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[CLOS] Une journée à New York [Feat. Fran & Ikon]

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Identité : Jeremy Woods
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MessageSujet: [CLOS] Une journée à New York [Feat. Fran & Ikon] Lun 05 Mai 2014, 19:39


21 avril 2026, 23h05. L'allée de gravier était plongée dans les ténèbres lorsque des phares l'éclairèrent puissamment. Le pick-up s'y engagea doucement pour finalement s'immobiliser devant le garage de la propriété. Le moteur s'arrêta et un homme descendit du véhicule. La cinquantaine, le visage sévère, l'individu s'attarda un instant, observant l'immensité du ciel, une main appuyée sur la portière de la voiture, l'autre serrant une bouteille de bourbon flambant neuve, présent que venait de lui offrir son père. Jeremy Woods fêtait son cinquante-cinquième anniversaire ce jour-là. Une journée comme les autres pour l'ancien militaire. Après avoir fermé la portière du pick-up, Woods verrouilla le véhicule. Il entra ensuite à l'intérieur de la maison. Son épouse, Meredith, était encore debout. Elle vint à sa rencontre tandis qu'il se délestait de sa veste.

- Tu rentres tard. Remarqua-t-elle.

- Je me suis arrêté chez mon père sur le chemin du retour. Lui répondit-il, tout en ôtant ses chaussures pour enfiler une paire de chaussons.

- Comment va-t-il ?

- Comme d'habitude.

Meredith s'approcha de son homme et l'enlaça. Elle l'embrassa avec tendresse.

- Joyeux anniversaire, Jeremy.

- Merci. Avec un sourire sincère.

- La bouteille ?

- Son cadeau.

Meredith sourit. Elle ne semblait pas surprise.

- Tu as mangé ?

- Non, mais je n'ai pas faim. J'ai surtout hâte de me coucher. Une grosse journée m'attend demain.

- Tu comptes toujours aller à New York ?

- Bien sûr. Pourquoi cette question ?

- Tu sais très bien pourquoi.

Tutor ne pipa mot. Il n'avait pas envie d'avoir cette discussion. Ni maintenant, ni plus tard d'ailleurs.

- Anne n'est plus une enfant. Elle a besoin de s'épanouir par elle-même. Tu dois lâcher du lest, Jeremy, et la laisser vivre sa vie comme elle l'entend. Le sermonna-t-elle, une fois de plus.

- Je ne cherche pas à contrôler sa vie.

- Vraiment ?

- Je veux juste l'aider à faire les bons choix.

- Et pour toi, s'éloigner du cocon familial n'en était pas un, n'est-ce pas ?

- ...

- Nous l'avons élevée pour faire d'elle une femme forte et indépendante. Et maintenant, on dirait que cela te surprend de la voir prendre son envol.

- Elle n'est pas prête.

- Prête à quoi ?

- A voler de ses propres ailes. Le monde est empli de prédateurs, Meredith. Le danger n'a pas disparu avec la fin de la guerre.

- Je ne suis pas idiote. J'ai conscience de tout cela. Mais j'ai confiance en Anne. Pourquoi n'arrives-tu pas à en faire autant ?

- Tous les espoirs de la famille, passés et futurs, reposent sur elle. Je ne dois rien laisser au hasard.

- Si tu la pousses à bout, tu perdras tout.

- ...

- Je monte me coucher. Anne t'a envoyé un cadeau. Il est sur la table du salon.

Jeremy la regarda monter les marches menant à la chambre à coucher puis il gagna ledit salon. Posant la bouteille de bourbon sur la table, il récupéra le colis que lui envoyait sa fille et alla s'installer dans son fauteuil favori. Une carte accompagnait un petit paquet emballé avec soin. Et un mot signé de la main d'Anne était griffonné à l'intérieur de la carte.

Ligéia a écrit:
Encore une belle année.
Joyeux anniversaire papa.
On se retrouvera à l'ombre.
Je t'aime.

Anne

Si l'intention était touchante, une phrase plus que les autres retint particulièrement son attention : « On se retrouvera à l'ombre. » Il ne fallait pas être un génie pour comprendre le message. Anne savait pour lui. Elle savait pour les Ombres. Et il y avait fort à parier que c'était cette raclure de Daemonicus qui était responsable de cette fuite. A moins que l'origine de celle-ci soit située dans le camp adverse... A fréquenter Ombres et Initiés, Anne jouait à un jeu excessivement dangereux. Et sa mère voulait le voir lâcher du lest. Comme si il pouvait se le permettre ! Serrant le poing, il réduisit la carte en une boule de carton difforme. Il ne tenait pas à ce que Meredith lise le mot. Il s'intéressa ensuite au paquet qu'il déballa avec énergie. Le présent d'Anne était un couteau, une lame magnifiquement forgée, un vrai travail d'artiste. Sur le manche était gravée une inscription : « Ce n'est pas la lutte que nous voulons mais la victoire. » Tutor esquissa un sourire.

- Moi aussi je t'aime, ma fille, dit-il.

Avant de rejoindre Meredith, Jeremy envoya un sms à Anne pour la remercier... Et pour la convoquer l'inviter à dîner le lendemain soir. Père et fille avaient des choses à se dire.

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MessageSujet: Re: [CLOS] Une journée à New York [Feat. Fran & Ikon] Sam 21 Juin 2014, 12:50


Une journée à New York

Lorsque Jeremy s'éveilla, Meredith s'était déjà levée. Il pouvait l'entendre s’affairer à la cuisine. Émergeant lentement, Woods stoppa la sonnerie stridente du réveille-matin d'une main, se frotta les yeux de l'autre. Tutor s'accorda ensuite quelques minutes qu'il consacra à une étude minutieuse du plafond. La peinture autrefois immaculée commençait à fatiguer. Il lui faudrait remédier à cela. Mais certainement pas aujourd'hui. Décidé, Jeremy se redressa et se prépara. Il prit une douche froide, se brossa les dents, s'habilla puis rejoignit son épouse à la cuisine.

- Tu es bien matinal, l'accueillit-elle, alors qu'il l'embrassait.

- J'ai des choses à faire. Rétorqua-t-il, tout en s'asseyant à table.

- C'est drôle... Tu n'as jamais été aussi occupé que depuis que tu es à la retraite. Généralement, c'est plutôt l'inverse, tu ne crois pas ?

- Tu sais ce que je pense de l'inactivité, fit-il, en toastant de beurre une tranche de pain grillé.

- Je croyais que tu allais juste emmener Anne à dîner. Insista-t-elle.

- J'ai d'autres projets.

- Qui la concernent ?

- Qui me concernent.

- Jeremy...

- Quoi ?

- Fais attention.

- Que je fasse attention à quoi ?

- Tu le sais très bien, dit-elle, avant de le planter là, en tête-à-tête avec son petit déjeuner.

Jeremy fronça les sourcils. S'il savait que Meredith devait se douter d'un certain nombre de choses, il ignorait jusqu'où s'étendaient ses connaissances. Il y avait tant de non-dits dans cette famille, de secrets enfouis. Woods trempa sa tranche de pain grillé dans son mug rempli de café. Croquant le pain à pleines dents, il revit mentalement l'organisation de sa journée. Il avait un certain nombre de personnes à voir, dont certaines d'entre-elles ne s'attendaient pas le moins du monde à croiser sa route. Des gens extrêmement dangereux se trouvaient du nombre. Cela ne serait pas de tout repos. Alors qu'il finissait d'avaler son petit déjeuner, un bruit insolite capta son attention. Lorsque le son se répéta, Jeremy en localisa la source. Quelqu'un s'amusait à jeter des petits cailloux sur la baie vitrée qui séparait la cuisine de la terrasse. Tout en restant sur ses gardes, Woods ouvrit la porte vitrée et s'avança sur la terrasse.


