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To live’s a hell of a lottery || Zephyr & Roxas

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MessageSujet: To live’s a hell of a lottery || Zephyr & Roxas Dim 17 Mai 2015, 14:10




« To live’s a hell of a lottery »

Je devais avouer m’être plusieurs fois rendue à un hôpital, et ce pour divers raisons. Des plus macabres aux plus formelles. Mais je n’aurais jamais cru devoir le faire pour y ramener un animal de compagnie. Un chien, pour être plus précise, et celui de quelqu’un que je ne connaissais pas et ne voulais d’ailleurs pas spécialement connaître. Tout ce que je savais sur cette étrange affaire, c’était que Léon devait rendre ce chien à son propriétaire et le nom de l’animal : Quenouille. Je soupçonnais qu’il ne s’agisse pas du nom réel de cette boule de poils, mais d’une trouvaille de mon frère pour renommer ce nouveau compagnon. Ma foi, on pouvait au moins dire que c’était original, et que l’animal ne semblait pas s’en plaindre. Si ça faisait plaisir à Léon, j’étais prête à casser le nez de quiconque trouverait à y redire.

Sauf peut-être s’il s’agissait du propriétaire légitime de l’animal. Mais ça restait encore à voir, selon la tête de l’individu.

Aussi, lorsque mon frère me fit part de cette visite qu’il prévoyait de faire, je lui proposais de l’accompagner. Pas que le sort de cet animal m’intéresse vraiment, même s’il s’avérait assez sympathique. Mais je préférais ne pas laisser mon frère seul lorsque je le pouvais. Il était certes capable de se débrouiller seul, même lorsque je n’étais pas à ses côtés. Cependant, je commençais déjà à développer ce protectionnisme exagéré que je n’avais jusque-là réservé qu’à mes pères adoptifs. Mais j’avais prévu cette réaction l’instant même où j’avais découvert l’existence d’un frère et d’une mère, et ne pouvais que le constater à présent, plein d’agacement envers moi-même et cette attitude de mère poule. Je savais que m’attacher trop à quelqu’un offrait une arme de choix pour quiconque souhaitait m’atteindre, mais j’avais fini par accepter de prendre ce risque pour Léon. Après tout, nous nous complétions bien, et de nous deux, il était sans doute celui qui savait se défendre le mieux.

Nous n’avions pas pleinement compris cet étrange phénomène qui se produisait lorsque j’étais aux côtés de mon frère, effaçant complètement son autisme et son absence de douleur. Ellen pensait que je devais présenter une sorte de gène X passif, et uniquement lié à celui de mon jumeau. Mais finalement, le pourquoi du comment m’intéressait peu. Découvrir un frère fut certes complètement inattendu, mais je l’avais accepté avec une simplicité étonnante. Il y avait quelque chose entre nous qui comblait un vide jusque-là inconnu mais ressenti. Partager le même ventre maternel avait tissé un lien naturel, et nous retrouver avait donc été positif en ce sens, sans que je cherche à chercher plus loin.

Puis, avec le temps, j’avais appris à le connaître davantage, petit à petit, et l’affection était venue d’elle-même. Je me montrais telle que j’étais réellement avec lui, même bien plus qu’avec notre mère. Je n’avais d’ailleurs toujours pas pardonné à cette dernière les mensonges qu’elle nous avait finalement dévoilés en retrouvant Léon, tout en sachant que cela finirait inéluctablement par arriver. En attendant, la relation avec mon frère étant sans doute la plus naturelle et la plus sincère de toutes celles que j’avais développées en vingt-cinq ans d’existence, et cela me convenait curieusement bien.

Aussi, cette visite avec lui à l’hôpital était-elle aussi et avant tout une occasion de passer du temps avec lui. Ce qui s’avérait assez agréable en cette journée, puisque le beau temps était de la partie. Sobrement habillée et dissimulant mon regard derrière une immense paire de lunettes de soleil, j’observais le chien avancer devant nous avec plaisir. Lui aussi semblait apprécier la balade, même si à courir ainsi, il allait certainement se fatiguer avant que nous soyons arrivés à l’hôpital. Ce qu’il l’attendait là-bas n’était connu que de lui et de mon frère, mais c’était les affaires de ce derniers, et je ne tenais pas à m’y immiscer. Protectrice peut-être, mais pas fouineuse comme notre mère.

ʺQuenouille ne te manquera pas trop, lorsque tu l’auras rendu ?ʺ me contentai-je donc de demander à Léon en me tournant vers lui.
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MessageSujet: Re: To live’s a hell of a lottery || Zephyr & Roxas Ven 29 Mai 2015, 12:35


Que de changements, en si peu de temps ! Je découvre enfin les joies de saisir le monde sous de toutes nouvelles perceptives. D’abord, mon esprit est bien plus libre désormais. Je peux maintenant réfléchir bien plus vite que je ne l’ai jamais pu auparavant, et cela n’est pas sans me plaire. Un monde nouveau s’offre à moi, de nouvelles idées aussi. Et de nouvelles sensations. Car je ressens enfin ma propre douleur. Rien que ça, c’est une sacré délivrance. Plus besoin, ou presque, de faire souffrir les autres pour ma propre jouissance. Ou presque. Car si tout cela est possible dorénavant, c’est uniquement grâce à la présence d’une personne. Ma sœur jumelle. Et c’était à cela que je me suis le plus rapidement habitué. Sa présence à mes côtés. Tout s’est fait si naturellement que j’en suis encore surpris moi-même par fois. C’est étrange, cette entente parfaite entre nous, comme une sorte d’osmose, mais ça me plait. Et elle me plait, comme frangine. Elle a l’esprit plus affûté que je ne l’aurais jamais – ou que quiconque d’après moi –, et surtout, elle a suivi le même chemin que moi : la justice. Chacun de notre côté, nous avons emprunté cette voix tortueuse de rendre justice face aux ombres de ce monde. Imaginez seulement ce que nous pourrions faire maintenant que nous sommes tous les deux ? Mais je me perds dans cet esprit enfin libérez. Laissez-moi revenir au propos qui nous intéresse ici.

