XMH : The After Years
 
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No one said it was gonna be easy - L'homme-chat

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Identité : Rachel Baldwin-Reid
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MessageSujet: No one said it was gonna be easy - L'homme-chat Ven 13 Nov 2015, 00:40

Tomorrow you will change and today won't mean a thing


J'crois qu'Oliver en a parlé depuis un moment, qu'il était prêt à aider la Division, si jamais y avait besoin (et si jamais ça rapportait un peu d'argent). L'occasion s'en est présentée quand le boss a dit que l'homme-chat s'est révélé s'être emmêlé dans une pelote de laine trop grosse pour lui, en ayant la queue en feu pour s'être trop approché du gaz, et après avoir échappé de près au boucher. Hé, quand on se fiche dans la merde, en général, c'est bien profond. Agent de la Division, l'a au moins la chance de pouvoir faire appel à des pros qui peuvent le couvrir, le cas échéant. Là, c'est un des plus extrêmes : un changement d'identité temporaire, le temps que tout le monde le croit mort, ou en vacances, ou juste parti on sait où. L'occasion tombe bien, qu'Oliver doit partir faire une tournée de théâtre dans un autre pays, et me laisse donc seule pour quelques mois, voire plus. Mon mari s'est donc gentiment porté volontaire pour prêter son visage à Declan. Rien que ça. J'étais un peu sceptique au début, mais les deux hommes – le boss et Oliver, pas l'homme-chat – ont fini de me convaincre.
Et pis, je vais pas laisser dans la merde un collègue de travail, quel que soit le contenu exact de ce dans quoi il s'est enfoncé.

Notre maison, à moi et à Oliver, elle est assez jolie. Y a un jardin derrière, et un petit balcon, au-dessus de l'entrée. Ça se compose des pièces classiques d'une maison, je vais pas vous faire un dessin, mais en plus de la nôtre y a trois chambres supplémentaires, rapport de quand les filles étaient là. A l'intérieur, c'est confortable, mais c'est comme nous, excentrique, et nos placards ont assez de bouffe pour survivre à un siège. Oliver et moi, on adore manger, de toute façon. D'ailleurs, en attendant Declan, puisqu'il est 16h, je suis en train de manger une espèce de gelée rouge tremblotante qui est typiquement peu appréciée en général, mais le sucré, j'aime beaucoup.
D'autre part, qu'on se fie pas seulement à l'aspect accueillant des lieux, aux babioles, aux couleurs vives, aux choses désordonnées et aux meubles modernes : y a bien un recoin où j'entrepose quelques armes. Bien sûr, j'ai un permis pour ça.

Mon mari est vêtu d'un costume, ayant décidé d'être sobre et classe pour faire bonne impression à celui qui va écoper de son apparence. Je sais pas s'ils vont vraiment beaucoup se ressembler, mais j'suis justement là pour ensuite guider Declan, corriger sa gestuelle, sa façon de parler. Moi, j'ai gardé le confort de mon kawé, même en intérieur. Y a des vêtements comme ça que j'ai du mal à quitter.

"Tu feras attention, hein ? Il a pas intérêt à salir mon image ou se porter ridicule ! Il a une responsabilité quand même !"


Oliver a beau faire l'outré, je sais parfaitement que la situation le fait marrer, et je peux pas retenir un sourire. En fait, y trouve l'idée même cocasse. Moi, je trouve ça drôle, d'avoir deux maris pour le prix d'un, même si c'est pas de son goût à lui.

"L'empêcherai de faire des bêtises," je dis, en avalant une cuillère de la gelée à la framboise. "J'ai même rêvé que je devenais amie avec lui."

Une grande première, puisque jusque-là nos rapports ont pas vraiment été cordiaux. Je lui ai décrit l'homme au sourire de chat, l'attitude moqueuse et dissimulatrice, ou encore quand il me prend pour une tarée mentale et se croit plus intelligent que moi. Peut-être que je me fais des idées sur ce mec, mais je suis pas sûre qu'il soit hyper ravi d'être coincé avec moi pour quelque temps. Enfin, il a plus vraiment le choix maintenant : fallait pas faire de bêtises.

On sonne enfin à la porte. Je pose ma cuillère sur la table et je glisse de ma chaise, le pas souple. J'suis petite, mais je suis à l'aise dans mon corps, et ça se voit. Qu'importe le lieu, je m'y fonds, ça devient naturel. C'est bien sûr encore plus perceptible quand j'suis à la maison. Je vais donc ouvrir à Declan, l'observant de haut en bas, quand nous nous retrouvons face à face. Il a l'air émacié et fatigué, stressé peut-être. Plus grand-chose de la superbe dont je le vois souvent affublé. J'ai un bref sourire.

