XMH : The After Years
 
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Fantôme

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Messages : 234
Date d'inscription : 10/09/2012
Identité : Andréas de Vale
Dons : Dématérialisation - Volonté apte à influencer celle des autres.

MessageSujet: Fantôme Lun 10 Sep 2012, 19:02


FANTÔME




♣ Nom : de Vale

♣ Prénom : Andréas (connu au fil du temps sous les pseudonymes de Caleb, Julian, Lazare, John, Baruch, etc.)

♣ Age : 1530 ans

♣ Nationalité (origines) : Française

♣ Orientation sexuelle : Hétérosexuel

♣ État civil : Marié à Asmodée.

♣ Taille et poids : 1m78, 70 kilos

♣ Profession : Cuisinier

♣ Groupe : Neutre.

♣ Rang: Classe 3

♣ Capacités : L’esprit est bien plus puissant que la simple force physique chez Fantôme, bien plus puissant que chez la majorité des gens. Il pourrait en effet, s’il le choisissait, vivre en tant que simple esprit, un simple fantôme. La dominance de sa volonté lui permet ainsi de rester physiquement arrêté à un âge fixe, vers la quarantaine, non pas immortel cependant. Si sa volonté devait un jour s’effriter et disparaître, il ne mettrait guère de temps à mourir, lui qui a ainsi longtemps défié la mort. Il est capable de se dématérialiser à loisir, devenant ainsi invisible et intouchable. La force de sa volonté est aussi telle qu’il peut dominer celle des autres et leur ordonner n’importe quoi, si elle est inférieure à la sienne.

♣ Ambition : S’il garde toujours un instinct, au fond de lui, le poussant à espérer un monde idéal, sa principale ambition pour l’instant est simplement de rester pour toujours avec Asmodée, et d’être là pour elle.

♣ Aversion : Les hypocrites, les snobs, les cuisiniers de basse catégorie, Benedict, qu’on le critique sur les repas qu’il prépare, les photos…


Code by Anarchy




Le personnage



Cordial, je vous apparaîtrai sans doute comme cordial...il est vrai qu'en dehors des époques les plus sombres où je gardais un visage fermé, mélancolique et quelque peu je m'en-foutiste, j'ai toujours fait de mon mieux pour apparaître avec un certain éclat, un charisme, et un grain de malice. Je tiens la politesse et la courtoisie de mon éducation, après tout. Si j'ai principe d'être toujours loyal et franc, cela ne m'empêche pas de ne dire que ce que je souhaite de moi, et de détourner le sujet quand cela m'arrange - en ordonnant à mon interlocuteur de le faire, au besoin, en dominant sa volonté. Quiconque sait mon histoire sait aussi que je suis du genre plutôt déterminé, rancunier, pour ne pas dire tenace...Oeil pour oeil, dent pour dent. Et même si je ne suis pas d'une grande intimité avec tout le monde, je sais reconnaître l'estime à porter aux gens, même s'il y en a peu que j'estime, tout simplement. J'ai tellement plus tendance à sous ou sur-estimer. Oui, sous les colères brusques, la froideur ou le mépris, il y a un sourire. Toujours un sourire courtois, souvent avec une certaine moquerie, je dois dire que je ne mâche pas mes mots. Et si parfois je suis cynique ou nostalgique, ce n'est que par restes d'un passé plutôt sombre. Pourtant, j'aurais tort de dire que je hais le genre humain ou mutant ; simplement, je m'en méfie, le considérant comme empli de tous les possibles, en bien ou en mal.
Un seul signe particulier, qui vient de ma mutation : parfois on a l'impression qu'une flamme brûle au fond des mes prunelles. Comme quoi, l'expression "les yeux flamboyants" peut devenir vraie.




