XMH : The After Years
 
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Le regine del futuro

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MessageSujet: Le regine del futuro Mar 16 Fév 2016, 23:03

Le regine del futuro




Règlement d'entrée:
 



Un soir de février le 15 de l’an 2028. La nuit est tombée depuis prés de trois heures. Il fait nuit noire. La lune est gibbeuse décroissante. Une fois que vous êtes loin de New York quelques étoiles se faufilent à travers des nuages, presque transparents. Il bruine depuis un bon quart d’heure, lorsque la neuvième heure du soir débute son tic-tac.
La propriété qui s’étend devant vous n’a pas de limite à l’œil nu. Vous devinez plus loin la forme de deux bâtiments rectangulaires. Le premier est un chenil dans lequel dort une meute d’une douzaine de chiens de chasse. Le second héberge les écuries de la maisonnée. Deux chevaux y passent la nuit. Une splendide villa se dresse fièrement au pied d’une cour pleine de gravillons. Sa forme architecturale s’apparente au courant moderne des années 2000. L’espace est dégagé, à l’exception du flanc ouest où sont entreposés les véhicules des convives. Il y en a sûrement déjà une demie douzaine de garées les unes à côté des autres.
Seul le rez-de-chaussée de la demeure, et l’allée qui y mène, sont illuminés. Une lumière électrique qui tire plus du jaune chaud que du blanc neutre. Néanmoins, ils vous est possible de distinguer un sous-sol et un étage supérieur, grâce aux reflets. A l’est une petite dépendance abrite le matériel pour s’occuper de la terre, et de la chasse.
Vous pénétrez dans un hall spacieux et lumineux au sol dallé de marbre clair. Une jeune femme s se charge de vous prendre vos effets superflus. Comme tout les membres du personnel ce soir, elle se distingue par un code vestimentaire très simple, un vêtement noir et un tilak d’inspiration indienne. Un point doré, positionné au centre du front de la femme, indique l’appartenance au Service.
Une autre vous attend sur votre droite. Elle a avec elle la liste des invités. Elle ne vous demandera pas votre nom, car un trombinoscope lui permet de vous reconnaître, sans avoir à le faire. Cette jeune femme en profitera pour récupérer deux documents. Le premier est ce contrat qui vous a été envoyé. Le second est donc le questionnaire concernant vos habitudes alimentaires.
Ensuite, il est temps d’entrer dans la première pièce habitée. Sachez que dès cet instant, vous avez à votre disposition trois salons, alignés les uns à la suite des autres. Ils sont tous les trois grands, bien éclairés, avec sofas, fauteuils et autre repose séant à votre disposition. Un piano de très belle facture se trouve dans le salon central.
Le dernier de ces salons ouvre d’ailleurs sur un beau jardin. Un léger parfum musqué flotte dans l'atmosphère. La chaleur est agréable. L'aspect causi de ces pièces, vous fera probablement songer aux gravures, qui représentent ces salons littéraires européens de la fin du XIX siècle.
En suivant le bâtiment de l’extérieur vous pouvez retrouver la piscine chauffée. Elle a été préparée. On vous informera que commodités, tout comme chambres de repos sont à votre disposition à tout instant.
D’un point de vu pratique, chaque salon est géré par deux domestiques, ainsi qu’une femme membre de l’Ordre. Un mouvement féministe dont vous entendrez parler plus tard. La représentante se tiendra à votre disposition, tout au long de la nuit, afin de répondre aux éventuelles questions. [Signalez votre envie dans la partie HRP.]
Vous noterez, sans aucun doute, l’absence de personnel et d’invités masculins dans l’assistance. Il n’y en a point. Le Duc et tous les autres hommes de la maisonnée ont déserté pour ce soir.
Autre élément, que vous finirez par prendre en compte, le wifi ne prend pas ici. Vous ne pouvez accéder à votre 5G. Un brouilleur a été installé quelques jours plus tôt afin de contrôler les entrées et sorties des flux d'informations. Dans le même registre, d'un système de vidéo surveillance est actif dans toutes les pièces. Vous êtes observée en permanence et cela sans aucun mystère.
Vous comprendrez bien vite que le souper se présente sous la forme d'un apéro-dînatoir. Le personnel est là pour vous servir en boissons et nourriture. La flûte de champagne, le Côte du Rhône 1988, le jus de kiwis pressé, le verre d'eau gazeuse, tout est là. Le choix est aussi exhaustif concernant les mets proposés à vos palais. Il semble qu'un soin particulier a été fait quant à la présentation de tous ces produits de luxe.
L'ambiance générale se prête donc à la détente et à la conversation. D'ailleurs, l'hôtesse n'est pas encore visible.


music
21h12

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1 : Le Maître du Jeu a toujours raison
2 : Même quand le MJ a tort, il a raison
3 : Si un joueur a raison , la règle 1 s'applique prioritairement .
4 : Le MJ ne peut être corrompu qu'à coup de boîtes de cookies
(et des Granola).

:akhad:
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Identité : Johanna Mimshade
Dons : Aucun

MessageSujet: Re: Le regine del futuro Mer 17 Fév 2016, 09:33

Johanna Mimshade n’éprouvait aucun intérêt pour les pyjamas parties déguisées. Elle dédaignait allègrement la puissance de la femme au-dessus de l’homme et répugnait ce genre de situations gênantes de rejet du masculin à la suprématie du sexe féminin. Mais comme à son habitude, Johanna était une femme souriante, courtoise, bien aisée de faire honneur à l’invitation de La Lampeduza en tant que dirigeante de MIC.

A défaut de connaître à l’avance la présence de l’Ordre, Johanna aurait sûrement décliner l’invitation. Même si elle ne connaissait pas la définition exacte (et la présence) de ce genre de regroupement, ni les termes distincts, il fallait espérer que ces femmes désireuses de supériorité féminine aient quelques accroches valables. Après tout, les féministes avaient le ridicule de l’excès au même titre que les conservateurs machistes.
Johanna estimait que l’homme comme la femme étaient des compléments, en aucun cas l’un ou l’autre ne pouvait ni ne devaient être supérieurs. La complémentarité était la clé. Les systèmes patriarcaux ne valaient guère mieux que les sociétés matriarcales, l’un comme l’autre avait ses défauts et les partisans d’un concept ou d’un autre n’avaient pour visuel que la fausseté de ses arguments ou la certitude.

