XMH : The After Years
 
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Beleth

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Messages : 19
Date d'inscription : 09/02/2016
Identité : Vito Lampeduza
Dons : Charme surnaturel, télépathe

MessageSujet: Beleth Mar 09 Fév 2016, 22:22


BELETH




♣ Nom : Lampeduza

♣ Prénom : Vito Niccolò

♣ Titre : Duc

♣ Age : 95 ans mais 70 ans d’apparence.

♣ Nationalité (origines) : Italien (Sicilien)

♣ Orientation sexuelle : Les femmes, mammamia comment ne pas succomber ?

♣ État civil : Marié à The Assistant

♣ Taille et poids : 1m70, 64kg

♣ Profession : Peintre de renom que l’on dit principalement soutenu par le mécénat de sa femme. Officieusement évolue dans l’univers de la pègre internationale, trafic financier. Et si on le soupçonne, jamais personne n’a encore pu l’arrêter.

♣ Groupe : Ombres.

♣ Rang: Classe 2

♣ Capacités :
- Vieillit plus lentement que la moyenne, mais n’est pas pour autant immortel. Mourra comme tout le monde.
- Charisme surnaturel, qui le rend charmant, attirant et pour le moins sympathique.
- Télépathe, il est capable d'entendre ce que les femmes pensent, et seulement elles.

♣ Ambition :
Réussir LA toile, LA peinture dont on se souviendra longtemps, une nouvelle Mona Lisa pourquoi pas. Grand collectionneur de vieilles voitures, il a toujours l’ambition d’avoir un jour, la collection la plus complète possible.

♣ Aversion :
Nikolas en colère, quoi de pire? Il ne supporte pas quand elle décide de lancer une dispute, sur des sujets parfois maintes fois discutés. Ce qui la fait le traiter de haut, chose qu’il a bien du mal à supporter… bref, vous l’aurez compris, sa femme est son plus grand problème, quand cette dernière a décidé de passer ses nerfs sur lui.


Code by Anarchy



Le personnage



Sans même son pouvoir, aux premiers abords, Vito semble être un homme charmant, ou en tous les cas, un homme qui semble pour le moins agréable et sociable, sans qu’il n’y ait trop à forcer. C’est une faculté qu’il tient depuis longtemps, mettre les gens à l’aise, d’un simple regard. Sans compter qu’il sait parfaitement user de son charme pour vous plaire. Petit par la taille, certes, ça ne l’a jamais dérangé. Son regard est sombre, mais pourtant toujours chaleureux, il y a souvent une petite lumière qui y brille, comme s’il admirait tout ce que la vie lui offre à observer. Sans doute une mauvaise habitude de peintre. Tout détail, même infime, vaut la peine qu’on s’y intéresse.

Les rides sur son visage ne mentent pas sur son âge ou si peu, mais ça rajoute un petit quelque chose à l’ensemble. Il apprécie de porter le bouc, la barbe, toujours bien taillés, mais comme ses cheveux sombres, tout se grisonne petit à petit. Les soucis de l’âge, bien entendu. Il prend pourtant le temps de toujours paraître au mieux. Après tout, l’apparence, quoi qu’on en dise, à son importance.

Ce qui inclue aussi le fait que, bien entendu, son habillement ne manque pas de classe. S’il est du genre à toujours porter des costards trois pièces, il apprécie pourtant d’être plus décontracté. En général, la cravate n’est pas vraiment tenue sur le col, voire même, elle disparait, au profit d’un col ouvert d’un ou deux boutons, pour être à l’aise. Avec toujours, dans une poche, ses lunettes de vue. Quand il n’est pas question de rendez-vous spéciaux, ses lunettes de soleil sont coincées dans les cheveux, pour les maintenir en place, quand ils sont un peu plus longs. Un foulard est presque négligemment posé sur ses épaules. Sa tenue de peintre est à l’opposé du reste, une simple chemise blanche, un pantalon plus ample et rien de plus, pour être à l’aise quand il créé. N’oublions pas qu’en homme du monde, il porte quelques bijoux, une montre de luxe, et quelques bagues ornent ses doigts, ainsi qu’une chaîne en or autour du cou, à laquelle pend son alliance, le plus souvent.


