XMH : The After Years
 
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Persona || Modern Day Delilah

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MessageSujet: Persona || Modern Day Delilah Mar 04 Mar 2014, 19:14


Persona




♣ Nom : Anderson

♣ Prénom : Dahlia, bien que les plus avisés se plaisent parfois à m’appeler Delilah…

♣ Age : 25 ans

♣ Nationalité (origines) : Germano-danoise

♣ Orientation sexuelle : Les seules personnes que j’ai véritablement aimées ont été des femmes, mais si on ne parle pas d’amour…

♣ État civil : Célibataire

♣ Taille et poids : 166 cm pour 45kgs

♣ Profession : Mannequin, actrice, chanteuse… Tout ce qu’on veut bien me faire faire et qui peut donc me servir

♣ Groupe : Neutres

♣ Rang: Non-mutant

♣ Capacités : Courir un marathon en talons aiguilles ? C’est tout à fait sérieux, et hautement technique. Ou vous enfoncer ce même talon dans la gorge, au choix.
Une capacité à jouer tous les rôles que vous souhaitez ? Mais lequel est véritablement moi dans ce jeu des miroirs…

♣ Ambition : Détruire la gente masculine indésirable. Ou en tous cas, lui nuire de la plus sournoise des manières. Aider les femmes écrasées par la société patriarcale et bientôt dépassée…

♣ Aversion : Les hommes, à quelques exceptions près.


Code by Anarchy




Le personnage

C’est bien simple, je peux être ce que vous désirez. Comme la petite poupée au teint de porcelaine et aux yeux sans éclats, je peux jouer n’importe quel rôle. Une jeune fille de bonne famille ? Une vraie petite peste ? Une timide et fragile demoiselle ? Une émotive au grand cœur ? Une diva tyrannique et cruelle ? Je passe de l’une à l’autre en un claquement de doigt et pour vos beaux yeux. Ou plutôt, pour votre crédulité et votre porte-monnaie. Tromper mon monde, c’est ce que je fais de mieux et cela me permet de servir au mieux mes desseins.

Toutefois, le grand rôle de ma vie est sans doute celui que j’endosse depuis quelques années et qui m’a permis de me faire un nom : celui d’une petite starlette superficielle et à l’apparence aussi innocente qu’inoffensive. Ainsi, pour coller au mieux avec ce statut, je n’hésite pas à sortir le grand jeu : charmante, souriante, joviale, limitée ; c’est ainsi que le monde aime à voir le genre de rôle que je joue. Pour la scène et le public, c’est ainsi que j’apparais. Dahlia Anderson, une jeune artiste internationale et touche à tout ayant débuté comme mannequin et ayant finalement terminé actrice, tout en ayant fait un crochet par la musique. Je suis ainsi le genre de personne que l’on aime inviter dans des talk-show pour raconter sa vie, que l’on paie pour apparaître dans une quelconque publicité ou que l’on s’attend à voir sur le tapis rouge habillée des dernières robes à la mode. Ma bouille de petite fille sage m’a même donné une spécialité : les films historiques, dans lesquels on adore me voir porter de grandes robes d’époque. Il faut dire que jouer la princesse m’a toujours énormément amusée, tant cela me semblait risible. Comme bien des choses en ce monde, finalement.

Car en réalité, peu de personnes connaissent ma véritable personnalité, beaucoup moins bankable et conforme à ce que l’on pourrait attendre d’une star. La métaphore de la poupée de porcelaine me correspond assez bien au final, car derrière mon sourire faux se cache un immense vide intérieur. Froide, insensible, calculatrice ; rien ou presque ne me touche ou m’importe, et mon existence n’est faite que de masques que je m’amuse à inter changer lorsque cela me chante. Car l’un de mes uniques passe-temps est de tromper ceux qui croient pouvoir tirer les ficelles et me manipuler alors qu’il n’en est en réalité rien. Je n’ai ainsi aucun scrupule à provoquer la chute d’un bienfaiteur, si celui-ci se trouve parmi ma liste d’indésirables à éliminer. Et croyez-moi, dans ce monde en perdition, il y en a un paquet. Jouer la comédie n’est donc jamais aussi drôle que lorsqu’il s’agit de faire tomber un homme en démasquant son point faible ou en rendant publique son infamie. Des hommes, toujours des hommes. Car s’il y a bien une chose que j’ai appris à prendre en horreur, c’est bien eux.

