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[CLOS] L'hypocrisie finit par être de bonne foi | Rix

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Identité : Ambrosio Rayleigh
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MessageSujet: [CLOS] L'hypocrisie finit par être de bonne foi | Rix Mer 18 Juin 2014, 17:43

L'hypocrisie finit par être de bonne foi

L'incendie survenu dans la maison abandonnée a été éteint il y a une semaine. Depuis, Talbot a le champ libre pour approcher Stannis Lannister, et j'ose espérer qu'il saura fragiliser davantage les Initiés. Et il ne faut pas croire que je n'agis qu'au nom d'Ascheriit... En ce qui concerne Davos Tosca lui-même, je sais qu'il n'est pas mort, et mon intention n'était assurément pas de l'éliminer. Peut-être va-t-il se tenir tranquille pendant quelques temps, auprès de son inattendu ami. J'ai obtenu moins d'échos au sujet des deux autres relations de Rix. Talbot doit m'en vouloir de m'en être pris à sa protégée, mais que voulez-vous ? Les risques et les dommages collatéraux sont inévitables lorsque l'on s'élance dans une telle entreprise. A vrai dire, le sort des autres m'indiffère. J'espère simplement que Cendrillon a finalement retenu la leçon. Elle ne vaincra et ne fuira jamais le Chuchoteur. Elle lui appartient, et non pas à ces êtres insipides qu'elle croit défendre ou protéger.
Elle m'appartient.
J'ai attendu plusieurs jours pour me rendre à l'hôpital afin de ne point trop attirer de soupçons. Je m'y dirige, dorénavant, l'air exemplaire comme toujours, et inquiet comme jamais. Qui a osé attaquer la femme dont je suis épris ?
Après un rapide entretien avec la réceptionniste, j'obtiens le numéro de chambre de Rix. Les visites, si elles doivent être brèves, ne sont fort heureusement pas interdites. La pièce est blanche, froide, impersonnelle... Je m'arrête sur le seuil de la porte, un instant, observant les dégâts. Je n'avais guère eu le temps de m'attarder sur les lieux de l'accident et puis, je suis censé découvrir l'état lamentable auquel elle a été réduite. J'observe donc la blessée avec gravité, avant de venir m'asseoir auprès d'elle.

J'ai essayé de te contacter... sans succès. Je suis retourné au commissariat et ils m'ont expliqué, dis-je, l'air soucieux.

Je pose mon regard sur ses blessures, un instant, avant de la regarder dans les yeux. Je ne serais pas surpris de la voir me rejeter, ou refuser tout dialogue.

Que s'est-il passé ? Est-ce que je peux faire quoique ce soit ?

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Identité : Gabrielle Kreizler
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MessageSujet: Re: [CLOS] L'hypocrisie finit par être de bonne foi | Rix Sam 21 Juin 2014, 18:28

<< Mettre les choses à plat

Le temps passait et même si les blessures physiques se réparaient lentement mais sûrement, il n'en était pas la même chose pour celle de l'âme. Si le Chuchoteur avait agi ainsi pour que Gabrielle s'éloigne de son entourage, il avait parfaitement joué ses cartes. Car c'était bien ce qu'était en train de faire l'agent du FBI. Malgré les demandes répétées de ses amis, elle refusait catégoriquement de les voir. Stannis s'était faufilé une nuit pour la voir et elle ne savait pas toujours réellement quoi penser de tout cela, mais une chose était sûre, ses amis ne devaient plus l'être, pour ne pas risquer leur vie à nouveau. Comme elle le pensait depuis son arrivée dans l'hôpital, la solitude était la meilleure des armes et qu'importe combien elle pèserait sur elle... c'était ce qu'il y avait de mieux à faire pour les protéger, tous.

Il était bien difficile de tenir Rix couchée dans son lit sans bouger, comme toujours l’infirmier Kelly tentait de l'empêcher de faire trop de bêtise pour qu'elle puisse récupérer complètement. Mais il ne pouvait l'obliger à rester couchée à longueur de journée, sans pouvoir un peu se déplacer. Ils avaient donc fait un petit tour dans le couloir quelques minutes avant qu'un invité surprise ne fasse son entrée. Ces quelques pas, bien qu'ils la fatiguaient passablement, lui permettait de garder sa combativité en activité. Kreizler ne pouvait accepter de ne plus pouvoir rien faire. Il fallait se battre pour survivre. C'était ainsi qu'elle avait toujours vécu.

Installée à nouveau sur ce lit qu'elle avait l'impression de ne jamais quitter, en position assise, un certains nombres de coussins posés dans son dos, elle lisait le journal, puisqu'on lui refusait d'avoir un quelconque dossier sous les yeux. L'arrivée de Benedict, bien qu'il fût silencieux, ne la surpris pas, elle l'avait senti venir, comme tous les autres. Levant alors les yeux sur lui, elle l'observa s'installer à ses côtés, lisant une certaine inquiétude dans son regard... tiens, il ne portait pas ses lunettes de soleil pour l'occasion. Son explication semblait possible. Il la tutoyait? A croire qu'il était vraiment inquiet.

- J'étais quelque peu... "occupée". Toujours avec un certain cynisme. Ce n'était pas pour autant diriger contre son interlocuteur, qui était plutôt gentil d'avoir fait le déplacement, mais bien son état d'esprit du moment.

Un temps fût imposé, alors qu'elle l'observait après avoir entendu ses questions. Voulait-elle vraiment raconter encore une fois ce qu'il s'était passé? C'était ouvrir la porte à quelque chose qu'elle ne voulait pas. Si elle avait décidée de se couper du monde, cet homme ne pouvait bénéficier d'un traitement de faveur.

- Une mauvaise chute dans les escaliers...
l'humour était bien noir, certes. Il en avait l'habitude non? Si tu as le don de faire disparaître les douleurs et me guérir d'un claquement de doigt, alors oui tu peux faire quelque chose pour moi, sinon, je crains qu'il n'y ai pas grand-chose à faire.

Étonnamment, l'agent du FBI avait presque parler avec facilité, l'avait tutoyé sans y réfléchir, comme si quelque chose s'était connecté entre eux. Et si le Diable gagnait du terrain peu à peu? Si Rix apprenait qui était vraiment cet homme assis face à elle, l'arme toujours cachée sous le coussin, serait utilisée sans remord, sans une seule réflexion que celle de la vengeance. Il n'en était pourtant rien et aussi étrange que cela pouvait paraître, Benedict n'était pas aussi mal accueilli qu'il aurait pu le croire.

Car oui, elle ne venait pas de le jeter hors de sa chambre, comme elle aurait pu parfaitement en être capable. A croire que finalement, cette petite visite pouvait lui plaire...

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MessageSujet: Re: [CLOS] L'hypocrisie finit par être de bonne foi | Rix Mar 08 Juil 2014, 18:24


Avant d'entrer dans la chambre, j'ai pris des nouvelles de Rix, par l'intermédiaire d'une infirmière ; et visiblement, son attitude les inquiète aussi sûrement que ses vilaines blessures. Je n'en suis pas surpris. Je sais comment faire de cette femme mon ombre damnée, et j'escomptais bien obtenir des résultats, en lui faisant revivre son souvenir le plus cruel, avec quelques améliorations... Mais après l'effort, le réconfort : c'est pourquoi l'agent a droit à ma bienveillance, désormais. Elle a refusé la plupart des visites reçues, et pourtant, je suis relativement le bienvenu. Non seulement, le plan s'est déroulé sans accroc, mais les résultats dépassent mes attentes. Cela paraît presque trop facile ; mieux vaut ne point vendre la peau de l'ours, avant de l'avoir éventré.
Face à mon allure, mon inquiétude et ma familiarité, Cendrillon détourne rapidement son attention du journal qu'elle est en train de lire. Même ici, il lui faut rester au courant de ce qui se trame dans New-York. Ou peut-être fait-elle simplement du sudoku pour tuer l'ennui... Je passe outre l'ironie dont elle fait preuve, pour la laisser continuer à parler. Il fallait s'attendre à un état d'esprit négatif après avoir vécu une expérience éprouvante. J'ai conscience qu'il est déjà favorable qu'elle ne refuse pas de parler, aussi ne lui jetterai-je pas la première pierre. Je ne suis pas un monstre ; je lui dois bien cela.

