XMH : The After Years
 
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Faces | Sorry about your friend

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Messages : 102
Date d'inscription : 22/04/2015
Identité : Micaela "Mimi" Gomez
Dons : Télépathie, protection mentale - Cristallisation des obsessions

MessageSujet: Faces | Sorry about your friend Jeu 23 Avr 2015, 00:05


Faces




♣ Nom : Gomez

♣ Prénom : Micaela, dite Mimi

♣ Age : 28 ans

♣ Nationalité (origines) : Cubaine

♣ Orientation sexuelle : Bisexuelle, du fait de son pouvoir.

♣ État civil : Célibataire

♣ Taille et poids : 1m70, 65 kilos

♣ Profession : Infirmière

♣ Groupe : Neutre

♣ Rang: A voir par le Staff

♣ Capacités : Télépathie : Elle est capable de lire dans les pensées, et de transmettre les siennes. Sans pour autant atteindre la manipulation mentale que peut exercer un Charles Xavier, par exemple, elle possède une barrière psychique relative. Peut-être cela progressera-t-il par la suite.

Cristallisation des obsessions : Ce pouvoir agit souvent de façon indirecte, elle n'est qu'une « réceptrice » la plupart du temps. Les personnes en face d'elle « perçoivent » sa mutation (y compris les humains), ce qui a pour effet que leur esprit leur fait croire que Mimi a l'apparence exacte d'une de leurs obsessions, une personne importante pour l'interlocuteur : une personne décédée, un petit ami, une ennemie...autant un homme qu'une femme. Ce n'est qu'une illusion par-dessus le corps de Mimi, elle ne change pas véritablement, seul l'interlocuteur la voit ainsi. L'illusion sera également corporelle, si celui en face essaye de la toucher. Par conséquent, elle peut avoir différents visages pour plusieurs personnes différentes, pas en même temps, mais un même interlocuteur peut la voir à chaque reprise, sous un visage différent, selon son esprit du moment. Ce pouvoir agissait tout d'abord à son insu à partir de l'adolescence, avant qu'elle n'apprenne à contrôler ce don et son émission envers l'interlocuteur en face – cela l'a longtemps privée de montrer sa véritable identité. Sa télépathie peut aider bien entendu à en apprendre davantage sur l'illusion qu'elle crée, mais sinon, ce sont ses interlocuteurs qui interprètent ses gestes, ses paroles, comme des « versions » un peu différentes, mais assez plausibles, parce que c'est ce que leur esprit essaye de faire correspondre à tout prix avec ce qu'ils voient. Quand elle contrôle son pouvoir pour qu'il n'agisse pas, Mimi affiche seulement une « ressemblance » imaginaire avec les personnes qui obsèdent son interlocuteur, un trait de visage, un geste, une intonation.

♣ Ambition : Mener sa vie, que la guerre s'arrête...

♣ Aversion : Qu'elle ne soit que le reflet de quelqu'un d'autre.


Code by Anarchy



Le personnage



Ambivalente : Si l'âme de Micaela est loin d'être de la noirceur totale, son passé, son pouvoir, sa maladie, font qu'elle a cependant moins de morale que d'autres. Elle ne raisonne pas vraiment en terme de bien ou de mal, mais de survie. Elle a malgré tout une certaine éthique et quelques principes, dont une bonne partie due à son métier d'infirmière et à sa famille. Cela ne la rend pas nécessairement calculatrice.

Battante : On peut essayer de lui enlever beaucoup de choses, mais pas cela. Elle aura tendance à voir et imaginer le positif, même dans les pires situations, et à essayer d'en tirer le meilleur. Tirer de la force des peines endurées. Pour elle il n'y a guère d'autres chemins possibles.

Carpe diem : Elle a tendance à vivre au jour le jour, ou plutôt à suivre ses envies, l'instant présent. La mélancolie est donc un sentiment qu'elle connaît fort peu, et uniquement de la période où elle vivait en retrait. Elle a vite laissé la joie, l'entrain, remplacer ses sentiments négatifs et de manière générale, c'est ce qu'elle essaye d'appliquer dans le domaine de tous les jours. Pour autant, il lui reste parfois un côté cynique et blasé.

Dynamique : Un autre mot pour définir la jeune femme. C'est pourquoi la boxe l'aide aussi à canaliser son énergie et à se calmer un peu, de temps en temps. Elle se laisse peu abattre, et si elle n'est pas un boulon d'énergie comme on en voit parfois, elle préfère l'activité à l'immobilité.

Echarpe : Un autre accessoire vestimentaire qu'elle aime particulièrement.

Faces : Elle a choisi elle-même son surnom, mettant l'accent sur son don de cristallisation de obsessions. Toutefois, elle se présente rarement sous ce pseudonyme, et ne l'explique jamais aux autres.

Généreuse :
Un trait de caractère qui ne change pas chez elle. Ceux qui sont ses amis peuvent en témoigner (et les ennemis démontrer qu'elle ne fait pas de cadeaux). La loyauté est par conséquent présente chez elle, de même que la tendance à essayer de rendre le monde un peu meilleur, quoique cela dépend aussi de ses périodes d'humeur.

Haine : Bien que Micaela soit plutôt pacifique à la base, elle n'en demeure pas moins parfois sujette à certaines bouffées de haine. Que ce soit envers les humains qui blessent et persécutent les mutants, envers elle-même pour l'existence dont elle est partiellement privée, ou encore (bien que ce ne soit pas leur faute) envers ceux qui la prennent trop pour ce qu'elle n'est pas. Il y a une grande lassitude qui s'est emparée d'elle depuis longtemps, là-dessus, et ça ne la rend pas toujours aimable.

Indépendante : Le travail d'infirmière lui permet de se suffire à elle-même, et elle loue un petit appartement près du jardin botanique de Brooklyn. Elle a longtemps vécu en colocation avec une cousine plus âgée qu'elle, et elle lui arrive parfois de squatter chez elle, histoire de retrouver une ambiance un peu familiale.

Joueuse :
Mimi est assez encline à taquiner les gens, faire des blagues, souvent pas dans un but méchant. Elle est juste comme ça, directe, communicative, souvent chaleureuse, et joyeuse. Et ça ne la gêne pas plus que ça d'aborder des inconnus dans la rue.

Kick boxing : Une dérive de la boxe qu'elle a pratiqué pendant un temps. Au final, elle pratique ce sport depuis l'âge de douze, treize ans, et n'a jamais cessé depuis. Elle a acquis une hygiène de vie assez correcte par ce sport, niveau alimentation – même si elle ne peut s'empêcher d'avoir un faible pour la cuisine espagnole et la junk food – sommeil et entraînements physiques réguliers. De toute façon, en allant chez elle, on trouve quelques paires de gants de boxe, deux cordes à sauter et un punching-ball. Cela détonne assez du reste de son appartement, plutôt lumineux et assez ordonné.

