XMH : The After Years
 
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Wairua || The memory that I was yours and you were mine

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MessageSujet: Wairua || The memory that I was yours and you were mine Dim 10 Jan 2016, 14:08


Wairua




♣ Nom : Wintertowne

♣ Prénom : Camille Cormoran

♣ Age : 42 ans

♣ Nationalité (origines) : Française, Anglaise et Néo-Zélandaise

♣ Orientation sexuelle : Fluctuante, mais présentement, asexuel

♣ État civil : Veuf

♣ Taille et poids : 1m86 pour 70 kg

♣ Profession : Chercheur dans divers domaines, et professeur d’histoire à l’université

♣ Groupe : Ombres.

♣ Rang: 2 ? 3 ?

♣ Capacités :
Réincarnation : l’âme qui se trouve dans mon corps est en réalité bien ancienne. Depuis des millénaires, elle se réincarne aléatoirement chez des membres de ma famille uniquement. La personnalité de ces réincarnations est donc sensiblement la même, et les traits physiques également, même si dans une moindre mesure. Les souvenirs des anciennes vies sont accessibles, même si de manière éparses. Les dons d’illusion et de prédiction est constant chez chacun des réincarnés.

Illusions : capacité à créer et manipuler des illusions, de différentes sortes et à plusieurs niveaux. Premièrement, ces illusions peuvent être visibles par moi uniquement, par des personnes en particulier, ou par tout le monde. Deuxièmement, ces illusions peuvent être de simples images, ou être tangibles. Mais plus l’illusion est complexe, plus elle est limitée dans le temps. Ainsi, une illusion immatériel visible uniquement par moi peut durer indéfiniment, mais une illusion visible par tous et matérialisée sera limitée à une dizaine de minutes maximum. En dehors de cela, la seule limite est celle de mon imagination et de mes connaissances. Mais de manière générale, mes illusions ont surtout la forme d’objets, d’environnements ou de personnes connus, représentés de façon réaliste et minutieuse. Du moins, lorsque j’ai l’esprit clair…

Prédictions : connaissance instinctive et floue du passé et du futur. Chacun des réincarnés maîtrise à sa manière ce don et l’exprime selon ses préférences : instinct, méditation, astrologie. En ce qui me concerne, il s’exprime sous la forme du tirage de tarot.

♣ Ambition : Suivre le rôle qu’on m’a assigné, ni plus, ni moins. Attendre que la mort vienne prendre cette enveloppe charnelle.

♣ Aversion : Moi-même, dans une certaine mesure.


Code by Anarchy



Le personnage

On m’a donné bien des noms durant mes existences. Ce d’autant plus que j’ai été réincarné autant dans des corps d’homme que de femme. Par facilité, pour les rares personnes que j’étais amené à croiser sur plusieurs générations, on me nommait Anima.
Mais inutile de vous parler de ces individus que j’ai été, tout comme de ceux que je serai à l’avenir. Pour l’heure, concentrons-nous sur celui que je suis actuellement, car si vous m’avez connu avant, dans cette vie ou des précédentes, vous risquez d’être bien surpris…



I LE BATELEUR
Apparences, Illusions, Jeunesse créative, Inexpérience, Spontanéité

Autrefois, j’ai été un homme à peu près normal. Je dis bien à peu près, car j’étais ce qu’on peut qualifier affectueusement de « légèrement siphonné du bocal ». Le scientifique passionné de tout, mais qui, malgré sa foi en la science, s’amuse tout de même à tirer le tarot pour vous prédire votre avenir. Un peu excentrique, en somme. Sans parler de l’héritage de ma famille, ces milliers de souvenirs et connaissances qui semblaient sortir de nulle part, et ces millénaires d’existence dans un corps et un esprit on ne peut plus humain.
Mais étrangement, ces bribes de savoir ne faisaient qu’augmenter ma soif de culture, et, dès le plus jeune âge, on m’a plus souvent retrouvé plongé dans des livres qu’ailleurs. Tout m’intéressait, de l’archéologie à la biologie, en passant par la sociologie. Tout. Enfant, j’ai lu l’entièreté de l’illustre bibliothèque paternelle, et il a fallu une adhésion à la bibliothèque de Truro, capitale de Cornouailles anglaise et ville la plus proche de notre résidence, pour étancher ce besoin de connaissances. Toute ma vie, apprendre a été l’un de mes plus grands plaisirs.
L’autre grande passion que j’entretenais, c’était les arts. La musique, surtout, quoi que j’ai bien tenté le dessin, mais dans ce domaine, ma femme me dépassait largement. De façon générale, la création, sous toutes ses formes, me faisait avancer. Je passais des heures à modeler les illusions que je créais, pour leur donner un aspect parfait, réaliste. Et des fonctions extravagantes et ludiques, surtout pour amuser mes deux filles.
J’étais un jeune homme avide de savoir et de culture, mais un peu trop dans son propre monde, et trop sûr de lui pour ne pas m’épargner des échecs et des erreurs. J’allais librement dans la vie, inconscient des risques, et de beaucoup de mes responsabilités. Un brave type qui n’avait rien demandé à personne et souhaitait simplement vivre le plus simplement que possible.
Mais malgré tout, j’étais heureux, je peux vous l’assurer.



/ LE FOU
Irrationalité, Inconnu, Recommencement

Depuis, je ne suis plus que l’ombre de moi-même. Un vrai fantôme, avec un panel d’émotions extrêmement limité.
Je suis toujours désireux d’apprendre, mais toujours dans une optique bien particulière : celle de servir des intérêts. De l’homme spontané et naïvement curieux de tout, il ne reste plus rien. La froideur du chercheur a remplacé la joie pure et simple d’apprendre.
Plus rien ou presque ne m’importe, si ce n’est remplir la mission que l’on m’a confiée. De toute manière, de mon ancienne vie, il ne me reste que des cendres. Je n’ai donc plus rien à perdre. Et rien à prouver.
Mais malgré cette austérité et cette apathie, il m’arrive de faire un effort, pour être présentable en société. Ainsi, des fragments de mon ancienne vie, celle d’avant l’incident, sortent parfois. Durant les cours que je donne à l’université, ou lors de rencontres, je peux me montrer charmant, intéressant, aimable, passionné.
Qu’on ne s’y trompe cependant pas : à l’intérieur, je suis plus proche de la mort et du néant qu’autre chose.
Une dernière chose : éviter de me croiser lorsque je me barricade dans une pièce isolée, parfois pendant des jours. Sauf si vous comptez vous perdre dans la folie avec moi…
Car dans ces moments, je ne réponds tout simplement plus de mes actes, ni de leurs conséquences. Et ces crises de démence se font de plus en plus fréquentes, et de plus en plus violentes.

