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Est-on vraiment aussi bien chez soi ?

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MessageSujet: Est-on vraiment aussi bien chez soi ? Mar 26 Mai 2015, 00:50

Ellie s'éloigna de la fenêtre en soupirant, quittant ainsi la vue de Central Park. A cette saison, le Soleil était toujours d'un bel effet sur le parc en fin de journée. Mais ce n'était plus pareil maintenant, elle le sentait au plus profond d'elle-même. Malgré les vagues échos positifs qu'elle avait pu entendre, Zelena avait pu constater ces dernières semaines que tout était loin de bien aller... et que ce n'était pas prêt de s'arranger. Elle secoua légèrement la tête, en entrant dans la salle réservée aux dinosaures. Et pourquoi son mentor restait-elle aussi passive, bloquée dans son rôle d'Observatrice ? Ce n'est pas ainsi que le monde pourrait évoluer. Les rares fois où Eclipse avait pris part à des combats durant la Guerre, elle avait fait la différence. Son initiative de créer une section à part dans la Résistance avait d'ailleurs contribué à l'effort de guerre. Mais c'était tout. A se demander si Axel était vraiment le seul fautif...

Zelena s'installa sur un banc et contempla le squelette d'un tyrannosaure. Les grands lézards avaient-ils connu autant d'ennuis que la race humaine à leur époque ? Elle en doutait un peu.Manger, dormir, se reproduire... tout cela n'avait rien de bien sorcier. A part survivre aux prédateurs, peut-être. Aujourd'hui, politique, religion, race, philosophie, tout venait compliquait l'existence des êtres vivants sur le planète.

Elisabeth repensa aux derniers articles qu'elle avait lu... Tellement de versions qu'on ne savait plus quoi croire, mais ça cela n'avait pas changé. Déjà du temps de la Guerre avec la propagande des Invisibles... D'ailleurs, l'histoire qu'un ennemi des X-Men avait pris insidieusement la tête du groupe avant de tout faire sauter faisait penser aux méthodes de l'ennemi. Tous n'avaient pas été capturés ou tués. Dryer lui-même était toujours introuvable... Elle chassa ses pensées néfastes. Il ne valait mieux pas penser au pire. L'Empereur avait fait assez de dégâts durant les longues années que durèrent la Guerre, pas besoin d'une seconde édition.

Maintenant, les camps s'étaient de nouveau multipliés et elle ne savait à qui offrir son aide. Les X-Men étaient bien sûr en tête de liste, cela allait de soi. Mais après les attentats, comment savoir qui étaient encore les membres fiables ?

Dans un nuage de fumée verte, elle disparut pour se matérialiser à l'autre bout de la pièce. Pensive, elle continua d'observer les restes de ces gigantesques créatures.

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MessageSujet: Re: Est-on vraiment aussi bien chez soi ? Lun 01 Juin 2015, 19:08


Pour un psy, on pouvait parfois se demander si certains de mes hobbies étaient somme toute dignes d'une personne normalement équilibrée... Je n'étais pas un hyper fan des musées ; je pouvais m'y intéresser pendant deux heures, mais ensuite, mon attention se décrochait irrémédiablement. Oui, deux heures, c'était bel et bien ma limite. J'en avais fait plusieurs fois, des musées, avec ma fille, quand ma femme était trop occupée de son côté avec les affaires du FBI ou des X-Men. Notre préféré demeurait sans doute celui près de Central Park, bien que pas forcément pour les mêmes raisons. Pour ma part, à chaque fois que je rentrais dans la section consacrée aux dinosaures, j'avais l'impression de redevenir un gamin de quatre ans. Honnêtement, quel gamin, humain ou mutant, n'avait pas eu une période de fascination pour ces créatures ? En tout cas, ce petit centre d'intérêt était resté un bon moment chez moi, et revenait de temps à autre. Après tout, il n'y avait pas que l'évolution humaine qui comptait, il y avait eu une sorte d'autre peuple avant nous.

C'était pourquoi, cette fin de soirée-là, ayant besoin de décompresser un peu après quelques cas difficiles de la journée, j'avais ressenti le besoin d'aller me balader dans un de mes lieux favoris. Quoi de mieux pour se vider la tête, qu'en redevenant comme un gamin de dix ans ? Ce n'était pas Little Hyde, l'un des deux zigotos qui me suivait, mon Ça par conséquent pas mal enfantin sur certains côtés, qui allait le refuser. Caïaphas, en revanche, le Surmoi bien élevé et distingué, risquait plus de tirer la gueule, à moins qu'il aille se documenter en lisant les écriteaux du Musée. De toute manière, comme d'habitude, j'étais le seul à les voir et les entendre, ces deux êtres sortis de mon esprit...j'allais essayer de faire en sorte qu'ils ne gâchent pas ma visite. En entrant dans la salle contenant les squelettes de plusieurs dinosaures, Little Hyde fila directement devant le crâne du tyrannosaure Rex (tellement prévisible), ressortant des répliques de Jurassic Park. Tâchant de déconnecter un peu mon esprit, j'errai ici et là dans la pièce.

La seule autre personne présente était une jeune femme rousse, à l'air pensif. Bien entendu, j'étais très loin de savoir vers quoi se tournaient vers ses pensées. Examinant les squelettes disposés un peu partout, je finis par me rapprocher d'elle, et puisque je décidais que les musées devaient être des lieux de communication, surtout quand on n'était que deux dans une même pièce (quatre, en comptant mon Ça et Surmoi, mais elle ne pouvait se rendre compte de leur présence).

« C'est dingue, hein ? » fis-je, le ton assez enthousiaste, souriant. « Dire qu'ils ont vécu bien, bien avant nous, et disparu de manière si inexpliquée...Je me demande à quoi ressemblerait le monde, s'ils étaient restés. Ce serait pas aussi pollué et urbanisé, sûrement, mais bon...Ça remplit de respect de se dire qu'il existait des créatures aussi gigantesques, et aussi différentes de nous. »

A la limite, si on était pas sur la même planète, cela aurait presque été des aliens non-intelligents. Quoique personne n'était jamais parvenu à prouver non plus qu'ils ne s'organisaient pas en société comme nous, d'une certaine manière. Qui pouvait le savoir ? Même si c'était trop tard pour s'en rendre compte, désormais.

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MessageSujet: Re: Est-on vraiment aussi bien chez soi ? Jeu 04 Juin 2015, 20:20

"C'est dingue, hein ?"

Elisabeth sursauta légèrement. Elle était tellement perdue dans ses pensées qu'elle n'avait pas vu l'homme arriver.

"Dire qu'ils ont vécu bien, bien avant nous, et disparu de manière si inexpliquée...Je me demande à quoi ressemblerait le monde, s'ils étaient restés. Ce serait pas aussi pollué et urbanisé, sûrement, mais bon...Ça remplit de respect de se dire qu'il existait des créatures aussi gigantesques, et aussi différentes de nous."

Il n'avait pas tort. Mais les dinosaures avaient eu leur chance. La nature pouvait être impitoyable. Non, rectification, elle l'était tout simplement. Et parfois même plus que certains des plus puissants Mutants.

- Restés, avec ou sans nous ? demanda-t-elle en affichant un léger sourire.

Voilà qui pourrait faire un débat intéressant... Ou même un nouveau best-seller, allez savoir ! Un monde où les dinosaures et les humains cohabitaient. Quels seraient les modes de vie ? Les dinosaures domestiqués ? Ou toujours sauvages et les hommes reclus derrière des forteresses ? Et les avancées technologiques et la pollution en feraient-ils des espèces menacés comme certains des animaux aujourd'hui comme les tigres, les pandas, les éléphants, etc. ? Ca en faisait des possibilités. Mais...


