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Visite à domicile [Verstand]

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Identité : Jimmy Novak
Dons : immortalité - Ailes (vol) - Empathie - Guérison/Evacuation - Empreinte

MessageSujet: Visite à domicile [Verstand] Mer 16 Sep 2015, 15:23

Lorsqu'on était un guérisseur du Bronx, on avait rarement l'occasion de folâtrer dans les jolies rues de l'Upper East Side. Non pas que cela ait une grande importance pour Castiel, qui évoluait de toute façon dans son propre monde où l'environnement immédiat revêtait une importance variable dans le meilleur des cas. Cela n'avait pas toujours été ainsi, remarquez ; jusque pendant la dernière guerre, il avait réussi à conserver un esprit acéré et un sens certain du détail. Mais depuis ces derniers jours de lutte au Brésil, il n'était jamais totalement sortir du brouillard dans lequel les événements l'avaient plongé. Son séjour en institution psychiatrique avait contribué à lui permettre d'y voir plus clair, sans pour autant l'en dépêtrer vraiment. Il était plus correct de dire qu'il avait appris à vivre avec et, aujourd'hui, des actions de tous les jours aussi banales que de se repérer dans le méandre des rues de New York ou consulter son téléphones pouvaient devenir curieusement compliquées à réaliser. Comme si son niveau d'attention avait été ramené à la baise pour ce qu'il ne considérait pas comme réellement important, le tout renforcé par une distraction chronique. Heureusement, il restait parfaitement capable de se débrouiller seul en cas d'urgence -un fait appréciable lorsqu'on considérait ses nouvelles attributions en tant que membre des X-Men- mais il restait le reste du temps plutôt à l'ouest. Ce qui ne le dérangeait pas outre mesure, au point qu'il était légitime de se demander s'il ne s'accrochait pas à ce brouillard mental comme à un mécanisme de défense pour affronter le poids de ses erreurs passées. Peut-être n'était-il pas encore prêt à les assumer l'esprit clair, ou peut-être avait-il peur de voir cette clarté d'esprit remettre sa rédemption en question. Toujours est-il qu'il cheminait maintenant dans la vie avec l'innocence de ceux qui vivaient dans leur propre petit monde, un tel chemin parfois arrêté par une barrière de train baissée, ce qui ne manquait pas de rappeler qu'un tel système sauvait effectivement bon nombre de vies parmi les plus distraites.

Si Castiel se trouvait aujourd'hui dans ce que d'aucuns considéraient comme le quartier le plus huppé de New York, c'était bien pour une première consultation avec un patient et non pour le simple plaisir de profiter de la vue. Et s'il appréciai la verdure et la beauté des immeubles, ces choses là ne contribuaient pas à atténuer sa distraction, lui donnant parfois l'air d'un touriste un peu perdu à force de se pâmer d'extase pour le moindre monument intéressant ou n'importe quel arbre aux belles branches. Avec son vieux trench-coat gris-beige un peu élimé (il avait jugé bon de camoufler ses ailes le temps de la ballade), il tranchait un peu dans le décor ; d'autant plus lorsqu'on rajoutait le fait que, de temps en temps, il semblait s'adresser à quelqu'un qui n'existait pas. Fait qui pouvait passer relativement inaperçu dans une ville comme New York, mais qui ne manquait pas d'éveiller l'attention de temps en temps. Son père se faisait plus discret depuis quelque temps, comme s'il avait décidé de laisser à son fils plus de temps pour respirer. Ce qui était bienvenu, même si James avait de toute façon fini par s'habituer à la présence -souvent épuisante- de Jeremiah Smith. Leurs quelques échanges dans le quartier consistèrent principalement en un père agacé qui répétait les directions à un fils qui n'était plus trop sûr de les avoir correctement retenues. Enfin, leur périple les mena jusqu'à l'entrée de l'impressionnante bâtisse où un certain Alexander Feurbach avait convoqué Castiel. Qui n'avait aucune idée de qui était le Alexander Feurbach en question, sa connaissance de ces choses-là étant aussi développées que celle, disons, du navet moyen. Et puis cela lui permettait au moins de traiter tout le monde sur un pied d'égalité !

James avait accepté la visite à domicile réclamée par le patient, qui s'était montré plutôt insistant sur la question. Ce qui n'avait pas vraiment dérangé le guérisseur quand il avait compris que l'homme en question avait des difficultés à se déplacer. En plus, James n'était pas du genre à refuser son aide à quelqu'un qui venait la lui demander. Sa réputation commençait à se faire savoir, et il était encore loin d'imaginer à quel point cela risquait de devenir un problème avec le temps ; surtout en considérant ses autres responsabilités avec le foyer et les X-Men. Mais pour l'heure, il n'avait aucune raison de refuser une visite, surtout s'il avait l'occasion d'aider quelqu'un de plus. Il resta quelques instants à observer l'impressionnante bâtisse, se demandant en combien de temps il pourrait atteindre le sommet en volant. Mais il restait tout de même préférable de s'annoncer, non ? Ce qu'il fit, s'annonçant en tant que James Novak, attendant qu'on l'introduise à l'intérieur et qu'on le dirige en direction de son patient. Un James Novak qui ne s'était même pas posé la question de comment un homme comme Alexander Feurbach avait entendu parlé de lui, ni même ce que cet homme avait pu découvrirsur ses antécédents (qui ne remontaient à guère plus que sa sortie d'institut avec le nouveau nom de Novak, de toute façon).

Voilà une rencontre qui ne manquerait pas d'être...intéressante.

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MessageSujet: Re: Visite à domicile [Verstand] Jeu 24 Sep 2015, 08:31

Introduction

    Le soleil ne pointait pas encore sur l'horizon parfaitement lisse de l'océan. Une bande de nuages était comme posée sur le bord de monde et masquait les premiers rayons matinaux. Le ciel quittait pourtant ses teintes de la nuit pour se colorer de rose et de violet. Mais cette fantaisie de la nature - ou cette réaction physique à l'entrée de la lumière dans l’atmosphère, pour les plus cartésiens - ne durerait pas: le ciel était déjà partiellement couvert de stratocumulus qui n'avaient que pour seule intention de décharger leurs pluies sur la terre quelques deux milles mètres plus bas.
    Dans la rade du port marchand, un ballet coordonnée au millimètre prenait place. De lourds véhicules et de grues en tout genre avait commencé depuis quelques heures déjà à décharger les cargos transporteurs venus de l'autre bout du globe de leur containers.
    C'était un peu plus loin, sur une ancienne friche industrielle, qu'une limousine venait d'arriver.
    Alexander avait horreur de devoir s'occuper lui-même de ce genre de formalité, mais les russes ne lui avaient causé que des ennuies ces derniers temps et il voulait régler le problème en personne.
    Dans l'entrepôt désaffecté et ouvert aux quatre vents étaient déjà présent une demi douzaine d'hommes de l'Est aux carrures imposantes et tatouées. Tous, sans exception, étaient équipés d'armes de poings ou d'armes blanches, lorsqu'il ne s'agissait pas de fusils d'assaut. A leur côtés, plusieurs dizaines de caisse de toutes tailles, fraîchement sorties de container en provenance de la Matouchka Rossia. La mine patibulaire de ces hommes n'avait rien d'avenante mais il en fallait plus à Alexander pour se sentir impressionné. Surtout lorsque ce dernier était venu avec au moins autant d'hommes - qui l'avaient suivi dans deux 4x4 blindés - tout en ayant pris soin de faire placer des tireurs embusqués à proximité. Il parait de cette façon à toutes éventualités, bien que dans le cas présent, le risque que la situation ne dégénère était des plus infimes.
    Lorsque la voiture de luxe s'immobilisa au milieu de l'usine en ruine, notre jeune protagoniste ouvrit la portière avant d'actionner le mécanisme qui lui permettait de rejoindre facilement son fauteuil. Depuis quelques jours, sa santé était dans un état déplorable. La rechute avait été aussi rapide que violente. D'ailleurs, l'idée de s'exposer dans cet état devant ces hommes ne lui plaisaient guère, mais bientôt, ils ne seraient plus un problème...
    De ses longs doigts fins, qu'il pouvait encore, au prix d'un effort pénible, faire actionner le moteur de son fauteuil, il se déplaça pour venir faire face à son interlocuteur, le chef de file du groupe de trafiquant.
    Il fut accueillit froidement par un anglais approximatif et un accent russe à couper au couteau. En retour, il dévisagea d'un air clairement méprisant cet homme aux goûts vestimentaires qui laissaient clairement à désirer, mais moins que l'était son hygiène... Alexander plissa le nez sans même daigner répondre à cet individu qui tenait place de nouveau lieutenant à un parrain moscovite avec lequel Verstand faisait affaire depuis de longues années. 
    Gochenko avait commit, en lui envoyant ce type, un impair très regrettable. Avoir a traiter avec un homme aussi grossier que ce nouveau sbire était proprement déplaisant. Se voir traiter par lui comme un vulgaire client à qui ont tentait très peu subtilement d'extorquer des sommes exorbitantes - en augmentant subitement les prix et en modifiant les conditions de l'échanges au dernier moment - était tout simplement une offense dont les conséquences ne seraient pas anodines.
    Notre génie aurait, certes, pu se rétracter. Il appréciait moyennement qu'un sous fifre tente de se tailler la part du lion dans son pourcentage de la transaction. Mais Alexander avait besoin de cette cargaison. Il avait des livraisons urgentes à obliger et des dead lines à respecter. C'est donc sans rechigner qu'il avait accepté les nouvelles clauses du contrat.
    On fit ouvrir les caisses une à une pour vérifier leur contenu. Les armes et leurs munitions s'empilaient les unes sur les autres. On trouvait pour ainsi dire, de tout, de l'arme de poing automatique et semi-automatique, aux armes d’infanterie de type lance roquettes.
    Alexander vérifia d'un œil dédaigneux la marchandise. Il exécrait les armes en tout genre et d'autant plus les armes à feu, qu'il trouvait d'une vulgarité...
    Il ne niait cependant ni leur utilité, ni leur efficacité et encore moins leur valeur marchande.
    D'un geste de la tête, il avait tacitement demandé à deux de ces hommes d'examiner la qualité de la cargaison. Il n'y avait généralement aucun soucis à ce faire de ce côté là, les armes étaient de bonne facture, tout droit sorties des usines européennes. Mais il semblait qu'on ne pouvait être jamais trop pointilleux, surtout, semblait-il, avec un homme tel que le quidam qui lui faisait face.
    Ensuite, un des hommes d'Alexander, qui s'avérait être plus ou moins son premier lieutenant, apporta, d'une main, une valise, de l'autre une tablette numérique. Il tendit la première au ruskov à la mine particulièrement désagréable à regarder. Celui-ci, comme tout homme qui a un rapport avide à l'argent, l'ouvrit pour en vérifier le contenu, jauger d'un regard les coupures de cent dollars qui s'entassaient elles-même par cent, pour former des petites piles compactes et bien rangées. Il referma l'attaché-case avec un rictus de satisfaction.
    Verstand se retint de montrer toute marque de son profond mépris. Au contraire, son visage pâle revêtait un masque d'une parfaite neutralité. Il invita l'homme a assister ensuite à la transaction monétaire qui se ferait directement d'un des comptes d'une des multiples sociétés écrans qui composaient la Feuerbach CORPoration vers le compte choisi par le « grand patron » comme Gochenko se faisait appeler.
    D'un geste de la main, Alexander ordonna finalement qu'on referme les caisses. Trois camions aux enseignes diverses venaient de reculer près des zones de chargement de l'ancien entrepôt et déjà on s'affairait à faire transiter ce fret d'une nature un peu spéciale.
    Le russe grogna un ordre et ses hommes se mirent en ligne. Une belle ligne, aussi belle qu'une dizaine d'hommes de main au gabarit d'armoire à glace et aux tronches aussi aimables que des portes de prison puisse faire une belle ligne. On était loin d'un défilé des petits rats du ballet de Moscou, mais ça ferait l'affaire.
    Alexander, lui aussi, avait son exigence dans le contrat. Toute transaction où sa présence était de mise, où son nom était mentionnée, où son entreprise figurait, les hommes présent devaient accepter de se plier à un effacement de mémoire partiel : personnes présentes, noms, objet de la transaction. Peu d'éléments en sommes, mais suffisamment pour protéger les deux parties en présence et éviter les indiscrétions. Les hommes préféraient souvent cette alternative à une balle à l'arrière du crâne : tout le monde était content. Rare étaient ceux qui avait refusé de se plier à la règle, ils n'étaient d'ailleurs plus là pour faire parler d'eux et n'avait, étrangement, pas fait d'émule. Seuls les premiers lieutenants des partie respectives n'avait pas à répondre à cette exigence. Pour cause, l'homme d'Alexander était le mutant dont le pouvoir était d'effacer les quelques éléments de souvenirs compromettant pour son employeur.
    L'opération ne dura que quelques minutes. Tous les hommes étaient plongés pour le moment dans une sorte de transe qui ne durerait quelques minutes. Le temps pour Alexander d'être loin. Seulement, il aurait eu des scrupules à laisser son très déplaisant interlocuteur s'en tirer avec autant de facilité.
    Sans esquisser un sourire, Alexander claqua des doigts et l'homme s'effondra de tout son poids de bœuf sur le sol dur et froid. Un autre que lui aurait peut être fait exécuter le bougre, l'aurait estropié, ou que sais-je. Mais Alexander ne voulait pas d'une solution trop salissante. D'autre part, il ne voulait pas laisser derrière lui un homme -même estropier, il n'en était que parfois plus dangereux - désireux de se venger et un cadavre laissait toujours un frère, un fils, un père ou un ami désireux de faire appliquer la loi du Talion.
    Et puis, envoyer un message clair au principale responsable -on ne pouvait pas toujours blâmer les exécutant qui avait si peu de cervelle – il fallait donc s'en prendre à ceux qui en avait mais qui avait manqué de jugement, histoire de les ramener à la raison.
    Gochenko allait donc recevoir d'ici la fin de la journée, livré dans une caisse de bois et ce, par charter express, son homme endormi par une fléchette qui avait délivré un cocktail détonnant de somnifères. Avec lui, un message plutôt clair : Alexander avait fait rouvrir la mallette, son homme arrosa, selon les ordres, les billets à l’effigie de Benjamin Franklin d'alcool à brûler. D'une allumette craquée, le tout fit une belle flambée. Lorsque plus de la moitié fut partie en fumée, on arrêta le feu, referma la valise qu irait rejoindre le colis un peu spécial à l'attention du mafieux russe. C'était donc à ce dernier que reviendrait la tâche de réagir en conséquence de la bourde qu'avait commise son lieutenant et il allait définitivement devoir se racheter s'il voulait toujours faire affaire avec notre jeune prodige. Autant dire que l'espérance de vie de l'homme gisant au sol venait soudainement de chuter...
    Quelques minutes plus tard, Alexander avait de nouveau pris place dans sa voiture. Les camions d'armes étaient loin, prêt à rejoindre leur destination où elles seraient reconditionnées avant d'être redistribuées pour être écoulée sur le sol Nord Américain pour une partie et livrée en Amazonie pour une quelconque guérilla des narcotiques, pour le reste.

