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“Le monde marche ! Pourquoi ne tournerait-il pas ?” | Dastan & Seaworth

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MessageSujet: “Le monde marche ! Pourquoi ne tournerait-il pas ?” | Dastan & Seaworth Jeu 12 Nov 2015, 16:24


“Le monde marche ! Pourquoi ne tournerait-il pas ?”

Je me disais souvent qu'on aurait mieux fait de rester à Norfolk. Depuis qu'on était revenus, la situation n'était pas de tout repos, et encore c'était un euphémisme. Le gala de charité – ou devrait-on dire de foutage de gueules ? - de Benedict avait été une épreuve, mais ce n'était rien comparé au fait de devoir mettre la vie de Sveda en danger, pour simuler son trépas. Même si on savait qu'il s'agissait d'une supercherie, on en avait souffert, et on avait certes été soulagés d'avoir de ses nouvelles, il y avait peu, même si on devrait encore rester dans le secret.
J'avais décidé de me lancer dans les X-Men, et ce n'était pas que pour régler une dette envers Sveda, ou la soutenir. La dernière visite de la Tosca m'avait conforté dans ce choix. J'en avais assez d'être une victime. Je préfère ne pas ressasser cette soirée mais j'en avais encore les séquelles. Je portais un pansement épais sur la joue gauche, et l’œil gauche était injecté de sang. Enfin, je m'en sortais bien. La blessure portée par Floria n'avait pas fait du bien, mais d'autres auraient succombé à ce rendez-vous avec un couteau. La cicatrisation était lente, mais efficace.
Certaines choses s'arrangeaient, malgré tout. Davos n'avait plus à subir les roueries d'Axel, pour une raison mystérieuse. Le manipulateur avait-il été trop affecté par le décès de Sveda ? Je n'osai espérer qu'il avait été tué, par je ne savais qui.
Dastan, l'un des chefs actuels des X-Men, avait en outre accepté de dialoguer avec moi. Il était tout naturel de l'accueillir chez nous, en ce samedi après-midi, puisqu'il semblait déjà connaître Davos. J'ignorai s'il avait eu vent de la nature de ma relation avec Seaworth, mais nous n'allions pas tarder à le savoir. Ou lui, en tout cas. Quelqu'un frappa à la porte. J'ouvris rapidement, malgré mon léger boitement.


Bonjour, vous pouvez entrer, dis-je sobrement.

J'observai Dastan un instant. Ce n'était pas la première fois que je le voyais, mais je ne pouvais m'empêcher de me faire la réflexion qu'il se dégageait de lui un charisme certain, qui ne semblait pourtant pas intimidant. Il était beau garçon, certes. Il ne fallait toutefois pas le gêner, avec cela. Lui devait m'observer, mais pour des raisons moins sympathiques. Je devais avoir une sale mine.


Ne vous inquiétez pas pour ça, c'est... une longue histoire, commentai-je, me demandant si je pouvais vraiment parler des travers de Floria Tosca, maintenant.

Je le laissai s'habituer au décor, sans oser lancer une quelconque discussion. Allait-il poser des questions, notamment pour savoir ce que je valais ? De toute façon, Davos devait se manifester, et... Voilà que Faust se ruait sur Dastan, pour le renifler, la queue remuant à toute allure. Ce chien était intenable, et je le rappelai à l'ordre, pour qu'il laisse respirer notre invité.

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MessageSujet: Re: “Le monde marche ! Pourquoi ne tournerait-il pas ?” | Dastan & Seaworth Jeu 19 Nov 2015, 21:19

Depuis la disparition de Sveda, nous avions reçu de nombreux soutiens, et beaucoup d'individus nous avaient contactés dans le but de se joindre à nous ou à notre cause. Peut-être était-ce un effet de mode, mais je préférais croire que c'était bien la preuve que les X-men étaient plus que jamais nécessaires dans un monde qui sombrait chaque jour un peu plus dans la violence et la haine de l'autre. La mort de notre ancienne leader, ou son aura bienfaitrice avaient peut être convaincu certains qu'il était temps de prendre parti dans cette nouvelle guerre contre un ennemi certes peu visible, mais terriblement efficace. C'était au moins un soulagement de voir qu'une partie de la population nous faisait toujours confiance, et que le récent changement de directeur n'avait pas altéré l'image de notre groupe. Allez savoir, notre duo avec Ilona n'avait pas si mauvaise allure, malgré les circonstances, et le fait d'être deux donnait à espérer que nous saurions faire mieux que nos prédécesseurs, tout en continuant ce qu'ils avaient chacun commencé. Nous étions en tous cas motivés et déterminés à nous montrer à la hauteur de nos nouvelles responsabilités, quelles que soient les difficultés de la situation actuelle.

La demande de Rafael Baldwin sortait cependant du lot, et m'avait intrigué sur plusieurs points. Le fait qu'il ait connu Sveda, mais qu'il soit également le fiancé de Davos me confortait dans l'idée que je pouvais lui faire confiance, malgré les rumeurs et les altercations durant l'enterrement d'Hélianthème. De plus, mon frère lui-même m'avait conseillé de m'en remettre à lui, dévoilant également les liens de ce Baldwin avec Davos. La nouvelle m'avait assez surpris, davantage cependant pour le hasard des connaissances que pour les fiançailles en elles-mêmes. Mais cela restait malgré tout secondaire à côté de la demande de Rafael, et j'avais donc fait en sorte de réserver un après-midi pour aller lui rendre visite et en discuter. Et puisqu'il vivait chez le marin de toute évidence, j'aurais peut-être l'occasion de croiser ce dernier également, ce qui ne manquerait pas de me faire plaisir.