- Enfin, je doute qu'avec nous ce soit une bonne option. L'une des deux espèces serait d'office perdante.

Zelena reporta son regard sur le squelette.

- L'espèce humaine toute seule est déjà suffisamment bien occupée avec ses problèmes, n'allons pas y rajouter des lézards de plusieurs mètres de haut... Surtout quand on sait que sa capacité à la cohabitation avec une autre espèce est assez limitée.

Elle n'approfondit pas plus le sujet. Après tout, elle ne connaissait pas son interlocuteur. Qui sait où se portaient ses convictions ? Pro-Mutants, FME ? Elle s'était bien rendu compte avec les Jeux Olympiques que parfois il valait mieux garder ses idées pour soi. Pas qu'elle avait spécialement peur de se faire éventrer, elle pouvait toujours disparaitre pour éviter les mauvais coups. Comme elle l'avait déjà fait de nombreuses fois pendant la Guerre.

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MessageSujet: Re: Est-on vraiment aussi bien chez soi ? Ven 05 Juin 2015, 21:02


Je me moquais un peu de passer pour un fou, en expliquant tout ce que j'avais en tête. J'avais l'habitude d'être excentrique. L'habitude qu'on me qualifie de rêveur, aussi. Et puis, ce n'était vraiment, vraiment pas, la partie la plus étrange chez moi. Cependant, j'aurais peut-être pu éviter à mon interlocutrice de sursauter, si j'avais davantage manifesté ma présence. Enfin, plus de peur que de mal. Il fallait se cantonner à cela, non ? J'eus un sourire, lorsque la jeune femme accepta de se joindre à la conversation, l'air aimable. J'aurais pu tomber sur une revêche, après tout.

« Sans nous. »
J'ajoutai, sérieux. D'ailleurs, elle comprenait parfaitement pourquoi je choisissais plutôt cette option, que l'autre, comme elle l'exprima par la suite. « En effet...cela donnerait une guerre interminable, ou on aurait juste fini à l'état de steaks. Ils devaient être trop intelligents pour se laisser domestiquer, et nous, trop idiots pour comprendre qu'il vaut mieux les laisser tranquilles. »

Je disais cela, sans méchanceté, par ailleurs. Mon point de vue était à la fois objectif et personnel ; parce que je soignais l'âme humaine, cela ne voulait pas dire pour autant que j'étais d'accord avec tout ce que l'humanité faisait. J'aurais pu vous donner bien trop d'exemples à ce sujet, et je ne tenais pas à y passer la nuit. Nous reportâmes tous deux notre attention sur le squelette. Si les dinosaures avaient une âme, ou quelque chose comme ça, celui-ci devait avoir l'impression qu'on marchait sur sa tombe.

La suite me surprit, mais pas plus que cela. Cela pouvait être après tout, une suite logique à la conversation. Cependant, il y avait tant d'Américains qui se croyaient au-dessus de tout, on ne tombait pas si souvent sur des gens acceptant de faire leurs propres critiques, même de façon purement objective. La lucidité manquait parfois, surtout en temps de guerre comme cela était maintenant : il était bien plus rassurant de se raccrocher à un certain égocentrisme et de ne voir qu'avec des œillères. C'est pendant les conflits, qu'on ne se remettait parfois pas assez en question, fonçant tête baissée et parlant après. J'étais peu un militaire dans l'âme, il fallait bien le reconnaître. Je n'aurais pas tenu sur un champ de bataille, mais à une table de négociations. Chacun sa place, après tout.

« Oui... » fis-je simplement, plus songeur, ses paroles me ramenant, comme toujours, aux questions qui agitaient en ce moment les X-Men.

Pour ma part, j'avais moins part de confier mes idées – l'avantage du plus grand nombre, me diriez-vous. Pourquoi les majorités auraient-elles dû s'inquiéter de dévoiler leurs opinions, en effet ? C'était les minorités qui avaient à craindre pour cela. Malgré mes efforts, cela restait à travailler. Mais j'avais l'habitude inébranlable d'être franc et direct, après tout.

« Je dois reconnaître que les temps sont assez durs là-dessus en ce moment. Et qu'on y est pas très doués. La presse a l'art de tourner ça dans le mauvais sens, en plus. »


Heureusement qu'il y avait certains articles qui luttaient pour la vérité, contrer ceux de Lancaster, par exemple, sinon, on aurait été dans un fichu pétrin. Mais encore une fois, cela suffirait-il seulement ? Je relevai les yeux vers mon interlocutrice, songeant que – cela était étrange – pour une fois, Little Hyde était si occupé qu'il n'était même pas venu la reluquer.

« Vous êtes venue vous balader toute seule ? »
Certes, la question était stupide, vu l'absence d'autres personnes ici. « On doit être les seuls à être assez décalés, pour venir voir les dinosaures pendant que des conflits se manifestent de plus en plus...Mais bon. C'est un des rares endroits où on trouve du silence, justement. »


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MessageSujet: Re: Est-on vraiment aussi bien chez soi ? Sam 20 Juin 2015, 17:10

"En effet...cela donnerait une guerre interminable, ou on aurait juste fini à l'état de steaks. Ils devaient être trop intelligents pour se laisser domestiquer, et nous, trop idiots pour comprendre qu'il vaut mieux les laisser tranquilles."

Zelena lui sourit. Il n'avait pas tort, l'Homme pouvait parfois être très stupide... et les Mutants aussi. Là comme ça, elle avait plusieurs noms qui lui venaient en tête comme.... Oh non, la liste était déjà trop longue, elle préféra laisser tomber.

"Oui... Je dois reconnaître que les temps sont assez durs là-dessus en ce moment. Et qu'on y est pas très doués. La presse a l'art de tourner ça dans le mauvais sens, en plus."

Oh, ne m'en parlez pas ! On ne sait bientôt plus quoi croire... Encore que, je dirai que la version la plus... Elle s'arrêta en grimaçant légèrement et en secouant la tête. Non en fait, je ne sais pas.

La presse avait été tellement manipulée dans tous les sens ces derniers années que pour elle plus aucune version n'était à lire ou écouter. Avant la Guerre, pendant la Guerre (qui ne se souvenait pas de la propagande des Invisibles avec la redoutable Gloria aka Penelope Lancaster... qu'était-elle devenue d'ailleurs ? Il lui semblait avoir lu qu'elle était morte... ou pas, allez savoir avec la fiabilité des nouvelles !) et maintenant après la Guerre !

- La dernière fois qu'un homme a pu lire de la bonne presse, c'était sans doute durant la préhistoire, plaisanta-t-elle.

"Vous êtes venue vous balader toute seule ?"

- Plus ou moins... Je viens de revenir en ville. J'essaie de retrouver mes marques. répondit-elle simplement en observant le crâne d'un Tricératops.

"On doit être les seuls à être assez décalés, pour venir voir les dinosaures pendant que des conflits se manifestent de plus en plus...Mais bon. C'est un des rares endroits où on trouve du silence, justement."

- Il y a des paradis perdus, vous savez... Mais on finit par s'y ennuyer. Ce n'est pas aussi glamour qu'on le croit, la plage et les cocotiers... Le silence, c'est bien 5 minutes mais quand on voit certaines... choses... On ne peut plus rester à l'écart.

Mais elle s'égarait un peu là.
Ellie se passa une main dans les cheveux.