L'histoire



Just the way we are – I guess you’ve seen it now (Lene Marlin)

495. Honnêtement, l’une des périodes dont je garde le plus de souvenirs demeure celle où je vivais avec ma sœur et mes parents. La nourriture était comme une industrie familiale ; mes parents étaient cuisiniers dans un château du nord de la France, étant l’aîné, il était normal que j’hérite de leur métier. Ma sœur, Hermelinda ? Très sincèrement, en ce temps du début du Moyen-Age, le moment où le roi Arthur faisait osciller la cohabitation du paganisme et du christianisme, je ne sais plus vraiment à quel univers ils la destinaient…Je me souviens seulement qu’elle regardait avec fascination les mystères représentés dans la grande salle du château, cet art théâtral auquel elle ne participerait jamais, étant femme. Sans doute n’aurait-elle été que servante, mais elle n’en eut pas le temps, ou si peu. Qu’importe. Son souvenir reste ancré dans ma mémoire, les traits de son visage, sur le camé qui avait été fait en ce temps-là, ce camé que je garde toujours sur moi. Dans ma tête, il y a encore de ces échos de sa voix, le mirage de sa présence rassurante et lumineuse, et de son sourire plein de vie. Ma sœur faisait partie de ce nombre si limité de gens qui vous donnaient envie d’être meilleur et de faire le bien, et un profond amour nous liait, même si j’ai eu par la suite du mal à le lui dire. La meilleure personne que j’ai jamais connue, une de celles qui vous donnaient la force de vous battre malgré les temps difficiles de l’époque, la pauvreté et la maladie, tout en vous respectant vous-même. Il y en a qui ont la lumière dans leur cœur, et jamais cela ne disparaît, malgré les pertes précoces de ce temps. Tel historien avait eu raison de dire « Tout était intense au Moyen-Age. Le temps à vivre était par bien trop compté. »

I’m a believer who can keep walking - so to engrave into this world’s memories (Alumina)

521. Hermelinda mourut le jour où j’eus vingt-six ans. Peut-être serait-il nécessaire de revenir un peu en arrière pour comprendre le cours des évènements. Ma nature de mutante, je l’avais découverte quelques sept années plus tôt ; mais je ne fus pas le seul. Il semblerait que les mutants de cette époque avaient un don pour se repérer entre eux, peut-être parce qu’ils étaient persécutés comme sorciers, ou du moins aussi vite qu’eux. Et comme le jeune idiot influençable et idéaliste que j’étais, je pris le parti de suivre ces autres mutants, ces « frères » au lieu de ne suivre que ma sœur. On haïssait les mutants comme la peste, et on m’a mis des idées en tête contre lesquelles je mis très longtemps à me débarrasser. En me rapprochant des mutants, je m’éloignais de l’humanité, et donc de ma sœur, qui était le seul point faible qui me restait après la mort de mes parents. On m’a mis en guerre contre les hommes ; chose peu difficile à cette époque. Là ont commencé les ténèbres en mon âme ; et quand ma sœur mourut par ma faute – pour qu’il ne me reste aucun lien avec les hommes – le noir a été total, et ne fut traversé de lumière que beaucoup plus tard. A cette époque aussi ont commencé les longues heures où je me débattais avec ma conscience au fil des heures de la nuit, en pensant à tous les « si seulement » qui n’existeraient jamais et qui aurait permis à ma sœur de continuer à vivre.

Disons-le donc : j’ai fait le mal pendant des décennies, et je l’ai fait bien. Forcément, par intérêt – je suis un peu du genre « la fin justifie les moyens », sur les bords. Les bords sont même très larges. Alors, si ça pouvait mener à un monde meilleur, qu’importait les sacrifices par lesquels on devait passer – qu’importait même si le monde devait devenir froid et inhumain, tant qu’il devenait plus juste. Le bien et le mal se ressemblent dans leurs extrêmes. Pendant tout ce temps, sans cesser de garder une cordialité parfois sincère, parfois feinte, je suis devenu de plus en plus sombre et blasé. J’étais le dernier de ma famille, j’avais causé des morts, et pire que tout, j’avais survécu aux autres. Le temps passait sans m’atteindre, sauf graduellement, une petite année par-ci, par-là, parce que je ne le voulais pas. Le monde qui changeait et grandissait n’était plus le mien, je m’enfonçais dans la solitude ; j’étais « un étranger sur une terre étrange ». Au bout de quelques siècles, j’ai brisé tous les liens qui m’entouraient, alliés ou ennemis, j’ai disparu, et je suis revenu à ma bien-aimée solitude.