Ainsi, j’accorde beaucoup plus ma confiance et ma bienfaisance aux femmes. Toutefois, ai un individu de sexe masculin se révèle être honnête et propre à servir mes intérêts, il m’arrive également de l’admettre dans le cercle très fermé de mes proches relations ou de mon réseau d’informateurs. Ce dernier m’est toujours d’une grande utilité et je choisis avec grand soin les personnes dignes de confiance qui en font partie. Ma place dans la vie mondaine et parmi les grands de ce monde que m’offre ma relative célébrité me permet ainsi d’être informée ce qui m’intéresse, tout en me rendant également intéressante pour certaines organisations, gouvernementales ou non. D’ailleurs, aucun camp ne m’intéresse et je ne partage les idéaux de personne. Je ne me fie qu’aux miens, aux autres ensuite de s’adapter.

A noter cependant que, si je joue les jeunes filles superficielles et inutiles, je suis loin d’être aussi bête que je le laisse paraître. Mon éducation m’a amené une certaine culture et ma facilité à apprendre d’excellentes connaissances dans des domaines aussi variés que la philosophie, la musique et les langues. Concernant ces dernières, je parle ainsi couramment allemand, danois, français, anglais et japonais, avec même quelques bonnes notions de russe. Connaissances que je préfère tout de même cacher dans ma vie publique afin de me conformer à la case dans laquelle on m’a cataloguée. Je me fais donc discrète en dehors de la lumière de la scène et des caméras, chose rendue d’autant plus aisée par ma capacité à changer complètement de personnalité pour me faufiler plus facilement dans la foule. Car malgré le fait qu’elle représente tout ce que je déteste et mon contraire, ma couverture m’est fortement utile. Et vous l’aurez compris, je n’ai aucun scrupule à en faire usage.

Quoique, je connais tout de même certains doutes ou faiblesses… Mon cœur est assez de pierre pour ne pas me faire pleurer sur le sort des autres, mais pas assez pour ne pas parfois s’affoler du vide sentimental dont il est composé. Et il est tout de même un petit cercle de personnes qui me sont chères et sur lequel j’essaie de rester le plus discrète possible. J’utilise suffisamment cette technique pour savoir qu’une faiblesse est si facilement exploitable. Ainsi, si l’on cherche bien, on peut découvrir que la plus grande peur que je puisse avoir, c’est qu’il arrive du mal à ces quelques personnes… Mais pour les trouver, vous pouvez toujours courir. A moins que ce ne soit moi qui vous trouve en première…

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MessageSujet: Re: Persona || Modern Day Delilah Mar 04 Mar 2014, 19:14


L’histoire



Acte 1 : Hambourg (0-15 ans)


Je n’ai jamais connu ni su qui étaient mes véritables parents. Et j’ai rapidement compris qu’avoir deux pères, ce n’était pas tout à fait normal. Mais passons. Je ne sais même pas grand-chose sur les conditions dans lesquels Stefan et Jens m’ont recueillie, mais dans le fond, cela m’indiffère complètement. Car quoi qu’on puisse en dire, si je dois bien avoir quelque chose qui se rapproche le plus de la définition de famille, c’est bien d’eux qu’il s’agit et je les considère comme mes vrais parents. Tout ce que je sais, c’est que Jens a rencontré Stefan alors qu’il venait d’arriver du Danemark pour un poste dans un théâtre en tant qu’ingénieur son. Le même théâtre qui donnait la première pièce écrite par un étrange individu normalement professeur de philo au lycée. La première et la dernière, d’ailleurs. Ce qui ne les empêcha pas de s’enivrer proprement à la première du spectacle et de faire plus ample connaissance par la suite. Il faut dire qu’on peut difficilement faire plus excentrique et contre-culture que ces deux-là, pas besoin de chercher plus loin pourquoi ils se sont directement entendus et complétés.