- Oh ! Je m'appelle Elisabeth.

Autant finir par se présenter. C'était toujours bien de mettre un nom sur les choses, les gens...

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MessageSujet: Re: Est-on vraiment aussi bien chez soi ? Sam 27 Juin 2015, 22:32


Pour moi, illusion ou non, les mutants étaient cependant moins idiots que les humains. Il fallait avouer que pas mal d'entre eux avaient eu l'opportunité de vivre plus longtemps que quatre-vingt-ans... et même s'il y en a qui avaient l'air un peu fou comme ça, au premier abord (et au dernier aussi d'ailleurs) on en trouvait malgré tout quelques-uns qui tenaient la route, et exprimaient plus d'intelligence qu'un humain de base. Je relevai les yeux vers elle, lentement, quand elle s'exaspéra un instant à propos de la presse, l'amenant visiblement sur un sujet qui l'énervait. Touché, comme ils disaient en France, encore que ce n'était pas non plus très volontaire de ma part.

« La version la plus quoi ? » demandai-je doucement, fixant un instant l'expression de son regard.

Un moyen comme un autre de savoir ce qu'elle pensait, encore que je n'allais pas faire l'inquisiteur, comme un certain Caïaphas qui s'était approché d'elle, également pour l'examiner, mais d'un air notablement plus malveillant et plus strict que le mien. J'eus une crispation d'agacement, que je ne pus retenir, mais c'était trop tard. Qu'il ne se mette pas à parler, c'était tout ce que je demandais : je n'avais pas envie de passer pour un fou dès la première rencontre...

Un léger rire me décontracta un peu, à sa blague.

« Faut dire que les nouvelles variaient peu entre dessiner les formes dans les étoiles, et la chasse aux bisons. »


Ce qui était indéniablement une autre section du musée...pas sûr que je préférais la préhistoire : même si c'était l'avancée humaine, je trouvais cette période, après tout moins fascinante que celle des dinosaures. Je restai silencieux, fixant un des squelettes, quand elle parla des paradis perdus moins aphrodisiaques qu'ils en avaient l'air. J'admettais que même si elle aurait détesté ça, je n'aurais pas rechigné à pourtant y envoyer ma fille, par exemple, pour la protéger.

« Ce n'est pas peut-être pas glamour, mais quand il s'agit de protéger ses proches, sa famille, on préfère les y envoyer, même s'ils doivent s'adapter à l'ennui. Les plus jeunes, en tout cas. » J'avais peut-être une certaine amertume dans la voix, car ma fille n'était au fond plus une enfant, mais je l'aurais envoyée de force quand même.

Je lui tendis la main, quand elle se présenta finalement, lui souriant de nouveau. Cordialement, amicalement, peu importait, mais je n'étais pas un type méchant, après tout.

« Bran Carwyn. Hum...si vous avez besoin d'un coup de main pour quelque chose, faites-moi signe, on ne sait jamais. Vous étiez où, avant ? »


Je vis Caïaphas lever les yeux au ciel d'un air exaspéré, comme pour me dire que je posais des questions stupides dont j'avais déjà à moitié la réponse. Merci, cher Surmoi, mais j'avais aussi le droit de mener une conversation normale de temps à autre.

« Enfin, si je me fie à ce que vous dites, vous deviez effectivement être dans un endroit sécurisé où rien ne pouvait arriver...et être venue ici, du coup, ça peut être du courage, comme de l'inconscience. Qu'est-ce qui vous a décidé ? »

Rien de tout cela n'était une critique, juste une déduction des faits, de ce qu'elle avait pu dire. Après tout, on critiquait rarement les situations qu'on ne connaissait pas, puisqu'il fallait toujours deux choses pour donner une comparaison.

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MessageSujet: Re: Est-on vraiment aussi bien chez soi ? Mer 22 Juil 2015, 19:25

"La version la plus quoi ?"

Zelena esquissa un léger sourire en coin. Avait-elle besoin d'en dire plus pour expliciter ce qu'elle pensait de la presse ? Ce n'était pas vraiment nécessaire et sa remarque sur la préhistoire amusa l'homme.

"Faut dire que les nouvelles variaient peu entre dessiner les formes dans les étoiles, et la chasse aux bisons."

Elle rit en retour avant d'ajouter, amusée :

- Et encore, si ça trouve ils trichaient déjà un peu en grossissant leurs prouesses !

Du style, j'ai tué un bison ou un mammouth plus imposant qu'il ne l'était en réalité. Elle n'avait pas connu un seul homme qui savait vraiment être modeste et qui élargissait toujours les choses, sans mauvais jeu de mots. Quoi que, de ce côté là, elle avait eu des surprises aussi... !
Et la discussion prit un autre tour, avec les rares lieux où l'on pouvait encore être en sécurité. On commençait tout doucement à en retrouver de par le monde, mais durant la Guerre, aucune place n'était sûre à 100 %, preuve en était qu'elle avait dû finir par quitter l'Ile du Mort avec ses compagnons de la Résistance. Mais sa dernière destination était à ce jour restée inviolable. Et elle espérait qu'elle le reste indéfiniment pour le bien des gens qui y vivaient. Et pour elle-même, pour le jour où elle déciderait d'y retourner.


"Ce n'est pas peut-être pas glamour, mais quand il s'agit de protéger ses proches, sa famille, on préfère les y envoyer, même s'ils doivent s'adapter à l'ennui. Les plus jeunes, en tout cas."

- Le souhait de tout bon père de famille, glissa-t-elle en l'observant un instant. Je peux glisser un mot à ma... "supérieure", ajouta Zelena en mimant les guillemets. Je n'ai pas vraiment autorité pour dévoiler la localisation de ce lieu...

Tout en se rendant compte qu'elle en disait peut-être un peu trop. Sa volonté d'aider les gens lui avait déjà causé quelques ennuis par le passé. Eclipse aurait été là, elle lui aurait conseillé de se montrer plus prudente. Mais bon, Elisabeth était parfois un peu tête en l'air et pas du genre à être aussi à cheval sur les règles.

"Bran Carwyn."

- Enchanté !

"Hum...si vous avez besoin d'un coup de main pour quelque chose, faites-moi signe, on ne sait jamais. Vous étiez où, avant ?"

Voilà une question qui pouvait amener plusieurs réponses. Zelena avait énormément voyagé ces dernières années, mais elle supposait qu'il parlait de :

"Enfin, si je me fie à ce que vous dites, vous deviez effectivement être dans un endroit sécurisé où rien ne pouvait arriver...

Oui, rien. Le calme absolu. L'ennui un peu ces derniers temps.

"et être venue ici, du coup, ça peut être du courage, comme de l'inconscience. Qu'est-ce qui vous a décidé ?"

C'était LA grande question. Revenir à New York. Quitter ses amis et l'île dans le Pacifique pour attérir ici, là où tout se jouait, là où les plus grands protagonistes de notre histoire se trouvaient, New York où les événements majeurs qui avaient conduits à la Guerre et l'avènement des Invisibles. Le genre d'endroit qu'on préférerait éviter en fait.

- Sans doute pas ma soif d'aventure... Peut-être plus une... Elle s'interrompit un instant, cherchant les bons mots. une... un besoin d'essayer de faire la différence, de faire pencher la balance du bon côté.

A s'écouter, elle allait presque prêcher la bonne parole et l'évangile selon Eclipse ! Elle avait beau essayer de se différencier de son mentor, son enseignement resterait toujours présent dans ses actions et ses paroles.

