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La fin justifie les moyens | En parallèle

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Identité : Alexander Feuerbach
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MessageSujet: La fin justifie les moyens | En parallèle Sam 24 Oct 2015, 14:53

    L'opération était délicate mais pas impossible. Pas lorsqu'elle avait été pensée par le génie d'Alexander. Les ordres avaient été on ne peut plus clairs, chaque détail de l'opération passé en revue et rien laissé au hasard. L'intervention devait être éclaire.
    La jeune femme à récupérer vivait dans un appartement au dernier étage d'un building de Tribeca, donnant sur l'Hudson River. Elle ne sortait plus depuis des mois et faisait l'objet d'une surveillance accrue de la part de la Division, agence dont elle faisait partie.
    Le plan consistait donc à paralyser par tous les moyens les agents postés en surveillance, tout en évitant au maximum les pertes, avant de procéder à l’extraction du sujet.
    Deux véhicules blindés s'immobilisèrent au pied de l'immeuble et une douzaine hommes en tenue para-militaire, cagoulés et armes au poing en sortirent. Les ordres furent donnés par quelques gestes précis mais chacun connaissait déjà parfaitement son rôle.
    La petite escouade se divisa en deux. Tandis que quelques hommes s'occupaient de mettre hors d'état de nuire les agents posté à l'extérieur, un second groupe se dirigeait déjà faire l'entrée du building. L'équipe évoluait avec une aisance et une stratégie liée à l'expérience. Cinq hommes montaient les escaliers au pas de course tandis qu'un autre restait posté en faction dans le hall d'entrée pour tenir en respect l'agent sonné et surveiller l'arrivée de possible renfort.
    Dehors, les voitures dans lesquelles quelques mercenaires de la Division posté en surveillance campaient, avait été gazée. Il dormiraient quelques heures avec pour tout dommage, une sacrée migraine au réveil. Le grand patron de la Division devait maintenant être prévenu de l'enlèvement de l'un de ses agents et des renforts pouvaient débarquer d'une minute à l'autre.
    Parallèlement, nos cinq hommes prenait par surprise les deux autres agents postés devant la porte de la cible et les neutralisait. La porte fut défoncé en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire et trois hommes pénétrait à l'intérieur du penthouse, directement dans le salon.
    Ils étaient parfaitement conscients que la jeune femme avait reçu en entraînement de combat au corps à corps et ils gardaient à l'esprit qu'elle n'hésiterait probablement pas à se défendre. Cependant, il savait également que suite à un tragique événement, elle avait perdu la vue et gardait des séquelles de brûlure, elle ne serait donc pas très difficile à maîtriser. Mais la consigne était strict : ils devaient canaliser la jeune femme sans la brutaliser.
    Ils ne tardèrent d'ailleurs pas à en faire l'expérience. La jeune femme à la chevelure flamboyante avait semblait-il quitté précipitamment son ordinateur pour se précipiter vers un buffet pour y récupérer une arme de poing. Un des hommes, au réflexes accrus, s'était précipité sur elle pour l'en empêcher et l'immobilisa avant qu'elle ne puisse se saisir de l'arme automatique. Elle se débattait comme une furie tandis que les deux autres hommes vinrent à la rescousse du premier. Une vraie tigresse. Il n'y avait rien de trop de six bras pour réussir à la dompter et la faire sortir de l'appartement.
    Déjà il la traînait dans les escaliers, suivit des hommes restés à la porte. Via leur oreillettes, ils informèrent l'équipe restée en bas qu'il avait récupérer le colis et qu'il ne fallait plus tarder pour le livrer. Tous les hommes remontèrent dans les vans blindés tandis que sortaient les trois hommes tentant de maîtriser la jeune femme qui distribuait les coups et les morsures si besoin était.
    Deux minutes, montre en main, plus tard, les vans noirs s'éloignaient pour remonter Manhattan. On avait injecté à la jeune femme un très léger sédatifs, une dose savamment calculer par le big boss pour la tenir tranquille le temps du transport.
    Elle retrouvait à peine ses esprits lorsque les portes de l’ascenseur s'ouvrirent sur le vestibule d'un apparemment bien connu du San Remo's mais pouvait tenir seule sur ses jambes lorsqu'elle fut introduite dans le salon où un beau brin à l'accent italien l'accueillit :
    -Tu dois être Reka ! Enchanté. Arturo dû se retenir d'enlacer la jeune femme, lui pourtant si chaleureux. Alexander avait été très spécifique sur ce point. Alexander devrait rentrer d'un moment à l'autre, il s'excuse pour l'effet un peu théâtrale, mais tu le connais.
    Pour toute réponse, elle flanqua à l'amant une gifle monumental à laquelle, certes, on aurait pu s'attendre. Il ne lui avait pas fallut plus d'une seconde pour comprendre le pourquoi du comment et elle était pour le moment passablement énervée.
    Certes, elle le gardait pour elle. Elle trouva, tâtonnant dans ce nouvel espace, un coin où se poser et atterrie sur une banquette de cuir. Elle resta là, silencieuse, la mine renfermée. Il y en avait un qui ne perdait rien pour attendre.
    Est-ce que ce quelqu'un ressentait une quelconque pointe de culpabilité quant à l’exécution de ce plan ? Pour être tout à fait honnête, aucune. Reka comprendrait, ou ne comprendrait pas, elle avait enfin mis le pieds hors de chez elle, elle pouvait le remercier.
    Arturo était revenu de la cuisine avec du café et des gâteaux qui posa prêt de la jeune femme avant d'aller mettre en peu de musique sur la stéréo, histoire de meubler le silence. Il s'assit non loin. Gardant ses distances, spécifiant que si elle voulait autre chose, elle n'avait qu'à demander.