Lors d’une visite récente à l’hôpital, due à ma nouvelle condition, j’ai appris qu’un de mes anciens ami s’y trouvait aussi. « Il est dans un sale état », m’a-t-on dit. Qu’avait-il bien pu faire pour revenir faire un tour entre ces murs ? Je me le demande encore, mais le fait est que pour une fois, j’ai de bonnes intentions à son égard. Aussi bonnes que je le puisse, du moins. Après tout, il a respecté sa part du marché et n’a plus approché la Grande Prêtresse Rouge, depuis ma petite intervention. Il mérite bien une sorte de compensation, non ? J’avoue que je n’en suis pas très sûr, mais la bête semble vouloir le revoir, alors pourquoi pas ? Quand j’ai annoncé cette volonté à ma sœur de lui ramener son chien, elle m’a proposé de m’accompagner. Bien évidemment j’ai accepté. Rien ne m’aurait fait plus plaisir, en vérité. Et si je n’ai pas précisé son nom, ce n’est pas tant par secret que par oubli. Cela ne m’a simplement pas traversé l’esprit sur le moment.

Quoiqu’il en soit, la journée s’annonce chaude. Quelques nuages viennent nous donner un peu d’ombre de temps en temps mais c’est une belle journée, pour sûr ! Devant nous, Quenouille fait des vas-et-viens, tout heureux de découvrir tranquillement une nouvelle partie de la ville mais sans trop s’éloigner cependant, de peur de nous perdre. Dahlia, à ma droite, sourit derrière ses énormes lunettes de soleil et je lui réponds de la même expression. On n’a pas réellement besoin de parler pour communiquer. C’est peut-être encore une particularité de naissance, mais c’est assez confortable. Je n’ai jamais été un grand bavard, même si c’est plus simple avec elle. En effet, maintenant le bégaiement disparaît avec le reste. Je peux donc sans souci, répondre à cette question qu’elle se décide à prononcer, comme pour garder un peu de normalité dans ce lien qui nous unit. Je secoue d’abord la tête, avant de répondre en souriant.

« Nan, ce type-là à l’air de lui manquer. Puis parait qu’il est pas très beau à voir, Quenouille le jugera pas au moins. Et il est doué pour remonter le moral, crois-moi. »

Et j’en connaissais un rayon sur les êtres humains et leurs jugements hâtifs. Même simplement dans leur regard. Avec l’autisme et le retard mental dont je fais preuve en l’absence de Dahlia, j’y ai eu droit un paquet de fois. Après lui avoir retiré deux doigts pour le Prophète, et une promesse tenue, je peux bien faire quelque chose pour lui. Je lui couperai un autre de ces doigts s’il joue au con, voilà tout.

Après encore un petit quart d’heure de marche, donc, on finit par arriver devant l’entrée de l’hôpital. Je sors la laisse de mon hoodie et je l’accroche au collier de Quenouille, seul moyen de le faire entrer dans l’établissement sans réprimandes. Et ça a pas l’air de le gêner tant que ça, à le voir remuer la queue et me lécher le visage. Je lui lance un « Brave bête ! », puis je me relève pour rejoindre l’accueil et demander sa chambre. J’ai un peu de mal avec son nom alors Dahlia vient à ma rescousse comme toujours. Ce patronyme semble pas lui plaire mais Quenouille me laisse pas vraiment le temps de lui demander pourquoi. Il tire sur sa laisse comme un fou, dans la direction que nous a donné la standardiste. Je le suis donc à grande foulée et lui ouvre la porte avec éclats :

« Hum… TADAM, c’est nous ! »
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MessageSujet: Re: To live’s a hell of a lottery || Zephyr & Roxas Ven 05 Juin 2015, 19:09

Il s'était passé tant de choses, ces derniers mois – et souvent plus désastreuses les unes que les autres – que je n'étais même plus capable de les énumérer. Il m'arrivait malgré tout de penser parfois à Faust, qui avait été enlevé par le débile mental qui m'avait écorché puis amputé. Je m'étais résigné depuis longtemps à ne plus le revoir. Ce fou l'avait peut-être même cuit lors d'un barbecue, ou donné en offrande à son Dieu de pacotille... Si d'aventure, je venais à retrouver Faust, se souviendrait-il seulement de moi ? J'étais certes loin de me douter qu'il allait être ramené dans cet hôpital, le jour-même, sous les yeux probablement désapprobateurs du personnel hospitalier.
Ce jour-là, comme à l'accoutumée, je désespérai de me trouver dans cette chambre, subissant des soins lourds pour une blessure qui ne guérirait jamais vraiment. J'étais encore loin de m'être fait à l'idée de l'amputation, et malgré la colère ou le cynisme dont je faisais parfois preuve, je voyais d'habitude les visites comme des délivrances. Or, j'étais sur le point de connaître l'exception à la règle.
La porte s'ouvrit avec fracas, et fort heureusement, je n'étais pas venu dans cet hôpital pour des soucis cardiaques. J'entendis des aboiements excités de chien, l'exclamation d'un type ahuri... Je distinguai bien trois visiteurs, mais j'éprouvai quelque difficulté à assimiler ce qui était en train de se passer.
La stupéfaction et le bonheur que j'aurais dû éprouver à l'idée de retrouver Faust furent de loin occultés par la surprise que j'avais de découvrir Dahlia aux côtés de Zephyr... Et surtout, Zephyr lui-même. Je n'avais jamais pardonné à ce psychopathe ce qu'il m'avait fait, et si je n'avais pas cherché à me venger, c'était plus par frayeur qu'autre chose. Je fronçai les sourcils et me crispai, redoutant le pire, mais il aurait été difficile de prendre les jambes à mon cou, au vu de la raison de mon hospitalisation ici. J'avais rarement éprouvé un malaise aussi grand, à vrai dire. J'étais honteux que Dahlia me voit dans cet état, et surtout, je la soupçonnai désormais du pire, puisqu'elle semblait proche de ce grand malade. Quant à lui, Zephyr... Pourquoi était-il là ? Pour finir le travail ? Il me fallait appeler un membre du personnel, Davos ou n'importe qui, mais il était trop tard, me semblait-il.


Qu'est-ce que vous fichez là ? demandai-je à Zephyr, tâchant de rester neutre, malgré le nœud que j'avais dans le ventre, à la vue de ce tortionnaire.

Et toi ? Je suppose que tu t'es bien amusée à te foutre de moi ! ajoutai-je, à l'égard de Dahlia.

Il n'était pas prudent de l'accuser à tort et à travers, mais je ne croyais pas au hasard. Une fille trop stupide m'ennuyait, et quelques temps après, je lui découvrais un lien avec Zephyr... En l'occurrence, je faisais de la sur-interprétation, mais après tout, il était vrai qu'elle avait bel et bien joué la comédie, auprès de moi. J'étais tenté de leur demander de foutre le camp, mais je redoutai de les mettre en colère. J'étais aussi tenté de les implorer, puisque j'avais assez souffert, mais ils n'avaient après tout pas l'air agressif. Je finis donc par poser mon regard sur Faust, toujours blême et éprouvé, attendant qu'ils s'expliquent.