"Bienvenue à la future maison, tête de chat. Te donnerai une clef. Mon mari est là-bas."

Je l'entraîne jusqu'à la cuisine. Oliver délaisse son portable pour se relever et se trouver face à celui qui sera son futur double. Ce dernier est un peu plus grand que lui, sans que ce soit trop gênant. J'suis assez curieuse de voir comment se passe cette façon "transformation". Comme un Pokémon, ou comme Jekyll et Hyde ? Je les présente l'un à l'autre. Oliver a son air affable des jours où il veut séduire, même s'il souhaite sans doute rassurer ce pauvre hère.

"Heureux de vous connaître, M. Talbot. C'est pour moi un honneur de vous aider. J'espère seulement que vous n'allez pas écoper de tous mes petits défauts en même temps."


C'est pas forcément perceptible mais j'imite très légèrement Oliver quand il fait ses mini-spasmes. On sait pas vraiment d'où ça vient, mais il en a souvent au milieu de la nuit. J'ai repris un air un petit peu moqueur, un peu vague, même si je suis parfaitement attentive.

"Alors, comment ça se passe ?" Je demande, la voix toujours aussi traînante.

Ah ça oui, on pourrait me prendre pour une débile. Mais lui comme moi allons sûrement changer d'avis, l'un sur l'autre. Ça va réserver bien des surprises, cette nouvelle vie.

"En tout cas, M. Talbot, je vous préviens : je suis quelqu'un de parfaitement jaloux et ma femme a des grossesses très rapides. Je ne vous conseille certainement pas de trop la toucher en mon absence. Je vous confie l'un à l'autre." fait-il, trop solennel pour être sérieux. D'ailleurs, il éclate de rire en voyant la tête de Declan. "Ne vous en faites pas, vous allez vous amuser !!"

Je hausse les épaules, si jamais l'homme-chat se tourne vers moi en quête de secours. Il est dans la maison des deux fous, il faut qu'il s'y habitue dès maintenant, car j'agirai avec lui quasiment de la même façon qu'avec Oliver. C'est le jeu, pour qu'il soit caché et dissimulé avec une couverture crédible.

"Je veux bien rester pour voir comment vous vous métamorphosez."
J'dis simplement, en retournant m'asseoir sur ma chaise. Avec un certain petit sourire énervant, à l'aise et le regardant fixement. J'suis curieuse. J'me demande vraiment si ça va être aussi bluffant que ce qu'y paraît. Que le spectacle commence : dans une heure, cet homme aura laissé la majorité de ses problèmes derrière lui, pour en débuter de nouveaux. Pas des moindres.

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MessageSujet: Re: No one said it was gonna be easy - L'homme-chat Mer 18 Nov 2015, 15:16




No one said it was gonna be easy


Les choses ne s'étaient pas passées exactement comme il l'avait prévu. La tentative d'assassinat n'avait pas été menée à bien. Il semblerait même que quelqu'un l'ait devancé, en remplaçant Stannis Lannister par son double. Les masques étaient tombés, et il n'était même pas mort comme il l'avait escompté. Declan avait été grièvement blessé durant la confrontation ; il serait sans doute mort sans l'intervention de certaines forces en présence, ou sans le soutien précieux apporté par Persona, par la suite. Il était diminué physiquement et avait certaines séquelles dont il peinait à se remettre. Surtout, il était quelque peu brisé. Tout à coup, il s'apercevait que les choses n'étaient pas ce qu'il croyait, que le plan préparé depuis longtemps était voué à l'échec, et que, par dessus le marché, il ne pouvait plus se déplacer librement dans New York sans s'attirer les foudres de divers groupes de mutants. Comment en était-il arrivé là ?
Il avait tourné le dos à ses proches, il avait commis le pire pour pouvoir un jour parvenir à ses fins... Tout ça... pour ce résultat ? Il ne savait même plus s'il éprouvait encore de la colère ou de la hargne, qui auraient pu lui permettre de se relever, puis d'envisager de recommencer... Il se sentait simplement las de cette drôle d'existence, et terriblement seul. Au moins la Division ne l'avait-elle pas laissé tomber, sous la condition, bien sûr, qu'il ne fasse plus de telles erreurs, - individualistes et hypocrites qui plus est -, par la suite. Percy, contre toute attente soutenu par Ruzica, lui avaient proposé d'endosser une nouveau identité, le temps que les choses se tassent, si du moins elles se tassaient un jour.
Declan allait devoir renoncer à la peau de Davos Tosca. Allait-elle lui manquer ? Oui et non. Il avait toutes les raisons de vouloir s'en débarrasser, car vivre dans la peau d'un homme qu'on méprisait, longuement, n'était pas de tout repos. Cependant, y renoncer signifiait qu'il faisait véritablement une croix sur sa vengeance, quelque part, et puis, mine de rien, un lien ineffable s'était tissé entre Davos et lui. Disparaîtrait-il avec le temps ? Il n'en avait aucune idée. Mais il avait conscience qu'ils n'était que le négatif de la photo de Davos, métamorphosé ou non. La nouvelle identité qu'il devait emprunter était celle d'Oliver Reid, le mari de Ruzica. Celui-ci était mortel, humain, mais en bonne forme physique. Il devait s'absenter plusieurs semaines, voire quelques mois, pour une tournée de théâtre, ailleurs, mais Declan soupçonnait qu'il avait très envie de se faire discret, après avoir provoqué Benedict, lors du gala de charité. L'idée d'avoir une telle dette à l'égard de Ruzica et son mari ne l'enchantait pas, pour la simple raison qu'il s'était toujours montré relativement arrogant auprès de cette femme. Mais c'était loin d'être la seule erreur qu'il avait commise.
Il avait rendez-vous avec le couple qui avait promis de l'aider et il s'était rendu devant leur maison, en taxi. Il devait s'aider d'une béquille unique pour marcher. Il nota rapidement que les lieux étaient à l'image des propriétaires : un couple de rêve, en apparence, au vu de leur gaieté et de leur complicité, mais l'aspect excentrique, voire même inquiétant, ne pouvait être dissimulé. Declan sonna, se doutant bien combien il devait avoir l'air misérable. Ruzica lui ouvrit rapidement et fut fidèle à elle-même, tant au niveau de son apparence que de son attitude :