« Une mauvaise chute dans les escaliers... Si tu as le don de faire disparaître les douleurs et me guérir d'un claquement de doigt, alors oui tu peux faire quelque chose pour moi, sinon, je crains qu'il n'y ai pas grand-chose à faire. »

Je me permets d'esquisser un sourire à sa réponse, en visualisant de nouveau le moment où le corps de l'agent a été projeté contre les planches, avant qu'elle ne soit défenestrée. Son amie a pu contempler sa chute, et d'après ce que j'ai entendu dire, c'est la dernière chose qu'elle a pu voir, même si elle s'est échappée des flammes en colère. Je sors de mes pensées quelque peu nostalgiques pour reporter mon attention sur Rix.

Hélas, je ne suis pas en mesure de te guérir, mais peut-être puis-je effectivement alléger ton mal, et écourter ton temps dans cette hôpital, admets-je, en osant prendre sa main.

Mais j'aimerais que tu sois plus franche avec moi. J'ai conscience que tu n'as aucune envie de revivre ce qu'il s'est passé, quoi qu'il se soit passé ; aussi ne vais-je pas insister davantage. Mais je t'en prie, Gabrielle, dis-moi au moins ce que tu ressens.

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MessageSujet: Re: [CLOS] L'hypocrisie finit par être de bonne foi | Rix Dim 27 Juil 2014, 13:51

N'oublions pas que Gabrielle était une vraie tête de mule et les infirmières, les médecins et les autres pouvaient tenter autant qu'ils souhaitaient la faire changer d'avis, accepter de voir au moins quelques personnes, elle ne démordrait guère de sa ligne de conduite du moment. Bobby était bien l'un des seuls à encore pouvoir passer le cadre de la porte de sa chambre, sans se faire rembarrer directement. Elle avait bien du mal à se séparer de lui, difficile de faire disparaître cette figure paternelle de son entourage, difficile de réussir à lui faire le mal nécessaire pour qui lui tourne le dos. Elle finirait sans doute par y arriver, mais le courage lui manquait encore pour cela. Alors l'ours pouvait venir la voir et lui tirer les oreilles sur son comportement.

Benedict n'était pas, à proprement parlé, un proche. Il avait donc plus de possibilité de l'approcher sans se faire mordre. Elle ne souhaitait pas se rapprocher de lui et il savait à quoi s'en tenir avec elle, alors qu'il vienne parler, ça lui permettait toujours de voir le temps passer peut-être un peu plus vite. Parce que les nouvelles du New-York times, lui donnaient plus envie de se lever pour retourner dans les rues chasser les fous, que rester cloitrer ici, à attendre que son corps veuille bien se guérir définitivement.

Bien évidemment, sa demande n'attendait aucune réponse positive. Cet homme n'était sûrement pas un guérisseur, par contre, il réussit quand même à piquer sa curiosité sur le fait qu'il serait peut-être capable de lui alléger quelque peu son mal et surtout, lui permettre de sortir plus tôt de cette prison aseptisée.

- Comment pourrais-tu écourter mon temps dans cet hôpital?
D'un ton plus intéressé qu'il ne l'aurait sans doute fallu. Mais quand on trouvait quelqu'un prêt à comprendre que vous étiez mieux dehors que dedans... difficile de ne pas masquer son intérêt.

Mais il voulait en savoir plus et Gab' ne tenait toujours pas à parler de ce qu'il s'était passé, de son ressentit, de tout ce qui lui traversait par la tête. Comme bien souvent, elle préférait garder tout ça pour elle, à quoi bon le partager? Personne n'y pouvait rien, de toutes les façons. Elle dégagea lentement sa main de la prise de l'homme, pour plier le journal d'une main, une légère ombre s'étant posée sur son visage.

- De la fatigue assurément. Son regard se portant sur celui de Benedict. Quelque chose l'empêchait encore d'être totalement franche avec lui. Si elle savait que son sixième sens la mettait plus qu'en garde contre cet homme qui était à son chevet en ce moment. Je n'ai en effet pas envie d'en parler, ni de ce qu'il s'est passé, ni de ce que je peux ressentir. Mon psy est déjà suffisamment pénible avec ça, pour que je n'aie pas à devoir en parler avec d'autres... désolée Benedict.

Ou pas tant que cela. Mais le Chuchoteur, s'il était un peu observateur, s'il savait écouter sans que l'on dise les choses, il pouvait parfaitement se rendre compte de la colère qui grondait, de ce dégout de n'avoir rien pu faire, d'être à nouveau si impuissante. Il suffisait de la connaître un peu et pas de doute que lui, la connaissait par cœur.

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MessageSujet: Re: [CLOS] L'hypocrisie finit par être de bonne foi | Rix Mer 06 Aoû 2014, 16:18


Vraisemblablement, je suis l'un des rares à encore pouvoir être admis auprès de la blessée, et cela signifie que mes efforts ont porté leurs fruits. Toutefois, Cendrillon reçoit encore quelques visites, ne serait-ce que de l'homme qui dirige le FBI. Si celui-ci continue à se montrer trop envahissant, il se pourrait qu'il lui arrive des bricoles. Je pourrais demander à ma panthère domestique d'aller goûter de l'ours, non ? Mais après tout, la descente aux enfers ne doit être que progressive, sinon, Rix assimilera mal ce qu'elle doit retenir, et j'y prendrais simplement moins de plaisir.
Pourquoi m'accepte-t-elle, alors qu'elle en fuit tant d'autres ? Pourquoi devient-elle aveugle lorsqu'elle se retrouve finalement face au démon de ses rêves, à l'homme qu'elle traque depuis des années, et qu'elle voudrait voir mort ? Peut-être parce qu'elle sait inconsciemment que je suis le seul à pouvoir résoudre le problème de ce cœur qui a été crevé. Il ne s'agit pas de le réparer, mais de s'en débarrasser.

« Comment pourrais-tu écourter mon temps dans cet hôpital? » demande-t-elle, non sans intérêt.

C'est difficile à expliquer, mais j'ai de l'empathie pour les gens, et je pense pouvoir soulager leurs maux physiques comme spirituels, d'ailleurs. Je ne peux rien garantir, mais je crois que ça vaut la peine d'essayer. N'est-ce pas ?

Je la vois cependant s'écarter, lorsque nous abordons de nouveau ce qu'il s'est passé dans cette maison dont elle n'est pas sortie indemne. Il n'est décidément pas aisé d'apprivoiser cette femme, mais le défi est exaltant.

« Je n'ai en effet pas envie d'en parler, ni de ce qu'il s'est passé, ni de ce que je peux ressentir. Mon psy est déjà suffisamment pénible avec ça, pour que je n'aie pas à devoir en parler avec d'autres... désolée Benedict. »

Je reste silencieux, persuadé qu'elle n'est pas si désolée que cela. Elle n'est plus que hargne et colère sourde. C'est bien. Cela lui passera pour faire d'elle Celle qu'elle doit devenir. Je pense qu'il est temps de lancer une nouvelle phase du plan...

J'imagine que ton psy doit se montrer insistant... Ils doivent justifier pourquoi on les paie tellement. Gabrielle... Pourquoi n'essaie-t-il pas de t'hypnotiser, d'exalter ton empathie, ou que sais-je encore, pour t'aider à retrouver l'auteur de tous tes tourments ?

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MessageSujet: Re: [CLOS] L'hypocrisie finit par être de bonne foi | Rix Sam 23 Aoû 2014, 14:57

Les pensées de Benedict était bien la preuve que quelque part, Gabrielle faisait le bon choix en faisant en sorte de couper tous les ponts avec ses proches. C'était pour les protéger qu'elle faisait cela et son geste était donc juste. Bien qu'elle ne lise pas dans ses pensées, au moins ne se trompait-elle pas. Même si certains seraient plus difficiles à faire partir que d'autres. Bobby était en tête de cette liste, elle le connaissait depuis bien trop longtemps, pour savoir qu'il ne la lâcherait pas si facilement. Malheureusement.

Gabrielle observait son interlocuteur, tout en ayant quelque peu du mal à croire à ses paroles, en tous les cas, pas comme il tentait d'expliquer ce dont il était capable. Il pouvait soulager les mots du corps et de l'esprit? C'était plutôt une bonne nouvelle quelque part, mais pourquoi elle avait la nette impression qu'il ne lui disait pas tout ou qu'en tous les cas, ce n'était pas aussi génial que ça en avait l'air.

- Tu es un mutant?
Comme d'habitude, Kreizler ne prenait pas de gants, encore moins avec cet homme-ci, mais il lui serait plus facile de comprendre pourquoi il était capable d'une telle chose. Si tel était vraiment le cas. Peut-être oui, si tu es plus utile que la morphine... qu'elle ne prenait guère, bien entendu.