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MessageSujet: Re: To live’s a hell of a lottery || Zephyr & Roxas Jeu 09 Juil 2015, 13:13

Les chiens, ce n’était pas vraiment mon domaine. Je leur préférais les chats, plus indépendants et plus… félins. Ce qui ne m’empêchait pas d’apprécier l’énergie et la bonne humeur de Quenouille, même si pour le coup, je m’en remettais davantage aux connaissances de Léon. Je lui souris doucement lorsqu’il m’affirme que le propriétaire original de l’animal sera heureux de le retrouver. Surtout si ledit propriétaire se trouvait dans un sale état. Cela attisait quelque peu ma curiosité, mais je supposais que nous allions être rapidement fixés en arrivant à l’hôpital. Mais il n’empêchait que, mon frère semblait vraiment avoir apprécié la présence de Quenouille, et les deux formaient un bon duo, à tel point que je me demandais si ça ne ferait pas plaisir à Léon d’avoir son propre animal plutôt que de jouer le dog-sitter.

"D’accord." dis-je en hochant doucement de la tête. "Mais si tu veux, on pourra regarder pour adopter un chien rien que pour toi. Et tu es toujours le bienvenue si tu souhaites venir voir Virginia, à la maison."

Mon chat n’aimait guère les étrangers, mais, comme pour prouver l’intelligence qu’on attribuait à ces félins, elle avait tout de suite accepté Léon. Tandis que Bran ferait mieux de ne plus mettre les pieds chez moi, Virginia n’ayant pas oublié la dernière visite mouvementée de l’assistant social. Une nouvelle intrusion de sa part dans notre logement, et l’homme risquait tout simplement de se faire attaquer dès son entrée. Un de mes « ex » ayant fini à l’hôpital en urgence avec une jambe quasi déchiquetée et un visage ensanglanté, mieux valait ne pas trop chercher Virginia…

Quoiqu’il en soit, après une balade tranquille sous le soleil, nous arrivâmes à l’hôpital. Je laissai Léon s’occuper de mettre la laisse à Quenouille, avant d’entrer dans l’établissement. Une fois à l’accueil cependant, il semble peiner à trouver le nom exact de la personne hospitalisée. Un nom qui ne m’était pas totalement inconnu, loin de là… Fronçant les sourcils, je l’aidai à prononcer le nom de Rafael Baldwin, sans parvenir à cacher le peu d’enthousiasme que cela m’inspirait. La réceptionniste nous indiqua une direction, que Quenouille s’empressa de suivre en tirant mon frère derrière lui. Je les suivis, tout en réfléchissant face à cette nouvelle inattendue. La tournure des événements me forçait à prendre de nouvelles décisions, tout en créant de nouvelles interrogations. Ma couverture auprès de cet enquiquineur risquait d’être compromise, mais d’un autre côté, découvrir le lien qu’il pouvait bien entretenir avec mon frère valait le risque. Je me décidais donc à entrer avec Léon, préférant improviser selon la réaction de Baldwin.

De toute manière, il n’était clairement pas en position de supériorité, bien au contraire.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que suite à l’entrée fracassante de Léon suivit par la mienne, Baldwin n’était clairement pas heureux de nous voir. Il nous dévisagea tour à tour avec une expression à la fois surprise et terrifiée que même la présence de Quenouille ne parvenait pas à égayer au moins un peu. Soupirant, j’en profitais pour le dévisager derrière mes lunettes qui cachaient une absence totale d’émotions, chose que Baldwin n’avait pas eu l’honneur de voir lors de notre dernière rencontre. Il n’était pas en pleine forme, et encore, cela semblait être un euphémisme.

Cependant, sa réplique cinglante vint mettre un terme à mon observation, et je soupirai à nouveau tout en plaçant une main sur ma taille.

"Quelle agréable manière d’accueillir ceux qui vous ramènent votre chien." Enfin, c’était peu étonnant d’un autre côté, vu l’énergumène. J’enlevai mes lunettes pour me tourner vers Léon et lui demandai en retrouvant un léger sourire : "Est-ce que tu peux attendre dehors quelques instants, s’il te plaît ? J’aimerais discuter seule avec… cette vieille connaissance. Je t’appelle si j’ai un problème, d’accord ?"

Je posais une main rassurante sur l’épaule de mon frère, et le laissai sortir de la chambre. Une fois que nous fûmes seuls, je me retournai en direction de Baldwin, abordant cette fois-ci le plus beau de mes faux sourires innocents. J’approchais de son lit, et mon attention fut alors attirée par quelque chose. De manière candide, j’appuyais ma paume à l’endroit où aurait dû se trouver sa jambe droite. Rien. Fascinant, comme ce type résistait malgré les pires ennuis qu’il pouvait s’attirer. Pouvait-on simplement en venir à bout ? Qu’avait-il fait au karma pour avoir autant de poisse dans la vie ? Mais bref, là n’était pas la question, et j’avais plus urgent à penser. Je passai à côté du lit pour me diriger vers les cathéters, et repérai celui qui distribuait la morphine. Je le saisis, et me retournai pour faire face à Baldwin, souriante.

"Maintenant que nous sommes seuls, et avant de discuter de nos petites affaires, j’aimerais que tu m’expliques gentiment et poliment ce que tu fais ici, et comment tu connais ce garçon." Je coupai l’arrivée de l’antidouleur, tout en continuant à sourire. "Tout de suite."

Malgré les apparences, je n’étais clairement pas d’humeur à plaisanter. Quelle que soit la raison qui l’ait poussé à perdre sa jambe, je doutais qu’elle soit rassurante. Et je ne voulais pas que Léon soit mis en danger d’une quelconque manière que ce soit, surtout à cause d’individu comme Baldwin. Soit il me disait quel était son lien avec mon frère, soit il allait passer de douloureux, très douloureux moments. Et mon ton laissait bien entendre qu’il avait tout intérêt à ne pas essayer d’appeler à l’aide, cela n’arrangerait pas son cas du tout. Mieux valait qu'il coopère, pour terminer tout cela au plus vite.
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MessageSujet: Re: To live’s a hell of a lottery || Zephyr & Roxas Dim 23 Aoû 2015, 15:05


