XMH : The After Years
 
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On en parle à personne? [Dastan]

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Identité : Shâlimar Sh’âlankta
Dons : Matérialisation de la peur, détection de la peur, immortalité, overdose et manque liées

MessageSujet: On en parle à personne? [Dastan] Sam 31 Oct 2015, 13:56

La nuit est en train de tomber, je ne peux pas louper le spectacle, les baies vitrées du loft laissent voir le ciel en train de s’assombrir, c’est sympa mais je m’en fous. Je suis sur le sol, allongée à côté de Dastan et il ne reste pas grand-chose, sur nos dos respectifs, pour laisser entendre qu’il n’y a pas eu lutte, quelques instants plus tôt dans l’appartement. Je le regarde, en coin j’ai glissé à côté de lui, son pantalon défait, ma seule jupe courte sur les hanches et mon soutif, je vous laisse deviner ce qu’on a fait, pendant que je reprends mon souffle.
Je m’ennuyais, il a proposé de venir, il n’a pas fallu de plus, mais pourquoi ne pas aller chez lui ? Bonne question, mais j’avoue que j’en ai rien à foutre, je le regarde et fait un sourire, déposant un baiser sur ses lèvres, rapide, habituel je soupire et me redresse en disant.

-On passe notre temps à discuter quand on se voit, on devrait verser dans d’autres activités.

Lui suggérais-je, levant les bras au ciel et m’avançant pied nu pour attraper mon paquetde cigarette sur le comptoir de la cuisine, posant mon popotin sur des tabourets et allumant la nicotine tranquillement. La flemme de me rhabiller, de toutes façons, je suis couverte et même si le soutien-gorge est en dentelle ce n’est rien qu’il n’a déjà vu.

-La fidélité, quelle idée hein ?

Je lui fais un clin d’œil et, clope aux lèvres, je me dirige vers le frigo pour sortir deux bières que je décapsule au passage, avant de m’en verser une bonne rasade entre les lèvres et la reposer sur le comptoir pour le regarder.

-Et c’est quoi son nom ?

Demandais-je, il sait de quoi je parle, je sais de quoi je parle, je suis curieuse, bien que je ne souhaite pas me mêler de la vie de Dastan, mais je suis curieuse, allez de tous, c’est mon chouchou, mais chut.

_________________

Et si je cachais tes peurs sous ton lit?
Une entité jaune nourrie de peur vive. Elle suscitait la terreur dans tout ce qu’elle approchait, amenait les civilisations à se détruire entre elles. Elle se repaissait de leur effroi. Et elle s'en délectait.
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MessageSujet: Re: On en parle à personne? [Dastan] Dim 01 Nov 2015, 21:44

Comment avais-je pu en arriver là ? Il me semblait pourtant qu’il y a à peine quelques instants, j’étais encore au Motel en train de crouler sous le travail, et voilà que je me retrouvais à moitié nu sur le sol aux côtés d’une femme tout aussi peu vêtue. Vous avez l’impression d’avoir manqué quelque chose ? Pour être honnête, moi aussi. Je n’avais pas eu exactement ça en tête lorsque j’avais proposé à Shâlimar de passer la voir suite à son SMS. Après tout, j’avais besoin de sortir un peu de mon travail, et retrouver une vieille connaissance faisait toujours plaisir. Jamais je n’aurais imaginé que ce soit si… physique.

Allongé sur le dos, j’essayais de reprendre mon souffle et peinais donc à profiter pleinement de la vue sur le soleil couchant. Je repérais ma chemise à l’autre bout de la pièce, et me demandais comment elle avait pu atterrir aussi loin. N’ayant pas encore l’énergie de me lever pour aller la chercher, je me contenais déjà de remonter mon pantalon et restais encore quelques instants au sol, fermant les yeux pour essayer de remettre un peu d’ordre dans ma tête. Je n’eus donc pas l’occasion de voir Shâlimar s’approcher, et ouvris les paupières juste à temps pour voir son visage s’éloigner rapidement après son baiser. A sa suite, je poussais également un léger soupir.

"Si tu as des idées -d’autres idées- d’activités, dis toujours. Même si discuter avec toi reste toujours si plaisant."

Je m’autorisais un léger sourire amusé, et maintenant que ma respiration avait repris un rythme plus normal, je me redressai pendant que mon hôte prenait place sur un tabouret. Elle ne semblait pas vouloir se rhabiller, mais la connaissant, ce n’était pas si étonnant. Et ce n’était pas comme si nous n’étions plus à ça près, après tout ce temps. Ça avait donc été une sage décision de venir ici plutôt que de l’inviter au Motel. D’autant que l’on n’avait pas un aussi bel aperçu de la ville depuis ma chambre que derrière cette baie vitrée, il fallait bien l’admettre.

"Je t’avoue que je ne pourrai pas en disserter des heures." lui répondis-je en me massant légèrement le crâne pour retrouver pleinement mes esprits. "C'est un concept assez nouveau pour moi, mais il faut croire que j’ai toujours été un peu vieux jeu."

Nouveau petit sourire. Me levant enfin, je me traînais vers le comptoir, heureux de constater qu’apparemment, tous mes membres étaient encore entiers et qu’aucune blessure n’était à déplorer. Je m’asseyais sur l’un des tabourets aux côtés de Shâlimar, lorgnant sur la bière comme s’il s’agissait du Saint Graal. J’avais clairement besoin d’alcool, et entrepris donc de décapsuler la deuxième bouteille. La première gorgée eut un effet apaisant immédiat.

"Louisa." dis-je après un petit soupir désaltéré. "Je ne sais pas trop quoi te dire sur elle, si c’est que vous êtes assez différentes… et que je suis bien avec elle."

La comparaison n’était de toute façon pas très pertinente, mais malgré l’air amusé, je restais sincère. Et ça se voyait sans doute dans la légère tendresse qui émanait de mon ton.

"Désolé de ne pas t’avoir fait venir chez moi, c’est un peu… compliqué en ce moment." Ce n’était pas vraiment la folle ambiance au Motel, et la présence d’inconnu pouvait être problématique. Encore plus si c’était le co-directeur qui les ramenait. Mieux valait éviter, c’était plus simple pour tout le monde. Je pris une nouvelle gorgée de bière, avant de me retourner vers mon hôte pour lui demander sur un ton plus joueur: "Bon alors, comme ça, on s’ennuie ? Tu m’as plutôt l’air d’être en forme."

