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“L’humour est comme le café : meilleur très noir.”

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Date d'inscription : 20/01/2016
Identité : Dorian Smith
Dons : Assimilation et possession de corps/matière

MessageSujet: “L’humour est comme le café : meilleur très noir.” Mer 10 Fév 2016, 16:20

Dorian regarda sa Bentley noire s’éloigner, avec à son bord Robert Donovan, le directeur de la NSA. L’homme, sans famille, sans relations en dehors du milieu professionnel, serait simplement déposé chez lui, où il dînerait avant d’aller se coucher. Le lendemain, il irait travailler, comme tous les jours, sans se rendre compte qu’il passait une partie de la semaine sans réellement contrôler ses propres gestes. Le léger sourire satisfait de Théron s’effaça tandis qu’il pivotait pour admirer la devanture de « Chez Reggie ». L’établissement avait ce côté désuet, vieillot, qui plaisait à tous les nostalgiques d’une époque passée. Les années cinquante avaient eu leur charme, et il était bon parfois d’y refaire un saut, même quelques instants, même si c’était artificiel. Sauf qu’ici, il y avait une sorte d’authenticité dans l’atmosphère. Dorian jeta un œil à sa montre : dix-neuf heures et sept minutes. Il poussa la porte, non sans forcer un peu.

À l’intérieur, le jukebox diffusait Rock around the clock, un grand classique. Saluant une serveuse d’un signe de tête, il constata avec une certaine ironie qu’il était sans doute le mieux habillé des clients présents. Son éternel costume noir relevé d’une cravate rouge et sa canne tranchaient avec les tenues plus décontractées. S’il était venu tester le diner, c’était parce que l’endroit était à la mode. Non qu’il soit un fervent fashionista, mais Théron savait qu’on pouvait toujours faire quelques rencontres intéressantes dans les lieux qui avaient la côte. Il s’approcha du comptoir, où se trouvait une dernière place disponible, et prit place sur le haut tabouret.

Vous êtes bien classe, monseigneur ! Attention à pas vous tacher ! lui lança son voisin, un homme avec surplus de gras, à peine contenu dans une salopette à la propreté douteuse.
Trop tard, je viens d’être aspergé de bêtise, rétorqua Dorian, en s’accoudant, sans adresser un seul regard à l’importun, qui demeura coi. Un grand café, je vous prie.

La serveuse lui sourit avant de s’occuper de la commande. Le gros homme insista :

Vous dîtes que je suis bête, c’est ça ?
Tout espoir ne semble pas perdu, il est des subtilités que vous savez saisir, répondit Théron, son attention portée sur le café qui coulait dans son futur mug.

La nouvelle remarque mit plus de temps à faire son chemin dans l’esprit plutôt lent de la salopette. Heureusement, avant qu’une répartie sûrement aussi intelligente que les précédentes n’ait pu être formulée, la serveuse posa la tasse devant l’Externel.

Voici, monsieur, dit-elle, puis elle se tourna vers l’habitué gênant. Marty, tais-toi. Si tu as terminé, tu devrais rentrer. Debbie va s’inquiéter.

Smith la remercia d’un clin d’œil, alors que la musique changeait, pour une chanson plus calme, You, you, you. Le dénommé Marty plissa le nez, se gratta la tête, puis paya, avant de se lever avec un grognement.

Argh, les gens, parfois… Faut se décoincer, monseigneur, lâcha-t-il, provoquant une réaction inattendue de Théron.

Ce dernier fit tourner sa chaise haute pour regarder droit dans les yeux le gros qui insistait. La peau de son visage se gondola brièvement, dans une sorte de lueur verdâtre. Intérieurement, l’Externel faisait tout son possible pour contrôler sa transformation. Heureusement, il n’était pas suffisamment énervé pour se métamorphoser, là, au milieu du diner. Marty parut soudain effrayé. Sans ajouter un mot, il tourna les talons et quitta les lieux, non sans avoir lutté quelques secondes avec la porte. Retrouvant son petit sourire, Théron reprit sa position initiale et goûta le café. Pas mauvais du tout. Et comme c’était du café américain, il n’était pas assez concentré pour avoir un quelconque effet sur la nuit à venir. Dehors, John Hicks, le garde du corps de Dorian Smith, resté en observation, regarda détaler Marty, qu’on ne reprendrait sans doute plus à se montrer lourd avec qui que ce soit.