Bien que cela soit inattendu au possible, avoir une sœur jumelle procure à Leon un équilibre inespéré. Ils réussissent souvent se comprendre sans avoir besoin d’expliquer quoi que ce soit, quand bien même ils n’ont pas grandis ensemble. Et si le mystère qui entoure le lien unissant deux jumeaux reste entier, il n’en est pas moins bénéfique pour le jeune mutant. Lui qui n’a jamais réellement été douer pour exprimer une pensée complète et cohérente, se voit maintenant enfin compris. Par le monde, et davantage encore par sa sœur. Quel sentiment agréable que cela, quand toute sa vie, on n’a connu qu’incompréhension et peur. Aujourd’hui on saisissait ses besoins et ses envies. Comme, par exemple, la joie que lui procurerait l’adoption d’une boule de poils qu’il pourrait garder tout au long de sa vie, dût-elle être courte. Dahlia semble en tous cas l’avoir anticipé, puisqu’elle lui propose de regarder ça une fois leur tâche finie. Et ajoute même qu’il sera le bienvenu s’il souhaite venir voir Virginie. Cette intelligente petite chatte qui l’a tout de suite acceptée, quand elle feule après tous les étrangers. Un élément de plus à ajouter au mystère unissant les jumeaux de ce monde. Néanmoins, ce fait n’intéresse pas réellement Leon. Non, tout ce qui lui importe c’est d’avoir trouvé une autre boule de poils avec laquelle s’amuser sans jugement. Car les animaux n’étiquettent pas. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles il a longtemps préféré leur présence à celles des humains. Jusqu’à, du moins, qu’il ne fasse la connaissance de sa chère sœur. Désormais, il est heureux de découvrir de nouveau horizons, sans toutefois abandonner son amour pour ces braves bêtes. C’est donc tout content qu’il enregistre ses propositions, hochant de la tête pour lui signifier ardemment son approbation.

Pas étonnant donc, qu’il ne débarque dans la chambre de son cher ami avec enthousiasme. Il partage d’ailleurs celui du Chow-Chow, ravi de retrouver son ancien maitre. Ce qui n’est pas le cas de celui-ci. Il n’a pas du tout l’air heureux de les revoir. Du moins pas Leon, ce qui le surprend grandement. Car si l’autisme a tendance à disparaitre en compagnie de sa sœur, il n’en reste pas moins un sociopathe. Certaines règles de bases lui sont donc encore étrangères. Ainsi, il ne comprend pas pourquoi cet homme n’est pas plus content de la voir puisqu’il lui ramène son chien ; éludant complètement la partie Je t’écorche puis te coupe deux doigts, entre autres chose de l’équation comme pouvant causer une réaction de rejet. Le sourcil haussé, il se contente donc de répondre comme si Rafael se fichait de lui : « C’est évident, on vient te ramener Quenouille, pardi ! » alors que Persona lui répond à la même seconde. La simultanéité n’est cependant qu’éphémère, puisqu’il n’a rien de plus à ajouter. Contrairement à Dahlia qui semble connaitre son homme. Ce dernier lui demande même si elle s’est amusée à se foutre de lui. Leon regarde donc sa jumelle en cherchant à comprendre ce qui se passe, mais la seule chose qu’il réussit à saisir c’est que les choses viennent de devenir sérieuses. Car s’il ne la connait pas depuis extrêmement longtemps, il en sait assez pour avoir intégré que la voir retirer ses lunettes n’est pas bon signe. Non pas pour lui, mais pour les autres.

Se retournant vers son frère, elle finit par lui demander, en souriant gentiment, s’il veut bien attendre dehors. Les mots ne sont là que pour la forme, cette fois encore car il a anticipé sa demande. Même sans réellement comprendre pourquoi elle veut discuter avec lui, son instinct lui dit d’hocher de la tête et de sortir. Savoir qu’elle l’appellera en cas de problème finit de le rassurer, et il finit par quitter la chambre, guidé par la main assurée de Persona. Une fois la porte refermé sur lui, il se met à cependant à faire les cents pas derrière la porte. Car quand bien même certains éléments lui échappent encore, il a suffisamment pour habitude de s’en référer à ses tripes pour savoir. Quelque chose ne fonctionne pas entre Dahlia et Rafael.

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MessageSujet: Re: To live’s a hell of a lottery || Zephyr & Roxas Mer 09 Sep 2015, 18:26

Je n'avais rien contre les chats, mais à une époque où il fallait lutter pour tout, et où rien n'était jamais acquis, avec les individus, j'avais préféré un animal plus « simple » et plus loyal. Faust se rappelait de moi, après tout ce temps. C'était le signe qu'il était particulièrement dévoué. Enfin, j'étais contre la propagation de ces conflits et débats « chien ou chat ». De toute façon, les gens avaient des animaux de compagnie de plus en plus... originaux. Des insectes, des reptiles... Pourquoi pas une chèvre, à la voix douce et mélodieuse ? J'avais de toute façon d'autres chats à fouetter, pour le moment, (qu'on me passe l'expression).
Je me trouvai en présence de deux personnes qui me voulaient assurément du mal. Zephyr m'avait torturé, et Persona s'était selon toute vraisemblance moquée de moi. Il était simplement odieux de se retrouver dans une telle position d'infériorité, en face d'eux. Je me crispai, tandis qu'ils affirmaient qu'ils étaient simplement venus me rendre Faust. Il paraissait si extraordinaire que je parusse surpris de les voir, ensemble de surcroît ? Me méfier n'était-il pas dans mon droit ? Quoiqu'il en soit, je préférai rester silencieux, afin de ne pas aggraver mon cas. J'observai particulièrement Persona qui semblait radicalement différente de la fille que j'avais rencontrée, à la bibliothèque. Elle demanda à Zephyr de nous laisser seuls... Bon.
La jeune femme vint vers moi, en affichant de nouveau un sourire innocent. Je la suivis des yeux, le cœur lourd, songeant que jusqu'à présent, elle ne m'avait pas fait du bien dès qu'elle s'était approchée. J'espérai sincèrement qu'elle ne fouinerait pas dans le peu d'affaires personnelles qu'il y avait ici, ne serait-ce que le téléphone. Je n'avais pas vraiment envie de lui expliquer que j'étais plus que proche, avec un individu du même genre que moi. Une autre forme d'inquiétude, plus poignante encore, me saisit lorsque je la vis s'intéresser à ce qui distribuait la morphine. Comme j'aurais dû m'y attendre, elle débuta un chantage :

« Maintenant que nous sommes seuls, et avant de discuter de nos petites affaires, j’aimerais que tu m’expliques gentiment et poliment ce que tu fais ici, et comment tu connais ce garçon. Tout de suite. » dit-elle, tout en mettant fin à l'entrée de morphine
.

Et si tu me disais qui tu es vraiment ?! rétorquai-je, les dents serrées.

