XMH : The After Years
 
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Gabrielle Kreizler - Rix

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Messages : 469
Date d'inscription : 13/10/2012
Identité : Gabrielle Kreizler
Dons : Connectivité aux esprits psychopathes.

MessageSujet: Gabrielle Kreizler - Rix Sam 13 Oct 2012, 16:13


RIX




♣ Nom  : KREIZLER née LYNE

♣ Prénom : Gabrielle

♣ Age : 42 ans – 17 novembre 1983

♣ Nationalité (origines) : Américaine (Américaine)

♣ Orientation sexuelle : Bi à une époque, s’en est lassée, devenue hétéro.

♣ État civil : Célibataire.

♣ Taille et poids : 1m69 , 60 kilos.

♣ Profession : Profileuse au FBI

♣ Groupe : Neutre

♣ Rang: Classe 1, je serai même tentée de dire Classe 0, vu qu’elle ne maîtrise absolument pas ces pouvoirs. Je les vois même plus comme un talent de médium.

♣ Capacités :
Elle a la capacité de se retrouver dans la tête des tueurs ou de leurs victimes. Ressentant tout ce qu’il se passe lors de la vision, sans aucun contrôle sur ce qu’il se passe, avant que l’esprit occupé ne l’éjecte. Ce ne sont que des flashs, qu’elle ne sait pas faire venir, ils la prennent toujours au dépourvu. Comme si, quand les neurones du tueur se mettent en marche, ils se connectent directement aux siens.
Rajouté à cela une sorte d’odorat spécifique, capable de sentir l’aura des gens. Si certains sont capables de les voir, elle, elle les sent. Tout le monde à une odeur spécifique, qui indique ce qu’il est réellement et c’est, souvent, bien loin d’être agréable à sentir.
Œil de lynx, rien ne lui échappe quand elle vient sur une scène de crime, mais il lui faut du temps ensuite, pour retrouver l’indice qui pourra les aider à aller plus loin.

♣ Ambition : Mettre la main sur son Némésis et faire arrêter ces visions incessantes.

♣ Aversion : Ses visions.

Code by Anarchy




Le personnage



Quand on la croise pour la première fois, la tendance de beaucoup serait de penser que cette femme, de taille moyenne, assez svelte, n’a pas l’air des plus commodes, ou que l’air un peu nostalgique qui flotte parfois sur ses traits, ne donne pas envie de l’approcher. Ils n’auraient pas tout à fait tord. C’est son regard sombre, bien souvent froid qui retient l’inconnu dans la rue de venir lui adresser la parole.

Les cheveux souvent coupé à mi-longueur, passe du châtain très clair au brun foncé, elle porte des habits pour le moins sobre. Elle quitte rarement son blouson en cuir et son keffieh, sous lequel pull ou t-shirt sont portés. Jeans et botte de biker termine son style vestimentaire. Il y a bien des fois où elle doit faire l’effort de s’habiller avec un peu plus de classe, notamment quand elle se rend au bureau du FBI ou elle accepte de porter un tailleur, toujours un pantalon, avec veston et chemise blanche.

Elle montre rarement sa peau, elle ne veut pas qu’on puisse découvrir les marques de brûlure qui marque tout le côté droit de son corps. Toute un pan de peau à du subir une reconstitution chirurgicale, le feu l’a brûlé jusqu’au bas de la mâchoire (mais à ce niveau, il faut imaginé un chien qui vous lèche et laisse un filet de bave sur la peau, ça a peu près la même forme, ce n’est pas des plus visibles), prenant sur une partie du ventre, des seins, du dos, jusqu’au pied. Rien de très beau à voir, même si tout c’est bien remis. Sur le bras gauche, elle s’est fait tatouée un serpent qui s’enroule autour du biceps et descend jusqu’à l’intérieur de l’avant-bras.