Dernière édition par Verstand le Ven 27 Nov 2015, 22:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La fin justifie les moyens | En parallèle Ven 30 Oct 2015, 00:31

Quand Katarzyna Bolkonskaïa avait été jetée dans le van par les hommes d'Alexander Feuerbach, un homme était resté en retrait, observant la scène depuis l'autre côté de la rue, installé à un café. Vêtu d'un costume élégant, complété par une écharpe non nouée qui enrobait ses épaules avec goût et une paire de gants en cuir noir d'un style certain. La cinquantaine, des cheveux bruns qui grisonnaient déjà et une paire de lunette à la monture en écailles, il avait tout l'air d'un riche homme d'affaires comme en croisant tant d'autres à New York. Peu de gens se retournait sur son passage, à vrai dire ; il était passé maître dans l'art de se rendre insignifiant. Il aurait pu intervenir, appelant à la rescousse une équipe de soutien se tenant prête moins d'une rue plus loin, mais il n'avait pas encore fini son café et, au prix où on les payait dans ce quartier, il n'allait pas gâcher l'excellent breuvage. Et puis ses ordres lui intimaient de toute façon d'attendre et d'agir...différemment. Quand son patron avait promis sécurité et protection à la légiste, il n'avait pas parlé à la légère ; la seconde équipe en témoignait. Mais si l'homme aux lunettes se trouvait sur place aujourd'hui, c'était bien parce qu'il s'agissait d'un jour particulier. Le directeur n'était pas homme à prendre quoi que ce soit à la légère, ni à faire courir des risques inutiles à ses agents quand il pouvait l'éviter. Au moins, la jeune femme sera sortie de l'appartement, c'était déjà ; peut-être que le choc serait d'une certaine manière salutaire, qui sait... Mais les états d'âme de la russe n'étaient pas ce dont l'homme aux lunettes devait se préoccuper ; il reposa sa tasse, et seulement à ce moment-là enclencha-t-il l'un des plans de contingence prévus. Il chercha du regard son partenaire du jour, un grand noir chauve installé une table plus loin. Ce dernier se tapota les temps de deux doigts, et l'homme aux lunettes hocha la tête. Il était temps de disparaître... Littéralement.
* * *