La suite ne manqua pas de continuer à la rendre quelque peu méfiante, l'idée que lui proposait Benedict ne lui plaisait guère, en plus de ne pas réellement comprendre à quoi une pareille chose pourrait lui servir. Et puis, Paul n'était pas si insistant que cela, bien au contraire, il avait toujours réussi à la faire parler, en étant patient. C'était le point le plus important avec cette femme, la patience. Sans elle, vous n'arriveriez à rien, face à cette forte tête. Le psy l'avait compris, c'était un travail de longue haleine qu'ils faisaient tous les deux, mais l'homme pouvait craindre que cette "petite" altercation dans la maison du Chuchoteur, ne brise tout ce qui avait été si difficile à construire.

- A quoi cela servirait-il vraiment?
Elle le fixa alors de son regard bleu. Je n'ai jamais dit que quelqu'un me tourmentait.

Oups, le tueur venait-il de faire une erreur de calcul? C'était probable. Puisqu'elle ne s'était jamais réellement ouverte à lui, comment pouvait-il le savoir? Il aurait intérêt à trouver une réponse et une excellente, s'il ne souhaitait pas voir à quel point parfois l'agent savait faire des connexions entre les faits à une vitesse surprenante.

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MessageSujet: Re: [CLOS] L'hypocrisie finit par être de bonne foi | Rix Mar 02 Sep 2014, 18:11


Je l'observe, en silence, mais en détails. Savoir qu'elle s'efforce de limiter les visites d'autrui me réjouit à un point qu'elle ne saurait imaginer. Elle a compris la leçon que je lui ai donnée, pis encore, elle croit agir pour le mieux. Comment peut-il être permis d'être si influençable ? Au dehors, je reste compatissant, voire grave. Il ne faut pas croire que l'état de Gabrielle me rend heureux. C'est... un mal pour un bien, dirons-nous.
J'ai conscience de ne pas avoir l'air sûr. Depuis le premier jour, elle se défie de moi. A raison. J'admire son sixième sens, mais de toute évidence, ses yeux l'aveuglent. Elle voit en moi un gentleman protecteur qui n'est qu'un masque de latex, tout au plus. Cela promet pour l'avenir. Au fond, toutes ces expériences ne sont peut-être accomplies que pour voir ce qu'il va se passer. Je suis un grand curieux.

« Tu es un mutant? Peut-être oui, si tu es plus utile que la morphine... » dit-elle.

Oui, ai-je dit, l'air parfaitement indifférent.

Pourquoi aurais-je dû craindre de lui dire cette vérité, alors que j'en cache de bien plus terribles ? Pour ce qui est du reste, j'ai simplement hoché la tête, prêt à lui venir en aide, dès qu'elle me donnera l'autorisation ; puisque cela ne semble pas la déranger.

Je peux essayer, avec ton accord...

Elle semble plus perplexe, voire contrariée, lorsque j'évoque son psychologue. Il est vrai que le sujet peut paraître inattendu, mais j'ai mes raisons. Je dirais même que ceci est nécessaire. Nous sommes après tout les protagonistes d'un grand roman mortuaire, donc aucun chapitre ne doit être négligé.

« A quoi cela servirait-il vraiment? Je n'ai jamais dit que quelqu'un me tourmentait. » répond-elle finalement, se montrant à la fois rusée et imprévisible.

Je reste silencieux un instant, sans détourner le regard. Je cherche ni plus ni moins à lire en elle, or, si elle savait véritablement, elle aurait déjà essayé de me tuer. Il n'y a pas la moindre raison de paniquer. Tout le monde sait que les agents de police ou du FBI ont tendance à devenir paranoïaques.

Tu m'as dit que tu as fait une mauvaise chute dans les escaliers, dis-je, avec un sourire entendu, quoique sérieux. A moins que tu ne sois effectivement d'une grande maladresse, d'après ce qu'on m'a décrit ; ce qui t'est arrivé ressemble effectivement à quelques tourments peu hasardeux.

Je laisse ensuite mon ironie de côté, pour lui parler plus sérieusement.

Gabrielle... Je sais reconnaître quelqu'un de véritablement blessé. Sans vouloir t'espionner, dès que je suis entré dans cette pièce, j'ai été assailli par des sentiments de défiance, de rancune et de colère froide. Maintenant que tu connais mon petit secret, tu n'en seras pas surprise. Je me doute que quelqu'un est à l'origine de ce qui t'est arrivé, même si j'ignore le reste. Mais tu n'as l'air ni choqué, ni surpris, comme si tu avais l'habitude de souffrir. Personne ne devrait avoir cette habitude. Quel que soit ton métier.

Je marque une pause, l'air à la fois préoccupé et navré.

Ce qui est arrivé dans cette maison est étrangement étouffé par la police. Comme s'il n'y avait effectivement aucun tourmenteur. Je me demande comment tu as pu tomber dans un tel piège, toi qui es pourvue d'un tel talent. Je t'aie vue à l’œuvre, lors de notre première rencontre. Quelqu'un devrait t'aider, à changer les choses. A quoi cela servirait-il ? A survivre.

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MessageSujet: Re: [CLOS] L'hypocrisie finit par être de bonne foi | Rix Jeu 11 Sep 2014, 16:06

Honnêtement, Rix ne savait pas encore quoi penser de Benedict. Elle ne faisait que rarement confiance à l'habillement de ses interlocuteurs. Ce n'était pas parce qu'il avait l'air d'un gentleman, qu'il en était réellement un. Il émanait de lui, quelque chose d'inquiétant. Quoi qu'il tente pour atténuer cela, elle le ressentait. Elle le sentait aussi. Son odeur n'était pas la plus rassurante, pourtant, il y avait quelque chose chez lui, qui l'attirait. Était-ce cette partie sombre qu'elle gardait soigneusement rangée dans le fin fond de ses entrailles, qui répondait en écho à celle de cet homme? Fort probable. Il était difficile, souvent, de comprendre tous les méandres des esprits et corps humains. De plus, Gabrielle filtrait depuis bien longtemps avec le bord de l'abysse, qu'elle pouvait commencer à trouver grisant de se laisser tomber dedans, une bonne fois pour toute. Heureusement, il y avait des remparts, des mains tendues, des rappels qui la ramenait toujours, finalement, vers la lumière. Mais le Chuchoteur agissait correctement, en les lui faisant éteindre, une par une.

Il confirmait donc ce qu'elle avait imaginé, un mutant. Capable de la guérir? Ou tout du moins, la rendre un peu moins dépendante des soins? Ce n'était pas si mal. Peut-être qu'elle devait prendre le risque d'accepter l'aide qu'il lui proposait. Il n'était pas pour le moment insistant et lui laissait le choix. La profileuse fixait son visiteur d'un regard inquisiteur. Pouvait-elle seulement lui faire confiance? Pourquoi est-ce qu'elle n'arrivait pas à prendre une décision concrète le concernant?

- J'avoue que je ne serai pas contre un vrai soulagement de la douleur... et si cela me permet de pouvoir sortir plus vite. Marquant une petite pause. Comment est-ce que tu dois procéder?

Mieux valait en savoir plus avant de donner l'accord final. Mais l'agent ne pouvait nier l'intérêt qu'elle voyait à un truc pareil. Elle qui détestait les hôpitaux, serait parfois capable d'accepter beaucoup de chose, pour y rester le moins de temps possible. D'ailleurs, en temps normal, elle n'y serait déjà plus. Mais puisqu'il lui était difficile de se déplacer par ses propres moyens, plus loin que le bout du couloir, elle devait accepter de rester sous surveillance et de laisser son corps se reposer, afin de reprendre toutes les forces nécessaires.

La remarque sembla moucher un instant son interlocuteur, avait-elle fait mouche? Touché quelque chose qu'il ne fallait pas? Ils observaient tout deux comme des prédateurs et Rix était en train de se demander ce qu'elle devait déduire de cette réaction, avant que Benedict, en bon orateur qu'il était, trouva une parade digne de Copperfield pour se tirer d'affaire, presque avec brio.

- Les chutes dans les escaliers tuent parfois... pourtant. Fit-elle en réponse à ses premières paroles, avec la même ironie. Il pouvait jouer aux cons, mais elle savait parfaitement le faire aussi. Ne venait pourtant pas me dire qu'ils avaient totalement de quoi s'entendre ces deux-là...