Il est souvent dit que les petits peuvent être plutôt teigneux. C’est bien le cas de notre personnage. Elle a même un caractère assez explosif, quand on la pousse à bout. Gabrielle est loin d’être une femme à qui l’on peut marcher sur les pieds, sans qu’elle ne vous rende la pareille d’une façon ou d’une autre. Elle ne mâche jamais ses mots, dit souvent trop ce qu’elle pense. Son éducation à fait d’elle un garçon manqué et même si au court de sa vie, elle a pu s’efféminé un peu, elle n’a pourtant pas perdu ce côté masculin qui la caractérise. L’expérience emmagasinée l’a quelque peu assagie, en tous les cas, les coups ne partent plus aussi rapidement qu’avant. Il n’empêche qu’elle est encore une tête brûlée, qu’elle est souvent prête à foncer avant de réfléchir, surtout quand elle est sûre de ce qu’elle avance. C’est seulement après, qu’elle considère les conséquences de ses actes, trop tard pour les rattraper. Mais elle s’en accommode.

A l’époque, elle était un peu plus sociale que maintenant, depuis quelques années, elle est devenue plus refermée, mystérieuse, chose que l’on peut comprendre quand on connaît son « don ». Avez-vous déjà essayé de vivre alors que votre esprit est connecté en permanence à ceux des plus grands psychopathes du siècle ? Vous verrez, c’est loin d’être drôle tous les jours. Ce qui lui pourri la vie, bien entendu et qui fait que son caractère en a prit un sacré coup.

Le contact physique lui est aussi devenu assez insupportable, elle n’aime guère qu’on la touche et fait toujours en sorte de garder une certaine distance avec ses interlocuteurs. Rien qu’une simple main sur l’épaule la fait frissonner de dégout, il faut être un proche de longue date, pour que ce contact soit accepté sans sourciller. De toutes les façons, seul son boulot compte, elle est plus que professionnel, c’est carrément devenu obsessionnel. Observatrice, peu de chose lui échappe et quand elle tient quelque chose, elle ne le lâche plus.

Sans aller jusqu’à dire qu’elle est claustrophobe, on se rendra rapidement compte, que cette femme n’aime pas les endroits trop fermés et petits. Mauvais souvenirs d’enfance. Les grands espaces sont ce qu’elle préfère.

Elle tente tant bien que mal de trouver une protection aux visions qui l’assaillent bien trop souvent. Comprimés et scotch pour faire passer le tout, font parti de son alimentation peu saine. Et en plus du reste, elle fume. Elle n’en est pas à 3 paquets par jour non plus, mais on lui fait souvent la remarque qu’elle devrait se calmer. Mais bon, on meurt tous de quelque chose ? Non ? Oui c’est quelqu’un d’assez fataliste, vivre dans la tête de tueur à longueur de journée, ne permet pas réellement de voir le bon côté de la vie. Et ce qui l’inquiète, c’est de finir par devenir comme eux, car elle le sait, partir en chasse, pour les retrouver, lui lance la même adrénaline qu’ils ressentent quand ils vont tuer. Une énergie qu’elle canalise donc du mieux qu’elle peut.


L'histoire



“ Si tu m’crois pas, hé! Tarte ta gueule à la récré. ”
J’ai dix ans, Alain Souchon


Née dans le Montana, dans une famille catho typique, fermée et obtus, Gabrielle eu le malheur, en plus, de naître avec le mauvais sexe. Pas de chance, papa voulait un garçon et voilà que son épouse lui offrait une fille. Autant dire que l’existence de cette enfant commençait déjà mal. Le paternel, même déçu par cette naissance, ne se laissa pas démonter et éleva sa gamine, comme s’il s’agissait d’un mec et même après la naissance des frangins. Eleveur de chevaux, il avait besoin de tous les bras possibles pour l’aider dans cette tâche. Autant dire qu’une éducation pareille, valu à Gab’ de devenir un vrai garçon manqué.

Une terreur à l’école, qui ne se laissait jamais marcher sur les pieds, qui avait même monté son petit gang. Autant dire que dans la cour de l’école, c’était son équipe qui faisait la loi et si des plus âgés, des petites brutes, tentaient de faire les malins face à eux, elle fonçait tête baissée dans le tas, ce qui finissait souvent en baston général. Les punitions étaient, d’ailleurs, à la hauteur des bêtises qu’elle pouvait commettre. Le petit cagibi sous l’escalier de la ferme familiale était devenu sa deuxième chambre. Et comme Harry Potter, elle rêvait d’en sortir, pour de bon.