- Et vous, qu'est-ce qui vous fait rester ici plutôt que de chercher un petit coin de paradis ?

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MessageSujet: Re: Est-on vraiment aussi bien chez soi ? Jeu 30 Juil 2015, 21:52



Non, en effet...J'avais voulu savoir ce qu'elle avait davantage en tête ; davantage ce qu'elle pensait. Ce n'était pas forcément mon boulot à plein temps, mais j'avais au moins la possibilité, en tant que non-mutant, de plus facilement sonder une opinion qu'une autre. J'étais inoffensif, contrairement à d'autres, il fallait bien le dire. Mais avec son sourire, que je lui rendis amicalement, je pouvais être certain qu'elle pensait un peu près la même chose que moi, de la presse. Des calomnies, des mensonges...de la peur. C'était bien la peur qui dirigeait le monde, il fallait l'avouer. Malheureusement... Mon regard devint plus amusé, car en dépit du tour sombre qu'aurait pu prendre la discussion, elle restait ouverte et vivante à ce que je pouvais dire, et sans se renfermer. C'était le cas de peu de gens aujourd'hui, ça aussi, fallait l'admettre.

« Peut-être bien...on aime toujours raconter des histoires qui font peur, tout en n'étant pas certain de l'existence des fantômes. »


L'homme avait une imagination débordante, après tout. J'étais bien placé pour le savoir, et sans cette capacité, on perdrait bien du rêve aussi, et beaucoup de joies. Ce que je ne désirais absolument pas. Ces inutilités-là avaient quelque chose de libérateur et de magique, suffisamment pour refuser de s'en passer, même s'il y avait des gens qui vivaient tels de parfaits zombies, en un certain sens.

J'étais en tout cas loin de me douter de ce à quoi elle pensait, ni même de l'aspect que ça avait. Je suppose que j'imaginais un endroit certes isolé, mais peut-être plus du style une ferme dans un Etat du sud, ou bien des endroits vraiment plus isolés, moins peuplés que New York, en un mot : ordinaires, et qui n'attiraient pas l'attention. Alors que là, ce qu'elle en disait...cela me fit froncer le sourcil, et non pas redevenir méfiant – j'étais ouvert d'esprit, ne l'oublions pas, contrairement à un certain Caïaphas qui continuait à se cultiver en lisant chaque écriteau du musée – mais je devais admettre que ça semblait posséder un certains sens...sectaire.

« On dirait un couvent de religieuses dont vous parlez. Vous n'avez pas vraiment l'air d'en sortir... »
fis-je, perplexe, l'observant de haut en bas, même si ce n'était pas très poli. « Ou alors, ça ressemblerait à une sorte de communauté étrange qui vit en autarcie. »

Secte ? Il y avait bien les Initiés, même si je savais que mes réticences à ce sujet, n'étaient pas toujours fondées non plus. Mais si cette femme en faisait partie...non, elle n'en aurait pas parlé aussi ouvertement. Je fus un peu rassuré, à cette pensée, mais je ne pouvais m'empêcher de trouver cela très étrange, et énigmatique, dans un coin de ma tête. Je continuais à la fixer, comme si cela pouvait aider à percer ce mystère, mais les choses étaient rarement aussi simples, n'est-ce pas ? Il fallut donc me contenter des quelques explications qu'elle me donna ensuite, en expliquant pourquoi elle avait voulu partir de ce refuge qui la maintenaient hors du chaos ambiant. Je pouvais le comprendre, et en même temps, non. La guerre déchirait tant de choses : il me paraissait presque logique que certains, surtout les parents, notamment, puissent vouloir y échapper avec au moins leur famille. C'était égoïste, j'en avais conscience, mais combien de gens ne feraient-ils pas tout, pour protéger les leurs ?

Je la laissai chercher ses mots, l'observant avec moins d'inquisition. Je me trompais peut-être, mais il me semblait qu'elle aussi avait besoin de se réhabituer un peu au monde, mine de rien. Après tout, être ici, prouvait bien qu'on était décalé de la réalité.

« Et quelle différence pensez-vous faire, et quel est le bon côté pour vous ? »
demandai-je, sans doute crûment, mais je n'étais pas du genre à esquiver, et par ailleurs, la réponse m'importait.

J'aimais savoir à qui j'avais affaire, et pourquoi on pouvait laisser la sécurité, pour l'inconnu. Ce fut à mon tour d'inspirer, en prenant un temps pour réfléchir, à sa question. Mon regard erra sur les squelettes présents dans la pièce, avant de se fixer de nouveau sur elle. J'essayai de répondre avec autant d'honnêteté que possible, à cette question.

« J'ai des patients, ici, ma famille...une bonne part des gens et choses auxquelles je tiens. Ma femme ne partirait jamais pour fuir la guerre, même si cela pouvait protéger notre fille. Je suis aussi lié aux X-Men, »
finis-je par ajouter, presque naturellement. Je n'allais cependant pas dire que je me considérais comme pouvant être un danger, avec les deux autres zigotos incontrôlables dans mon champ de vision. « J'ai des comptes à régler, ici aussi...je ne peux pas fuir et espérer que la paix viendra tout de même. Ça n'arrivera pas. Il y a trop de choses dont je dois m'occuper, ici. Je ne serai peut-être pas plus tranquille ailleurs, au final. »


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MessageSujet: Re: Est-on vraiment aussi bien chez soi ? Mar 11 Aoû 2015, 00:56

"On dirait un couvent de religieuses dont vous parlez."

Oui... C'est vrai que la façon dont elle avait évoqué tout ça, l'île et son mentor, cela pouvait sembler un peu spécial. Pour ne pas dire sectaire comme le pensait son interlocuteur.

"Vous n'avez pas vraiment l'air d'en sortir..."

- Ah ah, non. Pas du tout ! répondit-elle, amusée.

Zelena avait bien noté la façon dont il l'avait reluqué (oui, n'ayons pas peur du terme !), mais elle ne s'en formalisa pas. Elle avait eu affaire à bien pire comme "matage".


"Ou alors, ça ressemblerait à une sorte de communauté étrange qui vit en autarcie."

Etrange, quel groupe ne l'était pas pour ceux qui en était... étranger ? Les Initiés semblaient être un groupe obscur et étrange pour l'heure actuelle, tout comme l'était les X-Men avant qu'ils ne deviennent une part importante des Héros de la Guerre. Avant, ils étaient un peu les parias. Enfin, elle ne tenait pas à dire que les Initiés étaient bons, loin de là. Et elle ne le dirait sans doute jamais vu ce qu'elle avait appris sur eux (en dehors de la presse cela va sans dire !). On ne pouvait rien avoir de bon de la part d'un Lannister. Ou à tout le moins, très rarement.

"Et quelle différence pensez-vous faire, et quel est le bon côté pour vous ?"

- Celui qui est juste, répondit-elle, simplement. Avant d'ajouter une petite nuance : Bien que cette notion soit en vogue des 2 côtés. Chacun pense faire ce qui est juste pour lui ou les autres. Même les plus démoniaques. Je suis persuadée que les Invisibles étaient persuadés d'agir pour le bien du plus grand nombre. Chacun sa philosophie. Maintenant, les moyens utilisés pour la mettre en application pouvait définir de quel côté on se plaçait de la barrière. Moi-même, je ne suis pas mauvaise... J'ai eu des petits moments de gloire durant la Guerre, en faisant ce qui était bien. J'espère reprendre cette ligne de conduite de la meilleure des façons.