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MessageSujet: Re: Wairua || The memory that I was yours and you were mine Dim 10 Jan 2016, 14:08


L’histoire


J’aurais pu vous parler de mes autres vies. De ces existences passées aux côtés de héros, génies, soldats, rois ou reines. De ces millénaires à agir dans l’ombre, pour le bien de l’humanité. Des déserts d’orient, des châteaux fortifiés, des temples au fond de jungles, des palais impériaux, des guerres sanglantes, des paix pleines d’espoirs. De ces glorieux personnages que nous avons pu assister. Des nombreuses façons dont ma famille a œuvré pour le bien-être et l’avenir de l’homme.
Mais tout cela est une autre histoire, et il vous faudra vous contenter de ma simple existence actuelle. Rassurez-vous toutefois, elle contient aussi son lot de drames, de souffrances et de désillusions.
Laissons les cartes vous le montrer…



III L’IMPERATRICE
Générosité, Ecoute, Communication, Spiritualité

« … et c’est ainsi que tu as secondé Alexandre dans ses conquêtes vers l’est. Comme tu auras par la suite accompagné Napoléon, Hannibal, Colomb et tant d’autres. Tu ne les as jamais éclipsés, leur laissant tout l’or et la gloire de leur réussite, car il te fallait toujours rester dans l’ombre. L’histoire n’a pas retenu ton nom, mon fils. Mais nous, si. Moi, je sais que tu as été brave, courageux, intelligent, fidèle. Tu as su représenter dignement notre famille, et je suis tellement fière de toi. Bientôt, tu continueras à répandre la lumière, à soutenir les causes justes pour faire progresser l’humanité. Oh mon fils adoré, mon trésor, les cartes me l’ont dit ! Un grand destin t’attend. Mais pour l’heure, il est temps de te coucher. Puisses-tu rêver de tes gloires passées, au service des plus grands, comme à l’époque où tu… »

Le jour où Laura Delphe a quitté sa famille et la France pour vivre au Royaume-Uni, personne n’a cillé. Elle n’était pas très intelligente, n’avait pas de talent particulier en dehors de celui simple d’être agréable à regarder, et restait bien terne en comparaison de ses glorieux cousins et cousines. Des médecins, avocats, comptables à l’avenir glorieux. Tout le monde s’attendait à ce que ce soit eux qui mettent au monde la prochaine réincarnation. Personne ne pensait à la petite Laura, qui s’est laissée séduire par un vieil aristocrate de Cornouailles, jusqu’à l’épouser dans l’indifférence la plus complète de sa famille.
Jusqu’au jour de ma naissance, où, dès qu’elle a posé les yeux sur moi, elle ait su. Tout le monde l’a su. Cela faisait des années que son grand-père était mort, mais elle le reconnut immédiatement. Et dès la première seconde, elle m’a aimé inconditionnellement. J’étais le nouvel élu, inespéré, et j’étais son fils. Le hasard en avait décidé, faisant un immense pied de nez au reste de la famille et à leurs antiques traditions.
Malgré son très jeune âge, ma mère sut prendre soin de moi avec douceur et attention. J’ai été gâté, cajolé, aimé, adoré, adulé. Mes premiers souvenirs sont, grâce à elle, emplis d’un bonheur infini. Elle a été la mère parfaite, me soutenant et m’encourageant dans tout ce que je faisais. Tout ce que je touchais, créais, imaginais se transformait immédiatement en or à ses yeux. Elle me parlait de « mes » exploits, transmis de générations en générations dans la famille et qu’elle avait appris par cœur, des étoiles plein les yeux. Je n’ai jamais su si elle enjolivait ces histoires, si elles avaient été modifiées à force d’être répétées à travers les siècles ou tout simplement des mythes.
Mais j’aimais l’écouter. J’aimais la voir sourire avec simplicité et bonheur, l’éclat dans son regard lorsqu’elle me tirait les cartes qui me promettaient de grandes aventures.
Je me souviens toujours de son visage heureux lorsqu’à présent, il m’arrive d’utiliser son vieux tarot usé pour questionner l’avenir.




IV L’EMPEREUR
Domination, Possession, Conservateur

«… comment peux-tu raconter de telles âneries à notre fils ? Je ne veux pas qu’il termine comme ta tarée de famille et tes illuminés de cousins, tu m’entends ? Arrête de lui mettre dans la tête toutes ces débilités, tu vas lui faire croire qu’il est plus que le médiocre mioche qu’il est ! Essaie plutôt de lui apprendre à quitter ses bouquins, au lieu de l’encourager. Fais quelque chose de bien dans ta vie, pour une fois ! Mais ça semble trop demander. Qu’est-ce qui m’a pris de t’épouser ? Et qu’est-ce que je vais faire avec un gamin aussi stupide et incapable ? Au moins, ils n’oseront plus jamais approcher de la propriété. Ah ça, tu aurais dû voir la tête de ton père, lorsque le plomb est passé à quelques centimètres de sa tête, il faisait moins le malin ! Ça m’étonnerait qu’ils remettent les pieds en Angleterre, qu’ils restent en France, avec leur précieuse lignée de dégénérés ! Ici, c’est moi qui fais la loi. Tu vas te taire, oui ? Arrête de pleurer, sinon… »

Mon père, Marrek Wintertowne, s’est rapidement avéré être tout autre chose que le charmant homme qui avait courtisé puis épousé ma mère. Dès qu’elle a pénétré dans l’immense manoir au milieu de la campagne de Cornouailles et non loin de la mer, il s’est montré sous son véritable jour. Acariâtre, conservateur, buté, insatisfait ; un homme d’une autre époque et dont la déception de voir son monde de privilèges tombé en poussière s’était transformée en mécontentement perpétuel.
Il s’est vite lassé de ma mère, l’ignorant quand il n’était pas occupé à la railler ou la rabaisser. Il m’accorda le même traitement, même pire, car il était profondément agacé de voir l’affection et l’admiration que Laura me portait. Lui n’avait pas réussi dans la vie, et il comptait bien que cela soit mon cas également, quoi qu’en pense ma mère.
Néanmoins, il était le plus souvent trop occupé à gérer ses terres et son domaine pour s’occuper de nous, et dans ces moments, il nous laissait donc tranquille, ne nous accordant pas la moindre attention.
Il ne remarqua pas non plus les quintes de toux de ma mère, au retour d’une balade au bord de la mer par une froide journée de novembre, ni le déclin de sa santé au cours du vigoureux hiver qui suivit.
L’enterrement de sa femme parut n’être qu’une simple formalité, et l’éducation de son fils de cinq ans une perte de temps. Je fus donc confié aux soins de notre personnel, mon père ne se rappelant de mon existence que de temps à autres, pour me rappeler la médiocrité de ma condition.
Pendant des jours, il a tenté de mettre la main sur le tarot de ma mère, sans succès. Je prenais un malin plaisir à le sortir la nuit pour l’admirer, et tirais un immense réconfort à sentir la rugosité familière du papier sous mes doigts, tandis que l’avenir se dessinait peu à peu devant moi. Rapidement, mes nuits furent remplies de personnages qui s’étaient échappés des cartes pour me tenir compagnie.
Et un jour, en levant les yeux, j’ai vu ma mère, aussi souriante et belle que dans mes souvenirs. Assise au bord du lit, elle me caressa doucement la tête pendant quelques secondes, avant de disparaître.