J'arrivais à l'heure prévue devant la maison, et habillé de façon élégante, bien que décontractée, ce qui reflétait mon hésitation à traiter ce rendez-vous de manière professionnelle ou non. Mon petit sourire se transforma cependant en une expression plus concernée lorsque la porte s'ouvrit sur Rafael et son visage tuméfié. Était-ce les coups de Bobby qui lui avait fait cela ? Ou encore autre chose ? A le voir ainsi, j'éprouvais de la peine pour lui, il n'avait, lui non plus, pas dû passer des moments faciles ces derniers jours... Je ne relevai cependant pas, conscient que cela pouvait être délicat.

"Je vous remercie pour votre invitation, et suis heureux de pouvoir vous rencontrer plus officiellement." J'esquissais un faible sourire navré, mais néanmoins sincère. Peut-être que, plus tard dans la rencontre, j'aurai l'occasion d'en savoir plus sur ce qui l'avait mis dans cet état et si je pouvais l'aider. Je pénétrais ensuite dans la maison, observant avec une légère curiosité admirative la maison et son intérieur, sans toutefois me montrer trop intrusif. Mais ma contemplation fut rapidement interrompue par l'arrivée inattendue d'un autre hôte. Amusé, je me baissais pour caresser vigoureusement et chaleureusement le chien.

"Bonjour toi, comme tu es beau." Puis, relevant le regard vers Rafael, je le rassurais d'un sourire. "Ne vous en faites pas. J'aime beaucoup les chiens, et il semble très affectueux. Comment s'appelle-t-il ?"

De plus en plus, je songeais que je pourrais également prendre un compagnon à quatre pattes, ayant davantage confiance en mes capacités à m'occuper d'un animal désormais. Et je suis doutais pas que cela me ferait du bien... A voir.

Me redressant, je continuais à sourire à mon hôte, et lui demandai:

"Davos est là ? Je sais que je suis venu pour discuter de vous et des X-men, mais avant tout cela, je voulais tout d'abord vous féliciter pour vos fiançailles, et vous adresser mes meilleurs vœux à tous les deux."

Dans ces périodes sombres, des événements heureux comme celui-ci redonnaient espoir, et j'étais sincèrement heureux pour eux.
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MessageSujet: Re: “Le monde marche ! Pourquoi ne tournerait-il pas ?” | Dastan & Seaworth Sam 28 Nov 2015, 18:22



La réception organisée par Benedict tournait encore dans la tête de Davos, du moins autant que la dernière attaque de Floria chez eux. C'était à se demander si le monde n'était pas plutôt remplis d'ennemis, que d'amis, surtout quand on devait faire semblant de croire que Sveda était morte. C'était quelque chose qui devenait de plus en plus lourd et de difficile à supporter, pour Davos, tout comme malgré tout, son amie lui manquait, même si elle n'était qu'absente. Quant à Floria....il serrait encore les dents en y pensant, sachant de moins en moins comment se comporter avec elle, ou si à l'instar d'un Stannis, elle allait devoir l'exiler définitivement. En tout cas, elle n'avait vraiment pas dû apprécier la façon dont il avait riposté, en découvrant Rafael attaqué et blessé, saignant comme ce n'était pas permis – les blessures au visage saignant hélas toujours beaucoup trop.

Cela avait donc condamné Rafael à obtenir une belle balafre, pansée, heureusement, mais aussi à avoir un œil injecté de sang. Il le vérifiait tous les jours, espérant que ça ne s'infecterait pas davantage...car même s'ils faisaient partie des mutants qui cicatrisaient bien, ils n'étaient pas forcément à l'abri d'une maladie ou d'un coup bas. L'autre bonne nouvelle, était que Davos avait complètement perdu la queue de chien dont il avait été affublé plusieurs semaines. Tant mieux, car cela commençait à réellement lui peser et lui pourrir la vie, même si cela pouvait être plus drôle qu'autre chose. Il ne savait ce qui avait décidé Axel à changer cela. Peut-être Sveda, avant de « mourir » ou alors juste le choc d'apprendre ce décès. Tous savaient que les pouvoirs restaient très liés aux émotions. Il préférait ne pas parler ou ne pas penser à Declan. Les souvenirs de rencontres avec celui-ci étaient toujours aussi violents.

Pour davantage réaliser un souhait de Sveda et Rafael, ainsi que finalement, continuer à montrer l'union de deux clans de mutants, le marin avait bien voulu que Dastan s'invite chez eux. Cela devait être peu aisé au nouveau chef des X-Men, de diriger un tel groupe, mais cet homme était le frère d'Erik, et on ne pouvait dire qu'une chose de la famille Wotton, à savoir que les enfants rattrapaient largement leurs parents. Davos arriva quelques minutes après qu'Alex soit entré, et en voyant le jeune homme parler de Faust, il ne put s'empêcher de se rappeler leur dernière rencontre, quand ils étaient tous deux plus inconnus qu'autre chose, mais qu'il l'avait aidé – essayé d'aider – à diminuer sa peine. Le jeune homme était resté tel que dans son souvenir, dégageant une certaine élégance et assurance, mais aussi quelque mélancolie. Il se souvint également de la lettre d'Erik – il pouvait avoir confiance en ce petit frère. De toute manière, le marin sentait un bon fond en cet homme, et il se fiait à son instinct.

« Rafael l'a nommé Faust, » répondit donc l'ancien contrebandier, en entrant dans la pièce, et répondant à la question de Dastan, par la même occasion. « Je peux garantir que c'est une vraie boule de poils qui ne demande qu'à faire des câlins. » Il était amusé de l'interaction entre l'invité et le chien.