“ Sex, Drugs & Rock’n Roll ”
Guns ‘N Roses


Que se passe-t-il quand on prive un enfant de tout ? Ou presque ? Il fera en sorte de vous en faire voir de toutes les couleurs, quand il sera en âge de pouvoir se monter contre l’autorité de ses géniteurs. Et croyez bien, que c’est ce que ne manqua pas de faire Gabrielle, alors qu’elle entrait de plein pied dans l’adolescence. Ce n’était pas non plus que les parents éduquaient mal leurs enfants, mais la sévérité, les privations, la croyance bien trop prononcée, lui tapait gentiment sur le système. Marre de devoir se lever le dimanche pour aller à la messe, de faire la prière du soir, de se prendre des coups de règle sur les doigts, de ne pouvoir parler comme on le souhaitait, de la ceinture du père, de ne pas avoir droit à une télé, alors que chez les potes, on se gavait de dessins animés, de séries, d’émissions en tout genre, qui ne manquaient pas de faire voyager l’imaginaire. Même la musique était proscrite ! C’est dire s’ils étaient chiants à mourir ces vieux !

Tout s’écroulait lentement mais sûrement, la demoiselle n’était pas un exemple d’assiduité au travail, que ce soit à l’école ou à la ferme. Plus le temps passait et plus elle prenait la mauvaise pente, l’alcool et la drogue, avaient fait leur apparition dans son quotidien, car bien qu’elle ait l’obligation de rentrer chaque soir, elle n’en faisait rien, elle suivait sa petite troupe, qu’importe ce qui l’attendait le lendemain à la maison. Les parents se rendaient bien compte de la situation, mais n’avaient aucune idée de comment la reprendre en main, et se tourner vers Dieu, ne servait  à rien. Alors c’était les voix qui explosaient, les baffes qui partaient et qui ne faisaient finalement qu’empirer la situation, poussant la jeune fille à s’enfoncer dans ses conneries, puis à fuguer. Jamais très loin, jamais très longtemps. Les policiers finissaient toujours par lui mettre la main dessus et la ramener à son point de départ.

Ce petit manège dura jusqu’à ses 16 ans, où le jour suivant son anniversaire, elle s’éclipsa, pour de bon. L’école obligatoire étant terminée, plus rien ne la retenait dans ce bled perdu. Argent piqué dans la caisse familiale, affaires empaquetées, elle filait à l’anglaise, pour voyager à travers le pays, se trouver un job, faire la vie qu’elle voulait et non pas celle qu’on lui imposait et qu’elle détestait plus que tout. Elle n’avait pas de projet spécifique en tête, elle voulait juste voir du pays, faire son expérience, rencontrer des gens, s’amuser, faire la fête. Bref, avoir droit à ce que tout jeune de son âge voulait. Loin du cocon familial. La sensation de liberté était plus que grisante et elle se prit au jeu du voyage avec un simple sac à dos et rien d’autre. Les rencontres se faisaient au fur et à mesure du chemin, elle resta longtemps avec un groupe de squatteur, punk et anarchiste. Des gens sachant vivre sans se prendre la tête, prêt à fournir en tout… la belle vie ! Enfin !

“You have to be an artist and a madman, a creature of infinite melancholy, […] in order to discern at once, by ineffable signs […] the little deadly demon among the wholesome children; she stands unrecognized by them and unconscious herself of her fantastic power.”
Lolita, Vladimir Nabokov


Toute bonne chose, voit toujours sa fin. Et à force de faire des bêtises, le retour de bâton, vous reviens forcément entre les dents. Elle allait l’apprendre, bien rapidement. Les jeunes avec qui la demoiselle avait pour habitude de traîner, s’étaient déclarés satanistes et prêt à tout pour rencontrer leur maître à tous. Des idioties d’adolescents peu au courant de ce que pouvait réellement être cette pratique, ils n’en connaissaient que ce qu’ils pouvaient voir dans les films d’horreurs foireux, une belle désinformation, qui donnait simplement envie d’essayer d’invoquer le diable, pour se faire peur. Ce soir-là, bien shootée, à l’alcool et autres substances fort peu recommandables, la petite équipe décida de passer le pas, malheureusement pour eux, un esprit malin n’était pas si loin et décida de s’amuser avec eux. Rien de surnaturel, d’extraordinaire, celui qui apparut au milieu de l’assemblée, n’était qu’un simple mutant. Doué pour le spectacle, surtout quand il s’agissait de se faire passer pour le cornu, il se présenta sous le nom de Samaël. Et leur promis d’exaucer leur vœu, tout en expliquant bien, qu’il y aurait une contrepartie à ce qu’ils demanderaient.