Dans l'appartement où Arturo surveillait une Katarzyna furibarde, la situation prit un tour des plus inattendus : les ampoules se mirent à grésiller, et l'air se mit soudain à miroiter de manière étrange au milieu de la pièce. L'instant d'après, avec une absence de son si profonde qu'elle en devenait un son en soi, deux autres hommes se matérialisèrent au centre de la pièce. L'un était un homme élégant aux lunettes en écaille, et l'autre un adolescent asiatique aux yeux rieurs et aux cheveux en bataille. Le jeune homme se saisit vivement du bras d'une Bolkonskaïa étonnée, adressa un joyeux salut de la main accompagné d'un clin d’œil à Arturo, et disparut aussitôt avec la légiste en provoquant le même phénomène par lequel il était arrivé. Sur une commode, l'ampoule d'une petite lampe explosa sous son abat-jour. L'homme aux lunettes adressa un sourire gêné à l'adresse de l'amant de Feuerbach, haussant les épaules en un geste d'excuse. Puis il porta un mouchoir de soie parfumée à sa bouche, comme sous le proie d'une vive nausée.

« Veuillez m'excuser ; la téléportation d'Exit chamboule toujours les estomacs. Moins on y est habitués, et plus le choc est important ; je n'aimerais pas être la place du docteur Bolkonskaïa en ce moment. J'espère qu'elle a pris un petit-déjeuner léger. Et je suis également navré pour l'ampoule : l'enthousiasme de notre jeune spécialiste de l'extraction se ressent sur l'intensité de son pouvoir. Il n'en reste pas moins un garçon utile, et un agent indispensable. On l'a dégotté dans les rues de Kyoto, où son talent n'est pas passé inaperçu aux yeux de nos services de recrutement. Chouette tour, vous ne trouvez pas ? Oh, je vois que vous avez pensé à amener des gâteaux ! Malheureusement, je ne pourrais rien manger avant un moment, mais j'accepterai volontiers une tasse de café. » dit-il en indiquant d'une main gantée le plateau où se trouvaient café et nourriture. « Vous êtes Arturo, si je ne m'abuse ? J'ai suivi votre carrière sur l'asphalte avec le plus grand intérêt. Monsieur Feuerbach sait choisir ses compagnons. Et il en va de même pour l'homme que je représente. Mais où avais-je la tête ? Je ne me suis même pas présenté ! Je suis le...concierge du directeur Rose. »

Le ton de l'homme aux lunettes était civil et, s'il ne se montrait nullement menaçant dans ses paroles, il émanait de lui l'aura d'un homme qui n'hésiterait pas à se montrer dangereux si nécessaire. Mais il n'était pas venu pour ça, le directeur avait bien insisté sur ce point. Suivre la trace de la jeune russe n'avait pas été compliqué, et n'avait pas nécessité quelque chose d'aussi grossier que le placement d'un traqueur. Le partenaire de l'homme aux lunettes était doté de dons psychiques aussi particuliers qu'utiles : il avait projeté sa conscience dans un coin de l'esprit d'un des hommes de Feuerbach chargés de l'enlèvement. Non intrusive et généralement indétectable, sa présence lui avait permis de voir tout ce que l'homme voyait tandis que son équipier veillait sur son corps. Une fois l'adresse exacte repérée, il avait réintégré son corps. Une recherche des plans de l'immeuble avait suffi pour le reste même si, par mesure de sécurité, les coordonnées avaient été calculées au mieux. Enfin, pour être vraiment sûr de ne pas risquer la catastrophe, le partenaire silencieux avait projeté les images de sa conscience dans l'esprit du jeune Exit ; ce dernier avait alors toutes les informations nécessaires pour se téléporter dans la pièce où l'agent parasité avait amené la femme...et le reste était joué. Maintenant, Katarzyna et Exit étaient réapparus à trois kilomètres d'ici, dans une base de repli de la Division utilisée pour ce genre de distraction, dans le sous-sol d'une buanderie. Là, la légiste devait sûrement avoir vomi tripes et boyaux – s'il s'agissait de son premier voyage- mais c'était un moindre mal. Tout l'équipement nécessaire pour détecter la plupart des mouchards existants, y compris ceux ingérés ou injectés, se trouvait dans les locaux, ainsi que le partenaire de l'homme aux lunettes qui s'occupait du scan mental. Ensuite, on administrerait des anti-nauséeux au docteur, on la laisserait se désaltérer, et Exit la transporterait au sein même du quartier-général de la Division. Celui où aucun appartement n'était en feu.