***
    Il était largement temps de rentrer, il avait perdu suffisamment de temps à toute cette histoire. Il ne fallut certes qu'un trois quart d'heure pour rejoindre Manhattan et la journée commençait à peine, mais Alexander était déjà, allez savoir pourquoi, d'une humeur massacrante. Peut-être la perspective de son rendez-vous à venir ?
    Une fois dans l'enceinte apaisante de son monde, la tension diminua quelque peu. Hayden l'accueillit avec un étrange sourire qu'il n'eut pas envie de commenter. Il allait de toute façon voir par lui-même et sous peu quelle « surprise » l'attendait derrière sa mine énigmatique. Un imprévu était bien la dernière chose qu'il avait envie d'avoir ce matin. Il traversa en fauteuil le vestibule et une odeur de café italien, qui embaumait la pièce ainsi que le salon attenant, lui fit presque changer d'avis. Il était apparut dans l'embrasure de la porte qui donnait sur la cuisine « d'usage ». Il était habillé d'une veste de demi-mesure, de tweed au motif « prince de Galle » et d'un pantalon de velours, dont les couleurs formaient un camaïeu automnal. Il semblait tout droit arrivé d'Oxford avec ses airs de gentleman farmer, mais son regard brun et profond trahissait ses origines. Son accent également.
    -Comment était Rome ? Demanda notre génie à l'impromptu négligemment appuyé contre le chambranle de la porte.
    D'Italie, Alexander ne faisait pas seulement venir une partie de sa garde robe, semblait-il qu'il en faisait importer également ses amants...
    Arturo était rentré d'Europe. Il accueillit notre homme avec un sourire naturellement charmeur 
    -Douce, comme toujours. Le mois de septembre y est le plus beau de l'année tu sais. Tu aurais dû rester.
    Alexander ne répondit rien. L'italien savait parfaitement qu'il n'aurait pu se permettre de prolonger ses « vacances » dans la Botte. Pour sa part, le jeune homme ne chercha même pas à savoir combien de fois son amant l'avait trompé.
    Alexander aurait voulu lui faire une remarque sur le choix du motif de sa cravate en le prenant au col, il en aurait profité pour venir embrasser ces lèvres qui lui avaient manqué, mais son état l'en empêchait définitivement. D'ailleurs, Arturo s'était abstenu de faire le moindre commentaire sur l'état préoccupant du génie et ce dernier lui en était reconnaissant. A la place, un grand sourire naquit sur le lèvres de l'italien :
    -Je ne suis pas rentré seul d'Europe. Je t'ai ramené ton bébé ! Testé par mes soins. Elle est par-faite. Détacha-t-il pour plus d'emphase.
    Ce sourire en coin, si rare sur les lèvres d'Alexander, se dessina sur son visage exsangue. Si Alexander s'était rendu quelques mois plus tôt en Europe, s'était principalement pour y faire concevoir une nouvelle voiture de course, cérébralement assistée. Après en avoir conçu le design comme la mécanique, il avait déposé le brevet d'un système révolutionnaire de capteur cérébraux placé dans le casque. Un bourreau de travail comme Verstand n'avait que peu de distraction. Mais la vitesse, notamment au volant de bolide, était un plaisir de longue date. Il repoussait maintenant les limites de la conduite et s'offrait de pouvoir à nouveau piloter une formule 1.
    Les deux hommes furent écourtés dans leurs retrouvailles par l'assistante personnelle de monsieur Feuerbach pour annoncer que son rendez-vous était arrivé et qu'il patientait dans l'antichambre. Naturellement, Arturo avait tourné les talons pour retourner dans la cuisine tandis que d'une confirmation mentale, notre protagoniste demandait à Hayden d'introduire l'homme qu'il avait fait mander.
    Peut-être que la journée ne serait finalement pas si terrible que ça...
    Le guérisseur – puisque c'était la réputation qui l'entourait -, arrivé au pied de l'immeuble, avait été accueillit par le portier qui lui avait indiqué l'ascenseur ainsi que ne numéro de l'étage où il devait se rendre. Une fois les portes de l'élévateur de nouveau ouverte, il avait directement été accueillit par l'assistante d'Alexander, qui d'un sourire poli, s'était présentée avant de l'inviter à patienter quelques secondes, le temps qu'elle prévienne son employer de son arrivée. En effet, quelques secondes plus tard, elle revenait vers lui, l'invitant à la suivre.
    Alexander était prêt à recevoir James Novak. Le faire patienter aurait été un brin malpoli, surtout lorsque l'on savait que notre homme avait fortement insisté sur le fait que le guérisseur devait se déplacer, et non l'inverse. Heureusement, celui-ci n'avait pas eu à se faire trop prier. C'était d'ailleurs bien souvent le cas avec ces gens à l'altruisme et l'empathie élevé.
    Alexander attendait-il quelque chose de cette rencontre ? Absolument. Il ne laissait cependant pas reposer tout ces espoirs sur ce mutant inconnu. Certes, « inconnu » était un bien grand mot puisque cet homme n'avait plus de secret pour notre génie. Ou si peu.
    L'homme, fut introduit dans le salon principal, une large pièce lumineuse lambrissée d'acajou. D'un seul regard, Alexander avait pu juger de son interlocuteur. Il le voyait pour la première fois en vrai, cet homme dont la vie et les agissements avaient été compilé dans un dossier de photos et de paperasses qui le résumaient. Mais que celui-ci se rassure, rare était les personnes qui pouvaient avoir des secrets pour notre jeune génie : Jimmy n'en faisait juste pas parti.
    Cela ne changerait rien à leur relation. 
    L'air parfaitement placide du jeune Feuerbach pouvait avoir presque quelque chose d'affable tant les traits de son visage étaient doux. Il ne montra rien de ce qu'il pensait du pardessus élimé ni même de la mine distraite et de l’œil éteint de son interlocuteur.
    D'une voix assurée et clair il salua son « invité » :
    -Monsieur, Novak. Je vous remercie de vous être déplacé jusqu’à moi et d'avoir accédé à ma requête. 
    D'une pression sur la manette de son fauteuil, il s'approcha à une distance raisonnable du fraîchement arrivé. 
    -Je vous en prie, installez vous. Invita-t-il l'homme d'un geste pénible de la main. Il désignait les larges canapé de cuir d'un blanc ivoire. 
    -J'espère que ma demande ne vous a pas trop surprise. Mais vous l'aurait compris, je pense, j'ai besoin de votre aide. 


Dernière édition par Verstand le Dim 04 Oct 2015, 21:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Visite à domicile [Verstand] Lun 28 Sep 2015, 13:01

Un sifflement moqueur parvint aux oreilles de Castiel, les seules capables de l'entendre. Enfin, si le système auditif jouait réellement un rôle là-dedans, ce dont le guérisseur doutait fortement.Un coup d’œil sur le côté lui suffit pour découvrir la silhouette de Jeremiah Smith, les bras croisés sur sa poitrine, observant les lieux avec hauteur.

« Et bien en voilà qui a réussi. Ça, c'est ce que j'appelle une belle demeure. Bon, aucun immeuble de luxe ne vaudra une robuste villa coloniale sous les saules, mais on ne peut pas en vouloir aux citadins de se montrer prétentieux. Surtout quand ils peuvent se le permettre. Tu vois gamin, voilà quelqu'un qui a réussi dans la vie ! Est-ce qu'il a usé de ses dons pour améliorer la vie de son prochain contre deux bouts de ficelles et une boîte de thon ? Bien sûr que non. Oh, je sais que tes intentions sont louables, et que tu es trop têtu pour changer, mais quand je pense que tu aurais pu te retrouver à sa place... »


D'un geste éloquent, Smith engloba la pièce luxueuse où Castiel avait été introduit. Ce dernier ne répondit pas, parce qu'il avait appris que cela ne mettait guère ses patients en confiance lorsqu'il donnait l'impression de parler tout seul, et aussi parce qu'il aurait été inutile d'ergoter sur le sujet avec son père. Le vieux sudiste avait beau se montrer moins critique depuis que James avait appris qui était son véritable géniteur, il ne pouvait s'empêcher de revenir sur la vie qu'il aurait souhaitée pour le mutant ailé. Une vie où ses pouvoirs de guérison auraient été prodigués au plus offrant, accordant richesse et confiance des puissants de ce monde. Après tout, il l'avait toujours dit, un tel don divin ne méritait-il pas de récompenser les fidèles les plus généreux ? Mais James n'avait jamais vu les choses ainsi, refusant d'exploiter son pouvoir pour obtenir rétribution même lorsqu'il œuvrait pour les Invisibles.

Aussi Castiel n'était-il pas plus impressionné par l'intérieur que l'extérieur en ce qui concernait les quartiers d'Alexander Feuerbach. Mais s'il ne faisait aucun cas du luxe, ce n'était pas par mépris ou par fierté : il ne s'en rendait tout simplement pas compte. Son patient aurait pu le convoquer dans un carton au coin de la rue que cela n'aurait fait aucune différence. Ce n'était ni le mobilier hors de prix choisi avec goût, ni les œuvres d'art exquises qui attiraient l'attention de James Novak. Non, seul son patient l'intéressait, comme c'était le cas avec chacun d'entre eux. C'était l'homme qui ne laissait pas son fauteuil diminuer sa fierté qui l'intéressait plus que tout, ainsi que les émotions puissantes mais maîtrisées qu'il dégageait. Elles indiquaient à Castiel que Feuerbach était un homme qui accordait une grande importance au contrôle, et que sa force d'âme était d'acier. Il le fallait, pour vivre ainsi sans se laisser abattre, jour après jour.

« Ne reste pas planté là gamin, dis quelque chose ! »

« Euh, je suis heureux de vous rencontrer, monsieur Feuerbach. Pas besoin de me remercier, je me déplace volontiers lorsqu'il s'agit de rencontrer un patient. D'autant plus lorsque je vois que le contraire aurait pu être pénible. »

Castiel ne cherchait pas à froisser son interlocuteur, il se montrait simplement candide. Et il avait l'impression que Feurebach n'était de toute façon pas homme à tourner autour du pot, ni à se faire dorloter pour rien. Autant se montrer aussi direct que possible, c'était généralement la meilleure marche à suivre pour aider un patient. S'avançant à la rencontre de l'homme au fauteuil, un peu nerveux comme à chaque première rencontre, Castiel manqua s'encoubler et sa trajectoire frôla celle d'un vase qui oscilla de longues secondes avant de se stabiliser. Un sourire d'excuse gêné sur les lèvres, tandis que Jeremiah se frappait le front de la paume de sa main, James se dirigea vers le canapé que lui avait indiqué son hôte.

« Je suis désolé, j'ai tendance à être un peu, euh...maladroit. Mais je peux vous assurer que mon adresse n'entre nullement en ligne de compte lorsqu'il s'agit d'utiliser mes pouvoirs ! Et votre demande ne me surprend pas : vous n'êtes pas le premier à venir jusqu'à moi, et vous ne serez pas le dernier. Je vous aiderai, si je le peux. Si vous pouviez...commencer par m'expliquer ce dont vous souffrez. Ensuite, si vous le voulez bien, je vous examinerai. Rien d'invasif, ça ne devrait prendre qu'un instant. Mais avant toute chose, si vous avez la moindre question... Enfin, n'hésitez pas. »


Les mains sur les genoux, assis bien droit sur son siège confortable, Castiel attendit, bien décidé à faire de son mieux pour contenter son patient ; après tout, il se trouvait sous son toit.