Légitime :
Non, elle est bien la fille de ses parents, rien à voir. Mais Micaela a-t-elle une existence légitime ? On trouvera son acte de naissance, certes. Mais beaucoup moins facilement, quelques identités qu'elle a pu usurper, temporairement le plus souvent, parfois pas complètement de son plein gré. Mais quand pendant un an, votre véritable visage disparaît, on finit par se dire que c'est ainsi qu'on va vivre, jusqu'à la fin de sa vie. Si cela est arrivé, cela devait être certainement pendant le chaos de la Grande Guerre. Et bien sûr, elle en ressent de la culpabilité, de la colère, bien qu'après tout elle ait survécu. Et d'ailleurs c'est certainement lié.

Mutante :
Elle l'est, et ne le cache pas toujours. Du moins, jusqu'à ce qu'on lui pose la question ou qu'on la trouve en nécessité de le dire. Si elle n'a pas tellement honte de sa nature, son pouvoir, en revanche, c'est autre chose. Il s'agit même plus d'une certaine haine, que d'un effroi. Elle sait pertinemment que son don ne sera sans doute jamais contrôlable, et si elle apprend à vivre en conséquence, nul doute qu'elle passe par des périodes où elle se déteste assez d'être ce qu'elle est, de ne jamais pouvoir être elle-même pleinement.

Nuit : Peut-être parce qu'elle y croise moins de monde, qu'elle a fait des services de nuit, elle apprécie particulièrement ces heures si sombres où les apparences comptent moins, où toutes les choses du passé sont oubliés. Où on est peut-être davantage qui on est. Un peu oiseau de nuit, il n'est pas rare de la croiser au détour d'un quai, dans un parc ou simplement dans la rue, à des heures indues, marchant simplement, réfléchissant parfois, observant le monde, souvent.

Ouverte :
Peut-être à cause de son don, de la façon dont elle a été élevée, du fait qu'elle appartienne mine de rien à quatre catégories que beaucoup ont méprisé (femme, étrangère typée, mutante, bisexualité) elle est considérablement ouverte envers les autres et il en faut beaucoup pour la faire reculer. C'est pourquoi à l'hôpital ou à domicile, elle fait preuve de la plus grande neutralité envers les patients qu'elle soigne.

Parasite : Micaela considère parfois avoir uniquement ce choix, comme possibilité de vie, ce qui peut s'avérer dangereux. Comme elle passe toujours pour quelqu'un d'autre, de loin ou de près, il lui serait facile de prendre la place d'une autre personne, d'autant qu'il faudrait un bon moment pour se rendre compte de la supercherie, si cela arrive jamais.

Querelleuse : Uniquement gentiment, mais elle ne se laissera pas faire par quiconque l'attaque.

Rigoureuse :
A part au travail et pour les choses sérieuses, pas vraiment. Elle est plutôt du genre à laisser les choses arriver comme elles viennent.

Steampunk :
L'allure de Micaela se définit par ce mot. Hors du travail, et pour davantage attirer l'attention (à comprendre, pour diminuer autant que possible la probabilité qu'on la prenne pour quelqu'un d'autre), elle s'est évertuée à avoir un style original au niveau de ses tenues. Elle fait donc davantage anglaise qu'américaine au niveau de sa garde-robe, dans un style évoquant parfois le 19e siècle, et ne porte presque jamais de robes ou de jupes. Sauf par temps chaud, elle a souvent des bonnets. Les couleurs vives et chaudes sont en général les plus fréquentes, et elle se plaît à rajouter quelques accessoires relativement chargés, que ce soit des ceintures, une montre à gousset, des bijoux en forme de roue mécanique.

Téméraire : La jeune femme est loin d'avoir froid aux yeux et serait prête à accepter tous les paris. Elle ne recule pas devant une épreuve non plus, et n'est pas facilement effrayée.

Ubik : Mimi a une fascination particulière pour ce roman de science-fiction. De son propre aveu, elle ne serait pas contre l'idée d'avoir pu écoper de certains pouvoirs dont il est question là-dedans. Manipuler la réalité, avoir plusieurs perceptions de la réalité qui s'enchâssent les unes sur les autres...Sacrément chaotique, mais intéressant. Parallèlement, elle espère malgré tout qu'aucun mutant n'a ce don en réalité.

Vaccin : Elle n'a jamais réussi à en établir un pour le virus Freya. Mais en revanche, à force de travailler dessus, elle en a été partiellement et indirectement contaminée, ce qui a réduit son espérance de vie et son immunité physique. C'est de là que vient son instinct de survie, davantage que de connaissance du bien et du mal, et également son attitude à prendre les choses comme elles viennent. D'un autre côté, il n'est pas impossible que cette faiblesse l'arrange un peu : elle aura moins de vie de parasite à vivre.

Western :
Niveau cinéma, et au niveau loisirs en général, elle est capable d'apprécier le récent aussi bien que l'ancien, même si elle n'est pas très lectrice. Elle est bien plus tournée vers le sport, les films, et un peu la musique. Ses goûts sont assez variés, si bien qu'elle n'a pas non plus de thèmes ou domaines de prédilection.

Xérès : Micaela n'en est pas amateur, et quand il s'agit de boire un verre, elle préfère les boissons bien plus légères ou les cocktails.

Youpi : Si elle n'a pas la langue dans sa poche et qu'elle est très directe, elle n'est cependant pas adepte de tous les mots familiers qui existent, mais elle aura une sacrée tendance à oublier les négations dans ses phrases.

Zéro : Si cette liste est parfois farfelue, c'est parce qu'on se définit de manière égale entre ce qu'on est, et ce qu'on n'est pas.


_________________

 
You forget what it’s like to have your own life.



Dernière édition par Faces le Jeu 23 Avr 2015, 00:10, édité 1 fois
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Identité : Micaela "Mimi" Gomez
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MessageSujet: Re: Faces | Sorry about your friend Jeu 23 Avr 2015, 00:09


L'histoire





« I know you, you're... »


M. & Mme Gomez sont heureux de vous faire part de l'agrandissement de leur famille, avec la naissance de leur fille, Micaela, le 4 juillet 2000, à Cuba.

La vieille télé bramait dans un coin du salon. Micaela, âgée de deux ans, était bien incapable de comprendre encore totalement les sons qui en émanaient. Sa mère, qui jouait avec elle, n'était assurément pas dans le même cas.
« ...Ces mutations se manifestent à la puberté, et sont le plus souvent déclenchées par des périodes de stress émotionnel intense... »
-Elle ne fera pas partie de cette génération, j'espère.
-Non, assura-t-elle à son mari. Ils disent que ça date d'il y a parfois bien plus longtemps, et que ça a plus de chances de se produire si un des parents a aussi cette espèce de gène.
Les mots espagnols résonnaient avec une douceur musicale, parfois un peu rude, dans la pièce. Rude, la vie l'était parfois dans cette maison aussi : la famille n'était pas bien riche, pour autant, il y avait des racines profondes de solidarité et de détermination, qui s'y trouvaient.
-Elle aura une vie tout à fait normale.
Peut-être qu'il y avait aussi une certaine croyance qui laissait entendre que le gène mutant s'arrêtait aux frontières de l'Amérique, comme les nuages de certaines catastrophes radioactives. C'était une illusion commune. Mais de plus en plus, le nombre de gens se révélant mutants, explosait un peu partout dans le monde, et ne s'arrêtait pas aux Etats-Unis, bien au contraire.