Leur entourage a d’ailleurs cru à une énième blague lorsqu’ils ont annoncé vouloir fonder une famille et adopter un enfant. J’imagine tout à fait la tête paniquée et angoissée de Grand-mère Greta lorsque Stefan lui a annoncé qu’il m’avait finalement adoptée. Mais je la comprends, difficile de savoir si ces deux énergumènes sont sérieux ou non. Quoiqu’il en soit, ses craintes ainsi que celle du reste de la famille s’avérèrent infondées, Jens et Stefan s’occupant de moi tout aussi bien que n’importe qui. Ils allèrent même jusqu’à s’unir civilement afin que Jens puisse officiellement m’adopter quelques années après. Non pas que le mariage était leur grand rêve, mais ils m’ont toujours déclaré –là aussi, difficile de savoir s’ils plaisantaient ou non- qu’il l’avait uniquement fait pour moi. Dans tous les cas, ils ont toujours tout fait pour mon bien, il n’y a pas à tergiverser là-dessus et mon enfance fut des plus heureuses. Nous ne vivions certes pas dans le luxe, mais nous nous amusions follement et c’est à mon sens ce qui est le plus important, pour un enfant.

J’ai d’ailleurs rapidement rejoint mes parents, en matière de non-conformisme et ce dès mon plus jeune âge. Je les suivais ainsi dans des réunions aux noms les improbables qui soient, comme « Les amis du polisseur de verre », « Les compagnons pour une nouvelle culture underground en Forêt Noire » ou à des concerts et spectacles plus divers et variés les uns que les autres. Ma vie ne ressemblait pas vraiment à celle de tous mes petits camarades de classe, mais cela ne m’a jamais dérangé. Bien au contraire, tout ce que je voyais chez les autres filles de mon âge me semblait ennuyeux à mourir ou décidément trop cliché. Tandis qu’elles jouaient à la poupée ou mangeaient tous les dimanches avec leur famille dans un rituel écœurant, j’écoutais les débats passionnés des amis philosophes de Jens ou écoutaient un concert privé donné par des musiciens que Stefan côtoyaient. Notre maison était rarement vide, et chaque soir ou presque, nous avions des invités différents. En plus d’un certain dédain pour l’ordinaire et la routine, je dois à mes parents une vie riche et baignée dès le plus jeune âge dans une culture extrêmement variée.

Il ne leur fallut pas longtemps pour s’apercevoir que, non content d’être curieuse, leur fille montrait un talent assez hors du commun pour apprendre, et ce, dans bien des domaines. Que cela soit les langues, la musique ou l’Histoire, je montrais d’étonnantes capacités d’apprentissage, ce qui les enthousiasma évidemment beaucoup. Mais le domaine dans lequel je me démarquais rapidement fut le théâtre. Au début, ce n’était que pour me moquer de tous ces gens conventionnels et banals, je les imitais avec un réalisme tel que je pouvais même me faire passer pour l’un d’eux. Un des amis de Stefan me proposa même de jouer Hamlet dans son adaptation, alors que je n’avais que quatorze ans… certes, c’était une pièce montée pour des enfants, mais il était prêt à changer le sexe du personnage principal rien que pour m’avoir dans la pièce. Il va sans dire que tout cela nous plut beaucoup, à mes parents et à moi-même. Mais le jeu ne s’arrêta pas à notre petit monde…

Acte 2 : Paris (16-17 ans)


Ça ne devait être qu’une blague, au début. Un concours de beauté, le genre d’évènements de foire auxquels rêvaient les autres adolescentes de seize ans et que nous nous plaisions à critiquer entre nous. Jens m’avait mise au défi de m’inscrire, et de jouer leur jeu. Défi relevé haut la main. Mais nous ne nous attendions pas à ce que ma comédie soit aussi parfaite, au point que je gagnai le premier prix. Ni n’imaginions que, dans la salle se trouve un agent qui n’attendit même pas que je descende de scène pour me proposer un contrat dans son agence de mannequins, à Paris. Toute cette plaisanterie nous dépassait décidément bien trop. Et si je refusais au début sa proposition, le destin vint rapidement changer la donne.