- Yo ! Par ici, M. Woods ! Entendit-il.

Tutor leva les yeux au ciel. Cette voix, il la connaissait. Elle appartenait à Dorian Rayleigh, l'un des élèves de son ancienne unité. Woods s'approcha du buisson derrière lequel Dorian s'était dissimulé.


- Pinkman... Fit-il. Qu'est-ce que tu fiches ici ?

- Je voulais vous voir. Il faut que j'vous parle.

- Et tu n'as pas pensé à essayer de passer par la porte, comme tout le monde ?

- Yo... C'est que, j'voulais pas déranger votre dame...

- Pourquoi es-tu ici ? Lui demanda-t-il, sans chercher à comprendre la logique de Pinkman.

- J'viens rejoindre votre équipe secrète, M. Woods.

- Et l'armée ?

- C'est plus pareil depuis que vous êtes parti. Le nouvel instructeur est un sale con. Et il n'aime pas trop les mutants.

- Désolé, mais je ne peux rien pour toi.

- S'il vous plait, M. Woods ! J'ai fait des super progrès avec vous ! Et franchement, je sais ce que vous préparez. J'veux trop en être !

- Qui t'as parlé de mes plans ? Le questionna-t-il, sourcils froncés.

- Euh... Harry.

- McDowell ? Se montra-t-il insistant.

- Ouais, c'est ça.

- ...

- Faut pas vous énerver, M. Woods ! C'est pas sa faute. Il était complètement déchiré lorsqu'il m'en a parlé. D'ailleurs, c'est de plus en plus souvent le cas. Depuis qu'il a monté son propre business...

- Qu'il a fait quoi ? Le coupa Jeremy, en haussant sensiblement le ton.

Tutor poussa alors Dorian à lui révéler toute l'affaire. Il lui apprit que McDowell jouait désormais un double-jeu extrêmement dangereux. Directeur de la communication chez White Industries, Harry McDowell était la voix du groupe pharmaceutique et de recherche en bio-technologie. En tant que visage de la société, il était primordial que McDowell demeure blanc comme neige. Mais voilà qu'il avait mis les pieds dans les affaires cachées de la société, soit la production de méthamphétamine, drogue de synthèse psycho-stimulante hautement addictive. McDowell détournait une partie de la production pour son propre compte. Pour améliorer ses profits, il coupait la drogue, réduisant drastiquement sa pureté. Dorian lui avait notamment soufflé l'idée d'ajouter du piment à la mixture, comme une sorte de marque de fabrique. Si M. White l'apprenait, c'en était fini de Harry et de tous ceux qui soutenaient son entreprise, de près ou de loin. Bon sang, ce crétin de McDowell s'était même trouvé un surnom : « Bloody Harry » !


- Et sinon... Reprit Dorian, alors que Tutor réfléchissait à ce qu'il convenait de faire. Je peux rejoindre votre équipe de mutants, M. Woods ?

- Je t'ai déjà dit non tout-à-l'heure.

- Pourquoi ?

- Parce que tu n'as pas le niveau.

- C'est pour ça qu'il faut que vous m'entrainiez, M. Woods !

- Désolé, mais je n'ai plus le temps pour ça. Je te suggère te trouver un autre instructeur. Tu n'as qu'à tenter ta chance du côté des X-Men. Après tout, leur spécialité est justement d'aider les types dans ton genre.

- C'est dégueulasse, M. Woods. En fait... Vous n'êtes qu'un putain de lâcheur.

- Pinkman...

- C'est pas mon nom, Pinkman ! Et merde ! Allez vous faire foutre !

Et il s'en alla. Tutor le laissa faire, sans mot dire. Dorian ne le voyait peut-être pas ainsi, mais Jeremy ne faisait qu'agir dans son intérêt en le tenant éloigné de lui et de ses plans. Chaque jour, Woods s'enfonçait davantage dans le domaine de l'incertitude. Le danger de sa situation était à présent si palpable que même Meredith se doutait de quelque chose. Un jour, Pinkman le remercierait de l'avoir tenu à l'écart. Retournant à l'intérieur de la maison, Jeremy finit de se préparer et, après avoir embrassé sa femme, il prit un train pour New York. Grâce aux révélations de Dorian, un nom de plus s'était ajouté à la liste de ses rendez-vous du jour.



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MessageSujet: Re: [CLOS] Une journée à New York [Feat. Fran & Ikon] Sam 05 Juil 2014, 00:02

Le train s'arrêta à la gare de Penn Station, dans le quartier de Midtown. L'ombre du Madison Square Garden était plutôt timide en cette heure matinale. Jeremy Woods ne s'attarda pas dans les parages. Le charme de Manhattan - ou de New York en général - n'opérait guère sur lui. Tutor n'était pas friand des grandes agglomérations. Trop de monde, trop de bruit, trop de pollution. De Garment District, Woods prit le métro pour rejoindre le quartier d'affaires de Wall Street. Un bus le déposa ensuite devant la Linderman National Bank. La banque était ouverte depuis un peu plus d'une demi-heure lorsque Woods investit les lieux. Les new-yorkais étaient déjà là, en nombre, amassés derrière les comptoirs pour faire la queue dans des files d'attente qui s'annonçaient interminables. Depuis la fin de la guerre, la clientèle de la banque était devenue plus populaire. Et bien que les locaux n'aient rien perdu de leur prestige, la Linderman National Bank n'impressionnait plus autant que du temps de son fondateur, Daniel Linderman. Mais qu'ils se situassent d'un côté ou de l'autre des guichets, employés comme clients, tous tiraient une tronche d'enterrement.

* Good morning, New York! * Songea Tutor, de façon très ironique.

L'humeur maussade des uns et des autres imprégnait tant l'atmosphère que Jeremy lui-même commença à partager leur lassitude. Tant et si bien qu'il ne fut nullement surpris de voir la masse entonner un air déprimant, en chœur.


♪ Unhappy, unhappy, very unhappy
Unhappy, unhappy
Very, very, very, very, very, very, very, very unhappy
Unhappy, unhappy
Very, very, very, very, very, very, very, very unhappy ♫

Porté par cet élan, Jeremy leur emboîta le pas, poussant la chansonnette à son tour, le plus naturellement du monde.

♪ I spend my fucking life
With shadows and bastards, unhappy
To what is my life amounting?
It figures, not much, unhappy

Le tout au rythme des « unhappy » chantés par une chorale d'individus aussi déprimés que déprimants.

♪ I have a secret desire
Hiding deep in my soul
It sets my heart afire
To see me in this role ♫

Tout en chantant, Tutor se laissa aller à une chorégraphie approximative, en respectant toutefois le rythme que sa voix imposait. Ce rythme s'accéléra à la venue du refrain.

♪ I wanna be a chief
With a big team working for me
I wanna be a chief
The new leader of all mutants ♫


♪ I wanna be a chief
With my daughter by my side
I wanna be a chief
And lead the Woods at the top ♫


♪ I wanna be a chief
And take what I want when I want
I wanna be a chief
And say, "You, you, you, not you" ♫

Le tout en désignant successivement une poignée de clientes de la banque.

♪ I wanna be a chief
Have power and respect
I wanna be a chief
And see my name, Jeremy Woods, in lights ♫

Le petit groupe de clientes désignées prit la suite de la chanson.

♪ He wants to be a chief
In New York to start
He wants to be a chief
Then in the world ♫


♪ He wants to be a chief
Look down on us
He wants to be a chief
To rise above all ♫

Jeremy poursuivit, avec davantage d'intensité dans la voix, et de conviction aussi.