J'avais encore suffisamment de morphine dans le sang pour ne pas encore ressentir les effets de sa manœuvre, mais cela n'allait sans doute pas tarder. Maudite soit-elle. Allez savoir jusqu'où elle était prête à aller ! Son air suffisant et sa curiosité déplacée, (sans compter sa violence) me faisaient horreur, mais il valait mieux obtempérer. Cela m'indignait, sincèrement. Je me voyais malheureusement mal compter sur Faust, pour me défendre. Et quelque chose me disait que je n'avais pas intérêt à appeler de l'aide. Bref, j'hésitai grandement, changeant sans cesse d'avis. Persona ne devait certes pas être d'une patience immense.


Je viens ici pour me reposer et bronzer, c'est évident non ? dis-je, avec arrogance. Et j'attire les sociopathes et les attardés mentaux, c'est bien connu et j'y peux rien, ajoutai-je.

Il avait été plus fort que moi de ne pas écouter la voix de la raison. Elle voyait que j'avais une jambe amputée. A quoi lui serviraient les détails ? Ce n'était pas top secret, mais je n'avais pas envie de coopérer avec elle, du tout. Et elle me questionnait comme si c'était moi qui avais torturais Zephyr, et non l'inverse. Le monde ne tournait pas rond ! C'était à devenir fou. J'avais perdu patience, voilà.

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MessageSujet: Re: To live’s a hell of a lottery || Zephyr & Roxas Mar 06 Oct 2015, 16:34

Je suivis du regard mon frère jusqu’à la porte, esquissant malgré moi un léger sourire à le voir me comprendre aussi bien. De nombreuses études avaient depuis longtemps prouvé que les liens reliant les jumeaux étaient particuliers, et avaient des effets souvent inexplicables. Enfin, en ce qui nous concernait, il n’y avait rien à expliquer. C’était ainsi, tout simplement. Il me fallait un peu de temps pour m’y habituer, mais cela viendrait rapidement. C’était un lien et une affection naturels, et les choses venaient donc d’elles-mêmes. Cependant, ce sentiment cessa au moment même où Léon disparut de la pièce, me laissant seule avec Baldwin. Il était donc temps que je m’occupe de cet énergumène, et le départ de mon frère n’était pas forcément en faveur du maître de Quenouille. C’était même plutôt l’inverse.

Et il ne semblait clairement pas rassuré de me voir s’approcher de son lit. Qu’est-ce qui avait pu se passer avec mon frère pour qu’il réagisse ainsi ? Je comptais bien le découvrir. Souriant innocemment, je lui demandais des explications tout en coupant l’arrivée de morphine. Vu l’état dans lequel il était, cela finirait gentiment pas ne plus être très agréable. Je gardais encore un semblant de calme, bien qu’avec cet individu en particulier, je savais que cela pouvait ne pas durer très longtemps. Rien que ses airs de martyr m’agaçaient déjà prodigieusement. Il ne se fit cependant pas prier pour fanfaronner, profitant des dernières gouttes d’antidouleur injectées dans son corps. Il pouvait bien me demander qui j’étais, lui était tout aussi intriguant.

"Toi d’abord." rétorquai-je donc au tac-au-tac avec un ton si exagérément enfantin et joueur que c’en était inquiétant, toujours accompagné de mon sourire parfait. Je gardais cette expression alors qu’il était occupé à réfléchir et hésiter sur la suite de sa réponse. Même si l’impatience me gagna rapidement, je fis un effort pour atteindre, espérant que cet homme sache montrer une once d’intelligence. En vain.

Je poussai un petit soupir, et haussai les épaules sans me départir de mon sourire, bien que ce dernier se soit légèrement atténué suite à sa réponse et à ses insultes à peine voilées. Non que cela me touche, mais cela ne faisait qu’accroître mon impatience et mon envie de lui planter un objet pointu dans l’un de ses globes oculaires. Mais j’allais devoir prendre sur moi encore un peu, avant d’en arriver là. Je n’aimais jamais vraiment me salir les mains, surtout pas avec ce genre de personnes, autant l’éviter autant que faire se peut.

Je m’approchai alors encore un peu plus de lui, et plantai mon regard dans le sien. Puis, après un petit rire, je fis un léger bond pour m’asseoir ensuite de tout mon poids sur sa poitrine, saisissant fermement et sans délicatesse sa chemise d’hôpital d’une main et plaquant l’autre sur sa bouche pour étouffer les cris de douleurs qu’il ne manquerait pas de pousser.

"Psychopathe." Expliquai-je simplement en approchant mon visage du sien, une expression soudainement plus grave et sérieuse. Un aperçu du vrai moi, puisqu’il tenait à le découvrir. "Et le seul attardé mental dans le coin risque bien d’être toi, si tu t’obstines à ne me pas me répondre alors que tu n’es clairement pas en position de négocier ou de faire le malin."

Même si je ne pesais pas bien lourd, quarante-cinq kilos sur un corps meurtri et sans morphine ferait largement l’affaire. Tout en continuant à le maintenir avec force, je m’éloignais de son visage et affichai à nouveau un visage souriant.

"Je le répète encore une fois. Une dernière fois. Compris, Raphael Baldwin ? Ecoute-bien : quels sont tes liens avec ce garçon ? Et comment t’es-tu débrouillé pour finir dans cet état ?" Je lui laissais quelques longues secondes pour que son esprit perturbé par la douleur puisse assimiler mes questions. Et pour finir, je choisis de me montrer encore plus clair, on ne savait jamais : "Et si tu persistes à te montrer aussi stupidement borné et demeuré, peut-être serais-je également obligée de m’en prendre à l’un de tes proches. Crois-moi, j’en suis capable, même tous les deux ne souhaitions sûrement pas que j’en arrive jusque-là… Alors, réfléchis bien avant de me répondre, cette fois-ci."

Comme pour appuyer mes dires, mon regard se porta quelques instants sur ses affaires personnelles, avant de revenir à lui. Il avait certainement un portable, si ce n’était un carnet d’adresse ou un ordinateur. Et même sans cela, rien qu’avec son nom, je serais capable de trouver les informations que je souhaitais. Mieux valait donc pour lui qu’il parle. Le seul que je refusais de toucher, cependant, c’était Quenouille, qui ne réagissait pas à l’attaque de son maître. Non, lui, je l’estimais plus que l’humain sur lequel je me tenais.
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MessageSujet: Re: To live’s a hell of a lottery || Zephyr & Roxas Mer 21 Oct 2015, 23:57

Je me retrouvai seul avec cette personne dont j'étais, pour des raisons obscures, le souffre-douleur. C'était peu de le dire : j'ignorai encore, à cette époque, que ma route croiserait de nombreuses fois celle de Persona, laquelle manquerait rarement une occasion de se moquer de moi. Si encore, elle s'arrêtait aux moqueries... Elle était, ce jour-là, clairement menaçante. Cette folle furieuse avait coupé court à la transmission de morphine, et même si l'effet n'avait pas été immédiat, je commençai à sentir le manque de cette drogue. Perdre une jambe provoquait une douleur que je peinerais à décrire, mais c'était inférieur à l'opération en elle-même, ainsi qu'à la période post-opératoire. Il était loin d'être agréable de sentir le pic de douleur refaire lentement, mais sûrement surface. Il y avait de quoi paniquer intérieurement, surtout lorsqu'on était si démuni, face à cette furie. Elle avait le sourire et l'absence de cœur d'un enfant, tandis qu'elle insistait pour que je me présente en premier.

