XMH : The After Years
 
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Percy, ou le retour de la Division [terminée]

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Messages : 178
Date d'inscription : 31/05/2015
Identité : Perceval Gabriel Rose
Dons : externel, mémoire parfaite, capacités supérieures d'analyse et de traitement de données

MessageSujet: Percy, ou le retour de la Division [terminée] Dim 31 Mai 2015, 20:54


SURNOM






♣ Nom : Rose

♣ Prénom : Perceval Gabriel (prénom d'origine: Vassily)

♣ Age : 157 ans

♣ Nationalité (origines) : américaine (origine russe)

♣ Orientation sexuelle : pragmatique

♣ État civil : veuf

♣ Taille et poids : 1m81 / 84kg

♣ Profession : ancien analyste de la CIA reconverti en « respectable directeur d'agence privée d'opérations diverses et variées »

♣ Groupe : neutre, du moins pour le moment ; il faut toujours prendre le temps de voir où le vent va tourner, surtout ces temps-ci...

♣ Rang: mutant

♣ Capacités : Percy est un analyste de premier plan, doté d'une grande maîtrise de lui-même et d'un pragmatisme à toute épreuve. Le gêne X a fait de son cerveau une sorte de superordinateur fonctionnant à plein régime. Il peut notamment traiter un nombre conséquent d'informations aussi rapidement que simultanément, et il possède une mémoire eidétique et émotionnelle parfaite. Il est tout bonnement incapable d'oublier quoi que ce soit, et chaque image, chaque événement, chaque sensation, chaque émotion est gravée au fer rouge en lui comme s'il la vivait pour la première fois. Et si ce sont là des capacités mémorielles éminemment utiles, il s'agit aussi du véritables revers de la médaille des pouvoirs de Percy. Incapable d'oublier ou de se distancer des souvenirs les plus terribles, condamné à pouvoir les revivre éternellement. La grande activité de son cerveau l'empêche aussi de se sentir totalement reposé : il dort peu et, même en plein sommeil, il n'arrête jamais vraiment de travailler, incapable de se déconnecter de la réalité, et sujet aux cauchemars de sa mémoire. Il possède des facultés d'apprentissage très rapides et, liées à ses capacités d'analyse, cela fait de lui quelqu'un de redoutable dans la plupart des situations dangereuses : Percy sait se défendre. Qu'il s'agisse de calculer la meilleure trajectoire de la balle de son revolver favori ou de déterminer en un instant les points faibles de son adversaire dans un combat à mains nues. Immortel relativement jeune, le poids des années se fait néanmoins sentir du point de vue mémoriel, et il constate que plus les années passent, plus ses capacités cérébrales se développent et s'agitent, ce qui ne manque pas de l'inquiéter : jusqu'à quand sera-t-il capable de tenir la cadence ?

Percy peut compter sur les ressources de sa fameuse Division : ce groupe d'opérations secrètes vendant ses services au plus offrant. Mercenariat, échanges d'information, et bien d'autres choses encore : tant que vous avez le moyens, la Division est là pour vous. Mutants et agents entraînés font partie de ses rangs, et font honneur au crédo de la Division : « Nous créons l'offre, et nous sommes la demande ».

♣ Ambition : nulle autre que la sienne. Percy est déterminé à se tailler sa part du lion dans ce monde, et il est prêt à tout pour la conserver. Il n'a pas les yeux plus gros que le ventre pour autant, et à tout intérêt à ce que les systèmes mis en place continuent de fonctionner, que le monde continue de tourner : il ne gagnerait pas grand chose dans un monde plongé dans le chaos... Son immortalité le met également face à des problèmes à régler plus directs : il cherche un moyen de contenir l'énergie et l'agitation de son superordinateur de cerveau, craignant de voir son mental brisé, hésite de plus en plus à rechercher son fils et, par-dessus tout, il cherche un moyen d'oublier...

♣ Aversion : le manque de goût et la vision étroite sont deux choses qui ne manquent pas d'agacer profondément Perceval. Il se soucie des manières et des apparences, et n'a que faire des rustres et des impétueux. Il aime l'ordre et les résolutions élégantes, aussi n'a-t-il qu'un profond mépris pour ceux qui s'épanouissent dans le désordre, le chaos et les pensées brouillonnes. Ceux qui se laissent dominer par leur soif de pouvoir et leur intérêt personnel au point de perdre le contrôle et de baisser leur garde ne sont pour lui que des idiots, et il a le fanatisme en horreur : pour lui, c'est le meilleur moyen de perdre de vue ses objectifs propres et de mal finir. Oh, et le théâtre de rues. Il ne supporte pas le théâtre de rue, ça l'énerve !


Code by Anarchy



Le personnage



De premier abord, Perceval apparaît comme un être élégant, froid et détaché. Il se dégage de lui une grande confiance en soi, forgée après des dizaines d'année de confrontation avec son pouvoir. A force d'être sans arrêt confronté à ses souvenirs les plus terribles, il n'a pas eu d'autre choix que d'apprendre à se distancer le plus possible du monde des émotions. C'est devenu pour lui une véritable ligne de conduite, ce qu'il pense être le seul moyen de rester parfaitement sain d'esprit. Trop saint d'esprit peut-être, se surprend-il parfois à penser dans ses rares moments d'autocritique. Quoi qu'il en soit, ce contrôle qu'il s'impose sur le moindre des aspects de sa vie fait de lui quelqu'un de plutôt difficile à cerner. En d'autres termes, Percy s'arrange pour montrer au reste du monde uniquement ce qu'il juge absolument nécessaire, et n'hésite pas à jouer sur les apparences. Pour lui, ces dernières sont extrêmement importantes : non par vanité, mais par le pouvoir que peut offrir leur contrôle. Percy n'ignore rien de l'effet qu'un homme sûr de lui et bien habillé peut avoir sur des esprits plus faibles ou, plus important encore, des esprits qui s'attendent à le voir agir ainsi. Il n'aime rien tant qu'à conditionner autrui pour que ce dernier s'attende toujours à le voir réagir d'une certaine manière, ce qui permettra à Percy de mieux le surprendre le moment venu.

Plein de surprises, Perceval Rose l'est, assurément. Plein de ressources également. Il est toujours en train d'analyser la situation, de tout faire pour sentir où le vent va tourner, et il possède de formidables capacités d'adaptation. Il n'hésite pas à modifier son agenda, quitte à sacrifier un objectif en cours de route, pour mieux rebondir et reprendre le contrôle de la situation. Il est donc loin d'être borné, et il est capable de voir à long terme, toujours soucieux d'éviter la fierté qui mène à l'obsession. Il tient à rester seul maître de son destin, évitant soigneusement de toucher au fanatisme ou de se dévouer à une cause plus qu'il n'est absolument nécessaire. La seule ambition qu'il favorise est la sienne, ce qui ne l'empêche pas de respecter celle d'autrui. Il fait juste très attention à ne pas se laisser dévorer par l'ambition et la soif de pouvoir, et n'a que du mépris pour ceux qui s'oublient en chemin.

Derrière le masque neutre et distant de Perceval se cache plus de conflit qu'il ne laisse paraître. Il lutte sans arrête contre les émotions qui tourbillonnent en lui, victime de la mémoire trop parfaite conférée par ses pouvoirs. C'est en s'y confrontant depuis tout ce temps qu'il a appris la maîtrise de soi et le souci des apparences, craignant toujours de voir ses émotions prendre le pas sur le reste. Il craint plus que tout de perdre le contrôle de son propre esprit, et il consacre la majorité de son énergie à garder ses idées en place, à contenir la puissance de son cerveau qui ne cesse d'augmenter avec le temps et qu'il a très peur de ne plus pouvoir contrôler. Sa plus grande crainte est de s'imaginer brisé, réduit à l'état d'une coquille vide sur laquelle il n'aurait plus aucune réelle emprise. Il fait donc de son mieux pour toujours rester occupé, toujours solidifier sa mainmise sur ses capacités, toujours conservé son libre-arbitre.