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MessageSujet: Re: Visite à domicile [Verstand] Mar 06 Oct 2015, 22:11

    Que l'on ne montre aucun émerveillement ou admiration à la découverte des intérieurs du somptueux appartement de Central Park West - dont les choix de décoration n'avait été que globalement supervisé par notre jeune génie - n'offusquait en rien ce dernier. Ces aménagements luxueux avait été pensé avec goût et non par ostentation. Oui, peut-être que ce vase, qui allait si dangereusement vaciller, coûtait plus que la vie de l'homme qui l'avait malhabilement frôlé – organes en pièces détachées compris. Certes, les quelques tableaux aux murs, qui venaient habilement habiller la pièce sans la surcharger, portaient les griffes des artistes qui se vendaient le plus cher au monde, mais ils avaient été d'abord choisis pour s'harmoniser avec le lieu. Alexander ne possédait pas pour posséder. Enfin, pas uniquement. Il possédait par élégance, par raffinement, et refusait tout étalage d'un luxe tapageur qui restait l'apanage du mauvais goût et des nouveaux riche. 
    D'ailleurs, seul une personne possédant un œil averti pouvait réellement saisir la valeur et la richesse déployées de ce salon qui aurait presque pu paraître sobre. Les autres se contentaient de le ressentir à travers l'esthétique et la force qui se dégageaient de la pièce.
    Mais ce James Novak était... différent. Comme si le monde extérieur ne le touchait pas. Ou peut être bien que le monde extérieur ne lui parvenait tout simplement pas comme n'importe quel autre individu ? En même temps, lorsque l'on avait des visions permanentes d'un homme et que l'on conversait avec lui, on ne pouvait décemment pas percevoir le monde comme tout le monde. De ce détail, notre personnage n'en savait évidement rien, même si le rapport fait sur le guérisseur stipulait la propension que l'homme avait de tenir seul des moitiés de conversation. Alexander ne pouvait qu'engager à ce sujet que des suppositions dont, il fallait l'avouer, la schizophrénie faisait partie. 
    Alexander ne s'offusqua pas non plus des quelques secondes de silences qui s'étaient installées après qu'il ait verbalement accueilli son invité. Ou si c'était le cas, il n'en montrait absolument aucun signe. Mr Novak finit par répondre avec une franchise qui fut plutôt bien accueillit même si la forme aurait mérité à être encore un peu travaillée. Rappeler à un homme sa condition, surtout lorsqu'elle-ci était faible, n'était pas chose délicate. Mais il préférait cela aux discours mielleux et hypocrite des hommes qui cherchent à obtenir ses faveurs.
    Le jeune Feuerbach aurait aisément reconnu qu'il avait toutes les intentions du monde d'exploiter les dons et l'altruisme de l'homme face à lui et ce ayant recours à la manipulation si besoin était. Ne vous en scandalisez pas, pour Alexander la naïveté était comme un appel à l'utilisation de telles méthodes. Mais, elle n'en restait pas moins une sorte d'innocence de l'âme – bien que cet « ange » était loin d'en être un – et de ce fait, notre génie n'avait aucun désir de lui nuire sciemment. Il montrait moins de scrupule avec d'autres.
    Le regard que le jeune homme porta au vase étrusque qui oscilla sur son pied était indescriptible. Une lueur de surprise, une microseconde d’effrois, me cœur qui ratte un battement, avant que la rationalisation ne prenne le dessus et que le cerveau calcul la trajectoire de la pièce antique pour voir qu'elle ne tomberait de son socle. Le soulagement. Le soupire presque. Le regard porté sur le « fautif ». La maîtrise parfaite de soi pour ne pas le traiter d’imbécile fini – une maîtrise à laquelle il avait souvent recours pour ne par insulter l'ensemble des personnes qui l'entourait – pour au final, décrocher un maigre sourire qui assurerait à l'empoter que « ce n'était rien », tandis qu'intérieurement, il en allait tout autrement. Oh, il n'était pas en colère, il en fallait plus pour fâcher notre homme, simplement d'une lassitude extrême, désabusé face à l'homme qui esquissait un sourire d'excuse en échange. Il estima que certaines personnes devaient réellement s'estimer heureuses d'avoir une quelconque utilité à ses yeux et que, décidément, il était doté d'une patience à toute épreuve. Il pensa un « encore heureux » tandis que le maladroit s'excusait tout en assurant que sa gaucherie n'influençait en rien ses pouvoirs.
    Inconsciemment, Alexander avait entrecroisé ses mains sur ses jambes et légèrement pincé les lèvres alors qu'il ne quittait pas des yeux James. Il l'écouta ensuite sans l'écouter, même si chacune de ses paroles venaient se graver dans sa mémoire auditive parfaite. Le personnage qu'il avait devant les yeux en disait long même sans ouvrir la bouche. De ses vêtements premiers prix, à sa mine un peu hébété en passant par sa posture guindé, droit comme un « i », Alexander analysait sa physionomie comme chacun de ses gestes. Un peu mécaniquement, il répondit, comme si on eut appuyé sur un bouton de phrase pré-enregistrée :
    -Ne vous en faites pas.
    Alexander revint un peu plus présent dans la conversation et délaissa le monde de son esprit. Il regardait dans les yeux son interlocuteur et avait choisi ses mots avec soin :
    -Pour faire simple et rester concis, la mutation de mon génome entraîne un développement croissant de mon intellect par une multiplication progressive des connexions neuronales et des synapses fonctionnelles de mon cerveaux. Seulement, s'il me fallait schématiser, la zone motrice, qui se trouve environ par ici, il tapota de l'index droit ce qui était le milieu de son crâne, est envahie par les connexions des autres zones. Celles-ci s'étendent peu à peu et détournent au fur et à mesure les neurones qui s'y trouve pour se les approprier. J'imagine qu'il est inutile de vous décrire qu'elles en sont les conséquences, vous les avez sous les yeux. Je perds de jour en jour de nouvelles facultés motrice, et pour être tout à fait honnête, mon corps arrive à un stade où les altérations seront irrémédiables avant de perdre définitivement toutes capacités motrices...
    Oh, il dramatisait peut être un peu, mais un peu seulement. Disons qu'il accentuait un pronostique qui ne tarderait de toute façon pas à venir.
    Mais il fallait tout de même noter qu'il était désespéré au point de faire appel à un mutant dont il ignorait absolument tout, sur un plan scientifique, des dons et de leurs effets. Seraient-ils permanent ou à court terme ? Son intellect en serait-il touché et dans quelle proportion ?
    Cela n'arrivait que trop rarement pour être noté, mais Alexander n'avait pas les réponses à ces questions. Il avait longtemps réfléchit à demander à Novak de lui permettre de faire des testes sur son ADN pour tenter de comprendre l'exacte nature de sa mutation, mais rien que l'élevage et la maturation de seulement quelques générations de cobayes porteurs de son gène prendrait des mois et reviendrait tout bonnement tenter à décrypter le gène X. La tâche était de taille et Alexander manquait cruellement de temps.
    Le silence s'était de nouveau installé pour quelques secondes. Le jeune milliardaire avait paru songeur pour un temps, avant que son regard ne reprenne en intensité. Il fixait avec une ardeur nouvelle le guérisseur :
    -Avant que vous n'acceptiez de m'aider, il y a une chose dont vous devez prendre conscience. Je sais que peu vous importe qui je suis ou de quel milieu je viens. Je ne suis qu'un parmi d'autre et vous dispensez votre don à qui en a le besoin, je respecte d'ailleurs énormément votre choix... mais je ne suis pas un parmi tant d'autre. Je suis l'un des hommes les plus influents, les plus riches de cette planète. Mais au final, cela importe peu. Ce qui importe, c'est que je dirige à travers mon groupe des centaines d'entreprises à travers le monde et par conséquent des dizaines de milliers d’employés. Je ne peux être capable de faire ceci que grâce à cela – une fois encore il tapota sa boite crânienne – si je venais à perdre mes facultés physique au point de ne plus pouvoir utiliser mes capacités mentales, c'est l'économie entière qui en pâtirait. Il y a, certes, les milliards de dollars de capitaux que je gère, mais il y a aussi et surtout, tous ces gens, qui travaillent, et à qui mes entreprises, par leur bon fonctionnement, se doivent de leur verser un salaire régulier et pour leur permettre de vivre décemment. Je ne peux pas me permettre la moindre faiblesse. Conclut-il.
    Il était plutôt convaincant. Presque emporté par la sincérité de ses paroles.
    J'en décrocherais moi-même une petite larme... si quelque chose de tout cela était vrai. Enfin, techniquement, tout était vrai, et notamment les chiffres. Mais Alexander n'avait cure du reste. Les fourmis qui travaillaient étaient remplaçables par dizaines, les lois de la plupart des états, qui cherchaient désespérément les investisseurs, bien trop laxistes pour garantir une quelconque sécurité aux travailleurs, et la jungle, féroce. C'était le jeu du capitalisme libérale et Feuerbach ne l'avait même pas inventé, il se contentait d'y jouer à la perfection.
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MessageSujet: Re: Visite à domicile [Verstand] Jeu 08 Oct 2015, 14:01

Le vase étrusque n'avait pas attiré l'attention de Castiel -d'où le petit accident évité de justesse- pas plus que le reste de la luxueuse pièce où son patient l'avait reçu. Si le guérisseur avait été doté d'une solide base de connaissances en art, il aurait même pu admirer à quel point la richesse qui suintait des murs s'affichait avec classe et bon goût plutôt qu'avec la seule volonté d'être tape-à-l’œil. Mais il s'intéressait avant tout aux gens eux-mêmes et non à ce qu'ils affichaient ou possédaient, et il n'aurait pas su faire la différence entre un vase étrusque ou un vase ming. Dante aurait certainement su, lui, et penser à son vieil ami arracha une note de tristesse à Novak. Ils ne s'étaient pas vu depuis longtemps après s'être enfin retrouvés, et son ami semblait diablement occupé. La révélation d'Axel à son sujet n'avait rien changé concernant les sentiments de James à son égard ; il était lui-même bien mal placé pour juger qui que ce soit, et il espérait simplement que son ami allait bien. D'autant que Castiel était bien occupé également, et il avait eu bien du mal à trouver assez de temps pour venir rencontrer Feuerbach en personne. Mais le cas l'avait intrigué, et s'il pouvait soulager les souffrances d'une personne de plus, cela valait bien tout le temps qu'il avait à lui consacrer.

Si Castiel n'était guère doué pour observer son environnement, il l'était plus lorsqu'il s'agissait d'observer les gens. Il n'était pas toujours très bon juge de caractère, et sa naïveté retrouvée le poussait à voir le meilleur en chacun, mais il n'était pas stupide pour autant. Malgré la maîtrise parfaite que Feuerbach avait du dialogue, James lisait sans grande peine entre les lignes, aidé en cela par son don d'empathie. C'était grâce à ce dernier qu'il regardait vraiment les gens ; capable de voir les émotions sous la surface permettait de savoir qu'ils étaient bien mieux qu'une expression ou un sens aigu de la rhétorique. D'autant que les subtilités de langage passaient souvent au-dessus de la tête de Castiel, qui trouvait déjà bien assez difficile comme ça de communiquer avec son prochain. Il réagissait le mieux avec les gens qui disaient ce qu'ils pensent plutôt que de déguiser leurs attention à travers leurs phrases. Il ne lui était pas difficile de voir à quel point son riche patient accordait de l'importance aux apparences, ni qu'il n'aimait rien tant qu'à être en parfait contrôle et à ne jamais laisser paraître autrement. De là, il n'était pas difficile de voir à quel point une affliction aussi débilitante pouvait s'avérer intolérable pour un homme pareil. Castiel respectait sa force d'esprit considérable, et la volonté implacable qu'il sentait bouillonner chez l'homme diminué : autant de forces qui l'aideraient sans nul doute à prendre le dessus un jour. Alexander Feuerbach avait tout l'air d'un homme qui refusait l'échec et qui arrivait à ses fins quoi qu'il arrive. Un tempérament aussi admirable que terrifiant : rien n'était plus dangereux qu'un homme qui ne reculerait devant rien pour atteindre son objectif, d'autant que celui-ci ne semblait guère se préoccuper des obstacles sur son chemin.

« Pèse bien tes mots, gamin. » lui conseilla Jeremiah Smith d'une voix grave, entre le respect et la méfiance. « C'est un vrai serpent, crois-moi, je connais les gens son espèce. »

James hocha distraitement la tête, ne prenant pas la peine de répondre. Il ne s'inquiétait pas vraiment de l'opinion des gens qui le verraient parler dans le vide, mais il avait bien compris que cela déstabilisait la plupart de ses patients quand ils avaient surtout besoin d'être assurés du fait qu'ils ne mettaient pas leur sort entre les mains d'un charlatan ou d'un lunatique. Non pas que Feuerbach donnât l'impression d'avoir besoin d'être rassuré par qui que ce soit. Castiel se sentait scruté par le regard et l'esprit de l'autre comme sous un laser, et il n'avait pas besoin du moindre don pour comprendre que l'autre n'exagérait nullement ses capacités. Et le guérisseur pouvait sentir, bien dissimulée derrière l'orgueil et la maîtrise de soi, la seule peur qui avait de l'emprise chez cet homme : l'idée d'un jour perdre tout le contrôle qu'il avait sur lui-même et d'être victime d'une déchéance imposée sur laquelle il n'avait aucune emprise. Cela ne pouvait qu'encourager Castiel à essayer de l'aider de son mieux, parce qu'il n'avait pas envie de voir ce qu'un homme ainsi piéger était capable de déchaîner pour arriver à ses fins. Et peu importait qui était Alexander Feuerbach ; aujourd'hui, il n'était qu'un malade de plus à soulager.