♪ I wanna be, he wants to be
I wanna be, he wants to be
I wanna be the greatest, grandest
And most fabulous leader in the world ♫


♪ He wanna dine with the president Brewer
I just got to be a chief
Drink champagne until I puke

Drink champagne till he pukes ♫


♪ I wanna be a chief
Show the world just what I've got
I will achieve great things
Read my name in the history books ♫

Le ton et le rythme de la chanson s'adoucirent alors. Et la voix de Tutor se fit plus discrète, mais plus mélodieuse également.

♪ I wanna be a chief
Because it's everything I'm not ♫

Les « unhappy » marquèrent la fin de la chanson.

Unhappy, unhappy
I wanna be a chief
Very, very unhappy, unhappy
(Wait a minute, yeah minute, hold everything, hold everything) ♫


♪ Mr. White was right
There is a lot more to me than there is to me
Stop the world, I wanna get on ♫


♪ I'm gonna be a chief
He's gonna be a chief
Look out Ascheriit because here I come ♫

La chanson s'arrêta au moment où les portes de l'ascenseur se refermaient sur Jeremy Woods. Tutor reprit alors tranquillement son souffle, réajusta le col de sa chemise et se dirigea, comme si rien n'était, vers son rendez-vous.

Libre adaptation de:
 

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MessageSujet: Re: [CLOS] Une journée à New York [Feat. Fran & Ikon] Ven 01 Aoû 2014, 00:35

« La nuit est sombre et pleine de terreurs » ; tel était, si Jeremy se souvenait bien, l'axiome des prêtres rouges du culte du Dieu de la Lumière. Bien qu'il n'ait jamais rencontré de prêtre rouge du temps où il faisait encore partie des Initiés, Woods était assez mal placé pour remettre en cause cette idée. La rencontre qui avait fait basculer son existence toute entière s'était déroulée lorsque la lune et les étoiles dominaient les cieux. Mais comme discuter du passé ne permettait guère de le changer, cela ne servait à rien de se faire des cheveux blancs à le ruminer. D'autant que des cheveux, Tutor n'en avait plus un seul sur le caillou. Ce qui était fait était fait. Les remords et les regrets pouvaient mettre à terre un homme aussi sûrement qu'une balle. La survie impliquait de faire des choix. Les questions de morale, de bien ou de mal, n'arrivaient qu'en second plan. Devant la porte du bureau de Leopold Linderman, Woods savait qu'il avait encore le choix, qu'une autre voie était toujours possible. Un chemin peut-être plus facile, moins risqué. La secrétaire de l'ancien avocat l'invita à entrer et Tutor fit son choix. Il passa la porte.

- Jeremy Woods... Bonjour. Le salua Leopold Linderman.

Drapé de blanc des pieds à la tête, le visage recouvert d'un capuchon, Wesker était néanmoins reconnaissable par sa voix de canard et son ton doucereux. Si les traits du mutant étaient tout juste discernables, la pâleur de sa peau, visible sur ses mains découvertes, semblait confirmer les rumeurs. On disait que la guerre l'avait brisé, qu'il ne sortait plus guère - voire plus du tout - de sa tour d'ivoire qu'il hantait comme une âme en peine. L'apparence de Wesker ne démentait pas cette rumeur puisqu'il avait tout l'air d'un spectre. Pour sa défense, il fallait reconnaître que Linderman avait été contraint d'essuyer beaucoup de pertes durant le règne des Invisibles. La dictature ne lui avait pas fait de cadeau. Les Invisibles, sous le prétexte de la réquisition, avaient démantelé peu à peu la Fondation Akatsuki, en la dépossédant de ses biens et en lui arrachant ses principaux soutiens, financiers comme humains. Wesker avait également dû faire face à la trahison de sa propre fille, Audrey, qui s'était rangée du côté des dictateurs, ainsi qu'à la mort de sa moitié, Maxim Brent, l'amour de sa vie. Ce dernier, c'était Rafael Baldwin qui le lui avait enlevé... Avant de s'en prendre à Leopold en tentant de l'immoler par le feu. Et dire qu'il y avait encore des gens qui croyaient au repentir de Roxas ! Pour le croire, il fallait au choix être extrêmement naïf, aveugle comme une taupe ou complètement con. Ceci étant dit, Tutor n'irait pas jusqu'à penser que Linderman n'avait pas mérité tout ce qui lui était arrivé. Wesker était une pourriture et son âme était toute aussi vertueuse et pure que pouvait l'être celle de Baldwin. En somme, les chacals n'avaient fait que s'étriper entre eux. Un moindre mal donc.


- Ne m'en veux pas si je ne viens pas jusqu'à toi pour te saluer, je suis un peu indisposé ce matin. Ajouta Leo, sur un ton contrit.

* Tu m'en diras tant... * Songea Tutor.

- Il n'y a pas de mal. Fit-il.

- Je sais que tu n'aimes pas que l'on tourne autour du pot, alors dis-moi : qu'es-tu venu chercher ici ?

- Une adresse.

- L'adresse de qui ?

- Michael Rizzo.

Wesker se pencha en arrière sur son siège et joignit ses mains.

- Je ne la connais pas. Répondit-il finalement.

- Tu mens.

- Possible. Mais dis-moi surtout pourquoi je te la donnerais, à toi ? Il insista bien sur le « toi ». Tu es l'un d'eux. Je le sais et tu sais que je le sais.

- Je vais te dire pourquoi... Il s'approcha lentement, posa ses mains à plat sur le bureau et se pencha vers Wesker. Il était désormais assez prêt pour voir son visage, sentir l'appréhension qui le gagnait. Parce que tu n'as pas le choix.

- Je... Il se racla la gorge. Je peux organiser une rencontre. En terrain neutre. Mais c'est tout. Il me tuerait si jamais... Enfin... Il n'est pas plus dans mon intérêt que dans le sien de te filer autre chose qu'un rendez-vous.

- Aujourd'hui.

- Quoi, aujourd'hui ?

- C'est aujourd'hui que je veux le voir. Central Park, devant le Carnegie Hall, en fin d'après-midi. Envoie un message pour confirmer sa venue et l'heure du rendez-vous. Je te laisse le contacter. Tu as jusqu'à midi.

Sur ces mots, il le planta là. Wesker ayant la langue bien fourchue, mieux valait le quitter avant qu'il n'essaie de l'embobiner. Et puis, il avait à faire.

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MessageSujet: Re: [CLOS] Une journée à New York [Feat. Fran & Ikon] Sam 16 Aoû 2014, 12:25

Jeremy Woods jeta un coup d’œil à sa montre. La matinée touchait déjà à sa fin. Il commença à se rapprocher de son lieu de déjeuner. Ce repas, il le partagerait avec Guiren Lannister, ce qui serait pour eux l'occasion de faire le point sur leurs diverses activités et investigations. Mais avant cela, Tutor prit le chemin du siège local du F.B.I., avec dans l'idée de l'observer une nouvelle fois, cet homme qu'il avait identifié comme étant l'un des sept. Pour avoir étudié ses habitudes, il savait que le mutant prenait sa pause déjeuner vers 11h30. Finalement, l'agent sortit du bâtiment un quart d'heure plus tard. Visiblement pressé, il traversa avec hâte la rue puis se dirigea vers un vendeur de hot-dogs. Woods l'intercepta à ce niveau, passant juste devant lui dans la file d'attente.

- Oh, excusez-moi, fit-il, comme s'il ne l'avait pas remarqué avant. Vous avez l'air pressé... Vous voulez passer devant ?