La dirigeante du FME n’allait pas là-bas pour rien, elle rentrait sur le territoire d’un fauve mutant, une aberration de la nature parmi beaucoup d’autres. Mais elle y allait pour faire bonne figure, sa fille avait insisté pour l’accompagner, mais Johanna lui avait rappeler l’importance de ne pas regrouper les œufs dans le même panier quand on allait sur le territoire des lupins. Il fallait que sa famille soit loin pour assurer la continuité des affaires, de toutes les affaires, en cas de problème. Car oui, la confiance n’était clairement pas de mise dans la situation.

Johanna avait mis peu de temps à choisir sa tenue, préférant le tailleur de grand couturier simple, sobre et élégant à la robe qui finirait par lui cisailler les chairs. Femme de son âge réaliste, elle avait opté aussi pour des sous-vêtement gainant, mais confortables, car il ne fallait pas se leurrer, même si sa forme physique et son apparence n’étaient pas dégueulasses, elle avait le poids des années. Les strings n’étaient clairement plus sa lingerie à son âge, ni les petites choses fantasques. Bien entendue, elle avait un goût prononcé pour les belles choses comme n’importe quelle dame, mais elle n’en faisait plus autant excès que dans sa jeunesse. Elle était arrivée à un point où l’adulte sait que sa seule présence séduit l’autre et que la réalité n’était pas ce qui était lu dans les romans ou les films.
En vieillissant on acceptait clairement les changements de la sorte. Et on prévoyait son corps à supporter les soirées. La seule chose qui pouvait prétendre à un peu d’inconfort-en ignorant son exosquelette- était ses élégants talons hauts, connotation féminine de la supériorité et de la domination au même titre que les hommes et leurs cigares. Elle avait opté pour une paire assez haute mais sans que cela ne devienne vulgaire, à la semelle rouge carmin, une paire qui aurait probablement nourri plusieurs milliers de petits africains dans le besoin.

Comme elle n’avait au final opté que pour une sélection maigre de bijou, son alliance en or blanc designé par un ami créateur aurait pu être son seul choix en fait ce soir là, elle avait concédé à mettre autour de son cou, un collier fin orné d’un magnifique solitaire. Pour une question de confort encore une fois, elle n’avait pas choisi les lentilles de contact mais une paire de lunette du même créateur que sa tenue, qui lui éviterait ainsi d’avoir les yeux qui piquent et ne gonflent comme un lapin albinos atteint de myxomatose.
Pas de boucle d’oreille, qui aurait dégradé l’apparence de la dame par un superflu inutile.

Dans sa voiture qui la conduisait à la soirée, elle réfléchissait en regardant l’extérieur, son minions était près d’elle, il resterait dans la limousine et n’en sortirait qu’en cas de danger, comment pourrait-il savoir ? Johanna pouvait crier très fort et elle avait bien certainement un signal d’alerte caché sur elle, indétectable. Dans la baleine de la gaine, la bague, ou ailleurs…voir même dans le fermoir de sa pochette de soirée. Bien entendu, ignorant les brouilleurs, elle ne pouvait prétendre aux$ fonctionnement de celui-ci, mais Smith saurait se débrouiller sans cela. Elle n’avait pas tant investi en lui pour que cela soit inutile.

La voiture s’arrêta devant les entrées convenues, n’ayant pas stipulé si les chauffeurs pouvaient rester garés dans un coin durant le déroulement de la soirée, Johanna estimait que oui. Après tout, si elle devait partir rapidement parce qu’elle se sentait mal ou autre, il fallait bien qu’elle ait ses habitudes de vieille dame. Si ce n’était point possible et qu’on leur stipulait, le chauffeur attendrait en extérieur de la propriété, Madame Mimshade aimait ses petites habitudes de femmes aisées et préférait cette possibilité.

Johanna était peut-ête dans les premières à se présenter à la demeure de l’invitation et une des premières à se faire fouiller en remettant son contrat de non divulgation. Le téléphone était éteint, n vérifia d’ailleurs son sac. Boite de médicament élégante, poudrier, vaporisateur de parfum, minuscule porte carte, il n’y avait rien de bien méchant dans ses affaires. Ce qui lui offrit l’accès dans un sourire après avoir laissé son manteau fin où il le fallait.

Johanna observa énormément en rajustant ses lunettes, elle souriait et saluait les personnes avec élégance, politesse et discrétion, prenant le plaisir d'un bon verre de vin blanc, elle se ballada un peu, mais comme tous les débuts de soirée, ce n'était pas encore tout à fait ça.

Maintenant elle attendait, Madame Mimshade était quand même curieuse quand à l'avenir proche de cette nuit.


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MessageSujet: Re: Le regine del futuro Mer 17 Fév 2016, 22:02

La voiture qui nous amenait au lieu de gala était pour le moins… animée. Enfin, cela semblait peu étonnant, ayant quatre jeunes filles à son bord. Et dont au moins une s’appelait Charlie. Mais bon, ce n’était pas pour me déplaire. La compagnie de ces dames s’avérait être bien vivante, donnant un air soudainement plus joyeux à la soirée. D’autant que la sœur d’Angie s’avérait être une personne agréable et charmante. Faire la connaissance des deux sœurs avait donc été une bonne surprise, et la perspective de passer ce gala en leur compagnie et celle de Charlie promettait au moins de l’animation.

Et ce, même si le début de toute cette affaire s’était avéré assez périlleux. N’ayant pas vraiment confiance en la capacité de Charlie et d’Angie pour se trouver des tenues appropriées, j’avais finis par m’en charger, leur expliquant le B.A-BA de ce genre d’événements. Et des robes qu’il fallait porter en circonstance. Finalement, le choix avait été fait, et de côté-là, on avait au moins évité la catastrophe vestimentaire. Pour le reste… Eh bien, qui vivra verra, comme le disait le dicton. J’avais pour ma part opté pour une robe aux motifs dorés et bleu nuit, ainsi que des chaussures assorties. Malgré la hauteur de ces dernières, le tout permettait une facilité de mouvements non-négligeable, surtout lorsqu’on était entraînée comme je l’étais. Ne sachant pas à quoi nous attendre, en dehors du fait que j’aurais à chanter au cours de la soirée, mieux valait être prévoyant.