Mais le pire dans tout ça, c'était bien le fait, qu'il arrivait à la toucher un minimum, avec son inquiétude qui paraissait réelle. Elle soupira un instant, ne sachant pas trop quoi répondre pour la peine. Oui elle avait l'habitude de souffrir, s'accommodait de ses blessures, avait assurément ce petit côté masochiste en elle, qui lui disait qu'ainsi, elle se sentait encore vivre. Que l'adrénaline était bonne et que ça valait tous les shoots d'héroïne du monde... enfin, elle gardait ses pensées pour elle, les enfermant à double tours dans un recoin de son esprit. Etonnée d'y avoir pensé si facilement et sereinement, comme si être au contact de Benedict, offrait la possibilité de laisser ses travers s'exprimer.

- Ce sont les risques du métier. Il faut les accepter. Et si on en est incapable, il faut en changer, voilà tout. En plus, je pourrais avoir l'impression d'avoir mal fait mon travail, si je ne finissais pas avec au moins un point de suture à faire à l'hôpital après une enquête bien menée.
Termina-t-elle avec une pointe d'humour. Au moins, ça annonçait la couleur de son caractère, comme ça.

Kreizler ne voulait pourtant pas trop s'étendre sur le Chuchoteur et ce qu'il s'était passé dans cette maison. Elle était reconnaissante aux collègues de garder le plus pour eux. C'était mieux ainsi. L'air préoccupé de Benedict la fit sourire un instant pour le rassurer. Elle allait s'en sortir. Avant qu'une légère moue ne marque ses traits.

- Le talent ne fait pas tout et personne n'est infaillible.
Le fixant un instant. Avait-elle parlé de piège? Mais il continua sur sa lancée, l'empêchant un instant de rester concentrée là-dessus. Avec un léger reniflement peu convaincue. Je survis sans cela. Et je doute que quelqu'un soit capable de m'aider à changer les choses. A moins de réussir à mettre tous les psychopathes sous les verrous en une fois. Qu'on fasse un peu de ménage par le vide.

Quel pied intégral ce serait. Mais elle rêvait, elle le savait. Rix avait son attention toute portée sur son interlocuteur.

- A moins que tu ne me dises ça parce que tes talents vont plus loin qu'un simple soulagement de la douleur?


C'était un test... comme un autre.

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MessageSujet: Re: [CLOS] L'hypocrisie finit par être de bonne foi | Rix Lun 15 Sep 2014, 20:34


Je sais que Gabrielle n'est pas naïve. Il émane une méfiance d'elle, plus envers moi qu'envers tout autre. Malgré tout, elle continue à accepter de me voir. Malgré tout, elle ne m'a pas reconnu dans la maison où nous nous sommes rencontrés. Tout cela me fascine au plus haut point. Peut-être sommes-nous faits l'un pour l'autre, quelles que soient nos déchirures.

« J'avoue que je ne serai pas contre un vrai soulagement de la douleur... et si cela me permet de pouvoir sortir plus vite. Comment est-ce que tu dois procéder? » demande-t-elle, intéressée.

Il me suffira sans doute de rentrer en contact avec toi, dis-je, résolu à lui venir en aide, puisque j'en ai l'autorisation.

Gabrielle ne semble définitivement pas contre l'idée, mais très vite, nous abordons d'autres sujets. Des sujets nettement plus périlleux, pour chacun d'entre nous. Elle n'apprécie que très peu mon ironie, tout en se prêtant au même jeu. Je la laisse donc insister sur la solution des escaliers, si cela lui fait plaisir, avant que la discussion ne devienne plus sérieuse. En revanche, je serais vexé d'apprendre qu'elle pense que je simule mon inquiétude. Je suis soucieux, véritablement. Ce n'est pas parce que l'on blesse quelqu'un, qu'on ne veut pas savoir comme se déroule son rétablissement, diantre. De cela découlent beaucoup de choses, dont la suite du plan.

« Ce sont les risques du métier. Il faut les accepter. Et si on en est incapable, il faut en changer, voilà tout. En plus, je pourrais avoir l'impression d'avoir mal fait mon travail, si je ne finissais pas avec au moins un point de suture à faire à l'hôpital après une enquête bien menée. » explique-t-elle, avec philosophie.

Je hausse un sourcil, peu convaincu par pareille réponse. Si l'on suit son raisonnement, l'affaire la mieux menée au monde la mènera à la morgue. Eh, c'est peut-être vrai. Ne vit-elle pas seulement pour retrouver le Chuchoteur et le tuer ? Nous pourrions mourir ensemble. Ce serait une belle conclusion à notre odyssée. Mais étrangement, j'ai d'autres projets pour nous.

Les accepter et courir après sont deux choses différentes, dis-je, conscient qu'elle n'appréciera guère la morale.

Mais je me dois de souligner que je ne suis pas tout à fait dupe, au vu de tout ce qu'elle est en train de dire. Elle essaie de me rassurer, envers et contre tout. C'est louable de sa part, étant donné son état.

« Le talent ne fait pas tout et personne n'est infaillible. Je survis sans cela. Et je doute que quelqu'un soit capable de m'aider à changer les choses. A moins de réussir à mettre tous les psychopathes sous les verrous en une fois. Qu'on fasse un peu de ménage par le vide. » ajoute-t-elle.

Mais les membres du FBI s'ennuieraient, n'est-ce pas ?

Elle n'est pas la seule à savoir utiliser l'ironie ou le second degré, pour rendre une discussion moins grave. Mais elle finit toutefois par ne plus tourner autour du pot.

« A moins que tu ne me dises ça parce que tes talents vont plus loin qu'un simple soulagement de la douleur? »

Eh bien, oui... Je sais un peu près ce que tu as vu, lorsque tu as eu un malaise, lors de notre rencontre... Et aujourd'hui, je sais que quelque chose ne tourne pas rond dans cette affaire, même si personne ne veut m'en parler. Je sais... qu'elle te tient à cœur.

Telle est ma confession, qui expliquera peut-être pourquoi je semble en savoir si long. Je marque une pause, l'air sérieux, avant de reprendre la parole.

Si je peux faire quoique ce soit, pour t'aider à aller mieux, je le ferai. Je ne parle pas que d'un point de vue médical, Gabrielle. Et si je pouvais t'aider à renfoncer tes capacités, cela serait-il d'une quelconque utilité ? Je sais que ça peut te paraître idiot, mais je me fais du souci pour toi.

Voilà mon discours, énoncé de façon aussi crédible que possible. Peut-être suis-je réellement sincère, d'ailleurs. Tout ce que j'espère, c'est qu'elle en dira assez pour me permettre de l'inciter à croire que son psychologue est le Chuchoteur. Ce plan peut vous paraître exagéré, mais croyez-moi, il pourrait fonctionner. Et je serais tranquille, pendant quelques temps.

Je vais déjà tâcher d'alléger tes douleurs, conclus-je, posant une main sur sa joue.

Voyant qu'elle ne fuit pas, j'approche mes lèves des siennes et je l'embrasse. C'est là un contact comme un autre qui témoigne de ma bonne foi, et de ce que je ressens. D'ailleurs, un bien-être ineffable se propage dans son corps, surtout là où elle est blessée, bien qu'il ne s'agisse pas non plus d'une guérison. La balle est désormais dans son camp.

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MessageSujet: Re: [CLOS] L'hypocrisie finit par être de bonne foi | Rix Dim 21 Sep 2014, 10:51

La réponse que lui donna Benedict ne la satisfit pas totalement. "Entrer en contact" n'était pas franchement ce que l'on pouvait appeler une explication claire et précise de ce qu'il avait à faire pour la faire aller mieux. Et son pouvoir, que pouvait-il changer d'autre? Méfiante, encore et toujours.

- Et... c'est tout?

Il pouvait paraître étrange, aussi, pour quelqu'un qui n'avait jamais réellement côtoyé des mutants guérisseurs qu'il fallait simplement un apposement des mains ou allez savoir quoi, pour se sentir mieux d'un coup. Ça devait cacher quelque chose d'autre... la paranoïa n'avait pas que du bon, mais sur ce coup-là, son subconscient faisait parfaitement son travail. Si seulement elle était capable d'ouvrir les yeux... il faudrait que son interlocuteur fasse une seule erreur, la bonne, pour que d'un coup tout s'éclaire.