- Non, ça ira. Il ne faut pas faire attention, je cours tout le temps. Une sale habitude. Mais merci, c'est sympa de proposer. Répondit-il.

- Vous êtes du Bureau ? Demanda Jeremy, sur le ton de la conversation.

- Ça se voit tant que ça ? Rétorqua-t-il, avec le sourire.

- Pure conjecture.

L'homme lâcha un petit rire. Ce fut alors au tour de Jeremy de passer commande.

- Bonjour. Moutarde et oignon, s'il-vous-plait.

- C'est parti, répondit le cuistot, en se mettant à l’œuvre.

- C'est drôle, mais j'ai la vague impression de vous connaître. On ne se serait pas déjà vu quelque part ?

- Je ne crois pas, répondit Woods.

- Vous vous appelez ?

- Walter Wilkerson.

- Hum... Vous avez raison, cela ne me dit rien. Dans ce cas, enchanté, Walter. Moi, c'est Phil. Phil Baldwin.

- Heureux de faire votre connaissance, M. Baldwin.

Les deux hommes se serrèrent alors la main et une sensation familière noua l'estomac de Tutor. Il n'avait plus aucun doute désormais. Baldwin détenait un fragment d'âme d'Ascheriit. Était-il au courant ? Si le trouble était visible sur le visage de l'agent du F.B.I., aucun indice ne révélait qu'il comprenait l'origine du malaise qu'ils éprouvaient tous deux.

- Et voilà ! Fit le marchand, les ramenant à la réalité.

- Merci, Dit Jeremy, en réglant la somme due. Et bien, je vous souhaite une bonne journée, M. Baldwin.

- C'est ça... A une prochaine fois...

Tutor s'éclipsa alors, non sans hâte. Mieux valait qu'il disparaisse rapidement de son champ de vision. La réaction de Baldwin laissait supposer qu'il ignorait tout de son état. Mais Woods pouvait-il s'y fier ? Connaissant les antécédents familiaux, Phil pouvait tout aussi bien jouer la comédie. A un croisement, Tutor tomba sur un sans-abri qui demandait l'aumône. Woods lui offrit son hot-dog qu'il n'avait pas touché.

- T'aurais pas 5$ plutôt ? Cracha l'homme.

- Pour quoi faire ? Pour aller t'acheter un hot-dog ? Répliqua-t-il, avec mauvaise humeur.

Sur ce, il balança le sandwich dans la poubelle la plus proche puis traça sa route.


- Oh, mais t'es malade ! On jette pas de la nourriture comme ça ! Beugla le type, visiblement aviné, derrière lui.

Tutor ne s'en préoccupa pas et poursuivit son chemin. Il rejoignit le point de rendez-vous avec cinq minutes d'avance. Fran n'était pas encore arrivée. S'attablant, il l'attendit donc, non sans songer aux « illustres » membres de la famille Baldwin. Il comprenait pourquoi à présent Daemonicus avait tenu à garder Roxas à l’œil. Visiblement, rien n'était fait au hasard chez les Ombres.

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MessageSujet: Re: [CLOS] Une journée à New York [Feat. Fran & Ikon] Dim 21 Sep 2014, 20:01

Chapitre précédent :: Nouveau mode de transport !
Ils s'étaient donnés rendez-vous à l'heure du déjeuner. Le lieu : La Pagode Volante, un restaurant proposant des spécialités asiatiques situé dans le quartier de Chinatown. Comme à chacune de leurs rencontres, Fran se la jouait incognito. Aussi, la femme qui fit son entrée dans le restaurant, avec une dizaine de minutes de retard, n'avait pas grand chose à voir avec la Dame Rouge. Vêtue d'un ample chemisier blanc et d'un pantalon noir à la coupe serrée près du corps, Guiren arborait surtout une splendide perruque blonde. En somme, elle était méconnaissable. Même Jeremy Woods parut surpris lorsqu'elle s'assit à sa table, en face de lui.

- Bonjour, le salua-t-elle, un sourire clinquant aux lèvres.

- Vous êtes en retard, rétorqua Tutor, en guise de salut.

Le ton était sec, plutôt froid même. Si Woods n'avait jamais été le plus chaleureux des hommes, Guiren le trouvait plus tendu que d'habitude. Avait-il une mauvaise nouvelle à lui annoncer ?


- J'ai eu du mal à ajuster ma nouvelle coupe de cheveux. Donna-t-elle pour excuse. Ça vous plait ?

- C'est hors de propos.

- Rabat-joie, lâcha-t-elle, en faisant une moue.

- On peut en venir au fait ? S'impatienta-t-il, visiblement pressé.

Pourquoi fallait-il qu'il se montre toujours aussi hâtif ? A le voir faire, Tutor paraissait toujours manquer de temps. Et quoi ? Il avait un train à prendre ? Il y avait le feu dans le train ? Non ! Alors il pouvait bien lâcher un peu de lest de temps en temps. L'être humain n'était pas fait pour courir tout le temps. Le mutant non plus.


- Vous êtes à l'initiative de cette rencontre, lui rappela-t-elle. Je vous écoute donc.

- Nous avons un problème.

- De quel ordre ?

- Le compte n'était pas bon. J'en ai trouvé un huitième.

Temps d'arrêt. Fran détourna le regard, embarrassée. L'Externel n'avait pas encore partagé toutes ses informations avec Tutor. Ce qu'elle savait sur Daemonicus, par exemple, était méconnu de Woods. Guiren se mordit la lèvre inférieure. Elle aurait dû lui révéler ce point depuis longtemps, elle en avait parfaitement conscience. Mais au début, c'était trop tôt : elle ne lui faisait pas confiance. Et ensuite, l'occasion de le faire ne s'était tout simplement pas présentée.

- Qui est-ce ? Demanda-t-elle, retardant l'inévitable.

- Peu importe ! Votre théorie est erronée. Vous vous êtes plantée en beauté !

- Détrompez-vous, Jeremy...

- Tutor, la coupa-t-il, agacé.

- Tutor... Elle balaya l'air de sa main pour montrer que cela n'avait guère d'importance. Ledit Tutor lui lança un regard noir. Une information vous manque. Nous avons découvert que Daemonicus n'est pas un l'Cie, mais qu'il s'agit du Seigneur des Ténèbres en personne. Il ne faut donc pas le compter dans les Sept.

- Quand l'avez-vous découvert ?

- Cela n'a pas d'importance.

- Pour moi oui.

Fran souffla. Avec cette tête de mule, elle n'aurait jamais le dernier mot.

- L'année dernière. Ascheriit a attaqué Zexion sous les traits du prêtre. Mais Stannis l'a reconnu.

- L'an dernier... Et vous me transmettez cette information capitale que maintenant !

La colère fit battre ses tempes. Guiren ne s'en émut guère.

- Je ne vous faisais pas confiance.

- Fran, je n'avais pas confiance en vous hier. Rien n'a changé aujourd'hui. Mais nous combattons le même ennemi. Une information de cette importance peut changer la donne. Vous auriez dû m'en faire part.

- Ça va, ça va ! Je suis désolée ! Vous êtes au courant maintenant. Alors, tâchons d'avancer. Ce nouveau porteur, qui est-ce ?

- Baldwin.

Le visage de Fran se décomposa. Non. Cela ne se pouvait. Pas lui. Pourquoi fallait-il que le sort s'acharne sur cet homme ?

- Baldwin fils, ajouta alors Tutor.

Le soulagement qui l'envahit à cette précision fut malheureusement de courte durée. A sa connaissance, Roxas avait eu quatre enfants, trois fils et une fille. L'un des fils, l'aîné, était mort, tué par les Invisibles. A moins que ce ne fut pas les Ombres, Fran n'était pas certaine. Le deuxième vivait aujourd'hui sur Gran Pulse, un univers parallèle créé de toutes pièces par un mutant sempiternel. Il était donc inaccessible, même pour un mutant de la trempe d'Ascheriit. Il ne restait donc qu'une possibilité.