VII LE CHARIOT
Energie, Voyage, Réussite

« … et ce vieux fou de Wintertowne ! Il s’était sans doute imaginé que nous avions lâché l’affaire, que ses menaces nous avaient définitivement dissuadé de reprendre contact avec son fils. C’était mal nous connaître. Aussi poussiéreux et en ruine que soit notre famille, nous pouvons nous montrer tout aussi borné que lui, et surtout plus patient. Il a bien eu ce qu’il méritait, après tout. Son cœur aride ne l’a pas protégé contre une banale attaque, mais est-ce si étonnant ? Personne ne le pleurera, surtout pas Camille. On ne sait d’ailleurs pas où ce dernier s’est volatilisé. Cela fait plusieurs mois qu’il a disparu de la circulation, et on ne le verra certainement pas aux funérailles de son père. Mais patience ma chère, patience ! Il finira par se montrer, tôt ou tard. C’est inévitable, nous le savons tous. Et peu importe si le reste de la famille s’effondre jusque-là, nous, nous serons toujours debout. Personne n’échappe à son destin, et nous avons de grands projets pour ce garçon… »

A vingt-trois heures cinquante-cinq la veille de mon dix-huitième anniversaire, j’escaladais l’épais mur de notre propriété pour ne plus jamais y revenir. Je me rappelle encore, la neige à perte de vue, le silence glacé de la nuit, la pâle lueur de la lune, le bruit lointain de l’océan. Le monde entier me tendait les bras, à tel point que je n’avais pas eu la patience d’attendre jusqu’à minuit, et mon passage à la majorité. Je n’emportais avec moi que quelques maigres affaires, les plus précieuses et celles que mes illusions ne pourraient jamais remplacer. Je me souviens de l’ivresse de la liberté, des perspectives qui s’offraient à moi. Tout en courant à travers la campagne de Cornouailles, je m’enivrais de ce que l’avenir me réservait. Sans aucune pensée pour ce que je quittais.
Je ne perdis pas une seule seconde pour profiter de ma délivrance, et me débrouillais rapidement pour quitter la région, puis le pays. Avide de découvertes, je voyageais pour admirer les richesses de la vieille Europe, avant de m’envoler pour profiter de la chaleur de l’Orient et de l’Afrique. Puis, vint le tour des Amériques. Après un périple le long du Brésil et du Mexique, je pris finalement un navire à San-Francisco pour me rendre au Japon, et dans le reste de l’Asie. Je traversais les steppes de Mongolie, descendant ensuite vers la Chine et le Vietnam. Par-delà l’océan, je visitais encore la Malaisie et l’Australie, avant de finalement décider de m’installer plus durablement en Nouvelle-Zélande. L’endroit le plus éloigné de mon père, et dont la tranquillité me convenait à merveille. Je changeais même de nom, pour éviter que quiconque me retrouve. Cela valait également pour la famille de ma mère, dont je n’avais eu que de lointains contacts. Mais je ne souhaitais pas que cela change, et à dire vrai, la pensée de mon père avait sans doute fini par déteindre sur moi.
Contrairement à ce que mes ancêtres ont longtemps cru et aimé faire croire, nous n’étions pas des élus des dieux. Ce passage des âmes d’un corps à l’autre s’expliquait aujourd’hui par les gènes, et même si cela n’en restait pas moins fascinant, il n’y avait rien de mystique là-dedans. Juste du hasard pur et simple.
Je n’avais donc aucune envie de devenir comme mes prédécesseurs, et préférais même les ignorer. Les années douloureuses et pénibles avec mon père me faisaient désormais penser que toutes ces traditions n’étaient que des mythes imaginés par des personnes limitées et coincées dans une autre époque. Un peu comme ces animaux de race devenus complètement débiles et inadaptés, à force de croisements et de reproductions dans la même famille.
Non, la vie me tendait enfin les bras, et je comptais bien en profiter pour moi-seul, et personne d’autre.
Et pour commencer, j’entrais à l’université d’Otago, plus désireux que jamais d’augmenter mes savoirs. Après une longue hésitation, j’optais pour l’Histoire. Je semblais en avoir une connaissance presque instinctive, sans doute par mes autres vies. Cela me laissait donc assez de temps pour me plonger dans beaucoup d’autres domaines, à tel point qu’il n’était plus rares de me croiser dans des cours de droit, de sciences ou de lettres.
Je n’avais, après tout, plus aucune limite.



XVIII LA LUNE
Amour Fusionnel, Attraction

«… tu aurais dû voir sa tête, lorsque je me suis assise à côté de lui à la bibliothèque. On aurait dit qu’il n’avait jamais vu une femme d’aussi près ! Et dire que j’en voulais simplement après l’un des bouquins qu’il consultait, promis juré ! Même si, je dois l’admettre, il était devenu une légende à l’université. Tout le monde l’avait au moins une fois croisé dans sa faculté, il n’y avait pas un domaine qui ne semblait pas l’intéresser. On a commencé à discuter Waterhouse, puis finalement, d’art de manière générale. Ca au moins, c’était mon rayon, et quelque chose d’assez inconnu pour lui. J’ai commencé par lui apprendre quelques notions, avant de continuer autour d’un café, puis de le retrouver régulièrement pour lui donner des cours particuliers. Et, sans que je comprenne pourquoi ni comment, voilà qu’un beau jour, je me retrouve à lui dire oui, la bague au doigt. Ton papa n’est peut-être pas très doué pour le dessin, chérie, mais ça a toujours été un bon élève, tu peux me croire ! La preuve… »

Johanna est soudainement entrée dans ma vie, et du jour au lendemain, apprendre n’occupait plus tout à fait le centre de mon univers. C’était une étudiante en histoire de l’art, mais avec également de grandes aspirations artistiques. Elle avait quitté New-York pour faire ses études en Nouvelle-Zélande, et ainsi profiter de l’inspiration que ce pays et ses paysages enchanteurs.
Nous terminâmes nos études respectives, et tandis que j’entamais un assistanat à la faculté d’Histoire, elle se mit à peindre de manière professionnelle. Les années de bonheur s’enchainèrent, et lorsque j’eus une réputation de chercheur établie, et elle un succès critique et publique avec ses toiles, nous décidâmes d’acheter une maison hors de la ville. C’était un endroit isolé, à une demi-heure de route d’Otago, en plein milieu de la nature et non loin d’un petit lac. Un endroit de paradis pour le jeune couple que nous étions. D’autant que, rapidement, un troisième membre vint nous rejoindre.
Puisque nous n’avions pas réussi à choisir entre les deux prénoms, Lily-Rose reçut les deux. Le choix fut moins compliqué pour sa sœur Isabel, qui arriva deux ans après. Notre aînée s’avéra rapidement être le sosie de sa mère, le même caractère joyeux et énergique, toujours à nous tirer vers l’avant. Sa cadette était plus tranquille, heureuse dans ma bibliothèque.
Avec ces trois demoiselles, notre foyer respirait la joie, et moi de même. Johanna et moi travaillions à la maison, observant nos filles grandir à vue d’œil. Je me rappelle d’hivers rigoureux à patiner sur le lac à côté de la maison, les promenades au crépuscule de journées d’automne, les vacances d’été au bord de l’océan. Loin du reste du monde, de mon passé, de mon père, de la famille de ma mère et de leurs histoires à dormir debout.
La vie ordinaire et heureuse d’un homme parfaitement normal. Ou presque.