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MessageSujet: Re: “L’humour est comme le café : meilleur très noir.” Jeu 11 Fév 2016, 22:08




« Darker than a moonless night. »
Je n’étais là que depuis quelques heures, mais la table du diner commençait déjà furieusement à ressembler à mon bureau. Il y avait plusieurs bouquins qui s’étalaient un peu partout, des carnets de notes avec mes projets ou avancés de projets scientifiques, ainsi que plusieurs piles de travaux d’étudiants que j’avais à corriger. J’avais apporté tout ce joyeux bazar en sortant de ma journée de cours à l’université, venant continuer mon travail dans ce cadre où j’avais rapidement pris mes habitudes. Après avoir salué Delight et échangé quelques mots, je l’avais laissé à son service pour me concentrer sur ce que j’avais à faire, m’installant à ma table habituelle dans le fond de l’établissement.

Le tout accompagné d’une cafetière de café italien, une nouvelle fois plus par habitude ou par goût que par réel besoin. Mes nuits étaient courtes, et mes recherches trop prenantes pour que je m’embarrasse à dormir plus que le strict nécessaire. Je ne m’embarrassai donc pas de savoir si mon sommeil allait être troublé par un quelconque breuvage, et mon habitude du vrai café m’avait toujours poussé à éviter ce jus de chaussette que les américains osaient appeler du même nom. Enfin, je n’allais pas me plaindre de ce qui n’était finalement qu’une différence de culture, j’étais après tout depuis longtemps loin de ce genre de comportements.

L’après-midi avait sans doute filé sans que je m’en aperçoive, et la nuit était gentiment tombée à travers les vitres du diner. Aussi étrange que cela puisse paraître, j’appréciais travailler dans cet endroit, malgré l’animation, la musique et le passage des différents clients. La présence de Delight n’y était sans doute pas étrangère, ainsi que la possibilité d’un bon café –parfois difficilement trouvable dans les autres établissements, hélas. Je restais tranquillement dans mon coin à travailler, oubliant le reste de la clientèle.

Enfin, jusqu’à l’arrivée difficile à rater d’un homme beaucoup plus élégant que la moyenne, accompagné d’un gorille. Plus que cet étrange duo, j’étais surtout intrigué par l’impression d’avoir déjà croisé cette personne. En même temps, j’avais rencontrés beaucoup de personnes depuis mon arrivée à New-York, et je ne parlais même pas d’avant. Des gens qui avaient croisés mon chemin dans d’autres vies, pour de courts instants ou pour plusieurs années. Difficile donc de parfois remettre un nom et une situation à un visage.

J’écoutais d’une oreille la discussion du nouvel arrivant avec Marty, un autre habitué auquel je n’avais jamais eu besoin d’adresser la parole pour le cerner parfaitement. Pas que cela m’intéresse particulièrement, pas au point de me tirer de mon travail du moins. Mais j’étais toujours quelque peu intrigué par cet homme. Toutefois, mon attention fut davantage attirée par l’événement qui suivit, et qui fit finalement fuir ce cher Marty. Fronçant légèrement les sourcils, je daignais enfin lever le regard de la copie sur la guerre des Boers que j’étais en train de corriger pour voir l’homme grassouillet détaler. Je n’avais peut-être pas un excellent point de vue depuis ma table, mais le visage de son interlocuteur avait eu un effet des plus marquants, semblerait-il.

Abandonnant ma table, je pris la cafetière et m’approchai du comptoir et de l’homme, alors que le juke-box était passé à un autre morceau. Je demandai poliment à ce que l’on me serve à nouveau de café, et, tout en fixant un point devant moi, déclarai d’une voix plate à l’intention de l’homme en costard :

"A quoi bon cela sert-il d’informer l’idiot qu’il en est un ? Cela ne le rendra pas plus intelligent, sans parler du grabuge inutile. Et même si cela vous amuse, j’aimerais éviter que cela se passe dans l’établissement où je me trouve." Je me tournai finalement vers l’homme et ajoutai, toujours sur un ton neutre : "Nous nous sommes déjà croisés, il me semble ? Votre visage ne m’est pas inconnu…"

Je fronçais vaguement les sourcils, comme pour essayer de me rappeler. Sans en avoir vraiment l’énergie.
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MessageSujet: Re: “L’humour est comme le café : meilleur très noir.” Ven 12 Fév 2016, 16:04

Théron, enfin débarrassé de son voisin qui l’avait achalé, se concentra sur son café. À la réflexion, peut-être le breuvage n’était-il pas assez noir. Il repoussa donc le mug distraitement, avant de sortir son smartphone. Aucune nouvelle, rien à signaler. Quelque peu déçu, il remit l’appareil dans sa poche, juste avant d’entendre, sur sa gauche, une voix qui paraissait s’adresser à lui, sans que l’intention ne le signale pour autant, comme si le nouvel arrivant, comblant la place laissée vacante par Marty, n’avait pas jugé utile de tourner la tête pour rendre la direction de ses paroles claires, bien qu’il fût assez évident qu’une forme de reproche était faite à l’encontre de Dorian. Ce dernier n’eut aucune réaction, jusqu’à ce qu’il perçoive du coin de l’œil que son interlocuteur avait enfin décidé de lui parler directement. C’est alors, seulement, qu’il daigna faire de même.