- Phil, conclut-elle sa réflexion à voix haute.

Tutor acquiesça d'un signe de tête. Phil Baldwin... Guiren le connaissait depuis qu'il était tout petit. Il n'y avait pas plus brave que ce garçon. Elle avait d'ailleurs récemment appris qu'il s'était comporté de façon héroïque durant la guerre contre les Invisibles.


- Très bien. Nous en avons donc sept. On se fait un petit récapitulatif ? Histoire d'accorder nos violons et de décider de la marche à suivre pour chacun d'eux.

Woods acquiesça de nouveau silencieusement. Avec l'obtention de ce dernier nom, ils venaient de faire un pas de plus vers leur objectif. Pour autant, Fran n'éprouvait aucune joie, ni satisfaction. Car un innocent de plus allait devoir mourir.
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MessageSujet: Re: [CLOS] Une journée à New York [Feat. Fran & Ikon] Lun 27 Oct 2014, 22:42

« Par sept vont et marchent les l'Cie. »

Surnommés « Anges Noirs » par Fran, les l'Cie sont les malheureux détenteurs des fragments d'âme d'Ascheriit. A la différence des Cie'th - qui sont les esclaves de la volonté du Seigneur des Ténèbres, les l'Cie ont conservé leur libre arbitre. Ils ne sont donc pas entièrement soumis aux pouvoirs du terrible mutant. Certains d'entre-eux le combattent même, ouvertement ou non. C'est le cas de Jeremy Woods.

En comptant Jack Crawford - alias Daemonicus - parmi les Sept, Tutor avait donc fait fausse route. Le prêtre n'était pas un vassal d'Ascheriit, mais le Seigneur des Ténèbres en personne. Cette information le rassurait autant qu'elle le dépitait. Si la préservation de leur objectif initial était une satisfaction, Woods était embarrassé de s'être ainsi laissé berner par Ascheriit. L'antique mutant avait visiblement plus d'un tour dans son sac. L'information digérée, Jeremy accepta de se plier à un petit récapitulatif.


- Le plus ancien l'Cie est assurément Benedict, débuta-t-il l'exercice. Lorsque j'ai rencontré Ascheriit, Rayleigh se tenait déjà à ses côtés. C'est d'ailleurs à l'occasion de cette fâcheuse entrevue que je suis devenu l'un d'eux. Partant de cette hypothèse, on peut supposer que je porte le numéro 2.

- Pure conjecture, rectifia Fran. N'oublions pas que nous ignorons encore l'identité du troisième porteur. Nous savons juste qu'il s'agit d'une femme.

- D'une immortelle, précisa Tutor. Ce qui réduit déjà le champ des possibilités.

- Tout en compliquant la phase 2 de notre plan. Ajouta Guiren.

- Tout être peut être tué. La défaite d'Apocalypse nous l'a appris.

- Certes... Le quatrième Ange ?

- Une place vacante, celle de Noxia Pandore.

- Vous êtes certain qu'Ascheriit n'a pas pu remplacer ce fragment ?

- A présent que je sais qu'Il est Daemonicus, j'en suis sûr à 100%. Il ne peut pas scinder son âme sans laisser de traces. La division aurait fragilisé son équilibre psychique. Ce qui implique que j'aurais forcément démasqué le prêtre. Mercanti est morte et elle n'a pas d'héritière.

- Très bien. Dans ce cas, il ne nous reste plus que six fragments à détruire. Plus Ascheriit bien sûr. Le cinquième élu est John Brewer, l'actuel Président des États-Unis. Nur a fait fort sur ce coup-là...

- Brewer est aussi un Cie'th. Il est entièrement dévoué à la cause des Ombres et ne trahira jamais Ascheriit. Heureusement, c'est un humain. Il est donc facile à éliminer.

- Si on arrive à l'approcher d'assez près. Les Initiés ont essayé. Brewer n'est pas une proie aussi facile qu'il n'y parait.

- Vous ne m'aviez pas avec vous alors. Je peux approcher Brewer, le rencontrer en privé. Le moment venu, le tuer ne sera qu'une formalité.

- Ce n'est jamais le cas. Insista Fran, qui n'aimait pas trop visiblement cette banalisation du meurtre. Ôter une vie n'a rien d'anodin. D'autant plus si Brewer n'est pas réellement responsable de ses actes.

- Nous ne nous voyons pas pour débattre du bien ou du mal, mais pour planifier méthodiquement l’élimination d'un dangereux mutant. Je vous conseille fort d'écarter toutes pensées superflues. Que Brewer soit innocent ou non n'enlève rien au fait que nous devons le tuer.

- Ça va ! Vous croyez m'apprendre quelque chose peut-être ? J'ai bien conscience de tout ça. Les Sept doivent disparaitre, sans exception.

- Sans exception, répéta-t-il sombrement.

- En numéro 6 vient donc Alex Mason, le X-Man. Nom de code : Dastan. C'est bien ça ?

- C'est ça.

- Vous l'avez rencontré ?

- Pas encore, mais tout est prêt. Je vais tâcher de l'intercepter lors de l'une de ses séances de sport. Il sera seul, isolé du reste de son groupe. C'est la meilleure approche possible.

- Il est primordial d'arriver à le convaincre de nous aider. Je vous laisse gérer ça.

- Je m'y emploie. Fit-il. Reste un dernier fragment...

- Celui que détient Phil. Elle souffla.

- Oui. Phil Baldwin. Nom de code : Tokhrane III. Un soldat aux multiples décorations... Ce qui en fait un spécimen de choix pour Ascheriit. Assassiner un innocent n'est déjà pas une mince affaire, alors éliminer un héros de guerre... Ascheriit ne pouvait pas trouver mieux pour mettre dans l'embarras ses ennemis. Si les Initiés s'en prennent à un type comme Baldwin, la nation entière se mobilisera pour leur péter la gueule. C'est plutôt bien vu.

- Phil est quelqu'un de bien. Il ne mérite pas ça...

- Tout comme moi. Petit froid. Je n'étais qu'un gamin lorsque Ascheriit a fait de moi un l'Cie. Cette malédiction m'a poursuivi toute ma vie. Et à cause d'elle, je ne verrai pas grandir mes petits-enfants.

- Mais grâce à votre sacrifice, ils auront un avenir. Nous aurons tous un avenir. C'est ce qu'il faut garder à l'esprit, Jeremy.

- Tutor. La corrigea-t-il, une fois de plus.

Le combat qu'ils s'apprêtaient à mener était loin d'être gagné. Contrairement à ce que Fran pensait, il n'y avait aucune garantie que les sept personnes évoquées fussent les seuls porteurs de fragments d'âme. Et s'ils se trompaient, qu'adviendrait-il de leur plan ?

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MessageSujet: Re: [CLOS] Une journée à New York [Feat. Fran & Ikon] Mer 10 Déc 2014, 23:39

Six fragments. Six vies. Les faucher une à une, tel était leur plan. Un programme qui ressemblait fort au quotidien de leur ennemi. Sauf qu'à sa différence, leur objectif ne se limitait pas à arracher des existences. Ce qu'ils visaient à travers ces assassinats servait même une cause plus grande que la simple destruction d'un mutant aussi dangereux que nuisible. Car s'ils parvenaient à éliminer le mal à sa racine, le monde aurait peut-être une chance de renaître de ses cendres.

- En avons-nous terminé ? Demanda-t-elle, après que Tutor l'ait une nouvelle fois repris sur sa manière de le nommer.