"Bienvenue à la future maison, tête de chat. Te donnerai une clef. Mon mari est là-bas." dit-elle.

Declan lui sourit, en guise de salutation. Il avait le sourire plus facile que Stannis Lannister, mais il n'était pas plus heureux que son ennemi. C'était le genre de sourires qui ne se reflétaient jamais dans ses yeux bleu nuit. C'était à se demander si quelqu'un serait un jour capable de rapporter la moindre émotion, dans ce regard-là.
Il passa outre le surnom que Ruzica lui attribuait. D'un point de vue, c'était de toute façon flatteur. Il se demandait encore pourquoi ces gens faisaient ça pour lui, (en dehors de l'argent), mais il n'avait pas envie d'en discuter. Il rentra dans la maison et regarda Oliver, avec toute l'analyse dont il était capable. L'observation était naturelle pour lui, et nécessaire en l'occurrence. Reid n'avait pas l'air très impressionnant ; il se fondait aisément dans la masse, et c'était tout ce qu'il fallait. Du moins pouvait-il paraître quelconque, physiquement. Certains détails, à commencer par son regard tricolore et perçant, son sourire, son éloquence et son attitude, laissaient deviner qu'il était plus redoutable qu'on ne le pensait, de prime abord.

"Heureux de vous connaître, M. Talbot. C'est pour moi un honneur de vous aider. J'espère seulement que vous n'allez pas écoper de tous mes petits défauts en même temps." dit-il, tâchant visiblement de le mettre à l'aise.

J'ai une dette envers vous, répondit-il, en regardant successivement Oliver et Ruzica. Quant à vos défauts, cela est possible, commenta-t-il, espérant malgré tout ne pas avoir de mauvaises surprises.

Il semblait terne quoiqu'il en soit, et renfermé. Il n'entretenait pas la discussion, non pas par dédain, mais à cause de cette lassitude propre au désespoir. Cet homme avait tout donné, et se retrouvait au bout du rouleau. Ruzica posa une question qui laissait sous-entendre qu'elle était impatiente de voir la suite, mais son époux reprit la parole.

"En tout cas, M. Talbot, je vous préviens : je suis quelqu'un de parfaitement jaloux et ma femme a des grossesses très rapides. Je ne vous conseille certainement pas de trop la toucher en mon absence. Je vous confie l'un à l'autre."

Declan arqua un sourcil, l'air pris au dépourvu et grave, tandis que le mari "jaloux" le mettait en garde. Oliver ne tarda pas à rire et à le rassurer, mais hélas pour lui, Talbot était peu réceptif à toute forme d'humour, en ce moment.

Je ne songe pas à toucher votre femme, dit-il de toute façon.

Certes, les désirs éprouvés n'étaient plus les mêmes dans le corps d'un autre. Il s'était surpris à avoir des rêves peu hétérosexuels, lors de son séjour dans la peau de Davos Tosca. Pour autant, cela ne l'avait pas incité à passer à l'acte avec un homme. Il était tentant de s'oublier, lorsqu'on devenait quelqu'un d'autre, mais il fallait veiller à sauvegarder son identité. Ruzica ne perdait pas le nord puisqu'elle demanda une fois encore, implicitement, de passer à la suite.