Peu d’hommes sont parvenus à me devenir nécessaires comme le fait Vito depuis cette rencontre un soir de bal, à Venise.

C’est d’abord sa voix qui a attiré mon attention. Une voix pleine, basse, avec une cassure, qui lui donnait du caractère - encore aujourd’hui, bien entendu -. Il n’était, ni le plus beau, ni même le plus séduisant, pourtant il était la flamme vers laquelle tous avaient envie d’aller se brûler.

Il irradiait du charme des princes, de la superbe des démons, auxquels le monde succombe toujours. Je n’avais pas vu d’âme comme la sienne depuis César. Il était peut-être même encore plus dangereux, car je devinais que tout chez lui était conçu pour être aimé. Je ne découvris, que plus tard, que le hasard génétique était en partie responsable de ce don.

A l’aube de la quarantaine, Vito ressemblait encore à un Léonard (de Vinci), qui hésitait entre indifférence ou rébellion. Pourtant, je perçus tout de suite, sous ses sourires, le Machiavel dissimulé. Il en avait tout autant le goût, que l’étoffe. Ainsi, on ne savait que faire de son espièglerie et de ses provocations trop subtiles pour être condamnables, mais bien trop justes pour être oubliées.

J’ai également vue la façon dont son regard se posait sur les femmes. Il les caressait des yeux avec l’avidité des grands conquérants. Elles seraient pour toujours, l’objet d’une passion démesurée. Il les peindrait aussi bien qu’il parviendrait à les captiver. Ce pouvoir de séduction, serait d’ailleurs la cause d’autant de fierté, que de jalousie à son égard, de ma part.

Alliant une forte indépendance d’esprit et une véritable éducation, il maîtrisait l’art du langage et du marchandage. Sa diplomatie aux accents paternalistes disparaissait parfois sous une pique ironique. Tout cela, lui permit de séduire autant les gangsters que les juges qui s’échinèrent à le poursuivre de leurs accusations. Peintre le jour, trafiquant la nuit, il pouvait inviter un magistrat à déjeuner le midi et le voler la nuit suivante. Cette duplicité parvint à alimenter la mienne.

Cependant, c’est son appétence pour la vie et ses plaisirs qui réussirent à m’attacher à lui, plus sûrement que tout le reste. Il déposa sur mes lèvres, le goût du bonheur, que la mort de Sofia (notre fille) transforma, sans parvenir à le faire disparaître.
Deux âmes aussi fortes que les nôtres, ne sont pas faites pour la tranquillité. Nos colères ont fait trembler beaucoup de murs autant que nos réconciliations.

Il est le seul homme dont je conçois et accepte les imperfections. Si je déprécie la façon dont il met sa vie en danger, je sais quelle valeur il lui porte. Ainsi, seul le temps pourra être coupable de nous séparer un jour. A moins, que nous trouvions un moyen de contourner les lois de l’univers. Ou qu’avant l’heure, le ravage des années ait détruit son esprit.

Car si j’ai trouvé les ressources pour lutter contre les vicissitudes, j’ignore s’il y survivra. Je le souhaite, bien entendu.


L'histoire



Le pinceau glisse sur le papier comme la caresse d'un amant, mais le trait est d'une précision inouïe. Le regard acéré du prédateur se porte parfois sur le corps nu exposé à sa vue, sans pour autant qu'il n'y ait autre chose dans son regard, qu'une lueur professionnelle du peintre en plein travail. Les rides au coin des yeux étaient sans doute plus marquées par sa concentration.


Vito a toujours été le préféré du pater. Peut-être bien parce qu'il était l'aîné et qu'il avait de grands projets pour lui. Le voyant déjà à la tête des affaires, quand lui ne serait plus. Mais Vito... Vito n'a jamais fait ce qui était attendu de lui. Au plus grand malheur de notre père. Mon frère, préféra bien rapidement se concentrer sur ses deux amours, la peinture et les femmes et au diable les affaires!