J’étais content d’être ici, malgré tout.
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MessageSujet: Re: On en parle à personne? [Dastan] Lun 02 Nov 2015, 12:27

Dastan plus épuisé que moi, je souris, le regardant toujours allongé sur le sol, sans me déplaire de la vision de son torse nu et de son corps. Je soupire, d’aise, il vieillit bien, mais je dois avoir un faible pour l’âge chez les hommes, c’est ce qui expliquerait bien des choses. Je le regarde, à mon comptoir, en train de se relever, qu’est-ce que je vais faire de lui ? Je vous le demande !

-J’adore discuter avec toi, c’est le pire ! Parce que tu ne me prends pas la tête et que dans ce beau petit monde en perdition, tu es mon chouchou. Je le pointe du doigt., un regard entendu et un sourire après. Et ça, tu peux t’en vanter, bon, pas à tout le monde, mais quand même.

Plaisantais-je. Non, c’est vrai, qui peut dire être mon chouchou comme lui, mais c’est particulier Alex et moi avons une histoire, une petite histoire, un passif et ça y joue. Cela ne fait aucun doute, mais mieux vaut ne pas le crier sur les toits pour certain, ce serait comme lui foutre une cible sur la gueule. Quoi que, j’ai vraiment des ennemis moi ? J’ai surtout de gens qui peuvent pas m’encadrer, mais c’est pas bien grave.
Je reste à poil, ça me va bien, la bière aux lèvres, je le regarde en coin, il me répond au sujet de la fidélité et je ricane tranquillement, vieux jeu.

-J’aurais du t’apprendre un peu plus de chose, pour que ce côté vieux jeu s’en aille. Mais ça fait ton charme et c’est ce qui te rends…hum…sexy ? Un petit côté très excitant chez toi.

Lui signifiais-je avec délice, un peu gourmande et complètement à faire des sous-entendus, mais ils ne sont plus à ça près. Je le regarde venir s’asseoir et je soupire, glissant ma main sur sa cuisse, je le regarde, c’est bon de le voir, et c’est agréable. Bien entendu, on parle de sa petite chérie, pas que j’en sois curieuse, mais un peu, après, son existence m’importe peu, même si c’est la femme de sa vie, j’en aurais quoi à carrer ? Je la connais pas et c’est pas dans mes intentions pour le moment.

-Oh c’est mignon, une vraie vie de grand. Elle a un prénom un peu à chier, par contre. Mais heureusement pour toi qu’on est différente, tu imagines, une autre moi. Ça en ferait des plans à trois, de quoi t’épuiser.

Non, mais c’est vrai, en même temps, pour m’être semblable faut se lever tôt, je dis pas que je suis unique, mais bon, une Dieu ça suffit LARGEMENT, bonjour le bordel après ! Je ricane, en me relevant du tabouret et passant à coté de lui en déposant un baiser tendre sur sa joue, parce que même si je dis mes vacheries et mes conneries, je suis contente pour lui, y en a qui sont fait pour ce genre de vie, et clairement pas moi.

-Je suis contente pour toi, c’est vrai, et un jour tu me la présenteras ! Je serais très sage, mais tu la préviendras quand même.

C’est mieux, de la prévenir, parce que tomber sur moi, ça peut causer un peu de stress. Mais pour Alex je me tiendrais sagement, c’est vrai ! Tant qu’elle me gonfle pas et qu’elle me provoque pas, mais bon, c’est dans l’hypothèse que je la rencontre, ce qui n’est pas encore, du tout, arrivé.

-Compliqué comment ? Je souris, amusée. Oh tu sais que je suis curieuse et que tu peux tout me dire ! Je vais cherché mon téléphone pour le mettre à charger, réfléchissant un peu. Je suis en forme, j’ai repris mes contrats, mais tu sais, ma fille est en quête de réunir toute la famille, je sais pas où elle est, Clov et moi on s’est séparé et je sais pas, j’ai l’impression de traîner. Je fais la moue, je me sens toute pouet pouet avec tout ça. Je tourne en rond en fait ! C’est chiant. T’as pas quelqu’un à faire mourir ou à faire flipper ? Je te fais le contrat gratis, ou tu me paieras en nature. Un clin d’œil, je porte la bière à mes lèvres, amusée.

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MessageSujet: Re: On en parle à personne? [Dastan] Lun 09 Nov 2015, 23:06

J’aurais dû me douter que cela arriverait, mais d’un autre côté, j’avais clairement la tête ailleurs et pas vraiment en mesure de réfléchir aussi loin. Du reste, même si ça avait été limite, j’avais réussi à mettre les choses au clair à temps. Non sans batailler, pour me faire entendre et m’esquiver, mais bon, au moins, ça en était resté là. Tant pis si la situation semblait ambiguë, j’avais la conscience tranquille. Même à moitié nu sur le sol, en nage comme si j’avais couru un marathon. Ce qui n’avait pas été loin de ça, tout compte fait. Et Shâlimar semblait bien vivre la situation, c’était l’essentiel, non ?

Notre relation était tout de même assez particulière, mais dans le sens positif du terme. Il n’y avait qu’à voir nos discussions, et le fait qu’on en train de les faire sans avoir beaucoup de vêtements sur nous. Sans aucune prise de tête, comme elle disait si bien. Il suffisait de m’entendre rire lorsqu’elle déclara que j’étais son chouchou. Ca me ramenait à loin, et malgré les années, j’avais toujours beaucoup d’affection pour elle. Certes, de manière différente, mais tout de même.

"J’éviterai de le crier dans la rue, alors, même si j’en suis un peu fier." répondis-je, amusé. "Et c’est grâce à toi, tu donnes simplement envie de ne pas se compliquer la vie. Et venant de moi, je t’assure que c’est un immense compliment."