Gabrielle ne demandait pas à ce que l'on comprenne sa façon de vivre et de travailler. Tout ce qu'elle voulait, c'était bien qu'on la laisse continuer à faire ainsi. Le mutant avait raison de penser que suivant son raisonnement, sa meilleure affaire sera celle où elle risquait bien de ne pas en sortir vivante. Mais elle s'était faite une raison depuis bien longtemps. S'il lui fallait du toit d'un building, en tenant fermement le Chuchoteur par le col et l'entrainer dans sa chute, elle le ferait. Parce que c'était tout ce qu'il y avait à faire. L'agent ne se faisait aucune illusion, sa confrontation finale avec cet homme, ne se terminerait que dans le sang. Il n'y avait aucune autre possibilité. Un simple petit sourire cynique marqua ses traits à sa remarque. Il avait le même discours que tous les autres, finalement.

- Je ne fais pas ce métier pour être planquée derrière un bureau.

A ses yeux, il n'y avait pas d'enquête sans risque, surtout quand on se retrouvait à courir après des psychopathes. Ils pensaient vraiment que tout cela pouvait se faire en douceur? Quand on avait à faire à des gens qui aimaient le sang et la mort? Non, ce n'était qu'une utopie. Mais Kreizler avait arrêté depuis longtemps d'essayer de l'expliquer.

- Ils auront toujours quelque chose à faire, le mal ne s’éradique pas si facilement. Malheureusement pour eux.

Les membres des forces de l'ordre ne s'ennuieraient sans doute pas, s'il n'y avait plus de méchants à mettre derrière les barreaux. Peut-être pourraient-ils prendre des jobs plus sûrs, moins chaotiques et avoir des vies plus tranquilles... un grand nombre y aspiraient et ce n'était pas pour rien que la retraite, dans ce métier, arrivait plus rapidement que dans tous les autres. Ça vous bouffait la santé, qu'importe le niveau d'implication que vous pouviez mettre dans chacune de vos enquêtes. Mais un civil aurait du mal à le comprendre.

Quand la conversation revint à quelque chose de plus personnelle, elle resta silencieux quelques instants, tout en l'écoutant avec une certaine attention. Comment pouvait-il savoir ce qu'elle avait vu lors de leur première rencontre? Quel était, concrètement, cette mutation qu'il possédait? Rix ne voulait pas parler du Chuchoteur à cet inconnu... alors elle préféra taire toute la première partie, se focalisant plutôt sur l'aide qu'il voulait lui donner.

- A quoi servirait-il de renforcer mes capacités? Et que sais-tu sur ça, d'ailleurs?
Puisqu'elle n'en parlait pas, il avait tout intérêt à faire part de ses connaissances à ce sujet. De plus, elle ne souhaitait guère qu'on renforce cette malédiction, elle préférait amplement qu'on la fasse disparaître une bonne fois pour toute. Arrêtez de vous faire du souci, je vais bien.

Enfin, c'était une façon de parler bien entendu. Mais ça prouvait au moins la force de son caractère. Elle n'aimait pas qu'on s'en fasse ainsi. Difficile d'aller plus loin dans la réflexion, quand Ben prenait les devants pour poser une main sur sa joue, tout en lui expliquant qu'il allait finalement lui alléger un peu ses douleurs. Se tendant légèrement au contact, elle aurait presque voulu fuir avant qu'il ne se permette d'aller encore plus loin en l'embrassant. En temps normal, il aurait pu se prendre une baffe après s'être fait repousser sans aucun ménagement, mais le bien-être qu'elle ressentit au contact de ses lèvres et qui se diffusa dans tout son corps, protégea l'homme de cette réaction.

Chose surprenante, Gabrielle lui rendit même quelque peu ce baiser, glissant une main dans sa barbe, démontrant ainsi une certaine reconnaissance à cette douleur qui disparaissait un peu. A la fin de l'échange, elle planta son regard dans le sien, encore un peu surprise de la façon dont ça c'était déroulé, mais plus calme et surtout, soulagée. Elle se redressa même un peu plus, pour se rendre compte que son dos ne la faisait plus souffrir comme avant.

- Merci. Elle le lui devait bien pour la peine. Même si tu en as profité. Avec un léger sourire, signe qu'elle ne lui en voulait pas le moins du monde. S'asseyant au bord du lit pour tenter de se remettre debout. Là était tout le problème avec cette tête de mule, si elle avait la possibilité de prouver qu'elle était capable de s'en sortir seule, elle ne resterait pas une minute de plus dans cet hôpital.

Et il n'y avait qu'un moyen de le savoir... tester. Au pire des cas, l'Ombre serait là pour la rattraper, si elle venait à perdre l'équilibre... aucun doute qu'il apprécierait qu'elle lui tombe dans les bras, n'est-ce pas?

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MessageSujet: Re: [CLOS] L'hypocrisie finit par être de bonne foi | Rix Mer 01 Oct 2014, 14:29


Rix demeure méfiante, et quelque chose me dit que ce ne sont pas seulement les contacts physiques qui la font se raidir. Une part d'elle-même sait qui je suis... J'en viens toujours à me demander quand elle acceptera d'ouvrir les yeux, et surtout, si cette part savante l'incite à se méfier de moi, ou au contraire, à se rapprocher de moi. Nous savons tous que l'agent n'est guère moins névrosée que son ennemi juré. A vrai dire, il faudrait peu de chose pour faire exploser son potentiel.

« Je ne fais pas ce métier pour être planquée derrière un bureau. » réplique-t-elle, avec un sourire sans joie.

Cette fois-ci, je comprends qu'il n'est pas utile de discuter plus longtemps. Elle souhaite continuer à s'auto-détruire, puisqu'il s'agit d'une norme pour elle. Le Chuchoteur est sa seule priorité. C'est que je pourrais presque être jaloux de mon alter-ego. Je lui rends ce sourire mi-ironique, ni-sceptique, mais je n'insiste donc pas. Après tout, je n'ai aucun intérêt à me rendre ennuyeux à ses yeux. Je ne compte pas la décevoir, mais la mener de surprises en surprises, jusqu'à l'apothéose finale. Un véritable feu d'artifices de passion et de désolation.

« Ils auront toujours quelque chose à faire, le mal ne s’éradique pas si facilement. » poursuit-elle, décidément tenace.

J'imagine que le FBI a donc de la chance de compter dans ses rangs, quelqu'un d'aussi moral et déterminé que toi, dis-je, pour lui faire comprendre qu'elle est après tout libre, et que sa témérité a une part d'héroïsme.

Au contraire de ce qu'elle pourrait croire, je comprends bien tout ce à quoi elle fait référence. Je ne suis pas exactement un civil comme un autre, après tout, mais je dois bien sauvegarder les apparences. D'une certaine façon, elle et moi ne nous sommes récemment sentis vivants, que dans cette maison où nous nous sommes affrontés. La loi et la justice ne sont-elles donc qu'un prétexte pour permettre aux forces du bien et du mal, de s'amuser ? Si tel est le cas, je suis extrêmement tenté de faire de nouvelles farces aux membres du FBI. Or, j'ai parfois beaucoup d'imagination.
Je note que l'agent devient un mur, dès que j'évoque le Chuchoteur de près ou de loin, aussi, je commence à croire qu'il vaut mieux ne plus insister. Après tout, cela n'empêchera pas la suite du plan. Avoir son accord rendrait simplement les choses plus... fluides.

« A quoi servirait-il de renforcer mes capacités? Et que sais-tu sur ça, d'ailleurs? » demande-t-elle.

Comme je te l'ai dit, je suis empathique. Tout ce que je sais, c'est que lors de ton malaise, tu as ressenti de fortes émotions, liées à l’agressivité ou à la souffrance. Je conçois qu'il te soit difficile de me comprendre, puisque j'éprouve moi-même du mal à l'expliquer. Je ne suis pas télépathe, mais ça s'y apparente. Je ne sais pas grand chose de plus.

Eh bien, je suppose que tous les... mutants sont capables de perfectionner leur don... Apprendre à le maîtriser... Pourquoi pas toi ? N'aimerais-tu pas que ces malaises ne surgissent plus à l'improviste ? N'aimerais-tu pas être plus sélective ? Je ne peux rien te promettre, mais je pense qu'aucune solution ne doit être écartée,
dis-je, d'un air raisonnable.

Puisqu'elle prétend aller bien, j'en profite pour me montrer entreprenant, au moment de la toucher pour la soigner quelque peu. Je pose donc un baiser sur ses lèvres et, si elle se crispe au début, elle ne réagit finalement pas si mal que cela. Bien. Si cela ne promet rien, au moins suis-je assuré de ne pas la rebuter. Elle me rend un peu le baiser, mais lorsque nous nous écartons, elle n'en a pas l'air moins surpris. Je l'observe d'un air moins sombre, mais toujours réservé.