Participation de Micaela Gomez aux compétitions de boxe de Cuba
12 mars 2013, catégorie poids moins de 55 kilos – Éliminée au deuxième combat
25 avril 2014, catégorie poids de moins de 55 kilos – Éliminée en quart de finale
20 avril 2015, catégorie poids de moins 55 kilos – Participation annulé
e


Début 2015.


Elle avait parfois le doute, mais elle était sûre de son choix. Après tout, elle avait suffisamment d'enthousiasme et de détermination pour cela. Elle n'était pas toujours sûre d'elle, mais cette fois, il lui semblait que si. Assez de volonté, assez de force de vie. Elle ne partait pas seule, du moins. Elle était accompagnée d'une de ses cousines, plus âgée, qui partait travailler à New York, et elles avaient quelques autres cousins là-bas. Ce n'était pas l'inconnu total. Certes, ce serait une terre étrange, pour des étrangers, mais ce n'était pas non plus le bout du monde, ni la fin. Elle ressentait une étrange fièvre, d'exaltation et d'appréhension à la fois. C'était une réaction logique avant tout grand voyage, sans nul doute.
Mais elle avait eu une bourse ; elle pouvait vraiment toucher du bout des doigts, ce qui était un rêve et une vocation depuis un bon moment. Elle souhaitait devenir docteur, infirmière ; être quelqu'un pouvant guérir les gens, les aider. New York possédait des écoles plus poussées et plus à niveau que celles de Cuba. C'était une sacrée chance, et cependant, elle ne quittait pas la République Dominicaine sans un serrement au cœur. C'était chez elle, tout comme l'espagnol était sa langue natale, et non l'anglais. Cela demanderait sans doute beaucoup d'adaptation. Mais elle y ferait face sans se laisser décourager. C'était ce qu'on lui avait appris, et ce qu'il fallait faire. Toujours puiser la force dans l'épreuve. Et elle n'allait pas là-bas pour rien. Ne serait pas seule. C'était le début d'une nouvelle vie. Et puis, elle pourrait retourner à Cuba, par la suite. Rien n'était irrévocable.

Mais si tout se passa bien à New York au début, les choses ne tardèrent pas à se compliquer. Elle logeait avec sa cousine, en colocation ; un sentiment d'insécurité et de peur commençait à parcourir la ville, dans les quartiers les plus populaires, comme les plus riches. Les mutants étant de plus en plus nombreux, le FME commença à faire des siennes, à organiser des lynchages, des patrouilles dans les rues, envers les mutants. On commença à parler des Sentinelles. L'atmosphère était au courant anti-mutant, que Micaela se refusa à suivre, pas plus qu'elle n'apprécia le but des Sentinelles. Comme elle l'aurait à l'esprit plus tard, une vie était une vie. Ce n'était pas parce qu'elle se croyait humaine – à l'époque – qu'il lui fallait faire preuve du même racisme, de la même incompréhension que d'autres. La peur, c'était autre chose, elle l'avait dans le corps de temps en temps. Mais elle se refusait à suivre une peur trop viscérale qui menait à l'oppression d'une minorité. Peut-être parce qu'elle était une femme, bien typée de surcroît, et en plus étrangère à la base, tout cela, elle arrivait à le comprendre.


« You look familiar. »

2015.


-Juste là. Tu es nouvelle ? Je m'appelle Conrad.
Vêtu d'un short et d'un marcel, le garçon auquel elle avait demandé où étaient les cordes à sauter, lui avait souri avant de désigner le placard contenant les objets. Elle s'était inscrite à un centre de sport. La boxe qu'elle avait pratiqué pendant trois ans était une telle drogue qu'au bout d'un mois, elle en avait ressenti le manque alors qu'elle n'était même pas encore adaptée à sa nouvelle ville. Mais ça l'aiderait. La boxe, comme la danse rock qu'elle faisait de temps en temps, lui permettait de se défouler et de se concentrer à la fois.
-Oui, Micaela. Mimi. Je me suis inscrite il y a deux semaines.
La poignée de main qu'ils échangèrent était franche, et directe. Quelque chose lui plut tout de suite dans l'air de ce garçon, et dans le sourire qu'il avait.
-Je suis là depuis deux ans, donc je connais un peu tout. Hésite pas si t'as d'autres questions. Y a surtout des mecs. Mais ils sont sympa, t'inquiète. Si y en a un qui te gêne tu me fais signe et je lui règle son compte. D'acc ?
-Dis donc, j'ai forcément besoin de quelqu'un pour me défendre ? Merci de l'offre. On se battra !
Elle lui avait donné un léger coup de poing dans l'épaule, vu qu'il avait ri. Elle était en général du genre tactile, après tout, et si le courant passait bien, pourquoi pas ? Il ne s'en était pas offusqué, au contraire, ravi.
-Après la séance je vais manger pas loin. T'as qu'à venir ? C'est pas souvent que je croise des filles dans le coin. Tu me rends curieux.
Elle avait un peu hésité, mais après tout, il semblait sympathique, et elle n'avait pas froid aux yeux. Qu'ils aient tous deux le même âge, seize ans environ, ne pouvait qu'aider à ce qu'ils s'entendent. Ils avaient discuté pendant un moment, avant que les autres élèves et le prof n'arrivent. Ils venaient tous deux de pays différents, lui du Japon. Tous deux des exilés, donc. Tous deux à connaître une langue autre que l'anglais, comme celle de naissance. Tous deux à avoir aussi un peu le mal du pays. A aimer la boxe, à vouloir faire quelque chose d'utile, de leur vie.
-Je suis avec des cousins, ici. Ca va, et je suis venue pour une bonne raison, avait-elle expliqué. Il y a de meilleures écoles de médecine ici.
-Un futur docteur, la classe. Moi je vais faire l'armée.
Il avait dit cela avec autant de fierté que Micaela. Pour autant, cela lui aurait fait un peu peur. L'armée n'était pas chose à prendre à la légère, surtout en des temps qui devenaient de plus en plus troublés. S'il en venait à affronter des mutants...Mais au moins avaient-ils une vocation, tous deux.
Ils avaient échangé un round ensemble, il s'était fait prof et elle avait accepté le rôle d'élève, qui devenait de plus en plus à l'aise, tant Conrad faisait des efforts pour la guider et la laisser s'adapter. La séance s'ensuivit du repas proposé par le jeune garçon, chez un mexicain où il avait ses habitudes. Et c'était ainsi le début d'une longue amitié.


« Your smile reminded me of... »
« I always remind people of. Who is she? »
« She died. Her name was April. »
« It's out again - sorry about your friend. »


2016.