Les ados se regardèrent tous excités comme des puces, alors ça avait vraiment marché ? Les regards avaient à nouveau convergé vers l’homme au centre, ils étaient d’accord, bien entendu et demandaient tous d’une seule voix, qu’elle était donc cette part du marché qu’ils devaient honorés. Dans un sourire avenant, il avait répondu simplement, une pointe de malice au fond du regard, alors qu’il faisait face à Gabrielle.

- La fille.

Si la stupeur avait d’abord prit l’assemblée, un éclat de rire général avait ramené la bonne humeur au sein du groupe. De toute façon, l’état second dans lequel se trouvait chaque participant, n’aidait pas à ce que les cerveaux marchent comme on l’attendait. Ils pensaient tous se faire un trip d’enfer. La concernée accepta sans autre, après tout, le démon avait plutôt une bonne tête, un regard à se damner, assez charismatique pour attirer une jeune fille qui trouvait ses camarades de beuverie immatures et inintéressants sur certains plans. Et puis, ce n’était qu’une illusion non ? Elle ne risquait rien… à ce qu’elle croyait.

Le réveil fût douloureux, mais l’endroit qu’elle connaissait avait bien changé. Les bruits dans la rue n’était plus les même, au fur et à mesure elle prenait conscience que le squat dans lequel elle avait l’habitude de vivre, n’était plus. A la place, une impressionnante villa, tenue par le démon rencontré le soir d’avant. Celui-ci, en bon parleur, avait réussi à la convaincre qu’il lui avait sauvé la mise. L’équipe avec qui elle était, aurait pu finalement profiter de la situation et de l’état dans lequel elle se trouvait, quand il était apparu pour la secourir, en cavalier blanc qu’on attendait qu’il soit. Ce qui est certain, pour toi, lecteur, c’est que cet homme, ne s’est assurément pas privé d’en profiter, lui aussi !

Mais elle le cru - à moitié sûrement - , de plus, il lui permettait de vivre une autre vie, une vie plus folle encore, il la traitait comme une princesse, tant qu’elle le satisfaisait dans le… quotidien. Une relation étrange naissait entre eux, un lien inexplicable et bien plus compliqué qu’un simple syndrome de Stockholm. Elle s’attachait à son bourreau, certes, mais ne voyait pas, à cette époque, où était le mal. La bâtisse était bien assez grande pour accueillir d’autres filles sous ce toit, l’homme ne sachant pas se satisfaire d’une seule et unique proie, faisant lentement insinuer le doute dans l’esprit de la jeune femme. De plus, la vie de palace commençait sérieusement à l’ennuyer. Elle avait envie de reprendre son sac à dos et continuer à voir le monde. Après quelques mois sous ce toit, il était temps de mettre les voiles, toujours à l’anglaise.

Difficile de croire que l’on échappe aussi facilement à un prédateur comme l’est Nathaniel, très… difficile. Et vous aurez raison de le penser, car à peine avait-elle posé la main sur la poignée de la porte, qu’il se trouvait là, à ses côtés. Lui demandant encore avec gentillesse, ce qu’elle comptait faire. Assez franche pour ne pas avoir peur de lui répondre, elle lui expliqua brièvement qu’elle partait. Il n’en fallut pas plus pour qu’elle se retrouve enfermée dans une chambre digne d’une prison de haute sécurité, avec tout le confort déjà connu. Décidément, il ne tenait pas à ce qu’elle parte.

S’ensuivit un nombre incalculable de mois d’emprisonnement. Il avait cependant fait une erreur en agissant ainsi. A l’enfermer sans lui demander son avis, alors qu’elle allait bientôt atteindre sa majorité, avait tendance à la rendre farouche, bornée et elle ne manquait jamais de le chercher, le pousser à bout, qu’importe l’issue de chaque rencontre, bonne ou mauvaise, c’était plus fort qu’elle. Elle ne pouvait accepter d’appartenir ainsi à quelqu’un, d’être son objet, elle n’était la propriété de personne ! Et surtout pas d’un pervers en manque de chaire fraîche. Qu’importe le danger qu’il pouvait représenter, elle ne le craignait pas. Le seul homme qui avait pu l’inquiéter un jour, était son père et son ceinturon.