Je restais calme et attentive tout le long du trajet, écoutant et observant mes compagnes de voyage avec un petit sourire amusé. La limousine qui était passée nous chercher ralentit finalement l’allure, et je lançais un regard curieux vers l’extérieur, retrouvant une expression plus sérieuse. L’endroit semblait immense, et on distinguait au moins deux bâtiments. La villa était en elle-même passablement impressionnante, tout comme l’accueil qui nous attendait à l’intérieur. Sortant du véhicule avec les autres demoiselles, je me dirigeais d’un pas assuré vers l’entrée. Une fois dans le hall, je tendis avec un grand sourire les papiers demandés, le contrat dûment signé ainsi que le papier signalant mon régime végétarien. Je pris quelques secondes pour admirer la décoration, ainsi que le personnel –entièrement féminin-, avant de confier les quelques affaires que j’avais amené avec moi. Une tenue plus décontractée ainsi qu’une chemise de nuit et quelques affaires de premières nécessités. Je n’emportai avec moi qu’une pochette, avec un peu de maquillage et un petit carnet.

Puis, j’entrai dans la première pièce où se trouvaient déjà quelques invitées. Je me tournais ensuite vers les trois demoiselles, le sourire en coin.

"Bon les filles, essayez de limiter les bêtises. Au moins, au début de la soirée. Mais amusez-vous bien aussi."

Je voyais déjà une piscine qui ferait certainement le bonheur de certaines. L’endroit était dans tous les cas magnifique, et le contexte de ce gala avait tout pour me plaire, même s’il restait bien mystérieux. Dire que je me sentais comme un poisson dans l’eau dans ce milieu composé uniquement de femmes n’était pas un euphémisme, et cela se ressentait sur mon humeur, sincèrement plus légère. Mais par-dessus tout, je devais admettre être surtout curieuse de ce qui nous attendait ce soir.

L’hôtesse de ce soir n’était cependant pas encore visible. Ne doutant pas qu’elle ferait son apparition en temps et en heure, j’observais rapidement le reste de l’assemblée. Il y aurait bien quelques visages connus, à n’en pas douter. Je repérais d’ors et déjà une femme à la chevelure argentée qui ne me disait rien. Attrapant un verre de champagne, j’allais donc la saluer poliment et avec le sourire.

"Bonsoir madame. Dahlia Anderson, je ne crois pas avoir le plaisir de vous connaître."

Continuant ensuite ma tournée de salutation, je gardais néanmoins toujours un œil sur Charlie, Angie et sa sœur. Même si cette dernière semblait un peu plus responsable, je préférais surveiller les deux autres pour leur éviter des incidents.
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Identité : Gabrielle Kreizler
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MessageSujet: Re: Le regine del futuro Jeu 18 Fév 2016, 22:12

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Décidément, les deux femmes ne pouvaient pas se passer l'une de l'autre, à croire le nombre de fois que Rix venait dans cette villa. Il fallait bien dire que l'invitation l'avait rendue curieuse, finalement, sans apprécier non plus The Assistant, il ne fallait pas pousser, cette femme avait de quoi cultiver un mystère et n'était pas aussi "désagréable" que tous ces culs coincés de son statut. Alors autant voir ce qu'était cette nouvelle soirée. Qui cette fois-ci, serait beaucoup plus classieuse que la dernière qu'elles avaient passée.

Gabrielle l'avait bien compris quand un colis arriva chez elle. Contenant une nouvelle robe, alors qu'elle avait prévu de remettre celle si peu utilisée au gala. Décidément, Nikolas souhaitait vraiment refaire sa garde-robe. Elle se ruinait vraiment pour rien, enfin... l'agent accepta de porter l'habit. Mettant dans un sac à dos toutes les affaires qu'elle avait besoin en plus, elle terminait de passer un pantalon, sous la robe. Oui c'était quelque peu étrange, mais elle avait décidée de faire le voyage en moto, comme toujours et une robe, n'était pas le plus utile pour cela. Oui c'était une hérésie, mais qu'importe.

Arrivée devant le portail, elle monta patte blanche, comme tout le monde et alla garer son engin dans un coin, descendant de moto, elle vira son pantalon, qu'elle rangea dans son sac, puis changea de chaussure, mettant des bottes un peu plus classe que celles qu'elle portait pour venir, puis réajusta la fameuse robe au moins n'avait-elle presque aucun morceau de peau blessée à montrer. Ce qui lui convenait pas mal et après avoir repassé une main dans ses cheveux pour les coiffer, se dirigea vers l'entrée de la villa. Sans plus s'émerveiller que cela sur l'endroit, puisqu'elle le connaissait déjà.

Kreizler tendis, comme les autres invitées présentes, ses affaires, le contrat et le reste. Elle n'avait pas pris son arme de service, pour une fois, n'ayant ainsi pas grand-chose à donner à garder aux domestiques. Même son portable était resté chez elle. Pénétrant le premier salon, elle remarqua vite qu'elle n'était pas la première arrivée, s'approchant d'un des bars, elle demanda directement un scotch. Serait-il aussi bon que celui de Percy? Elle secoua légèrement la tête et remercia d'un sourire celle qui la servait, puis se dirigea vers l'extérieur de la ville, pour se fumer une clope, au calme.

La maîtresse de maison ne semblant pas encore être présente, autant en profiter!

Peu sociable, Rix risquait d'être plus observatrice que de se mêler réellement à la foule. Même si elle trouvera très bien que des femmes décident de se mettre ensemble pour tenter de faire renverser la vapeur concernant ce monde patriarcale casse-ovaire, qui ne méritait que de se prendre une baffe en pleine tronche.

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It's just like all the others it'll go away
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Soft breath, beating heart
As I whisper in your ear
I want to fucking tear you apart"
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MessageSujet: Re: Le regine del futuro Ven 19 Fév 2016, 18:13




Le regine del Futuro

Scenario


-Je savais que t’allait me mettre en retard même avec mon idée !

Je cris cela à Heat alors que je cherche ma petite culotte en quatrième vitesse. Evidemment, quelle idée j’ai eu de lui montrer ma tenue pour savoir si j’étais bien. Je l’ai acheté exprès pour l’invitation que j’ai eu, à laquelle je ne voulais pas aller au départ avant de me faire appâter comme une petite idiote. Je sais bien qu’aller à cette soirée, c’est pas une bonne idée, j’ai le pif pour ça, ou bien je suis super suspicieuse, ce qui est plus probable. Je sais pas forcément être à l’aise en plus, je paris que ça va être hyper guindé ! Heureusement pour moi Tatie Ruz a su pour mon invit et au lieu de lui donner seulement la mienne,j’ai convenu d’aller avec elle. D’un côté, ça rassure Heat, mais je capte pas pourquoi c’est réservée aux Femmes, j’ai pas super envie, j’aurais préféré être accompagnée de mon mari mais bon, si je veux mes infos, j’ai pas bien le choix.