Percy a élevé le pragmatisme au rang d'art, et c'est sans-doute là son trait le plus dominant. Il est d'une prudence proverbiale, et n'accorde jamais sa confiance à la légère. Il essaie néanmoins d'éviter de sombrer dans la paranoïa, désireux de ne jamais sombrer dans les excès, d'un côté comme de l'autre. Lorsque quelqu'un se montre capable, il n'hésite pas à le reconnaître et à s'en servir. Il prend soin de ses relations, prenant garde à ne pas laisser un orgueil mal placé prendre le pas sur son sens des réalités. Il est toujours prêt à faire preuve de respect pour ceux qui en sont dignes, et il ne se montre jamais cruel inutilement. Du coup, il inspire une loyauté certaine à ceux qui y sont sensibles et, s'il lui arrive d'utiliser quelqu'un pour parvenir à ses fins et ce sans le moindre remords, il n'y prend pas le moindre plaisir. La fin justifie les moyens est un principe auquel il souscrit pleinement, mais il prend soin de ne jamais oublier que malgré toutes ses capacités, il ne reste qu'un homme et donc trop aisément sujet aux excès qu'il refuse tant. Il respect le travail bien fait, et n'hésite jamais à récompenser ceux qui le méritent. Il est également très soucieux de ce qu'il appelle l'impératif narratif, et n'hésite pas à s'en servir : vous ne le verrez jamais expliquer son plan à toute personne capable de l'arrêter, par exemple. Et si l'un de ses opérateurs le déçoit, il y a de forte chance pour que Percy se contente d'une diminution temporaire de salaire et d'une redistribution du personnel fautif dans un service mieux adapté plutôt que de lui mettre une balle entre les deux yeux devant tout le monde pour leur apprendre à ne pas décevoir le grand patron. C'est bien trop salissant et on ne sait jamais si l'opérateur en question ne serait pas le frère d'un mutant héroïque désireux de le venger en faisant tomber la maléfique corporation qui l'employait. Oh, et Percy ne se considère nullement comme quelqu'un de maléfique. Il n'hésite jamais à se salir les mains, et la morale est pour lui un concept sujet à trop d'interprétations différentes pour s'en soucier, mais il ne prend pas de plaisir à agir ainsi. Il fait preuve d'une véritable éthique professionnelle, et même d'une certaine éthique tout court qui lui est particulière : disons qu'il a des standards.

Il est donc difficile de faire perdre son calme à Percy mais une fois qu'il perd le contrôle, il peut se montrer incroyablement explosif et dépourvue de la moindre notion de prudence. Enrager Percy, c'est réveiller l'eau qui dort, c'est faire sortir au grand jour la tempête qui rugit en permanence derrière la façade de calme qu'il s'efforce de présenter au monde. Il n'y a alors pas d'ennemi plus implacable et décidé, et il n'est alors pas loin de sombrer dans le fanatisme qu'il méprise autant qu'il craint pour supprimer la menace qui aura réussi à lui faire aussi mal émotionnellement. C'est sa grande crainte, avec celle de voir sa psyché se fissurer et se laisser balayer par le pouvoir grandissant qui s'accumule sous son crâne. Les rages de Percy sont rares, mais aussi terrifiantes qu'imprévisibles.

Enfin, Perceval Rose est un homme de goût. Les meilleurs costumes (toujours sur mesure), les meilleurs scotch (toujours secs), les meilleurs tableaux (toujours de maître) et les meilleures musiques (principalement de l'opéra, dans le souci de souscrire à l'impératif narratif qu'il affectionne temps), les meilleurs cigares (Cuba et rien d'autre), les meilleurs restaurants (trois étoiles au grand minimum), rien n'est trop beau pour Perceval Rose. Il n'aime rien tant que de mener ses affaires de manière aussi civilisée que possible. C'est un avocat infatigable du progrès, et il fait toujours en sorte de tourner dans le même sens que le monde. Véritable self-made man, il n'oublie pas d'où il vient, car il sait qu'il est bien trop aisé de commettre l'erreur qui l'y fera reombter. Cynique, déterminé, dangereux, capable, Perceval Rose est une force sur laquelle on peut compter, pourvu que l'on sache comment aller dans son sens.

Dernièrement, Percy semble s'être adouci. Il mène toujours ses affaires d'une poigne de fer, mais il songe à donner une nouvelle direction à la Division, une direction profitable non seulement pour lui mais également pour le plus grand monde. En quête d'ordre, quitte à l'atteindre à travers un chaos maîtrisé, Percy cherche avant tout à faire en sorte que le monde continue de tourner. Peut-être s'agit-il de l'âge qui commence un peu à l'attendrir, peut-être s'agit-il des nouvelles relations qu'il a nouées ou des anciennes qui se renforcent ; toujours est-il que le directeur de la Division se montre plus attentif que jamais à suivre le meilleur chemin possible.

L'histoire



Saint-Petersbourg, 1880

-Un jour, je sortirai d'ici, moi aussi.
-De quoi tu parles, Vassily ?
Piotr leva la tête du cadavre du rat qui gisait dans le caniveau et qu'il titillait avec un bâton. Son ami regardait le sommet du palais du tsar, qui surplombaient certains des bâtiments les plus bas. Le bleu des yeux de Vassily était clair, prenant la teinte de l'acier, signe qu'il était en pleine réflexion. Les camarades de Vassily disaient qu'il voyait bien plus loin qu'il lui était utile de voir, quand il prenait ce regard là. Et ce regard là, il l'avait de plus en plus. A douze ans, il était d'un sérieux qui rendait la plupart de ses camarades plutôt mal à l'aise. Piotr était le seul gamin qui acceptait de traîner avec lui, ce qui lui avait toujours réussi : Vassily avait le chic pour repérer les bonnes combines.
-Tu veux vivre dans un palais? lui demanda Piotr sur un ton moqueur. Un sourire étroit fendit le visage de Vassily, qu'il accompagna du reniflement qu'il réservait aux questions un peu stupides mais néanmoins amusantes.
-Non, ce serait idiot. C'est trop grand.
-Trop grand ou pas, je vivrais bien dans un palais, moi.
-Pour ce que ça leur réussit...
-Tu parles des bombes ? Papa dit que le tsar ne va pas tarder à réagir, qu'il va prendre des mesures. J'sais pas c'que c'est, des mesures, mais ça n'avait pas l'air chouette.
-Bien sûr que je parle des bombes. Quand tu es trop important, tu finis toujours par être la cible de l'attention, et tu finis par t'en mordre les doigts.
-Je préfère mordre dans un blini. Si on a gagné assez d'argent d'ici là, peut-être que maman pourra en faire dimanche.
-Il y a plus important que les blinis, Piotre.
-Plus important que ce qu'il y a dans l'assiette ? Ça, ça m'étonnerait.
Piotr et Vassily se connaissaient depuis qu'ils étaient bébés, leurs parents étaient voisins, et Vassily savait qu'il était inutile d'essayer de persuader son ami que le monde s'étendait au-delà de son estomac. Leurs pères travaillaient tous deux dans un abattoir miteux dans un quartier de Saint-Petersbourg qui l'était d'autant plus, et ils avaient très vite appris à se contenter des miettes que la vie avait à leur donner. Seulement, Vassily était bien décidé à reconstituer tout le gâteau, et à décider de qui en aurait une tranche. Il comprenait des choses qui passaient au-dessus de la tête de ses petits camarades, de ses parents et même, il le soupçonnait, du tsar en personne. Et un jour, il saurait employer tout ce potentiel qu'il sentait en lui. Il n'était pas fait pour moisir dans ces rues miteuses et populaires, habillés de vêtements trop de fois recousus, condamné à ne jamais lever la tête de la poussière. Un jour, il...
-Piotr ! Piotr !
Les deux gamins tournèrent la tête, pour voir Alexei jaillir en courant d'une ruelle, à bout de souffle. Et avant même qu'il n'ouvre la bouche, Vassily sut qu'il se passait quelque chose de grave.
-Des hommes du tsars sont en train de faire une descente à l'abattoir !
Vassily et Piotr échangèrent un regard, et leur sang ne fit qu'un tour. Sans se soucier de laisser derrière eux un Alexei pantelant, ils slalomèrent à toute vitesse dans le dédale des ruelles pour se précipiter sur les lieux de la scène. Juste avant qu'ils ne débouchent sur la place, Vassily fit signe à son compagnon de s'arrêter, et tous deux se cachèrent dans l'angle de la rue pour mieux observer. Et le spectacle qu'ils découvrirent leur glaça le sang : une trentaine de soldats en uniforme avaient rassemblé les travailleurs et leur famille. Ils les menaçaient avec violence, les accusant d'avoir maille à partir avec le réseau d'opposant au gouvernement qui avait provoqué l'attentat au palais quelques jours plus tôt. Le père de Vassily, secondé du père de Piotr et de leurs épouses, essayait de s'expliquer devant les hommes en uniforme. Quand le premier coup partit, le chaos se déchaîna sur la place. Le père de Piotr regarda quelques instants, surpris, la fleur rouge qui avait éclos au milieu de sa chemise avant de s'écrouler. Un déchaînement de hurlements de peur, de rage et de colère se firent entendre, et ce fut la mêlée. Plusieurs ouvriers essayèrent de s'enfuir, tandis que d'autres se précipitèrent droit sur les soldats.
-Papa !
Piotr voulut se précipiter en avant, mais Vassily le retint de toutes ses forces :
-N'y va pas idiot, tu vas te faire tuer !
-Laisse moi ! C'est mon père qui est tombé ! Ils tuent nos parents !
Vassily essaya de maintenir sa prise, mais Piotr lu flanqua un coup de coude dans le nez qui le força à lâcher, et son ami courut droit vers le corps de son père. Il passa à quatre pattes entre les jambes d'un soldat, bondit par-dessus deux hommes qui se roulaient sur le sol, et sauta sur le dos d'un officier qui s'en prenait à sa mère qui pleurait sur le cadavre de son mari. Piotr commença à marteler la tête de l'homme de ses petits poings en hurlant, mais ce dernier réussit bien vite à s'en saisir et à le jeter sur le sol. Quand le premier coup de crosse frappa le crâne de son ami dans un craquement ignoble, Vassily ferma les yeux. Quand il les rouvrit, ce fut pour rencontrer le regard de son propre père, qui tenait le corps de sa femme dans ses bras. Le père de Vassily écarquilla les yeux en reconnaissant son fils, et celui-ci comprit instantanément la prière muette de l'homme : fuis ! Sauve toi !
Alors Vassily fit demi tour et, les yeux plein de larmes pour la première fois depuis aussi loin que remontaient ses souvenirs, il prit ses jambes et disparut dans les rues de la ville.