Tu sais déjà tout ce qu'il y a à savoir sur moi, rétorquai-je, sans doute peu convaincant.

Mais je n'insistai pas, en reposant la question. Nous étions deux têtes de pioche et toute tentative de communication et de progrès, aurait été vaine. Il était probablement suicidaire de ma part, d'insulter quelqu'un qui était en position de force, et avait sans doute des tendances psychopathiques, mais que voulez-vous ? On ne se refait pas.
Je ne tardai pas à payer le prix de mon insolence, puisqu'elle bondit sur moi. Alors que je me demandais ce qu'attendait le personnel hospitalier pour se manifester, et accessoirement, pendant que je ressentais un nouveau pic de douleur, la jeune femme prenait ses aises sur moi, malgré mes blessures. Une de ses mains me tenait fermement par un pan du vêtement, tandis que l'autre m'empêchait de pouvoir trop exprimer la douleur que j'éprouvai. L'insulte n'avait pas été à son goût. D'ailleurs, elle me corrigea en se qualifiant elle-même de psychopathe. Mais où est-ce que j'étais encore tombé ? La menace suivante coupa court à toute envie de continuer à faire le mariole, certes. Je l'observai avec un mélange de colère et d'angoisse. De toute façon, la torture qu'elle m'infligeait ne m'aidait pas exactement à chercher quelque répartie ou trait d'esprit.
Il allait de soi que je ne pouvais pas compter sur Faust, pour me secourir. L'animal était simplement recroquevillé sous un meuble, incapable de prendre parti. Je ne pouvais pas lui en vouloir.

« Je le répète encore une fois. Une dernière fois. Compris, Raphael Baldwin ? Ecoute-bien : quels sont tes liens avec ce garçon ? Et comment t’es-tu débrouillé pour finir dans cet état ? Et si tu persistes à te montrer aussi stupidement borné et demeuré, peut-être serais-je également obligée de m’en prendre à l’un de tes proches. Crois-moi, j’en suis capable, même tous les deux ne souhaitions sûrement pas que j’en arrive jusque-là… Alors, réfléchis bien avant de me répondre, cette fois-ci. » enchaîna-t-elle.

Mais pourquoi diable voulait-elle à ce point savoir ce qui m'était arrivé ? Il était concevable qu'elle veuille en apprendre plus sur ma « relation » avec son ami, mais le reste ne la regardait vraiment pas. Hélas, je n'avais pas intérêt à ne pas assouvir sa curiosité. Mon regard lança davantage des éclairs lorsqu'elle évoqua la possibilité de s'en prendre à mes proches. Il y en avait si peu qu'elle se tournerait sans doute vers Davos. Cette seule pensée me mettait hors de moi, et je la regardai avec fureur. Je me doutai bien qu'elle était capable de faire des recherches sur moi, puis de mettre ses menaces à exécution. S'il ne s'était agi que de moi, j'aurais certainement continué à la provoquer, mais la pensée de Davos m'incita à signer ma reddition. Je pris donc la parole, passant difficilement outre la douleur éprouvée.


C'est seulement la deuxième fois que je croise cet homme, je le jure. Tout ce que je sais, c'est qu'il travaille pour Stannis Lannister. Il... Il m'a torturé et il a enlevé mon chien la dernière fois que je l'ai vu, afin de s'assurer que je n'approcherais plus la femme de Lannister. C'était il y a des mois et des mois !

Je rechignai à donner des détails, mais là était l'essentiel. J'avais sans doute agité machinalement la main que Zephyr avait tendrement mutilée. J'étais blême, tant à cause de l'absence de morphine, que de l'évocation de ces souvenirs douloureux. Zephyr m'avait délesté de deux doigts, mais Arlathan avait fait bien pire. Je me trouvai pitoyable, en vérité.

Je me suis mis à dos un autre groupuscule de mutants, en les abandonnant, dis-je, malgré le danger d'évoquer les ombres. Je n'osai plus regarder Persona en face. Le châtiment qu'ils m'ont réservé paraît évident, non ?

J'étais encore plus évasif, priant pour qu'elle ne posât pas des questions qui m'obligeraient à parler de Clov, ou de la maison de Davos.

Je t'en prie, descends de là, conclus-je.

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MessageSujet: Re: To live’s a hell of a lottery || Zephyr & Roxas Ven 06 Nov 2015, 20:39

Aux grands idiots, les grands moyens. Si Baldwin s’obstinais à se montrer si stupidement peu coopératif, il aurait à en subir les conséquences. Mais si les menaces et la logique suffisait à stopper la bêtise, le monde n’en serait pas là aujourd’hui, c’est certain. Mais, même une fois sa précieuse morphine coupée, il continuait à se montrer horripilant et buté. Quand comprendrait-il que ce n’était pas dans son intérêt d’éluder mes questions ou de penser qu’il pourrait obtenir quoi que ce soit de moi ?

"Ce n’est apparemment pas assez." répondis-je en continuant de sourire niaisement. Je savais qu’il était aussi malchanceux que détestable, et ce qu’il avait tenté de faire à Floria. Mais visiblement, il avait également d’autres ennemis, ce qui finalement semblait parfaitement logique. Ce type était un aimant à problèmes. Et ce qui m’intéressait tout particulièrement à cet instant, c’était les liens qu’il avait avec mon frère. Néanmoins, pour lui laisser un os à ronger, je finis par ajouter, en haussant négligemment des épaules : "Et me concernant, tout ce que tu as à savoir, ce que je ne suis pas à prendre à la légère."