Comme si les temps n'étaient pas assez troublés. Voilà qu'au milieu des histoires de Sentinelles, de fichage des mutants, il fallait rajouter le FME. Le groupe anti-mutant faisait de plus en plus parler de lui, extrémiste à des points qui auraient fait sourire les divers régimes d'oppressions envers les minorités, par le passé. On pouvait certes comprendre l'illusion d'une Amérique tolérante, une fausse terre de liberté, en voyant cela. Le combat qu'elle avait vu en pleine rue, lui avait soulevé le cœur. Du pur lynchage, tabassage, rien d'autre, rien qui pouvait prétendre aux titres de légitime défense ou de sûreté des rues. Et elle n'avait rien pu faire, à part dire la vérité, qu'elle n'était pas mutante. On l'avait donc violemment repoussée en arrière, lui intimant de quitter les lieux, si elle ne voulait pas subir quelque dommage, elle aussi. Mais à peine Micaela avait-elle fait quelques pas dans la rue adjacente, qu'elle s'était effondrée, le cœur battant plus vite, la tête empreinte d'un malaise et d'une migraine brutale.
Elle n'avait pas compris ce qui arrivait, jusqu'à ce que quelqu'un l'aide à se relever, péniblement. Son regard avait croisé celui d'un autre homme, et il avait brutalement reculé en voyant son visage. Il avait pâli de façon brusque, et son expression indiquait clairement qu'il n'en croyait pas ses yeux. Il avait secoué la tête, comme pour refuser d'admettre une vérité qu'il avait sous les yeux.
-April ?... April, c'est impossible, ça peut pas être toi ! Je rêve !
Elle n'avait rien compris, saisi seulement l'état de détresse incompréhensive et paniquée de cet homme. Elle s'était approchée, tentant de reprendre un air apaisant et calme, malgré la migraine qui lui martelait le crâne.
-Je m'appelle Mimi...vous vous trompez de personne...calmez-vous...
Mais l'autre avait continué à reculer comme s'il voyait un fantôme, avant de finalement s'immobiliser, la fixant avec ce qui ressemblait à une espérance folle. Il s'était rapproché, pour mieux la saisir dans ses bras, parcouru d'un intense soulagement.
-Tu es revenue...c'est un miracle...peu importe comment, tu étais peut-être mutante sans le savoir ! Tu es revenue, c'est l'important !
Cette fois, Micaela l'avait regardé avec stupeur et effroi, les mots se frayant peu à peu dans sa tête. Et pas que cela, d'ailleurs. D'autres pensées, des souvenirs qui n'étaient pas les siens, qui provenaient directement de la tête de cet homme. Mutant ? Qui avait aimé une fille, qui elle avait fini tabassée jusqu'à la mort, par le FME, des semaines plus tôt. C'était pourquoi l'homme se trouvait là, pour essayer de se venger du groupe. Mais il avait retrouvé April. Dans cette pensée qui lui tenait lieu de regard direct, Micaela percevait comme elle lui apparaissait, similaire, rigoureusement identique, comme un clone, à cette April décédée. Cet homme la voyait totalement autre. Et elle lisait ses pensées, à lui. Comme il pensait que c'était un miracle impossible, mais un miracle tout de même, qu'elle soit revenue d'entre les morts. Peu importait comment. Peu importait qu'elle semblât ne pas le reconnaître, c'était peut-être le choc. Tout était parfaitement sensé, pour lui. C'était la situation la plus embarrassante, la pire qu'elle ait jamais vécu. Ce ne serait que la première d'une longue série.
Elle se dégagea de son étreinte et s'enfuit.


« I mean, you look familiar... »
« Like your dead girlfriend. »
« Only when you smile. But I'm sure I've seen you somewhere else »

L'eau qu'elle passait sur son visage ne lui faisait guère de bien. La froideur du liquide ne parvenait pas à l'éveiller du cauchemar dans lequel elle se trouvait. L'amertume lui imprégnait la gorge et le palais, comme une envie de vomir qui naissait au creux de son ventre. C'était fait, et cependant... Elle s'observa dans le miroir de cette petite salle de bain. Ses traits n'avaient pas changé, rien n'était différent, si ce n'était cette lueur sourde de culpabilité au fond de ses yeux. Comme un éclat terni, qui cependant un jour retrouverait sa lumière. Mais elle ne demandait à personne de la juger, elle se jugeait déjà bien assez elle-même. Il n'était pas interdit d'avoir une lumière mêlée d'ombre. De force parsemée de faiblesses. Les sourires, les rires qu'elle avait si naturellement, auparavant, s'étaient raréfiés depuis des mois. Elle n'avait jamais autant détesté une année complète de son existence. Rarement elle était de bonne humeur, elle était trop souvent amère, blasée, désormais. Prise dans une sorte de mélancolie triste, de résignation fatale, de colère intérieure. Recroquevillée chez elle la plupart du temps, l'angoisse au ventre, sachant que dès qu'elle sortirait, les têtes se tourneraient, elle serait prise pour quelqu'un d'autre, invariablement, ennemi, ami, femme, homme, enfant, vieillard. Personne vivante ou décédée. Jamais cela ne changeait. Elle s'était perdue en route.
-Nina ?
Les mains de Micalea se resserraient sur l'émail du lavabo, alors qu'elle se foudroyait du regard. Puis ses traits s'apaisèrent. Aucun répit. Elle n'en avait quasiment aucun, depuis le début de cette année maudite. Le gène X qui coulait dans ses veines, faisait partie de la moindre parcelle de sa peau, lui ôtaient désormais toute vie normale. Comment aurait-elle pu avoir une vie normale, désormais ? Comment pouvait-elle même être aimée, appréciée, pour ce qu'elle était ? Comment pouvait-elle aimer les autres, quand ils ne voyaient toujours que quelqu'un d'autre à sa place ? Elle était devenue invisible. Invisible. Son vrai visage avait disparu, remplacé par celui d'innombrables autres. Elle n'était qu'une illusion. Condamnée à vivre avec ça, pour toute sa vie. Cela en valait-il la peine ? Il n'y avait que ceux l'ayant connue avant – sa famille, Genko, quelques autres – qui la voyaient telle qu'elle était. Elle se détestait. Elle haïssait les frissons et les plaisirs de la nuit écoulée avec cet homme qu'elle aimait depuis longtemps, et qui lui, en aimait une autre. Ce qu'elle avait fait était peu moral. Prendre la place de quelqu'un d'autre, après tout. Elle n'aurait eu aucune chance, sinon. A quoi servait ce foutu don ? Ce n'était qu'une malédiction. La victoire était teintée de cynisme. Serait-elle toujours destinée à cela sans plus jamais espérer d'existence propre ? Cette dernière lui avait été arrachée par son propre corps, son propre être. Pouvait-elle même espérer contrôler cela un jour ?
Le jeune homme entra dans la salle de bain, venant l'enlacer.
-Qu'est-ce que tu fais ?...
Elle se mordilla les lèvres, et dut faire un effort sur elle-même pour ne pas trop changer d'expression. Pour paraître normale. Mais ce contact la révulsait désormais, malgré l'oubli bien-heureux de la nuit écoulée. Avait-elle cependant un autre choix, alors que son vrai visage lui était définitivement arraché ? D'être un parasite dans la vie des autres, se nourrissant de l'image qu'elle leur renvoyait, de l'illusion créée par les yeux des autres ?
-Lâche-moi, grommela-t-elle, donnant un léger coup d'épaule en arrière, pour qu'il enlève ses mains.
-Mais qu'est-ce qui te prend ?
-Je t'ai dit de me lâcher !
Le coup de poing partit tout seul et le heurta à la mâchoire. Il recula, plus surpris que sonné, et parce qu'elle n'y avait pas mis une force totale. Mais les traits de la jeune fille étaient cette fois crispés et tendus, et son regard éclatait de colère.
-Je suis pas Nina, tu entends ? Micaela, je m'appelle Micaela ! Cette fille que tu regardes à peine, dans ta classe !
-T'es folle ? Qu'est-ce que tu racontes ? C'est une blague ?!
Le nouveau coup partit, comme si cela pouvait la soulager, partiellement, de toute cette colère et frustration qui bouillaient en elle. Comme si ça pouvait lui ouvrir les yeux. Sa rage était tellement concentrée, qu'elle ne se rendit pas compte que sa télépathie se mettait également à agir sur l'esprit du jeune garçon, provoquant comme un violent crissement insupportable dans sa tête. Elle le saisit au col, le plaquant contre le mur de la salle de bain, son visage à quelques centimètres du sien.
-Regarde-moi ! s'exclama-t-elle, le regard ardent. Tu vois bien que je suis Micaela, non ?! Désolée pour cette autre pauvre cruche ! Je suis Micaela ! Tu as pas le droit de m'ôter d'être moi !Tu entends ?!
L'incident ne se termina pas sans séquelles pour le jeune garçon. Ou même pour l'adolescente.
Elle mettrait des mois à maîtriser légèrement cette nouvelle partie d'elle-même, et jamais de manière totale.