« Tout d'abord, vous n'avez pas besoin de grands discours pour me convaincre de l'importance de la tâche. En ce qui me concerne, votre vie vaut tout autant la peine d'être sauvée que celle de n'importe lequel de vos employés dont vous ne vous souciez pas une seule seconde. Alors n'essayez pas de me mentir à ce sujet, d'autant que j'ai déjà pris ma décision. Quand je choisis d'aider quelqu'un, je le fais, voilà tout. Je ne suis pas obliger d'apprécier mes patients ni de les voir adhérer à ma vision du monde. Lorsque le corps nous trahit, peu importe qui nous sommes : l'un des hommes les plus importants du monde...ou un vagabond sans le sou. Je vois en vous un homme qui a besoin d'aide et, aussi insupportable que je sente cette idée être chez vous, c'est tout ce qui m'importe. »

Il n'avait pas été difficile pour l'empathie de Castiel de sentir les sentiments -ou plutôt leur absence- qui se trouvaient derrière les mots de Feurebach dans la plaidoirie de celui-ci. Novak ne se sentait pour autant pas insulté le moins du monde ; il savait que les malades les plus désespérés avaient toujours tendance à dire à ceux qui avaient la moindre chance de les aider ce qu'ils avaient envie d'entendre. Castiel n'avait tout simplement jamais eu besoin de cela pour décider d'aider qui que ce soit. Mais il se doutait bien qu'un homme comme Alexander ne le comprendrait pas, aussi ne jugea-t-il pas judicieux de creuser le sujet. Il espérait que tout homme pouvait changer, comme il s'efforçait de le faire tous les jours, mais il doutait que l'autre consente à l'écouter sur la question. Et puis Castiel n'était pas là pour le juger, seulement pour le guérir. La condescendance dissimulée dans les belles paroles ne l'ennuyaient pas, car il avait encaissé bien pire. Il avait fait bien pire.

« Je vais faire tout mon possible pour essayer de vous soulager, monsieur Feuerbach, mais je ne vous fais pas de promesses. Ce que vous me décrivez ne laisse aucun doute quant au lien entre votre mutation et votre affliction. A vrai dire, vous n'êtes pas le premier mutant à m'avoir consulté pour un problème du même ordre. Il semblerait que les pouvoirs influençant directement l'intellect, le cerveau, soient souvent à-même de causer une dégradation proportionnelle à leurs développement et à leur utilisation. »

En disant cela, Castiel pensait bien sûr à Robert Drake. L'agent du FBI était venu le trouver au sujet de la tumeur au cerveau qu'il avait développée en rapport avec ses pouvoirs sur la mémoire. James avait fait ce qu'il avait pu pour soulager l'homme, et il prenait régulièrement de ses nouvelles depuis pour s'assurer de son état. Avec un peu de chance, il arriverait à faire de même pour Feuerbach, même si chaque patient était différent.

« Mes pouvoirs de guérison n'ont aucune influence sur le gène X. Ou plutôt, disons que je n'ai pas encore réussi à les diriger d'une manière qui me permettrait d'agir sur ce dernier. Sans doute parce que ce n'est pas une maladie en soi, malgré les symptômes fâcheux qu'il peut provoquer chez certains mutants. De toute façon, je comprends bien que vous n'avez aucune envie de neutraliser la source de vos dons quand bien même ce serait le seul moyen de vous sauver la vie. » Castiel imaginait bien que pour quelqu'un comme Alexander, être privé de son don reviendrait de toute façon à ne plus vivre vraiment. « Je ne crois de toute façon pas que ce soit nécessaire. J'ai réussi à soulager un autre patient dans un cas relativement similaire, même si je n'ai pas du détruire la cause de son mal à cause de son lien avec le gène. Si vous réagissez de la même manière à mes pouvoirs, je devrais réussir à soulager ces fameux symptômes. A les faire régresser, diminuer. Malheureusement, cela ne sera que temporaire : l'utilisation de votre don continuera de faire réagir votre corps comme il le fait. Et tant que vous aurez le gène -ou du moins tant qu'il se comportera de cette manière- je ne pourrai pas non plus vous remettre magiquement sur pied comme si vous n'étiez jamais tombé malade. Sans autre solution, vous resterez toujours un peu diminué. Mais mon propre don me permettra au moins de vous stabiliser, en faisant reculer le mal. Un peu comme si nous le tenions en respect en le mettant en stase. Les symptômes reviendront avec le temps, mais chaque séance devrait les faire régresser assez pour vous soulager quelque temps. » 

Castiel se tut pour laisser le temps à son interlocuteur de digérer l'information. Puis, après quelques secondes, réalisant bien que l'autre n'aurait guère besoin de plus, il reprit : « Si cela fonctionne ainsi, je suis prêt à vous suivre sur la durée. C'est à vous de voir. Mais sachez que je ferai tout mon possible pour vous aider. D'autant qu'avec le temps, peut-être que j'apprendrai à utiliser mes pouvoirs pour approcher ces effets secondaires liés au gène x différemment. C'est un domaine d'étude bien nouveau pour moi. Si vous décidez de tenter le coup, je peux commencer maintenant. Cela ne devrait pas durer plus de quelques minutes, et mon pouvoir n'est pas invasif ; du moins, vous n'en souffrirez pas. »

James attendit, patient, tandis que la silhouette de son père observait la scène d'un air songeur, comme curieux de savoir ce qui allait suivre...

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MessageSujet: Re: Visite à domicile [Verstand] Mar 13 Oct 2015, 20:42

    Le sourire qui grandissait sur les lèvres du jeune homme avait quelque chose de carnassier. Si Alexander avait pu, d'une façon ou d'une autre, entendre le paroles de Jeremiah, il aurait probablement été tout à fait d'accord avec ce constat. Mais James Novak avait réussi à surprendre notre génie, chose bien rare pour être noté, ce qui lui avait tiré ce sourire si particulier. Que Castiel puisse lire si facilement entre les lignes et surtout en son âme avait attiré sa curiosité, il possédait dans son entourage une jeune femme qui lisait également en lui comme en un livre ouvert. Il avait fait de cette femme son assistante personnelle. Mais il ne s'était pas attendu à ce que l'empathie face partie des pouvoirs du guérisseur mais cela répondait, au final, à une certaine logique.
    Il n'avait jamais vraiment considéré nécessaire de se prémunir contre ce don, mais il lui apparaissait maintenant qu'apprendre à contrefaire ce qu'il ressentait vraiment pouvait être une sécurité supplémentaire. Il se perdit quelques millisecondes dans la nébuleuse de son esprit. L'honnêteté du guérisseur l'avait amené à plusieurs réflexions et en définitive, Alexander ne savait quoi penser de cet homme étrange.
    -Très bien, laissons donc de côté les faux-semblants. Reprit-il avait une voix qui avait perdu toute chaleur.
    Puisque l'homme ailé ne se laissait berner par les discours du jeune homme, il n'était plus non plus nécessaire d'entretenir le petit jeu. Le visage du génie avait retrouver une neutralité presque glacial, sa voix était moins avenante mais après tout, puisque l'homme face à lui avait été parfaitement sincère il se devait d'en faire de même. Le personnage qui apparaissait n'avait décidément plus rien de très sympathique.
    Il l'écouta ensuite avec un air sérieux et concentré, imprimant chacune de ses paroles dans son esprit infaillible. Il comprenait parfaitement ce que lui expliquait l'homme au pardessus ainsi que les conséquences de tout ce que cela impliquait avant même que Castiel n'eut à l'exprimer.
    Novak visait juste en affirmant que son patient n'était prêt à renoncer à sa mutation car même s'il n'en resterait pas moins un individu à l'intellect hors du commun, ses capacités seraient extrêmement diminuées et il ne pouvait concevoir une telle chose.
    Du laïus de l'homme, un mot avait résonné particulièrement sous le crâne de notre génie. « Temporaire ». Il était pour le moment condamner à être enfermé dans un cercle vicieux, une bataille entre son cerveau et son corps. Enfin, pour être scientifiquement exact, entre différentes parties de son cerveau, mais passons. La seule solution serait probablement longue et décevante, mais c'est tout ce qu'il avait sous la main pour le moment.
    -Je ne crois pas avoir besoin de préciser que je suis parfaitement prêt à faire tout ce qu'il faudra. Faites.
    On ne pouvait dire qu'Alexander n'avait rien à perdre, bien au contraire.
    -Je ne doute pas un seul instant de vos intentions purement altruistes de même que vous devez savoir que vous pourriez obtenir de tout ce que vous désireriez. Avec un petit regard qui balaya Castiel de la tête aux pieds, Alexander ajouta, Vous n'êtes pas un homme d'argent, mais il doit bien y avoir quelque chose que je puisse faire pour vous. Je sais que vous ne vous y méprendez pas, vous pouvez très bien lire en moi. Je suis un homme parfaitement égoïste, l'autre m'importe peu... je pourrais très bien simplement profiter de vous et de vos dons...
    Ou pire. Alexander était capable de biens des choses que l'on ne voulait pas savoir.
    -Mais je resterais, pour ce que vous avez fait pour moi, un homme d'honneur...
    Et la parole d'un homme tel que Feuerbach pouvait coûter cher. Très cher. Novak en ferait ce qu'il voudrait.
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MessageSujet: Re: Visite à domicile [Verstand] Ven 16 Oct 2015, 13:47

Castiel ressentit une pointe de surprise agiter l'émotion de son interlocuteur, et il n'était pas difficile de comprendre que ce dernier n'était pourtant pas aisément étonné. Le guérisseur faisait souvent cet effet-là chez les gens, et plus encore chez ceux qui s'estimaient parfaitement maîtres d'eux-mêmes. D'autant plus lorsqu'ils pensaient avoir compris comment marchait l'esprit des hommes, souvent en lien avec leurs désirs d'argent et de pouvoir. Choses que Castiel ne recherchaient ni l'une ni l'autre, et qui ne manquait pas de décontenancer ceux qui en avaient fait leur moteur. Face au monde, James Novak ne présentait plus qu'un esprit simple. Ce qui ne voulait pas dire qu'il était idiot ; simplement qu'il était enfin pleinement la personne qu'il aspirait vraiment à être, et que la clarté de son objectif fendait le brouillard de son esprit d'une radieuse lumière. Il œuvrait de toutes ses forces et de toute son âme pour réparer ses erreurs passées, et il n'avait jamais regretté sa décision. Il aurait pu être plein de choses, usant de ses pouvoirs et de sa longue vie, et s'il en avait usé différemment, peut-être se serait-il trouvé dans une situation similaire à celle de Feuerbach : au sommet, avec tous ceux autour de lui ne répondant qu'à son seul mot d'ordre. Mais Castiel s'était fourvoyé sur une autre voie qui avait failli à jamais consumer l'homme qu'il était vraiment.

«Les faux-semblants n'ont jamais protégé quiconque de la maladie. Au final, voilà bien une chose à laquelle nous sommes tous égaux. Pas à une maladie particulière, dont chacun peut se prémunir différemment, mais à son concept. »

A côté de lui, Jeremiah Smith roulait des yeux dans ses orbites, et laissa échapper un soupir grognon : « Tu perds ton temps gamin, je doute que ce type soit sensible à d'autres leçons que celles qu'il donne. Fais bien attention à ce qu'il dit, et ne te laisse pas avoir. »

« Ça va aller. » répondit doucement Castiel. Il se rendait bien compte du fait que l'homme diminué assis en face de lui était capable de se montrer impitoyable, mais il ne se sentait pas menacé. Du moins pas tant qu'il pourrait lui être utile, et il ne voyait aucune raison de ne pas faire tout ce qui était en son pouvoir pour l'aider. Quant au paiement attendu, Castiel n'accepterait pas plus l'argent de ce patient que d'aucun autre. Il s'en tenait à sa règle d'échanges, et ne voyait pas de raison d'en dévier. A sa place, beaucoup auraient néanmoins pu en profiter pour demander faveurs et trésor, mais cela n'était même pas venue à l'idée de Castiel. Les richesses matérielles lui importaient peu : il avait un toit sur sa tête, de quoi manger, et ses ruches. Voilà qui lui suffisait. Quant au foyer, son sort était maintenant entre les mains de Perceval Rose, aussi son avenir était-il déjà assuré.

« Comme vous le savez sûrement, je ne demande jamais de paiement, du moins pas en argent. »

« Une bougre d'idée stupide, si tu veux mon avis... » grommela Jeremiah.

« Chaque patient est par contre libre de me donner ce qu'il estime juste suite au service rendu. Je ne suis pas difficile, et je me contente de peu. »

Jeremiah levait les yeux au ciel de frustration, tandis que son fils ne prenait même pas la peine de nommer une juste récompense. Il avait dit à Feuerbach qu'il le traiterait comme n'importe quel autre patient, et il n'aurait demandé une récompense précise à aucun autre. C'était au malade de choisir ce qu'il estimait être une juste rétribution. Peut-être même que James ne se rendait pas vraiment compte de l'opportunité qui s'offrait à lui ; toujours est-il qu'il n'allait pas abuser des ressources de qui que ce soit, Alexander Feuerbach compris. Puis il se frotta les mains sur un pan de son manteau et se leva pour aller rejoindre son patient. Il s'accroupit face à lui et, délicatement, plaça ses paumes contre ses tempes.