La vie de bohème lui convenait, parce qu'il était libre, sans contrainte. Il s'était totalement détaché de notre famille, de notre nom, se battant même aux côtés des plus pauvres lors des révolutions, plutôt que de tenter de leur faire retrouver leur raison. Malgré tout, quand il revenait à la maison, notre père l'accueillait à bras ouvert, comme le fils prodige qu'il était. Lui qui pouvait se montrer intraitable sur tant de point, il devenait un agneau quand il s'agissait de Vito.

Il eut pourtant des conversations plus houleuses que d'autres, entre père et fils, ou entre nous. Car oui, j'ai repris une partie des affaires à la place de mon frère. Puisque ce dernier préférait jouer à l'artiste, comme Sylvio, et moi... je me suis retrouvé à la tête de cet empire. Si aujourd'hui on peut estimer que mon frère et moi sommes des hommes plutôt calmes, posés et réfléchis, ce ne fut pas toujours le cas. A l'époque, nous en venions souvent aux mains. Le sang chaud des siciliens et notre jeunesse, sans doute.


- Tu n'es qu'un égoïste!
- Tu te permets de juger sans comprendre!
- Sans comprendre?! Qu'est-ce que je dois comprendre? Tu veux la belle vie, profiter du nom de la famille, sans pour autant faire la moindre petite chose pour nous, c'est bien tout ce qu'il y a à comprendre...
- ...
- T'as perdu ta langue d'un coup?
- Difficile d'avoir une discussion avec un bouché comme toi.
- Vito... Tenta Silvio pour apaiser un peu les esprits.
- PARDON!?

Je l'avoue, nous pouvions voir rouge rapidement, bien trop rapidement même.

- Qui se permet de débarquer la bouche en cœur, sachant pertinemment que le père se pliera en quatre pour te faire plaisir, alors que tu lui craches dessus avec tes "amis" dès que tu en as l'occasion et ne nie pas, je ne sais pas tout certes, mais les oreilles traînent Vito. Tu es pitoyable. Laisse l'art à Silvio, qui lui au moins, a du talent...


Je l'ai vu se lever d'un bond. Tout ça était stupide, j'étais en colère de l'avoir vu lâcher les affaires pour une stupidité dont plus personne ne se souvenait maintenant. Partit en claquant la porte, pour ne plus jamais revenir - la bonne blague -. Il tenait rancune au père pour cela alors que c'était lui qui menait le mieux cette barque. Le voir se foutre de tout, passer son temps à se prélasser, sans rendre de compte à personne, nous laissant nous dépêtrer à tenir cet empire à bout de bras, ça me rendait fou. Il ne pouvait pas être privilégié, tout en nous crachant au visage.

Il m'avait attrapé par le col pour me plaquer au mur, je ne me laissais pas faire. Les coups pleuvaient, sans qu'ils soient réellement retenus. Je senti son nez craquer sous mon poing, il ne méritait que cela, ce petit con... Le troisième homme s'était levé en même temps que nous, essayant de nous séparer, sans succès, se prenant quelques coups collatéraux. Giulia ne manqua pas, alors, de se faire entendre et contre toute attente, nous nous arrêtâmes. Certes, Vito était le plus vieux d'entre nous. Mais nous avions aussi cette chance d'être nés assez proche les uns des autres et si Guilia était la plus jeune, elle ne manquait pas de force, comme tous les membres de cette famille.


- C'est pas bientôt fini tous les deux! Vous vous croyez où là? Ce n'est pas une façon de faire! Elle posait une poche de glace contre l'arcade de notre frère qui n'avait rien demandé à personne. Vito se tenait de toute façon le nez qui pissait le sang et je tentais vainement de remettre en ordre mon costume en piteux état. C'est une honte! Pour tout le monde ici. Vito, si t'as pas mieux à faire que de mettre Ezio en rogne, tu peux dégager. J'ai cru que tu voulais plus rien avoir à faire avec nous?

Si j'étais en colère, je n'étais pas le seul et quelque part, je pense que j'étais soulagé de voir que la petite sœur était sur la même longueur d'onde. Pas penaud, mais pas non plus fier, notre aîné avait quitté la maison familiale sans un mot de plus et nous n'entendrions plus parler de lui pour un moment.