Derrière la légèreté, il y avait cependant un fond de vérité que j’étais de trop investiguer. Je n’avais pas envie, pas encore du moins, de savoir quel était le rôle de Shâlimar dans le contexte actuel. Elle en avait forcément un, l’avoir croisée à différents événements me le prouvait. Mais, pour le moment, et tant que je le pouvais, je préférais ne pas trop y songer, volontairement. En souvenir de ce que nous avions vécu. C’était peu, mais c’était tout ce que je pouvais lui offrir pour le moment.

Continuant avec simplicité, je lui avouais que, même si c’était nouveau pour moi, la fidélité m’importait. Malgré tous les bons conseils qu’elle avait pu me donner. Ma foi, j’étais comme ça, peut-être le côté anglais et bien-élevé. Mais comme elle me connaissait assez bien, mon interlocutrice ne devait donc pas trop s’en étonner. Au contraire, semblerait-il. Je répondis sur le même ton un brin provocateur, mais surtout joueur.

"Ne sois pas trop dure avec toi-même, je trouve que tu as fait de l’excellent boulot, surtout avec ce que tu avais. Enfin, je te laisse le verdict final quant à ce sujet."

Il était vrai que de ce côté-là, je n’avais jamais eu à me plaindre. Même si, finalement, j’y accordais moins d’importance que par le passé. Mais c’était sans doute ça, vieillir. Je m’installais à ses côtés, heureux de pouvoir partager une bière avec elle, et lui souris avec une certaine tendresse lorsqu’elle posa une main sur ma cuisse. C’est sans doute ça que j’aimais aussi avec elle, ce n’était pas compliqué ou ambigu. Comme d’autres amitiés que j’avais. En ces temps complexes, ça me faisait du bien.

"Hey, on dirait bien." m’amusais-je avec elle. D’une certaine façon, on pouvait dire qu’elle m’avait connu enfant, ou plutôt ado. "Et je l’aime bien, son prénom. C’est un peu neu-neu de dire ça ? Ou encore mon côté vieux jeu ?" ajoutai-je avec un sourire sincère. Avant de rire une nouvelle fois à ses propos. "Non, tu as raison. Une seule toi, c’est suffisant, et on ne peut pas t’égaler."

Je la sentais cependant heureuse pour moi, et lui en étais reconnaissant. Ca me rassurait, car je m’en serais tout de même voulu que mon refus la vexe. J’acquiesçai donc doucement, ne sachant pas comment la présenter à l’avance, mais étant en tous cas certain que je serai heureux qu’elle rencontre ma moitié. Si ça se mettait, car dans l’état actuel des choses…

Ce fut d’ailleurs le point suivant de notre discussion : ma vie compliquée, et pourquoi elle s’ennuyait.

"Beaucoup de chose à faire, de responsabilités à assumer, de sentiments et de monde à gérer... " répondis-je simplement et sans trop vouloir entrer dans les détails, évitant de songer trop à la mort de Sveda. Ou au fait que je ne me sentais pas toujours la légitimité de mon nouveau rôle. Je préférais me concentrer sur Shâlimar et ses problèmes plutôt que sur les miens. Je l’écoutais donc, fronçant légèrement les sourcils face à certaines informations. Je ne connaissais pas vraiment ce Clov, ou plutôt, préférais ne pas trop le savoir pour le moment. Certain que je n’aimerais pas ce que j’allais entendre. Je répondis donc avec une certaine réserve. "J’imagine effectivement que, malgré tout, ça doit te changer pas mal… Même si tu te dis en forme, ça se voit que ça te travaille." J’hésitais à l’interroger sur sa fille, après tous, nous n’avions jamais vraiment abordé le sujet de ses enfants. Comme toutes les histoires de famille, j’avais le pressentiment que c’était compliqué et délicat. Mais sa soudaine proposition m’empêche d’y songer davantage. J’esquissai à nouveau un petit sourire. "Merci pour le contrat gratis, mais je suis trop gentil pour l’accepter, tu le sais. En revanche, je t’aide volontiers à trouver une autre distraction. Tu n’as jamais eu envie… je ne sais pas, d’apprendre à jouer de l’ocarina ? Ou, de faire du tennis ? Peindre sur des galets ? On va bien trouver une activité pour que ton beau minois retrouve le sourire."

Posant le coude sur le bar, j’appuyais ma joue contre ma paume pour la regarder avec amusement, mais également sincérité. Je préférais la savoir en train de dessiner qu’en train de tuer quelqu’un. Une autre de ses facettes dans laquelle je ne préférais pas trop explorer. Pour une fois, est-ce que les choses pouvaient être simples ? Je l’espérais. Parce que, moi aussi, ça me faisait plaisir d’être là avec elle, juste à discuter, loin des problèmes du monde. Au moins, pour quelques instants.
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MessageSujet: Re: On en parle à personne? [Dastan] Ven 13 Nov 2015, 15:42

Je ne suis pas déçue, en fait, je suis plutôt triste pour lui, la fidélité fait partie d’un ensemble conventionnel, tout le monde court après ça et au final tout le monde est malheureux dès que les choses ne se passent pas comme on s’y attends. L’Amour, la fidélité, l’obligation d’obéir à des règles strictes qui déterminent ce qu’est un couple, ce genre de connerie, ah, Dastan est un garçon bien, malheureusement et je ne peux pas changer ça ! Je ne veux pas d’ailleurs, je le trouve bien comme il est, même s’il est du côté des gentils niaiseux ! On ne le blâmera pas pour ça !
Il rit, à demi nu, dans ma cuisine, à rire, parce que c’est amusant certainement qu’une créature comme moi estime qu’il son chouchou ! Il faut le reconnaître, j’adore Alex, même si nos chemins n croisent pas les mêmes destinations, c’est comme ça ! Je souris en coin à ces propos.
 
-Oui, c’est une idée, d’éviter de le crier, cela pourrait te porter préjudice, et personne ne pourrait comprendre que l’on s’apprécie. Je t’ai au moins appris à ne pas te compliquer la vie, avec moi. C’est déjà pas mal.
 