Au début, Jens avait simplement des vertiges. Vertiges qui devinrent de plus en plus importants, jusqu’à en devenir des malaises et ne nous inquiètent sérieusement. Le verdict tomba comme un couperet. Cancer de l’estomac. Il était certes dépisté à temps, mais nous n’avions de loin pas assez d’argent pour un traitement efficace, mes deux imbéciles de père n’ayant jamais imaginé tomber malade alors qu’ils fumaient les deux comme des pompiers. Ils n’étaient donc financièrement pas préparés à une telle situation. Etant donné le salaire que l’on m’avait proposé pour rejoindre l’agence à Paris, je n’eus pas à y réfléchir deux fois, malgré les réticences de mes parents. A seize ans, je stoppai donc mes études pour aller vivre seule dans un autre pays et commençai à travailler. Enchaînant les shootings et les contrats, j’envoyais ainsi quasiment tout mon salaire pour payer le traitement de Jens, qui heureusement répondit bien. Mais le prix à payer fut un éloignement irréversible d’avec eux, et la fin d’une enfance heureuse et tranquille.

Je vivais ainsi dans un petit appartement non-loin de la Seine, soi-disant sous la surveillance de Charly, mon agent et responsable tant que j’étais mineure. Cependant, à part me trouver de nouveaux contrats, il ne fit pas grand-chose pour s’occuper de moi, mais cela ne me dérangea pas vraiment. J’appris rapidement à vivre par mes propres moyens, et commençais même à m’habituer à mentir dans les lettres et appels à destination de mes parents restés en Allemagne. Je ne m’étais jamais fait d’illusions, la vie de mannequin était loin d’être idyllique, et je vivais à présent dans un monde qui était tout à fait contraire en tout ce que je croyais. Mais pour mes parents, je continuais à jouer la comédie, à sourire lorsque l’on me le demandait. Et entre un sourire et un baiser, il n’y a qu’un pas fort peu grand dans cet univers…

Rapidement, je sus comment me faire une place dans le monde de la mode, devant et derrière les objectifs. Je perdis également toute l’innocence de l’enfance et débarquai dans le vrai monde, bien loin du milieu dans lequel vivaient mes proches. Un monde où je découvrais que les hommes n’étaient jamais ou presque comme mes pères. Un monde où l’on prônait l’égalité mais où la dominance régnait sans pitié et sous plusieurs formes, écrasant quiconque ne se conformait pas à leurs critères et rabaissant ceux qu’ils considéraient comme faibles. Ma seule consolation était que grâce à ce sacrifice, Jens et Stefan pouvaient continuer à vivre cette existence joyeuse et innocente, et c’était tout ce qui m’importait. Je m’adaptais à mon nouvel environnement afin d’y survivre, et la comédie devint finalement toute mon existence. Comédienne devant les objectifs lorsqu’il fallait sourire, comédienne devant les autres filles pour s’attirer leurs bonnes grâces, comédienne lorsque je téléphonais à ma famille pour leur dire que tout se passait bien, comédienne dans les bras des hommes que je n’aimais pas; le rôle m’avait complètement remplacée. Sans pour autant que j’en perde le contrôle, mais il me fallut encore quelques temps pour savoir utiliser intelligemment cette faculté.

Acte 3 : Londres (17-22 ans)


Il fallait croire que le monde entier tombait dans le panneau, puisque je fus de plus en plus sollicitée, même en-dehors des frontières. Je changeai alors d’agence et de pays pour m’établir à Londres, mais y restais finalement peu souvent pour voyager à travers le monde afin de vendre mon corps. Stefan et Jens, ce dernier rétablit, décidèrent de quitter l’Allemagne pour faire le tour du monde en voilier. Ainsi, à chacun de mes retours à mon appartement, je recevais une carte d’eux, d’un endroit différent sur le globe. Des paysages enchanteurs, des cultures exotiques et fascinantes, des indigènes accueillants et sympathiques ; chacune de ces cartes me réconfortait dans cette morne et factice existence que je vivais. Parfois, ils m’envoyaient également des photos d’eux, sur une plage de sable blanc ou en train de courir après des pingouins. Ou encore de leur bateau, dont le mur de la cabine était tapissé de photos de moi ou de nous trois. Ils ne manquaient jamais de me dire à quel point ils étaient fiers de moi, et cela me faisait toujours un pincement au cœur de les tromper autant. Mais leur bonheur évident suffisait à me convaincre que c’était la meilleure chose à faire. Ils méritaient bien de vivre en paix, et loin de ce monde fou.