J’ai carrément dû signer un contrat, mais rien ne va m’empêcher en rentrant de tout raconter à mon mari, surtout si y a des trucs drôles ! Je me poilerais dans le lit avec lui, et je pourrais me prendre un peu de whisper parce que pour sûr, j’ai rien pris, je me suis emportée juste mes clopes dans un sac à main si petit, qu’à part un tampon au cas où et ma carte d’identité, y a rien qui rentre !

Je disais donc que je cris sur Heat.

Je cris sur lui parce que bien sûr il a vu ma tenue et il a pas pu se retenir, moi non plus d’ailleurs et j’me suis retrouvée sans petite culotte, mais là, il me la faut, comme ce foutu contrat, Tatie est en train de klaxonner. J’ai proposé d’y aller en voiture, j’ai pas le permis et Heat il aurait sûrement raller de me passer sa caisse, je conduis bien, mais je conduis mieux quand il s’agit de courir avec mes deux pieds, du coup, hop, avec Tatie.
Je lui ai pas encore parlé que j’avais rencontré son frangin, j’ai juste parlé avec Heat à ce sujet et je veux pas trop revenir dessus, mais je sais que je vais devoir. Pas ce soir.

Bref, j’avais sois disant prévu mon coup d’avance et j’ai eu tords, je viens d’à peine de lâcher mon mari et j’entends le klaxon de Ruz’, ma petite culote je sais pas où, je finis de la repasser alors que j’ai toujours mes talons au pieds et je file, non sans revenir très vite embrasser Heat.

-Je te raconterais.

Avant de disparaitre et de grimper dans la voiture avec Rachel, un bisou sur sa joue, je constate qu’elle est pas sapée, un doute m’assaille. Tu vas voir que j’ai pas compris le truc et que ça va pas passer, la robe m’a couté un peu cher dans la boutique où je vais. Elle m’a coûté moins que mes pompes, mais elle, je les aime tellement, elles sont d’enfer, j’ai carrément craqué dessus y a peu et je penses que je vais les mettre souvent. Je commence à papoter avec Rachel dans la voiture, montant le son de la radio pour chanter à tue-tête avec elle. Un vieux groupe des années 2000, autant dire que franchement, on doit se faire remarquer, ou juste moi, mais je m’en fiche, je bouge la tignasse en me déhanchant dans la voiture, sous les regards ahuris des gens dehors. Je suis quand même contente de sortir en soirée avec Ruz. Heureusement que j’ai prévu de m’habiller bien avant pour demander son avis à Richard, sinon, elle m’attendrait encore.

On roule avec d’autre musique que je choisis forcément en faisant défiler les radios, que des trucs entraînant ! Après tout, même si on est qu’entre femmes j’espère qu’on va pouvoir danser. Avec ma chance, je vais me faire draguer par une lesbienne, l’horreur. Je dirais que Tatie est ma meuf, ça m’évitera de me taper les mains baladeuses de la goudoue de service. Je suis pas homophobe (heureusement hein Roxas) mais j’suis pas très fan de me faire tripatouiller, déjà par un autre mec que le mien, alors imaginez par une femme. Berk !

Quand on arrive, je suis un peu scotchée par l’entrée, je me sens petite avec mon mini sac et mon contrat dans la main, du coup, je regarde un peu partout, sauf qu’on passe pas l’entrée…ouai Rachel est pas sapée et il me faut cinq minute pour capter qu’elle doit se changer. Je reste avec elle moi de toutes façons donc je vais suivre. J’espère qu’ils vont lui coller des fringues vachement fifille, que je rigole.





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MessageSujet: Re: Le regine del futuro Ven 19 Fév 2016, 23:24

Si j'avais accepté de me rendre à cette soirée, c'était principalement parce que j'avais été ravie de me voir proposer une telle distraction. Je n'avais pas participé à un tel événement depuis...oh, près d'un demi siècle. J'avais pourtant toujours aimé les festivités, les bals, les galas ; avec leurs robes de toutes les couleurs, la musique, les cocktails et son lot de personnes captivantes. Parler pendant des heures avec des inconnus, peut-être repartie au bras de l'un d'entre eux ou de l'une d'entre elles. Ou, pourquoi pas, un peu des deux. La pensée d'une de nos rencontres animées quelques siècles plus tôt, avec Desire et Axel, me revint brièvement à l'esprit pour faire naître un sourire animé sur mes lèvres. Un sourire qui se fana vite, comme à chaque fois que je songeais à la disparition de Desire. Death dut le sentir, car elle saisit doucement ma main dans la sienne. Ma sœur avait toujours quant cette tristesse particulière m'étreignait le cœur. Peut-être était-ce dû au lien que nous partagions au sein de la Famille. Et puis elle avait toujours été douée pour déchiffrer les émotions des gens. Je hocha brièvement la tête à son attention, formant un merci silencieux sur mes lèvres. Sa présence me faisait beaucoup de bien, et j'étais heureuse de l'avoir enfin retrouvée. Elle m'avait beaucoup manqué ; c'est d'elle que j'avais toujours été la plus proche, et je la considérais autant comme ma grande sœur pleine de sagesse que ma meilleure amie débridée. Elle était arrivée à New York le matin même, et j'avais aussitôt reconnu le bruit tonitruant du moteur de sa vieille harley tandis qu'elle arrivait dans la rue où je tenais mon diner. Elle entretenait amoureusement la même moto depuis un peu plus d'un siècle. Chaque pièce avait dû être changée au moins une fois, et pourtant elle avait l'air si semblable à son état d'origine qu'il ne pouvait s'agir que de la même ; Death disait toujours que sa bécane avait une âme, et il était difficile de ne pas la croire lorsqu'on la voyait rugir sur la route, cheval de légende pour une cavalière qui n'avait jamais affectionné la sévérité que l'on attribuait généralement à ses attributions. Ce soir, elle avait laissé l'engin au bistrot, pour nous rejoindre dans la voiture.