XXI LE MONDE
Ouverture, Action, Découverte

«… vous voudriez du vrai thé, monsieur le dinosaure ? Oh, mais vous savez que vous n’y avez pas le droit ! Je voudrais bien vous faire goûter, mais vous savez que vous ne supportez pas l’humidité. Vous ne voudriez pas finir comme madame l’abeille du paquet de céréales, non ? J’ai essayé de lui faire goûter ces mêmes céréales, mais le lait l’a complétement mouillée, et Papa a fini par les jeter, elle et le paquet. J’étais très triste, alors je ne veux pas qu’il vous arrive la même chose ! C’est moi qui vous ai fait quand même, je dois veiller à votre sécurité. Attendez, je vais prendre mon crayon et vous rajouter des lunettes, vous pourrez lire le journal comme ça ! Voilàààà, vous êtes très beau comme ça. Oh, vous me faites un bisou pour me remercier, comme c’est gentil ! Maintenant que vous êtes prêt, on pourrait… »

Lily-Rose était une enfant vive et intelligente pour son âge, mais surtout, elle possédait une créativité particulièrement développée et riche. Si au début, nous ne nous inquiétions pas de l’entendre jouer avec des objets ou des personnages de ses dessins : cela commença à nous concerner lorsqu’il nous semblait que ces choses donnaient l’impression de répondre. Nous pensions qu’il s’agissait simplement de fatigue ou d’hallucinations de notre part. Voire, certaines de mes illusions pas totalement disparues. Mais l’on dû rapidement se faire à l’évidence : notre fille parvenait à les animer.
La mutation était assez précoce, et malgré mes connaissances du sujet, nous sommes rapidement arrivés au constat que notre situation quasi isolée n’était pas adaptée à son développement complet. La mère de Johanna, qui vivait toujours à New-York, connaissaient plusieurs personnes chez les X-men, et, après maintes discussions, il fut décidé que Lily-Rose serait envoyée vivre quelques temps chez sa grand-mère, afin d’ensuite permettre son intégration à l’institut Xavier. En effet, la mère de ma femme avait connu Charles Xavier et continuait à entretenir des rapports amicaux et constants avec le groupe.
Si nous séparer de notre aînée nous brisait le cœur, du haut de ses six ans, elle semblait néanmoins comprendre que c’était pour son bien. Elle ne nous montra en tous cas que de l’excitation à découvrir l’Amérique et à vivre avec cette grand-mère qu’elle adorait. Durant un été, nous partîmes tous les quatre pour la première fois de Nouvelle-Zélande afin de l’accompagner dans son nouveau foyer. Cela constituait notre premier voyage en famille, mais aussi, le dernier.
Au moment de nous quitter, ce fut même Lily-Rose qui consola sa jeune sœur, lui promettant de lui envoyer des nouvelles aussi régulièrement que possible, avant de nous assurer qu’elle représenterait fièrement la famille chez les X-men, en temps voulus.
J’avais esquissé un léger sourire. C’était nous qui étions si fiers d’elle, et je ne doutais pas qu’elle saurait se débrouiller bien mieux que je ne l’aurais fait à son âge. Une guerre se profilait à l’horizon, et pourtant, les cartes semblaient lui prévoir un avenir clair et lumineux.
Et présentement, notre sort à nous semblait être beaucoup moins important à consulter…



XVI LA MAISON DIEU
Ego détruit par l’épreuve, Destruction, Désillusion

« … j’ai si froid. Comme si milles aiguilles glacées me transperçaient la peau. Ou peut-être est-ce un glaive, qui me transperce le cœur. Ou une hache, qui s’abat sur mon cou et sépare d’un coup sec mon corps du reste de ma tête. Ou, une maladie qui me ronge les poumons, me laissant me noyer dans mon propre sang. A moins que ce ne soit le chagrin de perdre tous ceux qui me sont chers. Oh, j’ai si froid, si froid ! Pourquoi ces milles morts m’envahissent, me consument, me piétinent, me font souffrir le martyr ! Comme si je les avais vécues… Et ne pouvais pas les empêcher de m’arriver, encore et encore… Pitié, faîtes que cette douleur cesse ! Chasser… chasser le froid, je vous en prie… faites que ces morts, ce froid… s’en aillent… »

C’était à peine quelques semaines après notre retour de New-York. Ma femme avait un vernissage important à Otago, et nous avions tous les trois passé la soirée à Otago, à fêter son prochain succès lors d’un grand banquet où de nombreuses personnalités de la région se trouvaient. Nous étions rentrés assez tard, et passablement fatigués.
Entre le moment où je m’effondrais dans mon lit, et celui où je me réveillais dans l’air glacial et enneigé d’une nuit d’août, blackout total. Plus tard, bien plus tard, j’aurai largement le temps d’y songer, et de penser qu’il s’agissait sans doute là de la première des nombreuses crises qui allaient suivre dans ma vie, héritage de mes nombreuses et insinuantes autres vies.
Mais sur le moment, je n’y songeais absolument pas, car ma maison était en train de brûler juste sous mes yeux, illuminant les alentours dans un immense brasier.
Malgré la stupéfaction et la désorientation, je parvins rapidement à reprendre mes esprits, fracassant la surface gelée du lac et envoyant de l’eau sur l’incendie via une pompe créée par mes soins. Cette illusion ne durerait que quelques minutes, mais cela suffit en tous cas à me permettre un chemin à travers la maison, à travers la fumée et les flammes faiblissantes. Les ignorants, je continuais à avancer, de plus en plus angoissés, jusqu’à parvenir à notre chambre.
Johanna et Isabel étaient étendues sur le lit, déjà mortes asphyxiées depuis un long moment.