« Vous permettez que je m'asseye ? Mon dos me tue en ce moment, je devrais faire plus d'exercice. » L'homme aux lunettes se choisit une chaise et, sans quitter Arturo des yeux, demanda : « Alors, concernant ce café ? Je ne voudrais pas me montrer impoli au point de me servir sans permission. N'hésitez pas à passer un coup de fil, je ne suis pas là pour vous empêcher.»

Le message était clair : Feuerbach voulait mêler des connaissances de Percy à leur affaire ? Il n'aimait pas ça, mais n'hésiterai pas à faire de même pour lui montrer très clairement ce dont il était capable.
Les agents de la Division:
 

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MessageSujet: Re: La fin justifie les moyens | En parallèle Dim 01 Nov 2015, 16:58

    Si Katarzyna n'avait pas fait le moindre geste et restait les bras croisés sur la poitrine, contrariée, Arturo, lui, avait pris un livre posé sur une table basse non loin avant de mettre sur son nez une paire de lunette. Il avait à peine eu le temps d'ouvrir la première page que les ampoules crépitèrent. Observant le phénomène par dessus sa monture d'écaille et de bois, il fonça un sourcil. Il s'était levé, perplexe, alors que l'atmosphère se teintait étrangement.
    Il avait voulu prévenir la jeune femme qui ne pouvait constater l'étrange manifestation, mais déjà deux hommes apparaissaient au milieu de la pièce :
    -Reka, quoi qu'il se passe, ne t'inquiète pas...
    Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que l'un des deux, un asiatique particulièrement jeune, se saisissait du bras de la russe et disparaissait à nouveau dans un petit salut désinvolte et un clin d’œil un peu provocateur.
    Arturo était resté immobile, les lèvres légèrement pincées, malgré l'ampoule qui explosait non loin dans un bruit de verre. Il n'aimait pas du tout la tournure des événements. Il portait sur l'homme en costume sombre un œil un peu noir. Il l'observait sans rien dire tandis qu'il lui servait son petit speech. Ses pensées allaient à la jeune femme.
    D'un geste un peu sec il avait invité le concierge à faire comme chez lui, puisqu'il prenait ses aises, avant de prendre son téléphone. Les paroles courtoises de son interlocuteur sonnaient suffisamment comme des ordres pour que l'italien ne s’exécute pas.
    Alexander n'avait pas tardé à décroché et la mauvaise humeur du méditerranéen plongea encore d'un cran lorsqu'il compris que son amant n'était, pour sa part, pas étonné le moins du monde de la tournure que prenait toute cette histoire. D'ailleurs, à l'extérieur, le temps s'était couvert, le temps était à la pluie.
    Arturo avait raccroché brusquement, mais s'était également quelque peu décontracté. La médecin ne risquait rien. Certes, il déplorait qu'elle ait à subir tout ça à cause du caprice de deux hommes à l'ego surdimensionné, mais la savoir en sécurité le rassurait.
    Il avait recentré son attention sur l'homme en costume, en roulant légèrement des yeux. Puisqu'il semblait si bien à son aise, il aurait bien pu se servir lui-même, non ? Mais l'italien resta silencieux et lui offrit tout de même une tasse de l'un des meilleurs nectar au monde, d'ailleurs préparé avec ces soins.
    Avec, il avait porté du sucre. Il n'avait pas la moindre idée qu'Alexander s'était amuser à y ajouter un petit quelque chose, lui qui ne buvait que son café noir.
    L'italien en profita pour aller faire un tour du côté de la lampe et observer le bulbe de l'ampoule qui avait éclaté. Avec un brin de désinvolture, il demanda :
    -Je peux demander à faire changer ça ? Vous êtes au courant qu'il y a une demi douzaine de personnes qui travaillent ici, n'est-ce pas ? Reprit-il avec un geste qui englobait l'appartement, pour illustrer ses propos. Il faut peut être que je les fasse sortir... on serait mieux, que tous les deux, non ?Conclut-il sur un ton pragmatique qui contrastait avec la lueur malicieuse de son regard qui brillait du sous entendu. Bon il était un peu en train de se payer la tête du type, même si on air parfaitement sérieux pouvait amener à en douter.
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MessageSujet: Re: La fin justifie les moyens | En parallèle Mer 11 Nov 2015, 09:25