Une voiture des plus animées, remplie de nos discussions et de nos éclats de rire. Entre ma journée de boulot et la préparation pour la soirée, je n'avais pas encore eu beaucoup de temps pour rattraper celui qu'on avait perdu avec Death, mais nous aurions tous le temps pour cela ses prochains jours. Elle resterait en ville, au moins jusqu'à ce que le dernier membre de la Famille nous rejoigne pour une réunion trop attendue. Je me réjouissais de revoir Dream, du moins en chair et os ; il avait déjà visité plusieurs fois mes rêves ces dernières semaines. Quant à Destiny, je ne l'avais revu qu'une fois depuis l'Australie ; notre aîné n'avait jamais partisan des effusions, mais il serait présent également le moment venu. Pour l'heure, j'étais surtout heureuse de voir que Death s'entendait bien avec Charlie et Dahlia. Rien d'étonnant, ceci dit : ma sœur s'entendait très vite avec tout le monde ou presque. Il fallait bien la connaître, comme moi, pour saisir le très bref instant où elle avait jaugé la vie de mortelle qu'il leur restait à vivre. Si le savoir de Death ne concernait que la mort naturelle, et que les accidents ou les maladies pouvaient prendre le pas sans qu'elle ne puisse les prédire, je savais que c'était toujours pour elle un moment difficile que de se voir ainsi forcée de constater la brièveté de la vie. Mais plutôt que de se laisser accabler par ses dons, elle en avait fait une force qui la poussait d'autant plus à croquer la vie à pleine dents. Et qui faisait sans doute d'elle la plus humaine de la curieuse Famille que nous constituions avec nos deux frères. Je n'étais pas étonnée non plus qu'elle se soit instantanément prise d'affection pour Charlie ; difficile de faire autrement. Quand la blonde, une des premières habitées de « Chez Reggie » (son appétit pour les plats sucrés ne cessait d'ailleurs jamais de me surprendre) m'avait demandé si je voulais bien l'engager comme serveuse à temps partiel, j'avais accepté sans me faire prier. J'appréciais beaucoup sa compagnie, son énergie et son enthousiasme communicatif qui apportaient encore plus de vie au diner. Entre Riley et elle -sans oublier Larry et Hernando- je m'étais constituée une petite équipe dont j'étais très contente. Quant à Dahlia, j'apprenais encore à la connaître, mais elle m'était déjà très sympathique. Et fascinant, à la manière d'une énigme soigneusement entretenue. J'avais fait sa connaissance via Charlie, et ses conseils nous avaient été précieux pour dépoussiérer un peu notre sens de la mode. Oui, cela faisait décidément bien longtemps que je ne m'étais pas rendue à un événement aussi mondain...

Et cela faisait plus longtemps encore que je n'avais revu Nikolas Cnossos. La curiosité quant à son invitation était l'autre raison de ma venue ; qu'on soit d'accord avec ou pas, ses plans n'avaient jamais manqué d'intérêt. Et puis nous connaissions depuis bien longtemps, la duchesse et moi. Plus d'une fois, j'avais été attirée à elle et son don fascinant qui me permettait d'étouffer dans l’œuf le cycle infernal auquel j'étais condamnée en supprimant mes capacités mutantes. A plusieurs reprises, j'avais gravité autour d'elle, espérant trouver par là le moyen de briser le cercle vicieux une fois pour toutes. Mais au final, nos idéaux divergents nous avaient toujours divisées, et m'avaient poussé à m'éloigner de manière plus définitive. Mais malgré nos différents, nous avions toujours su rester courtoises et respectueuses l'une envers l'autre ; j'espérais découvrir aujourd'hui que cela n'avait pas changé. Quant à Death, je savais qu'elle ne portait pas particulièrement Nikolas dans son cœur, mais chez elle aussi la curiosité avait été la plus forte. Surtout après que la duchesse ait déniché l'adresse où la joindre, étant donné que ma sœur n'en avait jamais vraiment eue.

Une fois arrivées à la splendide villa, nous présentâmes les documents demandés. Signer un accord m'exhortant à ne rien révéler de ce qui allait se passer pendant notre bref séjour ne m'avait pas dérangée, et Death avait suivi en maugréant néanmoins quant à toutes ces simagrées. Elle qui privilégiait tant sa liberté, elle avait toujours détesté devoir lié son nom à quelque document que ce soit. D'autant que cela faisait depuis toujours ou presque qu'elle ne portait que le nom de Death, ne prenant jamais la peine de se constituer une identité civile ; aussi ce patronyme fut-il celui qu'elle avait griffonné sur le papier. Mais je n'avais aucun doute sur l'importance légitime que lui accorderait Nikolas ; elle avait toujours compris ces choses-là. En terme d'affaires, je n'avais pas emporté grand chose : dans une besace, j'avais rassemblé un pyjama pelucheux, une paire de pantoufles lapins (et une paire de pantoufles écureuils pour Charlie), une brosse à dent et du dentifrice, ainsi que des sous-vêtements de rechange et une tenue plus simple pour le lendemain. Au vu de la confidentialité de la réception, j'avais laissé mon téléphone chez moi, et ne possédait aucun autre appareil à être confisqué. Pour la tenue, j'avais opté pour une robe conseillée par Dahlia, dont l'élégance et la couleur m'avaient beaucoup plu ; je devais bien avouer qu'il m'avait été agréable de me faire belle pour une occasion pareille. Tenue, coiffure, maquillage, j'avais opté pour le grand jeu tout en restant simple, tout bêtement ravie à l'idée de profiter d'une telle distraction. De me sentir, quelque part, normale ; au moins autant qu'il m'était possible l'espace d'une nuit dans le grand monde. J'étais loin de me douter du véritable agenda de notre hôtesse, et n'avait pas vraiment fait attention au fait qu'invitées comme personnel, il n'y avait ici que des femmes. A vrai dire, mon attention avait tout de suite été attirée par la piscine, dont la vue m'arracha un sourire si grand qu'un peu plus, et il m'aurait sans doute coupé le visage en deux. Je cherchai Charlie du regard, et lui indiquai l'eau étincelante d'un signe de tête : « Tu penses à ce que je pense ? »

Sans attendre sa réponse ni voir si elle suivait, je jetai ma besace sur le bord, enlevai mes chaussures...et me jetai à l'eau en poussant un cri de ravissement. Tant pis pour la robe, le maquillage et la coiffure ; quant à mes boucles d'oreilles ou mon bracelet, je n'y songeais même plus, insouciante à l'idée de risquer de les perdre. Enfin, à part ma dignité, mais cela n'avait jamais été quelque chose dont j'avais particulièrement cure. Je remontai à la surface, tout simplement heureuse de profiter d'un pur moment de bonheur un peu fou, aussi bref soit-il. Un peu plus loin, je pus voir ma sœur approcher une blonde à l'air sévère, qui était sortie pour fumer. Elle était élégante dans sa tenue, même si elle avait le maintien de quelqu'un qui ne portait pas ce genre de robe tous les jours.