Zelena ne pensait pas pouvoir faire plus précis et plus honnête. Elle n'avait pas grand chose à cacher, même si elle avait eu une formation où le culte du secret avait une grande part.
On en venait maintenant à lui :


"J'ai des patients, ici, ma famille...une bonne part des gens et choses auxquelles je tiens. Ma femme ne partirait jamais pour fuir la guerre, même si cela pouvait protéger notre fille. Je suis aussi lié aux X-Men."

Oh, voilà qui était intéressant ! Elle le fixa, le regard intéressé.

"J'ai des comptes à régler, ici aussi...je ne peux pas fuir et espérer que la paix viendra tout de même. Ça n'arrivera pas. Il y a trop de choses dont je dois m'occuper, ici. Je ne serai peut-être pas plus tranquille ailleurs, au final."

- Généralement, ce qu'on fuit finit toujours par nous rattraper. Fuir ne fait que retarder l'inéluctable, fit-elle, avec des airs de sagesse ancestrale.

Alors qu'elle ne faisait là que répéter une maxime que lui avait enseignée Eclipse.


- Et donc vous connaissez les X-Men ? J'en ai fréquenté quelques uns, du temps où je faisais partie de la Résistance.

Enfin, d'une de ses factions parallèles et aux agissements discrets (mais au combien utile !) dans l'effort de guerre.

- En fait, ce sont un peu les derniers événements qui les ont touchés qui m'ont fait réagir. Ils étaient devenus un symbole et ce qui s'est passé... Elle marqua une petite pause, le temps de prendre une inspiration. J'ai trouvé tout ça très choquant. A croire qu'Eirene a raison, le combat du Bien et du Mal n'est qu'un cycle éternel dont aucun des partis ne gagnera.

C'était une note très sombre à laquelle elle ne voulait pas croire, même si Eirene, dans ses longues années d'Observatrice avait pu constater le phénomène. Depuis son apparition, l'espèce humaine dans son intégralité ne semblait pas conçue pour connaitre une paix durable. Comme la vie, elle était éphémère. Tout comme les victoires du Mal qui finissait tôt ou tard à se faire renverser, etc.

- Désolée, j'espère ne pas vous avoir miné le moral...

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MessageSujet: Re: Est-on vraiment aussi bien chez soi ? Dim 16 Aoû 2015, 20:11


Je ne mâchais certes pas mes mots, mais j'avais passé l'âge de le faire, tout simplement. Tant dans mon métier que dans mon entourage, on allait à l'essentiel sans entourer quoique ce soit de fioritures. C'était parfois trop direct, mais j'en assumais les risques. Et malgré moi, je venais parfois vite à des conclusions qui paraissaient parfois un peu bizarres, aux autres gens. Malgré tout, j'eus un sourire devant son propre amusement.

« Vous me voyez rassuré. J'aurais sans doute plus su quoi dire. » fis-je, en toute sincérité.

La religion, c'était pas vraiment mon truc. Je pensais même que quand on croyait en Dieu, il arrivait souvent de mauvaises choses. Une histoire mal digérée du passé, sans doute, ou l'influence de ma femme, décidément la personne la moins croyante au monde qui soit. Dieu...c'était pas vraiment ma tasse de thé. C'était peut-être pourquoi j'avais au moins autant de préjugés envers les Initiés, que mon interlocutrice, bien que nous passions tous deux cela sous silence, ce n'était que des échos de pensées. En tout cas, elle ne s'offusqua pas de mes commentaires, qui n'étaient pas pour autant très avantageux.

J'appréciai en revanche beaucoup plus la nuance qu'elle apporta à sa mission, même si cela ne m'indiquait pas trop dans quelle position elle se trouvait, ou même si elle appartenait à un groupe, ou était une simple humaine avec qui je conversais. Je ne pus retenir une grimace.

« Disons plutôt que les Invisibles faisaient ce qui était « juste » pour affermir leur pouvoir. Quand on voit le régime mis en place, je doute qu'ils avaient vraiment une éthique bien placée. Mais je parle en quelqu'un qui les a combattus... » Je haussai les épaules, mais pour moi, ni les Ombres, ni les Invisibles, n'étaient rattrapables. On avait connu suffisamment de guerres et de régimes de la terreur, pour s'en rendre compte. « Eh bien, ça dépendra si faire ce qui est bien, pour vous, revient à abattre une part de la population, quelle qu'elle soit. »

J'avais le regard un peu défiant, en disant cela, mais de ce qu'elle m'avait dit jusqu'à présent, elle ne me semblait pas une mauvaise personne, ni quelqu'un qui ferait volontairement du mal à son prochain. Le recul qu'elle avait eu me le prouvait, d'ailleurs : elle semblait plutôt du genre pacifiste que combattante, sans vouloir lui porter préjudice. Cela signifiait simplement qu'elle faisait au moins partie de ces gens qui ne prendraient pas les armes à tort et à travers.

Par ailleurs, je me rendis compte que j'avais capté son attention, en parlant des X-Men. Voilà qui était plutôt bon signe, de même que les discours qu'elle sortait ensuite. Je me frottai brièvement l'arrière du crâne, songeant aux événements récents. Comme Talbot voulant voir sa fille biologique qui était ma fille adoptive. Il y avait des choses qu'on ne pouvait effectivement retarder.

« Ouais, le passé remonte à la surface, et les obsessions ne nous laissent pas tranquilles, »
acquiesçai-je, même si c'était d'un air plus sombre, qu'enjoué. Mais tant que ce n'était pas des choses néfastes...Je souris en voyant son air. « Vous faites maître Yoda au féminin ? »

Je repris mon sérieux, cette fois, quand elle m'interrogea sur les X-Men. Parallèlement, mon regard sur elle changea, quand elle m'annonça avoir fait partie de la Résistance, et avoir connu quelques-uns des membres de l'équipe de Charles Xavier. Voilà qui me rassurait un peu, et me mettait en position plus stable, où je craignais moins de parler.

« Alors on était dans le même camp il y a quelques années...oui. Je fais partie des X-Men depuis un bon moment. Qui connaissiez-vous de cette époque ? »
Un nuage passa dans mes yeux, et je me tendis un peu, malgré tout. « J'espère que ce ne sont pas des personnes qui ont trouvé la mort durant l'explosion... »

Oui, reparler de ça ne me faisait pas de bien. Sans être crispé, j'étais redevenu tendu, et il y avait un voile de colère dans mes yeux, peut-être parce que j'avais été relativement impuissant lors de cet attentat. Je n'étais pas le plus doué pour faire quoique ce soit, dans ce genre de cas, à mon grand regret. Même si ça ne m'empêchait pas de me battre. Et j'éprouvais encore de la tristesse pour les X-Men que je connaissais, qui avaient trouvé la mort pendant cet attentat venu de l'intérieur.

Je n'avais pas la moindre idée de qui était Eirene, et si elle avait une vision assez sombre de la guerre, je ne pouvais m'empêcher de penser que c'était un peu le cas, même si je ne le voulais pas tomber dans le pessimisme non plus. J'eus un geste un peu évasif, mais malgré tout, je n'avais pas le moral aussi miné qu'elle le pensait.

« Il me faut plus que ça pour être déprimé, et on est unis, malgré tout. Ça compte beaucoup. ...Peut-être qu'on ne fait qu'un tour de chaises musicales. Il y a toujours de nouvelles menaces, oui. Mais c'est pas une raison pour cesser de se battre, et amener autant de paix que possible. De maintenir un équilibre dans ce fameux cycle. Je suis de nature plus optimiste, comme vous voyez, » rajoutai-je, avec un autre sourire.