Je dois entrer en contact avec vous, dit-il à Oliver, après un bref regard vers Ruzica. Lorsque je prendrai votre apparence, nous serons connectés. Nous saurons ce que ressent l'autre, nous éprouverons les mêmes choses et déteindrons l'un sur l'autre.

Il pensa à Davos Tosca, qui s'était considérablement assombri ces derniers temps. Oliver allait-il devenir un homme désespéré ? Declan en doutait. Il se sentait si vide, en ce moment, que la personnalité de Reid prendrait probablement le dessus.

En général, nous ne perdons pas nos personnalités, pour autant, reprit-il. En temps normal, je prends le temps d'observer l'original, afin de l'imiter au mieux. Je suppose que je devrai improviser ou me contenter d'images enregistrées, cette fois-ci... Aussi, votre aide est la bienvenue si j'ai besoin de savoir quoique ce soit... Je passerai du temps, ici, mais je n'ai pas l'intention d'y vivre. Pour finir... Si l'un est blessé, l'autre le ressent. Si l'un de nous meurt... Je ne sais pas ce qui peut arriver, peut-être le pire pour les deux échos... Je dois vous demander une dernière fois si vous êtes sûrs de votre choix, conclut-il, neutre, en regardant le couple.




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MessageSujet: Re: No one said it was gonna be easy - L'homme-chat Dim 29 Nov 2015, 22:59


Je ne savais pas forcément tout ce qui avait mené Declan à devoir changer d'identité, temporairement. J'avais peut-être eu des grandes lignes par le boss, mais en attendant, on laisse davantage aux agents, le choix eux-mêmes de décider s'ils vont en parler ou non. Connaissant l'homme-chat et son arrogance à mon égard, je doute qu'il m'en parle sauf s'il est obligé. Mais on peut se retrouver très vite obligé, notamment quand y a une dette en ma faveur. Mais la superbe de l'homme-chat n'est plus trop au rendez-vous aujourd'hui. Je vois des séquelles de blessures physiques, et surtout, son air éteint. C'est le visage typique de ceux qui ont perdu espoir après avoir longtemps couru après quelque chose. J'imaginais bien que ce changement d'identité n'allait pas se faire sans que monsieur ait besoin d'un garde du corps, de temps en temps. Et puis le chef faisait confiance – ça me suffit, même s'il faut pas croire que j'approuve tout, ou que j'irai pour autant manger dans la main en toute confiance. Après tout, y a que trop peu de personnes que j'écoute vraiment.

Peut-être remarquerai-je qu'il avait les relents d'un homme que je connaissais de vue. Après tout, Declan ne sait pas forcément que Baldwin est mon frère, et par conséquent, que mon beau-frère soit l'un des hommes qu'il détestait le plus, ne serait-ce parce qu'il le renvoyait à lui-même. Toujours troublant de croiser son reflet. Moi, c'est jamais arrivé – à part dans quelques hallucinations et rêves.

Bien sûr, mon mari va me manquer – il me manque toujours. Mais j'ai aussi conscience que c'est mieux pour lui s'il s'absente quelques temps. Je tiens pas à ce que Benedict lui fasse exploser la tête, surtout qu'il est juste humain. Bon, je devrais toujours protéger Declan à la place. Pas un problème. Que cet homme hypocrite vienne donc, s'il ose. Disons qu'en tout cas, la situation est arrangeante.
En ouvrant la porte à Declan, je remarque vite la béquille dont il s'aide, signe qu'il a bien été amoché, et son air n'est pas plus engageant non plus. Mais je lui souhaite la bienvenue, à ma façon, l'invitant à entrer. Peut-être est-ce le premier sourire sincère qu'il m'adresse. Mais il est sans vie, sans âme, sans lueur dans le regard : quelqu'un dont l'âme et le cœur l'ont déserté. Va falloir qu'il change ça vite, surtout s'il veut se faire passer pour Oliver. Quel homme triste, en dépit d'avoir des beaux yeux. Les yeux bleus sont les plus difficiles à faire passer d'une mère à un enfant. Pour le reste, ça va un peu près.

Mon mari supporte l'analyse visible de Declan sans broncher, ni perdre son sourire. Peu de choses peuvent le lui faire perdre de toute façon. Certes, au premier abord c'est un homme assez banal. Mais il faut que quelques minutes pour ensuite se rendre compte qu'il est chou, déjanté, adorable, excentrique, électrique, un des meilleurs vivants du monde. Suis purement objective en disant ça en plus. Pis comme moi : y cache bien son jeu.