« Merci. Même si tu en as profité. » dit-elle finalement.

Je t'en prie, ai-je pour toute réponse, lui rendant un sourire un peu plus sincère qu'à l'accoutumée.

Il faut dire que le sien était encourageant. Je ne parle pas davantage du baiser. Maintenant qu'elle n'a plus de doute sur mes intentions, je ne compte plus la presser. Mais bien entendu, Cendrillon ne peut pas rester en place très longtemps. Je la vois déjà se redresser, puis tenter de se lever.

Fais attention, je ne suis pas auteur de miracles, dis-je, attentif, prêt à la réceptionner en cas d'échec.

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MessageSujet: Re: [CLOS] L'hypocrisie finit par être de bonne foi | Rix Dim 19 Oct 2014, 22:11

Allez savoir si c'était de la chance, Gabrielle n'y pensait pas, elle haussa simplement les épaules pour toute réponse, n'ayant aucune envie de se lancer dans un débat sur ce sujet. Comme elle le disait, elle faisait simplement son boulot et il fallait bien que certains acceptent de laisser de côté tout, pour empêcher certains criminels de respirer à l'air libre. Voilà tout. Il n'y avait pas d'héroïsme dans sa façon de faire, c'était plutôt suicidaire et dangereux aux yeux de beaucoup et quelque part, elle ne pouvait pas non plus totalement les contredire.

Il y avait de quoi être méfiant quand on écoutait ce que lui racontait Benedict, pourtant, il n'avait pas tort, elle ne serait sans doute pas contre le fait de pouvoir un peu mieux maîtriser ses visions, n'était-ce pas ce qu'elle voulait depuis longtemps même? Elle n'avait jamais eu l'occasion de rencontrer quelqu'un capable de l'aider et maintenant que c'était peut-être le cas... elle ne sautait pas sur l'occasion comme elle aurait cru le faire à une époque. Peut-être parce que Kreizler comprenait que toucher à son esprit ou ce qui y ressemblait était assurément plus dangereux que ce qu'elle faisait croire. Surtout s'il fallait donner sa confiance à un homme qu'elle ne connaissait que peu, finalement.

- Je ne sais pas s'il y a vraiment un moyen de rendre mon esprit plus sélectif... en le fixant d'un regard inquisiteur, comme si elle tentait de pouvoir lire un peu mieux dans son esprit. Il y avait des fois, où elle regrettait vraiment de ne pas être télépathe, ou empathique, peut-être qu'elle pourrait voir à lui faire un peu plus confiance ainsi. Et si tu ne peux rien me promettre, je préfère ne pas risquer d'empirer les choses... c'est assez compliqué ainsi. Soupirant légèrement, voilà qu'elle lui en disait plus que ce qu'elle voulait au départ.

Heureusement - d'une certaine façon - le fait que l'homme se permette de l'embrasser, marquait un point final - pour le moment - à cette discussion concernant son don. Et c'était tant mieux. Il fallait bien avouer qu'il était plus agréable d'avoir un petit échange de fluide, plutôt que de devoir disserter sur la possibilité de changer sa vision des choses. Et puis, il lui permettait de se sentir mieux, c'était quelque chose d'assez impressionnant pour être noté. Et bien qu'il la mette en garde quand elle décida de se lever, Rix continua dans sa lancée, tête brûlée, jusqu'au bout et pour toujours, si vous voulez mon avis.

- Peut-être, mais tu es déjà plus doué que la morphine. Dans un sourire, alors qu'elle se redressait complètement sur ses jambes, après avoir bien pris appui sur ses pieds.

Se tenir droit semblait être faisable, il était temps de voir si marcher demandait moins d'effort que quand elle se trouvait avec Kelly. Et pour ce faire, il n'y avait qu'un moyen de le savoir, tenter d'avancer. Ce que notre agent fit bien rapidement, mais si les deux premiers pas semblèrent plutôt aller sur la bonne voie, ce n'était qu'un beau mirage, avant de sentir que le corps ne s'affaissait à nouveau sous son propre poids, encore un peu trop faible et blessé pour aller sauter comme un cabri à l'extérieur, heureusement que des bras vigoureux l'attrapaient au dernier moment pour l'empêcher d'aller s'écraser au sol.

- Premier essai peu concluant, finalement. Fit-elle avec une moue, mélangeant frustration et un léger amusement, après tout, la situation était quelque peu cocasse ou alors était-ce le fait que l'Ombre lui ai permis de moins sentir ses douleurs qui la rendait de meilleur humeur? Mais je n'ai pas dit mon dernier mot... entre ses dents, il n'était pas encore dit que Rix s'avouait vaincue, oh non, bien loin de là et sous une nouvelle impulsion, s'aidant de l'homme à ses côtés, elle obligeait ses jambes à se remettre à la verticale et supporter son poids.

Il fallait bien qu'elle remarche un jour et le plus vite serait assurément, le mieux.

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MessageSujet: Re: [CLOS] L'hypocrisie finit par être de bonne foi | Rix Dim 30 Nov 2014, 20:20


Je ne sais pas si Gabrielle est héroïque, suicidaire, ou si elle désire plus que tout se venger ; mais ce qui paraît certain est qu'elle soit quelqu'un de... tenace. C'est assez fatigant, mais parallèlement, tenter de la manipuler est un vrai bonheur. J'ai rarement eu affaire à des proies qui représentent un tel défi. Elle n'a pas idée de l'intensité du lien qui nous unie. Comme je m'ennuierais sans elle (même si je n'hésiterais pas à l'éliminer en cas de besoin), et comme elle perdrait sa seule réelle ambition dans la vie, sans moi ! Nous ne sommes donc que peu de choses, l'un sans l'autre. N'est-ce pas ce qui s'apparente le plus à une forme d'amour ? Bien entendu, je ne suis pas expert en la matière. Voilà longtemps que je n'ai pas éprouvé de sentiments... positifs, va-t-on dire, et cela ne me manque pas, mais... Elle m'intrigue. Elle est un jouet qui ne me lasse pas. Je suppose qu'elle me fait donc évoluer. Et puis, même si j'ai provoqué quelques tragédies dans la vie de Rix, on ne peut pas dire que je ne lui procure que du mal. Je suis le premier à lui offrir une chance de finalement maîtriser ses capacités, même si c'est pour assurer la bonne continuation de mon plan. Pourquoi ne la saisirait-elle pas ?
Elle me dit clairement qu'elle n'est pas certaine que ma proposition soit possible. Et en même temps, elle me lance un regard aussi acéré qu'une lame de rasoir. Elle aimerait lire en moi, n'est-ce pas ? Mais elle en deviendrait folle, la malheureuse. Mieux vaut pour elle apprendre qui est le Chuchoteur, en temps et en heure, quand aucun retour en arrière ne sera possible. Ce sera à la fois plus destructeur, et beaucoup plus prudent. Comme tout génie du crime masqué, je pense qu'il est tentant de rester anonyme pour toujours. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il est grisant de faire durer le double-jeu au maximum... Mais honnêtement, qui ne serait pas frustré par l'idée que ses petits exploits ne lui soient jamais attribués ? Il s'agit simplement de trouver les bonnes personnes, et le bon moment.

« Et si tu ne peux rien me promettre, je préfère ne pas risquer d'empirer les choses... c'est assez compliqué ainsi. » insiste-t-elle.

Qui essaies-tu de convaincre, Gabrielle ? Moi, ou toi-même ? Si cette tentative représentait un réel danger d'empirer les choses, je ne te la proposerais pas. Certes, je ne peux pas assurer une réussite, mais comme dit l'adage, qui ne tente rien n'a rien. Pardonne la dureté de mes paroles, mais qu'aurais-tu à perdre, Gabrielle ? Tu perdrais uniquement ce prétexte qui te permet de bâtir une muraille entre le monde et toi. Je me doute qu'elle est plus réconfortante que l'idée de changement, mais je te demande seulement de réfléchir à ma proposition...

Telle est ma réponse. J'ai conscience d'être peut-être allé un peu trop loin. Mais n'était-ce pas déjà le cas avec le baiser ? Je sais Rix beaucoup moins farouche qu'elle n'en a l'air. Elle n'en fait ensuite qu'à sa tête en tentant de se lever et de marcher. Elle est décidément indomptable. Je la maintiens tout de même dans mes bras, afin de lui éviter de saluer le sol. Gabrielle prend malgré tout cet échec prévisible avec philosophie.
J'allais dire quelque chose, mais voilà qu'elle s'écarte de moi pour tenter un nouvel essai. Je soupire mais je la laisse faire, restant néanmoins auprès d'elle, au cas où.