Je sais que c’est un compliment, mais je suppose qu’il doit quand même savoir se prendre la tête, selon certaines occasions, hélas, mais je ne peux pas y faire grand-chose. Il est vrai qu’il ignore bien ce que je fais et dans un sens, j’ignore aussi ce qu’il fait, savoir ce que nous étions dans les heures sombre de l’histoire, obligeait au jugement. Moi, je saurais passer outre, mais lui ! Pour le moment, je suis complètement hors des problèmes, presque, hélas, je me rapproche de plus en plus des ombres, mais ce n’est guère ma faute si ce sont les seuls qui savent m’attirer : ils m’occupent. Les X-men ou un autre groupe se serait salit les mains, peut-être que…
 
Il était franc dans sa relation, la fidélité, tout ça, provocation entre nous, je hausse les sourcils dans une expression amusée.
 
-Peut mieux faire ? Riais-je au verdict. Non, je pense que c’est ta chérie, au lit, qui doit penser que le verdict est excellent. Je lui fais un clin d’œil, le sous-entendu n’a pas besoin d’être expliqué, n’est-ce pas ?
 
On partage une bière et je souris, ma main sur sa cuisse, je ne crains pas qu’il se crispe en se disant que je veux lui sauter dessus. Je ne cherche pas toujours à mettre les hommes dans mon lit, ou sur mon parquet en l’occurrence. Je soupire en caressant sa joue de mon pouce.
 
-Non c’est pas neu-noeu, tu sais, je suis pas mieux avec Clov, même si on est en guerre. Laisse tomber.
 
Je souris avec plein de nostalgie, je n’ai pas envie de parler d’Artlathan, il me manque et ça me fait chier, parce que nous sommes en guerre ouverte et que je n’ai pas envie de faire preuve d’aveu de tendresse.
Le principal c’est qu’Alex soit bien, si cette fille lui fait du mal, je m’en occuperais moi-même, bien entendu, je ne dis rien à ce propos, je pense même ne jamais l’avouer, mais c’est la vérité. Mais je m’attends tot ou tard à la réflexion paternaliste et débile, la tentative de raisonnement ou je ne sais quoi, ne venant pas de moi, mais brisant inévitablement l’entente que nous avons. Cela arrivera, parce que je suis chez les Ombres bientôt.
 
-Ce qu’on pourrait faire pour me distraire. Je sais pas hum….éviter de  me  faire le grosso modo de ta vie en espérant que ça va me suffire ? J’aime pas quand tu fais ça, j’ai pas de vie Alex, je suis un élément instable qui ne fait que passer et le pire, on le sait, c’est que mes problèmes, tant dans dix minutes je vais m’en foutre ! Je hausse les épaules. Je te connais et au fond, je sais que tu préfères ignorer pas mal de chose de moi, pour ne pas me juger, tu le feras bien tôt ou tard Mason, les « gentils » le font toujours.
 
Je lui fais un clin d’œil, je ne reproche rien et je n’ai pas envie qu’il le sente comme ça. Je l’ai toujours poussé au réalisme sur ma personne, je ne suis pas quelqu’un qui impose, j’ai ma façon de vivre et de faire, ça dérange, parce que tout le monde est toujours plein de bon sens et de raisons, tout le monde à toujours raisons quand la personne en face ne fait pas comme elle l’attends. Même les gentils de l’histoire et après ça se dit « héros ».
 
- La vérité c’est que ma fille me manque, un comble,  et je ne sais même pas où elle est ! Arlathan me manque aussi tout en ayant envie de lui crever les yeux ! Et toi t’es là, à ne pas trop t’engager sauf pour me dire que t’as une petite copine, que j’égorgerais si elle te faisait du mal, ça soit au courant ! Et tu te contentes de me dire oh des responsabilités, des sentiments, du monde, blablabla....ce qui m’occuperait ? C’est de me méler de la vie de quelqu’un d’autres pendant un laps de temps, ça m’éviterait de penser  à la mienne ! Je vais devenir assistante sociale tiens.
 

Je balance ma dernière réplique pour dire une connerie et lever cette sorte de franchise brutale que j’ai instauré, fumant une cigarette pour calmer mes nerfs. Oui, je me fais du souci pour elle et j’en ai marre de chercher Arlathan, faut juste que je trouve quelqu’un d’autre pour passer à autre chose, et ce sera bon ! D’habitude, je reviens jamais après une dispute, c’est l’erreur que j’ai commise, revenir, je ‘naurais pas du.

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MessageSujet: Re: On en parle à personne? [Dastan] Ven 18 Déc 2015, 17:35

Allez savoir jusqu’à quel point Shâlimar m’avait influencé. Peut-être pas autant qu’elle l’aurait souhaité, mais le fait était que c’était indéniable. Et ceci expliquait sans doute en partie l’affection que je lui portais, en dépit de tout et jusqu’à présent. Car je n’étais dupe de la nature de ses activités, même si je préférais ne pas en connaître les détails. Par peur que cela change cette relation si particulière et sans prises de tête que nous avions. Mais cela devrait cesser un jour. Autant que ce soit le plus tard que possible. Car je m’imaginais bien que ni elle ni moi n’avions la prétention de vouloir changer l’autre.

"Pas grand monde, en effet…" reconnus-je en hochant doucement la tête, songeur durant quelques secondes. C’était surtout vrai actuellement, les choses ayant bien changés depuis notre première rencontre. Au moins, j’étais d’accord avec elle, en ce qui concernait notre relation, elle avait réussi à me faire apprendre la simplicité. Je ris donc naturellement lorsque son verdict sur mon apprentissage tomba. "C’est vrai. Je ne peux pas m’avancer sur ce sujet, mais j’espère en tous cas qu’elle est heureuse, sur ce point comme sur les autres. "

C’était ma première relation sérieuse depuis de longues années, les autres s’arrêtant généralement à une nuit. Comme Shâlimar l’avait souligné, je n’étais pas apte à me prononcer là-dessus, mais d’aussi loin que mes souvenirs remontaient, je croyais n’avoir traumatisé personne. Certainement grâce à elle.

Tout en commençant ma bière, et à sa demande, je parlais un peu de Louisa. Mon interlocutrice n’approuvait pas spécialement mon choix de fidélité, et m’écouter discourir sur ma copine ne devait pas la passionner grandement. Néanmoins, elle semblait heureuse pour moi, et ça me touchait sincèrement. Sa remarque sur son couple et la nostalgie dans son sourire m’interpella cependant, et je la regardais d’un air légèrement interrogatif. Mais n’insistais pas, puisqu’elle ajouta immédiatement que je ne devais pas y prêter attention, et me contenais donc de lui rendre un timide sourire, tout en la laissant me caresser la joue.