« J'ai une dette envers vous. Quant à vos défauts, cela est possible. »

« Pas grave, ce sont les défauts les plus adorables du monde, »
je réplique, reprenant ma cuillère pour manger encore de la gelée à la framboise. « Bah, la situation nous arrange tous. Un bon marché. »

Je m'appesantis pas, Percy a dû en parler, et sinon, tant pis. Je note tout de même qu'il est vachement morose et qu'il faudrait remédier à cela. Pas tant pour sa couverture, mais pour lui-même. Heureusement que je suis quand même du genre battante. Même s'il est découragé à l'instant, cet homme, je vais m'efforcer de lui redonner ce qu'il faut et de quoi se retourner, le temp qu'il faudra. D'ailleurs, il rigole même pas à la blague d'Oliver. Plus grave que ce que je pensais. Enfin, il doit un peu stresser parce qu si on change d'avis il se retrouve rapidement dans la merde en fait. Lui pardonne donc son austérité, pour l'instant. Je confronte son regard, avec un léger sourire, avant qu'il n'explique davantage la marche à suivre. J'écoute attentivement, ne perdant pas une miette de tout ce qu'il dit. C'est essentiel pour savoir comment ça va marcher, mais pour que je sois aussi prête à réagir, quoiqu'il arrive dans le futur. Oliver écoute avec la même attention, même si j'imagine que certaines tournures de phrase doivent le faire marrer, intérieurement. D'ailleurs, ça se voit puisqu'il laisse échapper un léger rire.

« Une drôle de connexion, hein ? Il y aurait de quoi faire beaucoup de choses grivoises ou de blagues, sans en avoir l'air, avec ça ! »


Sûre qu'il allait sortir ça. Que Declan déteigne sur lui ne l'effraye pas le moins du monde : il doit voir ça comme un challenge, au contraire. Mais son air devient plus sérieux et plus grave, à la suite de ce qu'il entend. Qui deviendrait pas un minimum plus sérieux, quand on évoque une possible mort ? Oliver ne répond pas tout de suite. Toutefois son regard est plus assuré, plus défiant, quand il le fait.

« Nous avons des vidéos. Ruz pourra vous les montrer. Vous le savez sans doute mais je ne suis pas mutant, et je ne possède aucune capacité de guérison ou quoique ce soit d'exceptionnel. Un historique de famille, ma femme pourra vous le donner. »

« Le plus gros truc à changer actuellement, »
j'interviens « C'est surtout pas avoir l'air déprimé et maussade comme tu l'es. Grillé tout de suite. Après, je serai jamais loin en cas de danger. J'peux veiller à ça, pour vous deux. »

Oliver hocha la tête, approbateur.

« Oui, le caractère est aux antipodes, mais sinon, rien de très spécial. » Une pause. Aussi joyeux pouvait-il être, mon mari prend quand même le temps de réfléchir un dernier instant. « La vie est plus pimentée avec du danger. Je vous remercie de votre...sollicitude mais ces détails de blessures et de morts ne vont pas me faire reculer. Je serais un bien piètre sauveur sinon ! » Un autre sourire. « Au moins je pourrais surveiller d'une certaine manière ce que vous traficotez avec ma femme. Cela peut-il devenir de la télépathie, à force ? Qui a été le dernier corps emprunté, et pour combien de temps ? Il n'a pas fini trop traumatisé ou je dois attribuer votre air désespéré au fait que vous avez passé trop de temps dans sa peau ? »

Au moins Oliver est tout de suite plus joyeux, c'est sûr. Les remarques finales ne me surprennent même pas, tant c'est lui. Au moins il a un échantillon de la personnalité de celui dont il va prendre l'apparence. Car quand mon mari me jette un regard interrogateur, je repose ma cuillère et hoche simplement la tête, le fixant plus intensément. Ce qui est pas forcément bon signe, tant cette expression chez moi n'indique pas si je ne vais pas avoir l'envie de l'attaquer une seconde après.