De toute manière, et puisqu’il continuait à se montrer si désagréable, j’avais décidé qu’il était temps de lui prouver cela. Maintenant que l’antidouleur ne faisait peu à peu plus effet, je pouvais me permettre de me rapprocher… davantage. Prenant place sur lui après un petit saut, je devins néanmoins subitement sérieuse, et le menaçai directement cette fois-ci, étant donné que cela semblait nécessaire. De même, je dus lui expliquer distinctement ce que lui et ses proches encouraient, s’il continuait à me sortir des âneries plutôt que me répondre. Malgré la douleur, je vis bien que cette hypothèse ne lui plaisait guère. Ainsi donc, il y avait des gens auxquels il tenait, c’était presque surprenant.

Il se décida donc enfin à parler, et je dégageais légèrement ma main pour que je puisse bien le comprendre, attentive à chacun de ses mots. Apprendre que Léon avait torturé ce pathétique individu m’aurait bien arraché un sourire, si le rappel de l’emprise de Lannister sur mon frère n’avait pas déjà légèrement assombri mon regard. Celui-là… Mais chaque chose en son temps.

"Tu n’es vraiment guère galant envers les femmes, et tu récoltes ce que tu sèmes…" commentai-je simplement avec un léger mépris, sans relâcher ma prise.

Car, il avait encore à répondre à ma seconde interrogation, à présent. Il me répondit en détournant le regard, et face à ses paroles vagues, je fronçais légèrement les sourcils. Je tirai à nouveau sur son vêtement pour le forcer à me regarder.

"Qui, exactement ? Je veux des noms."

Mon ton était intransigeant, et mon regard dur et sérieux. Pour subir une telle punition, il avait effectivement dû froisser un groupuscule dangereux. Cela ne manquait pas, actuellement, mais cela rendait toute information à leur sujet d’autant plus importante. Sa plainte me ramena cependant à des considérations plus actuelles, et je le toisais quelques secondes, avant de le relâcher légèrement en signe d’encouragement. Ses tourments s’arrêteraient une fois qu’il m’aurait dit tout ce que je voulais, c’était aussi simple que ça, et même lui devait être en mesure de le comprendre. Mais, puisqu’il semblait être particulièrement lent à la détente, et car il ne semblait pas constituer une menace directe pour mon frère, je finis par ajouter, après un soupir :

"Si tu coopères, je promets de te laisser tranquille, et de ne pas dévoiler ton nom à qui que ce soit. De même pour tes proches." Je le fixais quelques instants, comme si je m’adressais à un complet demeuré à qui il fallait tout expliquer. "Par contre, cela implique aussi en retour que tu ne diras rien sur moi, sur l’homme qui m’accompagnait, et sur tout ce qui s’est passé aujourd’hui. Autrement, tu sais quelles seront les conséquences… C’est bien clair, Baldwin ?"

Aussi traitresse que je puisse être, quand je donnais ma parole, je la tenais. Généralement. Mais dans le cas présent, je n’avais aucun intérêt à le balancer ou à torturer ses proches. Et contrairement à ce qu’on pouvait croire, je ne poussais pas la cruauté et l’amusement jusque-là. Même si devais avouer avoir rarement connu un individu qui m’agace autant.
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MessageSujet: Re: To live’s a hell of a lottery || Zephyr & Roxas Mar 10 Nov 2015, 01:51

Le sourire de cette femme était infâme. Peut-être était-elle l'incarnation de la fatalité, présente pour me rappeler constamment mes crimes, et tourmenter ma vie, même lorsque j'essayais d'aller de l'avant. Et c'était particulièrement difficile aujourd'hui. Avoir perdu une jambe n'était-il pas un malheur assez grand ? Je posai des questions, mais elle fut évidemment avare en réponses. Je commençai à la regarder avec un peu d'angoisse.

Qu'est-ce que tu as contre moi ? demandai-je finalement.

Certes, j'avais été brutal avec elle, mais c'était tout. Était-ce une raison suffisante pour s'acharner sur un étranger parmi d'autre, croisé dans un lieu public ? Outre ces interrogations, je m'inquiétai réellement pour mes proches, même s'il était vrai que je n'en avais pas beaucoup. Quant à la douleur, elle était persistante, et je désespérai de voir cela s'arrêter.
Je lui révélai finalement ce qu'il s'était passé entre Zephyr et moi, et – bien entendu – elle jugea que je n'avais eu que ce que je méritais. J'avais très envie de l'insulter, cette féministe de mes deux, mais je n'étais pas vraiment en position de force. Concernant les Ombres, je préférai rester évasif, mais elle ne comptait pas m'en laisser l'opportunité. Elle me brutalisa de nouveau, en exigeant des noms. Bon, apparemment, j'étais contraint de faire la balance. Tant pis.
Avant de dire quoique ce soit, je l'avais cependant implorée de me laisser un peu plus respirer. Elle ne consentit pas à descendre du lit, mais au moins relâcha-t-elle un peu la pression.

« Si tu coopères, je promets de te laisser tranquille, et de ne pas dévoiler ton nom à qui que ce soit. De même pour tes proches. Par contre, cela implique aussi en retour que tu ne diras rien sur moi, sur l’homme qui m’accompagnait, et sur tout ce qui s’est passé aujourd’hui. Autrement, tu sais quelles seront les conséquences… C’est bien clair, Baldwin ? » ajouta-t-elle.

La question était : pouvait-on se fier à la parole de cette femme qui m'avait trompé, plus d'une fois ? Elle craignait donc quelqu'un, ne serait-ce que la police, pour négocier mon silence ? Il était tentant d'aller contre sa volonté, malgré tout. Elle me rappela la nature des menaces, comme si elle lisait dans mes pensées. Je hochai vaguement la tête.


C'est... un mutant appelé Arlathan qui s'en est pris à ma jambe, répondis-je doucement. Il n'a pas supporté que j'abandonne le manoir où il vivait, ou autrement dit les Ombres. C'est un groupuscule de mutants qui considèrent les hommes comme des moins que rien, dis-je. Je ne dirai rien, ajoutai-je, comme si j'avais été trop courtois jusqu'à présent. Je ne dirai rien sur le demeuré et la folle, doublée d'une garce, qui se sont introduits dans ma chambre !