Confortablement assis sur sa chaise, l'homme qu'on appelait le concierge observait la pièce avec un intérêt. Le partenaire d'Alexander Feuerbach ne semblait pas de la meilleure humeur, ce qui était compréhensible étant donné les circonstances. Mais il n'avait pas à s'inquiéter : le facilitateur de Percy n'était pas venu jusqu'ici pour faire du grabuge. En réalité, il n'était même pas vraiment venu jusqu'ici, mais c'était là une autre histoire. Disons que l'assurance lui avait semblé nécessaire, on ne savait jamais ce qui pouvait se produire. Pour le moment, il n'avait pas vraiment d'autre chose à faire que d'attendre des nouvelles de son patron, autant se mettre à l'aise. Il avait suivi avec attention la conversation téléphonique de son hôte, qui n'avait pas particulièrement l'air ravi de ce que Feuerbach avait à lui dire. Néanmoins, il s'était très bien occupé de sa tâche, ce qui lui faisait honneur aux yeux du concierge. Il savait respecter un bon équipier.

Arturo finit par raccrocher, l'air agacé aussi bien par l'appel que par son invité imprévu. Le concierge ne lui en tenait pas rigueur, d'autant que le méditerranéen conservait son aplomb. Décidément, Feuerbach savait choisir ses associés, et ce en affaires comme en amour. Voilà qui n'avait rien d'étonnant. Il se montrait civil cependant, malgré les traces de sarcasme. Voilà qui était agréable : l'homme de main de Percy préférait nettement traiter avec des gens qui savaient rester professionnels en toute circonstance. Il accepta la tasse de café avec un remerciement poli, mais n'y toucha pas. A l'autre d'en tirer les conclusions qu'il voulait ; peut-être que le concierge s'amusait simplement à tester ses nerfs.

« C'est fort aimable de votre part. » Il se renfonça dans sa chaise, les mains négligemment posées sur les accoudoirs. Arturo était allé inspecter la lampe, et s'était fendu d'un commentaire légèrement accusateur.

« Faites seulement. Sentez-vous libre d'envoyer la facture pour l'ampoule à la Division, je suis sûr que le directeur s'en occupera avec plaisir. Il sait reste fair-play pour peu qu'on lui en laisse l'occasion. Navré pour la casse, ceci dit. Il ne devrait pas y avoir eu de dégâts supplémentaires, en tout cas pas au-delà de cette pièce. Vos employés ne risquent rien, mais si vous préférez les congédier, je n'y vois pas d'inconvénients. » Le concierge n'avait pas pris la peine de relever la dernière remarque de son interlocuteur ; il en fallait plus pour pouvoir se payer sa tête. « Le jeune Exit a encore de la peine à contrôler les effets secondaires de son pouvoir ô combien utile. Cette mission tombait à pic pour lui permettre de perfectionner son entraînement. Il aurait été dommage de le priver d'une telle occasion. Son enthousiasme et sa loyauté font plaisir à voir ; il est important de bien s'entourer, vous ne trouvez pas ? Monsieur Feuerbach en connaît les mérites, j'en suis sûr. »

Le concierge sourit ; il n'avait pas toujours touché à son café.