Les meilleurs vœux pour les fiançailles le surprirent un peu, au début. A part Sveda, personne ou presque, n'était au courant, et cela demeurait tout de même inhabituel d'entendre un commentaire (positif de surcroît) sur cet acte d'engagement. Aussi le sourire de Davos s'élargit-il un peu, même s'il était un peu gêné et que cela se voyait. Il ne savait pas vraiment où se mettre, mais il rayonnait face à ces mots, qui lui faisaient vraiment plaisir.

« Merci beaucoup...tu es un des premiers à nous le dire. Et à l'apprécier, » ne put-il s'empêcher de rajouter. « Ça compte. Quant à moi, je suis content de te revoir...Erik m'a demandé de veiller sur toi, ce que je ferai avec plaisir. Et puis, c'était déjà un peu ce que je voulais faire la dernière fois, non ? » Un clin d'oeil amusé, en référence à quand Davos avait voulu offrir un chocolat ou quelque autre boisson, en période d'Halloween. « Du thé ? »


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MessageSujet: Re: “Le monde marche ! Pourquoi ne tournerait-il pas ?” | Dastan & Seaworth Lun 11 Jan 2016, 17:33

J'avais longuement hésité avant de prendre la décision de rejoindre les X-Men. Si on m'avait dit, il y a quelques années, que je les rejoindrai, je n'y aurais pas cru une seconde ; en particulier lorsque j'étais le suppôt des ombres. Mais Sveda et Davos avaient eu une certaine influence sur moi, et puis, force était de constater que c'était peut-être lorsque j'avais été "neutre" que j'avais été le plus attaqué et blessé. J'avais vraiment joué de malchance, en tombant sur des personnes qui étaient psychotiques et excitaient mes tendances auto-destructrices, comme Persona, par exemple. Alors, tant qu'à faire, autant se montrer utile...
De toute façon, quelque part, le destin avait décidé pour moi. J'avais appris à aimer Davos et Sveda, sincèrement, et à cause de The Assistant, j'avais bien été forcé de participer au faux meurtre d'Hélianthème. Suite à cela, j'avais forcément un rôle à jouer parmi les X-Men.
Quand j'en avais parlé à Davos, il avait été un peu réticent, par inquiétude, mais il avait finalement accepté, et même encouragé mon choix. Dastan était finalement venu chez nous, l'air de se demander s'il avait un rendez-vous professionnel, ou s'il venait voir un vieil ami. Après tout, il semblait mieux connaître Davos. En tout cas, il était charmant. Certes, je n'étais pas en grande forme, à cause de la récente visite de cette maudite Tosca, mais je tâchais de passer outre. Faust vint faire la fête à notre invité, et heureusement, le jeune homme affirma qu'il aimait les chiens, avant de demander le nom de l'animal.

"Je sais que je suis venu pour discuter de vous et des X-men, mais avant tout cela, je voulais tout d'abord vous féliciter pour vos fiançailles, et vous adresser mes meilleurs vœux à tous les deux." dit-il alors.

Je ne répondis pas tout de suite, un peu surpris par cette entrée en matière, même si agréablement. Tout d'abord, j'ignorais que Dastan avait été mis dans la confidence, et puis, je n'étais pas si habitué que cela à parler de ces fiançailles ouvertement avec les gens. Nous avions tant traversé que ses mots étaient bienvenus, et même touchants.
Davos s'était joint à nous, communiquant quelques informations sur Faust. J'esquissai un très léger sourire en voyant combien les mots de Dastan, sur nos fiançailles, semblaient combler Davos de joie, malgré son petit air gêné, voire timide. J'aimais beaucoup quand il avait l'air d'un enfant qui ne savait pas où se mettre, en tentant de contenir sa joie. Ses sourires étaient souvent emplis de réserve, même s'ils étaient sincères. Je détournai malgré tout les yeux de Davos, pour arrêter de la dévorer du regard.

"Merci beaucoup...tu es un des premiers à nous le dire. Et à l'apprécier. Ça compte. Quant à moi, je suis content de te revoir...Erik m'a demandé de veiller sur toi, ce que je ferai avec plaisir. Et puis, c'était déjà un peu ce que je voulais faire la dernière fois, non ? Du thé ?" dit-il.

Certes, plusieurs personnes étaient contre cet union. Certaines, à raison, au vu de ce que j'avais fait à la Tosca (encore que celle-ci s'était plus que vengée), mais d'autres étaient simplement subjectives et malveillantes, à commencer par Nikolas.


J'ignorais que tu étais au courant mais... Je te remercie aussi, dis-je, simplement.

J'étais moins expansif et plus interrogateur, plus sobre que Davos, mais j'avais malgré tout envie de parler de ça, plus longtemps, même si nous n'avions pas encore décidé de beaucoup de choses, pour la suite. Mais je me retenais, Dastan n'ayant pas forcément envie de s'attarder sur ce sujet, d'autant que nous avions un autre sujet de rendez-vous, plus sérieux et plus important.


Tu peux en faire, si tu veux, ajoutai-je, à l’égard de Davos, en effleurant son épaule avec affection.

Nous nous dirigeâmes alors vers la cuisine, afin de pouvoir nous installer. Et Davos ne manquerait donc aucun passage de la conversation, pendant qu'il préparerait le thé.


Alors ? Est-ce qu'il y a des conditions à remplir ou une procédure spéciale pour rejoindre le groupe ? demandai-je, ne plaisantant qu'à moitié.