Aujourd'hui il m'arrive parfois de regarder Nikolas et de la remercier silencieusement, elle a su ramener Vito à la raison. Comment ? Seuls eux le savent.



Sur la toile, l'image de ce corps féminin prenait peu à peu vie, magnifié. La facilité avec laquelle le peintre est capable de reproduire ce qu'il voit, est captivante. Son épouse l'a vu très rapidement, mais tout le monde le sait, Ezio n'avait pas totalement tort, ce n'est pas avec ses pinceaux qu'il est le plus doué.


Cette belle-gueule en fait rêver plus d'une et ce n'est sans doute pas ma belle-sœur qui pourra dire le contraire, mais je ne suis pas ici pour narrer ses exploits concernant la gente féminine, il a bien eu assez de conquêtes pour en parler de lui-même. C'est un sujet sur lequel il est capable de devenir intarissable, quand Nikolas n'est pas dans les parages, bien évidement.

Je me souviens d'une soirée spéciale. Il m'avait promis que nous la passerions entre nous, sans être dérangé. Jeune marié, il avait finalement repris le business qu'Ezio ne touchait pas, sous l'impulsion de sa nouvelle épouse. Il avait ça dans le sang, quoi qu'on en dise et je trouvais presque amusant de le voir évoluer ainsi. Comme mes frères, je savais parfaitement de quoi il en retournait, notre père avait finalement prit l'initiative de tous nous initier à ce monde. Bien que nous avions fait nos choix de vie. Si un jour nous y revenions, nous saurions au moins comment nous y prendre et Vito - qui était devenu le nouveau Duc Lampeduza - en était la preuve.

Nous nous étions rendus dans un des restaurants chics dont la famille était propriétaire. Ce genre de restaurant qui était en fait une façade pour des salles de jeux clandestines, qui se trouvaient souvent derrière une porte que l’on ne passait pas si facilement. Il voulait que nous parlions très sérieusement d'un engagement que j'avais pris avec mon amoureux de l'époque. Je crois qu'il s'inquiétait pour moi, qu'il craignait que cet homme ait des intérêts autres que simplement me rendre heureuse. Lui qui se permettait d'aller voir ailleurs, voulait juger mon propre amant. C'était assez fort pour me faire sourire. Mais je n'étais jamais contre passer un peu de temps en sa compagnie.

Compagnie qui finit par être moins présente que prévue. Quand on se retrouvait dans un endroit où l'on était le propriétaire, les gens se permettaient toujours de nous déranger, pour telles ou telles broutilles. Je l'observais alors, gérer les affaires, de loin, mon verre à la main, un petit sourire au coin. Chaque Lampeduza avait sa façon de faire, mais Vito, était sans doute le plus sournois.


- Patron il y a...
- Est-ce que ce n'est pas suffisant pour ce soir, Fabio?
- C'est Enrico il...
- Écoute, tu vois la jeune femme là-bas?

Me montrant d'un mouvement de la main. L’acolyte hocha du chef.

- Giulia, ta...
- Ma soeur oui et nous sommes ici pour passer une soirée tranquille entre frère et soeur, sans être dérangé toutes les deux minutes. Tu comprends?

Vive mouvement de la tête de son interlocuteur.

- Oui boss, mais tu dois voir Leone c'est important.
- Important?
- Important.

Le regard qu'il me lança, semblait me demander si cela ne me dérangeait pas, qu'il s'occupe encore de ça. Je levais mon verre dans sa direction, nous avions toute la soirée après tout. Il partit alors à la suite de son homme de main. Et je ne manquai pas de faire pareil. J'étais curieuse, un mauvais défaut aux yeux de ma mère, un amusement à ceux de mes frères.

Je le retrouvais donc à l’arrière du restaurant, dans une salle plongée dans une lumière tamisée, la fumée créait un smog autour de nous, des tables ici et là étaient installées, pour les joueurs compulsifs. Il était assis à côté d'un type qui semblait pâle et mal à l'aise, assis sur la banquette, entouré par les gros bras du Don. Il n'en menait vraiment pas large et c'était plus que compréhensible.