Ce visage ne lui était non plus pas inconnu. Le regard de Théron, après avoir brièvement détaillé la figure qui lui faisait face, se posa sur la cafetière qu’on venait de remplir d’un café bien plus intéressant en termes d’arôme et de teinte que celui servi un peu plus tôt. Comme quoi on pouvait obtenir ce qu’on souhaitait, ici, contrairement à beaucoup d’autres établissements. Commander un café serré ailleurs équivalait pour beaucoup d’employés desdits établissements à demander un aller-retour pour la lune, en première classe, avec toilettes privatives. Avant de répondre à l’interrogation, il fit signe à la demoiselle qui faisait le service :

Mettez-moi le même, je vous prie.

Puis il pivota légèrement, suffisamment pour avoir un aperçu de la table qu’avait laissé le professeur, table qu’il avait transformée en annexe de son propre bureau, semblait-il. Puis il reprit :

L’idiot, qu’il sache ou non qu’il l’est, le restera quoi qu’il arrive. Pardonnez-moi si j’ai dérangé votre tranquillité, j’ignorais qu’elle était incompatible avec la mienne.

Tandis que la serveuse s’en retournait s’occuper des autres clients, après avoir changé la concentration du café de Théron, celui-ci poursuivit :

Mais que voulez-vous, le jeu donne un peu de piment à la vie, même s’il se fait au dépens des moins bien lotis intellectuellement. Ou génétiquement.

Il tira d’une poche intérieure de sa veste une carte de visite, où étaient simplement inscrits ses prénom et nom : Dorian Smith, et qu’il posa sur le comptoir.

Il ne fait pas l’ombre d’un doute que nous nous sommes déjà croisés, professeur Wintertowne, glissa-t-il, à voix basse.

Il s’était rappelé le nom, vaguement entendu lorsqu’ils s’étaient croisés pour la première fois. De vagues recherches par la suite lui avait fait apprendre que l’homme enseignait l’histoire à l’université. Les autres informations rassemblées par le biais de la NSA étaient classées confidentielles. Théron n’avait pas encore placé Wairua sur sa liste personnelle de Mutants à éliminer. Pas encore. Et tant qu’il faisait encore officiellement partie des Ombres, malgré le fait qu’il était moins actif, moins présent, il avait le temps de voir venir. Vint ensuite un instant un peu gênant, que personne n’aurait pu prévoir. Une femme d’un certain âge, au moins soixante-quinze ans, assise tout prêt, se leva avec difficulté pour venir s'adresser directement à lui :

Excusez-moi, jeune homme, vous me semblez bien sous tous rapports. J’ai grand besoin d’aller dans la… salle du trône, si vous me suivez. Puis-je vous demander de m’accompagner ?

La requête, saugrenue, prit Dorian de court. Au point que son hésitation sur la marche à suivre le fit se tendre légèrement. Il extirpa un mouchoir de sa poche et se tamponna le front : transpirer en public ne lui arrivait jamais, et que cela se voie était particulièrement humiliant. Sans un mot, il se mit sur pieds, puis tendit le bras à la vieille dame.

Je reviens, dit-il à l’adresse de Wairua. Je vous retrouve à votre table.

La charité, c’était une faiblesse, car elle faisait s’abaisser les forts au niveau des faibles. La faiblesse, heureusement, n’était pas contagieuse, à moins d’un contact prolongé. Tâchant de rester digne, il accompagna la personne âgée jusqu’à destination, avant de rester devant la porte. Il se prit, alors qu’il occupait son esprit avec des sujets plus graves et plus intéressants, à faire les cent pas dans le petit vestibule. Inconsciemment, le boustrophédon eut sa préférence quant au sens de la marche. Lui qui avait vécu longtemps, assisté à des combats épiques, des réunions au sommet… même la résurrection d’Ascheriit, par le sacrifice de Köinzell et Big Tuna, un moment fort pour la renaissance des Ombres ! Voilà qu’il était en train d’attendre qu’une ancêtre ait terminé sa petite affaire…

Vous êtes bien aimable, merci beaucoup, jeune homme ! fit la vieille, quand il l’eut laissée à sa place.

Attrapant son mug au passage, il se dirigea la table-bureau-bazar de Wairua, tout en chantonnant un air bien connu des amoureux de la chanson française.

En sacrifiant, c’est navrant… Je m’en accuse à présent…

La suite fut à peine marmonnée, alors qu’il se glissait face au professeur. Sa contenance de nouveau intacte, il fit comme si de rien n’était.

Me remettez-vous, à présent, demanda-t-il.

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