Je me demandais s'il n'allait pas me poser des question sur mes liens avec Sveda, vu ce qu'il s'était passé, mais malheureusement, je ne pourrais guère me montrer sincère, à ce sujet, tant qu'elle n'aurait pas "ressuscité".


De quoi les X-Men ont-ils besoin ? conclus-je.

Donnaient-il encore des cours ? Ne se focalisaient-ils pas plus sur le contexte alarmant actuel ? En ce cas, je pourrais être utile, même s'ils ignoraient sans doute la nature globale de mes capacités, et qu'il serait d'ailleurs difficile d'évoquer cela. La présence de Davos étaient encourageante, au moins. Quant à Faust... Il venait baver sur les cuisses de Dastan, sans gêne aucune.

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MessageSujet: Re: “Le monde marche ! Pourquoi ne tournerait-il pas ?” | Dastan & Seaworth Ven 05 Fév 2016, 14:11

Comme pour répondre à ma question, Davos fit son apparition et je lui adressai un grand sourire, ravi de le revoir. Surtout en de telles circonstances, bien meilleures que lors de notre dernière rencontre, il fallait le dire. Tout en continuant à câliner affectueusement le dénommé Faust, je me permis ensuite de les féliciter pour leurs fiançailles. Mais leur air surpris m’intrigua, et je m’inquiétais d’avoir dit quelque chose que je n’aurais pas dû. Ou peut-être n’aurais-je pas dû être au courant ? L’information me venait d’Erik après tout, et n’avait donc sans doute pas à être divulguée à n’importe qui. D’un autre côté, mon frère m’avait dit que je pouvais leur faire confiance, ce qui expliquait en partie ma présence ici.

Néanmoins, les deux hommes m’assurèrent rapidement que ces félicitations les touchaient, ce qui me rassura quelque peu. Peut-être était-ce un sujet délicat, dans lequel j’avais mis les pieds sans m’en rendre compte, mais cela n’empêchait pas que je m’étais montré parfaitement sincère. Je me contentais donc d’un sourire en guise de réponse, ne souhaitant pas insister dans un sujet visiblement sensible et qui ne me concernait de toute façon pas.

Lorsque Davos mentionna mon frère, puis notre rencontre, ce fut à mon tour de montrer un air légèrement embarrassé, quoique toujours souriant. Savoir que mon frère s’occupait toujours de moi me réchauffait le cœur, même si j’avais un peu l’impression gênante de redevenir un enfant face à celui qui avait été chargé de veiller sur moi. De même, le souvenir de mon piteux état lorsque j’avais croisé la route de Davos pour la première fois n’était pas vraiment à mon avantage.

"Merci. Il m’a dit aussi que je pouvais m’en remettre à vous deux." répondis-je en hochant doucement la tête, reconnaissante. En revanche, en ce qui concernait Floria… Je préférais ne pas aborder ce sujet, conscient que ce n’était sans doute pas le bon moment, ni même de mon ressort. J’acquiesçai ensuite à l’offre de Davos concernant le thé, constatant qu’il avait une bonne mémoire. Ou qu’il me connaissait déjà plus que ce que je pensais.

Je suivis ensuite les deux hommes dans la cuisine, faisant mine de ne pas voir les quelques marques d’affection par respect et pudeur. Néanmoins, elles ne m’échappèrent pas, en témoignait la douceur de mon sourire. Reprenant un air légèrement plus sérieux lorsque Rafael aborda le sujet de ma visite, je me concentrais désormais sur lui.

"Il y a quelques documents administratifs à remplir, mais rien de très compliqué. Et on peut considérer que cet entretien constitue la procédure préalable à l’inscription. En dehors de cela, il n’y a rien de plus, à part peut-être vous présenter officiellement au reste du groupe, si vous le désirez et pour faciliter votre intégration." Je fis une pause, avant d’ajouter avec un sourire : "Quant aux conditions, je dirais que la simple volonté de vouloir nous aider et de soutenir les idéaux des X-men suffisent."

Quoi qu’en pensent certains, je ne voyais pas d’autres contraintes à satisfaire. Dans ces temps difficiles, nous ne pouvions pas nous permettre de refuser la moindre aide. Je caressais doucement la tête de Faust tout en réfléchissant à la suite de sa question.

"Malgré la situation actuelle, ce dont nous avons le plus besoin, ce sont des personnes qui s’occupent de nos élèves. Des surveillants, des professeurs dans toutes les matières, des personnes pour les accompagner. Le groupe a beau se militariser, cela n’empêche pas que ces jeunes doivent continuer à recevoir un encadrement et un enseignement. Même plus qu’auparavant. Je laisse tout le reste à ma collègue, et aux personnes compétentes, cela n’est pas de mon ressort." Mon air s’était fait soudainement plus sérieux et pensif, signifiant que cette situation n’était pas spécialement à mon goût, mais que je m’y faisais malgré tout. Retrouvant une expression plus douce, je reportai à nouveau mon attention sur Rafael : "Peut-être avez-vous des compétences dans un domaine qui pourraient être transmises à nos élèves ? Cela peut être dans n’importe quel domaine, sciences, arts, sports… C’est vraiment ce dont ils ont besoin maintenant. Des connaissances pour se préparer au mieux à l’avenir, et à la vie."

Telle avait été la volonté de Sveda, et je l’approuvais totalement. Tant que je serai là, les jeunes et leur apprentissage resteront la priorité absolue. Puis, par curiosité et intérêt, je demandai à mon interlocuteur :

"De votre côté, qu’attendez-vous des X-men ? Et votre intégration à ce groupe ? En avez-vous discuté tous les deux ?"