Heureusement, une possibilité de s’échapper s’était présentée. Le désavantage d’avoir plusieurs demoiselles sous le même toit, créait des liens, souvent mauvais, car Gab’ ne supportait guère les autres nunuches que son amant pouvait apprécier, mais pas toutes, une était sortie du lot. Et elles avaient compris toutes les deux, qu’ensemble, elle pourrait foutre le camp. Il fallait attendre, se montrer patiente, le plan était simple, l’épuiser au lit, qu’il s’endorme comme une masse, lui voler les clés, ouvrir la porte de sa cellule, lui faucher son fric et se barrer. Rapide et efficace. Qui marcha.

Il était temps de quitter le pays, d’une façon ou d’une autre, il ne fallait surtout pas que Sam’ puisse les retrouver. Elles se quittèrent rapidement, pour faire leur chemin chacune de leur côté. Notre jeune adulte ayant dans l’idée de retrouver son groupe, d’abord, avant de trouver un moyen de monter dans un avion et partir loin de ce pays.

“The sound of iron shots is stuck in my head. The thunder of the drums dictates
the rhythm of the falls, the number of deaths, the rising of the horns... ahead. ”

Iron, Woodkid


Ce n’était pas avec le fric fauché au grand méchant loup que Gabrielle aurait pu aller bien loin. Sur le chemin du retour, elle avait rencontré des recruteurs, l’armée avait toujours besoin de jeune, prêt à en découdre ou en manque assez flagrant de thune, pour les voir signer le plus rapidement possible. Après tout, on proposait de les habiller, loger et nourrir gratuitement, en échange d’un petit service rendu à la patrie. Ce qui donna le change aux yeux de la demoiselle, fût la possibilité de voyager sans débourser un centime. N’oublions pas non plus, que vu son éducation, les armes, la guerre, avait assurément fait parti d’un quotidien. Bref, elle signa sans plus attendre et se retrouva donc à servir sous les drapeaux. Dans l’infanterie. De quoi changer radicalement de ce qu’elle avait pu connaître. Même si obéir aux ordres étaient une contrainte, il n’y avait pas ce sentiment d’enfermement, bien au contraire, ils étaient toujours à l’air libre. Et puis, rien ne l’obligeait à rester éternellement, c’était une expérience à prendre et elle lui fit plus que profitable.

Car finalement, outre le fait de se discipliner un tant soit peu, ce qui n’était pas mal non plus, l’armée lui permit de suivre des cours du soir. Avec un diplôme à la clé, quand elle quittera le service militaire. Et puis, il était temps de partir à la guerre. Ils furent envoyés au Moyen-Orient, coin chaud de la planète, où l’armée Américaine était plus que mal perçue. Les combats étaient violents, que ce soit dans les rues des villes ou dans les montagnes, la sûreté n’était nulle part. L’animosité générale était parfaitement perceptible. Et quelque part, notre jeune soldat, comprenait ces habitants. Après tout, qui étaient-ils pour se permettre de venir faire la loi dans leur pays ? Enfin, ce n’était pas là qu’il fallait se poser ce genre de question, il fallait faire le boulot, un point c’est tout. Durant cette période, elle gagna ses galons de caporal. Les gars de sa compagnie l’avaient surnommé, presque affectueusement, Rix, pour la simple raison qu’elle n’avait pas perdu son caractère bagarreur et rentre dedans. Et si un mec faisait son malin, il finissait toujours par se faire remettre en place. Maintenant qu’elle avait monté dans la hiérarchie, ce n’était plus les poings qui parlaient, heureusement pour eux.

Etre sur ses gardes, était la première règle dans cet endroit du monde. Tout devait être contrôlé, rien ne pouvait être laissé au hasard. Les attaques étaient fourbes, et tout le monde était bien content quand il fallait rentrer à la base. Un jour qu’ils patrouillaient dans les rues de la ville où ils étaient parqués, un contrôle de routine tourna au drame. Leurs véhicules durent s’arrêter à cause d’un camion qui barrait le passage, son chargement s’était renversé au sol, toujours aux aguets, certains étaient allés faire en sorte d’aider le chauffeur, alors que les autres contrôlaient les environs, c’était dans ce genre de moment où l’on savait à quel point l’on pouvait être des cibles faciles. Une voiture arriva dans le sens inverse, la tête du chauffeur ne revenait à personne et les canons braqués sur lui pour qu’il fasse demi-tour ne semblaient pas l’effrayer. Il voulait attendre que le camion redémarre pour passer. Et quand Gabrielle s’en approcha, pour lui dire de vive voix de faire demi-tour, elle remarqua l’accoutrement du type. Elle n’a de souvenir que de s’être retournée aussi rapidement que possible, pour gueuler à tout le monde de se mettre à couvert et s’éloigner à la vitesse de l’éclair du véhicule piégé qui explosa dans les secondes suivantes. Un choc extrêmement violent à l’arrière de la tête l’envoya au sol et ce fût le blackout total.