XV LE DIABLE
Excès, Envoutement

« … quel jour sommes-nous aujourd’hui ? Est-ce que ça a une quelconque importance, finalement ? Le temps, le temps, j’ai tué le temps ! Ce n’était pas si compliqué. Lune. On dit qu’un lapin y vit. Ou un pierrot, je ne sais plus… Voudrais-tu qu’elle soit verte ? Regarde, il suffit d’un claquement de doigt et hop ! Regarde par la fenêtre ! Non ? Mauve peut-être ? Ou couleur de tristesse ? Non non, je ne veux pas ! Reste… reste comme ça… Reste toujours avec moi… Monsieur le Vicomte, vous reprendrez bien un peu de café ? Et vous mon Général, un peu de poudre ? Diantre, j’ai envie de danser ! Ouvrez le bal, je vous prie ! C’est si simple, en fin de compte, il suffit de laisser la musique guider ses pas. Un, deux, un, trois, si, fa, do, quatre, neuf, mouton, doigts… Où en étais-je ? Peur. Tu n’as pas à avoir peur, ma chérie, tout va bien. Papa est là, il sera toujours là. Maman aussi, et ta sœur aussi… Regarde, il pleut des étoiles ! Juste pour toi, n’est-ce pas magnifique ? Es-tu heureuse ? Dis-moi que tu es heureuse… Ton sourire… Vos sourires sont tout ce qui m’importe. Je vous aime, je vous adore, rien ne vous remplacera jamais… Madame, cette coiffure vous donne l’air d’un vautour. Tiens, en voici justement un, baissez la tête ! Et faites attention au train qui passe, il ne s’arrête jamais à cette gare. C’est bien dommage, mais nous n’allons pas nous plaindre. Nous sommes assez bien ici, avec nous-même, non ? Johanna… Johanna… Mon amour, console-moi, reste avec moi. J’ai si peur d’avoir froid, peur d’être triste… Mais nous n’avons pas besoin d’être triste, n’est-ce pas ? Nous sommes ensemble, et rien, rien, ne nous séparera jamais. Jamais. Comme je suis heureux ! Et comme vous êtes…»



XIII LA MORT
Renaissance, Enrichissement

« … je vous jure m’dame, mieux vaut éviter d’aller là-bas. Cette maison est hantée. L’gars qui vivait là a complètement perdu la boule, et on dit qu’il a incendié sa baraque avant de tuer sa femme et sa fille, y a neuf ans. On sait pas ce qu’il est devenu, mais moi je vous le dis : son fantôme vit toujours dans c’te maison. Y s’y passe des trucs étranges, et des gens qui y sont entrés en sont jamais ressortis, ou complètement maboules. Pis des fois, la maison disparaît, d’un coup, pouf, comme ça ! Parfois, ceux qui ont le malheur d’approcher un peu trop près entendent des rires de dément, ou voient des choses étranges autour de la maison. Non, je vous l’dis, n’y allez pas, et personne voudra vous y accompagner. Hey, m’dame ! M’dame ! Pas par-là, je vous ai dit ! Vous allez dans la direction de… »

Quelqu’un était entré. Pas l’un de ces étudiants qui cherchent à se faire peur, ou un amateur d’événements surnaturels en mal de sensation. Non non, ce n’était pas un curieux ordinaire, Le Fou le sentit tout de suite. Il continua cependant à jouer du piano comme si de rien n’était, mais la pièce autour de lui se mit à gronder silencieusement.
En bas, une femme aux cheveux grisonnants avançait tranquillement dans l’entrée, indifférente aux bruits et ombres qui l’accueillaient. Des cris désespérés lui hurlaient de quitter les lieux, puis des voix d’outre-tombe lui promirent milles souffrances si elle continuait à avancer dans la maison. Sans aucun effet. La femme prit la direction de l’escalier, imperturbable. Même la disparition des murs et du reste de la pièce ne la ralentit pas, et elle continua à marcher avec une calme détermination. Arrivée à l’étage, elle se fraya un chemin à travers le labyrinthe qui venait d’apparaître sous ses yeux, sans même accorder un regard aux présences lugubres et angoissantes qu’elle devinait derrière elle.
Elle finit par arriver devant une porte, et déboucha dans ce qui semblait être un salon. Un feu brûlait dans la cheminée, mais ne produisait aucune chaleur et très peu de lumière. L’endroit était sombre, et glacé. On devinait cependant une table au centre, élégamment dressée. Des ombres y étaient installés, comme pour prendre le thé, et on pouvait parfois entendre un rire d’enfant entre les murmures. Des craquements se faisaient sans cesse entendre.
Au fond de la pièce, elle parvint à discerner la forme d’un piano, d’où s’échappait une étrange mélodie. Une forme s’agitait doucement au-dessus du clavier, et elle devina rapidement la présence d’une personne qui lui faisait dos. Tout à coup, la musique cessa, et une voix presque trop légère se fit entendre en échos.
« Intrus… intrus... »
Subitement, le pianiste tourna la tête dans un angle étrange, et lui dévoila un visage sur lequel s’affichait un sourire dément.
Le mobilier du salon disparut, et une tornade d’ombres aux différentes formes plus ou moins discernables se mit à tournoyer dans la pièce dans un râle lugubre. Des cris se firent entendre, et des ombres s’approchaient de la femme en la frôlant dangereusement. Mais malgré cela, la femme resta impassible. A plusieurs reprises, elle distingua une silhouette affichant le sourire dément du pianiste et qui avançait en frôlant les murs ou le plafond. Elle se rapprochant de plus en plus d’elle.
Finalement, après un battement de cils, il se trouva devant elle, la surplombant de sa taille. Son sourire avait laissé place à une expression plus perplexe, alors qu’il se murmurait pour lui-même des paroles incompréhensibles. Il aurait voulu la perdre à jamais dans les dédales qu’il avait créés, la faire mourir d’effroi face à ses fantômes, ou laisser ses ombres déchirer son corps en mille morceaux. Comme les autres, ceux qui avaient eu le malheur de le déranger. Mais étrangement, il en était incapable. Même la toucher ne semblait pas lui être possible. Il posa son regard brumeux et agité dans celui d’acier de la femme. Et la reconnut, d’un passé à la fois proche et lointain.

« Camille, maintenant, ça suffit. »

La pièce se vida à nouveau pour revenir à ce qu’elle était réellement : un salon délabré, au mobilier à moitié détruit. Même le feu avait disparu. L’homme tomba à terre, se tenant la tête alors que son corps était pris de spasme. Puis, tout s’arrêta.
Tout s’arrêta, et je relevai la tête vers l’intruse.