Cette fois-ci, mon regard se dirigea vers Davos. Une telle décision n’avait sans doute pas été faite avant qu’ils se consultent tous les deux. Et en ce cas, l’avis du partenaire comptait tout autant.
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MessageSujet: Re: “Le monde marche ! Pourquoi ne tournerait-il pas ?” | Dastan & Seaworth Ven 12 Fév 2016, 19:19


Là où un homme comme Stannis aurait tout de suite davantage pensé à une alliance X-Men et Initié, le marin voyait avant tout cette rencontre comme une occasion de revoir Dastan, en plus de s'assurer que Rafael allait être en de bonnes mains au sein des X-Men. Il se devait également d'honorer la promesse faite à Algernon. D'autre part, exilé des Initiés comme il l'était, il aurait pu difficilement, de toute façon, prétendre être un porte-parole de Zexion. Ce rôle serait pour une autre fois, même si rien ne l'empêchait de parfois parler au nom des Initiés. Il avait également peut-être un peu, pour une fois, l'assurance que Rafael ne choisissait pas le pire des camps.

Il ignorait qu'il avait l'air si adorable aux yeux de Rafael, même s'il répondit à son regard insistant par un sourire amusé. Après tout, il n'y avait pas tant de gens que ça, favorables à leur union. Que Dastan se montre aussi enthousiaste, était bienvenu. Le marin décelait que Rafael était toujours plus réservé – contrairement à lui qui était un vrai nounours – mais il avait l'air malgré tout assez content de ce petit renversement des choses. Davos lui adressa un regard encourageant, ainsi qu'un sourire à Dastan. Il tenait à ce que celui-ci ne se sente pas mal à l'aise en ayant abordé un sujet sensible, d'autant qu'il l'avait fait avec innocence et bonne humeur. Le marin fut cependant heureux de voir qu'Algernon avait également donné de bons conseils à son petit frère. L'Ange, même loin, veillait donc sur eux.

Il tourna les talons en premier pour aller faire du thé, et il s'affairait tranquillement, proposant plusieurs boîtes à Dastan pour qu'il fasse son choix. Une fois cela fait, il s'occupa de l'eau chaude, tout en chantonnant machinalement un air bien connu, même si loin des chansons cantilènes de Floria : il avait revu la série des Star Wars avec Rafael il y avait peu de temps. Il avait un entrain particulier pour la chanson de la Cantina et la musique de fin du VI. Il parodiait peut-être les grands méchants de ce monde en faisant des têtes bizarres pour la Marche Impériale. Et c'était des films qu'il adorait, tout simplement, tant pour leur aventure et leur symbolique, que parce que ça lui rappelait un peu le temps du Moyen-Age ou d'autres époques, avec les combats, les princesses à sauver, les grandes guerres. Après tout, les Jedi étaient certes bien loin des sigisbées italiens du XVIIIe siècle, tout chevaliers qu'ils étaient, mais il y avait des thèmes et des histoires tellement universelles. La lutte contre les Sith était toujours d'actualité aussi : il se serait bien vu en vieil Obi-Wan Kenobi, mais qu'est-ce que Benedict aurait été parfait dans le rôle de Palpatine. Il s'égarait vraiment loin, là.

Il haussa un léger sourcil en entendant Rafael parler de conditions spéciales, avant de se rendre compte qu'il plaisantait. Le marin était décidément de ces gens qui peinaient à repérer l'ironie, ou le second degré, selon les situations. Cela permettait de le faire tourner en bourrique, c'était vrai, et ce qui n'était pas forcément déplaisant pour l'interlocuteur qui le charriait ainsi. Même s'il n'en avait pas l'air, il écoutait ainsi la conversation. Honnêtement, il ne savait pas trop comment Rafael pouvait aider les X-Men non plus : son pouvoir mutant était sans doute trop récent pour qu'il puisse en tirer un enseignement, mais il pouvait d'ores et déjà avoir d'autres idées. Seaworth eut un léger claquement de langue, en voyant Faust qui bavait sur les cuisses de Dastan.

« Désolé...il n'est pas toujours obéissant... » Il s'arrangea pour fournir une serviette en papier à Dastan, pour qu'il récupère les dégâts. Ça ne faisait vraiment pas bonne impression.

Il laissa les deux hommes parler, remplissant les tasses. Il n'avait pas forcément l'air très concentré, mais il ne perdait pas un mot de ce qui se disait. Déposant ensuite les tasses de thé devant chacun, il finit par s'asseoir d'un des côtés de la table, et but une première gorgée de thé. Des surveillants, de professeurs..Rafael était certes peut-être plus apte à cela, même si ce dernier sous-estimait sans doute ses capacités. Il fronça cependant les sourcils à la mention de la militarisation, chose qui n'était vraiment pas commune chez les X-Men. Pour autant qu'il sache, ça avait toujours été loin d'être la volonté de Charles Xavier. C'était au contraire plus proche de ce que souhaitait par exemple Zexion pour les Initiés. L'air sombre de Dastan ne l'y trompait pas : cet aspect des choses ne l'enchantait guère. Le sujet des différents domaines à enseigner, le fit de nouveau partir dans ses pensées. Qu'aurait-il pu enseigner, lui, outre la maîtrise de la glace et le classement des timbres ? La seule chose qui lui venait à l'esprit, c'était sa passion pour les bateaux, les constructions qu'il avait faites. Des choses qui n'auraient sûrement aucun intérêt pour les X-Men, d'ailleurs...cependant, cela le ramenait, avec un sourire s'esquissant sur ses lèvres, au projet qu'il avait en tête depuis quelques jours. Il avait parlé d'un possible déménagement, à Rafael, sans en dire davantage. C'était qu'il réfléchissait encore au projet, et qu'il serait probablement assez inattendu.

Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas pris la mer : ces derniers jours, était revenu le désir de repartir à l'aventure, loin de la ville. Il avait mal au cœur, en songeant abandonner cette maison, même si Algernon lui avait souligné de ne pas confondre l'au revoir et l'adieu. Le croisement des deux idées l'avait mené à une troisième, autre et bien différente. Il avait un bateau au port de la ville, toujours entretenu malgré son absence d'utilisation. Il voyait encore distinctement le plan qu'il avait dessiné pour le construire, des années auparavant, en imaginant le pont, les cabines, la décoration. Celle-ci était un peu vieille et dépassée maintenant, il faudrait sans doute la refaire, mais il se plaisait à imaginer que ce serait leur nouveau chez-eux. Le côté romantique du projet le faisait sourire tout seul, aussi. Oh, il y aurait des réparations à faire, notamment sur le pont, assez abîmé dans ses souvenirs ; il faudrait voir comment il pourrait ajouter ou réduire certains cloisons de l'intérieur, pour en faire un endroit véritablement habitable. Le sous-sol aussi devrait être refait. Et puis, il faudrait le renommer. Nouvelle vie, nouveau nom. Les bateaux avaient en général des prénoms féminins, comme « Elvira », ou symboliques, comme l'espérance, mais la tradition pouvait être bousculée. Il se rendit brutalement compte qu'il avait complètement décroché de la conversation, voire de la réponse de Rafael, dont il venait de percevoir quelques mots. Gêné et tâchant de ne pas rougir, il but une gorgée de thé, le petit doigt parfaitement en l'air comme tout gay se respectant, avant de rejoindre la conversation.

« Je, hum, je ne comprends pas d'où vient cette militarisation. Je veux dire, ça n'a jamais été le but des X-Men de vouloir lever une armée...Charles Xavier, dans ses discours, a toujours été contre cela. Je me rappelle de certains de ses discours publics dans les années 2000 notamment, il était clairement opposé à la militarisation, à tout ce qui pouvait ressembler à un état policier...Je crois qu'il citait même Gandhi ou je ne sais plus qui. Est-ce à cause du FME ? Pourquoi prenez-vous le chemin inverse ? »

Comment dire autre chose, alors qu'il rajoutait une couche sur un sujet qui devait être clos depuis les trois minutes qu'il avait passé à rêvasser sur le bateau-maison ? Il n'était même plus sûr de cette histoire de Gandhi. Charles Xavier ne l'avait peut-être jamais cité dans un de ses discours, d'ailleurs. Et maintenant, histoire de démontrer qu'il était vraiment un boulet, le thé commençait à déjà agir sur sa vessie, de manière assez forte. Comment c'était déjà possible ? De plus en plus gêné, il se releva. Ou alors, c'était l'autre thé qu'il avait bu quelques heures avant : dans tous les cas, c'était plutôt impoli et impertinent.

« Désolé, je reviens... »

Il s'écarta de la table et passa rapidement aux toilettes, laissant Roxas seul avec Dastan, pendant quelques minutes. Hélas, les toilettes ne devaient pas être situées très loin de la cuisine, et il était sans doute bien possible de deviner sa destination. Au moins, aux toilettes, il aurait tout le temps de se maudire (de continuer à imaginer le bateau, aussi) d'être aussi peu attentif alors que Dastan était là pour un sujet sérieux. Il allait falloir qu'il revienne sur terre, quand même... Les deux autres devaient trouver son attitude vraiment bizarre.

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MessageSujet: Re: “Le monde marche ! Pourquoi ne tournerait-il pas ?” | Dastan & Seaworth Mar 16 Fév 2016, 20:29

Apparemment, même si nous nous faisions un tant soit peu confiance, Dastan, Davos et moi-même, ne parvenions pas à nous débarrasser de notre réserve naturelle. Certains sujets paraissaient sensibles, mais à tort. Après tout, nous aurions été heureux de parler plus amplement des fiançailles, même si nous n'y étions pas habitués ; et Dastan ne devait pas redouter de parler de son frère. D'après ce que je savais, Davos considérait cet Erik plus ou moins comme un fils. Je parus quelque peu surpris lorsque Dastan confia que Algernon nous jugeait – tous deux – dignes de confiance. Je connaissais la réputation du prétendu ange de la musique, et je ne savais pas qu'il pouvait avoir cet avis. Le savoir était à la fois très encourageant, et quelque peu intimidant, certes. J'avais tendance à stresser et ne pas toujours agir correctement, lorsque je savais que je n'avais plus droit à l'erreur. J'ignorai comment ces différentes personnes pouvaient me faire confiance, après le nombre de trahisons que j'avais à mon actif. Je ne savais plus moi-même combien de groupes ou groupuscules, j'avais côtoyés, avant de retourner ma veste. J'avais osé me joindre délibérément aux Ombres, et osé les trahir, même si j'en avais payé le prix cher. Je parvenais même à trahir les groupes dont je n'étais pas le membre. N'avais-je pas fourni l'adresse de l'église du crépuscule aux Ombres, alors que j'étais déjà proche des Tosca ? De toute les trahisons, c'était encore celle-ci dont j'avais le plus honte. Même si Davos n'était pas quelqu'un de rancunier, et avait foi en moi, il m'arrivait de voir le reflet de mes erreurs, dans ses yeux.