Il te paraît donc moins risqué de te lever après tout ce que tu as subi, que de tenter de contrôler tes pouvoirs. Décidément, tu es un mystère pour moi, ai-je commenté, avec un sourire entendu.

Moi aussi, je sais être tenace.

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MessageSujet: Re: [CLOS] L'hypocrisie finit par être de bonne foi | Rix Ven 05 Déc 2014, 19:06

S'il fallait réfléchir comme Benedict, si cet homme n'était jamais entré dans sa vie, elle aurait pu la vivre plutôt bien, puisque Simon serait encore de ce monde. Mais bon, ce débat n'avait guère lieu d'être puisque de toute façon, il n'était plus là, qu'elle était en présence de son assassin et qu'elle ne lisait pas dans ses pensées. Dommage d'ailleurs, ça n'aurait pas été un mal de savoir à qui elle avait réellement affaire. Pourquoi insistait-il à ce point pour qu'elle accepte qu'il tente de faire quelque chose pour son pouvoir? Elle fixait toujours avec ce regard acéré que l'on aurait pu prêter à un inquisiteur dans des temps anciens. Pour le coup, c'était plus celui d'un flic qui cherchait la faille de celui qui lui faisait face. Pour tenter de le percer à jour, voir à quel point ses intentions pouvaient être bonnes... ou mauvaises. Encore et toujours, elle ne savait guère sur quel pied danser en sa présence et c'était bien ce qui la dérangeait le plus.

- Qu'en sais-tu réellement, finalement? Tu ne sais pas plus que moi si tout ça fera empirer les choses ou les calmera. Alors ne tente pas de me faire culpabiliser de ne pas sauter de joie à ton idée. Lâcha-t-elle peut-être un peu plus sèchement qu'elle l'aurait souhaité. Mais s'il continuait à insister là-dessus, elle risquait - comme un autre - de se refermer comme une huître. Comme si je n'y avais pas déjà pensé et que je n'avais pas fait des démarches en ce sens. Après tout, avec Simon, ils avaient tentés de trouver des gens capables de les aider, mais ça c'était bien trop souvent soldé par des échecs. Au jour d'aujourd'hui, même si elle ne le maîtrisait pas, elle se sentait plus à l'aise ainsi, que de sauter à pied joint dans un inconnu qui pourrait lui faire vivre un enfer pire que celui qu'elle endurait déjà.

Gabrielle préférait se concentrer sur la possibilité de remarcher plus vite que prévu. C'était mieux que de rester immobilisé dans ce satané lit de ce satané hôpital encore des semaines. Surtout que comme elle avait pu le craindre, l'enquête sur la maison avait été bâclée, personne ne prêtait réellement attention à ce qu'il y avait pu avoir et plus elle restait coincée ici, plus les indices qui pourraient lui donner quelques pistes concernant le Chuchoteur s'amenuisaient, voir disparaissaient. Certes, le feu n'avait sans doute rien laissé sur les lieux, pourtant, elle voulait y retourner.

L'agent profitait donc de l'appui de son visiteur pour une deuxième tentative, où elle fit plus attention, voyant comment chaque jambe était capable de supporter son poids. Petit pas, par petit pas, elle serait bientôt capable de se déplacer à nouveau seule. Dieu qu'elle en rêvait. Bien évidement, Benedict n'allait pas laissé passer une telle occasion de se faire entendre à nouveau. Se dirigeant vers la fenêtre, elle y prit appui, pour ne plus dépendre de l'homme.

- Je connais les limites de mon corps et je sais comment il réagit et guéri, contrairement à l'esprit.


De plus, qui lui disait qu'elle pouvait entièrement lui faire confiance? Ce n'était pas parce qu'ils avaient peut-être échangés un baiser, que cela lui donnait tous les droits.

- Pourquoi t'acharnes-tu à ce point? Hum? Se calant contre la fenêtre, tout en croisant les bras, pour le fixer. Mis à part le fait que tu pourrais tenir à moi, j'entends. Est-ce que la possibilité d'avoir un cobaye à portée ne te motive pas un peu, non plus?

Kreizler le cherchait, certes, mais elle voulait connaître le fond de l'histoire. Et ne croyant ni au coup de foudre, ni aux actes généreux sans arrières pensées, il lui fallait creuser.

Chacun était tenace, autant dire que tout ceci ne serait jamais aisé pour l'Ombre, mais s'il tenait tant à l'avoir, il lui faudrait se battre.

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MessageSujet: Re: [CLOS] L'hypocrisie finit par être de bonne foi | Rix Sam 13 Déc 2014, 19:21


J'imagine souvent ce qu'il se passera, lorsqu'elle « saura ». Évidemment, Rix risquera de mal accueillir la nouvelle de mon identité. C'est pourquoi je dois rester patient. Parler trop tôt serait nous détruire, tandis qu'ensuite... Eh bien, vous verrez.
Je l'observe me regarder, non sans savoir qu'elle se méfie cordialement de moi. C'est bête, car je pourrais véritablement l'aider. Comment lui prouver ma bonne foi ? Enfin, ce n'est pas parce qu'on est un assassin, aux tendances sociopathes, qu'on ne peut jamais aider son prochain. Elle doit sentir tout cela, sans le savoir. Je n'ai de toute façon pas besoin qu'elle accepte mon aide, pour lui mettre des visions dans la tête. Très bientôt, il faudra qu'un Chuchoteur soit démasqué. Sinon, je n'aurais jamais le champ libre avec Rix. J'aurais seulement souhaité qu'elle puisse croire que ces visions lui seraient permises grâce à mon intervention. J'aurais pu passer pour un héros.
Enfin, j'ai l'impression que mon interlocutrice se renferme de plus en plus au fur et à mesure qu'on insiste. Même lorsque c'est pour son bien.

« Qu'en sais-tu réellement, finalement? Tu ne sais pas plus que moi si tout ça fera empirer les choses ou les calmera. Alors ne tente pas de me faire culpabiliser de ne pas sauter de joie à ton idée. Comme si je n'y avais pas déjà pensé et que je n'avais pas fait des démarches en ce sens. » réplique-t-elle.

Je suis sûr de moi, mais comment le lui révéler ? Bien sûr, ce n'est pas une science exacte, mais ce que cela peut lui apporter ne mérite-t-il pas tous les risques ? J'ai l'impression de faire face à un mur. J'essaie de rester calme, songeant qu'il va falloir – hélas – bientôt laisser tomber.

Tu n'as pas totalement tort... Je suis désolé. Mais sache que ce n'est pas parce qu'une chose a raté une fois, ou même plusieurs, qu'elle sera toujours vouée à l'échec. Je ne peux pas t'en vouloir de rester sur tes réserves. J'espère seulement que ça évoluera un jour.

Il va de soi que mes mots sont à double-tranchant. Je parle autant du sujet dont il est question, que de notre relation, de la confiance qu'elle est capable de m'accorder. Et voilà qu'elle tente de se déplacer... J'ai apaisé la douleur, mais je n'ai pas fait de miracles. Enfin, j'ai parfaitement compris que tenter de faire entendre raison à l'agent Kreizler est peine perdue.
Pourquoi veut-elle si vite se remettre ? Où espère-t-elle aller, (même si je conçois qu'une chambre d'hôpital n'est pas particulièrement agréable) ? J'y suis. Probablement dans l'endroit de notre dernière rencontre. Comme si je n'avais pas pensé moi-même à y retourner, pour éliminer les preuves. Nos esprits sont trop connectés, Gabrielle, même si tu ne le sais pas.
Je la laisse prendre sa propre défense, tandis qu'elle s'appuie sur le bord de la fenêtre. Je ne suis pas particulièrement convaincu, mais à quoi bon insister ? Je hais les dialogues stériles.

« Pourquoi t'acharnes-tu à ce point? Hum? Mis à part le fait que tu pourrais tenir à moi, j'entends. Est-ce que la possibilité d'avoir un cobaye à portée ne te motive pas un peu, non plus? »

Je arque un sourcil, car ses doutes sont pertinents. Pour autant, elle n'a pas totalement raison à mon sujet. Je pince les lèvres mais je reste, une fois encore, parfaitement calme.

Si je suis ta logique, serait-ce donc pour tenter une expérience que je t'ai embrassée, ou que je t'ai soulagée ? dis-je, l'air un peu navré. Je comprends tes réserves, Gabrielle, aussi ne vais-je plus insister. Seul le temps saura peut-être te convaincre que je ne suis pas ton ennemi. Je serai patient, conclus-je avec un sourire entendu.