- Alors Leone?
- Dis au boss ce que tu viens de nous raconter.
- C'est rien Vito, rien... d'important. Mon frère soupira.
- Semblerait que mon équipe pense le contraire. Alors? Un silence. Son regard s'assombrit légèrement. J'ai pas le temps pour ces conneries Leone, soit tu passes à table, soit...

Une tape à l'arrière du crâne de la part d'un capo, lui délia la langue.

- C'est que... je me suis... on m'a arnaqué.
- Comment ça?
- J'ai perdu du fric...
- Mon fric tu veux dire.
- ... oui...
- Tu joues avec mon fric? Combien?
- ...
- Combien!?
- 5'000 lires...
- Cinq mi... un regard à ses hommes. Tu te permets de passer des accords en mon nom, avec autant d'argent?
- Qu'est-ce qu'on en fait boss?
- Rien, Leone vas rembourser jusqu'au dernier centime, n'est-ce pas?
- Je... oui! Je te le promets!
- Bien. Un regard à ses hommes presque déçu de voir qu'il n'y avait pas plus de retour que cela. Il sortit alors de la poche interne de son veston, une boîte de cigarette, il en donna une à l'incriminé. On va pas te flinguer pour si peu, on est pas des barbares, détends-toi. Avec un petit sourire tranquille. De mon point de vue, il y avait anguille sous roche. Je le connaissais suffisamment le filou. Il craqua alors une allumette et quand le type se pencha... il se prit un violent coup dans le nez. Je savais que mon frère n'allait pas laisser passer cela si facilement. Il se redressa rapidement, tel un fauve, pointant son doigt sur l'imbécile. La prochaine fois Leone... tu auras des chaussons fait à ta taille. Compris? L'autre hocha vivement de la tête, alors qu'il se tenait son nez cassé, sous les sourires moqueurs des autres. Enfoiré. On ne faisait pas ce coup-là deux fois à Vito Lampeduza et s'il te promettait des chaussons, tu espérais ne jamais les avoir aux pieds. Le béton, c'est pas bon.

Se remettant propre sur lui, il remarqua alors ma présence et leva un peu les yeux au ciel, avant qu'un petit sourire plus tendre, ne se forme sur ses lèvres, tout en me rejoignant.

- Cette fois sœurette, je suis tout à toi.
*Librement inspiré de "LEGEND"


La peinture, c'est finalement un bon moyen d'éviter de péter un câble quand les hommes font n'importe quoi. Un moyen d'évasion et de contemplation permettant d'atteindre, sans doute un peu, ce calme qui lui est si caractéristique. Et il vous le dira, quel meilleur moyen de montrer la beauté d'une femme?


À l'époque nous nous retrouvions régulièrement sur la propriété de père pour de fabuleux week-ends. Il y en avait toujours plus pendant les beaux jours. Nous prenions la route pour être là au déjeuner le vendredi. Le repas se faisait sous les oliviers. L’air embaumait. Les viandes rouges, le vin, les fruits, les femmes et la musique, il y avait tout ! C’était la bella vita !

Vito s’était fait passer la corde au cou depuis une quinzaine d’années par une jeune veuve. Une femme qui ne manque pas de style, ça il faut bien le reconnaître. Tout le monde avait été surpris de voir ces deux indépendants se marier. Mais, ils s’entendaient. Nikolas et lui avaient même eu une petite fille. Sofia Lampeduza… la première des héritières. C’était un petit ange cette gamine. La malice de son père, la beauté de sa mère, elle mettait de la vie dans cette vieille famille.

Je ne me souviens pas exactement. La petite devait avoir dans les cinq ou six ans. Même s’ils n’avaient rien dit, on sentait bien que quelque chose n’allait pas. Une saloperie de maladie commençait à faire ses ravages et Nikolas qui refusait de lâcher du lest. Elle était toujours sur le dos de Sofia. Il fallait suivre tel régime alimentaire, faire telle activité bonne pour le cœur. C’était pire que de l’entraîner pour les jeux Olympiques…

Évidemment, Vito ne voyait pas les choses du même œil. Il était plus partie prenante, de laisser leur gamine vivre comme elle l’entendait le peu de temps qui lui était accordé. Leur différence de point de vue provoquait souvent des disputes. Aujourd’hui encore, je crois que ni l’un ni l’autre ne savent que je les ai entendus ce jour-là. Vito venait d’accorder à Sofia le droit d’aller faire du cheval avec ses petites cousines. Nikolas était tout de suite montée au créneau.