Dossier disparu de la CIA : Rapport 874-z1 – Objet : agent Perceval Gabriel Rose

« 12 décembre 1988

Mac,

L'agent Rose semble avoir définitivement disparu de la circulation après trente ans de service au sein de l'agence. Les dossiers sur le passé de l'agent Rose se sont révélés étrangement parcimonieux. Il ne s'est jamais caché de lointaines origines russes, mais sa loyauté n'a jamais été remises en cause par ses superviseurs, malgré ceux qui craignaient que ses racines ne le poussent à sympathiser avec l'URSS. Il a continuellement passé tous les tests d'allégeance avec succès, et ses résultats en tant qu'analyste de terrain ont contribué à certains des plus beau coups de filet de nos agents de terrain concernant des agents ennemis infiltrés sur notre territoire. Son réseau est tellement étendu qu'à l'heure où j'écris ces lignes, nous sommes encore très loin d'en avoir fait le tour, et encore moins d'en déterminer les sources les plus fiables ou celles qui n'existent que pour nous jeter de la poudre aux yeux. L'agent Rose a reçu plusieurs citations, qu'il a toujours poliment refusé d'accepter directement, fidèle à sa réputation de discrétion et faisant preuve d'un manque d'ambition si appuyé que je me demande aujourd'hui si cela n'aurait pas dû nous mettre la puce à l'oreille concernant son véritable agenda. Car il n'y a aucun doute là-dessus : cela fait de nombreuses années que l'agent Rose poursuivait ses propres objectifs, sous le couvert de l'agence. Son immense réseau d'influence et d'information lui a permis de se bâtir un véritable empire de seconde main, en parallèle du circuit de l'agence. Il a longtemps été responsable de traquer des individus dangereux sur notre territoire, aussi bien des agents soviétiques que des éléments dangereux dotés de ces capacités étonnantes que nous ne comprenait pas encore. Les dernières découvertes nous ont amené à comprendre qu'il ne nous en avait livré qu'une petite partie, juste assez pour nous prouver à quel point il faisait un travail indispensable et efficace. Le reste des transfuges dont il a maquillé l'existence lui a servir à monter une véritable petite division d'opérations secrètes utilisant les ressources de l'agence, une division ouverte aux plus offrants qui lui a permis de faire fructifier son investissement sur les risques de base. Ce n'est que grâce à un imprévisible concours de circonstances que nous avons réussi à mettre la main sur un des agents de sa division, nous permettant ainsi de découvrir le pot aux roses. Mais l'agent Rose avait déjà une longueur d'avance sur nous, et nous n'avons pas réussi à l'appréhender. Plusieurs de ses agents dévoués sont tombés pour lui permettre de disparaître de la circulation, et nous n'avons plus la moindre la piste quant à sa situation actuelle. Dieu seul sait quels sont ses projets. Peut-être est-il simplement décidé à profiter d'une retraite dorée qu'il considérerait comme bien méritée mais, d'après ce qu'on sait du personnage, j'en doute fortement. Je recommande une fois de plus d'allouer plus de ressources à sa recherche, et de faire de la capture de l'agent Rose une priorité. Il est dangereux, ne serait-ce que grâce à tous les secrets de l'agence qu'il a accumulés au fil des ans. Je soupçonne d'ailleurs qu'il s'agit là d'un des leviers qu'il s'est servir en haut lieu contre nous pour faciliter sa fuite et sa disparition. Mais si le directeur s'imagine qu'il peut traiter avec cet individu de quelque manière que ce soit, j'annonce respectueusement qu'il commet là une erreur. L'agent Rose doit être appréhendé, coûte que coûte : l'agence ne peut se permettre de laisser passer un tel fiasco. C'est là notre devoir. Mon devoir, en tout cas, et je n'aurai de répit avant que l'on ne se décide à agir pour de bon. Comme vous le savez, je suis en train de monter un dossier conséquent, et je suis prêt à agir pour peu que l'agence m'accorde les ressources nécessaires. Je compte sur toi Mac, en souvenir du bon vieux temps.
Agent Ford Harris »

Annotation en bas de page : Harris est déterminé, c'est une qualité que j'apprécie. Envisager contact pour recrutement possible, demander à Mac. Sinon, je crains qu'il ne soit nécessaire de disposer de monsieur Harris, et j'ai horreur du gaspillage.