« On est conscients des risques, ça va. Y a-t-il des personnes que je dois envoyer valser si je les vois tourner autour de toi ? Tu auras l'apparence, tout le temps ? »


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MessageSujet: Re: No one said it was gonna be easy - L'homme-chat Ven 15 Jan 2016, 21:48




No one said it was gonna be easy


Declan ne donnait certes pas les détails de ce qu'il s'était passé, à chacun. Ce n'était pas nécessairement par arrogance, comme Ruzica aurait pu le croire. Parfois, quand on vivait quelque chose de... traumatisant, on tenait à le garder pour soi, simplement. Tout le monde n'avait pas besoin d'un confident. L'aspect bénéfique des choses, et qu'il se montrerait assurément moins hautain à l'égard d'une personne comme Ruzica.
Il était encore étonné de constater que ce couple était prêt à l'aider, alors qu'il n'était rien pour eux. Étaient-ils fous ou bienveillants ? Quelquefois, cela allait ensemble. Concernant la généalogie de Rachel, Declan avait déjà tilté sur son nom de famille, mais il ne connaissait pas suffisamment la famille de Rafael, pour avoir émis un rapprochement. Elle paraissait après tout bien jeune, et il l'imaginait mal être la fille de Roxas.
En attendant, il avait conscience qu'il allait devoir faire face à l'un des défis les plus difficiles de sa vie. Il allait devoir passer outre l'échec, ou la tristesse qui le ravageait. Il allait devoir se hisser à la hauteur d'Oliver, même s'il en ignorait la nature. Mais après tout, s'il avait survécu après avoir perdu sa femme, c'est qu'il était plus solide qu'il ne le paraissait.
Il se demanda si Ruzica était objective lorsqu'elle parla de "défauts adorables". De toute façon, ces deux-là avaient sans doute un jugement de valeur bien à eux. Mais quelque chose lui disait qu'ils souhaitaient lui laisser la surprise.Tout ce qu'il espérait, c'est qu'il ne se prendrait pas de passion pour la gelée.
Dantès s'efforça alors de tout leur expliquer, avec autant d'honnêteté que possible. Il était impitoyable avec ceux contre lesquels il était remonté, mais il voulait s'efforcer d'être juste, avec ceux qui l'étaient avec lui. Le couple paraissait attentif, mais ils souriaient parfois. C'en était à se demander s'ils évaluaient les dangers, correctement. Declan esquissa un bref sourire lorsque Oliver fit une plaisanterie quelque peu grivoise, mais il ne répondit rien. Dans un coin de sa tête, il retenait les mimiques et les réactions naturelles de l'homme dont il allait usurper l'identité. Reed lui dit alors que plusieurs vidéos étaient à sa disposition, avant d'évoquer son absence de capacités mutantes.

J'en ai conscience oui, merci, dit-il simplement.

"Le plus gros truc à changer actuellement,c'est surtout pas avoir l'air déprimé et maussade comme tu l'es. Grillé tout de suite. Après, je serai jamais loin en cas de danger. J'peux veiller à ça, pour vous deux." enchaîna Ruz.

Declan était parfois susceptible, sans raison. Comment voulait-elle qu'il n'ait l'air ni déprimé, ni maussade ? Il avait certes conscience qu'il s'agissait d'un conseil, mais il allait devoir jouer cette fois, un vrai rôle de composition. Il lança tout de même un regard reconnaissant à Ruzica.

Je ferai de mon mieux, la rassura-t-il, conscient que cette perspective serait plus... naturelle, une fois dans la peau de Oliver.

"La vie est plus pimentée avec du danger. Je vous remercie de votre...sollicitude mais ces détails de blessures et de morts ne vont pas me faire reculer. Je serais un bien piètre sauveur sinon ! Au moins je pourrais surveiller d'une certaine manière ce que vous traficotez avec ma femme. Cela peut-il devenir de la télépathie, à force ? Qui a été le dernier corps emprunté, et pour combien de temps ? Il n'a pas fini trop traumatisé ou je dois attribuer votre air désespéré au fait que vous avez passé trop de temps dans sa peau ?" enchaîna Oliver.

Declan esquissa un sourire plus sincère cette fois. Ces gens mettaient plus à l'aise qu'il ne l'aurait pensé et leur joie de vivre était presque communicative. Il se demandait quel était leur secret. Mais le mari de Ruzica n'en perdait pas le nord, pour autant, puisqu'il lui avait posé des questions pertinentes.

Le terme empathie est plus approprié que télépathie, rectifia-t-il, avant de marquer une pause. J'ai joué pendant quelques mois le rôle de Davos Tosca, parce qu'une mutante m'avait privé de la possibilité d'utiliser mes capacités, répondit-il, épargnant les détails politiques ou vengeurs. Un lien puissant s'est installé entre cet homme et moi, peut-être indestructible, mais je doute que cela se produise à nouveau. Je pense qu'aucun de nous n'en est sorti indemne, mais ce n'est pas forcément la conséquence directe de mon usurpation.