- Êtes-vous inconscient ? Vous savez pourtant qu’un nouveau rhume obstruera ses voies respiratoires.
- Ils ne partent pas longtemps. Prendre l’air lui fera du bien.
- Et si elle faisait une nouvelle crise ?
- Fausto nous préviendra.
- Il ne sait même pas s’occuper de lui-même. Comment voulez-vous…
- Nikolas. Stop. Nous en avons déjà discuté. Ce n’est pas en calfeutrant Sofia dans un cocon que nous pouvons l’aider.

Sans le voir, je devinais que Vito était agacé. Je comprenais pourquoi.

- Vous préférez prendre le risque…
- Elle n’a que six ans !
- …

Nikolas ne criait jamais, elle. Mais, c’était presque plus inquiétant. On ne savait jamais vraiment quand l’orage allait tomber.

- Laissez-la vivre comme une enfant de son âge.
- Mais, elle n’est pas comme les autres enfants. Cette maladie…
- Vous êtes en train de l’étouffer. De nous étouffer.
- …
- … *soupire* ma mie… Vous ne pouvez pas la retenir prisonnière ainsi. Nous devons… prendre sur nous.
- …

Je n’entendis plus rien pendant quelques minutes.

- Nous allons trouver. Gardez espoir.

Malheureusement, Sofia nous avait quittés moins de deux ans plus tard. La maladie l’avait eu. Ce drame nous marqua tous d’une certaine façon. Mais pour Vito et Nikolas, ce fut la fin d’un temps béni. Je ne revis plus jamais cette légèreté dans leurs regards. Mon frère s’osa à les encourager à refaire un enfant. Il ne le fit qu’une fois tant la réaction de Nik’ fut virulente. Je crois que c’est aussi ce qui les relie ces deux-là, le souvenir du petit ange.


Sa fille aurait dû entrer dans sa trentaine cette année... il y avait des anniversaires douloureux, préférable même d'être oublié. Peindre, aide aussi à cela, passer la douleur à travers l'art. Ses tableaux sont redevenus lumineux.


Au printemps 2016 le Duc avait terminé sa dernière collection de tableaux et gravures. J’avais donc contacté un vieil ami de Paris pour obtenir une place dans l’une des galeries de La Rive Gauche. Paris était encore l’une des meilleures vitrines européennes pour tout ce qui concernait l’Art. Ce séjour en France nous donna l’opportunité de revoir d’anciennes connaissances. J’en profitais également pour aller voir les déléguées de l’Ordre. Mais aussi pour prendre un peu de temps sans Vito, dont la dernière incartade conjugale m’avait souverainement agacée. Lui et moi allions vieillissants et nos habitudes finissaient sans doute par me lasser.

Le soir du vernissage, je m’étais mise en colère, en le voyant arriver en retard. La dispute n’avait pas eu le temps de se faire tant je le pressai de se préparer. Il aurait été de mauvais goût d’arriver après les invités. Le trajet en voiture avait été particulièrement froid. C’est donc sans regret que je le laissais aller faire la cour à ses admirateurs. J’observais toutes ces trentenaires âpretés et leurs œillades. Je pouvais sentir l’électricité passer entre elle et le Duc.

J’approchais finalement de lui en milieu de soirée, et lui caressais le bras pour capter son attention. Il se retourna, le sourire aux lèvres. Je sus qu’il allait s’innocenter sans le moindre remord, ce qui ne fit qu’exciter mon humeur.


- La soirée est bonne. Nous venons d’avoir une troisième commande, de cette charmante avocate, là-bas.
- Lui donnerez-vous le tableau, avant ou après votre foutre ?

Je me retenais de crier. Mais je n’avais pas besoin de le faire pour qu’il voit que son comportement m’exécrait.

- … Que se passe-t-il encore ?

« Encore »… Il ne du qu’à mon savoir vivre la retenue dont je le graciais une fois « encore ».