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MessageSujet: Re: Est-on vraiment aussi bien chez soi ? Sam 12 Sep 2015, 23:20

"Vous me voyez rassuré. J'aurais sans doute plus su quoi dire."

Et elle donc ! La religion, ce n'était pas non plus son truc. Ses parents avaient été croyants (bien que non-pratiquants... ou à tout le moins, pratiquants pour ce qui les arrangeait bien !) et c'était déjà largement suffisant pour la dissuader d'accrocher à leur croyance. Le nombre d'heures qu'ils avaient perdu à prier pour la sauver de sa "maladie". Enfin, à cette époque, le mot "Mutant" n'était pas des plus répandus.

- Nous aurions même été dans une impasse !

"Disons plutôt que les Invisibles faisaient ce qui était « juste » pour affermir leur pouvoir. Quand on voit le régime mis en place, je doute qu'ils avaient vraiment une éthique bien placée. Mais je parle en quelqu'un qui les a combattus..."

Il est vrai que vu comment le conflit avait tourné au niveau mondial, on pouvait douter de la bonne foi de leur marche pour l'instauration de leur si merveilleux régime. Selon elle, le haut de la hiérarchie était bien conscient de ce qu'ils faisaient (le jugeant juste de leur point de vue) et ils avaient réussi à duper leurs nouveaux adeptes du biens fondés de leur projet. Bien qu'au final, c'était plus rallier les Invisibles ou périr, un choix restreint. Elisabeth, comme nombre de Mutants avait choisi la troisième option : combattre jusqu'à la fin. Les morts avaient été nombreuses et les années aussi, mais les Résistants avaient fini par triompher. En grande partie tout du moins. Tous les Invisibles n'avaient pas été stoppé set se la jouaient Nazi en exil comme après la seconde guerre mondiale. Sauf que cette fois, le leader, Dryer, faisait partie des exilés et qu'on avait plus aucune trace de lui. Même l'enquête d'Eclipse menait sur une impasse. Chaque nouvelle piste se terminait de la même manière. Du vent.

"Eh bien, ça dépendra si faire ce qui est bien, pour vous, revient à abattre une part de la population, quelle qu'elle soit."

- Une partie de la population, certes pas mais il faut bien reconnaitre que certains individus devraient être neutralisés d'une manière ou d'une autre.

Même si elle avait embrassé une grande partie des préceptes de l'antique Ordre du Sceau (qui avait connu une résurgence lors de la Guerre) duquel des individus comme Eclipse, et même Axel, avaient appartenu et qu'elle était plus du côté de la branche d'Eclipse, il fallait bien reconnaitre certaines failles de leurs aïeuls. Ils étaient certes des combattants mais il avaient pris la fâcheuse habitude de seulement emprisonner leurs adversaires une fois qu'ils étaient vaincus. Les trois quart du temps en tous les cas. Et on avait l'impression que ces dernières années, les ennemis s'étaient libérés au compte-goutte pour faire de la vie des autres un enfer, tout en instaurant leur volonté sur des petits groupes de fidèles. Peut-être que si les anciens membre de l'Ordre ne s'étaient pas montré si "clément", on n'en serait pas là.

"Ouais, le passé remonte à la surface, et les obsessions ne nous laissent pas tranquilles."

Zelena ne put qu'acquiescer. C'était une des lois immuables de la nature humaine.

"Vous faites maître Yoda au féminin ?"

- Ah ah, non, répondit-elle amusée. Je serai plutôt une humble Padawan. C'est mon mentor qui est un genre de Yoda féminin.

Le phrasé à l'envers en moins. Et un côté plus énigmatique en plus.

"Alors on était dans le même camp il y a quelques années...oui. Je fais partie des X-Men depuis un bon moment. Qui connaissiez-vous de cette époque ?"

Qui ?... Il y en avait eu pas mal. Mais beaucoup étaient morts pendant le conflit. Les plus jeunes surtout, les moins expérimentés. Tous n'avaient pas eu droit à une formation complète à l'Institut ou auprès de gens compétents comme la Confrérie de Magnéto qui avait rejoint la Résistance.

"J'espère que ce ne sont pas des personnes qui ont trouvé la mort durant l'explosion..."

- J'ai un peu connu Foudre... Enfin, si l'on peut dire. Je n'ai jamais connu une femme aussi "bien"... et aussi dérangée à la fois. Elle était... particulière.

Et du peu qu'elle savait du passé de Lilah Willows, on pouvait comprendre qu'elle n'ait pas toujours eu toute sa tête et les idées claires. Les expérimentations qu'elle avait subies pour un projet scientifique et son passé trouble avec des ennemis des X-Men... Au final, avec ce qu'elle avait entendu sur elle, la première fois qu'elle l'avait croisé elle s'attendait à croiser quelqu'un de pire.

- C'était une grande combattante. Elle nous aidé une fois, nous les Autres, alors qu'on était poursuivi par un groupe de Chasseurs des Invisibles. Elle avait débarqué, Katana à la main et accompagnée de Cyclope.

Et la mission qu'elle effectuait pour Eirene avec un autre membre du groupe avait ainsi pu réussir, mettant un peu à mal une des défenses des Invisibles au Texas.

"Il me faut plus que ça pour être déprimé, et on est unis, malgré tout. Ça compte beaucoup. ...Peut-être qu'on ne fait qu'un tour de chaises musicales. Il y a toujours de nouvelles menaces, oui. Mais c'est pas une raison pour cesser de se battre, et amener autant de paix que possible. De maintenir un équilibre dans ce fameux cycle. Je suis de nature plus optimiste, comme vous voyez."

- Et ça fait plaisir à entendre ! lui répondit-elle avec un franc sourire. Eirene n'est pas du genre à abandonner mais je vois bien qu'elle est un las de tout ça. Elle a tant vu... Ca doit être un peu démoralisant à force, j'imagine.

Et encore plus quand on est personnellement touchée par certains événements. Car même si elle affichait le plus souvent une mine sereine, Zelena avait pu discerner... de la honte ? de la gêne ? Elle n'aurait su le dire avec précision, mais elle connaissait certains des secrets d'Eclipse, que peut-être même Axel ignorait. Aucun des 2 n'était irréprochable à 100%.

- Et comment vont les X-Men maintenant ? Ils gèrent bien la suite ?

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MessageSujet: Re: Est-on vraiment aussi bien chez soi ? Lun 09 Nov 2015, 18:18


La religion, une excuse comme une autre pour qualifier certains mutants de monstres. Si le FME était religieux, c'était certain qu'il s'en servirait comme excuse pour faire le mal. C'était immanquable, de la même façon que les régimes autoritaires prenaient à leur bon comptant, toute excuse pouvant leur servir de levier afin d'asservir les gens. Ça pouvait justement aller de la religion aux théories scientifiques, sans la moindre limite. Je ne pus que sourire face à son exclamation, content de voir quelqu'un qui raisonnant sans voile aveuglant. Je débattis un peu sur la façon de voir le monde, des Invisibles de l'époque, mais moi-même je leur accordais sans doute trop d'honneur en leur prêtant quelques idéaux de leur propre manière... Les dictateurs savaient ce qu'ils faisaient, même s'ils étaient persuadés de la justesse de leur but. Il n'y avait qu'à voir le nom des tyrannies du siècle dernier. L'Histoire n'était qu'un éternel recommencement : j'en prenais de plus en plus conscience, malheureusement, le futur s'assombrissant.