Conversation enregistrée dans un bar de Prague, le 5 août 2004

« -Tu veux que j'te parle de la Division ? T'as peur de rien, toi. Ressert moi un verre, et j'vais voir c'que j'pex faire. Merci l'ami, toi, tu comprends vite, j't'aime bien ! Et parce que j't'aime bien, j'vais te parler un peu de la Division et de son patron, Percy. J'suis rentré dedans -dans la Division, pas Percy hein- y a presque quinze ans, juste après qu'il se mette les ploucs de la CIA à dos. Et y a un truc qu'il faut que tu piges bien mec, c'est qu'on a rien à voir avec ces clowns. On a juré allégeance à personne nous, et on a personne pour nous donner des ordres. C'est le patron qui décide, et il a ni dieu ni maître, comme il dit. On fait de tout et n'importe quoi tant que ça paie bien : on a toujours dit que dès que ça pouvait profiter à quelqu'un, ça pouvait aussi profiter à nous, alors autant tout faire pour ! Les black ops ça nous connaît et on se l'avoue, on n'est pas comme l'agence, ou ces autres pantins gouvernementaux qui prétendent toujours agir pour la patrie ou une merde du genre et qui dissimulent leurs actions interdites dans l'ombre, au nom du bien de tous ou des conneries comme ça. A la Division, y a pas d'hypocrites, et pas de fanatiques non plus. Bon, à part des fanatiques du fric, peut-être, mais avec classe et bon goût, t'vois. Comme moi. Allez, commande une autre bière merde, j'ai le gosier qui s'assèche ! Merci p'tit gars, t'es un chic type. Bon, où c'est qu'j'en étais ? Ah oui, les opérations ! On fait de tout, et surtout les boulots que d'autres veulent pas faire ! Trafic d'infos, échange de bons procédés, opérations mercenaires, guérillas, opérations politiques, disparitions programmées, éliminations essentielles... T'as le bifton, on est sur le coup ! Faut savoir que le patron, c'est un vrai génie, il sait toujours où le vent va tourner, où trouver le meilleur job et comment bien présenter la situation. Si t'y mets le prix, avec nous t'as la discrétion et l'efficacité, y a pas photos ! D'ailleurs même les photos, on les fait disparaître si tu veux, c'est dire si on est balaises ! Il sait plein de choses, le patron, c'est pourquoi ça fonctionne. Il a des contacts partout, il a une putain de mémoire qui foutrait les boules à un connard d'éléphant, et il sait manipuler le monde autour de lui. Pas moi t'vois, chuis trop malin, mais plein d'autres ! C'est qu'il en a rassemblé, des secrets, au cours des ans ! On pourrait même dire qu'il les collectionne ! L'information, c'est le pouvoir, il dit souvent. J'sais pas où il la planque ailleurs que dans sa grosse tête, mais j'sais qu'il a des boîtes noires cachées ici et là. C'est son assurance, qu'il m'a dit. En tout confiance, parce que j'suis pas n'importe qui, t'vois. Son assurance, parce que s'il lui arrive de sales trucs, le contenu des boîtes sera révélés, et ça fout les trouilles à plein de gens. Il a des hommes loyaux pour les protéger, ses gardiens à lui comme il les appelle. J'aurais voulu en être un, mais il parait que j'suis pas assez subtil, que mes capacités seraient mieux utilisées ailleurs. Alors comme faut pas déconner, j'lui ai dit merde et toute ma façon de penser, au patron, et j'ai réussi à me barrer ! Faut dire que depuis qu'il s'est maqué avec la blondasse, là, il l'écoute trop elle et plus assez nous. Quand le patron s'est marié, j'peux te dire qu'on était tous surpris, mais l'amour est aveugle il paraît, et ça rend con, même quelqu'un comme le patron, ça aussi j'y ai dit, j'ai pas froid aux yeux, moi ! Mais j'sais bien qu'il va se calmer et qu'on va finir par s'entendre, lui et moi. J'suis trop important pour la Division, ça pourrait jamais tourner sans moi... T'vois... Bordel, elles ont un goût bizarre ces bières...j'crois que j'me sens pas bien...hé, hé mec, j'suis vraiment...vraiment glauque...aide moi, faut faire un truc...aaarh...
*petits cris et borborygmes, bris de verre, bruit d'un corps qui tombe sur le sol en renversant un tabouret, une voix différente prend la parole*
-J'ai retrouvé André. C'est fait. Retour à la base. »

Désert australien, 27 septembre 2021, pendant la guerre

-Tu croyais que je n'allais jamais te retrouver, Marisa ?
En cette fin de journée, le soleil tapait fort. Les cinq hommes qui montaient la garde autour du van noir transpiraient tous à grosses gouttes sauf un : un homme grand et massif, la quarantaine, des cheveux ras, une paire de lunettes à épaisse monture noire et la moitié gauche du visage curieusement défigurées. Il émanait de lui un danger presque palpable, plus efficace encore lorsqu'il se contentait de rester silencieux. Et depuis toutes les années qu'il travaillait avec Roan, celui qui se faisait appeler Perceval Gabriel Rose ne l'avait jamais entendu prononcer plus d'une ou deux phrases à l'affilée. Et cela lui convenait très bien. Il n'avait jamais eu à se plaindre du redoutable garde du corps, et il était sans-doute l'un des seuls hommes à qui il faisait confiance aujourd'hui. Après tout, c'était en grande partie grâce à Roan qu'il avait survécu, qu'il était sorti de la geôle où il croupissait depuis deux ans en profitant des troubles de la guerre qui faisait rage, et qu'il avait retrouvé la trace de Marisa. Une des seules femmes que Perceval s'était jamais autorisé à aimer, et une des seules personnes qui avait réussi à le doubler. A le trahir sans qu'il ne voit rien venir. Perceval Rose ne transpirait pas non plus, parce qu'il était trop en colère pour cela. Une colère froid, intense, terrible, qui l'agaçait d'autant plus qu'il savait qu'elle était due à la tristesse qu'il ne pourrait s'empêcher de ressentir une fois fait ce qu'il avait à faire. Cette affaire n'avait que trop durer.
A genoux dans la poussière du bush australien, les mains liées derrières le dos, Marisa Cromwell levait la tête avec défi, ses yeux plongés dans ceux de son mari. Tous deux les avaient très bleus, et c'était loin d'être la seule chose qu'ils avaient en commun. Ses longs cheveux blonds défaits encadraient un visage pâle et amaigri, mais il n'y avait nulle trace de peur dans son expression. Il n'y a avait que du défi et, quelque part, une certaine affection. Comme son époux, elle savait quand il n'y avait plus de cartes à jouer. Et elle ne laisserait pas la panique la gagner. Jamais. Et Perceval n'en aurait pas attendu moins d'elle, ils le savaient tous les deux.
-Peut-être que je le croyais, oui, finit-elle par dire, d'une voix claire, douce, parfaitement maîtrisée. Et ce n'est parce que j'ai perdu que ce n'était pas possible.
-Peut-être bien, oui... La voix de Perceval s'adoucit à son tour, et ce bien malgré lui. Il sentait son cerveau fonctionner à plein régime sous la chaleur, et il faisait de son mieux pour tenir la migraine à portée et, surtout, pour éviter que les émotions qu'il ne pouvait s'empêcher de ressentir prennent le meilleur de lui-même. Il avait une chose à faire, il devait en finir ici et maintenant, c'était inévitable.
-Pourquoi, Marisa? finit-il par demander, sa voix semblant résonnant dans l'immensité du vide autour d'eux.
-Pourquoi t'avoir trahi ? Parce que c'était inévitable. Tu le sais aussi bien que moi. Bon sang, tu l'as sans-doute su avant moi, dès notre première rencontre ! Là où j'ai vraiment eu tort, c'est de travailler avec les mauvaises personnes. Avec pire que nous. Avec des fanatiques. Mais c'est plutôt à moi de te demander pourquoi ? Pourquoi avoir pris ce risque en me choisissant, moi ? Ça ne te ressemble pas, Vas.
Perceval ne put s'empêcher de sentir son cœur se serrer, même s'il n'en laissait rien paraître. Pour tout le monde, il était Percy. Il n'avait que sa femme pour l'appeler Vas. Il expira doucement, et caressa son alliance de deux doigts. Signe de son désarroi, de sa nervosité, et Perceval Rose n'était pas homme à être nerveux, encore moins désemparé. Et pourtant...
-Il y a des choses qu'on ne peut empêcher, Marisa. De ce côté là, mon cœur est malheureusement aussi faillible que celui de n'importe qui d'autre. Mais ce n'est pas ce que je te demandais. Je voulais savoir pourquoi tu ne m'as pas tué quand tu en avais eu l'occasion, quand tu m'a trahi pour t'emparer de ma Division ?
-Pour la même raison que tu viens de m'avancer, je suppose, Vas. Et parce que j'avais besoin de toi pour trouver toutes tes boîtes noires, pour éviter qu'elles ne me mettent des bâtons dans les roues aussi bien que pour m'en servir.
-Tu as la seule ambition autre que la mienne que j'ai toujours respectée. Et c'est bien pour ça que je ne t'avais pas tout dit. Pourquoi je ne t'ai pas dit de l'implant que je possède au niveau du coeur, celui qui est relié à toutes les boîtes noires, et qui transmettra un seul signal le jour où mon coeur cessera de battre : le signal qui diffusera automatiquement tous ces secrets que nombre de gens préféraient garder cachés pour toujours.
-J'aurais dû le savoir. Inconsciemment, ça devait être le cas. Et comme tu n'es pas du genre à déclamer tes plans à des ennemis sans merci, j'imagine que c'est la dernière conversation qu'on aura jamais, toi et moi ?
-Tu imagines bien. Et tu sais que je ne peux pas faire autrement.
-Et toi, tu sais que sans moi, tu ne retrouveras jamais Rick ?
-Tu sous-estimes mes ressources, Marisa.
-Le retrouver, peut-être, mais le regagner ? C'est ton fils, et tu ne l'as pas vu six ans, Vas.
-Depuis que tu me l'as volé.
-Depuis que j'ai tout fait pour qu'il sorte de notre vie, qu'il ne pâtisse pas de celle qu'on avait choisie. C'était trop tard pour toi et moi, ça l'a toujours été. Mais pas pour lui.
A la mention de leur fils, Percy sentit son cœur se serrer un peu plus encore, saisi d'émotions toutes plus conflictuelles les unes que les autres. Rick avait vingt-et-un ans, aujourd'hui, et son père ne l'avait pas vu depuis qu'il en avait quinze. Et qui coïncidait naturellement avec leur dernière véritable dispute, sans-doute en raison de l'impératif narratif dont Percy n'était que trop conscient. Il étouffa un ricanement à cette idée. Il ne savait pas s'il reverrait Rick un jour, ni ce qu'il ferait si c'était le cas. Mais il savait que le gosse pouvait compter sur la force héritée de ses deux parents, et qu'il devait mériter de s'en sortir dans le monde, comme tout un chacun. Car le monde ne faisait pas d'exceptions. Quant à Perceval, il était condamné à revivre sans-cesse les souvenirs difficiles qui le mettaient en scène avec son fils et qui lui rappelleraient toujours, cruellement, de son échec avec lui. Comme il revivait toujours en permanence les souvenirs du massacre de Saint-Pétersbourg il y a plus d'un siècle. Mais malgré l'horreur de tous ces souvenirs, il doutait qu'ils soient aussi difficiles à revivre que celui qu'il s'apprêtait à créer maintenant.
-Pour ce que ça vaut, je suis désolée, fit Marisa.
-Moi aussi. Je crois que c'est la première fois que je le dis. Il aura fallu toi, pour ça, Marisa. Il aura toujours fallu toi. Les deux ans passés dans cette cellule, avant que Roan ne m'en sorte, n'ont finalement rien changé.
-Tu me crois, si je te dis que je t'ai toujours aimé ? Sourit-elle. Et Percy lui rendit son sourire :
-Je te crois si tu me crois.
-Ça marche. Ça aura été excitant jusqu'au bout, en tout cas, je n'aurais pas voulu vivre autrement.
Peut-être que je n'en suis pas si sûr moi-même, voulut dire Percy. Peut-être que j'aurais aimé qu'il en soit autrement, justement. Qu'on aurait pu trouvé un moyen. Mais il ne le dit pas. A la place, il sortit le revolver qu'il gardait toujours rangé dans le holster sous la veste de son costume sur-mesure -ce qui lui avait le plus manqué lors de sa captivité- et il en ôta le cran de sécurité.
-Oh, j'avais pensé que tu demanderais à Roan. C'est son truc, après tout.
-Je te l'ai toujours dit, Marisa, il a des choses qu'on ne peut que faire soi-même.
-Merci, Vas. J'imagine qu'il serait de bon ton que je te dise qu'on se reverra en enfer, ou quelque chose du genre ? Tu as toujours aimé le sens de la formule.
-Mon amour, nous y sommes déjà.
Les deux époux échangèrent un long regard, qui dit plus que tous les mots qu'ils auraient pu prononcer. Perceval tendit le bras, s'assurant de sa visée.