- La presse est ici.
- Oui, je le sais.
- Cessez de jouer avec cette fille. Vous avez presque deux fois son âge.

L’incriminée n’avait même pas la trentaine, une gamine pour ainsi dire. Je comprenais.

- Nikolas, ne me gâchez pas la fête…
- Gâcher la fête… et ma réputation y songez-vous ? Je vais passer pour la risée de Paris.

Il riait. Il riait comme un beau diable, si indifférent à mes émotions.

- Vous êtes jalouse comme une vieille pie. La moquerie était facile pour lui. Il n’était pas celui qui était bafoué. Mais avant que je puisse lui rendre la monnaie de sa pièce, il avait fait l’un de ses tours. La main sur ma taille, il m’avait fermement attirée contre lui avant de plaquer sa bouche sur la mienne. Cela apaisera-t-il vos inquiétudes, ma mie ?

Le geste m’échappa, ma main claqua sur sa joue, sonore, et je l’espérais brûlante. J’entendis les gens murmurer autour de nous. Qu’importe, il m’avait poussée à bout. Ce serait pour toutes les autres fois où je n’avais rien fait. J’appréciais d’ailleurs de voir sa stupeur et sa vexation.

- Ne rentrez que si vous êtes sobre et repentant. Pour ma part, je le laissais avec ses perruches parisiennes.


Que ce soit avec le pinceau ou avec ses mains pour toucher le corps avec plus de précision, pas pour le plaisir, mais pour le travail, tout était minutieux, mais doux. Un travail de longue haleine, qu'il aime particulièrement. Jusqu'à se faire déranger...


Etre au service de gens comme madame et monsieur Lampeduza est un honneur, bien entendu. Je ne suis pas ici pour vous donner leur petit secret, ce n’est pas mon genre et c’est aussi pour ma discrétion que madame me fait confiance. Pendant la guerre, elle a pu compter sur moi. J'ai servi d'intermédiaire entre eux et Dryer pendant tout son déroulé. J'étais parfois dans la même pièce que les généraux responsables de la destruction de ma race. Mais, je n'ai jamais trahi. Quel homme trahi ses protecteurs ? Dans quelques jours, le monde entier célébrera l'armistice. Je me demande pourquoi madame s'en trouve si contrariée et pourquoi elle a soudain décrété notre départ pour l'Amérique.

Le Duc n’est pas le plus enthousiaste à quitter le pays.


- Les affaires sont prêtes, monsieur.

Le déranger en plein travail, pourrait me valoir une bonne réprimande, mais j'obéis d'abord aux ordres de madame.


- Dites à mon épouse que je suis occupé…

Evitant de regarder la jeune femme nue qui se trouvait sur un fauteuil, jeune femme qui lui servait de modèle bien évidement, aller savoir s'il avait déjà consommé ou non. Dans le doute, je serai du genre à dire que ce n'était pas encore fait. La Duchesse dans les parages, il évite ce genre de risque.

- Madame me charge déjà de vous dire que vous devez être prêt dans deux heures, monsieur.
- Nikolas est parfois bien empressée... comme si notre venue aux Etats-Unis allait changer le court des choses... grommelant dans sa barbe, alors qu'il essuit un pinceau sur sa chemise déjà bien tâchée de peinture. Son regard se redresse sur moi. Il est noir et assez determiné, mais il sait que quand sa dame décide de quelque chose, il ne peut guère aller à l'encontre de ses décisions. Merci Maurice.

Aucunement besoin de plus, pour savoir que le Duc serait prêt à partir à l'heure dite. Je n'avais plus qu'à le laisser terminer son tableau en paix et terminer les derniers préparatifs. A pas feutrés, je quittais la pièce, refermant les portes sur l'atelier, sans plus attendre.


Et maintenant que nous sommes en Amérique, Nikolas espère pouvoir me faire gagner quelques années de plus, voir l'éternité. Si l'idée peut-être intéressante sur le papier, je ne sais si tout cela finira bien. Viktor Lannister est un Frankenstein, il teste et je suis un cobaye. Elle ne le sait pas, mais je lui ai demandé de ne pas s'acharner si tout cela terminait mal.