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MessageSujet: Re: To live’s a hell of a lottery || Zephyr & Roxas Mer 06 Jan 2016, 20:39

On pouvait croire que je le poursuivais, mais ce serait penser que je n’avais que ça à faire. Peut-être que c’était lui qui aimait se jeter dans mes pattes, allez savoir. Ce qui était évident, c’était qu’il n’était de toute évidence pas ravi de me retrouver. Et la réciproque pouvait se deviner. Quoiqu’il en soit, puisque nous étions là, autant mettre certaines choses au clair. Et en laisser d’autres dans l’ombre. Son interrogation me fit sourire de plus belle, et je m’en contentai comme réponse pour quelques instants, avant de finalement lui rétorquer :

"Il y a bien des choses pour lesquelles tu n’as pas à être fier, je te laisse les trouver par toi-même. Tu es un grand garçon, Rafael, tu devrais en être capable, non ? "

Même si mon ton laissait entendre que j’en doutais légèrement. Après tout, je n’avais aucune envie de lui être charitable au point de lui montrer tous les défauts qu’il avait et les torts qu’il m’avait causés, indirectement ou directement. Il avait blessé Floria, s’était mal comporté avec moi et continuait à se montrer détestablement insupportable. Que les hommes comme lui, ceux qui rassemblaient les pires défauts de leur sexe, m’était insupportables de par leur simple présence. Que sa proportion à foncer dans le mur et sa faiblesse générale me hérissaient le poil. En un mot, j’aurais pu lui dire que je l’aimais pas, mais même ça, je n’avais pas envie de le lui expliquer.

Quoique, puisqu’il semblait connaître mon frère et s’attirer les ennuis, tout en refusant de prime abord de me répondre ; cela me donnait une nouvelle raison de le martyriser un peu plus jusqu’à ce que j’obtienne les informations que je voulais. Son entêtement stupide ne servit qu’à aggraver inutilement ses souffrances, et j’en étais encore davantage agacée. Mais puisqu’il fallait employer les grands moyens avec lui, et me montrer sérieuse, très bien.

Heureusement –pour lui- son lien avec Léon ne semblait pas mettre ce dernier en danger. Mieux encore, mon frère lui avait aussi réglé son compte à sa manière, ce que ne je pouvais qu’approuver finalement. Ce pauvre Rafael ne devait clairement pas nous apprécier. Mais tant pis pour lui, il n’avait qu’à faire de meilleurs choix, en particulier concernant ses ennemis.

En revanche, concernant le responsable qui l’avait amené à l’hôpital, il se montrait frileux. Une fois les bons leviers actionnés, et la promesse de ne rien dire s’il en faisait autant, il en vint enfin au but. Fronçant légèrement les sourcils, je réfléchis silencieusement aux informations qu’il me donnait. Arlathan, l’homme contre lequel Tutor m’avait mise en garde. Et les Ombres, un mystérieux groupuscule dont l’influence n’était cependant plus à prouver. C’était aussi grave que semblait le croire Rafael, d’où sa réaction prudente.

Enfin, comme promis, si une punition devait lui tomber dessus à cause de cela, ce ne serait pas de ma faute. Le connaissant, cela finirait de toute façon par lui arriver, alors pas besoin de lever le petit doigt pour ça.

Sa dernière remarque me prouva cependant qu’il restait toujours aussi stupidement agaçant et exaspérant. Comme pour me prouver qu’il ne fallait pas non plus que je le prenne en pitié ou plaigne sa situation, quand même, il ne fallait pas exagérer. Je poussai un nouveau soupir.

"Très bien, nous sommes d’accord alors." D’un mouvement rapide du bassin, je fis un léger saut pour atterrir de tout mon poids sur lui une nouvelle fois, avant de finalement me dégager pour le laisser savourer cette nouvelle douleur. De mon côté, je continuais à réfléchir, songeuse, avant de finalement me tourner vers lui pour lui offrir un regard hautain et froid.

"Puisqu’il faut visiblement tout te dire, Rafael, laisse-moi te donner un unique conseil : choisi tes alliés et tes ennemis plus prudemment. Pour ta sécurité, comme pour celle de ceux que tu aimes." Je remis une mèche en place, et ajustais légèrement mes vêtements, avant d’ajouter : "Je ne suis pas celle que tu dois le plus craindre, contrairement à ce que tu peux croire. Aussi, à l’avenir, si j’ai besoin de toi, je te conseille vivement d’accepter sans que l’on soit obligé de repasser par la case violence et menace. Tu conviendras que c’est plus simple pour nous deux, non ?"

De toute façon, il n’avait plus vraiment son mot à dire.
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MessageSujet: Re: To live’s a hell of a lottery || Zephyr & Roxas Mer 03 Fév 2016, 12:11

Il fallait croire que perdre une jambe, pour les fautes que l'on avait commises, n'était pas suffisant. Il avait fallu que, de surcroît, une harpie vienne jusqu'au lit d'hôpital, pour m'extorquer des informations, et me menacer. Cela dit, elle n'avait pas tort quand elle affirmait que je ne pouvais guère être fier de la plupart des choses que j'avais accomplies, jusqu'ici. Je baissai les yeux un instant, sans un mot.
J'avais fini par lui dire tout ce qu'elle voulait savoir, sur Arlathan, cependant, j'étais encore assez imprudent, à cette époque, pour l'insulter, en plus de cela. L'auto-destruction était un mal dont on guérissait difficilement. D'ailleurs, j'allais difficilement me remettre de l'opération, également, dans la mesure où la sœur de Zephyr me malmena une dernière fois, avant de daigner quitter le lit. Je ne lui fis pas le plaisir de gémir, mais je serrai les dents, le regard probablement un peu humide. Du sang se dégageait un peu du bandage qui protégeait le moignon. Je ne serais pas surpris que cette sorcière ait fait sauter un point de suture ou deux.

« Puisqu’il faut visiblement tout te dire, Rafael, laisse-moi te donner un unique conseil : choisi tes alliés et tes ennemis plus prudemment. Pour ta sécurité, comme pour celle de ceux que tu aimes. Je ne suis pas celle que tu dois le plus craindre, contrairement à ce que tu peux croire. Aussi, à l’avenir, si j’ai besoin de toi, je te conseille vivement d’accepter sans que l’on soit obligé de repasser par la case violence et menace. Tu conviendras que c’est plus simple pour nous deux, non ? »

Il était difficile de l'écouter, au vu de la douleur qui m’accaparait, surtout qu'elle avait empêché les calmants de me parvenir. Il était révoltant de l'entendre me donner des conseils, mais je n'étais plus qu'en position de l'écouter, désormais. Voilà qu'elle voulait presque se donner le beau rôle, mais c'était uniquement pour me convaincre d'accepter de l'aider, à l'avenir. Comme si j'avais besoin d'un nouveau « maître ». Je lui lançai un regard noir. J'avais simplement envie de l'envoyer au diable, et d'appeler de l'aide, mais aucune de ces possibilités n'était envisageable.


Très bien, répondis-je donc simplement, en hochant la tête, épuisé.

J'étais prêt à tout lui céder, en cet instant précis, mais après tout, elle était la première à savoir, que je n'étais pas un homme de parole, enfin, avec ceux que j'avais toutes les raisons de haïr, du moins.

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