A présent, à moins que tu aies des questions ou des requêtes, il vaut peut-être mieux que je m'en aille. Je suis parvenu à soulager ton corps, mais je ne parviens visiblement à rien avec ta confiance et ton esprit.

Il y a encore une fois du regret dans mon intonation, bien que je conserve un air compréhensif. Je m'approche de la sortie, effectivement prêt à m'en aller, même si je compte également sur le fait qu'elle me retienne encore un peu, si par exemple, mes dires la font culpabiliser. La balle est dans ton camp, Gabrielle.

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MessageSujet: Re: [CLOS] L'hypocrisie finit par être de bonne foi | Rix Mer 17 Déc 2014, 00:23

Evoluer... Gabrielle était une tête de mule, sur beaucoup de point et il était difficile d'imaginer la voir changer d'avis sur des problèmes sur lesquels elle buttait depuis si longtemps déjà. Peut-être qu'avec le temps... mais elle en doutait. Elle risquait de passer l'arme à gauche, avant d'accepter une vraie aide concernant son pouvoir. C'était ainsi, pire qu'un bélier qui fonçait tête baissée dans un mur, souvent. Incorrigible et assurément insupportable quand elle était ainsi. Mais que voulez-vous, la vie l'avait bien trop blessée pour qu'elle se laisse faire si facilement.

- On verra...
pour mettre un terme à la conversation. Décidément, Rix n'était pas prête à lui laisser la possibilité de venir trifouiller dans son crâne. Et c'était sans doute mieux ainsi. Allez savoir ce qu'il pouvait être capable de faire. Même le plus capable des médecins, elle s'en méfiait alors un homme qui n'avait rien de tel... peut-être que ça valait la peine de prendre le risque, pourtant, aussi casse-cou qu'elle pouvait l'être, ce n'était pas quelque chose dont elle se sentait capable pour le moment. Il y avait trop d'enjeux.

Quant à leur relation à tous les deux, c'était autre chose. Différent. Si Kreizler n'offrait pas sa confiance à n'importe qui, elle ne pouvait nier que ce dernier l'intriguait. Assez pour qu'elle le laisse entrer dans son cercle de confiance. Après tout, il avait pu l'embrasser sans se faire démonter la tête, n'était-ce pas déjà une preuve que quelques barrières étaient tombées pour lui?

Rix fixait son interlocuteur, en tentant de lire sur son visage ce que ses paroles pouvaient bien tirer comme sentiment chez lui. Il semble contrarié, même s'il fait de son mieux pour garder un visage de marbre. Certains mouvements, même infime, ne trompent pas. L'aurait-elle blessé? Sûrement pas, il n'est pas de ce genre d'homme. Stannis aurait sûrement tourné les talons depuis longtemps à sa place.

- Tu essayes de voir où sont les limites. C'est un fait, mais c'est de bonne guerre. Rajoutant même un petit sourire à ses paroles. Simplement pour désamorcer le conflit dans lequel ils pourraient entrer à continuer ainsi.

Finalement... il réagissait comme l'aurait fait Zexion. Partir, encore, comme si elle les faisait fuir ou que ces mâles étaient vraiment à chaque fois blessés dans leur amour-propre, simplement parce qu'elle n'était pas une femme au caractère des plus faciles et qu'elle rentrait souvent dans les gens. Pour voir aussi, leurs limites, à eux. Décidément... mais s'il joue en espérant qu'elle va le retenir...

- Benedict?
Pour l'arrêter à l'entrée. Le rejoignant doucement, faisant attention à ne pas trop en demander à son corps, elle se rapproche assez de lui, pour lui déposer un baiser sur sa joue barbue. Merci d'être venu. Repasse un de ces jours. Avec un nouveau sourire. Voilà, l'invitation était faite et démontrait que la confiance se bâtissait tranquillement. Avec des nouvelles de Crowley. La boule de poil était sans doute le meilleur moyen pour le Chuchoteur de se rapprocher de sa proie.

Pourtant, elle ne l'arrêta pas plus et le laissa partir, s'il le souhaitait toujours. Mais il était parfois important de ne pas insister et s'imposer trop longtemps. De plus, sentant la fatigue des efforts se faire ressentir, la profileuse rejoignait son lit pour s'y asseoir, Kelly risquait de débarquer d'une minute à l'autre pour voir comment elle allait et il valait mieux qu'il ne la voit pas tout de suite debout sur ses pieds. L'infirmier serait bien capable de lui passer un savon de toute beauté.

>> Une sortie tant attendue

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MessageSujet: Re: [CLOS] L'hypocrisie finit par être de bonne foi | Rix Dim 11 Jan 2015, 12:08


L'esprit humain est une chose fascinante. Malgré notre intelligence et le recul que nous sommes capables d'adopter pour certains sujets, nous devenons aussi butés que des mulets à qui on refuserait une carotte, lorsque l'on se décide à rester bloqués sur un problème, une personne en particulier.
Elle pense à lui. Je pense à elle. C'est peut-être l'impossible qui nous attire à ce point, après tout. Mais je saurai la ramener vers moi. Et qu'on ne dise pas, après cela, que je n'ai pas le cœur sur la main. En l'occurrence, le cœur de Simon. Et peut-être bientôt celui de Lannister.
Les auto-destructeurs ont quelque chose d'attirant, envers et contre tout. Le problème, c'est qu'on s'en lasse rapidement. Il faut apprendre à lâcher prise dans la vie. Certes, je suis moi-même toujours caressé par l'idée de tuer Asmodée et son mari, mais je ne suis pas aussi obsédé qu'avant. Est-ce parce que j'ai un nouvel objectif ?
Quant aux « on verra » dits par une femme, tout le monde sait qu'ils signifient « non ». J'esquisse de nouveau un sourire, mais il n'est que pure politesse. J'ai récolté un baiser, après tout, aujourd'hui ; son consentement était sans doute trop demandé. Au fond, il n'est pas si nécessaire. La découverte du Chuchoteur aura plus l'allure d'une coïncidence, voilà tout.
Je l'observe me regarder avec attention, comme si elles espérait enfin pouvoir lire en moi comme dans un livre ouvert. Ce n'est pas demain la veille, Cendrillon, mais avoue que cette enquête personnelle te fascine. Je tâche de rester neutre, même si je me doute qu'elle est assez perspicace pour me percer un minimum à jour. En revanche, pour ce qui est de découvrir qui est le Chuchoteur, cela doit être encore trop énorme pour elle.

« Tu essayes de voir où sont les limites. C'est un fait, mais c'est de bonne guerre. » constate-t-elle.

Je suis ravi de voir que tu le prends avec philosophie. Il m'arrive effectivement d'être un provocateur, dis-je.

J'espère qu'elle comprend que je n'éprouve aucune rancune à cause de son entêtement. En revanche, je tente de partir, tant parce que j'ai mieux à faire que lutter contre un mur, que pour la tester. Je ne me faits certes guère d'illusions. Gabrielle n'est pas du genre à inciter les autres à rester auprès d'elle. Acquérir son affection ou sa confiance, ça se mérite cruellement.
Je tourne donc les talons, avec peu d'illusions. Et pourtant, elle finit par prononcer mon nom. Je me retourne, perplexe, avant de la voir me rejoindre. C'est qu'elle se débrouille plutôt bien. Et, que vois-je ? Elle me remercie. Elle me propose de repasser. J'ai même droit à un nouveau baiser. Comme quoi, les efforts finissent toujours par payer. Je me surprends à lui sourire sincèrement. Je me demande comment il est possible de haïr et adorer à la fois, une même personne, à ce point.
Ce qu'elle me dit n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd.

Je reviendrai, dis-je doucement.

J'observe son sourire, d'autant plus appréciable qu'il est rare, tandis qu'elle me parle de Crowley. Je hoche la tête. Elle aura des nouvelles du félin, sans faute. D'ailleurs, je l'aurais amené si la présence d'un animal n'était pas proscrite dans un hôpital. Comme si je me souciais de mettre en danger les autres patients...
J'aurais pu ajouter quelque chose, mais je pense avoir été assez récompensé pour aujourd'hui. Quant à Rix, elle le sera prochainement, avec la découverte inespérée de l'identité du Chuchoteur. J'ai encore toute une machination à mettre en place, aussi est-il temps de m'en aller. Je caresse doucement sa joue, puis quitte la pièce.


Sujet clos

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