« Bonjour, tante Elisabeth… »



XVII L’ETOILE
Guide vers un avenir meilleur, Espoir

« … tout ce temps, nous l’avons cru mort, mais de toute évidence, il a malgré tout su rester caché durant neuf ans. Je doute qu’il ait réussi à faire ça seul, volontairement ou non. C’est elle, à coup sûr. Je l’ai perdu de vue depuis quelques mois, et j’aurais dû me douter qu’elle préparait quelque chose. Mais quoi qu’elle ait en tête, Elisabeth n’a pas conscience de la dangerosité de ses actes. Cet homme n’est plus celui qu’il a été. Non, mon gendre est mort avec sa femme et sa fille, c’est malheureusement certain. Et c’est pour cela que Lily-Rose ne doit pas être mise au courant, sous aucun prétexte ! Ma petite-fille a déjà assez souffert comme ça. Il aurait mieux fait de rester là où il était… S’ils finissent par venir à New-York, cependant, je ne suis plus en état de faire quoi que ce soit, à part peut-être prévenir quelques personnes et… »

Silencieusement, je jetai un dernier regard à ce qui avait été autrefois mon salon. Désormais, loin des illusions et du délire dans lequel j’avais vécu pendant de longues années, l’endroit retrouvait son apparence originelle. La pièce était presque vide, délabrée. Des traces de brûlure noircissaient certaines parties du mur et du plafond, les rideaux n’étaient plus que des bouts de tissus délavés et à moitié déchirés qui flottaient tristement devant les fenêtres brisées. Les rares meubles encore présents étaient renversés et brisés. Le reste de la maison était dans le même état de salubrité. Cela reflétait bien ce que j’étais désormais : une ruine.
De ce qui s’était passé durant ces neuf dernières années, je n’en gardais qu’un souvenir flou. Et même si certaines zones d’ombres restaient mystérieuses, je préférais ne pas m’y plonger davantage. La folie finirait tôt ou tard par me reprendre, c’était une certitude. Et même si ce serait d’une ampleur moindre que durant cet exil, cela serait tout aussi désagréable et incontrôlable.
A travers un carreau brisé, j’aperçus la silhouette d’Elisabeth qui m’attendait tranquillement au-dehors de la maison. Je n’avais rencontré la sœur de ma mère qu’une seule fois par le passé, quand mon père nous avait encore permis de voir sa belle-famille. J’avais beau n’avoir que quelques années, jamais je n’avais pu oublier ce visage sec et déterminé, et ce regard ambitieux. Elle ressemblait un peu à ma mère physiquement, mais de caractère, c’était son exact opposé. Durant notre entière rencontre, elle ne m’avait pas quitté des yeux une seule fois. Et la lueur dense que j’y avais croisé avait été la même que celle qui m’avait arraché aux délires dans lesquels je m’étais refugié ces dernières années.
Tout le reste de la famille de ma mère, ces chers cousins dont on avait été certain qu’ils seraient l’élu, étaient morts. Certains à la guerre, d’autres en tentant de la fuir. Il ne restait plus que nous deux. Nous deux pour accomplir le destin de notre grande lignée. Et sur ce sujet, ma tante avait visiblement une idée bien précise, dont elle souhaitait m’entretenir. J’avais accepté sans hésitation. Plus rien ne me retenait ici.
Tournant le regard, je croisai le visage souriant de Johanna. Comme elle l’avait été, il y a neuf ans de cela. Esquissant pour la première fois un petit sourire je tendis la main dans sa direction pour lui caresser les joues. Mes doigts traversèrent l’illusion de ma femme, mais je me sentis immédiatement un peu plus apaisé.

« Ne me quitte jamais. »

« Jamais, Camille. »



VIII LA JUSTICE
Rigidité, Droiture, Violence.

« … cette ère est celle des changements, mon neveu. Il est de notre devoir d’en faire partie, comme nous l’avons toujours fait. L’humanité est vouée à la disparition, remplacée par les mutants qui en sont l’évolution logique. Mais ce processus est trop lent, et ce n’est pas leur simulacre de paix qui le fera avancer. Il nous faut rejoindre les visionnaires, ceux qui sont véritablement amenés à gouverner ce nouveau monde. C’est dans la continuité de ce que tu as toujours fait, de ce que nous avons toujours fait. Défendre les causes justes, même si pour cela, il faudra verser le sang. Une nouvelle guerre se prépare, et cette fois-ci, tu seras de la partie. Je vais te présenter à quelques connaissances, qui sauront certainement apprécier tes connaissances et ton soutien. Une nouvelle fois, nous ferons partie de ceux qui se battent pour… »

New-York. Derrière la vitre du building, j’observais la ville grouiller à mes pieds. Rien ne semblait avoir changé depuis ma dernière visite ici, mais ce n’était bien évidemment que des apparences. Je quittais finalement la vue panoramique pour m’installer à l’une des tables du restaurant, complètement déserté pour l’occasion. Quand elle voulait quelque chose, ma tante savait y mettre les moyens. Cette dernière était d’ailleurs en train de fumer nerveusement une cigarette, de l’autre côté de la table.
Avec calme, je sortis mon jeu de tarot, ignorant l’agacement d’Elisabeth, et commençais à aligner les cartes sur la table. Pendant de longues secondes, j’observais les trois images posées devant moi, sans montrer la moindre émotion. L’illusion de ma femme, invisible à tous sauf à moi, observait par-dessus mon épaule, et me jetai de temps à autre un regard bienveillant et encourageant. Elle ne me quittait que rarement désormais, fantôme perpétuel que j’étais le seul à voir. C’était à la fois un réconfort, et une immense tristesse.
Puis soudainement, je me levai et quittai la table. Johanna disparut alors totalement. Je fus rapidement suivi par ma tante, tempêtant de sa voix de petit chef pour savoir ce qui me prenait alors que l’heure du rendez-vous approchait. Je continuais néanmoins à avancer, ne m’arrêtant qu’une fois dans les toilettes. Doucement, je me tournais ensuite pour faire face à Elisabeth qui m’avait suivi jusque-là et attendait une réponse, non sans un agacement évident.
Après quelques secondes de silence, et toujours dans la moindre expression sur le visage, je lui demandai avec calme :

« Tu pensais que je n’aurais jamais deviné ? »

A ces mots, plusieurs personnes apparurent subitement autour de ma tante et la saisirent pour l’immobiliser. Surprise, elle dévisagea les illusions fantomatiques de membres de notre famille récemment disparus avec horreur et incompréhension. Ses propres cousins, neveux, frères qui la fixaient avec un regard vitreux et haineux, et la tenaient fermement. Puis, d’un coup, ils la tirèrent pour envoyer la plaquer violement contre un mur.
Sonnée, elle releva le visage pour me fixer avec étonnement, mais la main d’une des illusions l’empêchait d’émettre le moindre son. Lentement, je m’approchais d’elle, ignorant les fantômes qui continuaient à la maintenir immobile et à leur merci. J’arrêtai mon visage à quelques centimètres du sien.

« Qu’est-ce que tu as mis dans nos verres ce soir-là, exactement ? Pour qu’elles ne se réveillent pas lorsque le feu a commencé, et pour que je ne réagisse pas ? Ca a dû être difficile, de me traîner dehors… Je voudrais aussi savoir si c’est toi qui as lancé l’incendie, ou si c’est vraiment de ma faute ? C’est embêtant, je ne me souviens pas… »

Je pris un air vaguement contrarié, et les illusions resserrèrent encore leur emprise. Une expression de douleur traversa le visage de ma tante.