« Je peux vous demander une cigarette ? » Death, souriante dans sa robe rouge, attendait la réponse. Je me dis que même si ma sœur n'appréciait guère Nikolas, elle devait être heureuse de ne plus voir les gens vieillir en permanence sous ses yeux, même de manière infime. « C'est à vous, la moto parquée dehors ? Bel engin. » Ah, vu les quelques personnes présentes, il ne lui avait pas fallu longtemps pour essayer de deviner à qui appartenait cette moto ; voilà qui avait certainement eu le mérite de piquer sa curiosité. Pour ma part, je me mis à faire la planche, me laissant silencieusement dériver à la surface de l'eau, contemplant le ciel et ses étoiles avec un rare sentiment de paix. Cela ne durerait sans doute pas mais, après tout, la soirée ne faisait que commencer...

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-I am Delight. I am Delirium. I am Despair. I am Destruction. But mostly, I'm tired.-

"I try not to hold on to what is gone, I try to do right what is wrong
I try to keep on keeping on
Yeah I just keep on keeping on

I hear a voice calling
Calling out for me
These shackles I've made in an attempt to be free
Be it for reason, be it for love
I won't take the easy road"



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MessageSujet: Re: Le regine del futuro Sam 20 Fév 2016, 17:04

    Comment décrire la sensation de bonheur et de bien être que procurait au corps un bain de récupération ?Nikiya avait répété toute la journée. Six heures de danse intensive avec un nouveau partenaire. 
    Son compagnon habituel de scène s'était blessé la veille et si, en temps normal, un autre couple de danseurs les auraient remplacé pour le reste des représentation, le NYC ballet n'avait pas vraiment l'intention de faire une croix sur leur nouvelle vedette tout droit arrivée de France qui leur permettait d'afficher "sold out" sur cette nouvelle production. 
    Pour Nikiya, c'était presque repartir de zéro, mais elle avait soif de relever ce défi.
    À sa propre surprise pourtant, cet état de fait n'occupait pas tout son esprit. Et si sa concentration sur les planches était toujours optimale, elle s'était montrée plutôt distraite le reste du temps ni ne s'était attardé après la répétions. A peine changée, elle avait passé un jogging sur son justaucorps, une paire de baskets au pied et avait repris le métro, l'esprit ailleurs. 
    A vrai dire, ses pensées étaient accaparées par la perspective de la soirée à laquelle elle avait été conviée. 
    Car si notre étoile se tenait plus ou moins volontairement à l'écart des potins mondains, la rumeur de cet événement hors du commun n'avait pas échappé à ses oreilles.
    Généralement, elle ne se pliait au jeu des mondanité qu'avec réticence. Elle était, certes, une habituée des galas de l'opéra, mais ne prenait que peu de plaisir à être exhibée comme un bel objet, présenté comme une étoile montante, un talent à ne pas rater. Alors son rôle était de sourire, de remercier modestement les compliments et de faire les yeux doux aux mécènes. Plus jeune, elle s'était pliée à cet exercice pour sa survie au sein du corps de ballet. Elle avait depuis revendiqué son refus de passer pour une potiche et était sortie de ce carcan appliquée à toute. Mais elle savait que seul son don pour la danse lui avait permis un tel comportement. 
    Pour en revenir à ladite soirée qui attendait notre protagoniste, elle ne savait que penser de ces bruits de couloirs. Où s'arrêtait la vérité et où commençait le fantasme de toutes celles qui n'y étaient invitées ? -puisque les mâles en semblaient systématiquement exclus.
    Lotte était rentrée chez elle vers dix sept heures pour se laisser un peu de temps pour se préparer. Elle était de toute façon trop curieuse et -avouons-le, excitée - pour faire des heures supplémentaires. 
    L'invitation, à l'image de la femme qui en était à l'origine, était aussi mystérieuse qu'intrigante. Nikiya ne pouvait que vaguement imaginer ce que serait cette soirée probablement très chic mais également très sélect. Malgré tous les "on dit", elle n'avait pas la moindre idée de quels seraient les invités triés sur le volet mais se réjouissait de rencontrer du beau monde. Elle ne doutait pas du fait que les profils seraient aussi variés qu'intéressants, du moins, c'est se qu'elle espérait. Le soin que l'hôtesse avait porté à garder cette réception confidentielle laissait, comme la rumeur le laissait entendre, entrevoir à la première danseuse, un événement sortant définitivement de l'ordinaire. Alors, l'esprit espiègle de la jeune femme vagabondait vers les délices d'une telle réception, tandis que l'ascenseur de l'immeuble la hissait jusqu'à l'étage où elle louait un luxueux appartement de Manhattan.
    Sous le bras, elle portait deux paquets que lui avait remit le concierge de la résidence à son passage devant la loge. Elle avait sourit intérieurement, regardant les soigneux colis crème et or griffés d'une grande marque française.
    Une fois chez elle, elle avait posé les larges boîtes dans un coin avant d'abandonné un à un ses vêtements à mesure qu'elle traversait le loft lumineux pour rejoindre la salle de bain. Elle fit couler un bain d'eau glacée et y plongea avec délectation. Le contraste était aussi violent que délicieux, tandis que son corps encore chaud de la séance intensive de travail, pénétrait dans l'eau.Elle ferma les yeux, écoutant la musique silencieuse de son corps semblable à une douce symphonie où tout fonctionnait en harmonie.
    Délassée, revigorée, elle était sortie de l'eau comme de son lit, aussi reposée et dispos qu'après une bonne nuit de sommeil. A croire qu'elle n'avait pas passé six heures sur pointes plus tôt dans la journée. Seule preuve, peut-être, ses pieds encore rougis par la dureté des chaussons et la rigueur du travail. Nue, elle s'assit sur son lit, à ses côtés était posé un kit de crèmes, pansements et autres bandages. Se soigner était un rituel indispensable d'autant plus qu'elle devait être parfaite pour ce soir. Elle observa avec satisfaction la repousse d'un ongle arraché quelques jours plus tôt. 
    Une fois chouchouté, crémée sur tout le corps et les cheveux séchés, elle se posa sérieusement la question d'ouvrir les paquets qu'on lui avait fait parvenir. 
    Dans le premier, une paire de stiletto dont la hauteur de talon fit pâlir un instant notre héroïne - passer sa vie sur pointes était, quoi qu'on en dise, autre chose que sur des aiguilles. À l'intérieur du second, et parfaitement accordée au contenu du premier, une robe de soirée tout à fait élégante.
    Lotte ne voulait pas savoir comment son frère avait su pour l'invitation et elle voulait laisser au hasard cette livraison fortuite, qui n'avait rien, elle le savait, d'une coïncidence. 
    Elle se glissa alors dans de jolis sous-vêtement avant de revêtir cette pièce de haute couture, se maquilla avec une discrétion nude et tenta de dompter ses cheveux trop souvent laqués en chignon serré. 
    Mine de rien, elle ne savait pas aussi bien faire que les professionnels qui l'entouraient quotidiennement. Elle était clairement trop maternée de ce côté là. Chaque soir de représentation et ce depuis de très nombreuses années, coiffeurs et maquilleurs s'évertuaient à l'embellir, tandis que des habilleuses l'aidaient à entrer dans des costumes sublimes. Alors forcément...
    Du reste, ce soir son charme naturel pouvait enfin prendre le pas sur une allure trop sophistiquée ou sur-faite. D'un dernier coup d'œil dans le miroir, elle se trouva plutôt joli -ce qui était, dans le doute, déjà ça.
    Elle appela le chauffeur dépêché par la Duchesse, glissa une petite trousse de toilette, un déshabillé et une tenue de rechange dans un tote bag, et pris à la main une petite pochette, laquelle ne contenait que l'extrême nécessaire. 
    Une limousine noire arriva quelques minutes plus tard et Lotte jeta un coup d'œil à l'heure. Sept heure et quart. 
    Une fois dans le véhicule de luxe, la jeune femme souffla un peu. Se laissant conduire, elle ne s'occupa ni du chemin, ni du temps qu'il fallu pour laisser derrière eux la mégalopole. Ici, la campagne dominait le paysage et dans la nuit tombante et humide, se découpa enfin la silhouette imposante une immense demeure et ses dépendances. 
    La voiture s'immobilisa dans la cour de cette résidence moderne et le chauffeur lui ouvrit la porte. Lotte était difficilement impressionnable mais la sensation qui s'installa au creux de son ventre était étrange. Elle se sentait... différente. Non pas intimidé mais elle ne pouvait réellement l'expliquer pour le moment.
    Elle rejoignit, d'un pas élancée, l'entrée où deux jeunes femmes semblaient attendre de pouvoir pénétrer dans la demeure, la première devait visiblement revoir sa tenue, la seconde, attira davantage son attention par la couleur de ses cheveux d'un bleu électrique, que par ses formes généreusement misent en valeur par le cintrage de sa robe.
    Elle salua poliment les deux demoiselles avec un sourire simple et, puisque tout semblait en règle de son côté, elle fut invitée à entrer après remise du contrat et du téléphone portable. 
    L'intérieur de la demeure était splendide. Chaque espace semblait parfaitement pensé pour ses proportions, sa lumière, ses couleurs. La somptuosité des matériaux, le goût de la décoration, le raffinement qui se dégageait du lieu collait à l'image que c'était faite Nikiya des Lampeduza à leur première rencontre. 
    Des invitées aux domestiques, la soirée était bien exclusivement féminine, cependant, madame la Duchesse n'était pas encore visible. D'autres convives en revanche avaient déjà pris leur aises. 
    Lotte, pour sa part ne pouvait que sentir un mal à l'aise grandissant, comme si son corps s'était... "tut (?)". Elle ne laissa pourtant nullement transparaître ce ressentit, elle si bien habituée à cacher derrière le masque de la grâce, l'inconfort et la douleur. 
    Quel ravissement ce fut donc de voir Dahlia en ces lieux. Sa présence eut le don de rassurer notre héroïne. Persona était tout simplement resplendissante et un petit pic de jalousie passa dans le sourire de notre héroïne. L'actrice était en pleine conversation avec une femme d'un âge plus mature, mais très élégante et parfaitement apprétée. Lotte se contenta donc d'un large sourire ravi à la première et d'un petit signe de tête poli à la seconde. 
    Lorsqu'une serveuse passa à sa hauteur, elle s'autorisa une coupe de champagne pour y tremper seulement les lèvres, sentir le goût fruité mais sec et les fines bulles sur son palais. Jetant ensuite un œil sur le salon, la danseuse ne pu que remarquer les fenêtres qui donnaient sur la terrasse. L'une était ouverte et l'on pouvait par delà voir le bleu turquoise d'une piscine d'où s'échappait les vapeurs de l'eau chaude dans la fraîcheur de février et dans laquelle, semblait-il, une femme avait déjà plongé toute habillée. Deux autres, restées sur le bord semblait profiter de ce moment pour fumer une cigarette. L'idée de prendre un peu l'air frais plaisait à Lotte, ne serait-ce que pour reprendre ses esprits et mettre de côté son malaise lié. C'était le moment de sociabiliser. Avec un sourire avenant, notre protagoniste sortie sur la terrasse et vint à la rencontre des fumeuses. 
    -Bonsoir mesdames.
    Son regard amusé tomba ensuite sur la demoiselle faisant trempette. Elle lui sourit chaleureusement, fixant pour une seconde ses courbes charmantes qui se dévoilaient à peine sous les remous et le tissus mouillé, avant de se concentrer sur le duo. Mais son regard fut attirée par une quatrième demoiselle qui avait fait le sage choix de quitter sa robe de soirée avant d'entrer dans la piscine. Demoiselle qui ne lui était d'ailleurs pas inconnue ! La jolie blondinette qui se tortillait hors de sa robe n'était autre que cette petite guide du muséum d'histoire naturelle ! 