2017.


Elle était en sécurité ici. C'était du moins ce dont elle essayait de se convaincre, depuis qu'elle avait fini par y mettre les pieds, grâce à Genko. L'on ne pouvait pas dire pour autant que son attitude avait beaucoup changé. Elle évitait les autres. Evitait tous ces visages qu'elle aurait pu éveiller chez les autres. La retraite lui semblait parfois la seule solution possible, et ultime, même si cela signifiait une vie de solitude. A quoi bon ? Pourquoi s'approcher des gens quand ils vous prenaient toujours invariablement pour quelqu'un d'autre ?
Elle descendit du bureau sur lequel elle s'était assise, lorsque le fauteuil roulant entra dans la pièce. Charles Xavier. Elle ignorait encore que cet homme n'avait plus que quelques mois avant de plonger dans le coma. Elle ne serait plus là alors. Elle partirait de l'Institut, en apprenant la nouvelle. Le Professeur X était un des seuls qui avaient su lui redonner confiance.
-Micaela, dit-il avec calme. Je suis désolé de mon retard.
-Ça va, fit-elle, en haussant les épaules.
Elle ignorait comment, mais il était bien l'un des seuls qui semblait éviter son pouvoir avec autant d'aisance que s'il respirait.
-J'ai réfléchi, commença-t-il, tout en lui indiquant d'aller s'allonger sur un lit sommaire qui était dans la pièce. Le meilleur moyen de commencer, c'est que tu prennes totalement conscience de comment fonctionne ton pouvoir. Mieux tu visualiseras le mécanisme, mentalement, plus tu pourras le contrôler. Ta télépathie fonctionne séparément. Mais c'est bien entendu ce changement d'apparence qui te pose le plus problème.
Elle hocha la tête, en s'exécutant. Allongée, elle ne put s'empêcher de poser la question.
-Pourquoi vous, vous me voyez normalement ? Telle que je suis ?
Charles Xavier avait tourné son fauteuil à une des extrémités du lit, et effleurait doucement sa tempe du bout des doigts. Il y eut un peu plus de paix dans l'esprit de Micaela, à cet instant, et presque aussitôt, un léger raidissement de protection mentale, qui s'atténua aussitôt.
-Ton esprit est très limpide pour moi, expliqua le Professeur X. Et tellement sur la défensive, tellement affolé... il me clame de te voir, te voir toi. Et dans toutes ces pensées il y a l'image de ton véritable visage. Aussi je ne m'attends pas à voir quelqu'un d'autre que toi. C'est ce que tu dois comprendre. C'est comme si tu émettais une onde radio, modulable pour les gens autour de toi. Ils la reçoivent, mais c'est eux qui choisissent la façon dont ils l'entendent. Cette onde est transformable à loisir ; en passant dans leur esprit, elle prend alors la forme des personnes auxquelles ils pensent le plus. Et tu reçois cette réponse, qui occulte ton apparence d'origine. Parfois totalement. Parfois de façon très légère. Mais ce n'est pas contrôlable. Pas entièrement...
Ce ne serait jamais entièrement contrôlable. Elle le saurait par la suite, tout comme elle n'apprendrait véritablement à utiliser son pouvoir, que par la suite, de manière pleinement volontaire.
-Après cette session, je voudrais que tu ailles rencontrer Marie. Malicia. Elle vit un peu la même chose que toi. Ce ne sera pas inutile.

Elle rencontra Malicia. Elle rencontra d'autres X-Men, certains avec qui elle ne fit que connaissance, d'autres avec lesquels les liens furent plus profonds. Notamment, elle rencontra Dastan, arrivé peu de temps auparavant à l'Institut. Ou du moins, il crut rencontrer Algernon ; après une première entrevue plus qu'embarrassante, elle réussit néanmoins à le convaincre qu'elle n'était pas son frère disparu, après maintes explications. Ils devinrent amis, et il lui servit également de mentor chez les X-Men.

« In the evening I've got to roam
Can't sleep in the city of neon and chrome »


2018-2023.