« Mais ce dont je me souviens » repris-je en m’éloignant. « C’est que tu as toujours été ambitieuse, et prête à tout pour parvenir à tes fins. Si je ne voulais pas assumer les responsabilités de notre lignée, alors tu allais faire en sorte que j’y sois obligé, n’est-ce pas ? Ça n’a pas vraiment marché comme tu avais prévu, mais tu as attendu patiemment le bon moment pour venir me trouver et essayer de me convaincre de te suivre… »

Peu à peu, la compréhension se fit dans son regard, et de l’étonnement, elle passa à la colère. Je lui tournais le dos pour me diriger vers la sortie.

« Enfin, je pose des questions, mais c’est de façon purement rhétorique. Cela m’importe peu, désormais. Tu m’as bien rappelé qu’on n’échappait pas à son destin. Mais maintenant, je n’ai pas besoin de toi pour continuer. Tu n’as jamais compté, et ça ne changera pas. Adieu, ma tante. »

Alors que je sortais, j’entendis son cri étouffé alors qu’elle comprenait qu’elle ne sortirait pas de là vivante. Le cri qui laissait de côté la colère et implorait. Au nom de la famille. Mais nous n’avions jamais été une famille. Je n’ai été toujours été qu’un instrument pour elle et pour cette satanée famille, depuis des siècles. Aussi, il me semblait normal qu’elle, dernière membre encore en vie, soit déchirée en morceaux par les fantômes de cette même famille qui ne méritait pas moins que de disparaître complètement. Leur temps était révolu. Et le mien recommençait une nouvelle fois, mais libéré de leur joug. Je suivrai ce que ma tante avait prévu pour moi, mais à ma manière. Pour moi seul, et mes nouveaux objectifs.

Je n’avais eu qu’une famille, elle était morte il y a neuf ans avec moi.

Remettant en place ma cravate, je traversai le restaurant vide pour retourner calmement à la table. L’illusion de Johanna était revenue, et continuait à me sourire tendrement, un peu à l’écart. Je n’eus ensuite pas à attendre bien longtemps avant que mon invitée n’arrive. Ma femme disparut à nouveau. Affichant un sourire aimable, je me levai pour saluer la nouvelle arrivante.

« Madame, je suis ravi de vous recevoir. » Je m’abaissai pour baiser sa main, puis relevai vers elle un sourire calme. « Je dois d’abord excuser ma tante, qui ne se joindra plus à nous. Définitivement. Mais nous pouvons donc nous arranger directement l’un avec l’autre. J’ai eu l’occasion d’entendre votre nom maintes fois, par le passé… Mais c’était d’autres temps, et j’espère pouvoir partir de zéro avec vous, si vous le souhaitez bien. »

Je tirai sa chaise pour qu’elle puisse s’asseoir, puis retournai à ma place.

« Oh, et vous déconseille d’utiliser leur commodités tout de suite. Elles ont besoin d’un peu de… nettoyage. »



V LE PAPE
Reconnaissance, Légitimité, Pouvoir

« … et il en a toujours été ainsi : l’histoire n’est qu’un éternel cycle de recommencement. Chaque grande guerre signe généralement la fin d’une période et d’une pensée, qui se doivent de décliner pour laisser place à la nouveauté. Le seul but de tout cela a toujours été la survie de l’espèce. Et la survie demande l’évolution, le changement. De profonds et radicaux changements, parfois. Ainsi avance l’humanité, et ainsi évoluent les mœurs et les sociétés. Mais je m’égards légèrement. Le cours est terminé. N’oubliez pas de me rendre vos essais sur la guerre de Sécession dans deux semaines, un assistant vous a été assigné pour… »

J’avais repris un semblant de vie. Obtenu, par diverses manœuvres, la place d’un respectable professeur d’histoire à l’université et mettais un point d’honneur à être le charmant professeur que l’on apprécie et respecte. De même, je participais à de nombreux milieux de recherche, à New-York et ailleurs dans le monde. Juste une façade, jolie et présentable.
Le climat actuel de cette ville ne trompait pourtant pas, et témoignait que quelque chose était en train de changer. Les leaders s’enchaînaient chez les X-men, preuve sans doute que leur idéaux ne sont pas ce qu’il faut à cette société, même s’ils s’y accrochent désespérément. Les Initiés, secte aussi antique et dépassée que l’était ma famille, ont aussi connu des revers. Et au milieu de tout ça, les anti-mutants s’agitent de plus en plus, pathétiquement et inutilement. Le mutant est l’avenir de l’homme, la suite logique de l’évolution. Il fallait l’accepter, ou disparaître dans les ruines d’une humanité qui n’existait plus que dans leurs rêves les plus illuminés.
Personne, humain ou mutant, mortel ou immortel ; ne peut prétendre aller à l’encontre de ce changement.
J’ai donc choisi le camp par choix logique, purement et simplement. Peut-être par provocation, pour rompre définitivement avec tout ce que j’ai été auparavant, pour quitter pour de bon le camp des « gentils ». Cela ne m’avait après tout jamais rien amené, et j’étais fatigué de me battre pour des humains ou des causes ingrates.
J’avais besoin de changements. De provoquer les changements. De faire quelque chose de cette carcasse vide et pour laquelle plus rien n’importait, surtout pas le sort de l’humanité. Nouvelles règles, nouveau camp, nouvelles personnes à soutenir, nouveaux principes.
Toute ma vie, j’avais agi dans l’ombre, je ne faisais donc que d’y glisser un peu plus définitivement. N’en déplaise à ma défunte tante, elle n’avait fait que lancer le mouvement. Et s’il y a bien quelque chose après la mort pour le reste des êtres vivants, elle devait actuellement le regretter amèrement.
De toute manière, mon temps dans cette vie était compté. Les crises de démence revenaient ponctuellement, et me forçaient à m’isoler, parfois pendant plusieurs jours. Après avoir vécu dans la folie durant neuf ans, et à continuer à recevoir de façon incontrôlable les souvenirs de mes anciennes vies, c’était une conséquence inévitable. Et ce sera certainement ce qui tuera cette enveloppe charnelle épuisée et vide. De quoi sera fait ma prochaine vie, je l’ignore totalement, et les cartes ne m’aident en rien sur ce point.
Lily-Rose était toujours en vie, et chez les X-men. Sa grand-mère y avait bien veillé, même si maintenant, la vieille femme finissait ses jours dans un centre en Floride depuis plusieurs années. Mais finalement, peu importe. Le père de cette fille n’est plus de ce monde, et mieux vaut donc pour elle que je ne la rencontre pas. Elle n’est plus rien pour moi.
J’avais bien d’autres projets, désormais. Et l’avenir s’annonçait houleux, et plein de changements. Ça, en revanches, les cartes me l’assuraient avec certitude.


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Dernière édition par Wairua le Mer 13 Jan 2016, 18:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Wairua || The memory that I was yours and you were mine Dim 10 Jan 2016, 20:12

Bonsoir,

je te souhaite la bienvenue et j'espère que ton personnage trouvera bientôt vie dans notre forum. Je l'aime bien, quoique dommage qu'il soit passé tout de même du côté obscure de la force...Smile

Je lis que tu es professeur d'histoire :" mettais un point d’honneur à être le charmant professeur que l’on apprécie et respecte. De même, je participais à de nombreux milieux de recherche, à New-York et ailleurs dans le monde. Juste une façade, jolie et présentable."