Dans ses réponses, Declan avait été très pragmatique. Bien sûr, il ignorait que le couple serait sans doute curieux d'apprendre ce qui lui était arrivé, d'autant plus qu'ils connaissaient Davos Tosca. Peut-être pas encore très bien, mais celui-ci n'allait après tout pas tarder à devenir leur beau-frère. Au cas où vous vous poseriez la question, non, Dantès n'était pas devenu homosexuel, après ce long voyage dans le corps du marin, mais il avait éprouvé des sensations et des envies inconnues, qui ouvraient certes un peu l'esprit.

"On est conscients des risques, ça va. Y a-t-il des personnes que je dois envoyer valser si je les vois tourner autour de toi ? Tu auras l'apparence, tout le temps ?" ajouta Ruzica.

Je crains qu'il soit difficile d'énumérer la liste des mes ennemis. Les Initiés, et même certains X-Men ou Ombres n'ont pas apprécié tout ce qu'il s'est passé, expliqua-t-il. J'aurai l'apparence lorsque j'en aurai besoin, et lorsque je ferai des apparitions publiques. Le reste du temps, j'aimerais m'en passer. A présent, à moins que vous ayez d'autres questions, on peut peut-être se lancer... ?




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MessageSujet: Re: No one said it was gonna be easy - L'homme-chat Sam 06 Fév 2016, 14:45


Peut-être que je l'aurais compris sur certains points, Declan. L'est pas le seul à garder certaines choses pour lui, bien au contraire. Mais je serai pas la première à lui dire certains trucs, que je n'ai jamais même dit à Oliver. Nos âmes sont encore assez loin de parvenir à une telle harmonie commune. Ce qui empêcherait pas qu'on l'aide et il servait à rien de se poser 36 000 questions là-dessus : c'était décidé, c'était décidé, point barre. Fous et bienveillants : ouais, les deux vont ensemble. Surtout chez nous. Heureusement que les enfants sont pas forcément aussi excentriques que nous.

Je remarque que le regard de Declan envers mon mari est assez bien soutenu. Je ne parle pas d'une éventuelle attirance entre les deux, je m'en fiche, je dis juste qu'il est déjà en train de l'examiner, d'emmagasiner les choses qui lui serviront pour jouer son rôle. Tant mieux. J'ai jamais vraiment eu l'habitude d'usurper l'identité des gens, mais j'ai conscience que c'est quelque chose de parfaitement inhérent à l'affaire qui nous occupe. Au moins a-t-il conscience de tout ce qu'il faut faire. C'est bien. Car aussi insouciants que moi et Oliver soyons, s'il prend ça à la légère, il va le sentir passer. On n'emprunte pas le corps de mon mari avec inconscience de ce qui en résulte.

J'ai cru ensuite qu'il allait répliquer un mot hautain dont il avait l'habitude avec moi auparavant, quand je lui fais une remarque un peu salée, mais l'homme-chat se contente d'un regard reconnaissant. Je soutiens le regard qu'il m'adresse, sans qu'il y ait cette fois de lueur amicale dans mes yeux, seulement un peu de défi, et surtout, d'avertissement. Malgré les apparences, nous savons parfaitement que ce n'est pas un simple jeu auquel nous nous destinons. J'ai reposé la cuillère, délaissant la fin de ma gelée. Les questions d'Oliver sont ensuite essentielles, et ça ne me déplaît pas qu'on revienne aux choses sérieuses, même si de l'extérieur, les choses sont plutôt bon enfant. Il en faut en effet beaucoup plus qu'à moi, pour qu'Oliver devienne menaçant ou simplement différent de son air jovial coutumier.

Mon mari a un bref regard vers moi, quand le nom de Davos Tosca est mentionné. J'ignorais cette partie de l'histoire, et je considère Declan d'un air plus sérieux et plus acéré à la fois. Mais je ne dis pas un mot, le laissant finir sa tirade. Ainsi, il est particulièrement lié au mari de mon cher frère. La famille s'agrandit plus vite qu'il n'y paraît, il semble. Je me retiens cependant de lancer ce détail. Je fais comme si de rien n'était, pour l'instant, mais je manquerai pas de revenir sur le sujet. Je l'écoute plus attentivement, quand il parle des ennemis. Évidemment, monsieur en a beaucoup trop, sinon, ce serait pas drôle.