Quelque part dans l'obscurité d'une pièce vide, IXe siècle.
"Tu es morte par ma faute. Ce n’est pas moi qui ai porté le coup, Hermelinda, chère sœur, mais c’est comme si je l’avais fait. Il y a des siècles…le jour de mon anniversaire. J’avais dit que tout se passerait bien…Tout s’est mal passé, oui…"
"Et tu es toujours hanté par mon souvenir. Quand tu te réveilles en sursaut aux plus profondes heures de la nuit, c’est toujours mon visage que tu vois…Du moins, le reflet de ce que j’aurais pu être si j’avais survécu."
"…Je te parle dans ma tête comme si tu étais encore là, Hermelinda. Et à chaque fois, le dernier souvenir que j’ai de toi disparaît, ne laissant qu’un vide obscur."
"C’est vrai, tu m’appelles encore si souvent…Mais c’est trop tard, maintenant, c’est trop tard pour retrouver tout ce que nous avons vécu. Je viens souvent ici, mais tu ne me vois jamais. Nous ne sommes plus du même monde, en vérité. Bien sûr, tu pourrais me voir…mais dans ce cas, tu serais fou. Et vois où nous en sommes, Andréas…Je pense que tu t’en rends compte, maintenant. En vérité, le reflet intérieur de nous-mêmes serait si étrange, je crois…Intérieurement, tu es dans la confusion la plus complète, et moi, je suis morte par ta faute, sans désir de vengeance…et je pose sur toi un regard sans haine."
"On ne joue sa vie qu’une fois. Il n’y a pas de répétition générale, on n’a droit qu’à un essai. Et j’ai déjà si mal joué avec toi, Hermelinda…
Tout le monde retournera un jour au ciel…Peut-être qu’après tout, le paradis n’est pas si lointain. Peut-être que tu n’es pas si éloignée de moi.
"Si c’est le cas, je serai toujours là. Donc, tu n’as pas besoin de me dire cet au revoir que tu n’as jamais pu prononcer. Tu n’as pas besoin de pleurer."
"Je ne sais pas ce que je fais, à te parler ainsi, Hermelinda. Je ne sais pas trop ce que je fais. C’est peut-être fou."
"Je sais ce que tu fais. Tu essayes d’obtenir avec des mots imaginaires ce que j’aurais pu te dire, je crois. Ça n’a pas de sens. Si seulement…"
"Si seulement il était possible de s’entretenir deux jours avec la Mort…"


Across the stars (John Williams)

XIIe siècle.
"Espèce de crétin de cuisinier !"
J'ai levé les yeux au ciel, avant de retourner le regard sur la jeune femme rousse qui me harcelait depuis, disons, un an ou deux. Pourquoi continuais-je à la supporter, je l'ignorais, ou alors, je voulais bien me le cacher. Il y a peu de gens qui ont cette lumière dans les yeux, l'âme et le coeur, mais bizarrement, ce sont souvent des femmes. Quoique celle-là, personne n'aurait dit qu'elle avait de vraie lumière en elle, seulement l'apparence. Une apparence un peu trop pleine de vie et de liberté, sans doute, alors que...paradoxalement...certes, je m'égare.
"Bune, si tu allais voir ailleurs si j'y suis," fis-je, en reprenant tranquillement mon couteau - dont l'usage se destinait à dépecer un lapin, je le précise.
"Non non, tu aimerais trop que je te laisse en paix, Calebnouchet ! Pas question de te faire ce plaisir !'
Je me suis retourné vers elle, le regard noir, la lame pointée vers elle.
"Recommence avec ce surnom et tu y passes."
Très intelligente, elle me tira la langue, avant de prendre une grappe de raisin dans le plat à côté d'elle, un grain glissant sur la soie rouge de sa robe.
"Essaye pour voir, tu verras ce que la Mort réserve à ceux qui la vexent !"
"Tu as encore pris du vin, et tu es repartie dans ton délire."
"Il faut bien rire quelque fois. Tu ne ris jamais, tu n'as que des sourires tristes."
Elle s'est arrêtée dans sa mastication, m'observant, avant de me jeter un grain vert à la figure.
"Fiche-moi la paix, Bune."
"Oh oui, c'est ça, monsieur inconnu, Lazare, Caleb, Julian... Tu erreras toujours, tu le sais ? Jusqu'à ce que tu trouves ce prénom-là, le bon, peut-être que tu reviendras à Andréas. Juste ce que tu trouves qui tu es, et que tu sois alors suffisamment heureux de ce que tu vois dans la glace, pour ne pas détourner le regard."
"Tu ne sais rien de vrai sur moi, idiote."
"Bien sûr. Deux ans que je n'avale aucun de tes mensonges, de Vale. Le plus triste dans ta solitude, c'est que tu t'y enfermes seul...pourtant, tu es vivant, toi ; tu devrais faire la paix avec le passé."
J'ai secoué la tête, le regard sombre, alors que l'étreinte de tristesse revenait serrer mon coeur, et les ténèbres s'appesantir dans ma mémoire et mon âme.
"Je n'aurai jamais cette longue vie de bonheur que je t'ai souhaitée, le jour où je t'ai sauvée."
"Tu n'as jamais sauvé personne, Calebnouchet."
Elle avait repris ce rictus moqueur.
"Peut-être que ça viendra !" acheva-t-elle, en haussant les épaules.