Suivant l'invitation de Seaworth, qui avait proposé de boire du thé, nous nous étions déplacés vers la cuisine, où nous avions pris place. Ce n'était pas si mal, car, même si j'étais habitué à la prothèse, cela commençait à me peser lorsque je demeurai trop longtemps debout. J'écoutai attentivement Dastan, qui m'expliquait les trois principales étapes de l'intégration. Cela consistait à m'entretenir avec lui, à remplir quelque dossier, puis à me présenter au reste de l'équipe. Ce n'était pas très compliqué, mais je me doutai que s'investir dans les X-Men serait ensuite plus chronophage, et empli de responsabilités. Dastan m'assura que ma seule motivation l'encourageait à m'offrir ce poste. Son sourire était rassurant, communicatif, cependant, je me demandais si les X-Men n'étaient pas trop indulgents, et confiants. Ils ne devaient pas enrôler n'importe qui. Enfin, je ne m'enrôlerais pas moi-même. Mais je me contentai de hocher la tête, me focalisant sur mon objectif de changer et de remonter la pente.
"J'essaierai de ne pas vous décevoir," me permis-je de dire.

Mais nous n'avions pas encore abordé tous les points essentiels. J'avais demandé à Dastan de quoi le groupe avait besoin, actuellement, et il se montra clair et expansif. On pourrait avoir tendance à croire que les X-Men souhaitaient se focaliser sur la défense et le combat ; en effet, beaucoup parlaient de l'instructeur militaire qui avait été envoyé par le gouvernement. Pourtant, Dastan mettait en avant leur volonté de continuer à soutenir et éduquer les élèves. Après tout, l'Institut était avant tout une école... J'avais bien conscience que, dans les X-Men, on était pas un simple professeur. On devait davantage s'investir. On ne passait pas simplement son chemin, en prétextant ne rien avoir vu, lorsqu'on croisait un élève en pleurs, sur la pelouse de l'Institut. Au vu de l'intonation adoptée par Dastan, je compris que le sujet lui tenait à cœur, et que ce sujet devait faire controverse au sein des X-Men, actuellement. Y avait-il deux écoles de pensées, à l'Institut ? Je devrais essayer de rester neutre, de ne pas décevoir Dastan, ni me mettre ses adversaires (probablement Powell) à dos ; mais je savais que j'étais très peu doué pour ne pas me mêler des embrouilles, ni m'attirer d'ennuis. Il me parla alors des possibilités d'enseignement, et je réalisai que, même si j'y avais réfléchi, je n'y avais sans doute pas pensé avec suffisamment de sérieux... Il était vrai que j'étais très expérimenté en sciences, mais je n'avais pas très envie de faire un plongeon dans le passé. Je ne voulais plus penser à la Fondation Akatsuki. Quant aux sports ; j'esquissai un très léger sourire ironique, tandis que Dastan évoquait ceci. Je serais fort mal placé pour leur enseigner quoique ce soit dans ce domaine, ou même tenir le rythme. Les mots de Dastan me laissaient penser qu'ils avaient plus besoin de littérature et de philosophie qu'autre chose, mais ce n'était pas mon domaine. J'étais trop pragmatique, concis, et parallèlement passionné, pour me concentrer sur les méthodologies ou exclusivement les classiques. Par contre, il me semblait que la musique était un art qui permettait véritablement d'accéder aux autres, et de s'ouvrir au monde. En fait, cela tomberait très bien, car j'avais toujours regretté de ne pas plus exploiter ce savoir-faire, voire de le laisser de côté. Quelque part, j'enviais ceux qui avaient dédié leur vie à la musique, et c'était sans doute un beau compromis, une belle opportunité.
"Il me semble que le bien-être des élèves vous tient à cœur, et c'est bien naturel. Est-il vrai que l'un de vos collègues souhaite en faire exclusivement des combattants, ou les rumeurs sont-elles caricaturales ? Quelle est l'ambiance au motel ? Je vous demande d'être franc," répondis-je. "Sinon, je suppose que je pourrais leur enseigner la musique, si du moins, cette place est vacante. Je ne me débrouille pas trop mal," dis-je humblement.

Où en était la situation chez les X-Men ? Je n'en savais rien. Quoiqu'il en soit, Dastan me semblait être le digne héritier de Sveda. Je reconnaissais bien la philosophie de cette dernière, et je lui en étais reconnaissant. J’espérai véritablement qu'il ne me poserait pas de question sur sa "disparition". Ce fut au tour de Dastan de me poser des questions. Il me demanda ce que j'attendais de ce nouveau rôle, et quel était l'avis de Davos. Je me tournai naturellement vers ce dernier. Il est vrai que son avis comptait, après tout, nous nous engagions dans une relation sérieuse, et puis, n'était-il pas le bras-droit du leader des Initiés ? C'était certes difficile à croire quand on voyait avec quel soin il avait préparé le thé, non sans fredonner quelque air bien connu. Il était difficile de ne pas l'entendre chanter, lorsqu'il était dans la cuisine, et même si cela n'était jamais très juste ; je m'y étais habitué. Bref, il était le second de Stannis, et même s'il ne l'avait pas vu depuis longtemps, il aurait peut-être quelque chose d'intéressant à dire. Je n'avais jamais cessé de jalouser/de voir d'un mauvais œil la relation entre Davos et cette saloperie de Zexion, mais je comprenais bien qu'il me fallait accepter que Stannis soit dans le cœur de Davos. Souvent, ils me faisaient penser au Capitaine Crochet et à Mouche, dans le Peter Pan adapté par Disney. Crochet paraissait superbe, et méprisait volontiers Mouche, et pourtant, il n'était pas moins puéril que Pan ; il n'irait nulle part sans Mouche. Ils étaient inséparables, malgré les distances. Leur relation était bien plus que bicentenaire. Avant de répondre, Seaworth s'était soucié de l'abus de salive qui arrivait sur les genoux de Dastan, tandis que Faust persistait à envahir son espace. J'incitai le chien à s'éloigner, mais sans trop de sévérité. La pauvre bête souffrait après tout de maux de la mâchoire, en ce moment. Il allait certainement falloir l'amener au vétérinaire pour une avulsion. Cela paraissait inquiétant, mais il ne s'agissait, en l'occurrence que de l'extraction d'une dent. Fraîchement sorti de ses pensées, Seaworth prit finalement la parole : "Je, hum, je ne comprends pas d'où vient cette militarisation. Je veux dire, ça n'a jamais été le but des X-Men de vouloir lever une armée...Charles Xavier, dans ses discours, a toujours été contre cela. Je me rappelle de certains de ses discours publics dans les années 2000 notamment, il était clairement opposé à la militarisation, à tout ce qui pouvait ressembler à un état policier...Je crois qu'il citait même Gandhi ou je ne sais plus qui. Est-ce à cause du FME ? Pourquoi prenez-vous le chemin inverse ?"