De mon côté, la vie continuait sans grands changements. Toujours la même routine, toujours le même dégoût grandissant pour tout ce qui m’entourait. Jusqu’au jour où je croisais Sacha. Elle aussi avait été arrachée à sa famille et emmenée loin de sa Pologne natale dans ce bassin de requins. Au premier coup d’œil, je sus qu’elle n’était pas comme les autres. Elle était timide, et peu sûre d’elle, chose somme toute rare dans un milieu où les filles ont les dents acérés et la tête aussi énorme que le London Eye. Elle avait encore cette innocence que j’avais perdu, il y a des années de cela, et peut-être que ce fut pour cette raison que je décidai de la prendre sous mon aile pour éviter de lui faire endurer le pire dans cet univers impitoyable. Petit à petit, elle fit sa place dans ma vie et je me surprenais à ressentir à ses côtés un bonheur proche de celui que je connaissais enfant. Simple et innocent. Loin de moi l’idée de faire croire que mon éducation par deux hommes m’avait poussée dans cette direction. C’était simplement que Sacha était la seule et unique personne sincère et réellement attentionnée que je rencontrais depuis mon départ d’Allemagne. Cela a dû beaucoup jouer.

Mais quelles qu’en soient les raisons, elle a été mon premier amour. Et peut-être même le seul.

Tout semblait être si simple et spontané avec elle, je pouvais même me permettre d’être moi-même à ses côtés, même si nous gardions cette relation secrète pour ne pas davantage attirer l’attention sur nous et sur la fragilité de Sacha. Une vraie bouffée d’air frais. Et des années après, à la réflexion, ces mois passés avec elle furent sans doute les plus heureux et insouciants de ma vie. A nous deux, tout semblait possible, et nous avions construit notre propre univers en pensant que cela suffirait à nous protéger. L’amour rend idiot, c’est bien connu. Aussi forte était notre affection, elle ne pouvait pas nous soustraire indéfiniment à la dureté du monde. Et ma dernière part d’innocence disparut un soir de décembre.

C’était leur faute, bien sûr. Notre bonheur ne signifiait rien, au contraire, il était gênant. Aussi s’étaient-ils permis de piétiner nos rêves et de faire éclater notre petite bulle heureuse. Ce fut mes premières pensées lorsque je vis le corps sans vie de Sacha se balancer au bout d’une corde au milieu du salon de son petit appartement.

Bien sûr qu’elle m’avait parfois parlé de son agent qui ne conduisait pas toujours correctement avec elle, ou de ce photographe qui se montrait un peu trop insistant à chaque fois qu’il la croisait. Et stupide que j’étais, je n’avais pas voulu chercher plus loin. Je n’avais pas imaginé que derrière ce sourire angélique se cachait bien pire. Au point que cela devienne insoutenable pour elle. Au point que même mon amour ne pouvait rien y faire. Au point qu’elle m’écrive encore une lettre d’adieu remplie d’excuses et de larmes. Non, ce n’était pas sa faute. Cela avait toujours été la leur. Et à partir de cet instant, mon utilité fut toute trouvée : ils allaient payer. Car tout ce cirque n’avait que trop duré.

Et qu’il n’y avait désormais plus une once de pitié ou de tolérance en moi.

Acte 4 : Tokyo (22-24 ans)


Nouvelle vie, nouveaux contrats, nouveaux voyages. Certains hommes de mon entourage semblaient tomber comme des mouches, écroués pour des crimes et scandales qu’ils avaient tenté de cacher. Mais les noires actions… Bref, on ne remarqua jamais mon lien avec chacun de ces hommes et our cause. Je prenais grand soin de ma discrétion à ce sujet il fallait dire, et en dehors de cela, mon humble nom commença même à être reconnu de plus en plus loin. Et donc, par un certain hasard pas si hasardeux que cela, j’atterris au pays du soleil levant. Mon nouvel agent voyait les choses en grand, c’était le moins qu’on puisse dire. Certes, les nippons appréciaient particulièrement mes airs de petites poupées européenne, une fascination qui leur est bien propre semble-t-il. Mais au-delà de cela, on avait apparemment découvert que je savais chanter –et pas trop mal, merci Papa et Papa-, il n’en fallut donc pas plus pour me pousser sur le devant de la scène musicale. Avec tout le tapage médiatique que cela pouvait engendrer, mais à nouveau mon équipe fit des merveilles. Et ce nouveau statut m’arrangeant tout à fait, je n’allais pas me priver d’ajouter ce nouveau rôle à mon répertoire. Plus de célébrité, plus de connaissances, plus d’hommes à faire tomber, plus de pouvoir.