1457. Une autre date qui ne quittera jamais mon coeur et ma mémoire, une date que je n'oublierai jamais...le jour où j'ai pris la stupide et irréfléchie décision de suivre cette jeune femme blonde à l'air si triste, qui allait se recueillir sur la tombe d'un ancien mari. De là a découlé un jeu aquatique, des menaces, des baisers, des ensorcellements par son don...c'est son mystère, sa féminité, sa grâce, sa dangerosité, et peut-être l'air vulnérable et humaine qu'elle avait, qui m'ont charmée. Qui me charment toujours...Quelque part, l'éclat de ses yeux me rappelle ma soeur. Comment alors s'étonner que je me sois tant accroché à elle, alors que j'étais si sombre au plus profond de l'être, que je l'ai choisie pour incarner le salut et la lumière, alors qu'elle ne demandait qu'à vivre et sortir de cet amour qui était la mort ? Pourtant, les premiers temps, quand elle ne savait encore pas tout de moi, et moi d'elle, nous fûmes unis comme je ne l'avais jamais été avec quelqu'un. Elle était là, oui, elle était à mes côtés, et cela suffisait simplement.

XVIIe siècle.
Pourtant, cela ne dura pas ; le temps béni du bonheur ne dura pas. Je revenais à mes idées de haine du genre humain, la culpabilité me revenait, et les mauvaises fréquentations aussi. Je me mis à être de nouveau fasciné par l'idée d'un monde où n'existerait que peu de personnes, toutes conscientes d'être les meilleures, parfait solipsisme. Penser à créer un monde empli de perfection, qu'y avait-il de plus froid et de plus plaisant ? Et ce fut ainsi, par ma faute, en redevenant plus obscur et glacial, plus manichéen, que je m'éloignai à nouveau du charme de l'humanité que m'avait rapporté Asmodée, elle à qui j'avais promis l'immortalité de l'amour. Mais comme je ne pouvais sombrer seul, comme je la voulais elle aussi dans ce monde de lumière, je l'entraînai avec moi, et elle ne fut plus Louise, mais Asmodée. Nos noms entraînent nos évolutions, nos changements d'identité. Avec moi à cette époque, elle commença à devenir mauvaise. Et pour se sauver elle-même - comment aurais-je pu le lui reprocher ? - elle finit par s'enfuir. Au moins elle, voulait échapper au néant créé par l'égoïsme et le désir de déité.

Dead as dead can be – It’s your right and your ability to become my perfect enemy (A Perfect Circle)

XIXe siècle.
Je me faisais remarquer plus par ma solitude, que par ma recherche de la société, humaine ou mutante. Pourtant, n'était-elle pas bénie, l'époque du XIXe siècle ? Si Asmodée est seule à qui je devais rester lié à jamais, il n'empêche que que ce fut à cette époque que je rencontrai celle que je qualifiai longtemps de petite soeur, avant de m'apercevoir que nos sentiments évoluaient vers l'amour. Pendant le temps de quelques courtes années humaines - celles d'Ophelia - j'oubliai la noirceur, les doutes, les remords stupides, bien que Louise restait dans mon esprit malgré tout. Cette fillette (par rapport à moi ; elle avait déjà la vingtaine), je l'avais sauvée presque par hasard, au détour d'une rue, et je fus la seule famille de cette orpheline, jusqu'à ce que je disparaisse de sa vie. Et ses sourires, son léger et maladroit jeu de piano, le regard émerveillé de ses prunelles, tout cela me rappela...qu'il y avait une vie normale à vivre, au-delà de la noirceur, de l'envie de détruire le monde à défaut de pouvoir le changer. Oui, que le monde pouvait encore être accueillant, même si son propre temps est anéanti depuis des siècles....