Elle ne s'était pas fait ficher par le gouvernement, avant d'entrer à l'Institut Xavier, mais qu'est-ce que cela faisait ensuite ? La dictature des Invisibles s'était mise en place. Les conflits et guerres civils s'ensuivaient sans relâche. Quand le Professeur X était tombé dans le coma, elle avait pris sa décision après une nuit blanche, mue par la détermination. Elle ne se faisait pas d'illusion, elle était inutile. Charles Xavier était parti trop tôt avant qu'elle ne puisse utiliser totalement ses pouvoirs, et maintenant, les autres X-Men étaient débordés. Elle était trop incertaine et trop informe pour leur servir à quoique ce soit. Elle aurait rejoint la Résistance, si seulement elle avait pu y apporter quoique ce soit. Elle n'était pas assez formée pour cela. Elle retourna chez elle. Elle trouva refuge, par moments, au foyer pour jeunes femmes de Dahlia Anderson.
Mutante, elle était moins inquiétée que les humains pendant cette période, sans pour autant cesser d'être sur le qui-vive. Elle retourna à ses études de médecine, là où elles les avait laissées. Le régime en place était largement opposé à ses idées ; elle craignait pour ses amis humains, pour sa famille présente à New York, et celle à Cuba.
Les étudiants de médecine étaient parfois réquisitionnés dans les hôpitaux en ce temps de guerre. Parfois c'était eux-mêmes qui choisissaient d'apporter leur aide. Elle le fit comme nombre d'autres à l'époque. Elle fit preuve de la plus grande neutralité pendant ces jours et nuits de veille ainsi que de soins dans les hôpitaux. Peu importait qu'ils soient humains, mutants, hommes ou femmes, Invisibles ou X-Men. Elle le regretterait peut-être plus tard. Mais une vie était une vie.
Ce fut pour cela qu'elle s'engagea aussi, au sein de sa faculté de médecine, dans le petit groupe qui s'acharna en vain à trouver un antidote au virus Freya qui avait été lancé dans plusieurs parties du monde. Jamais elle n'entra en contact, direct ou indirect, avec ce poison, et ils portaient tous des uniformes de sécurité. Elle ignorait que certains Résistants étaient infiltrés dans cette équipe. Cependant, les manipulations à distance, les études sur le virus, fragilisèrent le métabolisme de tous ceux qui travaillaient à lui trouver un remède. Après cela, elle tomba plus souvent malade que d'ordinaire, était plus sensible aux changements de climat et de température. Du moins n'eut-elle pas le plaisir de mourir en quelques heures ou semaines, comme tous ceux exposés au virus de manière fatale.
Personne n'alla vérifier cela, ils avaient conscience des risques en faisant ces recherches secrètes – deux étudiants moururent pendant cette période – mais il était certain que l'espérance de vie était abrégée par rapport à ce qu'elle aurait dû être.


« They used to tie you up. I didn't recognize you without the handcuffs. »
« It's a living »


2024.

Etait-ce possible qu'un tel coup sur la tête lui fasse encore mal, plusieurs jours après ? Il avait frappé fort, ce salaud. Tout s'était déroulé très vite, dans ses souvenirs parfois troublés : une émeute civile alors qu'elle rentrait chez elle, après ses cours de médecine. Dans son quartier. Elle avait essayé de passer vite, tête baissée, mais c'était trop tard. On ne pouvait pas dire que plus il y avait monde, et plus il y avait de chance pour qu'elle n'apparaisse pas sous les traits de quelqu'un ; il y en avait toujours un ou une pour croire reconnaître quelqu'un en elle, en dépit des cours donnés par Charles Xavier et certains autres de l'Institut. En bref, elle s'était vite retrouvée plaquée contre un mur, par un homme persuadé d'avoir retrouvé un ennemi ; puis c'était une femme, cette fois, qui avait eu l'illusion de quelqu'un d'autre.
Et comme un problème n'arrivait jamais seul, il y avait un troisième homme, un Invisible, qui avait remarqué cet étrange manège et la manière dont elle semblait différente selon la personne en face. Il était intervenu pour la réquisitionner, en l'assommant au préalable.
Ensuite, elle s'était retrouvée ici, dans cette baraque, elle ignorait où, tout comme elle ignorerait ensuite toujours le nom de cet Invisible. Pas plus que ce dont elle avait besoin de savoir. Elle était déjà chanceuse de rester en vie, et pas trop mal traitée. Pas trop bien non plus. Ce n'était pas utile pour ce à quoi ils la destinaient.
Passant sa main sur l'arrière de sa tête, elle observait la vidéo qu'on lui montrait, de l'homme assis dans la pièce à côté, qui se faisait interroger. L'Invisible à côté d'elle examinait l'écran, mais la surveillait aussi.
Le dialogue en direct qui ressortait de la vidéo était perturbant, et c'était un euphémisme. Apparemment, ils avaient le fils de cet homme, prisonnier ici, et c'était quelques vérités et confessions de la Résistance, en échange de la vie du petit.
-Assure-toi de bien écouter tout ce qu'ils peuvent dire, et donner comme informations sur le gamin.
Elle ne demanda pas pourquoi. C'était encore une idée vague, mais elle pensait relativement savoir ce qui allait se passer ensuite.
Quand elle entra dans la pièce où se trouvait le prisonnier, le premier réflexe de celui-ci fut de venir la prendre dans ses bras, et de la serrer fort contre lui. Ils lui avaient tellement parlé de son gamin, évidemment, qu'il ne devait pas pouvoir penser à quelque chose d'autre.
-Ils ne t'ont pas blessé ? Pas fait de mal, Chris ?
Elle en avait mal au cœur, mal à la gorge, une envie irrépressible de vomir, mais elle secoua la tête, non sans se demander à quoi ressemblait véritablement ce gamin, comment l'autre la voyait, la percevait. En vrai, elle faisait près d'un mètre soixante-dix, et avec des formes un peu rondes, loin d'une silhouette filiforme. La boxe avait aussi sculpté son corps depuis des années. Et malgré cela, ce père avait cru bel et bien étreindre son fils, qui avait tout au plus dix ans. L'esprit faisait voir ce qu'il voulait. Même si elle commettait des erreurs dans ce qu'elle disait, ce serait toujours rattrapable. L'homme en face était si désireux de voir une personne en particulier, qu'il interpréterait cela comme de la confusion, de l'hésitation, peu importait. A moins de sortir vraiment une énormité, et encore, l'illusion était totale.
Si elle tentait de la faire cesser, elle savait fort bien qu'il y aurait une arme braquée sur sa tempe d'ici peu, que ce soit dans une mise en scène des Invisibles, ou pour de vrai.
-Il faut qu'on s'en sorte, papa, par tous les moyens, articula-t-elle.
Elle n'était pas très bonne comédienne. Mais elle avait autant de terreur accrochée à l'âme que l'homme en face d'elle.
-Ils ne te laisseront pas partir si tu donnes pas ce qu'ils veulent, et ils ont dit qu'ils me feraient du mal, aussi !

Et quand ce n'était un père qui était enfermé là, c'était une femme, une mutante, un humain, parfois un X-Men, un vieillard, une adolescente. Il y avait toujours un visage pour quelqu'un, même si on essayait d'éviter de l'utiliser face à quelqu'un doué de télépathie. Telle manipulation en forme d'interrogatoire et de chantage, marchait très bien pour les Invisibles. Elle apprit à utiliser son pouvoir, certes.
Comme elle avait disparu du jour au lendemain, sans le moindre indice, personne ne la retrouva avant que des membres du FBI ne débarquèrent pour nettoyer le bâtiment. Ce fut là qu'elle rencontra Edge, quand ils libérèrent les civils prisonniers des Invisibles.
Elle ne parla jamais de cette période à quiconque.


« So dark we forget who we are
Where all the scars
From the nevers and maybes die »


2025.