Essayant de pallier à la cause de son ennui, première raison de ma visite, et étonnamment, cela la poussa à aborder l’aveuglement volontaire dont je faisais preuve à son égard. Surpris de ce virement plus sérieux de la conversation, bien que toujours dit légèrement et sans ton dramatique, je l’écoutais attentivement. D’autant qu’elle n’avait pas tort, et préférais se montrer franche, comme toujours. Je ne peux empêcher un voile de tristesse lorsqu’elle énonça vouloir faire du mal à Louisa si cette dernière me traitait mal, mais pris rapidement sur moi pour retrouver un air plus neutre et concentré. Lorsqu’elle eut terminé, sur une note plus légère et avant de fumer une cigarette, le silence retomba entre nous, le temps que je réfléchisse à ce qu’elle venait de dire.

"Ma vie n’est plus ce qu’elle était quand tu m’as connu, je crois qu’elle ne t’amuserait pas, ni ne te divertirait." finis-je par dire en retrouvant un petit sourire et en affichant un air étonnamment calme. Je préférais être sincère également, à présent. "Tu as raison, j’ignore volontairement des choses sur toi. Mais pas pour éviter de te juger. Je l’ignore, car je sais que le jour où je l’apprendrai, je ne pourrai plus te voir, Shâlimar. Nous avons choisi notre voie, et je respecte ton choix. Même si cela veut dire qu’un jour, tu blesseras une personne que j’aime, ou peut-être l’as-tu déjà fait. Et je ferai sans doute autant. Alors, jusqu’à cet instant, je préfère encore profiter que ce ne soit pas encore le cas. Profiter pour essayer de t’aider."

Je me levai à sa suite, et m’arrêtai devant elle pour dessiner affectueusement la courbe de sa pommette du bout des doigts.

"Tu ne veux pas parler de ta vie, pourtant, à t’entendre, ça te ferait peut-être du bien, non ? Manifestement, ta fille et ton compagnon te manquent. Je ne sais pas ce qui vous est arrivé, mais ce serait si horrible d’essayer de les revoir ? Ou de leur parler ? Enfin, je ne vais pas insister, si tu ne le souhaites pas." La légère pointe de tristesse dans mon sourire disparut, et je retrouvai un peu de bonne humeur."Et si tu as quand même envie de te mêler de ma vie, alors pourquoi pas, dis-moi simplement ce que je peux faire. Qui sait, tu serais peut-être une très bonne assistance sociale."

Nous n’étions après tout pas là pour nous prendre la tête, comme nous en avions tous les deux convenus. Et tant que cela durerait.
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MessageSujet: Re: On en parle à personne? [Dastan] Mer 23 Déc 2015, 15:53

Je ne me fais pas d’illusion, il viendra le moment où Alex va forcément devoir faire un choix, parce que tous ceux qui ne comprennent pas que l’on s’aime bien, vont lui expliquer que je suis chez les vilains et non l’inverse. Le fait est que moi, je n’en ai rien à foutre, mais hélas, surement pas lui et il est clair qu’à moment donner ça va clacher. Oh je ne doute jamais de ce genre de moment, je dirais même que je les sens arriver. Mais bon, je vais pas m’amuser à jouer à l’oiseau de mauvaise augure ! Franchement, est-ce que j’ai la tronche d’un piaf ?

Je souris en coin, j’espère que sa copine peut me remercier pour ce qui en est de Dastan au lit, mais tout ça, c’est en train de me foutre un coup. En sachant que j’ai décidé de rejoindre Ben et les Ombres, je sais que désormais, je vais devoir faire le tri dans mes amis et mes ennemis. C’est tellement moche de chez moche !

Il allait finir par me laisser tomber ! Et ouai, c’était ça le truc, parce que moi, je ne le laisserais pas tomber. Je l’écoute me parler de sa copine, y a de quoi vous foutre le moral à zéro que d’écouter un homme parler de sa copine, et de la fidélité qu’il peut avoir avec elle. Déprimant ou presque ! Je suis contente pour lui et quand je parle d’Arlathan je préfère passer le sujet. C’est fou ça hein, j’ai l’impression qu’on me voit qu’avec Clov, pas plus. Mais c’est moi qui me fait de bêtes idées !

Je lui parle en tous les cas, je suis sérieuse mais je dis des bétises, je reviens à la réalité, tout ça. Jusqu’à ce que je me taise en m’allumant une clope. Je me demande ce qu’il va me dire et je l’entends et je le regarde. Il est si fermé, si manichéen, cela me fait sourire tristement. Vraiment. Pour une fois c’est vrai. Putain, ça me file presque envie de pleurer. Je me tais, je le regarde et je le laisse se rapprocher.

-Oh Alex, tu es vraiment bête. Toi tu as décidé qu’à un moment tu ne pourrais plus me voir parce que nos chemins sont différents. Tu vois, c’est moche. Je suis ton amie, je peux regarder plus loin que ce que nous faisons, pas toi. Cela veut dire qu’à un moment donné tu arrêteras de me voir parce que tu verras ce que je fais et pas notre amitié. Ce que c’est moche moche moche.

Je le pense, il reste Alex, il peut débarquer un jour et me demander asile, de le protéger ou quoi, je le ferais, même si je suis une ombre. Il peut blesser quelqu’un que j’aime mais si c’est à cause de nos idéaux, je peux apprendre à passer par-dessus et lui non.

-Mais ce sont les règles du jeu ! Je hausse les épaules et je lui souris, alors qu’il est proche de moi. Je roule des yeux à la suite de ses propos. Si un jour tu rencontres ton absolu moitié, qui te correspond entièrement, tu pourras comprendre. Pour le moment….c’est plus compliqué que ça ! Quand à ma fille, elle a fugué et je ne sais foutrement pas où elle est ! Je hausse les épaules, snas méchanceté pour sa copine, je ne vais pas lui dire qu’il a rencontré la femme de sa vie, j’ignore déjà si c’est à ce point et ensuite, voilà, c’est plus compliqué que le voir, tout simplement. Cela commence à me rendre vraiment triste, du coup, je pense que tout ça va évoluer, mais pas de la meilleure façon qui soit pour mon défunt couple.