Un coup de feu, un seul, troubla le silence du désert australien.

Quelques minutes plus tard, Perceval Rose s'asseyait à l'arrière du van blindé. Il fit un signe à Roan à travers la portière ouverte :
-Occupe toi du corps, s'il te plaît.
Roan hocha la tête, et Perceval se laissa aller contre le dossier de son fauteuil. Il ferma les yeux, mais il sut que rien jamais ne l'empêcherait de revoir ce qui venait de se passer dans les moindre détails. Et quelque part, il sut qu'il n'arrêterait jamais d'appuyer sur cette détente. Mais il y penserait plus tard : pour l'heure, il avait du travail.

New York, aujourd'hui

Thème

Tandis que les notes de l'opéra résonnaient dans les haut-parleurs du penthouse, Perceval Gabriel Rose contemplait les lueurs de la ville au milieu de la nuit, un verre de scotch sec à la main. Il n'arrivait pas à dormir, depuis quelques temps. Plus encore que d'habitude. Il essayait de se persuader que son esprit était uniquement troublé par les soucis que lui donnait la reconstruction et le maintien de la Division depuis qu'il avait repris le pouvoir, mais il savait qu'il s'agissait de bien plus. Les souvenirs ne le laissaient pas en paix, encore moins que d'habitude. Et ses migraines s'intensifiaient. Se forçant à prendre une grande inspiration, il but une gorgée d'alcool et retourna s'asseoir dans son fauteuil de cuir, devant son grand bureau en bois massif. D'un geste distrait, il pianota sur son ordinateur pour révéler le dossier intitulé « Richard Rose ». Il essayait de ne pas trop penser à son fils. Il savait que s'il allait plus loin, il ne ferait que créer de nouveaux souvenirs trop difficiles. Et il en avait eu son content. Il fallait qu'il se concentre sur autre chose, il fallait qu'il continu de se dévouer corps et âme à la Division et à ses opérations, en cours comme à venir. Malgré ces derniers mois de paix, Percy pouvait sentir l'agitation qui secouait le monde, et il fallait qu'il accompagne le mouvement dans le bon sens. Et, s'il devait finir par choisir un camp -ce qui, à son grand regret, lui semblait de plus en plus inévitable compte-tenu de son analyse et de ses prédictions- il lui fallait faire en sorte de choisir le bon. Et de ne jamais oublier le sien. Il consulta une énième fois le dernier rapport de mission envoyé par Roan, ce qui était inutile car il était gravé dans sa mémoire, comme tout ce qu'il voyait.
Quand le carillon de la porte coupa brièvement l'opéra, il appuya sur le bouton d'ouverture du penthouse, baissa le son, et contempla Miranda qui sortait de l'ascenseur. La jeune femme bonde aux yeux foncés rayonnait d'assurance et d'efficacité. Ce n'était pas pour rien si la mutante s'était hissée au poste qu'elle occupait aujourd'hui dans la Division. Il lui faisait presque aussi confiance à Roan. « Presque » étant le seul mot qui comptait.
-Que puis-je pour vous, Miranda ? Je peux vous offrir un verre ?
-Non merci, monsieur, répondit-elle avec le professionnalisme dont elle était coutumière. Je viens vous parler de notre opération en Bolivie.
-Ah, bien. Il fallut une seconde à Perceval pour appeler dans sa mémoire tout ce qui concernait la Bolivie.
-Les actions de nos agents sur place se sont faites en toute discrétion. Le trouble a été provoqué, les responsables boliviens ne devraient pas tarder à nous demander de l'aide, maintenant.
-Parfait, comme prévu. « Nous créons l'offre, et nous sommes la demande », n'est-ce pas Miranda ?
-Comme toujours, monsieur. Elle se fendit d'un de ses rares sourires.
-Bien. Autre chose ?
.Non monsieur, je voulais juste vous annoncer la nouvelle en personne. Et m'assurer que tout allait bien.
-Mais tout va bien, Miranda, tout va bien. Pourquoi en irait-il autrement ?
-Si vous le dites, monsieur.
Elle inclina la tête, et Perceval la suivit du regard tandis qu'elle regagnait l'ascenseur, profitant du spectacle qu'offrait son déhanché. Miranda avait des déhanchés à séparer la mer morte. Cela lui ferait au moins un souvenir d'agréable, se dit-il tandis qu'une violente migraine lui vrillait à nouveau le crâne. Une fois à nouveau seul, il monta le volume de la musique à fond, et se plongea dans ses dossiers, remplissant son verre. Il avait du travail.
Et aujourd'hui, dans ce monde, c'était tout ce qui comptait encore.