« Je vais commencer, maintenant. Cela ne fait pas mal, et ça ne devrait pas prendre beaucoup de temps. »

Fermant les yeux, Castiel se concentra, guidant le pouvoir qui résidait en lui à travers son corps, le concentrant dans ses mains tandis qu'il le transmettait à Feuerbach. Une douce, chaude lumière se mit à émaner de ses mains et du visage d'Alexander, tandis que la guérison commençait à produire son effet. Pour Castiel, cela revenait à ressentir le mal qui agitait le patient comme un fil dont son esprit se saisissait pour lentement, sûrement le détacher de son hôte. Guérir Alexander Feuerbach comme n'importe qui d'autre, finalement ça n'était pas si différent que de défiler un pull-over. James pouvait également ressentir la souffrance de l'autre, et il pouvait presque voir les étincelles de vie qui se déroulaient à une échelle microscopique, là où le gène X les nécrosait dans sa terrible avancée. Et s'il ne pouvait encore arriver à en arracher la racine, il pouvait au moins la ramener à ses débuts, et peut-être contrôler sa croissance sur la durée, séance après séance. La perception de James étant faussée lorsqu'il utilisait son don de guérison, il ne sut pas s'il avait passé quelques secondes ou quelques minutes à réduire les symptôme de Feuerbach ; un coup d’œil à sa montre -enfin, s'il en avait eu une- lui aurait appris qu'il s'était écoulé à peine une minute trente. Il rouvrit les yeux, et se détacha lentement d'Alexander, comme s'il en décollait une fine pellicule plastique. Casiel avait le souffle court, comme après chaque guérison, et il sentait la tête lui tourner ; il avait également pu sentir les plumes noircir dans son dos, n'ayant pas besoin de les voir pour ressentir ce contrecoup. Mais il lui suffit de quelques secondes pour retrouver un esprit aussi clair que possible, et il retourna s'asseoir, bien que chancelant un peu. Jeremiah lui posa une main compatissante sur l'épaule, tout en guettant la réaction du malade d'un air méfiant.

« C'est fait. » dit simplement Castiel, un sourire sincère sur les lèvres. « Vous devriez déjà vous sentir mieux. Les effets néfastes de votre mutation se font encore sentir, et ça restera le cas, mais pour le moment les symptômes ont dû être nettement diminués. Vous devriez pouvoir vous lever, marcher, vous déplacer par vous-même plus facilement. Avec un strict régime de rééducation, votre autonomie devrait devenir plus facilement abordable. Avec le temps, les symptômes reviendront, mais je suis prêt à reprendre une séance ; ils vous suffira de me faire signe. »

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MessageSujet: Re: Visite à domicile [Verstand] Lun 19 Oct 2015, 23:51



Pendant la séance de guérison, un ou une employée de la demeure de Verstand avait tourné la radio, pour se distraire un peu tout en faisant son travail. L'antenne passait alors les récits du conteur Grimm, comme cela arrivait quotidiennement depuis le début du mois.

Cependant, cette fois, c'est un étrange vrombissement qui résonne dans l'appartement luxueux. Léger d'abord, on a du mal à l'identifier, et seuls les deux hommes l'entendent. Avant qu'il ne devienne virulent, et pleinement caractéristique...tout le monde a déjà entendu le son d'une tronçonneuse dont on fait rugir le moteur, n'est-ce pas ? Sauf que cette fois, le son s'approche très distinctement de la pièce où sont les deux hommes. Et apparaît alors, dans l'encadrement de la porte, une silhouette haute, vêtue de vêtements de travail ou d'ouvrier, le visage recouvert d'un masque qu'on croirait peut-être en peau humaine. D'ailleurs, peut-être est-ce le cas. Si quelqu'un veut aller vérifier ? L'homme ne prononce pas un mot mais a une espèce de rire cauchemardesque, ce qui ne vaut pas mieux.


Le plus inquiétant demeurent le regard dangereux de l'homme masqué, et la tronçonneuse acérée qu'il tient à la main. Et les premiers pas, qu'il entame vers les deux mutants, dans un but bien précis. Bon, Castiel est un peu fatigué, mais Verstand tient mieux sur ses jambes maintenant ; autant qu'il en fasse bon usage, non ?

Le mieux à faire, c'est de crier et de courir, car Leatherface ne va pas tarder à leur bondir dessus...



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MessageSujet: Re: Visite à domicile [Verstand] Dim 25 Oct 2015, 10:35

    La « séance » s'était déroulée dans un silence religieux et Alexander était restée immobile pendant toute la durée de l'intervention du guérisseur. La sensation étrange qui avait envahi son corps était tout à fait nouvelle. Il y avait, certes, eu la chaleur sur ses temps, mais le plus perturbant avait été la sensation à l’intérieur même de sa boite crânienne, comme si on y effectuait une sorte de rangement. Il avait l'impression de pouvoir sentir la chaleur s'insinuer parmi son réseau nerveux. Comme l'avait prévenu Novak, le procédé n'avait pas été douloureux, mais cette intrusion indescriptible était tout à fait dérangeante. Pourtant, au fil des secondes, qui paraissaient presque interminables, il avait pu sentir revenir progressivement ses réflexes musculaires. Lorsque l'homme s'était éloigné de lui, avec d'ailleurs une mine particulièrement affreuse puisqu'il semblait exténué, il ne s'était pas senti aussi maître de lui même depuis des années.
    Mais l'excitation de retrouver sa mobilité avait été de courte durée puisque, comme nous le savons, le ronflement caractéristique d'une tronçonneuse s'était faite entendre. Au premier vrombissement, Alexander avait eu un froncement de sourcil assez caractéristique. Sa mémoire auditive reliait parfaitement le son à l'objet mais la réponse au vue du contexte était trop absurde pour être concevable. Le second rugissement, lui, ne laissait plus place au doute.
    Alexander, d'un mouvement sec, tourna la tête vers la porte.
    Le temps, à cette instant précis, s'était figé. Une demi-seconde, pendant laquelle son cerveaux analysait la situation. Le constat n'était pas difficile et se résumait à quatre choses: un homme à la carrure impressionnante, son visage caché sous un masque de chair, l'énorme tronçonneuse tournant à plein régime qu'il tenait devant lui et la distance qui les séparait.
    Son estomac aurait probablement pu se retourner de dégoût, s'il avait eu le temps pour ça mais à la place, Alexander pu parfaitement visualiser la décharge d'adrénaline qui venait d'être délivrée par son organisme. Il ne s'agissait, bien sûr, que de la représentation de son esprit d'un phénomène qu'il connaissait théoriquement, mais il pouvait presque ressentir l'influx d'hormones venant se fixer sur les cellules cibles pour transmettre un ordre immédiat : se tenir prêt. Diastole, systole. Le muscle dans sa poitrine se contracta plus fort si cela était possible, plus rapidement surtout. Sa pression artérielle fit un bon et il aurait pu sentir ses bronches se dilater comme des petites éponges pour permettre davantage d'échanges entre l'air et le sang. L'iris de ses pupilles s'était agrandis.
    Alexander pesta intérieurement. Il aurait voulu pouvoir empêcher cette réaction physiologique primaire. Certes, l'épinéphrine permettait à son cerveau de fonctionner encore plus rapidement que d'habitude, mais il ne pu s'empêcher de se demander à quoi cela pouvait bien lui servir si en conséquence son Instinct prenait le pas sur sa Raison. Celle-ci gisait d'ailleurs, inconsciente, à ses pieds tandis que son Instinct le secouait vigoureusement tout en lui criant de se lever et de courir. Il lui intimait de traverser le salon tout en lui présentant le schéma simple mais efficace du chemin le plus court à emprunter ainsi qu'une série d'obstacles qu'il pouvait faire tomber derrière lui pour ralentir la poursuite de l'homme masqué.
    Alexander, qui détestait être brusqué, avait réunit tout le monde autour de l'imposante table de la salle manger, même sa Raison, toujours endormie, le nez sur le bois massif. Son Sarcasme en profita pour faire remarquer un peu ironiquement qu'il n'était pas vraiment taillé pour le sprint tandis que sa Bienveillance, qu'on avait ligoté au pied de la table, tentait désespérément de s'exprimer à travers son bâillon. La Ruse, qui avait pris l'habitude de traduire à sa manière ses gémissements incompréhensibles, s'était contentée de désigner d'un signe de tête Novak en train de reprendre ses esprits sur le canapé.
    La demi seconde s'était écoulée. Avec elle s'était évaporée toute ses projections mentale. Son taux d'adrénaline était maintenant au plus haut, il ne commencerait à redescendre que dans cent vingts secondes. C'était maintenant où jamais.
    D'une main, il avait prit appui sur l'accoudoir de son fauteuil pour prendre l'impulsion nécessaire pour se relever prestement. Une fois debout, il avait agrippé Castiel au col de sa veste, le tirant un peu sans ménagement pour l'entraîner derrière lui. Il n'y avait qu'une vingtaine de mètres les séparant de la pièce de sécurité qui se trouvait dans le bureau au bout du couloir. D'une voix un peu étranglée et étonnamment aiguë il avait appelé son garde du corps. Qu'est-ce qu'il pouvait bien être en train de foutre celui-là ?
    Ils traversèrent sans trop de mal le salon, remontèrent un long couloir pour finalement se retrouver devant la lourde de porte blindée. Le code se composa presque tout seul sous les doigts du jeune homme avant que ce dernier ne pousse sans ménagement Jim dans la petite pièce de survie. Il ne tenta pas un coup d’œil en arrière avant de l'y rejoindre pour les y enfermer.
    Il avait l'impression que son cœur allait éclater dans sa poitrine et ses poumons étaient en feu. Il se laissa glisser contre la paroi de la porte pour reprendre son souffle et ses esprits. Il aurait pu savourer le plaisir d'avoir retrouver ses jambes mais la pensée qui le torturait le plus était que cela n'avait pas le moindre sens. Il aurait bien comprit pourquoi s'il n'avait pas été trop occupé à essayer de se remettre de ce sprint. Dieu que l'effort était désagréable ! Il peinait à respirer normalement et avait fermé les yeux pour calmer son cœur. Il avait la gorge sèche.
    Il rouvrit un œil pour observer le mutant ailé. Avant de laisser s’échapper un petit rire. Il secouait la tête à la fois sous le choc tout en ne pouvant s'empêcher de rire sous le contre coup. Un fou rire qui ne le lâchait plus et qui rendait ses côtes encore plus douloureuses qu'elles ne l'étaient. C'était absurde et il avait beau retourner le problème dans tous les sens, rien ne collait.
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MessageSujet: Re: Visite à domicile [Verstand] Lun 02 Nov 2015, 13:57

Il y avait des guérisons plus compliquées que d'autres, et l'utilisation de son pouvoir pour contrer le mal qui étreignait chaque cellule d'Alexander Feuerbach avait grandement drainé Castiel de son énergie. Il avait également la désagréable impression de n'avoir réussi qu'à repousser la défaite plutôt que de gagner la guerre. Il avait su qu'il ne pourrait pas soigner complètement le patient dès qu'il avait compris que la souffrance était liée au gène x, mais cela ne rendait pas le résultat plus agréable. A vrai dire, le guérisseur s'en voulait de ne pas pouvoir aller plus loin avec les Feuerbach, les Talbot et les Lockhart de ce monde. Il ne pouvait que retarder l'échéance, apporter un confort momentané, et ii aurait voulu faire tellement plus. Mais son influence sur le gène était quasi inexistante, ce dernier se jouant de ses faculté tel un virus insaisissable. Probablement parce qu'il ne s'agissait justement pas d'un virus ; c'était quelque chose de très différent, et d'intimement lié à l'individu. Pouvait-on vraiment continuer d'être soi-même sans le gène si celui-ci était déclaré ? Voilà une question qui prêtait à réfléchir, et qui occupait de plus en plus l'esprit de Novak au fil du temps. Pour aujourd'hui, il pouvait seulement espérer que Feuerbach aurait l'occasion de profiter de ses forces retrouvées.

Une occasion qui risquait fort de couper court si on se fiait au bruit caractéristique qui s'était soudainement déchaîné dans la pièce et qui donna l'impression à Castiel de sonner comme dix essaims d'abeilles en colère. Il n'avait pas encore recouvré toutes ses forces, la lutte contre l'emprise du gène x sur le corps du malade ayant été bien âpre, aussi doutait-il de se révéler vraiment efficace. D'autant qu'il en était encore à se demander qui était le nouvel arrivant, et comment il était arrivé là. Feuerbach semblait être aussi surpris que lui, ce qui était à la fois rassurant et inquiétant : rassurant, parce que Castiel n'hallucinait pas, et inquiétant...et bien, parce que Castiel n'hallucinait pas.

« Nom d'un chien, qu'est-ce que c'est que cette mocheté ? Reste pas planté là gamin, cours, va te planquer ! » Jeremiah Smith se tenait entre la créature et son fils, le poing levé dans un air de défi. « Si tu veux emporter mon fils, il va falloir me passer sur le corps, saleté ! » Sans aucune considération pour le vieillard, la chose lui passa au travers, tronçonneuse brandie.