Je ris doucement, je me redresse, je vais faire quelque chose qui va nous faire de la peine à tous les deux je le sais. Mais si je veux officialiser ma future entrée chez les ombres, je n’ai pas le choix. Que Louisa ne regarde pas !
Je me rapproche d’Alex et dépose mes mains sur son torse, contre lui, je souris en arrangeant son haut. Quelques instants après, je me rapproche de ses lèvres et l’embrasse, un baiser sincère, un vrai baiser, que j’arrête en lui soufflant.

- Je vais m’officialiser chez les Ombres Alex. Et tu as donc raison, il y a un moment où nous ne nous verrons plus. Mais contrairement à toi, je serais toujours ton amie, quoi que tu puisses penser et quoi que tu puisses faire. Cela ne changera rien. Je serais toujours très loin de te placer en ennemi, quoi que tu fasses. Je te dis ça parce que je pense que c’est la dernière fois qu’on se voit. Avant que les choses ne changent ou je sais pas. Je souris tristement, il m’a plombé le moral. Si tu veux t’en aller maintenant, tu peux. Je comprendrais totalement Mason.

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MessageSujet: Re: On en parle à personne? [Dastan] Jeu 21 Jan 2016, 12:13

Pour une fois, j’aurais aimé ne pas avoir les idées si arrêtées. Être capable de passer outre plein de choses sans doute plus secondaire, finalement. Ne pas voir le monde en bien et mal aussi clairement. Mais le fait est que je ne peux pas. Je suis comme ça, et même si ce n’est pas facile tous les jours, je me sens d’une certaine façon épanoui dans la vie que j’ai. Même si rien n’est parfait, et que certains choix sont particulièrement difficiles. Dans ces moments, j’envie Shâlimar, vivre pour elle semble tellement plus simple. Et c’est ce que j’aime chez elle. Malgré nos caractères assez dissemblables, elle a réussi à entrer dans ma vie, à y laisser sa marque. Et ça, ça ne changera certainement jamais.

"J’aimerais pouvoir voir les choses comme toi, sincèrement." avouai-je avec un petit sourire triste. La voir ainsi soudainement si sérieuse n’est pas facile, mais au point où nous en sommes, c’est inévitable. "Mais je n’y arrive pas. Je crois que malgré tous tes bons soins, j’étais toujours destiné à être un grand gentil. Et je suis bête, c’est certain. Je n’ai pas ton expérience, et je ne l’aurai jamais. C’est comme ça, même si m’attriste aussi…"

Les règles du jeu, comme elle disait si bien. C’était peut-être profondément injuste, mais ce n’était pas vraiment nous qui les faisions, n’est-ce pas ? Shâlimar avait vécu beaucoup plus que moi, et vivrai sans doute encore longtemps après que je ne sois plus là. Je le lui souhaitais, du moins. Et je ne pouvais donc pas lui en vouloir de voir les choses différemment, d’un autre point de vue. Et puis, elle était comme ça, je n’avais nullement envie de la changer. Ça, ça aurait été plus triste que tout.

Aussi, je ne la contredis pas lorsqu’elle me dit que lorsque j’aurais rencontré ma vraie moitié, je pourrais peut-être comprendre sa propre situation. Ou du moins, à quel point elle est complexe, à l’en croire. Et il est vrai que pour le moment, mon couple est simplement là, et que je peine vraiment à savoir quel sera son avenir, tant c’est une situation nouvelle et inconnue pour moi. Peut-être que je devrais y réfléchir plus en détails, mais pour l’heure, je préférais me concentrer sur Shâlimar, qui n’avait pas à endurer mes propres lacunes en matière de vie sentimentale.

"D’accord. Et est-ce que… tu voudrais de l’aide pour retrouver ta fille ?"

La proposition était sincère, malgré tout. Mais une fois encore, le dernier mot lui revenait, et si elle préférait s’occuper elle-même de ses affaires, je comprendrais.

Je l’observais ensuite se redresser et commencer à remettre ma chemise, son air inhabituellement triste et déprimé me rendant tout aussi grave et navré. Le baiser me surprit cependant, et je la laissais faire, sentant un flot de sentiments contradictoires m’envahir sans que je sache vraiment comment réagir. De toute manière, Shâlimar s’était déjà éloignée pour me dire en un souffle qu’elle s’officialiserait dans le camp adverse. Sans que cela change ses sentiments à mon égard. Mon regard détailla une nouvelle fois son sourire triste.

Et peut-être que ce fut ça, ou le fait qu’elle dise que c’était sans doute la dernière fois qu’on se voyait de cette manière. Ou tout simplement parce que c’était elle, et que pour une fois, j’aurais voulu remonter le temps pour qu’il en soit autrement. Vraiment. Sans crier gare, ou même sans vraiment réfléchir, je passai une main derrière sa nuque pour l’attirer subitement vers moi et l’embrasser à nouveau. Passionnément, irrationnellement ; comme je ne l’avais pas fait depuis… depuis que nous nous étions fréquentés, dans le passé.

Parce que, malgré tout et même si mon cœur appartenait à une autre, ça, ça lui appartiendrait toujours. J’aurai ensuite bien le temps de penser à Louisa et de m’en vouloir, même si tout ça ne changeait finalement rien. Il en avait toujours été ainsi. Shâlimar avait eu son influence sur moi, et cela faisait désormais partie de moi.

"Moi non plus, je ne pourrai pas te voir comme une ennemie, ni te faire directement du mal. C’est impossible" soufflai-je en m’écartant finalement après de longues secondes, en la fixant dans les yeux, sombre. Parce que c’était la vérité, pure et simple. Je restais silencieux quelques instants, à l'observer, avant d'ajouter : "Que-ce que tu veux toi, Shâlimar ?"
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MessageSujet: Re: On en parle à personne? [Dastan] Ven 22 Jan 2016, 20:26




On en parle à personne

Feat. Dieu et Dastan


Je souris à Alex, tout peut être simple, mais ce n’est pas le cas. Je dois avouer que je suis assez fière d’avoir eu dans mon existence ce jeune homme, de lui avoir permis de discerner les choses, de ne pas avoir ternis son caractère, j’aurais aimé lui apprendre à regarder plus loin que tout ce qu’il a pu voir, mais il est parfait, il faut le dire, chez les bonnes personnes. Je sais que je peux être sincère avec lui et qu’il a son avis, mais je ne lui demande en fait qu’une chose, de comprendre aussi l’autre univers. Voir les choses comme moi, ce n’est pas possible, l’existence est ainsi faite, mais je suis heureuse, simplement, d’être dans sa vie et qu’il soit dans la mienne. C’est tout ce qu’il me faut. Le sérieux entre nous est étrange, il n’est pas conventionnel et ce qu’il continue de me dire me fait pousser un soupir accompagné d’un sourire.