Le caporal se réveillait 1 mois plus tard, dans un hôpital pour soldat de Washington, la tête en compote. Le coma artificiel dans lequel elle avait été plongée, avait été une bonne chose. Finalement, elle avait pu récupérer toutes ses facultés, dans son malheur, elle avait donc eu beaucoup de chance. Surtout en apprenant que c’était la portière de la voiture qui l’avait percutée de plein fouet. Peu pouvait se targuer de s’être relevé d’un tel choc. Elle ne pouvait plus revenir dans les rangs, elle se retrouvait, à seulement 27 ans, déjà au chômage.

Ca ne durerait pas.

“Dieu se tait. Le Diable murmure.”
Le Chuchoteur, Donato Carrisi


L’accident avait déclenché quelque chose dans son cerveau, quelque chose qu’elle aurait assurément préféré ne jamais découvrir. Cherchant un nouveau sens à sa vie, elle était souvent accablée par des visions d’horreurs. Des flashs, des images, des sons, qui ne correspondaient en rien à ses souvenirs, mais qui semblaient être ceux d’autres personnes. Parfois même, alors qu’elle se couchait, elle se retrouvait dans la peau d’inconnu et vivait un temps de leur vie. Qui n’était jamais agréable. La violence, le sang et la mort ponctuait chaque vision. Elle était allée voir des médecins, des psys, pour comprendre ce qui lui arrivait. Un homme l’approcha un jour, un type qui prétendait savoir ce qu’elle vivait et qui savait comment mettre à profit toutes ces visions. Ce type, travaillait au département des sciences du comportement au FBI. Il avait eu vent des visions de cette femme et avait même pu regrouper quelques informations avec des affaires sur lesquelles il enquêtait.

En fait, à force, ils se rendirent compte qu’elle avait cette capacité à se connecter aux esprits les plus dérangés, le plus souvent des tueurs en série, dont la psyché reste encore un mystère pour bon nombre de docteur et qui sont pour le moins difficiles à attraper. De quoi aider le FBI et toute autre institution à mettre la main sur ces prédateurs. Si beaucoup voyaient cette mutation comme un don, ce n’était pas vraiment l’idée que s’en faisait Gabrielle, à ses yeux, cela ressemblait plus à une sorte de malédiction, impossible à contrôler. Il lui fallut faire un travail sur elle-même, pour au moins accepter petit à petit ce qu’elle voyait. La guerre l’avait habituée à des trucs violents, mais pas au point de ce que certains étaient capables de faire subir aux autres. Enfin, elle pouvait ainsi les arrêter avant qu’ils ne continuent leur chemin de mort. Profileuse, voilà ce qu’elle était devenue. Assez reconnue dans le monde policier pour qu’on lui demande souvent de venir sur place, afin d’aider les polices locales. Un nouveau moyen de voir le monde, même si c’était pour se retrouver dans la fange et l’horreur au quotidien.

C’est lors d’un de ces voyages, qu’elle rencontra son vrai et grand amour. Un flic, puisque c’était ce qu’elle avait le plus tendance à côtoyer. Un berlinois, avec qui elle travaillait sur une affaire d’enlèvement en série. Un tueur assez fou, pour enlever parents et enfants, afin d’avoir le pouvoir sur les adultes et leur faire faire n’importe quoi, avant de se débarrasser des familles froidement. Simon était devenu son équipier sur le coup, il jouait au traducteur, avant de lui apprendre la langue, avant qu’ils ne terminent dans les bras l’un de l’autre, alors que cette éprouvante enquête ne se clore enfin. Gabrielle avait décidé de rester là-bas, pour lui.