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MessageSujet: Re: La fin justifie les moyens | En parallèle Ven 27 Nov 2015, 22:11

    Si Arturo s'était fendu intérieurement d'un sourire à la réplique du concierge – décidément, quel surnom ! - il n'avait rien laissé transparaître de sa pointe d'amusement malgré une situation tout à fait désagréable. Il ne doutait pas un seul instant de la portée véridique des paroles de l'homme assis à son aise dans l'un des fauteuils du salon. Avec un air mi-figue mi-raisin, l'italien avait répondu :
    -Cela sera fait. Réponse flegmatique s'il en était, qui laissait difficilement entrevoir le degrés d'humour ou au contraire de sérieux.
    Mais la situation avait son lot d'absurdité et l'amant de Feuerbach, s'en laissait rapidement. Il n'avait que trop vécu les situations abracadabrantesques, les petites démonstrations de pouvoir, les jeux de forces et d'intimidation...
    Il retourna alors s'asseoir dans un canapé face à son... à son quoi d'ailleurs ? Bref, au type qui s'était invité, et l'écouta d'une oreille un peu distraite. Il était ravi d'apprendre que l'extraction de Katarzyna fut aussi profitable pour le jeune mutant, il ne doutait d'ailleurs pas un seul instant que la concernée serait également enchantée de le savoir...
    Son regard s’assombrit légèrement lorsque son interlocuteur laissa sous-entendre la nécessité de savoir s'entourer, malgré le sourire un poli toujours collé sur ses lèvres.
    Le temps avait parfois cette bien étrange aptitude à se montrer interminable. A croire qu'il s'était dilaté au sein du salon principale de l'appartement de Central Park West.
    -Vous devriez le boire avant qu'il ne se gâte. Rien de pire qu'un café froid, reprit-il en désignant du menton la tasse que l'homme en costume n'avait pas touché tout en portant la sienne à ses lèvres. Un telle nectar ne méritait pas d'être gâché.
    Arturo jeta un coup d’œil à la montre ornant son poignet.
    -Je suis censé remettre en marche un petit appareil très intéressant dans cinq minutes. Je n'ai pas reçu de nouveau message, vous non plus, j'en déduit que votre patron et le mien – Arturo ne se serait jamais permis de laisser sous entendre une relation autre que professionnel – sont en train de s'entendre. Peut-être, est-ce pour vous le moment de vous... éclipser ? Sinon, l'ascenseur est par là-bas.
    Pas qu'il congédiait ce nouvel ami mais presque. Il regardait sans sourciller l'homme assis en face de lui.
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MessageSujet: Re: La fin justifie les moyens | En parallèle Dim 13 Déc 2015, 13:39

Si le concierge se montrait agacé par la situation, ou ne serait-ce qu'un brin courroucé, il ne le montrait nullement. Le concierge montrait rarement quoi que ce soit, cela faisait après tout partie du job. Il se contentait d'observer Arturo, l'air poli, conservant son petit sourire aux lèvres. C'était à peine s'il bougeait, pour remonter ses lunettes à la monture en écailles sur son nez, ou pour consulter son téléphone d'un geste élégant. Il ne semblait pas ennuyé le moins du monde non plus. Lorsqu'on était concierge -surtout d'une organisation comme la Division- on apprenait la patience. D'autant qu'il n'aurait plus à attendre longtemps ; d'une certaine manière, il n'aurait plus à se soucier de rien du tout quant à sa présence ici. Il lui était néanmoins agréable de ne pas se sentir menacé, et il appréciait le fait que le compagnon d'Alexander Feuerbach se montre sommes toutes plutôt courtois malgré les circonstances. Voilà qui ne serait pas oublié. Et puis ce n'était non plus comme s'il étant en territoire ennemi; son patron et l'allemand étaient encore trop occupés à se jauger l'un l'autre pour définir la catégorie de leur relation d'affaires.