- Pour aujourd'hui. Rétorqua Woods.

A cette affirmation, Guiren se leva de table. La nouvelle qu'elle venait d'apprendre, à propos de Phil Baldwin, lui avait ôté tout appétit.


- Tôt ou tard, il vous faudra le dire à votre fille, Dit-elle. Anne a le droit de savoir pourquoi son père doit mourir. Elle doit connaitre les raisons de votre sacrifice.

Woods ne pipa mot. La mâchoire serrée, son visage se fit à nouveau de marbre, comme à chaque fois qu'ils évoquaient le sujet épineux de Ligéia.

- Faîtes ce que vous avez à faire. Dit-il, finalement. Je m'occupe de ma fille.

- Comme il vous plaira, réagit-elle, en haussant les épaules. Mais si je peux me permettre un dernier conseil : n'attendez pas qu'il soit trop tard. Car un jour ou l'autre, la vérité finit toujours par éclater. Et on peut alors payer très cher un mensonge, ou même une simple omission.

- Merci, mais Anne n'a rien avoir avec Floria. Ma fille est beaucoup plus forte que votre insouciante immortelle ne le sera jamais, lâcha-t-il.

- Si vous le dîtes.

Fran n'insista pas davantage. Si le message était passé, tant mieux. Dans le cas contraire... Ma foi, l'harmonie familiale de Jeremy Woods ne figurait pas non plus parmi ses priorités. Après avoir quitté le restaurant, Guiren Lannister s'enfonça dans la première bouche de métro qu'elle trouva. Elle rentra directement chez elle, ou plutôt chez sa sœur, Liesel, qui avait eu la gentillesse de la recueillir après son départ des Initiés. Si son histoire avec Zexion était terminée, Fran avait à présent hâte de tourner une autre page : celle d'Ascheriit et des Ombres. Ensuite... Et bien, elle prendrait sans doute un peu de repos. Après tout, du haut de son millénaire et des poussières, elle avait largement atteint l'âge de la retraite. N'est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: [CLOS] Une journée à New York [Feat. Fran & Ikon] Mar 05 Mai 2015, 20:51

Jeremy Woods n'appréciait guère que l'on s'immisce dans sa vie privée. La relation qu'il entretenait avec sa fille était compliquée, souvent houleuse. Mais elle ne concernait personne d'autre que les membres de son cercle de confiance. Un cercle très restreint dont l'accès était réservé aux seuls Woods. Fran pouvait penser ce qu'elle voulait, son avis importait peu à Tutor. Pour autant, il était tout de même prêt à reconnaître que les conseils qu'elle lui avait donné ne manquaient pas de discernement. Tutor avait bien conscience que plus longtemps il cacherait la vérité à Ligiéa, plus âpre serait le moment des révélations. Mais tout en sachant cela, Jeremy n'arrivait pas à s'y résoudre. Il demeurait pour l'instant le socle de la famille. Car, depuis la mort de son frère Gregory, il était l'unique chaînon entre la génération précédente représentée par son père, Jefferson, et la suivante portée par Anne et Tiffany. Ligéia n'était pas encore prête à diriger le clan. Sans compter qu'il lui faudrait d'abord assurer la pérennité de celui-ci. Jeremy s'entretiendrait d’ailleurs bientôt avec elle à ce sujet. Mais revenons plutôt à cette journée qui s'annonçait interminable... Après le départ de Fran, Woods s'attarda au restaurant. Il commanda le plat du jour, qu'il avala promptement, régla la note puis repartit à ses affaires.

Nullement prévu au programme initial de la journée, son rendez-vous suivant le contraignit à quitter le centre-ville de New York. Tutor dut prendre un taxi pour rejoindre le centre Ernie Smuntz. Fondé en 1990 par le Docteur Ernest Smuntz, cet institut de recherche et de développement en génétique et virologie avait récemment été racheté par la société White Industries, un important groupe pharmaceutique et de recherche en bio-technologie. Le grand manitou de la société était un discret personnage du nom de Clov Rayleigh. Méconnu du grand public, le chef du groupe menait également dans l'ombre des activités nettement plus illicites. M. White, comme Arlathan aimait se faire appeler sous cette casquette, était un parrain de la drogue. Un vrai de vrai, un puriste adepte des anciennes méthodes. Son business consistait à produire de la méthamphétamine, une drogue de synthèse psycho-stimulante hautement addictive. M. White n'était pas réputé pour être dur en affaire, mais impitoyable. Aussi, lorsqu'on lui avait appris, le matin-même, que Harry McDowell cherchait à doubler son employeur, le sang de Tutor n'avait fait qu'un tour. Directeur de la communication chez White Industries, Harry McDowell était la voix de la société. En tant que tel, son rôle essentiel consistait à demeurer blanc comme neige. Alors s'il arrivait aux oreilles de M. White que son M. Propre trempait dans des affaires plus que louches, il y avait fort à parier qu'il ne prendrait pas la chose avec philosophie. Et Woods n'avait pas particulièrement envie de lire dans la presse qu'on avait repêché un cadavre de plus dans l'Hudson. Surtout si ce cadavre appartenait à Harry McDowell.


- Bonjour, Monsieur. Bienvenue au centre Smuntz. Quel est l'objet de votre visite ? Lui demanda la réceptionniste à son arrivée.

- Bonjour. J'aimerais m'entretenir avec Harry McDowell, s'il-vous-plaît.

- Bien sûr. Vous êtes ?

- Jeremy Woods.

Voyant qu'elle commençait à consulter son planning de rendez-vous, Woods l'interrompit.

- Je vais vous faire gagner du temps : je n'ai pas de rendez-vous.

- Ah. Dans ce cas, je doute qu'il puisse vous recevoir. M. McDowell a un emploi du temps très chargé...

- Prévenez-le de ma visite, nous verrons bien.

- Je suis désolée, mais cela ne marche pas comme ça...

- Permettez-moi d'insister car il s'agit d'une affaire de très haute importance... Et d'ordre privé.

- Très bien. Je vais voir ce que je peux faire.

- Merci.

Ce crétin de McDowell le fit attendre plus de deux heures. Durant ce laps de temps, Woods reçut la confirmation de son rendez-vous avec Rizzo. Il allait devoir expédier son entretien avec Harry s'il ne tenait pas à manquer Ikon.

- Jeremy Woods ! L'accueillit McDowell, avec un peu trop d'enthousiasme pour paraître naturel. Quel plaisir de vous voir, mon ami ! Il lui donna une accolade, comme s'ils étaient de vieux potes.

Woods le dévisagea. Il portait des lunettes de soleil, à l'intérieur, très certainement pour lui dissimuler des yeux aussi rouges qu'éclatés. Ses mains avaient la tremblote alors qu'il invitait Jeremy à s'asseoir et qu'il lui proposait à boire. Soit il était en manque, soit il venait de prendre une dose de son fameux bonbon au piment... La mâchoire lourdement bloquée, Tutor se planta en face de son bureau.


- Je préfère rester debout. Lâcha-t-il, avec froideur.

- OK ! Qu'est-ce qui vous amène par ici ? Et ne me dîtes pas qu'il s'agit de ma nouvelle secrétaire ? Vous l'avez-vous ? Une vraie bombe !

Tutor lui colla une baffe, histoire de lui remettre les idées en place. Ses lunettes de soleil s'envolèrent pour finir à même le sol. La lèvre inférieure en sang, il adressa un regard outré à son ancien instructeur. Mais il ne pipa mot, percevant l'état de fureur dans lequel se trouvait Woods.