-Tu ne voudrais pas avoir mon expérience Alex, les choses sont comme ça, je ne fais pas ce que le monde attends, je fais seulement ce que j’attends de moi-même. L’instabilité est une vertu dangereuse, elle est comme ça. Nous sommes comme ça et dans un sens, je pense que je t’ai appris quelques choses dans ta vie, qui te serviront.

Il pourrait ainsi comprendre, ou essayer et je sais qu’il m’apprécie pour celle que je suis. Pas besoin de faire quelqu’un de meilleure, je suis exactement comme je le dois. Un électron libre, qui dit ce qu’elle pense et qui se complait dans ce qu’elle fait comme elle en a envie. Pourquoi me plier à des règles qui changeront dans le prochain siècle, être en accord avec sois-même est une faculté que peu peuvent se vanter d’avoir et j’avais trouvé mon autre dans cela. Mais ce n’est pas le propos.

C’est triste des amis qui réalisent qu’ils ne pourront peut-être pas continuer à s’apprécier, ça me fait de la peine, ça ne me fait pas peur, rien ne me fait peur en fait, c’est mon sentiment de complaisance, je veux croire. Il me comprendrait quand il le faudrait, en espérant que ce ne soit pas trop tard. Je secoue la tête.

-Non, Elle réapparaîtra quand elle estimera cela juste, pas avant. Pour le moment, c’est peine perdue.

Et ce n’est pas la peine de demander de l’aide. La petite reviendrait tôt ou tard, quand sa famille lui manquera réellement, quand elle aurait envie. De plus, c’est mon problème, ma responsabilité, je ne me fais pas vraiment de soucis, mais pour la première fois de ma longue existence, la gamine, ma gamine me manque. Je sais qu’elle sait parfaitement se débrouiller, je sais aussi qu’elle a tout appris pour se faire ce n’est pas cela qui me pose du souci, c’est qu’elle fasse n’importe quoi à un moment donné et que je ne puisse pas l’aider. Mais là encore, je suis certaine qu’elle saurait se démerder.

Venant à lui, je le rajuste silencieusement, un baiser dans cette ambiance morose, un éloignement, une vérité. J’aime Dastan, pas comme j’Aime Clov (hélas), pas comme j’aime d’autre personne, mais il a une place importante dans ma vie et dans mon existence, je le regretterais quand il ne serait plus là.

Il me désarçonne pourtant, étrangement, mon cœur, car j’en ai un, faut pas déconner vint à s’emballer en sentant sa main sur ma nuque, sa force m’attirer, son corps trouver le mien. Le baiser est troublant, passionné et irraisonné, il vient le prendre à mes propres lèvres abandonnées aux siennes, dans un silence absolu et une connexion étrange. J’avais trouvé ce gamin par hasard et j’avais voulu le protéger, sans me demander pourquoi, même si au fond je le savais, je l’aimais à ma façon et je l’aime encore. Ce n’est pas le grand Amour stupide qui vous arrache les entrailles mais c’est une forme tendre de passion, qui peut se dessiner comme fusionnelle et s’éteindre quand ce n’est pas le moment. Ce n’est pas réfléchis, c’est l’expression bête et simple de deux personnes qui n’ont pas besoin de comprendre.

Et j’avoue volontiers qu’il me trouble dans cet échange spontané. Si je pensais avoir perdu Alex, parce que je suis une méchante, je le retrouve. Celui qui sait se foutre du bon et du mauvais. Sa bouche s’éloigne et je … rougis, en souriant un peu attendrie, douce. Alex va me faire devenir stupide avec ce genre de chose. Ma main caresse ses cheveux et les repousses, ses mots me vont droit au cœur, je le sais. Il me demande ce que je veux, quelle idée.

-Que tu n’oublies jamais que je t’aime Alex, à ma façon, à ma sauce, ce n’est pas une grande histoire du romantisme. Que tu n’oublies pas que tu ne sais pas tout de moi, mais que tu connais le meilleur. Ce genre de chose. Un clan ne définit pas qui l’on est, nos actions si. Et l’histoire raconte bien combien mes actions sont changeantes.

Après tout ‘javais été au coté de Charles, j’avais aimé profondément le lead des X comme j’avais aimé Erik. Dans une dualité possessive, ils avaient presque évincé Clov, presque, car personne n’en a vraiment la capacité. Je soupire et laisse mon index courir sur l’arrête de son nez, avant de presser doucement l’extrémité.

-Idiot. Lui murmurais-je tendrement. Arrêtes de me rappeler que j’ai un cœur, je vais finir en guimauve ! Et tu ne m’aimerais pas en guimauve. Ricanais-je en pensant remettre une meilleur ambiance dans la partie. N’oublies pas ce que nous sommes l’un pour l’autre, c’est tout.

C’est tout ce que je souhaite.




-

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MessageSujet: Re: On en parle à personne? [Dastan] Mer 10 Fév 2016, 17:09

Je ne voudrais pas avoir son expérience ? Peut-être bien. L’herbe est toujours plus verte chez le voisin, et je sais depuis longtemps qu’il ne sert à rien de vouloir être quelqu’un d’autre. On a qu’une seule vie, qu’elle soit longue ou courte, et c’était à nous de faire en sorte qu’elle nous corresponde au mieux. Et puis, comme je l’avais dit, je ne pouvais pas voir le monde comme Shâlimar, il était donc inutile de tergiverser. Je me contentai donc d’un léger hochement de tête et d’un petit sourire triste, acceptant facilement son point de vue.