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Dernière édition par Percy le Lun 01 Juin 2015, 17:59, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Percy, ou le retour de la Division [terminée] Dim 31 Mai 2015, 21:08



-Addendum 1: pendant ce temps, l'année dernière...-

Février, New York


Lorsque Percey sortit du bâtiment pour rejoindre le parking réservé aux visiteurs, Miranda ouvrit la portière de la voiture. La remerciant d'un hochement de tête, le directeur de la Division se laissa tomber sur le siège arrière, pensif, tandis que sa garde du corps prenait le volant. Ils n'échangèrent pas un mot avant de s'être pliés aux dernières directives de sécurité et d'avoir regagné la circulation.

« L'entretien avec le président ? »

« Disons qu'il n'a pas été aussi...fructueux que prévu. A vrai dire, je ne sais pas trop ce que j'en attendais. » Percy tapotait des doigts l'accoudoir de cuir. » Quelque part, je ne suis pas vraiment surpris. Beaucoup de non-dits, et une tension certaine. Il se passe quelque chose, et le pays essaie de rester sur le coup. Quant à savoir si c'est véritablement en son nom ou pour suivre un agenda plus néfaste, ça... Votre supposition sera aussi bonne que la mienne. »

« Je ne suis pas payée pour supposer, monsieur. »

«Parce que je vous paie, Miranda ? » L'homme haussa un sourcil amusé. « Et moi qui croyais que vous restiez à mes côtés uniquement pour profiter de mon charme. » Devant l'absence manifeste de réponse de la part de la grande blonde à l'avant, il alla jusqu'à se permettre un franc sourire. « Et parce que je suis un excellent danseur. »

« Vous aviez promis de ne plus jamais mentionner Vladivostok, monsieur. »

« Allons, c'était le bon temps. On savait qui étaient les gentils et les méchants, à l'époque. »

« Et de quel côté se place la Division aujourd'hui, monsieur ? »

« J'aimerais pouvoir dire que vous me blessez, Miranda, mais la vérité est que je ne le sais pas encore moi-même. Au fond, j'ai toujours considéré ces catégories comme réductrices. Pour l'heure, si nous voulons conserver la bienveillance de la plus haute instance officielle de notre beau pays, nous sommes censés participer à une chasse à l'homme. Je vous transmettrai le dossier, ainsi qu'à nos principaux opérateurs, une fois de retour au bercail. »

« Vous allez mettre Roan sur le coup ? »

« Grand dieu non ! J'espère garder ce jeune homme en vie, si nous réussissons à le trouver .Peut-être qu'il aura des réponses intéressantes aux questions que je pourrais lui poser. Mais nous n'en sommes pas encore là, et les affaires courantes continuent de réclamer notre attention. Rappelez-moi de mettre en place mon face à face avec mademoiselle Bolkonskaïa. »

« Vous rappeler, monsieur ? »

« Façon de parler, Miranda. Et il faut bien que je vous donne quelque chose à faire. Que pensez-vous de notre jeune recrue ? Cette légiste à de l'avenir, chez nous, je le sens... Et plus loin encore. »

« Ce que je pense n'a guère d'importance. Elle me paraît capable, si vous voulez vraiment le savoir. Mais comme vous ne me dites pas tout... »

« Touché. Vous saurez tout en temps voulu, si cela devait s'avérer nécessaire. Mais demain est un autre jour. Ramenez-nous à la maison, Miranda : du travail nous attend ! »
Mars

Citation :
Mémo à l'adresse des opérateurs de la Division

« A tout le personnel : de nouveaux protocoles vont être mis en place dans le courant de la semaine et ce pour une durée indéterminée. Le directeur Rose part en vadrouille en compagnie de l'agent Lockhart. La mission est de type prioritaire, mais seuls les autres agents potentiellement concernés seront contactés si nécessaire. Les chefs de groupes sont priés de continuer leurs opérations comme à leur habitude, et à en référer au central pour les futurs travaux. En l'absence du directeur, ils ont carte blanche pour agir au mieux de leur jugement, avec l'entière confiance de monsieur Rose. L'agent Roan est chargé de coordonner les opérations les plus délicates, c'est vers lui que vous vous tournerez en cas de problème. Pour le reste, le travail continue inchangé dans toutes les sections. La Division est une machine bien huilée et, selon le directeur, ce n'est pas l'absence momentanée d'un rouage qui devrait empêcher le mécanisme de fonctionner, mais il nous invite à rester vigilants. Autrement dit : faites votre boulot et faites le bien, comme d'habitude, et on ne devrait rien remarquer. En cas de pépin, on risquerait de devoir se tourner vers Roan, et je pense que personne n'a envie d'aller jusque là. Vous vous rappelez de ce qui est arrivé au dernier qui a fait capoter une mission sous sa supervision ? Moi non plus, et c'est pour une bonne raison. Travaillez vite, travaillez bien, et faites attention, comme toujours ! »

Citation :
SMS, de Perceval Rose à Gabrielle Kriezler

« Gabrielle, je vais devoir disparaître quelque temps. Une mission sous le radar, à durée indéterminée. Personnelle, du moins en partie. Quelque chose doit être fait, et je dois m'en occuper en personne. J'imagine que tu connais le sentiment mieux que personne. Je ne sais pas quand je referai surface, ni même quand j'aurai l'occasion de te recontacter. Prends soin de toi, et je tâcherai de faire pareille de mon côté. »

Juin, Caracas

Percy replia soigneusement le journal devant lui avant de le poser à plat sur la table, à côté d'une série de tâches incrustées à l'origine douteuse. Il faisait particulièrement chaud pour la saison, même au Venezuela, et l'absence de vent n'arrangeait rien. Assis à la terrasse d'un motel miteux en pleine cambrousse, Perceval faisait de son mieux pour supporter bravement la chaleur étouffante, un chapeau à large rebord sur le crâne. Une chemise à fleurs aux manches retroussées jusqu'aux coudes, de longs shorts kaki et une paire de sandalettes constituaient sa tenue estivale, bien loin du standing qu'il était habitué à représenter à la tête de la Division. En même temps, c'était bien là l'idée. Il se gratta la barbe qui commençait à pousser dru ; il y était habitué, maintenant, et il avait d'autres choses en tête que de se raser tous les matins. A vrai dire, Percy avait toujours d'autres choses en tête, c'était bien là sa plus grande force et son drame le plus terrible. Aujourd'hui, il se demandait de quoi le monde de demain serait capable.

«La science ne cessera jamais de progresser, on dirait. Quand on sera de retour à la maison, rappelez moi de reprendre tout ce que l'on sait sur White Industries à la Division. Et avant que vous me repreniez, oui, c'est une façon de parler. »

« La chaleur commencerait-elle à vous monter à la tête, monsieur ? »

« Êtes-vous vraiment obligée d'être aussi formelle ? Nous sommes en missions officieuse, après tout. Un peu de détente ne vous ferait pas de mal. Et si vous me dites que vous n'êtes pas payée pour ça, je vous arrête tout de suite : pour ce job, vous n'êtes pas payée du tout. »

« Ce n'est pas un travail comme les autres, vous le savez très bien. » Cette fois-ci, Miranda ne put s'empêcher de le foudroyer du regard, et Percy se réjouit d'avoir provoqué une réaction. Malgré la température, il n'avait pas encore vu la moindre goutte de sueur couler de la peau de sa compagne. Une autre prérogative de l'agent génétiquement modifiée pour être la plus parfaite possible, sans doute. Dommage que son père n'ait pas pensé à lui programmé un sens de l'humour, mais Percy travaillait dessus. Un travaille de longue haleine, remarquez, mais il s'y consacrait depuis des années avec la précision d'un horloger. Quant à son père...