Et je la retrouvai à nouveau, ma Louise, la seule et unique. J'ignore encore comment, mais nous nous unîmes à nouveau, comme un couple de voleurs, par jeu, par défi, par nostalgie de notre ancienne complicité, peut-être. Cela marcha, pendant un temps. Mais j'étais encore un imbécile ; incapable de me contenter de ce que je voulais, il me fallait toujours quelque chose de plus absolu, une quête idéale, un horizon impossible à atteindre et que pourtant mes rêves peignaient dans des couleurs irréelles et flamboyantes. Et cela causa ma perte. Louise ne le supporta pas, ne supporta pas que je veuille l'entraîner à nouveau dans la même folie qu'avant ; mais cette fois, au lieu de me laisser simplement seul, elle m'enferma dans un tombeau de terre, prise d'une rage et d'une fureur impressionnantes. Ce fut sa volonté, égale à la mienne, qui me laissa sous terre quelques années, incapable de vivre mais refusant de mourir. Je mis pas mal de temps à en ressortir, en étant immatériel. Mais elle avait parfaitement raison de me haïr ; j'étais détestable. Et complètement fou, à l'époque.

1960 Réussissant à retrouver Asmodée, je fis aussi la connaissance de son compagnon du moment : Benedict, inscrit à tout jamais comme ennemi juré dans mon esprit. Elle lui donna des enfants, et par dessus-tout l'amour qu'elle me refusait. J'atteins alors l'une de mes limites et fis ce dont je me savais capable tout en le taisant dans les murmures de mon esprit obsédé : je gardai Asmodée pour moi seul, la laissant volontairement dans le coma, imposant ma volonté à la sienne...essayant de la modeler comme un dieu aurait voulu le faire pour une création, essayant ainsi de la faire revenir vers moi, et d'oublier tous les autres, comme Benedict. Cela marcha sans doute trop bien, puisque cela la rendit amnésique, et m'ayant également oublié...encore une fois, mes tentatives pour sculpter, oserais-je dire, la perfection, échouèrent...

Ce fut peu après la fuite de Louise de l'Institut où je la gardais, que je choisis d'entrer au Conseil des Ombres. Lassé de solitude, désabusé d'un peu près tout, ayant toujours seulement le fol espoir de re-conquérir un jour Asmodée, j'évitais Benedict et son père, et je tissai des liens avec d'autres...il paraît que j'ai été un des seuls à tenter de sympathiser avec un certain Roxas, obsédé lui aussi par une femme inaccessible. Qui se ressemble s'assemble, non ? C'est probablement l'un des seuls liens que je garde véritablement de cette tentative de socialisation, même si l'apéritif dînatoire organisé à un moment eut un certain succès. Bref, j'avais rejoint ce groupe, relativement fasciné par leur idéal de contrôler le monde...n'étais-je pas assez fou et sombre à l'époque pour le souhaiter, malgré l'apparence cordiale que je me donnais ? Mais quand la guerre éclata, je disparus à nouveau, tel un fantôme. Non pas par lâcheté, mais parce que Benedict s'en prenait de plus en plus à Asmodée, et aussi à Zell que je considérais comme un ennemi (tous les amants d'Asmodée étaient des ennemis). Enceinte de lui, elle finit par perdre cet enfant, comme les deux jumeaux. Et cette fois, quelque chose dans la noirceur se brisa, franchit ma carapace de lassitude, et...je compris que je pouvais à nouveau être celui que je voulais véritablement. Louise ne voulait plus vivre et n'était qu'un corps déchiré par les sanglots, un visage crispé par la douleur. Que je sois mauvais ou démon, inhumain ou désireux de déité, je me rappelai que j'étais avant tout...un homme. Celui qui l'aimait plus que tout, aurait tout fait pour elle, et le ferait encore.