La guerre éclata partout, amenant son lot de désolation dans le monde, mais la profileuse avait une préoccupation plus importante, pour elle, que le conflit international, prenait le pas sur le reste de sa vie. Un psychopathe jouait avec ses nerfs depuis quelques temps, un fantôme, introuvable et intouchable. Il l’avait fait courir à travers le globe, encore, elle avait découvert les dégâts que provoquaient les mutants contre qui le monde entier se battait, mais elle ne pouvait pas s’arrêter là-dessus. Il continuait à la faire courir, à chuchoter, comme s’il savait pertinemment qu’elle pouvait l’entendre et même voir, parfois, où il se trouvait. Simon la suivait dans ses enquêtes, vivant à ses côtés, il pouvait voir à quel point ce type la rendait folle.

Ils avaient fini par s’en approcher, trop même. Il leur avait tendu un piège. Son homme s’était retrouvé avec deux balles dans la tête et elle, brûlée sur plus de 15% du corps. La rééducation fût longue et difficile, car il fallait en plus, faire le deuil de celui qu’elle aurait du épouser. Pour garder son souvenir, elle avait changé son nom et avait été rappelée en Amérique, alors que le conflit avait enfin prit fin. Elle se retrouvait attachée au bureau de New York, alors qu’elle avait fui cette ville depuis son évasion de la maison de Nathaniel. On lui demandait de créer le profil psychologique d’un certain Lannister, qu’elle tente de se connecter à son esprit… mais ne comprenaient-ils pas qu’elle ne choisissait pas sur qui elle tombait ? Et puis… le chuchoteur, il était toujours là, cet enfoiré ricanait dans le noir, c’était sur lui, qu’elle voulait mettre la main.


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MessageSujet: Re: Gabrielle Kreizler - Rix Sam 13 Oct 2012, 16:26

Hum...la plupart des esprits de cette ville ne sont pas bon à suivre, moi, d'autres...enfin.

Bienvenue j'ai adorééééééééééééééééé comme je t'avais déjà dit
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MessageSujet: Re: Gabrielle Kreizler - Rix Sam 13 Oct 2012, 16:29

Jodie Foester *_* !!!! Tu es plus que re-bienvenue What a Face
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MessageSujet: Re: Gabrielle Kreizler - Rix Lun 15 Oct 2012, 09:34

    Jodie Foster Jodie Foster Jodie Foster Jodie Foster Jodie Foster.
    RE-BIENVENUE. :hys:


Dernière édition par Raven T. Kennedy le Mer 17 Oct 2012, 12:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Gabrielle Kreizler - Rix Lun 15 Oct 2012, 23:25

Un personnage complexe, une fiche complète, il aurait été dommage que tu ne la lances pas, la petite Gabrielle !

Comme disait Profix, feu patate !

Et puis, le petit côté officiel, quand même, pour la forme :

La fiche est validée. Tu peux désormais réserver ton avatar et lister tes capacités. Si tu as besoin de quoique ce soit -comme demander un sujet RP-, n'hésite pas à passer par ici. Des scenarii sont également proposés aux joueurs. Je te conseille de poster une fiche de liens pour t'intégrer au mieux ; les référencements de sujets, eux, sont par . Il ne me reste plus qu'à te souhaiter officiellement la bienvenue et surtout, un excellent jeu. Smile

Bon jeu !
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Messages : 469
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Identité : Gabrielle Kreizler
Dons : Connectivité aux esprits psychopathes.

MessageSujet: Re: Gabrielle Kreizler - Rix Mar 16 Oct 2012, 17:41

Merci beaucoup! Wink

Asmodée: J'ai déjà bien à faire avec ceux que je suis.

(Foster mesdames... Foster. Wink)

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MessageSujet: Re: Gabrielle Kreizler - Rix Mer 17 Oct 2012, 11:03

Je me joins aux autres pour te souhaiter la bienvenue, Rix. J'espère que la suite de ton histoire ne prendra pas une tournure trop dramatique, les psychopathes étant légion dans notre belle cité. Quant au chuchoteur... Ma foi, bon courage pour l'arrêter ! Une dernière chose : bon jeu ! Very Happy

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MessageSujet: Re: Gabrielle Kreizler - Rix Mer 17 Oct 2012, 22:57

De même ! Mais avec le caractère que vous vous êtes forgé je suis sûre que vous leur en faite voir.

Bon jeu ! ^^

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