Ma vie au Japon fut particulièrement enrichissante, en plus de tout le paradoxe culturel de ce pays qui, plus que tout autre, est tiraillé entre le passé et l’avenir. Autant la pop culture se prêtait à merveille à mon apparence publique, autant le calme et la froideur du Japon traditionnel me correspondait intérieurement. Sans parler de la corruption et de l’envers du décor du divertissement populaire ; je n’ai jamais vraiment chômé lors de mon séjour sur l’archipel… Tant et si bien que cette fameuse guerre à propos des mutants dont on parlait, je passais généralement à côté. Non pas que j’étais plus d’un camp que d’un autre, mais simplement… je vivais ma vie, portais ma propre croix. Bien sûr, il y a un tas de causes pour lesquels il faudrait s’insurger, tant d’injustices à combattre. Mais je suis une personne assez exclusive, me concentrant pleinement et uniquement sur un seul but afin de l’atteindre dans les meilleures conditions. Je ne suis pas une sur-femme, et laisse les vrais héros s’occuper de tous les maux du monde. Je n’ai d’ailleurs jamais eu la prétention de me croire meilleure, ou que ce que je faisais méritait une médaille. Je le fais, car c’est à présent ancré dans ma chair et que ma futile existence ne connaît que ce but.

La vie suivait donc son court, pour en revenir au Japon. J’arrivais à gérer à la perfection ma petite barque, ma carrière connaissant un joli essor. Interviews enjouées, passages dans des émissions de télévisions plus bêtes les uns que les autres, soirées de galas aux sourires hypocrites, concerts limités… Malgré mon apparente légèreté, tout cela était sciemment pensé et réfléchi. Tout cela pour mieux me faire paraître innocente et populaire, tout en me rapprochant des plus influents. Mon cercle de connaissances croissait en même temps que ma célébrité, et c’était bien le but escompté. Et toujours, toujours les lettres de Jens et Stephan d’un peu partout autour du monde. Comme la lointaine bouée qui me ramenait à la réalité et me rappelait pourquoi j’étais là, où je me trouvais et où je devais me diriger à l’avenir. Et sans jamais, jamais oublier celle qui m’avait décidé sur cette voie. Depuis Sacha, j’avais certes connus quelques histoires, mais rien de comparable. Et surtout pas avec des hommes. Coïncidence ? Je ne croyais pas. Mais mieux valait leur faire croire le contraire, n’est-ce pas ?

Poupée de porcelaine, j’en ai peut-être l’air. Mais au fond, c’est moi qui tire les ficelles.

Acte 5 : New-York (24-…)


Mais vint bien le temps où je pensais pouvoir faire mieux et encore plus fort. De nouvelles opportunités me furent offertes, et je ne tardais pas à les saisir. Miroir dans le miroir, abîme sans fond ; on me proposa de jouer la comédie. Ou plutôt, on proposa à celle qui jouait la comédie de jouer la comédie. Et on me proposa même d’exploiter le fait que j’exploite mes talents à des fins plus sombres qu’en apparence. Vous suivez ? Laissez-moi vous expliquez :

Jens et Stefan me téléphonèrent un jour pour me parler d’une de leur connaissance qui se trouvait aux Etats-Unis, une ancienne haut placé dans le gouvernement. Cette dernière souhaitait me rencontrer afin de me parler d’une offre qu’elle avait à me faire. Je ne l’avais certes jamais rencontrée, mais le simple fait qu’elle connaisse mes parents et ait leur confiance suffisait. Et qu’elle soit une femme, également. C’est ainsi que je rencontrai Ellen, qui allait devenir mon nouvel agent. Aussi rapidement que cela ? Elle avait en tous cas les bons arguments pour me convaincre de tout plaquer pour la rejoindre. Contrairement aux autres, elle avait réussi à deviner mon petit manège mais loin de vouloir me dénoncer, elle en profita au contraire pour me proposer de l’aide, en échange de mes services. Elle avait encore des contacts avec le gouvernement américain, et contre certains avantages, je n’avais qu’à faire ce que je faisais d’ordinaire, mais pour eux. Faire tomber des hommes peu scrupuleux tout en étant protégée par l’Etat, ne pouvais-je pas rêver mieux ? D’autant que j’étais libre d’accepter ou de refuser chaque mission, et libre de continuer les miennes à côté sans qu’ils soient trop regardants.