La fin de la Guerre et de la dictature furent un immense soulagement. Elle reprit, et termina, ses études de médecine.
Le travail à l'hôpital, plaisant au début, se révéla trop ardu, peu à peu.
-Qu'est-ce que vous regardez ?
-Rien, vous...êtes familière. La couleur de vos cheveux, ça me rappelle quelqu'un.
Micaela regarda la photo à côté du patient. La femme de cet homme avait les cheveux d'un bond lumineux, rien à voir avec la noirceur des siens.
-Ça arrive souvent, se contenta-t-elle de dire, avant de quitter la pièce.
Quand elle y retourna une heure plus tard, elle eut droit à un prénom qui n'était pas le sien, et elle ressortit presque aussitôt.
La mutante annonça sa démission à l'hôpital. Elle exercerait à domicile, désormais, et dans des occasions particulières. Quand elle signerait un contrat de travail avec quelqu'un, se présenterait par quelque forme que ce soit, elle y ajouterait son CV avec une photo d'elle, en évidence. Tant pis si elle devait supporter quelques racistes de temps en temps. Au moins, quand les gens savaient à quoi s'attendre en la voyant, on ne la prenait pas pour quelqu'un d'autre.
Elle se rappelait de certaines paroles de Malicia, des années-lumières plus tôt.
« Quand je touche les gens, cela leur fait mal. Prend leur vie, leur conscience, leur énergie vitale. Ce sera comme ça, toute ma vie. »
Toute la vie.


-Tu m'as trouvée, lança-t-elle, avec un sourire malicieux.
L'homme, au bandeau sur l'oeil, qui évoquait vaguement un pirate, s'arrêta dans sa marche. Les quais étaient presque silencieux, tranquilles, ce soir-là. Il était tard, près de minuit, mais la chaleur étouffante de l'été à New York, sans doute appesantie par l'effet de la pollution, ne semblait pas près de se dissiper.
-Pardon ?
Micaela se redressa, ses jambes se balançant toujours machinalement dans le vide, à quelques mètres de l'eau qui remuait et continuait son cours. Le quai était, malgré l'heure, parcouru de lumières ici et là, provenant des bateaux ou des lampadaires, aussi voyait-elle clairement le visage de cet homme blessé par elle ne savait quoi. Et lui, percevait sans doute parfaitement, comme un écho insistant dans son esprit, une forme de visage, des traits, une intonation, que savait-elle d'autre, d'une personne qu'il connaissait et qui hantait ses pensées. Pas la première, ni la dernière fois. Cela finissait par la rendre blasée, parfois plus cynique. Moins morale, aussi. Un don servait à quelque chose, ou pas, une malédiction pouvait être renversée. Si elle avait une certaine éthique, les notions de bien et de mal ne lui étaient pas aussi clairement définies que pour d'autres. En parasite qu'elle était, cela ne lui servait pas toujours. Pas vraiment.
-Je cherchais quelqu'un pour faire un tour de bateau. J'ai l'argent pour le louer, mais il faut être deux. Tenté ?
Le regard limpide de l'homme semblait clairement exprimer « what the fuck ». Elle garda néanmoins son sourire, en se relevant. Elle savait très bien qu'elle faisait bugguer tout le monde, dès la première apparition. Et encore, là, ce n'était qu'une ressemblance.
-T'as pas confiance en moi ?
-Tu t'adresses aux inconnus toujours comme ça ?
-Pourquoi pas ? J'ai pas une tête méchante.
Je te suis très familière, après tout, comme à un peu près tout le monde, pensa-t-elle. On ne peut pas refuser quelque chose à quelqu'un qui te rappelle la personne qui te hante le plus. Même si je serais ainsi que toujours deuxième, et une illusion. Pour tout le monde. A moins d'être un jour une télépathe assez puissante pour m'imposer à tous ceux que je rencontre.
-Mais les inconnus ?
-Quelle importance ? Viens. J'ai vraiment besoin d'une deuxième personne, sauf si tu n'as pas envie de faire de tour de bateau. Que tu saches pas nager.
-C'est ça, répliqua-t-il, ironique. Pourquoi pas.
-Micaela. Mimi.
-Thalès, dit-il, alors qu'elle échangeait une poignée de main franche avec lui.
-On y va ?
Il se contenta de hocher la tête, approbateur. Peut-être que cela était aussi un changement pour lui, qu'on l'aborde en se foutant un peu près totalement de son œil caché, ou en ignorant l'impression de danger qu'il pouvait dégager.
Cette rencontre du hasard ne serait pas la dernière entre les deux mutants. Et la balade de cette nuit-là serait longue. L'obscurité dissimulait les blessures comme les ressemblances, les hantises étaient un peu laissées en arrière. Pour une fois qu'ils pouvaient être eux et oublier toutes les erreurs passées, tout ce qui leur traînait au corps. Tous les problèmes pouvaient bien mourir pendant une nuit comme celle-là.


2027.


-Arrête-toi !
Surprise, elle se retourna brutalement, sans être certaine qu'on s'adressait à elle, tout d'abord. Quand la réponse lui vint en forme d'un coup de poing dans l'estomac, direct et sans fioritures, elle en resta le souffle coupé. Bien entendu, elle ne connaissait pas l'homme aux traits taillés à la serpe, durs, qui venait de lui infliger ça. Passé la seconde de noir, d'étonnement et de douleur, son corps reprit la vieille habitude des rounds de boxe. Elle ne tarda pas à répliquer par deux directs, droit et gauche, se remettant machinalement en position de lutte. Son adversaire n'eut pas l'air de s'y attendre, et elle en profita pour lancer un troisième coup, visant directement la mâchoire, cette fois.
Son élan ne rencontra que du vide, et l'entraîna vers le mur de brique, en face d'elle. A peine avait-elle eu le temps de se poser la question de ce qui se passait, que l'autre lui enserrait un bras en clé derrière son dos, la poussant contre le mur.
-Bon dieu, tu croyais vraiment pouvoir passer comme ça, sans que je te reconnaisse ? Ça fait trop d'années que j'attends de te le faire payer, Benedict !
-Je suis pas... commença-t-elle à s'exclamer, mais la prise dans son dos se resserra brutalement, lui arrachant un grognement de douleur.
-Ferme-la ! lui ordonna celui derrière elle. Tu vas m'obéir et ne pas m'échapper, cette fois !
Elle sentit une étrange décontraction s'emparer de ses membres, avant qu'ils ne se raidissent de nouveau, trahissant son état d'esprit. Il lui semblait avoir deux courants dans sa tête : un naturel, normal, qui se gonflait comme une vague haute pour faire rempart, le sien, et celui de l'autre. Andréas, un nom étrange. Mais sa vague psychique à lui s'éleva plus haut, renversant la sienne. Cette foutue télépathie était toujours à travailler, même si elle n'atteindrait jamais la puissance d'une Jean Grey ou d'un Charles Xavier.
-Qu'est-ce que tu... articula Andréas, avant de s'interrompre.
Elle finit par comprendre. Son esprit lui semblait dénué de la moindre volonté, comme son corps, mais elle puisa dans l'énergie qui lui restait, pour projeter quelques images mentales dans le lieu psychique qui leur tenait lieu d'affrontement. Des images, des souvenirs d'elle. Pêle-mêle, elle ne maîtrisait pas tout ce qu'elle envoyait, mais il y avait aussi quelques instants volés à ces gens qui la voyaient sous d'autres jours, sous d'autres visages. Andréas finit par relâcher son bras, et son emprise mentale, reculant, les traits plus tourmentés, quand elle se retourna vers lui, non sans difficulté.
-Je suis désolé...Micaela.
-J'irai pas jusqu'à dire que j'ai l'habitude, fut sa seule réponse, cynique.
L'homme lui fut toutefois redevable, et le lui montra, pour se faire pardonner. Ils eurent l'habitude de se retrouver de temps en temps. Fantôme lui apprit du moins à développer un peu sa télépathie, à renforcer sa détermination mentale. Puis il y eut une coupure, pendant que Fantôme rentrait chez les Ombres.