"Tu fais toujours comme tu l’entends, ça fait partie de tes charmes." Et aussi étrange que cela puisse paraître, pour un type rangé comme moi. "Et je n’oublierai pas tout ce que tu m’as appris, c’est une certitude."

On ne pouvait tout simplement pas oublier Shâlimar, quoi qu’il arrive. Ce qui rendait ce moment plus difficile et douloureux, en un sens. Je me sentais tiraillé entre mon passé, mes sentiments, et mes nouveaux devoirs et responsabilités. Tout en sachant que ces dernières devraient finir par l’emporter. Les X-men étaient ma famille, et ils comptaient désormais sur moi, que je le veuille ou non. Sans que mon affection pour Shâlimar en soit pour autant diminuée, ni que je lui souhaite autre chose que du bonheur.

Je proposais d’ailleurs de l’aide pour retrouver sa fille, si toutefois elle en éprouvait le besoin. C’était bien la seule chose que je pouvais faire pour elle à ce sujet, et ce n’était pas grand-chose, à mon plus grand regret. Je ne pris pas offense de con refus, après tout, elle savait mieux que quiconque comment agissait sa fille. J’acquiesçai simplement de la tête, clôturant le sujet.

Son baiser me prit par surprise, peut-être parce qu’il semblait bien solennel. Et triste, comme un baiser d’adieu. Et je sus à cet instant que ce n’était pas ce que je voulais. L’attirant à nouveau vers moi, je l’embrassais en retour, beaucoup plus passionnément. C’était la chose à faire, je le savais. Celle que je voulais. Même si pour cela, je devais mettre quelques instants Louisa de côté, tout en sachant pertinemment que ce n’était pas pareil. Rien ne remplace ni ne remplacera jamais Dieu.

M’éloignant finalement d’elle, je ne pus empêcher un petit sourire amusé et privilégié, à la voir ainsi rougir et sourire à son tour. C’était assez rare pour être noté, et sur le coup, je n’en étais pas peu fier. Et rassuré.

Ce qu’elle voulait elle m’importait plus, et je le lui demandais donc. Et sa réponse me sembla parfaitement sensée, et surtout faisable. Je ris légèrement lorsqu’elle appuya sur mon nez, se plaignant de son aspect guimauve.

"J’aime la guimauve pourtant, de temps en temps." Un sourire en coin, légèrement narquois, je retrouvais cependant bien vite un air plus sérieux, mais toujours doux. "Je n’oublierai pas Shâlimar, c’est promis. Je n’oublierai pas tout ce que nous avons vécu ensemble, et à quelle point tu as été et est importante pour moi, malgré tout. Et tant pis si la vie décide qu’on est pas dans le même camp, ça, ça ne changera pas."

Je pressai doucement mon front contre le sien, pour la fixer dans les yeux avec une pointe d’amusement.

"Et malgré tout, si un jour je peux faire quelque chose pour toi, ou t’aider, n’hésite pas à venir me voir. D’accord ?"

Qui sait, pour une fois, ce ne serait pas elle qui me rendrait service. Je lui devais bien ça. Quoique, ça ne me dérangeait pas, finalement, qu’elle m’apprenne encore et toujours la vie.
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MessageSujet: Re: On en parle à personne? [Dastan] Ven 12 Fév 2016, 14:50




On en parle à personne

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Ce que c’est mielleux cette histoire, lui, moi, le fossé du bien et du mal, la rigueur de bien agir et celle de faire comme on a envie. L’immortalité déraisonnée et déraisonnable face à la sagesse d’une vie courte ! Alex sera toujours Alex et je serais toujours Shâlimar, j’ai fais tellement de chose, aimer Alex, ça fait parti des trucs les plus raisonnable de ma foutu existence ! Qui l’eut cru. Je souris à ce cher vieux X-men avec l’envie de rester seulement près de lui, à mater le ciel et à parler de tout et de rien, comme si le monde pouvait être si simple, si débile. Il est vraiment en train de me faire éprouver ce genre de truc dont j’aurais pas cru l’existence chez moi ! Comme quoi !

Rougissante, troublée, voilà qu’il provoque des choses que peu peuvent se vanter d’avoir fait subir à ma personne. Il me chamboule un peu, tout ça, cette sensation d’au revoir, cette impression d’adieu, j’en ai pas envie, sans déconner, j’en ai vraiment pas envie, je veux pas que ça se passe comme ça et dans un sens, on s’apprends une belle leçon. Nos camps ne peuvent pas faire d’emprise sur notre intimité, pas entièrement, je crois que j’aime Mason comme je ne l’aurais pas cru, bien sûr, ça ne vaut pas l’attachement à Clov, même si je me sens cruellement seul depuis notre dispute et que je ne ferais RIEN pour changer les choses.
Si je n’avais pas rejoint les ombres à l’heure actuelle, si Alex n’avait pas eu une copine et si au passage Strain n’était pas revenu…qui sait. Avec des si on met Paris en bouteille !

Il me fait sourire cet idiot et je reste front à front avec lui, profitant carrément du moment avant de soupirer. Il me donnerait presque envie de rejoindre les x-men cet idiot, mais faut pas déconner. Je me love contre lui et je le regarde, tendrement, silencieuse, je ne vais pas être plus proche, ni l’embrasser, ou quoi, parce que si je continu ce terrain glissant…ça peut déraper. Oui, j’aime Alex façon Shâlimar et la simple baise n’est pas du tout la question du problème, je ne veux pas me faire du mal ni lui en faire. Bref.

-Promis Alex, tu sais que je tiens toujours mes promesses. Ma main glisse le long de ses bras pour venir enlacer mes doigts au sien. Tu te souviens que je t’ai appris à danser ? Avant même de faire l’amour….viens par là.

Bon sang que ça vire romantique je me taperais. Je tire Mason derrière moi et vais enclencher la station de musique pour laisser diffuser un vieux morceau ringard à souhait mais qui serait parfait pour une danse avec lui. J’ai envie de danser avec Alex, une autre forme de sexualité, qui n’incombe pas de tromper sa partenaire. On ne le dira à personne ça…

Spoiler:
 

-Qui aurait cru que je puisse avoir ça dans ma playlist. Plaisantais-je en m’installant entre ses bras.





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