- Tu oublies à qui tu t'adresses, McDowell ! S'emporta ce dernier. Son ton était glacial. Qu'est-ce qui te prend ? A quoi rime cette mascarade ?

- Oh, ça va ! C'est vous qui vous vous oubliez ! Je ne suis plus sous vos ordres, je vous rappelle !

- Arrête ton char, Ben-Hur ! Tu pars complètement en vrille ! Je suis au courant pour ton petit business, Bloody Harry !

- Quoi ? Comment ? Qui ?

- Je le tiens de ta propre bouche, imbécile ! T'es tellement défoncé que tu ne sais même plus ce que tu racontes et à qui tu le racontes !

- Oh, doucement ! Y a sans doute un mal entendu...

- Ta gueule ! Le coupa Tutor. Tu vas m'arrêter ça tout de suite ! Si jamais M. White l'apprend, tu es un homme mort !

- Pas si c'est moi qui m'occupe de son cas le premier. Rétorqua McDowell.

Woods réduisit la distance qui les séparait.


- Ôte-toi cette idée de la tête. Dit-il, le regard brûlant d'intensité. Je m'occupe de White. Essaie simplement de rester en vie le temps que ce soit fait. Tu ne dois pas prendre de risque inutile. Fais fonctionner ta tête, McDowell. Les choses sont en train de bouger. Nous allons bientôt pouvoir nous hisser au sommet. Mais il est hors de question de prendre un raccourci. C'est en grillant les étapes que l'on finit par perdre la partie. Tu comprends ?

- Oui... Bien sûr... Je suis désolé.

- Il ne faut pas tout gâcher maintenant, Harry, pas après tous ces efforts. Insista-t-il.

Bon sang ! Il avait l'impression de s'adresser à un gamin ! McDowell était tombé bien bas. Un poste important, de l'argent à foison, les filles, la drogue, Harry jouait avec le feu. Il fallait qu'il se reprenne, même si Woods craignait qu'il ne fusse déjà trop tard.


- C'est d'accord... Je vais faire ce qu'il faut, M. Woods.

- Fais du ménage dans ta vie, Harry. Et arrête de prendre cette merde qui te bouffe le cerveau. Conclut-il son sermon.

- Oui...

- Crétin... Ajouta-t-il.

Puis il le planta là, soucieux de s'en aller avant de lui en coller une autre, tant il l'avait exaspéré. Le Harry McDowell qu'il avait connu, du temps où celui-ci faisait ses classes dans l'armée, n'avait rien à voir avec cette parodie débraillée et prétentieuse. Woods avait misé beaucoup sur ce jeune homme, voyant même en lui un gendre idéal. A présent, il préférerait se faire émasculer plutôt que de lui donner sa fille. Quelle déception ! Avant de repartir pour New York, Tutor se prit cinq minutes pour faire redescendre la pression. Il se promena dans les jardins du centre, réfléchissant à la suite de son programme. Lorsqu'il fut prêt - calmé donc - il rappela un taxi et repartit en ville.

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MessageSujet: Re: [CLOS] Une journée à New York [Feat. Fran & Ikon] Ven 08 Mai 2015, 10:50

« Central Park, devant le Carnegie Hall, en fin d'après-midi. » Telles étaient les conditions du rendez-vous que lui avait rapportées Leopold Linderman, mot pour mot. Ikon avait hésité. Accepter de voir un membre avéré des Ombres, même si ce dernier semblait vouloir traiter secrètement avec lui, était extrêmement risqué. Pressentir un piège paraissait logique. Mike flairait à des kilomètres les relents nauséabonds de la félonie. Mais le fait d'être passé par Wesker pour prendre contact avec lui l'intriguait. L'ancien avocat connaissait parfaitement l'adresse de son domicile. La lui soutirer ne représentait pas une tâche insurmontable pour des mutants coutumiers des séances de torture. Si elles l'avaient voulu, les Ombres auraient donc très bien pu fondre directement chez lui afin de l'attaquer par surprise. Mais Tutor avait préféré organiser une rencontre en pleine journée, dans un lieu public. Outre le fait qu'il serait par conséquent sur ses gardes, Ikon voyait mal les Ombres faire un esclandre au beau milieu de Central Park. Il consentit donc à rencontrer Woods et le fit savoir à Linderman. Le rendez-vous fut fixé à 18h, mais Michael s'y rendit une heure à l'avance pour jauger le terrain et s'assurer qu'aucune mauvaise surprise ne l'attendait. Le parc était bondé à cette heure, mais le télépathe ne perçut aucune menace. Appuyé contre un arbre, il attendit. Les secondes devinrent des minutes, les minutes donnèrent une heure. Et Jeremy Woods se montra, avec une ponctualité millimétrée. Ikon usa une nouvelle fois de sa télépathie pour scanner les environs. Woods était seul. Il le rejoignit. En l'apercevant, Tutor leva les bras en signe de paix. Mike accéléra le pas et, lorsqu'il fut à sa hauteur, il frappa. Son poing droit fusa, percutant la mâchoire de Jeremy Woods et le propulsant au sol. Le cul dans l'herbe, la lèvre inférieure ouverte, Tutor leva la tête pour lui adresser un regard assassin. Cette entrée en matière n'était visiblement pas à son goût.

- Donne-moi une raison, une seule, de ne pas te massacrer ? Lança-t-il, avec un calme froid en dépit de la menace proférée.

La balle était dans le camp de Jeremy Woods. Rizzo était prêt à lui accorder le bénéfice du doute, mais il ne se laisserait pas amadouer. Tutor avait intérêt à lui donner des réponses s'il tenait à la vie.

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MessageSujet: Re: [CLOS] Une journée à New York [Feat. Fran & Ikon] Ven 08 Mai 2015, 20:08

Arriver à l'heure convenue ne fut pas une mince affaire. En début de soirée, le trafic était toujours bouché aux abords de Central Park. Tutor s'était vu obligé d'abandonner le confort de son taxi plus tôt qu'escompté afin de rallier sa destination dans les temps. Il avait parcouru le reste de la distance à pied, pressant l'allure par moments. Il tint sa promesse, arrivant précisément à l'heure prévue. Ikon le remercia d'un coup de poing.

- Donne-moi une raison, une seule, de ne pas te massacrer ? Déclara Rizzo, avec une colère froide et mesurée.

Jeremy prit le temps d'essuyer sa lèvre ensanglantée avec sa manche avant de parler.


- Tu veux la tête du serpent. Je peux t'aider à la trancher. Car je connais son vilain petit secret, répondit-il, choisissant minutieusement ses mots.

Au regard que lui lança le monstre, Woods comprit que sa réplique avait fait mouche. Avec l'accord tacite de Rizzo, l'instructeur-militaire se releva, s'extirpant de terre pour faire face à son jeune interlocuteur.


- Je sais que tu as volé un objet à Ascheriit, un anneau. Il s'agit de l'une des clés de son immortalité. Commença-t-il.

- Merci, mais j'étais déjà au courant. Autre chose ? Le coupa Michael.

- Tu as essayé de le détruire et il ne s'est rien passé, n'est-ce pas ? Ikon ne pipa mot cette fois-ci. Tutor poursuivit. Cet anneau ne peut être détruit que par la personne qui l'a forgé. Par chance, je sais de qui il s'agit. Je travaille avec elle.

- Qui ? Le pressa Ikon.

- Guiren Lannister. Révéla Jeremy.

Michael s'esclaffa. Mais son rire dépourvu de joie ne trompa personne.


- Fran, la Dame Rouge. Tu veux me faire croire que vous êtes en contact tous les deux...

- C'est pourtant le cas. Nous travaillons ensemble à l'élaboration d'un plan...