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MessageSujet: Re: Le regine del futuro Lun 22 Fév 2016, 01:58


Enfin un peu de distraction. Enfin une invitation digne de son rang. Recevant le courrier de la fameuse Duchesse, la jeune Irlandaise avait souri en inclinant légèrement la tête sur le côté. Avait-elle déjà entendu parler de ces soirées privées réunissant les plus grandes Dames du pays dont la rumeur se répandait dans les salons féminins ? Absolument pas. Avait-elle déjà entendu parler de cette fameuse Duchesse Nikolas Lampeduza ? Non plus. En avait-elle quelque-chose à faire de ces réunions bourgeoises où le luxe et l'argent coulaient à flot ? En aucun cas. Connaissait-elle le véritable but de ces soirées féministes ? Pas le moins du monde. Néanmoins, une invitation demeurait une invitation et la Blonde n'était pas insensible d'être ainsi considérée comme une des plus grandes Dames du pays, bien l'invitation en question ne lui semble bien tardive. En effet, cela n'était un mystère pour personne. Elle était sans aucun doute l'une des plus grandes Dames de New York. Sa fortune, son élégance, son talent, sa fantaisie. Qui pouvait donc douter de sa valeur, malgré ce fâcheux incident lors de la cérémonie d'hommage à Catherine Kent ?