L'air hébété, Castiel essayait encore de retrouver tous ses esprits. Les options en revue ne s'annonçaient guère enthousiasmantes : il doutait de pouvoir faire quoi que ce soit pour prendre le dessus sur leur assaillant, sa force physique n'étant pas encore au top, et il n'avait pas de vase ming à portée pour le lui lancer au visage. D'autant qu'il aurait sans doute visé à côté, gâchant des siècles et des siècles d'un précieux patrimoine historique pour rien. Une autre solution se présentait, cependant ; une solution qu'il avait décidé il y a longtemps de garder en cas de dernier recours, et le cas présent avait tout du bon exemple. Il n'avait pas déployé la part de son pouvoir qui lui permettait de blesser depuis qu'il avait tué Moloch à la fin de la guerre, mais il n'aurait sans doute pas le choix... Fort heureusement, Feuerbach n'avait pas perdu de temps à réagir, lui. Le génie profita de sa mobilité retrouvée pour se saisir de Novak et l'entraîna de force dans son sillage. Conscient que c'était la meilleure chose à faire, Castiel se laissa guider jusque dans le couloir et la porte blindée.

Une fois qu'ils furent à l'intérieur, la porte refermée, il se laissa glisser au sol, suivant l'exemple d'un Feuerbach pantelant. Castiel n'était pas à l'aise dans les espaces étroits et fermés, mais il aurait préféré se retrouver dans un carton à chaussures que face à la créature, aussi s'estimait-il plutôt heureux de la situation.

« Et ben, c'était moins une. Plutôt vif, le serpent. » Jeremiah se matérialisa dans un coin de la pièce, et Castiel s'en sentit curieusement réconforté. Il prit quelques instants pour se calmer un peu et reprendre une respiration normale, avant de s'adresser à Feuerbach : « Je vous assure que la génération spontanée de tueurs à la tronçonneuse n'est pas un effet secondaire de mon pouvoir. Enfin je crois, le contraire serait, euh... fâcheux. » Il se fendit d'un pâle mais sincère sourire : « Merci, monsieur Feuerbach. Je n'avais pas assez récupéré pour réagir, et vous m'avez très probablement sauvé la vie. » Et ce sans hésiter, pensa-t-il, ce qui le conforta dans l'idée que son nouveau patient n'était peut-être pas aussi froid qu'il en donnait l'air. Ou peut-être était-ce simplement dû à la manie de Castiel de voir le meilleur chez les gens quoi qu'il arrive. Dans le cas présent, cela n'avait au fond que peu d'importance et ne changeait rien aux faites.

« Il y a quand même quelque chose d'étrange... » reprit-il, comme si l'apparition soudaine ne l'avait pas été assez. « Je ne sens aucune émotion émaner de cette...créature. Et je ne parle pas d'émotions dissimulées ou réprimées, non, mais vraiment leur absence : que du vide... »

Et ça, quand il y réfléchissait bien, c'était plus terrifiant que tout.

Ou pas...

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MessageSujet: Re: Visite à domicile [Verstand] Mar 03 Nov 2015, 19:31



On peut dire que l'apparition de Leatherface a eu quelques avantages : faire redécouvrir à Verstand le goût et la fatigue de l'effort, et aussi montrer que Jeremiah reste finalement très protecteur envers son fils. Même s'il n'a rien pu faire contre la créature, bien sûr.

Leather les a poursuivis sans réussir à les attraper ; cependant le vrombissement de la tronçonneuse électrique doit encore leur résonner dans les oreilles, tout comme le sang bat à vive allure dans leurs veines. Castiel et Verstand entendant le monstre tourner aux alentours de la pièce blindée, frôlant les murs. Les pas résonnent et le son électrique se fait de plus en plus rugissant, menaçant. Ils croient même entendre la scie essayer d'entamer la porte, et une odeur de fumée, de chaleur désagréable, commence à se dégager.

Puis il y a finalement un temps d'arrêt, comme si Leatherface hésitait. Un dernier vrombissement. Puis ils n'entendent plus rien du tout. Et de ce fait, quand les deux hommes sortiront, sans doute plus unis qu'ils ne l'étaient un moment avant, ils ne trouveront pas le monstre. Et pour tout dire : pas la moindre trace de son passage.

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MessageSujet: Re: Visite à domicile [Verstand] Mer 11 Nov 2015, 00:23

    Notre nouveau sportif avait du mal reprendre sa respiration. Il avait laissé sa tête se reposer contre le mur blindé, le sang pulsait bruyamment, presque trop pour qu'il puisse se concentrer correctement. Castiel l'avait imité. Ce dernier ne semblait pas forcément dans un meilleur état que notre génie, mais pour sa défense, il venait de pratiquer sur le futur champion au sprint, une guérison plutôt coûteuse en énergie.
    Les deux hommes étaient donc assis sur le sol frais de la chambre de sécurité et puisqu'Alexander avait le souffle trop court pour prendre la parole, il se contenta d'écouter Novak qui se dédouanait de cette apparition monstrueuse. Le milliardaire aurait arqué un sourcil s'il en avait eu la force, mais même ça lui en coûtait trop. Il s'était donc contenté de rouvrir un œil pour savoir si l'homme au trench-coat beige était sérieux où s'il avait un humour flegmatique à tout épreuve.
    Notre génie n'avait d'ailleurs pas retenu cette hypothèse - parmi toutes celles qu'il avait formulé au sujet de cette situation abracadabrantesque - de par son absurdité supérieure aux circonstances en elles-mêmes.
    Mais il n'aurait su dire pourquoi, il fut, tout de même, un tantinet rassuré, même si James, lui, n'était tout de même pas tout à fait sûr de lui.
    L'homme ailé enchaîna en remerciant Alexander de les avoir tirer de cette situation et le principale concerné s'était contenté de hocher la tête avant de répondre d'une voix un peu étranglée :
    -Il aurait été mal avisé de laisser mourir l'une des seules personnes, au jour d'aujourd'hui, possédant la capacité de me soigner. Me servir de vous comme d'une diversion aurait eu moins d’utilité que de vous garder en vie.
    Un sourire étrange barrait son visage. Était-il en train de faire de l'humour ? Cette réplique n'en traduisait pas moins la vérité, mais la sincérité des mots pouvait néanmoins être interprétée de différentes façons.
    -C'est à moi de vous remercier, je crois que votre intervention est une réussite.
    Le ton était redevenu sérieux et pragmatique.
    -Il y a quand même quelque chose d'étrange...
    Alexander ne lui faisait pas dire. Et Novak détailla son point de vue en exprimant ce qu'il avait ressenti – ou plutôt, ce qu'il n'avait pas ressentit – en présence du monstre.
    Notre jeune homme s'était remis péniblement sur ses jambes. Il apprécia enfin le fait d'être sur ses deux pieds sans aide, même si ses membres était encore un peu flageolant. Il était probable que son organisme avait présentement besoin d'un peu de sucre.
    Nonobstant, les vrombissements n'avaient toujours pas cessés, quelque soit ce qui se trouvait à l'extérieur de la pièce de sûreté, c'était encore là. A tenter d'entamer le blindage de la porte. Notre génie avait retrouvé la raison et avait le niveau de résistance du dispositif, il avait deux fois plus de raison de ne pas s’inquiéter. Un dernier ronflement et le bruit s'était évaporé. A la place, le téléphone à l'intérieur de la petite pièce avait sonné. L'héritier Feuerbach avait décroché en allumant également le système de vidéo surveillance qui donnait juste devant la porte. De l'autre côté du combiné et devant la porte blindée, le bel italien et Lars. L'un armé, l'autre circonspect.
    -Est-ce qu'on oserait vous demander ce qui se passe ici ?
    Sur l'écran, pas la moindre trace de l'homme au masque en peau humaine. D'un doigt sur l'ouverture de la porte, Alexander les « libérait » de cet espace, certes confiné, mais bien pratique. Le cerveau avait répondu avec un détachement qui contrastait avec ses paroles :
    -Je n'ai pas la moindre idée du pourquoi ou du comment, mais je peux au moins répondre à la question « quoi ? ». Il regarda Castiel qui tenait à peine sur ses jambes et ajouta. Mais avant, je veux bien un café. Avec du sucre. Au moins trois sucres.
    Arturo l'avait regardé avec une mine perplexe mais n'avait rien rétorqué à cette fantaisie.
    -Et je crois que notre ami ici présent prendra bien le même traitement. Lars, vous pouvez vous détendre.
    Le garde du corps s'était exécuté mais il ne put s'empêcher de noter que son employeur avait, ces derniers temps, des comportements étranges. Tous de retour dans le salon, l'allemand se laissa tomber dans un fauteuil de cuir avec si peu de retenue, ce qui n'était, et de loin, pas dans ces habitudes. Mais mais il pouvait bien faire fi des manières après cet effort considérable.
    -Comme je le disais, je ne sais ni pourquoi, ni comment, mais je pense que mister Novak et moi-même avons été victimes d'une sorte d'hallucination commune. Les différents éléments pouvant me permettre d'affirmer que la créature qui nous a poursuivit n'était pas réelle sont nombreux. Le principal serait que la créature ne pouvait pas, physiquement, se trouver là. Accessoirement parce qu'il est impossible de pénétrer dans cet appartement sans y avoir été invité, si je puis dire. Passer par la porte, pour parler des moyens conventionnels, nécessite de passer différents systèmes de sécurité, dont les caméras de surveillance et le contrôle de mon garde du corps. Pour ce qui est des capacités de téléportation, que possèdent notamment certains mutants, ce duplex est équipé d'un dispositif de mon cru qui agit comme un brouilleur sensoriel, il est donc impossible de se matérialiser physiquement ici, à moins que je n'ai soigneusement désactivé le système au préalable*.
    A la corpulence de l'individu, il ne pouvait s'agir de quelqu'un se trouvant déjà dans l'appartement. J'accorde peut-être peu d'importance à mon personnel, mais je connais tout de même le gabarit de chacun.
    Ensuite, on l'aura remarqué, ni les murs ni la porte n'ont réellement été attaqués par la tronçonneuse de notre assaillant. Dieu merci. Les lambris coûtent une petite fortune et sont des pièces d’origines de Schonbrunn. Pour finir, je ne sais pas si vous êtes familiers avec l'un des personnages majeurs du genre de l'horreur, j'ai nommé Leatherface, mis en scène pour la première fois dans le film The Texas Chainsaw Massacre , 1974, Tobe Hooper ? Un personnage de fiction donc,
    il avait insisté sur le mot. Bref, tout ses indices auraient du me faire comprendre plus tôt l'irréalité de la situation et Mister Novak m'a lui-même avoué qu'il ne pouvait rien sentir provenant de la créature.
    Il n'en demeure pas moins que je n'ai pas la moindre idée de la façon dont cette illusion a pu nous toucher.
    Alexander se grattait doucement le menton - ayant terminé son monologue - pensif. Un mauvais tour ? Mais de qui ? Il creuserait la question. Déjà Arturo revenait avec deux tasses de café qu'il tendit au guérisseur, puis à son amant. Il avait également rapporté de quoi grignoter. Il n'avait pas vraiment compris grand chose aux élucubrations de Verstand, d'ailleurs, à mieux y regarder, aucun Leatherface n'avait pas été capturée par les caméras de surveillance... pour une seconde il se demanda s'il n'avait pas, d'une façon ou d'une autre, laissé traîner des pilules récréatives quelque part...

*HRP : huhu, Percy prévisible ? Ouais j'triche et alors, mon perso aime avoir le dernier mot et ça déteint du moi :p
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MessageSujet: Re: Visite à domicile [Verstand] Ven 20 Nov 2015, 13:24

Castiel n'aimant vraiment pas les endroits exigus, il fut soulagé de voir la porte de l'abri s'ouvrir. Encore un peu faible, il chancelait sur ses jambes mais cela ne l'empêcha pas de longuement étendre ses ailes derrière lui. Son envergure entièrement déployée, il prenait de la place, mais tout valait mieux que de se retrouver enfermé dans ce qui lui avait paru être le placard le plus sécurisé qu'il avait jamais vu. Sa liberté de mouvement ainsi retrouvée, il dut lutter pour ne pas simplement prendre congé de son hôte avant de s'élancer par la fenêtre la plus proche pour se dégourdir les plumes, mais quelque chose lui disait que ce n'était pas la chose la plus censée à faire. Du moins pas tant qu'il n'aurait recouvré ses forces ; il n'avait pas envie de se retrouver une fois de plus dans un panneau publicitaire.

« Et bien je ne sais pas ce que c'était, gamin, mais je crois que tu ne risquais pas grand chose. Heureusement que j'étais là. » intervint Jeremiah, qui ne pouvait s'empêcher de tirer la couverture à soi.

« C'était...euh, très courageux, père. »
dit-il, soucieux de ne pas agacer l'apparition ; il n'avait pas envie de subir d'éventuelles remontrances maintenant. Il avait parlé sans faire attention aux gens autour de lui, la tête lui tournant trop pour faire attention à ce genre de détail. Le guérisseur s'était laissé emmené jusqu'au salon, et il fut reconnaissant d'y retrouver le même canapé. La pièce semblait étonnamment intacte pour avoir subi les assauts d'un maniaque de la tronçonneuse. Heureusement que ce dernier n'existait pas. L'absence d'émotions avait suffi à Castiel pour douter de sa réalité, et les conclusions de Feuerbach finirent de dissiper ses derniers doutes. La surprise d'Alexander était pleinement sincère, aussi n'y était-il pour rien, et Castiel n'avait encore jamais rencontré de substance assez forte pour le faire halluciner. La solution au mystère la plus logique impliquait l'utilisation d'un pouvoir mutant, mais quant à savoir qui et pourquoi, c'était là tout autre chose. En tout cas, Castiel ne ressentait aucune culpabilité ou animosité des personnes présentes à l'égard de l'allemand, ce qui les excluait probablement.