Adieu donc le Japon, bonjour New-York ! Mais Ellen, inspirée par mon parcours au pays du soleil levant, eut l’idée d’aller encore plus loin, et ainsi débuta ma carrière dans le cinéma. Par des petits rôles au début, mais qui devinrent rapidement de plus en plus étoffés. Mes bons vieux souvenirs de jeunesse aidant, je me permis même le luxe d’exceller dans les films historiques en tous genres, tant que je pouvais porter une large robe pleine de dentelles. Autant dire que Jens et Stefan étaient aux anges, et je les imaginais bien s’esclaffer sur leur petit bateau à l’autre bout du monde. Même si, au début, mon déménagement pour les Etats-Unis semblait les avoir rendus quelque peu perplexes et songeurs, mes nombreux projets cinématographiques devinrent rapidement nos principaux sujets de conversation. Tout commençait pour le mieux, et j’étais prête à affronter ce que cette nouvelle ville avait à m’offrir.

C’est qu’il s’en passe des choses intéressantes, dans le coin.


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MessageSujet: Re: Persona || Modern Day Delilah Mar 04 Mar 2014, 21:02

/me prend la voix de l'agent Smith* "Miss Anderson ..."

Tu es là ! o/

Bienvenue à N. Y. la starlette o/
Ton désamour des hommes rencontre la sympathie d'Anne. Bonne chasse aux connards !

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MessageSujet: Re: Persona || Modern Day Delilah Mer 05 Mar 2014, 11:34

Le Chabou plaide coupable :red: Mais ça en vaut toujours la peine, Dahlia a la classe !

Bi...Bien..Bienvenue ch-chère consœur ! A-A-Allons tor...torturer d-d-d-du méchants **
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MessageSujet: Re: Persona || Modern Day Delilah Mer 05 Mar 2014, 12:02

Une fiche passionnante ; j'en connais qui ont du souci à se faire. :red:
Re-bienvenue !

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MessageSujet: Re: Persona || Modern Day Delilah Mer 05 Mar 2014, 19:48

Merci à vous *-*

Lig: Je suis là \o
Anne a ma sympathie aussi  :uh:

Zeph:  Rolling Eyes ♥
Avec plaisir, cher confrère **

Zex: Oh que oui. Et certains plus que d'autres  :red: 
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MessageSujet: Re: Persona || Modern Day Delilah Sam 08 Mar 2014, 10:07

Persona... Une femme qui hait les hommes autant que j'aime les femmes. Nous sommes en quelque sorte des antonymes. Qu'à cela ne tienne ! Je ne peux que saluer le travail réalisé sur cette superbe fiche de présentation. La personnalité de Dahlia est aussi sombre que complexe. A croire que, dans le monde des mutants, ce sont les humains les plus désaxés. Je te souhaite chaleureusement la bienvenue. Bon jeu !

La fiche est validée. Tu peux désormais réserver ton avatar et lister tes capacités. Si tu as besoin de quoique ce soit, ou des questions à poser, n'hésite pas à passer par ici. On te conseille ardemment de jeter un œil à ce topic, afin de voir qui est libre pour jouer, ou faire tes propres demandes. Des scenarii sont également proposés aux joueurs. Je te conseille de poster une fiche de liens pour t'intégrer au mieux ; les référencements de sujets, eux, sont par . Il ne me reste plus qu'à te souhaiter officiellement la bienvenue et surtout, un excellent jeu. Smile

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Who am I? Who am I? I am Arlathan!"

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MessageSujet: Re: Persona || Modern Day Delilah Sam 08 Mar 2014, 11:16

Bienvenue parmi nous, même si je pense que nous ne seront pas des grands amis, bien loin de là même. :akhad:
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MessageSujet: Re: Persona || Modern Day Delilah Sam 08 Mar 2014, 16:27

Clov: Il semblerait bien, mais raison de plus pour se croiser  :uh: 
Merci beaucoup **

Vik: Hey, merci **
Pas de grands amis, mais tu risques fort de me voir, et sans doute pas pour les raisons que tu crois  :red: 
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MessageSujet: Re: Persona || Modern Day Delilah

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Persona || Modern Day Delilah

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