Davos, dans toute sa splendeur. Mécontent de répondre à côté de la plaque, parce qu'il était trop occupé à rêvasser, il utilisait un argument complètement décalé, qui signifiait qu'il n'était pas très au courant des activités de Xavier, ou encore moins de celles de Gandhi. En buvant son thé, il avait levé le doigt, comme un cliché d'homosexuel, et c'était le pompon. J'en ris franchement, avant de tâcher de reprendre contenance, pour qu'il ne se sente pas trop raillé. Après tout, ce n'était pas contre lui, puisque j'appréciais sa maladresse mais... Si, cela pouvait paraître un peu contre lui. Je peinais à reprendre mon sérieux, mais au moins avait-il eu le mérite de rendre toute la discussion moins grave. Malheureusement, j'étais en train de boire du thé, lorsqu'il m'avait fait rire. Ces deux activités n'allant pas ensemble, je n'avais pas manqué d'éternuer, et de recracher ce que j'avais bu, plus par le nez que par la bouche d'ailleurs. Et comme si ce n'était pas assez charmant, les rejets nasaux s'accompagnaient de vestiges humains peu ragoutants. Enfin, j'avais tâché de me détourner, un mouchoir en mains, pour leur épargner ce spectacle. Je tâchai donc de me nettoyer et de me ressaisir, tandis que Dastan répondait peut-être à Davos, du moins si le cœur lui en disait, après tout cela. Je reportai mon attention sur mes deux interlocuteurs, et il suffit d'un regard de Davos, pour comprendre que je n'avais pas encore le nez et le visage très clean. Je me nettoyai de nouveau, finissant enfin par regagner tout mon sérieux. Mais malgré tout, j'étais presque reconnaissant envers Seaworth de savoir provoquer ce genre de catastrophes.
"Je suis désolé," dis-je à l'égard des deux autres, surtout Dastan. "Tu as vu comme tu tenais ta tasse ?" ajoutai-je plus bas, à l'égard de Davos, même si ce n'était qu'un élément de la situation comique.

Enfin, Davos finit par s'excuser, pour s'absenter un instant. Il ne fut pas difficile de deviner qu'il se rendait aux toilettes. Je redoutai que Dastan nous trouve peu concentrés, mais j'espérai aussi qu'il serait à l'aise, et que ces distractions lui feraient du bien. En tout cas, il n'avait pas encore eu de réponses concrètes à ses dernières questions, mais le moment était venu d'en parler :
"J'en ai discuté avec Davos, oui. Je pense qu'il s'inquiète un peu pour moi," ce qui était un euphémisme, "cependant, il n'est pas contre, bien au contraire. Je suppose qu'il est soulagé que je me trouve une occupation aussi respectable, et puis, Sveda est comme une sœur pour lui. En fait, sans elle, je n'aurais jamais eu cette idée," admis-je. "Je ne cache pas que je ne propose pas mes services, par pur altruisme," ajoutai-je. "J'ai besoin de ce projet pour me remettre sur pieds," qu'il s'agît de ma santé physique, ou du sens de mon existence d'ailleurs. "Mais somme toute, je n'ai pas réellement d'attentes. Ce serait capricieux de ma part."

Evidemment, je tentai d'être aussi sincère que possible, faute de trouver judicieux de le mettre en garde contre... mon tempérament, ou ma malchance. Je marquai une pause, pour le laisser assimiler, avant de reprendre la parole, un peu plus grave :
"Vous parlez essentiellement du rôle éducatif, et vous avez raison de mettre cela en avant, cependant, on ne peut nier qu'une guerre est en préparation. Quel est le rôle des professeurs lorsque les X-Men prennent les armes ? Je devrai me battre ?" Je n'étais pas contre l'idée, mais je n'étais pas certain d'être bien utile, voilà tout. J'avais sans doute l'air plus préoccupé, tout à coup. Dastan savait pour nos fiançailles, mais savait-il aussi quel mal j'abritais, depuis que Arlathan s'était permis de faire des expériences sur moi ? Je savais que je pourrais aider les X-Men, mais que, ne maîtrisant pas tout, je pouvais aussi les mettre en danger. Je n'osai pourtant pas mettre en garde Dastan, par honte, par peur d'être rejeté ; mais j'espérai que Davos m'apporterait son secours, et saurait quoi faire.

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