« Une partie de la population, certes pas mais il faut bien reconnaître que certains individus devraient être neutralisés d'une manière ou d'une autre. »


Je restai silencieux une seconde, à cette phrase, l'observant comme pour essayer de la sonder.

« Elle n'est pas un peu extrême, ta nouvelle copine ? »
ironisa Caïaphas, fort heureusement toujours invisible pour cette femme. Je commençais à en avoir assez que mon Surmoi se prenne pour le dialoguiste direct de mes pensées, même les plus exagérées. A croire que ma paranoïa ressortait directement à travers lui, avec ce besoin irrésistible qu'il avait de contrôler toute situation.

De mon côté, j'avais la fâcheuse tendance à admettre que presque tout le monde pouvait changer, ou être sauvé, et je n'étais donc pas forcément d'accord avec ce que me disait mon interlocutrice. D'autant que « neutraliser » pouvait avoir beaucoup de sens différents, et que...

« Tu serais pas dans la catégorie à neutraliser, avant qu'on te transforme en serial killer psychotique ? »

Merci bien Little Hyde. Comme si j'avais besoin d'imaginer tel futur en tête. J'eus presque un soupir, retenu à temps, mais je me frottai légèrement la tempe, tâchant de retrouver ma concentration. Je détestais comme je pouvais avoir soudain l'air paumé au milieu de conversations, sérieuses ou quotidiennes, avec la présence de ces deux entités permanente. Pourvu qu'elle ne me prenne pas pour un fou.

« Ça dépend de ce que vous entendez par là. 
» J'étais loin de songer aux mutants emprisonnés qui s'étaient libérés peu à peu, n'étant d'ailleurs pas forcément le meilleur informé là-dessus. J'étais prudent dans mon raisonnement et ma parole. « Je concède que certains ne peuvent qu'apporter du mal, mais pour d'autres, ils sont là par erreur, par devoir, par service à rendre, ou manipulés. Enfin, je ne peux croire que le but de l'homme, mutant ou non, soit de tuer. »

Non, décidément pas. Ça ne collait pas du tout à ma vision des choses, et on pouvait me traiter de naïf si l'on voulait, mais tant que je vivrai...Je penserais ainsi. Peut-être était-ce un héritage inconscient de Sveda, mais comme je ne l'avais jamais réellement connue, on ne pouvait douter que c'était l'environnement, l'acquis, et non l'inné, qui avait fait naître cette détermination chez moi. Même si j'avais parfois des pensées sombres, ou lasses, je ne laisserai pas le fatalisme s'emparer de moi. D'ailleurs, ce fut bien pour ça que je tentai de détendre l'atmosphère, avec une petite blague.

« Votre mentor serait intéressant à rencontrer, » dis-je simplement, mais avec sincérité.

Toutefois, si elle venait d'aussi loin qu'elle semblait l'être, cette rencontre ne risquerait pas d'arriver de sitôt. Son attention fut captivée lorsque je parlai des X-Men, et ce fut non sans une certaine inquiétude que je lui demandai si elle connaissait peut-être certains de ceux tombés au combat. Elle me cita alors le nom de Foudre, qui, s'il m'était connu, ne m'était pas pour autant familier. Je n'étais pas certain d'avoir jamais eu l'occasion de rencontrer cette femme, que ce soit sous son alias ou sa véritable identité. J'écoutai avec un air admiratif le petit récit qu'elle fit, de la fois où elle l'avait rencontrée.

« Je pense que je me serais souvenu d'une femme avec un katana...elle avait l'air...remarquable. Dangereuse, mais remarquable. »


Pour cause, c'était le cas puisque finalement elle avait aidé le groupe de cette femme. Mais j'eus une légère tête abattue, en l'entendant mentionner Cyclope.

« Scott Summers a perdu la vie, je ne sais pas si vous le saviez... »

Je n'avais jamais beaucoup parlé à cet homme, mais il dégageait une telle confiance qu'il ne pouvait m'être antipathique. Nous n'avions pas des caractères proches et nous ne nous serions sûrement pas entendus en profondeur, mais c'était quelqu'un de bien. J'essayai de refouler la vision que j'avais des corps, dans l'Institut, de tous les visages morts et perdus. L'émotion parvenait encore à me tordre le ventre. Je mis donc quelques secondes à répondre, la tristesse se levant comme un voile de mon visage. Je parvins à retrouver un peu plus le moral en pensant à Hélianthème.

« Ils commencent à s'en sortir. Hélianthème a repris la tête. C'est une Externelle qui avait choisi la neutralité, jusqu'à présent. Et elle s'en sort bien, vraiment, même si son poste est plutôt maudit. »
Comme le poste de professeur de Défense contre les forces du Mal dans Harry Potter. Je ne pouvais cependant parler de choses trop politiques. « L'Institut est en reconstruction et nous accueillons toujours des élèves, les mutants qui en ont besoin. Et nous nous préparons pour la suite, si guerre il y aura. On ne se laissera plus faire. »

Il y avait un peu de détermination flamboyante dans mes yeux, même si j'étais loin, très loin, d'être un guerrier. Mais j'étais fidèle à la cause des X-Men, et il m'en aurait fallu beaucoup, pour m'en détourner.

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MessageSujet: Re: Est-on vraiment aussi bien chez soi ? Dim 20 Déc 2015, 01:05

"Ça dépend de ce que vous entendez par là."

- On pourrait citer quelques noms... Le tristement célèbre Apocalypse pour commencer. Heureusement il a eu son compte.

Le plus beau jour de sa vie sans doute, comme pour les trois quarts de la planète. Elle s'en rappellerait toujours. Elle achevait une mission d'infiltration dans un centre des Invisibles lorsque la nouvelle était tombée. Enfin, un centre... La prison souterraine gardée par les Mutantes issues de cette ancienne mannequin. Ca avait été la panique, d'abord l'incompréhension, le déni puis les nouvelles officielles. Les chefs n'avaient pas tardé à déserter. Certains étaient encore en fuite. Sans doute dans une contrée exotique, comme les anciens nazis en Amérique du Sud il y a quelques décennies de ça.

"Je concède que certains ne peuvent qu'apporter du mal, mais pour d'autres, ils sont là par erreur, par devoir, par service à rendre, ou manipulés. Enfin, je ne peux croire que le but de l'homme, mutant ou non, soit de tuer."

Zelena fronça légèrement les sourcils, tout en penchant la tête sur le côté. C'était un point de vue qui se valait bien et qui se défendait bien aussi. Il lui était déjà arrivé de croiser des individus forcés à faire des choses... Parce qu'ils étaient menacés ou parce qu'on menaçait leurs proches. Faire des choix n'était pas toujours évident. D'autres pouvaient mal agir seulement parce qu'on leur avait promis monts et merveilles... Ce qui avait été une des techniques des Invisibles.

- Vous n'avez pas tort... Par contre, peut-être pas son but, mais bien dans sa nature. Je pense que c'est malheureusement inscrit dans les gênes de toute l'espèce humaine, Mutant y compris. En général, on y résiste mais parfois on ne peut pas faire contre. L'homme peut être le plus cruel des animaux.

Lui seul pouvait d'ailleurs tuer par plaisir.

"Votre mentor serait intéressant à rencontrer."

- Et elle aime rencontrer des gens intéressants. Contrairement à certains des Externels, elle n'est pas inaccessible.

Enfin, pas totalement. Elle l'était parfois géographiquement. Comme en ce moment, au calme sur son île. La dernière fois qu'elle était venue à New York datait seulement de quelques mois.