« Je me demande ce que Jack Lockhart peut bien penser de ces recherches... J'imagine que nous pourrons le lui demander lorsque nous l'aurons enfin trouvé ! Cela fait quoi... Trois mois que nous le poursuivons ? Je n'avais jamais rencontré quelqu'un d'aussi...organisé que lui, du moins ailleurs qu'en regardant dans un miroir. »

« Je vous arrête tout de suite : Jack et vous n'avez rien en commun. » Miranda refusait toujours d'associer le qualificatif de père au savant, et Percy n'allait certainement pas lui en tenir rigueur. Pas après tout ce que cet homme lui avait fait subir, à elle et à sa sœur.

« Je prends ça comme un compliment, même si je doute qu'il soit entièrement mérité. Peut-on vraiment dire que les méthodes de la Division....mes méthodes soient moins froides que les siennes ? »

« Il recherche l'efficacité personnelle, sans se soucier des gens autour de lui. La Division paraît peut-être impitoyable, mais elle ne se réjouit jamais du mal qu'elle inflige. Elle prend soin des siens, et ne met pas des innocents en danger. Et la plupart du temps, les missions qu'elle accepte servent l'ordre commun, ou du moins son équilibre. Nous n'avons rien à gagner du chaos, et le monde non plus, vous me l'avez assez dit, monsieur. »

« Miranda, vous êtes une lueur d'espoir et de chaleur pour mon vieux cœur. » rigola Percy, avant de porter soudain les doigts à ses tempes. « Aïe... »

« Les migraines ? »

« Elles sont particulièrement fortes, depuis quelques semaines. La chaleur sans doute... »

« Vous n'aviez pas à m'accompagner, monsieur. »

« Vous savez très bien que je n'aurais pas pu faire autrement. Et quand bien même aurais-je pu que je ne l'aurais pas voulu ! Vous et moi, nous sommes dans le même bateau, Miranda. Vous avez raison, jamais je ne ferais subir à qui que ce soit les exactions dont votre...le docteur Lockhart s'est montré capable. Et outre ses recherches -dans le but de les comprendre, de manière aussi éthique que possible- je tiens à mettre la main sur lui pour lui montrer ce qu'il en coûte de provoquer ainsi la Division. Ma Division ! Il a réussi à s'offrir les services de la plupart de nos agents rebelles encore en liberté, et ce aussi bien pour nous narguer que pour s'offrir la meilleure protection possible ! Sans compter qu'après la taupe que nous avons trouvée, personne ne sait jusqu'à quel point l'intégrité de la Division est menacée. Voilà pourquoi vous et moi nous chargeons personnellement du travail de terrain. Mais quand nous l'auront acculé, j'ai plus d'une équipe d'intervention de confiance prête à intervenir. Et si ça se trouve, Roan n'aura même pas besoin d'ouvrir sa nouvelle bouteille d'acide. »

« Je ne vous avais jamais entendu aussi...hargneux, monsieur. »

«J'ai horreur d'être défié de pareille manière, surtout avec mes agents. Je n'ai pas rebâti l'organisation de mes mains après la grande guerre pour risquer de la perdre à nouveau ! Et puis je vous dois bien ça, Miranda. Pour vous, et pour Lucie. Votre sœur pourra sortir de sa cachette d'ici peu, je vous le promets, et sans craindre qu'il ne remette la main sur elle cette fois-ci. Il n'y aura pas un second Helsinki. »

Miranda se radoucit, ce qui se produisait à peu près aussi souvent qu'une fonte des glaces après la dernière ère glacière, et Percy jugea bon de ne pas le faire remarquer ; mais il hocha la tête pour signifier à sa garde du corps la remercier de sa gratitude, même s'il n'en avait pas besoin. Il faisait son devoir, après tout. Son devoir envers ses hommes, envers sa Division. Et puis, après tout, maintenant, c'était personnel...
Novembre

Citation :
Extrait du rapport de mission A27-b38, par l'agent Harris

« ...le combat s'est déroulé rapidement, et sans accrocs. Les derniers agents rebelles ont fait preuve d'une résistance acharnées, et nous avons perdu cinq opérateurs supplémentaires, mais toutes les cibles ont été éliminées ou emprisonnées. Le complexe du docteur Lockhart était bien protégé, mais l'infiltration de l'agent Lockhart a été un succès. Grâce à Miranda, nous avons pu attaquer de l'intérieur, derrière les défenses, et le directeur lui-même à mené l'assaut. Malgré ses blessures, il s'en est plutôt bien tiré, même s'il a promis de nous laisser les opérations musclées à l'avenir. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé dans le bureau du docteur Lockhart, mais ce dernier ne sera plus un problème. Après une chute de sept mètres à travers une baie vitrée, j'imagine que ce serait le cas de n'importe qui ; surtout quand on atterrit de pareille manière, je n'avais jamais vue une nuque se plier à se point... En même temps, au départ j'étais analyste, pas agent de terrain. Le directeur soutient que c'était un cas de légitime défense, et vu l'air de l'agent Lockgart, personne n'a insisté pour en savoir plus. Comme beaucoup d'autres, je me demande si Miranda a eu le cran de jeter son propre père dans le vide, mais je suppose que la réponse n'est pas vraiment importante. On aurait préféré prendre le toubib vivant, mais on se contentera de ses recherches. Il nous reste, à nettoyer la base, et... »

Décembre

Vallée de Saas-Fée, Suisse

Les flammes crépitaient doucement, propageant une agréable chaleur à l'intérieur du chalet. D'apparence vétuste, il était en réalité ultra-moderne, pourvu des derniers systèmes de défenses et de sécurité. Il s'agissait de la planque la plus fortifiée qu'avait la Division dans les arbres, et ce soir elle servait de lieu de réunion entre les deux sœurs. C'était Roan qui avait escorté Lucie jusqu'ici, là où l'attendaient Miranda et Percy. Le bras et le flanc de ce dernier, là où il avait été touché pendant l'assaut, continuaient de le faire souffrir malgré son facteur d'autoguérison, mais cela n'étaient là que des blessures de guerre de plus. Et devant le résultat, il n'allait certainement pas le regretter. D'allure aussi élancée et sportive que sa sœur, avec des cheveux bruns, Lucie Lockhart avait des airs bien plus sauvages. Cela s'expliquait en partie à cause de son mode de vie de ces dernières années, qui avait constitué à passer de planque en planque sous la surveillance de sa sœur, et en partie à cause de tout ce que lui avait subir son père. Helsinki restait un souvenir terrible, et il serait à jamais mais, avec le temps, Percy espérait que cela ne resterait que ceci : un souvenir... Et il savait y faire, avec ces derniers ; si la gamine avait besoin, il serait là, et il l'avait fait savoir à Miranda. Avec un peu chance, Lucie aurait droit à quelques vraies année d'adolescence certes tout sauf normale mais heureuse. Pour l'heure, Percy profitait du tableau qui se composait devant ses yeux, une choppe de chocolat chaud relevé d'une (grosse) goutte de rhum dans la main. Miranda et Lucie discutaient, pelotonnées dans de grands et confortables fauteuils en osier tirés près du feu, emmitouflées dans de chaudes couvertures. Elle riaient, et c'était la première fois que Rose assistait à un tel spectacle : il n'en perdait pas une miette. Elles avaient mérité ça, toutes les deux.

« Finalement, tout a plutôt bien tourner... » dit-il à voix basse, tournant la tête pour observer Roan. Le sinistre homme de main, dont le visage gardait les traces de l'acide qui l'avait brûlé il y a des années, resta silencieux. Ce qui n'avait rien d'inhabituel, contrairement au petit bonnet de père Noël qu'il portait de travers sur le crâne. C'était Lucie qui l'en avait affublé et, curieusement, le tueur redouté aussi bien par ses victimes que par ses collègues s'était laissé faire. Il y avait décidément une grande force chez la gamine, malgré le traumatisme ; elle tenait assurément de sa sœur, voilà bien la seule chose que Jack Lockhart avait fait de bien. Et elles partageaient le même métabolisme augmenté, si on en jugeait à la quantité de plats de nourritures nettoyés jusqu'à la dernière miette et la dernière goutte de sauce qui jonchaient la table.