2028.

La vitalité de Micaela perdit consistance le jour de la cérémonie en hommage aux X-Men. Elle avait connu Scott Summers, pendant son bref séjour à l'Institut, et d'autres qui étaient décédés, ou blessés. L'attaque lui avait fichu un rude coup. Elle n'était pas restée assez longtemps pour que cela devienne sa maison, mais l'Institut était quelque chose d'intouchable à ses yeux. Elle fit partie des quelques personnes qui avaient les yeux humides alors qu'on disait les noms de ceux tombés au combat, des dégâts consumant les années de travail des X-Men. Elle prêta attention particulièrement aux discours, fouinant très discrètement, en surface, l'esprit de ceux qui prenaient la parole. Hélianthème lui parut quelqu'un de bien. Cela la fit sourire, un peu. Elle ne savait pas si elle pouvait réellement prétendre rejoindre les X-Men. Le souvenir d'une ancienne amitié l'y poussait, la loyauté aussi, mais elle avait des zones sombres dans son propre passé. Les Initiés, elle ignorait quoi en penser... Les Ombres, elle avait le souvenir des ces jours et nuits de captivité. Elle ne voulait pas être réutilisée ainsi. Peut-être fallait-il voir les Initiés. Peut-être pourrait-elle prendre l'apparence de cette femme, Guiren Lannister, enquêter discrètement, comme un fantôme. Peut-être que certaines personnes qu'elle soignerait serait des Initiés qui auraient besoin d'aide.


« What are you staring at? »
« Nothing. Your hair in the moonlight, you look familiar »

Les contacts avec Andréas reprirent récemment
Le dernier, au bar de Bibi-la-Purée, fut légèrement plus inquiétant que les autres.
Tu as l'air plus fatiguée.
Elle reprit la paille de son cocktail, aspirant un peu de la boisson.
Je sais pas ce que tu veux dire, dit-elle, télépathiquement.
Pour les autres, la conversation devait sembler tristement banale et silencieuse. Tout se passait dans l'esprit.
Tu n'as pas repris d'exercices psychiques comme je te disais ?
-Ça me fatigue. J'ai besoin de me concentrer sur le travail.
-Tu peux te détendre ?
Elle leva les yeux au ciel, non savoir finalement un sourire.
Ne va pas trop loin, l'ami.
Promis.
Elle ferma les yeux, décontractant son esprit, pour laisser place ouverte à celui de Fantôme. Cela s'apparentait à des coups donnés mentalement, pour faire tomber les dernières barrières. Des souvenirs passèrent devant son esprit, puis la perception de son propre corps, de comment elle se sentait. Elle se crispa instinctivement, et psychiquement, ce fut comme une baffe que se prenait Andréas. Il se redressa sur sa chaise, mais avait sa réponse.
Le virus Freya....tu sais ?
Micaela releva les yeux, l'air plus déterminé, et un sourire léger, qui passa de l'amer, à quelque chose de plus chaleureux. Elle finit sa boisson, avant de se relever.
-Au moins, j'ai un but ici, contrairement à d'autres.


Liste des médecins de garde habilités à exercer dans le cadre des Jeux Olympiques de 2028, adressée aux sportifs humains et mutants :

Adriens, Dick (humain)
Breth, Philip (humain)
Flemming, Laura (humain)
Gomez, Micaela (mutant)
Marco, Alessandro (mutant)
Smith, Jake (humain)

Si vous souhaitez être suivi par l'un en particulier, veuillez en faire la demande préalable, une semaine avant le début des compétitions.



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MessageSujet: Re: Faces | Sorry about your friend Jeu 23 Avr 2015, 18:29

Let's go out tonight ♫

(Re) Bienvenue très chère, je me réjouis de partager des aventures avec cette pétillante Mimi Wink
Je te souhaite en tous cas de mettre un peu d'énergie positive par ici !
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MessageSujet: Re: Faces | Sorry about your friend Jeu 23 Avr 2015, 19:26

"Hola chica, il était temps que tu arrives ! Bon dis moi quand tu es dispo pour un petit round ! Wink Il faut que je te présente mes princesses aussi. Bref, grouille !"
(Rebienvenue ! ^^)

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MessageSujet: Re: Faces | Sorry about your friend Ven 24 Avr 2015, 16:46

Bienvenue à toi! cheers

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MessageSujet: Re: Faces | Sorry about your friend Mer 29 Avr 2015, 20:07

Merci demoiselle Dahlia, il y aura des aventures pour sûr ! ^^

Genko : Quand tu veux, hombre. Hâte de voir ta famille !

Merci Castiel o/

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MessageSujet: Re: Faces | Sorry about your friend Mer 29 Avr 2015, 21:52

Une bonne fiche, tu connais déjà la maison.

La fiche est validée.

Tu peux désormais réserver ton avatar et lister tes capacités. Si tu as besoin de quoique ce soit, ou des questions à poser, n'hésite pas à passer par ici.

On te conseille ardemment de jeter un œil à ce topic, afin de voir qui est libre pour jouer, ou faire tes propres demandes. Des scenarii sont également proposés aux joueurs. Je te conseille de poster une fiche de liens pour t'intégrer au mieux ; les référencements de sujets, eux, sont par .

Il ne me reste plus qu'à te souhaiter officiellement la bienvenue et surtout, un excellent jeu. Smile

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MessageSujet: Re: Faces | Sorry about your friend Ven 01 Mai 2015, 20:50

Merci beaucoup ! o/ Je m'occupe des recensements nécessaires. ^^

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MessageSujet: Re: Faces | Sorry about your friend Ven 01 Mai 2015, 22:29

Bienvenue, belle demoiselle !

Ça fait bateau si je vous dis que vous me rappelez quelqu'un ? :akhad:

En tout cas, le récit de votre histoire était captivant et m'a rappelé quelques souvenirs... Razz

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MessageSujet: Re: Faces | Sorry about your friend Sam 02 Mai 2015, 19:41

Rien de plus bateau, en effet. :akhad:

Ah oui, je n'y avais pas pensé pour le Prof X, mais c'est vrai ^^ Merci !!

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