"Je pense que je me serais souvenu d'une femme avec un katana...elle avait l'air...remarquable. Dangereuse, mais remarquable."

Oui... Une héroïne au sombre passé. Avait-elle survécu ? Zelena l'apprendrait bien assez tôt.

- Et j'ai même entendu dire qu'il lui arrivait de perdre un oeil à l'occasion... Enfin, ce genre de rumeur un peu folle, ajouta-t-elle en souriant.

"Scott Summers a perdu la vie, je ne sais pas si vous le saviez..."

- Oh... C'est, c'est... Oh, parvint-elle à articuler alors que la nouvelle faisait sur elle l'effet d'un coup de massue.

Cyclope les avait donc quitté. C'était... Elle secoua la tête. Elle n'arrivait pas à y croire. Pour autant qu'elle sache, il était le dernier X-Men de l'équipe d'origine à avoir survécu à la Guerre. Etait.

Elle se passa une main sur le visage, essayant de se reprendre. C'était une triste nouvelle.


"Ils commencent à s'en sortir. Hélianthème a repris la tête. C'est une Externelle qui avait choisi la neutralité, jusqu'à présent. Et elle s'en sort bien, vraiment, même si son poste est plutôt maudit."

Elle n'aurait pas dit mieux. Maudit était le mot exact. Mais les X-Men avait cet instinct de survie, cela faisait chaud au coeur à voir, peu importe les événements, ils se renouvelaient et faisaient face, même si le combat était inégal.
Elle ne connaissait pas cette Hélianthème... Juste de nom, comme beaucoup d'autres noms. Les Mutants étaient si nombreux. Elle n'en avait vraiment fréquenté qu'à partir de la Guerre, que cette dernière avait su éviter apparemment.


"L'Institut est en reconstruction et nous accueillons toujours des élèves, les mutants qui en ont besoin. Et nous nous préparons pour la suite, si guerre il y aura. On ne se laissera plus faire."

- L'offre est intéressante... Et je pense que le si peut être remplacé par un quand. C'est presque inévitable, fit-elle tristement.

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MessageSujet: Re: Est-on vraiment aussi bien chez soi ? Ven 29 Jan 2016, 16:16


Voilà un nom de mutant qui avait été évoqué à plusieurs reprises par ma femme. J'avais eu certes la chance de ne pas être directement mêlé à ce genre d'histoires : un avantage, si l'on voulait, parce que j'étais humain ; pour ma part je trouvais cela un peu lâche. Mais nul ne pouvait vraiment aller contre sa constitution génétique, à moins de vouloir faire le cobaye d'expériences grossières et fondamentalement dangereuses. Je n'étais pas prêt d'aller passer sous le scalpel d'un scientifique fou, n'en déplaise à certains. D'autre part, mon approche de la vie humaine, des consciences des gens, me portait naturellement à croire que les gens avaient le plus souvent le désir de faire le bien, et non le mal. Que je sache, on ne naissait pas mauvais, on le devenait. La jeune femme qui me faisait face paraissait apprécier la théorie, tout en demeurant sceptique. Ma foi, si elle était mutante, et une vieille en plus, elle aurait le droit de me trouver bien naïf. L'appât du gain faisait faire des choses horribles, tout comme simplement veiller à protéger ceux que l'on aime. J'étais assez bien placé pour le savoir. J'accueillis d'un hochement de tête sa déclaration, sans pour autant y adhérer.

"Disons que si on laisse dominer par ses instincts primaires et son égoïsme, on ne vaut pas mieux qu'un animal."

C'était peut-être un peu ferme et réducteur, mais tant pis. Pour le reste, ça m'intéressait déjà plus, et le sujet était sans doute également plus facile. C'était rassurant de voir qu'il y avait d'autres immortels que ma femme et Sveda qui étaient abordables. La remarque souriante sur l'oeil me fit me demander si c'était du lard ou du cochon, ne sachant pas trop comment le prendre. Enfin, certains immortels guérissaient vite, mais quand même...

Je ne m'attendais pas à ce que la nouvelle sur Scott Summers lui assène un tel coup. Cependant, je pouvais le comprendre, comme cet homme avait toujours été un pilier des X-Men. Le voir disparaître était aussi voir partir la fin d'une époque. J'eus un geste, bref, pour poser ma main sur son épaule, dans l'optique d'assurer un léger soutien. Cela ne dura pas longtemps, car je ne voulais pas la mettre davantage mal à l'aise, mais au moins elle était en présence d'un ami, c'était certain. Elle pouvait s'accrocher à ça. Les nouvelles que j'essayai de donner ensuite étaient peut-être un peu plus réconfortantes et positives, du moins je l'espérais. Il ne valait mieux pas laisser croire que l'avenir des X-Men était condamné à ce point, ce n'était pas du tout le cas. Et pourtant, l'horizon s'annonçait bien sombre... Je relevai les yeux, un peu plus éclairé, quand elle déclara l'offre intéressante.

"Eh bien, si vous souhaitez rejoindre un camp, sachez que vous êtes la bienvenue. J'en parlerai à Hélianthème, si vous le désirez..car quoi qu'il en soit, la guerre est en effet pour bientôt. Et il vaut mieux que vous ne soyez pas oppressée par la neutralité, ou pourchassée par un camp ou l'autre, à tort ou à raison. Les solitaires ne survivent pas toujours."

Je jetai un coup d'oeil à l'horloge du musée. L'heure tournait, il me faudrait bientôt aller à un rendez-vous avec un patient, mais je disposais encore d'une dizaine de minutes, si je devais la convaincre davantage.



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MessageSujet: Re: Est-on vraiment aussi bien chez soi ? Sam 20 Fév 2016, 18:49

"Disons que si on laisse dominer par ses instincts primaires et son égoïsme, on ne vaut pas mieux qu'un animal."

- Je pense que bien des animaux valent mieux que certains hommes... marmonna-t-elle entre ses dents.

Avait-elle des noms en tête ? Bien sûr ! Et peu importe le camp où ils se trouvaient. Même chez les valeureux, il y avait parfois des fruits pourris.


"Eh bien, si vous souhaitez rejoindre un camp, sachez que vous êtes la bienvenue. J'en parlerai à Hélianthème, si vous le désirez..car quoi qu'il en soit, la guerre est en effet pour bientôt. Et il vaut mieux que vous ne soyez pas oppressée par la neutralité, ou pourchassée par un camp ou l'autre, à tort ou à raison. Les solitaires ne survivent pas toujours."

Zelena hocha la tête. Les solitaires survivaient rarement. Les "mauvais" ne les forçant qu'à un simple choix. Les rejoindre ou la mort. Le dernier conflit en avait forcé beaucoup, même parmi les plus neutres possibles à s'impliquer. Son mentor, par exemple, qui n'avait pris part à aucun des événements majeurs de l'Humanité se contentant d'observer le monde de loin était sortie de son antique statut. Pour y retourner par la suite. Et comme elle l'avait dit, retourner à l'écart ne l'intéressait plus. Elisabeth était prête à s'impliquer pleinement.

- Tenez, fit-elle en sortant une carte de sa poche. C'est mon numéro, au cas où... Je passerai bien sûr à l'Institut, mais si vous en touchez un mot à Hélianthème avant, tenez moi au courant.

Zelena jeta elle aussi un coup d'oeil à l'horloge. Comme le temps filait ! Elle avait des projets.

- Je vais devoir vous laisser... A bientôt !

Et c'est dans un nuage de fumée verte qu'elle s'évapora on ne sait où...

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