« Tout ce qui s'est passé...voilà des termes bien vagues, » reprit Oliver. « Je comprends tout de même, mais il faudra que vous fassiez attention, car certains Initiés, ou X-Men, peuvent bien compter de nos amis. Mais Ruz vous éclairera de tout ça...y a-t-il au moins une personne de votre entourage à qui nous pouvons faire confiance, les yeux fermés? Bref, vous pouvez y aller pour le test. »

« C'est quoi le lien exact avec Davos Tosca ? »
Je demande, me redressant et me levant de ma chaise. Je m'approche de lui, les mains dans le dos, et suis bien entendu un peu obligée de lever la tête, pour le regarder en face. Pas facile d'être petite. Mon regard est insondable : ce serait même pas surprenant que pour une fois, ça le mette un peu mal à l'aise. L'est sur mon territoire, après tout. « Parce que c'est un peu un...futur beau-frère sûrement. T'as aussi traficoté quelque chose avec Rafael, ou pas ? Lui, c'est un peu mon grand frère ressuscité depuis quelques semaines. J'aimerais savoir à quoi m'attendre là-dessus. »

Accessoirement, il va sans dire que ceux qui fautent une fois, envers ma famille, je les vois pas forcément d'un très bon œil.

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MessageSujet: Re: No one said it was gonna be easy - L'homme-chat Mer 10 Fév 2016, 14:11




No one said it was gonna be easy


On apprenait beaucoup d'une personne, simplement en regardant son regard. Celui de Declan basculait des yeux d'Oliver à ceux de Ruzica, tous tournés vers lui. Le premier avait le regard clair, et vif. On y trouvait des nuances de brun, de vert et de bleu. Cet homme était excentrique et festif jusqu'au bout des doigts. Mais il s'y reflétait surtout un éveil certain, et une ruse qu'il ne pouvait dissimuler avec ses farces, qu'aux moins observateurs. Que dissimulait-il d'autre ? Jusqu'à quelle ombre allaient ses pensées, malgré ses airs joyeux voire candide ? Le regard de Ruzica était bien plus sombre, se rapprochant du brun. On disait que les regards sombres appartenaient aux gens plus chaleureux. Mais elle n'avait pas le regard de quelqu'un qui avait encore toute sa tête. Il convenait que c'était à la fois un atout, et un péril, pour la Division ou son entourage. En somme, il restait sur ses gardes. Il ne jugeait pas ce couple aussi hypocrite que des Thénardier, mais nul doute que toute cette joie et cette douce folie dissimulaient quelque chose de plus lucide et dangereux. Il n'avait guère droit à l'erreur. Ce serait une folie de les prendre pour des bisounours. Oliver prouva qu'il était moins distrait qu'il en avait l'air :

« Tout ce qui s'est passé...voilà des termes bien vagues. Je comprends tout de même, mais il faudra que vous fassiez attention, car certains Initiés, ou X-Men, peuvent bien compter de nos amis. Mais Ruz vous éclairera de tout ça...y a-t-il au moins une personne de votre entourage à qui nous pouvons faire confiance, les yeux fermés? Bref, vous pouvez y aller pour le test. »

Tenez-vous vraiment à avoir les détails ? demanda-t-il. Je tâcherai de faire attention. Si vous tenez à avoir des noms vers lesquels vous tourner, je peux mentionner Robert Talbot, Dahlia Anderson, voire Perceval Rose.

Ces mots dits, il allait commencer mais ils furent interrompus par Ruzica. La femme blonde était venue jusqu'à lui, plongeant son regard insondable, presque opaque, dans le sien. Declan n'appréciait guère les gens imprévisibles et se tendit un peu. Avant d'avoir répondu, il fut désarçonné par une sacrée information. Davos Tosca serait bientôt lié par alliance, à ce couple ? Elle serait... la sœur de Rafael Baldwin ? Il était son « grand frère ». Declan n'était pas extrêmement choqué, dans la mesure où l'identité de Ruzica était probante, mais enfin, elle lui ressemblait si peu... Il tâcha de masquer un air ébranlé. Le monde était effectivement trop petit, et ces nouvelles données compromettaient l'alliance, mine de rien. Il recula de quelques pas, mais essaya de parler fermement.

Il semblerait que j'ai usurpé l'identité de Davos Tosca, pour tenter d'éliminer Stannis Lannister. La mission fut un échec, mais Seaworth n'a évidemment pas apprécié. J'admets que nous avons essayé de nous entre-tuer, et que des menaces ont été proférées à l'égard du couple. Mais ce fut entièrement réciproque. Si vous voulez que je fasse amande honorable, et vous assure ma bonne foi, je peux vous donner le nom d'une personne qui m'a mis un couteau sous la gorge, pour me forcer à tenter de les séparer.

Il marqua une pause. Il ne rechignait guère à l'idée de trahir un être maléfique, simplement, pour couvrir ses arrières. Après tout, la connaissance était le pouvoir.

Connaissez-vous Nikolas Cnossos ? Il semblerait qu'elle soit intimement liée à votre famille, confia-t-il, se fiant plus à ses recherches qu'aux rares confidences de The Assistant.

Il patienta. Il n'avait plus qu'à espérer que le couple assimilerait ces informations, sans s'emporter, ni tout remettre en question.




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