Quand le dénommé Arturo revint avec les cafés, James s'empara avidement de sa tasse. Il n'appréciait guère le breuvage, préférant nettement le thé ou le chocolat chaud, mais au sortir d'une guérison aussi coûteuse, tout apport de sucre aurait été le bienvenu. A ce propos, il fouilla dans ses poches, qui contenaient toujours un véritable fouillis de choses aussi diverses que variées, ainsi que quelques trucs et au moins un machin. Il finit par en sortir une demi-douzaine de sachets de sucre en poudre, qu'il versa tous dans le café, pourtant déjà généreusement sucré. Il fallait bien ça pour faire passer l'amertume, et pour y trouver un vrai regain d'énergie. Puis il leva la tête et ouvrit la bouche, secouant chaque emballage au-dessus afin d'en récupérer le moindre grain. Satisfait, il but enfin une gorgée du café ; l'effet psychologique d'ingurgiter autant de sucre se faisait déjà connaître, et il se sentait beaucoup mieux.

« Merci beaucoup. » dit-il à Arturo avec un sourire sincère, avant de lui tendre la main : « James. James Novak. Heureux de vous rencontrer. Vous avez un très joli Schonbrunn, monsieur Feuerbach et vous. Oh, des biscuits ! »

James s'empara d'un petit gâteaux, qu'il enfourna aussitôt, entre deux gorgées de café chaud et sucré. Il avait suivi l'échange entre les deux hommes avec attention. Quoi que puisse prétendre Feuerbach quant à ses rapports avec les gens, il y avait au moins un homme qu'il aimait vraiment, Castiel pouvait le sentir. De la même manière qu'il sentait l'amour qui émanait d'Arturo. Il trouvait agréable de voir que chacun pouvait trouver chaussure à son pied, et ce simple échange d'émotions contribua à donner encore un peu plus de profondeur au curieux Alexander Feuerbach. Qui n'était peut-être pas aussi froid et insouciant du reste de l'humanité qu'il laissait penser ; et puis s'il y avait bien un individu décidé à voir le meilleur chez autrui, c'était bien James Novak. Ce qu'en pensait l'autrui en question n'avait du coup guère d'importance à ses yeux lorsqu'il avait décidé de se montrer optimiste.

« Quelle qu'en soit la raison, je vous remercie, monsieur Feuerbach. Mais je suis sûr que vous n'êtes pas aussi désintéressé du sort des autres que vous voulez bien le montrer. » répondit-il joyeusement, avant de reprendre son quatrième biscuit. Utiliser son pouvoir de guérison ouvrait toujours son appétit. Quant à savoir si Alexander avait voulu faire preuve d'humour ou non, voilà qui lui passait complètement au-dessus de la tête. « Tobe Hooper était un personnage intéressant. » reprit-il sur le ton de la conversation. « Je l'ai croisé une ou deux fois dans les années septante ; il m'arrivait de faire de la figuration ici et là, du moment qu'on avait besoin d'un type avec assez de couches pour dissimuler mes ailes. Je connaissais un technicien sur son plateau, et j'ai eu la fameuse tronçonneuse entre les mains, un soir. Quand j'y pense, heureusement que je n'étais pas aussi maladroit, à l'époque. »

Il termina son café, et attaqua un nouveau biscuit. L'euphorie se disputait souvent à la fatigue après une telle guérison. A ce propos, il était curieux de savoir ce que ressentait son patient. Il se lécha les doigts pour en ôter les miettes, et se pencha en avant, soudain plus sérieux : « Comment vous sentez-vous, monsieur Feuerbach ? Chaque personne réagit différemment, connaître votre ressenti pourrait m'aider à affiner le traitement. »

Du coin de l’œil, il vit qu'il avait perdu quelques plumes dans l'agitation ; certaines étaient noires. Il se demandait ce que cette séance lui avait coûté. Il ne regrettait aucunement d'avoir aidé Alexander, et il le referait sans hésiter. Seulement, il lui fallait bien savoir où en était la progression du jais dans ses ailes. Afin de pouvoir gérer au mieux le moment où il devrait agir. Debout à côté de lui, Jeremiah Smith l'observait d'un air inquiet, les bras croisés sur sa poitrine...

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MessageSujet: Re: Visite à domicile [Verstand] Ven 27 Nov 2015, 22:13

    Chute d'adrénaline ou contre coup de la guérison ? Alexander se sentait soudainement épuisé. Physiquement, cela était certain, il avait retrouvé ses capacités motrices, mais les séances de kinésithérapie qu'il s'imposait quotidiennement ne faisait qu'entretenir ses muscles inactifs mais en aucun car ne le préparait, et de loin, au moindre effort du genre.
    Seulement, il se sentait également épuisé mentalement. Comme si, pour une fraction de secondes, il pouvait percevoir l'ampleur de l'activité incessante de son cerveau, sentir que chaque ramification de pensées simultanées se faisait au prix d'une énergie considérable. Énergie qu'il ne dépensait généralement pas en courant comme un dératé pour échapper à une créature sanguinaire sortie d'on ne savait quelle imagination...
    Mais il n'était pas le seul à être au bord de l'épuisement. James Novak ne semblait pas dans un état très enviable et les deux hommes étaient pathétiquement installés dans les fauteuils du salon. D'ailleurs, Alexander était bien trop fatigué pour exprimer ou même s'attarder sur le comportement extravagant de son guérisseur.
    En d'autre circonstance, peut-être aurait-il arqué un sourcil circonspect de voir l'homme ailé parler à on ne savait qui. Confirmant un peu plus que cet homme n'était pas seul, dans sa tête ou dans la vie. Il aurait probablement retenu une mine condescendante à la petite scène du sucrage de café.
    Mais actuellement, il ne pouvait pas moins se moquer de ce manque cruel de manières ou même de goût pour saccager gustativement un tel breuvage. Castiel était donc pardonné.
    Arturo, pour sa part, s'amusait de la situation, de l'incohérence des propos, ou du moins de leur juxtaposition loufoque. Comme si Novak exprimait ses pensées dans un ordre qui ne suivait que le fil de sa propre logique et sans les passer au préalable à travers le filtre de la conscience.
    -Arturo Cavalieri, dit-il en réponse aux présentations de l'étrange guérisseur. Je peux vous servir un autre sucre au café ? Demanda-t-il avec un large sourire, certes gentiment moqueur mais qui n'était pas dépourvu d'une réelle considération pour leur hôte.
    Par bonheur, ni Alexander ni son amant ne pouvait entendre les pensées de l'ange, l'un s'en serait amusé, l'autre aurait nié en bloc.
    Alexander était en prise avec ses propres pensées lorsque James reprit la parole. Il ne l'écoutait qu'à moitié, stockant directement ses mots dans sa mémoires. Il l'observait tout aussi distraitement, le regardant manger un gâteau après l'autre. Son regard se perdit alors sur le plumage du mutant, parsemé de plumes noires. Il aurait pu jurer qu'il y en avait, aujourd'hui, davantage de la couleur de l'encre que sur certain clichés qu'il avait pu voir, pris par ses renseignements dans les semaine passées.
    Verstand n'accorda pour ainsi dire aucune sorte d'importance au petit discours que Jim tint sur sa courte carrière dans la figuration, concentré sur ses plumes différentes des autres. Alexander était persuadé que cette modification de couleur était directement lié à son pouvoir de guérison. Du moins son hypothèse était plausible et soutenue par de nombreux indices. La question était donc : que ce passait-il lorsque l'entièreté du plumage devenait de jais ?
    Le génie fut tiré de cette réflexion par une question directement posée. Alexander tarda à répondre.
    -Exténué. Mais bien.
    Pour résumer. Étrangement, il n'aimait pas vraiment s'éterniser sur ce genre de question. Mais si une réponse plus détaillée pouvait guider le soigneur...
    -Pour être franc, j'ai l'impression que l'on a fait un grand rangement dans mon cerveau
    Etait-il nécessaire de préciser que cela était des plus perturbants ?
    Le génie n'avait pas réellement détaché son regard des ailes du mutant.
    -Comment vos plumes redeviennent-elles blanches une fois que vous vous êtes trop servi de votre don ?
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MessageSujet: Re: Visite à domicile [Verstand] Dim 13 Déc 2015, 12:25

Castiel retrouvait petit à petit du poil de la bête. Ou, dans le cas présent, de la plume. Il ne savait pas trop ; il n'avait jamais été très à l'aise avec les métaphores. Il sentant l'énergie lui revenir, progressivement, sans se presser mais avec une certitude réconfortante. Il lui fallait toujours quelques instants pour recouvrer ses forces après une séance de guérison, surtout lorsqu'elle était aussi intense. Fort heureusement, peu de séances étaient aussi intenses que celle-ci, ne comprenant généralement pas de maniaques à la tronçonneuse. Castiel ne comprenait toujours pas d'où avait pu venir une telle vision, mais il n'y pensait plus. Beaucoup de choses restaient inexplicables, aussi n'allait-il pas s'en soucier plus que nécessaire. Il rangea l'incident dans la catégorie des événements curieux, et n'y reviendrait sans doute plus à moins qu'une telle chose ne se reproduise. Pour l'heure, il savourait le café sucré qui lui redonnait des forces. Il avait l'impression de sentir son corps redémarrer secteur par secteur, et le brouillard qui étreignait toujours son esprit s'éclaircir un brin.

« Volontiers ! » répondit-il joyeusement à Arturo, guère conscient de l'amusement qu'il provoquait. Il ne dirait pas non à une nouvelle tasse. « Et ces biscuits sont excellents ! »

C'était vrai, ils étaient excellents. Castiel était de ces gens qui trouvaient excellents pratiquement tout ce qu'ils mangeaient, surtout après une éprouvante séance de soins. Son corps demandait beaucoup d'apport énergétique pour compenser la dépense que lui imposait l'utilisation régulière des pouvoirs, et il avait un sens du goût aussi particulier que sa compréhension des règles les plus élémentaires de la conversation. Il faillit demander s'ils avaient un peu de moutarde pour accompagner les biscuits, mais se ravisa ; il ne voulait pas se montrer pénible alors que ses hôtes se montraient déjà si accommodants. Si Castiel avait pu lire dans les esprits, nul doute qu'il aurait été le premier surpris des réactions qu'auraient suscitées les siennes. Quand bien même en aurait-il été capable qu'il l'aurait évité : il y avait tout simplement des choses qui ne se faisaient pas. Il se sentait déjà assez intrusif avec son don d'empathie qu'il ne pouvait jamais vraiment empêcher de fonctionner.

« J'en suis content. » réagit-il aux réponses de Feuerbach sur son état. « Cette sensation est normale, de ce que j'ai pu constater sur votre état. Mon pouvoir me permet de temporairement neutraliser les symptômes causés par un gène x agressif, comme s'il était mis en stase. Jusqu'à ce qu'il recommence à se manifester, j'en ai bien peur... Je suis capable de supprimer pour de bon une tumeur ou un virus, mais je ne peux que figer un instant leur progression lorsqu'ils sont liés au facteur mutant. A moins que je ne trouve un moyen d'agir directement sur le gène pour le détruire, je ne peux pas faire plus. Et je ne suis pas sûr que je le voudrais si j'en étais capable, du moins pas sans être absolument certain que c'est là le choix du patient. »

La question d'Alexander quant à ses ailes réussit à le prendre un peu au dépourvu. Peu de gens remarquaient les plumes noires ; ou peu de gens commentaient ce fait, en tous les cas. Que son hôte ne laissa pas ce fait lui échapper n'aurait pas dû le surprendre, mais James Novak n'était pas l'homme le plus attentif du monde. Jeremiah Smith avait arrêté un instant de loucher sur les biscuits qu'il ne pourrait jamais croquer pour se permettre un bref ricanement, continuant de jauger l'allemand d'un air où le respect se partageait avec la méfiance. Castiel réfléchit quelques instants avant de répondre. Ce n'était pas vraiment un secret, il ne s'en était jamais caché. Seulement, c'était la composante de ses pouvoirs avec laquelle il se sentait le plus mal à l'aise.

« Lorsque je soigne quelqu'un, qu'il s'agisse d'une maladie ou d'une blessure, c'est comme si...cette énergie négative, à défaut d'autres mots, devait s'accumuler quelque part. Plus je guéris, plus mes ailes s'assombrissent. Et plus mes plumes sont sombres, plus je suis capable de...rediriger cette énergie négative, de la manipuler comme une arme capable de faire des dégâts considérables. Je...je n'aime pas cette facette de mes dons, mais je dois vivre avec. Et de temps en temps, il me faut bien trouver un moyen de déverser l'énergie. Je n'ai aucune envie de découvrir ce qu'il se passe lorsque toutes mes plumes deviennent noires. »

Castiel se rappelait la seule fois où il avait déchaîné toute sa puissance emmagasinée d'un coup. Peu avant la fin de la guerre, lorsqu'il avait décidé de quitter les Invisibles. Il avait combattu un mutant de leurs rangs, un immortel qui se surnommait Moloch. L'énergie négative l'avait consumé, détruisant ses chairs plus vite qu'il ne pouvait les régénérer jusqu'à ce qu'ils meurent pour de bon. James s'était alors juré de ne plus jamais utilisé son pouvoir ainsi ; détruire une vie via son pouvoir l'avait secoué plus qu'il n'aurait jamais cru l'imaginer un jour. Et même lorsqu'il n'avait pas tué avec son don, il lui suffisait de penser à Thalès pour réaliser à quel point cette partie de lui pouvait s'avérer destructrice.