Pour le concierge, le temps ne passait pas plus longtemps que d'habitude. Il passait comme il l'avait toujours fait, à un rythme immuable dont seule une perception faussée pouvait être à l'origine d'un ressenti différent. Le temps était ce qu'il était, jamais plus, jamais moins. Tout ce qui importait à son sujet, songeait l'homme aux lunettes, c'était d'être à l'heure. La ponctualité était l'ingrédient essentiel d'un bon timing, et une règle à laquelle il essayait de se dévouer corps et âme. Aussi se contenta-t-il d'observer paisiblement son interlocuteur sans se départir de son petit sourire en coin, et ce pendant des minutes qui ne lui parurent ni longues ni courtes : elles étaient des minutes, tout simplement, et il aurait été idiot de les considérer autrement. Entre ses mains, le contenu de la tasse avait grandement perdu de sa chaleur.

« Finalement, je crois que je m'en passerai. » finit-il par répondre, sur le même ton de conversation badine qu'il employait depuis le début de la rencontre. « J'ai toujours eu horreur des cafés froids. » Ce qui était vrai, au moins autant que les minutes n'étaient que des minutes. On ne pouvait pas plus changer la nature du temps que celle d'un bon café. Il pouvait sentir une certaine impatience pointer dans le discours de l'italien ; il ne lui était pas difficile de comprendre que l'homme attendait son départ. Le concierge posa la tasse sur une petite table à côté de son fauteuil, et se leva avec adresse. Il lissa soigneusement les pans de son costume, et hocha la tête en assentiment.

« Je pense que vous avez raison. Je n'en doutais pas, et vous non plus je suppose. Nos...employeurs... » Il laissa planer un doute amusé quant à la signification du terme. « ...savent se montrer raisonnable. Vous m'avez bien reçu malgré mon arrivée...disons, un brin intempestive. Note en sera faite. Il est effectivement temps de vous laisser, maintenant. Nul besoin d'ascenseur, et je ne voudrais pas que mon jeune amie vous fasse remplacer une autre ampoule. Non, il n'y a rien qu'un bon coup d'aspirateur ne pourra pas gérer. Une bonne journée à vous. »

Le concierge inclina poliment la tête... et tout son être se dissipa en un nuage de poussière, costume et accessoires inclus. Il ne restait de sa présence ici qu'un petit tas sur le sol, au-dessus duquel trônait comiquement une paire de lunettes à la monture en écailles. Puis elle se dissipa également, ajoutant ses propres grains au reste. Une matière inorganique semblable à du sable, dont les analyses les plus poussées n'auraient pu tirer qu'une seule chose : qu'il s'agissait d'une matière inorganique semblable à du sable. Sur la table, le café était complètement froid.

Plus loin, dans la première planque où avait été transférée le docteur Bolkonskaïa, le concierge rouvrit les yeux et inspira profondément. Il essuya le mince filet de sueur qui perlait à ses tempes de son mouchoir de soie, et remonta ses lunettes sur son nez d'une pichenette distraite. Contrôler un double lui demandait beaucoup d'efforts et une concentration intense, mais l'apport en sécurité était tout sauf négligeable. Lorsqu'on disait que le concierge était partout, ce n'était pas une image ; en tout pas à la Division... Satisfait, le concierge originel se leva avant de se diriger vers la kitchenette : il avait envie d'un bon café bien chaud.

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