« Je crois qu'il va être temps pour nous de rentrer, mon ami. » reprit-il. « Miranda et Lucie auront bien pu profiter de ce répit, mais il est temps de réintégrer la petite dans la vie...disons courante, à défaut de normale. Et je n'ai que trop longtemps négligé mes devoirs de directeur. Tu as fait un excellent travail, comme toujours, de même que les chefs de section, mais j'ai besoin de me replonger dans le bain. Maintenant que les rebelles et les déserteurs issu de la prise de pouvoir de Marisa ne sont plus un problème, il es temps que je reprenne les affaires courantes en main. Et peut-être même lancer quelques changements. Après tout, le monde change, et on ferait bien de suivre la cadence si on veut continuer de tourner avec lui. L'attentat contre les X-Men, les jeux olympiques, le retour du FME, les Initiés... Pour souscrire au cliché, j'ai envie de dire qu'une tempête se prépare, et on sera éclaboussé, et ce qu'on le veuille ou non. Peut-être bien que cette fois-ci, nous serons bien forcé de choisir un camp, et de manière encore plus prononcée que pendant la guerre : après tout, on ne voudrait pas en avoir une autre sur les bras. Pas comme ça, j'ai déjà donné, merci bien. Oui, il faut que je réfléchisse, que je rencontrer certaines personnes, et ensuite... Ensuite, ce sera l'heure du choix. »

Et puis New York me manque, pensa-t-il sans le dire. Roan faisait un confesseur idéal en ce qui concernait l'écoute mais, du point de vue des retours, ce n'était pas encore ça. Et puis Percy n'était pas sûr d'arriver vraiment à en parler. Oui, New York lui manquait, ainsi que...diverses personnes. Il pensa une nouvelle fois à son fils, plus présent que jamais dans ses pensées depuis qu'il avait contribué à réunir les deux sœurs. Peut-être n'était-il finalement pas trop tard pour faire quelque chose de cette relation, finalement. Et puis il y avait une certaine agent du FBI, et tous ses agents de confiance. De nouvelles recrues engagées pendant son absence, qu'il tenait à rencontrer en personne. Et beaucoup, beaucoup de travail.

Mais pour l'heure, ça pouvait attendre. D'un geste, il se saisit d'un second bonnet de Noël qu'il s'enfila de travers sur le crâne, et tira son fauteuil près du feu :

« Mesdemoiselles, est-ce que je vous ai déjà raconté la mission de Saratoga, en Australie ? »


-Addendum 2: Miranda Lockhart-


Age : 29 ans

Nationalité : américaine (origine : néo-zélandaise)

Rôle : Assistante personnelle et garde du corps de Percy, agent de terrain de catégorie alpha

Caractère : sûre d'elle / glaciale / professionnelle / loyale / intraitable / protectrice / revancharde / perfectionniste/ fragile derrière sa carapace, notamment quant à sa condition en tant qu'être humain

Capacités liées au gène X: force, agilité, équilibre, réflexes et endurances accrus / sens accrus (dont une vision nocturne semblable à celle des félins) / régénération légère (moyennement rapide pour les blessures, lente pour les blessures plus graves ; elle n'est pas immortel, et sa régénération connaît des limites, comme par exemple l'incapacité de faire repousser un membre ou un organe) / métabolisme renforcé (elle est forcée de se nourrir très régulièrement d'aliments riches pour le maintenir)

Autre capacités, atouts et avantages : experte en combat rapprochée et dans le maniement d'un nombre conséquent d'armes à feu comme de contact, grandes facultés d'apprentissage et d'adaptation, sait masquer ses émotions, dotée d'un très bon sens de l'organisation, volonté de fer, fidélité et loyauté exemplaires, sens du devoir inné

Handicaps et faiblesses:
malgré son apparente confiance en elle, l'agent Lockhart souffre d'un complexe lié aux origines même de sa nature : créée pour être la femme et l'agent parfaits, elle s'efforce sans cesse de faire honneur à ces standards, quitte à dépasser ses limites. Elle lutte pour concilier ses origines et son humanité, et se pense irrémédiablement mise à l'écart de cette dernière. Il est très difficile de discerner les pensées de cet agent, qui cherche encore sa place réelle dans le monde, au-delà des fonctions qui la définissent. Un état émotionnel plus fragile qu'on ne pourrait le croire semble se cacher derrière la carapace. A surveiller. Sur une note plus terre à terre, son métabolisme l'oblige à consommer régulièrement des aliments riches, et ce en grande quantité : privée d'un tel apport, elle risque de voir ses capacités et son jugement diminuer petit à petit.

Historique : Miranda Lockhart est le fruit d'une expérience liée au gène X, dont le but était de donner naissance à l'agent parfait. Née d'une mère porteuse inconnue, elle est la fille du responsable du projet, le docteur Jack Lockhart. Ce dernier, ainsi que son institution, ont été la cible de la Division il y a quatre ans de cela. Le professeur s'est éclipsé dans la nature après que la Division mit un terme à ses agissements. Libérée du joug dominateur de son père et créateur, l'agent Lockhart a offert ses services à la Division en général et à Percy en particulier, en échange de protection pour sa jeune sœur, Lucie, issue du même programme qu'elle. Miranda est avant tout loyale à Percy, et elle est prête à tout pour protéger celui qu'elle considère comme son libérateur. Elle est depuis lors un des éléments les plus brillants de la Division, et a toujours accompli son devoir avec mérite. Elle voue une haine sans limite envers son géniteur, et la Division lui à donner accès à ses ressources afin de traquer le scientifique disparu. Elle quitte rarement les alentours de Percy, et certains ne manquent pas de la considérer comme son ombre. C'est sans-doute, avec Roan, la personne en qui le directeur de la Division a le plus confiance. C'est également un excellent agent de terrain, déployée dans le cadre des missions les plus délicates

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MessageSujet: Re: Percy, ou le retour de la Division [terminée] Dim 31 Mai 2015, 21:21

"Le chaos l'emporte toujours sur l'ordre: il est mieux organisé." Sir Terry Pratchett


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MessageSujet: Re: Percy, ou le retour de la Division [terminée] Lun 01 Juin 2015, 17:37

Welcome back!
Si tu pouvais juste mettre la première partie de ta fiche dans les nouvelles couleurs, ça serait top.
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MessageSujet: Re: Percy, ou le retour de la Division [terminée] Lun 01 Juin 2015, 17:40

Merci!^^ Houla en effet, je vois que je suis passé à côté de ce détail.^^; Je m'en occupe dans la soirée!

Edit: changement effectué!

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MessageSujet: Re: Percy, ou le retour de la Division [terminée] Mar 02 Juin 2015, 17:26

Re-bienvenue ! C'est toujours une très bonne fiche. Merci de l'avoir mise à jour.
Dantès salue Percy, étant lui-même lié à la Division !

La fiche est validée.

Tu peux désormais réserver ton avatar et lister tes capacités. Si tu as besoin de quoique ce soit, ou des questions à poser, n'hésite pas à passer par ici.

On te conseille ardemment de jeter un œil à ce topic, afin de voir qui est libre pour jouer, ou faire tes propres demandes. Des scenarii sont également proposés aux joueurs. Je te conseille de poster une fiche de liens pour t'intégrer au mieux ; les référencements de sujets, eux, sont par .

Voici un récapitulatif de tous les liens utiles du forum, et de tout ce que tu peux faire, pour t'intégrer au mieux.

Il ne me reste plus qu'à te souhaiter officiellement la bienvenue et surtout, un excellent jeu. Smile

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MessageSujet: Re: Percy, ou le retour de la Division [terminée] Mar 02 Juin 2015, 20:55

Tiens tiens... j'avoue que j'ai particulièrement plaisir à te revoir dans les parages, Percy. Wink

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MessageSujet: Re: Percy, ou le retour de la Division [terminée] Mar 02 Juin 2015, 21:14

Bon retour !!

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MessageSujet: Re: Percy, ou le retour de la Division [terminée] Mar 02 Juin 2015, 21:32

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MessageSujet: Re: Percy, ou le retour de la Division [terminée] Mer 03 Juin 2015, 00:26

Merci à tous! Content d'être de retour! -^^-

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