« Je suis un guérisseur, pas un destructeur. » continua-t-il avec un sourire un peu fragile. « Du moins est-ce le chemin que j'ai choisi d'emprunter, et pour de bon. Pour aider ceux qui peuvent en avoir besoin. Comme vous, monsieur Feuerbach, comme n'importe qui d'autre. J'aurais voulu faire plus, vous guérir pour de bon, mais c'est malheureusement tout ce que je peux vous offrir pour l'instant. Et vous pouvez compter sur moi pour continuer ces séances aussi longtemps que vous voudrez bien de mon aide. Dès que vous sentirez les symptômes agir à nouveau, n'hésitez pas à faire appel à moi, je ferai de mon mieux. Je ne sais pas combien de temps ils prendront avant de revenir ; quelques jours, quelques semaines, quelques mois... Tout dépend de l'intensité de votre don et l'utilisation que vous en faites, je pense. Quoi qu'il en soit, vous pourrez compter sur moi. »

Et Castiel, comme toujours, était sincère. Peu lui importait qui était réellement Alexander Feuerbach ; pour lui, c'était simplement une personne de plus qu'il avait le pouvoir d'aider. Et pour lui, c'était au final tout ce qui importait.

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MessageSujet: Re: Visite à domicile [Verstand] Ven 22 Jan 2016, 19:06

    Malgré son air détaché et peut-être un peu ailleurs - lui aussi se remettait d'un effort inaccoutumé - Alexander concentrait une grande partie de son attention sur Novak et ses paroles. 
    Il avait observé son amant resservir le mutant en hypoglycémie en précieux nectar, tandis que James saluait les gâteaux qui venaient probablement d'une des pâtisseries françaises les plus réputées de Manhattan. 
    Le guérisseur ailé reprenait d'ailleurs des couleurs tandis qu'il exposait, un peu surpris par la remarque de l'allemand, la contrepartie de son pouvoir en apparence bénéfique. Le génie demeurait d'une neutralité insondable à ce discours on ne pouvait plus intéressant. 
    Aux vues du don d'empathie dont semblait faire preuve "l'ange", Feuerbach s'évertuait à dissimuler habilement ses pensées et ses ressentis. Une gymnastique de l'esprit, certes fatigante et qu'il fallait souvent abréger rapidement, mais qui avait fait ses preuves sur les personnes dotées de pouvoirs psychiques. Il s'agissait, en partie, de réorganiser mentalement les différents processus de réflexions qui fonctionnaient en parallèle dans le réseau cognitif complexe du génie. 
    Celui-ci avait doucement hoché la tête aux explications du X-Men. La perspective de se débarrasser définitivement de son gène muté ne faisait nullement partie de ses projets.
    - Et je vous remercie de votre sollicitude, répondit le jeune homme lorsque Jim eut fini de parler avec cette facilité et cette ingénuité déconcertante.
    Quelque chose dans un coin de l'esprit du milliardaire - un reste de conscience peut-être ? - lui soufflait de faire entendre à Novak qu'il était important de savoir se méfier des personnes à qui il apportait son aide, lui y compris... Il avait presque cette envie irrépressible de le secouer, comme si ce geste aurait pu lui permettre d'ouvrir les yeux sur le monde tel qu'il était vraiment, sur les gens qui le composait et leurs motivations.
    Je ne doute pas que vous trouviez étrange que ce genre de considérations effleurent notre protagoniste. Surprenant même. Mais, d'une part, James Novak venait de lui offrir quelques semaines, voire quelques mois de répit pendant lesquels il pourrait reprendre son inlassable combat contre lui-même. De l'autre, "l'ange" portait bien ses ailes, il agissait de façon altruiste, sans rien désirer de personne en retour. Un homme bon. Et, si Verstand n'avait aucun scrupule à utiliser la candeur et la gentillesse de cet homme à ses fins, qu'on le croit ou non, il en aurait eut à ce que quelqu'un d'autre cause au guérisseur un tord réel (sous entendu, Alexander n'avait, de son point de vue, aucune intention d'en causer à Jim...)
    Mais quel belle jambe cela pouvait bien faire au noble soigneur d'avoir la considération de Feuerbach si celui-ci estimait qu'il n'avait le temps ni que c'était son rôle de mettre en garde le X-men ailé des personnes males avisées, comme lui, entre autre. 
    C'est donc avec une placidité qui caractérisait notre homme, qu'Alexander demanda à son soigneur :
    -Et puis-je vous demander comment faites-vous pour vous débarrasser de cette énergie négative ? 
    Après un temps, qui semblait être celui de la réflexion, le jeune homme repris : 
    -Laissez-moi vous aider et trouver un moyen de vous débarrasser de ces plumes noires d'une façon qui sera bénéfique pour tous. Ce serait l'un des moyens que j'aurais de vous remercier de votre geste.
    Est-ce que notre génie avait une idée précise derrière cette proposition ? Très probablement. En tirerait-il un avantage majeur ? A n'en pas douter. Lequel ? Je n'oserais encore le dire. 

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Dernière édition par Verstand le Mar 09 Fév 2016, 23:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Visite à domicile [Verstand] Mer 03 Fév 2016, 09:31

Castiel commençait à se sentir bien mieux, aidé par le café sucré et les gâteaux. Son pouvoir de guérison puisait toujours dans ses réserves d'énergie, et plus encore lorsqu'il devait se livre à une véritable lutte contre la maladie, comme avec ce qui affligeait Alexander Feuerbach. La nourriture et la boisson lui faisaient alors toujours le plus grand bien, et plus encore lorsqu'elles étaient sucrées. Aussi accueillait-il la collation avec plaisir, reconnaissant envers ses deux hôtes. Il dévora un autre biscuit avec un vif plaisir. Il aurait par contre été incapable d'en reconnaître la provenance distinguée et son gage de qualité : pour Castiel, un biscuit était un biscuit. Niveau subtilité des goûts, il pouvait en général dire s'il aimait quelque chose ou pas, et ça s'arrêtait là. Il aurait eu tout autant de plaisir à grignoter la première marque générique de bas étage trouvée à la station service du coin que les délicatesses qui garnissaient les placards de luxe de Feuerbach.

En parlant de Feuerbach, celui-ci semblait également avoir repris des forces après leur rencontre avec...et bien, Castiel ne savait toujours pas de quoi il s'agissait, et il n'était de toute façon pas sûr de vouloir le savoir. Il préférait se réjouir de voir l'allemand sur pieds, satisfait d'avoir pu l'aider. Certes, les effets seraient temporaires, mais le guérisseur était tout à fait prêt à mettre en place des séances régulières. Il avait pu ressentir à quel point il était pénible pour un homme pareil de se retrouver ainsi prisonnier de son corps ; c'était un esprit qui avait besoin de transcender toutes les attaches. Pour Castiel, cela serait revenu à être privé de la possibilité de voler.

« C'est un des trucs qui me manque le plus, le café. Ça, et un bon whisky... » soupira Jeremiah Smith, dont la présence était toujours d'actualité. Il contemplait la tasse que tenait son fils avec envie, le regard triste. « Ce qui me peine d'autant plus de te voir le gâcher ainsi. Un homme prend son café fort et pur ! Si tu ne sais pas si l'hôte mérite d'être respecté, respecte au moins le café... »

James ne répondit rien ; il avait fini par apprendre que cela pouvait s'avérer malvenu en société. Il ne pouvait s'empêcher d'éprouver de la peine pour Jeremiah, ceci dit ; il ne pouvait imaginer les privations endurées par une entité désincarnée... Il reporta son attention sur Feuerbach, qui lui demandait la manière dont il déchargeait l'énergie négative accumulée en lui. Il se fendit d'un petit soupir ; ce n'était vraiment pas un sujet qu'il aimait aborder...

« Pour évacuer cette énergie, j'ai besoin de lui trouver un conduit vivant. Sinon, je ne me priverais pas de faire imploser quelques rochers... La première fois que je l'ai fait, à la fin de la guerre... Un homme est mort. Je n'avais pas vraiment le choix, il fallait me défendre, ainsi que ses victimes. Mais j'espère ne jamais avoir à recommencer. Je refuse de faire du mal à qui que ce soit. »

Voilà pourquoi la proposition d'Alexander ne manquait pas d'intérêt pour James. Il se pencha en avant, particulièrement attentif. L'idée de trouver un moyen de se débarrasser de ses plumes noires sans qu'il n'ait à risquer de blesser qui ou quoi que ce soit, et de lui permettre ainsi de continuer à guérir ceux qui en avaient besoin...voilà qui était diablement séduisant ! Son esprit s'emballait déjà à cette idée, et il dut se faire violence pour conserver une attitude neutre.

« Méfie toi, gamin. Avec ce genre de type, une proposition pareille est toujours trop belle pour être vraie... » Jeremiah Smith s'était planté devant Feuerbach, l'air plus soupçonneux que jamais. Malgré sa naïveté et sa propension à toujours vouloir voir le meilleur chez les gens, Castiel n'ignorait pour autant pas les conseils de son père. Mais son empathie lui indiquait que le jeune homme voulait réellement l'aider à trouver un moyen de faire disparaître ces maudites plumes noires. James ne pouvait pour autant pas lire dans son esprit, et si l'autre avait des motifs ultérieurs, ils lui échappaient. Mais cela ne valait-il pas la peine d'essayer ? Castiel avait envie d'y croire.

« Votre proposition me touche plus que vous ne pourriez le croire, monsieur Feuerbach. Vous avez toute mon attention... » lui dit Castiel, sincère.

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MessageSujet: Re: Visite à domicile [Verstand] Jeu 11 Fév 2016, 23:28

    Alexander ne détachait pas son regard du guérisseur. Pour certain, cet œil sombre et insondable qui fixait ses interlocuteur avec intensité, était une source de profond malaise. Il donnait l'impression de lire dans les âmes, les intentions et les mots, comme dans des livres ouverts. Comme si chaque réaction avait été prédite ou décryptée devant même d'avoir lieu, comme si une réponse ou une réplique avait été trouvée à chaque parole avant même qu'elle n'ait été formulée - voire même pensée - par son auteur. 
    Pourtant, dans le cas présent, le génie si souvent impressionnant, ne doutait pas du fait que son interlocuteur était peu intimidé par son aplomb déstabilisant. Peut-être moins par inattention que par assurance ?
    Néanmoins, l'allemand notait mentalement tout ce que pouvait lui révéler le mutant ailé qui montrait clairement une gène vis-à-vis de cette contrepartie qui seyaient moins à son personnage altruiste, que les autres pouvoir dont il avait fait la démonstration. L'évocation de la mort d'un homme dans le processus et la justification qu'il apportait à son acte était une preuve supplémentaire de la réticence et du sentiment de culpabilité qui animait Castiel. 
    Déjà, notre protagoniste listait les idées qui abondaient dans son esprit fertile pour libérer, en quelque sorte, Jimmy de l'emprise du revers de la médaille. Il fallait les placer dans un ordre de pertinence afin que Novak accepte facilement ce qu'il aurait à lui proposer. 
    Alors que le mutant lui assurait toute son attention, Alexander prit la parole avec calme et détachement : 
    -Je suppose qu'un conduit vivant autre qu'humain est une alternative peu satisfaisante ? Supputa-t-il en reprenant les termes employés par l'ange. 
    C'était justement ce terme de "conduit" qui avait sonné d'une façon étrangement agréable à l'oreille de notre génie, puisqu'un conduit n'était qu'un passage entre une chose et une autre. Conduit induisait réceptacle, induisait récupération, induisait... Beaucoup de possibilités... 
    -Je n'aime pas énormément cette idée pour plusieurs raison, mais je vous la propose en gage de ma gratitude. Je suis en train de développer un sérum à la fois stable et sans effets secondaire qui inhiberait temporairement le gène X. Il est encore en phase d'amélioration et doit être testé, mais s'il est viable et si vous le voulez je vous en donnerez une dose que je pourrai vous administrer en urgence si vous veniez à sentir que le nombre de plumes noires devenait trop importants... Cela nous fournirait quelques courtes heures pour, au moins, trouver une solution pour un moindre mal. 
    Après tous, les hôpitaux étaient pleins de comateux sans chance d'en sortir et les prisons remplies de condamnés à mort. Avec son influence, le milliardaire pourrait aisément trouver un "conduit" dans lequel James accepterait de déverser son énergie mortelle. 
      Pour ce qui était des raisons de ses réticences à donner un échantillon de son sérum était la possibilité qu'il existait que cet échantillon soit utilisé pour être copié, modifié, déjoué... 
      -Pour ce qui est d'une solution plus permanente, je ne craints devoir en apprendre plus sur la façon dont fonctionne physiquement et physiologiquement votre pouvoir.

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