Comme Kevin travaille au musé et qu'il est passionné d'histoire, il se pourrait qu'il te connaisse au moins de "renom".

A bientôt !

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MessageSujet: Re: Wairua || The memory that I was yours and you were mine Dim 10 Jan 2016, 22:59

Merci Iron Will !

Le côté sombre, c'est pourtant bien aussi :uh: En effet, je suis notamment professeur d'histoire à l'université. Un lien pourra donc tout à fait être possible Wink
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MessageSujet: Re: Wairua || The memory that I was yours and you were mine Dim 10 Jan 2016, 23:01

Welcome back.
Tu déconnais pas quand tu me disais que c'était du boulot. Laughing
Belle fiche! On en parle en staff et on revient vers toi. Wink

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It's just like all the others it'll go away
Or maybe this is danger and you just don't know
You pray it all away but it continues to grow

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Soft breath, beating heart
As I whisper in your ear
I want to fucking tear you apart"
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MessageSujet: Re: Wairua || The memory that I was yours and you were mine Lun 11 Jan 2016, 00:12

Bienvenue à toi, mon vieil ami! Very Happy Un tabouret à ton nom t'attend déjà au diner, et tu y seras le bienvenu! On causera, et on dira du mal de Destiny dans son dos! x)

Et encore une fois, très belle fiche! -^^-

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I try to keep on keeping on
Yeah I just keep on keeping on

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Calling out for me
These shackles I've made in an attempt to be free
Be it for reason, be it for love
I won't take the easy road"



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MessageSujet: Re: Wairua || The memory that I was yours and you were mine Lun 11 Jan 2016, 16:49

Cormoran !! Tire-moi les cart... Ah non, rebienvenu! OwO

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MessageSujet: Re: Wairua || The memory that I was yours and you were mine Lun 11 Jan 2016, 18:13

Bienvenue!!! UN lien avec Dieu, Asmodée (ou cali) est tout à fait possible \o hihi

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MessageSujet: Re: Wairua || The memory that I was yours and you were mine Lun 11 Jan 2016, 20:20

Bienvenue. J'espère que tu me lira mon avenir. :asch:

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MessageSujet: Re: Wairua || The memory that I was yours and you were mine Lun 11 Jan 2016, 20:47

(Merci à tous :hys: )

Rix: Oui, je me suis bien amusé Razz
Pas de souci, je vous laisse regarder Wink

Delight: Tu sais comment me convaincre, ma chère. Je viendrai donc volontiers, merci pour l'invitation :uh:

Charlie: ... *facepalm* ->

Asmodée: Avec plaisir ! J'y réfléchis un peu et je reviens vers toi, mais c'est certain qu'il nous faudra quelque chose Wink

Magma: Je peux le faire. A voir si je veux le faire :red:
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MessageSujet: Re: Wairua || The memory that I was yours and you were mine Lun 11 Jan 2016, 21:02

A croire que tu fais l'unanimité.
Good job et enjoy. Wink

La fiche est validée.

Tu peux désormais réserver ton avatar et lister tes capacités. Si tu as besoin de quoique ce soit, ou des questions à poser, n'hésite pas à passer par ici.

On te conseille ardemment de jeter un œil à ce topic, afin de voir qui est libre pour jouer, ou faire tes propres demandes. Des scenarii sont également proposés aux joueurs. Je te conseille de poster une fiche de liens pour t'intégrer au mieux ; les référencements de sujets, eux, sont par .

Voici un récapitulatif de tous les liens utiles du forum, et de tout ce que tu peux faire, pour t'intégrer au mieux.

Il ne me reste plus qu'à te souhaiter officiellement la bienvenue et surtout, un excellent jeu. Smile

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MessageSujet: Re: Wairua || The memory that I was yours and you were mine Lun 11 Jan 2016, 21:10

Wééééééé rebienvenue !! Très belle fiche et j'adore le perso, je veeeeeeeeeeux le rencontrer !
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MessageSujet: Re: Wairua || The memory that I was yours and you were mine Lun 11 Jan 2016, 22:56

Merci Rix *^*
On se croisera certainement, chez les ombres :uh:

Riley: Merciiiiiiii. et quand tu veux :hehe:
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MessageSujet: Re: Wairua || The memory that I was yours and you were mine Mar 12 Jan 2016, 07:28

Bienvenue, je me suis régalée avec ta fiche, si Madame Mim n'est pas prioritaire pour un lien ou une connaissance, c'est tout l'inverse pour Strain! Smile -au niveau seulement de mes deux persos pas en général Razz -

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MessageSujet: Re: Wairua || The memory that I was yours and you were mine Mar 12 Jan 2016, 12:57

Bienvenue à ce nouveau personnage plein de promesse ! Beau travail ^^ Je suis vraiment curieuse de voir ce que cela va donner...

Sveda: Wintertowne un jour, j'espère que nous aurons l'occasion de parler de nos recherches ensemble...

The Assistant: Mmm. Je vous suis mon cher depuis quelques temps déjà. Vous arrivez à pique.

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MessageSujet: Re: Wairua || The memory that I was yours and you were mine Mar 12 Jan 2016, 20:54

Je ne peux que re-souhaiter la bienvenue avec enthousiasme ! ^^

(et penser aux futurs liens :hys: )

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MessageSujet: Re: Wairua || The memory that I was yours and you were mine Mar 12 Jan 2016, 22:05

Mme Mim: Ravi que ça t'ai plu ^^ Et avec plaisir pour les liens ! Je reviendrai aussi vers toi alors Wink

Hélianthème: Un jour, peut-être. Cela aurai le mérite d'être scientifiquement intéressant...

The Assistant: Vous m'en voyez ravi, Madame. Puisse notre collaboration vous apporter satisfaction :uh:

Faces: Et je te remercie avec enthousiame ♥️ (Yeaaah, tout plein :hys: )
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MessageSujet: Re: Wairua || The memory that I was yours and you were mine Dim 17 Jan 2016, 22:13

Bienvenue, l'ami ! Very Happy

C'est toujours un plaisir pour moi d'accueillir un membre du clan. Passe donc me voir au manoir à l'occasion. On se fera une soirée pyjama avec Strain, XD

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Who am I? Who am I? I am Arlathan!"

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MessageSujet: Re: Wairua || The memory that I was yours and you were mine Lun 18 Jan 2016, 10:50

Merci, Monsieur. Je ne sais pas si c'est sage d'accepter, histoire de garder le peu de sanité qu'il me reste, mais puisque c'est si gentiment proposé... Razz
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MessageSujet: Re: Wairua || The memory that I was yours and you were mine

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Wairua || The memory that I was yours and you were mine

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