Il y a des choses qu'il vaut mieux laisser à la nature.

Je n'aime pas la laisser seule sur ce continent, nous avons des ennemis, puissants. Benedict est peut-être le nouveau leader des Ombres, il ne semble pas savoir repérer les traîtres dans ses propres rangs... Sveda est peut-être mise hors d'état de nuire, mais il n'y a pas qu'elle. Mon épouse seule... cette idée m'inquiète plus que je ne veux le lui montrer, mais que puis-je faire? Elle n'est pas du genre à lâcher si facilement.

Plus vite je partirai à Castral Roc et plus vite, j'en reviendrai. Enfin... je l'espère.


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Dernière édition par Beleth le Mar 09 Fév 2016, 22:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Beleth Mar 09 Fév 2016, 22:23

Bienvenue, Mr. La Belette! :hys:

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MessageSujet: Re: Beleth Mar 09 Fév 2016, 22:51

J'entends le loup, le renard et la belette ... :akhad: Welcome !
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MessageSujet: Re: Beleth Mer 10 Fév 2016, 00:04

Bienvenue, très cher. Very Happy

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Thème: Violences and Variations - Bear McCreary

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MessageSujet: Re: Beleth Mer 10 Fév 2016, 00:29

Nikolas a écrit:
Mon doux ami, vous voilà enfin, j'ai crains de me languir de vous. J'ai plusieurs choses à voir avec vous. Faites vite.

[Heureuse de le voir arriver ! Smile ]

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MessageSujet: Re: Beleth Mer 10 Fév 2016, 14:17

Re-bienvenue Comte :mimi: Au plaisir de vous croiser, même si Persona et Wairua sont étonnamment moins enthousiastes /o/

Riley a écrit:
J'entends le loup, le renard et la belette ... :akhad: !

(Je vous déteste, je l'ai en tête depuis ce matin Razz)
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MessageSujet: Re: Beleth Mer 10 Fév 2016, 14:20

Bienvenue, M. le comte !

J'ai pensé à la chanson aussi, mais j'ai le bon goût, MOI, de ne pas la mettre dans la tête des gens. :akhad:

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MessageSujet: Re: Beleth Jeu 11 Fév 2016, 20:36

Une fiche fouillée, travaillée ! C'est tout bon !
A vous les femmes, Duc !

La fiche est validée.

Tu peux désormais réserver ton avatar et lister tes capacités. Si tu as besoin de quoique ce soit, ou des questions à poser, n'hésite pas à passer par ici.

On te conseille ardemment de jeter un œil à ce topic, afin de voir qui est libre pour jouer, ou faire tes propres demandes. Des scenarii sont également proposés aux joueurs. Je te conseille de poster une fiche de liens pour t'intégrer au mieux ; les référencements de sujets, eux, sont par .

Voici un récapitulatif de tous les liens utiles du forum, et de tout ce que tu peux faire, pour t'intégrer au mieux.

Il ne me reste plus qu'à te souhaiter officiellement la bienvenue et surtout, un excellent jeu. Smile

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Dons : Charme surnaturel, télépathe

MessageSujet: Re: Beleth Jeu 11 Fév 2016, 23:50

Merci à tous de votre accueil... festif.
Ma dame: Je serai bien rapidement à vos côtés.
Dastan et Théron: Duc messieurs, pas comte. Wink
Belle Hélianthème c'est un plaisir d'avoir droit à votre validation.

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Identité : Rose Fields
Dons : Rapidité, agilité, insensibilité aux drogues

MessageSujet: Re: Beleth Ven 12 Fév 2016, 12:59

Oh my god, mon peintre préféré !!!! Je suis une fan m'sieur *-*

Bienvenue Wink

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Beleth Lun 15 Fév 2016, 14:10

Le mari de la vieille, XD Bienvenue par ici, l'ami ! :hys:

On devrait te filer une médaille... Supporter The Assistant, tous les jours... Ça, c'est un pouvoir mutant hors normes ! What a Face

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"If I speak, I am condemned. If I stay silent, I am damned!
Who am I? Who am I? I am Arlathan!"

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