After the rain, I still see heaven crying, still feel no relief – ‘Cause everything we used to be and used to feel, it all becomes so frightening real (Cinema Bizarre)

2024.
Elle ne m'accepta pas à nouveau tout de suite, mais j'étais le seul à rester près d'elle, à essayer de la faire sourire, de la consoler. A essayer de lui redonner cette joie de vivre qu'elle m'avait offerte, vers la fin du Moyen-Age. Oh certes, je sais à quel point elle est aussi désabusée, à quel point son regard sur le monde est sombre, tel que je l'avais à une époque. Je sais aussi qu'elle remettrait volontiers les choses à leur place grâce à son pouvoir, mais il y a déjà bien assez à faire avec elle-même. Elle a été brisée plusieurs fois, dont en partie par ma faute. Et c'est à moi de la guérir, d'oublier toutes ces idées absurdes de monde à contrôler, de perfection à amener, toutes ces idées noires. Mais elle finit, un jour, par rire. Probablement par le plus pur des hasards. Par retomber dans mes bras. Et je l'ai gardée contre moi, longtemps, jusqu'à ce que les dernières larmes aient lavé les blessures de son coeur, purifié la tristesse de son âme, pour que tout soit finalement moins lourd à porter.

Et au fur et à mesure du temps, notre relation est redevenue comme elle aurait toujours dû être, emplie de complicité, de rire, de chamailleries, et d'amour. Le Conseil des Ombres n'existe plus, et bien que je déteste toujours Benedict et souhaite venger Zell, pour Asmodée, je ne m'en suis pas remêlé - quoique guettant toujours les occasions. Ascheriit étant le leader des Ombres, je n'aurais pu les rejoindre. A nouveau, je suis détaché des masses, des rangs des groupes. Seul dans cette solitude tant côtoyée. Presque. Louise est à mes côtés, maintenant. Mon travail chez Bibi-la-Purée me fait rencontrer d'autres gens, sans compter la sympathie que j'ai pour Axel. Le temps du Moyen-Age, le temps de ma naissance et de ma vie normale, est très loin. Mais peut-être qu'aujourd'hui, le monde apparaît à nouveau accueillant - presque mien.


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Dernière édition par Fantôme le Ven 21 Sep 2012, 23:53, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: Fantôme Lun 10 Sep 2012, 19:08

*se glisse dans le dos d'Andréas et dépose un baiser dans sa nuque* Je me demandais où tu étais passé. *soupire et prend place sur ses genoux dans un sourire* Tu me feras des sablés à la violette? J'en meurs d'envie *caresse ses cheveux*
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MessageSujet: Re: Fantôme Lun 10 Sep 2012, 23:31

Andréas :mimi: *bien rare quand elle a l'opportunité de - presque - s'appeler xD *

Bienvenue à toi !! Finalement tu n'auras pas à lutter pour reconquérir Asmo, elle semble tomber d'elle-même dans tes bras xD !
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MessageSujet: Re: Fantôme Ven 21 Sep 2012, 23:53

Asmodée : :mimi: *l'embrasse et la garde sur ses genoux, la tête contre la sienne.* Tu auras tous les sablés que tu voudras ! I love you

Onyxia : Mille mercis !

La fiche est (enfin) terminée. Smile

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MessageSujet: Re: Fantôme Sam 22 Sep 2012, 09:40

Tiens, un cuistot ! Les réserves d'alcool s'amenuisent à une vitesse prodigieuse, j'espère que vous n'y êtes pour rien. Wink En attendant, très belle fiche^^
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MessageSujet: Re: Fantôme Sam 22 Sep 2012, 12:38

Encore une personne qui ne me porte guère dans son cœur... Bien que je ne comprenne absolument pas cette aberrante hostilité à mon égard, je ne peux me résoudre à rejeter cette présentation admirablement rédigée. J'ignorais que les cuisiniers pouvaient avoir une âme de poète. Peu rancunier, j'espère que tu auras l'opportunité de préserver ce bonheur tant convoité et qui est visiblement tien à présent. Bon retour parmi nous, bienvenue et bon jeu ! Very Happy

    La fiche est validée. Tu peux désormais réserver ton avatar et lister tes capacités. Si tu as besoin de quoique ce soit -comme demander un sujet RP-, n'hésite pas à passer par ici. Des scenarii sont également proposés aux joueurs. Je te conseille de poster une fiche de liens pour t'intégrer au mieux ; les référencements de sujets, eux, sont par . Il ne me reste plus qu'à te souhaiter officiellement la bienvenue et surtout, un excellent jeu. Smile

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MessageSujet: Re: Fantôme Dim 23 Sep 2012, 09:04

Est-ce que ça fait de vous mon arrière X fois beau-papa ?
(Il est tellement .... Beau. *.*)

Bon jeu à N. Y.

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