- Un plan pour quoi ? Le coupa une nouvelle fois Rizzo.

- Un plan pour vaincre Ascheriit.

Un sourire mauvais prit forme sur les lèvres de Michael. Ce dernier avait visiblement du mal à le croire.

- Vous bossez donc ensemble. A plein temps. Waouh. Mais dis-moi une chose : pourquoi n'est-elle pas ici ? Si ce que tu dis est vrai, la logique voudrait que ce soit plutôt elle qui vienne me trouver. Franchement, elle devait bien se douter de l'accueil que j'allais te réserver. Et toi aussi.

- Fran est l'épouse de l'ennemi public n°1. Se déplacer est plus compliqué pour elle que pour moi.

- Admettons. Maintenant, j'aimerais assez que tu me dises ce que vous me voulez, tous les deux.

- Nous voulons l'anneau. Dit-il, avant de préciser : Pour le détruire.

- Evidemment. Réagit Ikon, sans chercher à dissimuler son scepticisme. Il réfléchit un instant puis reprit la parole. Si c'est elle qui l'a construit et que tu travailles réellement avec elle, Fran a dû te dire à quoi sert cette babiole. Dis m'en plus à ce sujet.

- L'anneau l'aide à canaliser ses pouvoirs, à les concentrer sur un objectif précis. Il a été conçu pour répondre aux signaux des fragments d'âme et entrer en résonance avec eux.

- Il va falloir développer un peu, là.

Tutor lui révéla alors le secret de la longévité d'Ascheriit. Il y avait de cela une éternité, le leader des Ombres apprit à scinder son esprit en plusieurs segments, afin de transmettre une partie de son savoir ou de ses pouvoirs à d'autres mutants en leur confiant un « fragment d'âme ». Ce procédé contre-nature conféra une immortalité factice à Ascheriit, ce dernier passant d'un corps à un autre, tel un parasite. L'anneau lui permettait de régénérer son corps d'origine après chaque changement de corps. Tout cela impliquait que, pour venir à bout de Strago Nur, il faudrait détruire l'anneau ainsi que tous les fragments d'âme de l'Externel. Michael prit plutôt bien cette révélation.

- Bien. Super. Combien il en a créé, des fragments ? Questionna-t-il Tutor.

- Nous avons réussi à élaborer une liste avec Fran. Une liste identifiant les différents porteurs.

- Je t'écoute dans ce cas. Rétorqua Ikon.

Woods tendit la main vers lui, paume vers le ciel.


- Nous exigeons l'anneau en échange de cette information.

- Et si j'allais la chercher dans ta tête, plutôt. S'impatienta Ikon.

Le télépathe s'y essaya ensuite, avec perte et fracas. La protection mentale de Tutor était redoutablement efficace. Chassé de l'esprit de l'Ombre, Rizzo se retrouva avec un mal de crâne épouvantable.


- Je n'ai pas plus confiance en toi que tu n'as confiance en nous. Déclara Tutor. Tu n'apprendras rien de plus de moi si tu ne te montres pas davantage coopératif. L'anneau contre la liste de noms. C'est à prendre ou à laisser.

- Hum... Je suis déçu. Je pensais que tu allais me proposer une place dans l'équipe. Le railla Rizzo, tout en se massant la tempe.

- Nous n'avons nul besoin d'un chien fou qui s'attaque à tout ce qui bouge. Apprends à être discret et à laisser moins de cadavres derrière toi et on en reparlera.

- Tu ne connais pas l'ironie, toi... Bref. Merci, mais non merci.

- Tu déclines notre offre ?

- Oh, pour ça, je vais y réfléchir. Où je peux te joindre ?

Jeremy glissa sa main dans l'une des poches de sa veste pour en extraire une carte de visite. Le morceau de carton comportait une adresse mail sécurisée et un numéro de téléphone. Ikon l'accepta. La moitié du chemin était parcouru.

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MessageSujet: Re: [CLOS] Une journée à New York [Feat. Fran & Ikon] Mer 24 Juin 2015, 22:58

Michael saisit la carte que lui tendait Woods, sans chercher à dissimuler son scepticisme quant à la suite qu'il donnerait à cette rencontre. Le morceau de carton ne comprenait rien, hormis un numéro de téléphone portable.

- Réfléchis vite, déclara Tutor, avec sa sévérité naturelle.

Le trophée de l'homme le plus affable de l'année est décerné à... Jeremy Woods ! Ikon afficha une moue.


- Tâche de ne pas te faire tuer en attendant, rétorqua Rizzo. J'ai entendu dire qu'Ascheriit ne portait guère les traîtres dans son cœur.

- Il en va de même pour les voleurs, glissa Woods.

Les deux mutants se toisèrent un moment du regard, puis Michael tourna les talons et rebroussa chemin. Il avait obtenu ce qu'il était venu chercher ici, à savoir des réponses. A présent, il lui fallait digérer toutes ces informations et méditer à la proposition de Woods. Si une alliance n'était pas encore officiellement scellée entre les deux hommes, cela en prenait le chemin.

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MessageSujet: Re: [CLOS] Une journée à New York [Feat. Fran & Ikon] Mer 24 Juin 2015, 23:52

Jeremy Woods regarda Ikon s'éloigner d'un air partagé entre la contrariété et le soulagement. Point positif (non négligeable) : l'ancien militaire était sorti vivant de cet entretien, ce qui n'était pas forcément gagné au départ, surtout après l'entrée en matière que lui avait réservé Rizzo. Point négatif : il repartait sans aucune réponse d'Ikon. Le monstre voulait réfléchir à leur marché, comme si sa marge de manœuvre était suffisamment large pour le lui permettre. L'imbécile. Croyait-il que les Ombres mettraient longtemps à le retrouver ? Si Tutor l'avait fait, d'autres y parviendraient. Ce n'était qu'une question de temps. D'autant plus que toutes les pensées d'Ascheriit étaient actuellement tournées vers cet objectif. Aussi, pour Woods, Michael n'avait pas le choix. S'il tenait un tant soit peu à la vie, il devait coopérer. Si la mort de la créature ne chagrinerait guère Tutor, bien au contraire, ce dernier avait encore besoin de lui. Fran devait récupérer l'anneau qu'elle avait forgé, il y avait des siècles de cela. Tout dépendait de ce détail. Car si le corps actuel d'Ascheriit venait à être détruit, le leader des Ombres ne pourrait jamais retrouver sa puissance d'antan sans cette précieuse relique. Et Jeremy ne serait plus obligé de sacrifier sa vie pour rien. Peu lui importait que l'esprit de Strago Nur subsiste. Au contraire, il se verrait bien l'accueillir au sein de sa propre conscience. Posséder un fragment d'âme avait renforcé ses protections télépathiques. Alors si l'esprit tout entier d'Ascheriit résidait dans un recoin de son propre esprit, qui pouvait savoir ce qu'il se passerait ? Bien sûr, avant de tuer Daemonicus, il lui faudrait auparavant s'assurer d'avoir éliminé tous les autres porteurs. De cette façon, l'âme d'Ascheriit n'aurait pas d'autre choix que de se réfugier dans l'esprit de Jeremy Woods. Tel était le plan de l'instructeur-militaire. Il allait certainement devoir se salir les mains pour cela, mentir à Fran, trahir les autres détenteurs de fragments d'âme... Mais ce ne serait pas pour lui une première. Alors que Rizzo disparaissait complètement de son champ de vision, un rictus prit forme sur les lèvres de Tutor. Il était temps pour lui de tracer la route jusqu'à son prochain rendez-vous : Anne Woods, sa fille.


FIN DU SUJET

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[CLOS] Une journée à New York [Feat. Fran & Ikon]

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