Flattée de cette invitation donc, Gaoth avait disparu de son salon pour réapparaitre dans son dressing, à choisir la robe qu'elle porterait pour la soirée, même si cette dernière était dans plusieurs jours. Son choix s'était portée après de longues heures d'hésitation sur une magnifique robe en satin laissant apparaitre le dos nu. Bien que distinguée, la soirée pouvait être un moyen pour elle de se trouver une jolie jeune bourgeoise à ramener dans son lit à l'issue de cette dernière. Les visites de Miranda commençaient à se faire bien trop rares, alors que son appétit lui, était de plus en plus vivace à mesure du développement de son instabilité psychologique. Une heure plus tard, l'Irlandaise acheva de choisir ses chaussures et ses boucles d'oreilles. Ainsi, elle se déclara satisfaite.

Retournant dans le salon, la jeune femme remarqua qu'elle avait oublié de répondre à ladite invitation. Se munissant d'un papier parfumé, elle rédigea ainsi une réponse de sa plus belle écriture, lâchant quelques mensonges aux passages et s'informant de la qualité des boissons qui seraient servi lors de l'évènement. Une soirée sans alcools raffinés et cocktails était tout simplement inconcevable. Déposant la lettre dans une enveloppe qu'elle cacheta avec de la cire et un tampon représentant un trèfle, l'Irlandaise alla ensuite se renseigner un peu sur la villa Lampeduza où aurait lieu la réception. Passant l'historique ennuyeux de la bâtisse, elle nota la présence d'une piscine et s'imagina déjà faire une bombe dedans afin de se faire remarquer pendant la soirée.

Enfin, pour achever là les préparatifs, elle prit rendez-vous avec son coiffeur et son esthéticienne pour le jour-même de la soirée, afin d'être parfaitement à son avantage. Rien ne devait être laissé au hasard. Une invitation comme celle-ci ne se présentait qu'une seule fois. A ce titre, Gaoth pensa même à peindre un tableau afin de l'offrir à la Duchesse. Nul doute que cette dernière apprécierait l'attention et ferait ainsi davantage l'impasse sur ses fantaisies lors de la soirée. Car il y en aurait, à ne pas en douter...


Le soir venue, Gaoth se retrouva devant son miroir, admirant son reflet. Elle demeura là de longues minutes à pivoter pour observer sa robe sous tous les angles et à vérifier l'excellence de sa coiffure. L'heure du départ approchant, l'Irlandaise descendit dans son salon et alla se promener sur sa terrasse, profitant de l'air frais du début de soirée. De cette dernière, le panorama était unique sur Manhattan. Finalement, la jeune femme descendit de son immeuble une toile à la main et enleva ses talons avant de grimper dans son imposant véhicule.

Gaoth écouta tout le long du trajet une musique particulièrement entrainante qui ne manqua pas de la faire remarquer, cette dernière étant écoutée à un volume sonore peu raisonnable. Ce morceau était le coup de cœur du moment de l'Irlandaise. Arrivant aux abords de la villa, la jeune femme gara tant bien que mal son véhicule en essayant de ne pas écraser une des nombreuses limousines louées pour l'occasion. Soupirant, elle ne manqua pas de souligner la superficialité des acquéreurs de ces véhicules dénués de toute originalité. Parvenant, s'extirper de son engin avec la toile dans une main et ses talons dans l'autre, elle se dirigea ensuite vers l'entrée de la villa en faisant fi des regards braqués sur elle. A peine arrivée, elle tendit la toile à l'employé venant à sa rencontre pour la soulager d'éventuels effets superflues.

« Vous donnerez ça à Madame la Duchesse. C'est un portrait d'elle. Je n'ai rien d'autres sur moi sinon. »

Néanmoins, cette dernière insista pour fouiller l'Irlandaise qui ne manqua pas de lui lancer un regard hautain accompagné d'un sourire malicieux.

« Ainsi, ma parole n'a aucune valeur. Soit. Allez-y. Mais gare où vous mettez les mains jeune fille, car je n'hésiterais pas à vous dévorer toute cru si vos caresses me font trop d'effet. »

L'employé fit particulièrement attention, ce qui ne manqua pas de décevoir l'Irlandaise qui s'éloigna en soupirant.

Aucune fantaisie... c'est navrant...

Arrivée au niveau de la seconde employé, elle sortit du haut de sa robe les fameux documents et lui offrit un sourire de circonstance.

« Où est ce qu'on boit » Demanda-t-elle alors.

Suivant les indications de l'employé qui nota sa présence, Gaoth se rendit dans le premier salon et attrapa deux coupes de champagne au vol, ignorant totalement les Dames huppées qu'elle ne connaissait de toute façon pas. Vidant l'une puis l'autre, elle se dirigea vers la piscine afin d'y aller faire trempette. Malheureusement, elle remarqua qu'une jeune femme y avait déjà élu domicile. Pivotant légèrement, elle remarqua également une dame vêtue d'une robe noire fumer une cigarette et se faire aborder par une autre, au sujet d'une moto. La mécanique ne faisant pas partie de ses sujets favoris, l'Irlandaise rentra à l'intérieur de la villa et exprima ses pensées:

« Quelqu'un a déjà eu l'idée de la piscine... Il faut pourtant que je me fasse remarquer... Oh ! Un piano ! »

Sans perdre un instant, l'Irlandaise alla ouvrir le piano, enleva ses talons et commença à jouer quelques-unes de ses œuvres préférées, notamment celles de Chopin. Elle qui avait passé de longues années à peindre, s'était également découverte quelques facilités concernant la musique. Ainsi, elle débuta par la première Nocturne Opus Neuf du pianiste. Un morceau lent, souffrant de quelques accélérations, mais demeurant tout de même discret.


Achevant son morceau, Gaoth attrapa une nouvelle coupe de champagne au vol qu'elle reposa presque instantanément sur le plateau de la serveuse et se recentra sur le piano, enchainant avec une nouvelle œuvre plus dynamique:


Jouant fort et vite, elle sentit petit à petit les regards de la salle se poser sur elle, ce qui ne manqua pas de la faire sourire.

Décidément, un rien peut impressionner les Dames de la haute.

Enchainant deux autres compositions du même artiste, elle s'arrêta finalement pour reprendre son souffle, satisfaite de son petit effet. Voyant une serveuse passer non loin d'elle, elle lui fit signe :

« Pourriez-vous aller me chercher un Blue Lagoon s'il vous plait ? Parfaitement dosé. Je vous fais confiance. »


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