: Re: [CLOS] « A quoi sert de se confesser lorsqu'on aime le fruit de sa faute ? » | Sveda Lun 25 Mai 2015, 22:28


    Bah voilà… Roxas venait de prononcer la phrase magique. Tant qu’il était prêt à « faire de son mieux » tout se passerait bien ! Sveda avait l’âme d’une maîtresse d’école. Elle aimait valoriser les bonnes résolutions. Prête pour ça à passer sous silence les manquements. Tant qu’elle sentait palpiter la flamme de l’espoir, elle nourrissait le feu avec toutes ses ressources. Grâce à cela elle avait déjà réussi à sauver des personnes que d’autres auraient dit perdues. À cause de cela elle s’était faite empoisonnée par le maléfice d’Hypnos. À cause de cela encore son destin était noué à celui d’Axel. Peut-être était-ce le prix de la véritable bonté ? Qu’en pensez-vous ?

    " Je te vois capable de beaucoup de choses. Je vois… la personne que tu voudrais devenir. Je pense que tu n’as pas encore idée de tout ton potentiel, Rafael. "

    Toutes ces réserves, Hélianthème allait les retrouver plusieurs fois. Elle comprenait très bien les doutes de son ami. Elle-même n’était pas épargnée par ces sauts de conscience. Ses mains, si douces, n’avaient pas toujours soigné. Elle avait ses propres erreurs, horreurs, avec lesquelles vivre chaque jour. Mais, sans s’être pardonnée, elle essayait de suivre la philosophie qu’elle enseignait à ses prochains. Personne n’était condamné. Tout le monde pouvait devenir meilleur.
    " Je te demande juste de ne pas condamner l’idée avant d’avoir essayé. Garde le bénéfice du doute, d’accord ? "

    L’ombre de la fin de l’après-midi se reporta sur leurs fronts tandis qu’ils parlaient de Dantés. Le peu qu’ils purent partager sur ce sujet ouvrait la voie à une nouvelle quête. Une quête probablement aussi dangereuse que celles dont les X-Men étaient investies. Eh oui, la liste des ennemis s’allongeait chaque jour. Ce qui malheureusement, n’allait pas aller en s’arrangeant. De grandes batailles attendaient que le clairon sonne.

    " Je serais prudente. Nous trouverons quel est son rôle dans tout cela. Toi aussi tu dois rester prudent. Évite de te montrer dans les prochaines semaines. "

    Alors, un joli sourit fleuri à la bouche de notre rose lorsque ce traite de Roxas la remercia. Il avait de la chance d’être tombé sur elle plutôt que sur toute autre immortelle. Gageons que cet entretien le fait réellement réfléchir, car d’autres grandes décisions seraient encore à prendre. La révolution ne faisait que commencer !

    " Bien. Dans ce cas je vais te laisser. Je dois encore voir quelques X-Men. Embrasse Davos pour moi ? Et fais attention à toi surtout. Préviens-moi au moindre souci. "

    Ce conseil-là les deux amants auraient tôt fait de l’écarter… pour leur propre désagrément.


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MessageSujet: Re: [CLOS] « A quoi sert de se confesser lorsqu'on aime le fruit de sa faute ? » | Sveda

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[CLOS] « A quoi sert de se confesser lorsqu'on aime le fruit de sa faute ? » | Sveda

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