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[CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Intérieur

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Identité : Ambrosio Rayleigh
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MessageSujet: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Intérieur Ven 05 Sep 2014, 19:41

Scénario | A l'intérieur

La pièce la plus imposante de l’édifice, celle par laquelle on entrait, avait la forme d'une croix latine, comme tout église catholique. Cet endroit n'avait en effet pas toujours été destiné à une secte blasphématrice. Pourtant, les locaux avaient été tant bouleversés que l'église paraissait unique, à bien des égards.
Si des rangées de bancs bordaient l'allée centrale, l’extrémité de la pièce, à 70 mètres de la porte d'entrée, était peu conventionnelle. Il y avait l'autel du Dieu Rouge, une statue massive, un orgue qui n'avait rien de classique et des bougies... Des bougies partout, qui brillaient d'une force surnaturelle. Ainsi, même si les vitraux étaient ternes et opaques, dépourvus de dessins ; l'église n'en paraissait pas moins belle et lumineuse.
Et rouge.
Chaque flamme brillait en continu, comme si le feu n'avait ici rien de naturel. Quelques portes, sur les murs verticaux, menaient aux étages inférieur et supérieurs de l'église. L'édifice possédait effectivement un sous-sol et deux étages, armés de tours. Les Initiés étaient nombreux ici. Au demeurant, la plupart étaient des mutants sans envergure, qui auraient certes besoin de toute la clairvoyance et la force de Sveda et Davos, pour lutter, contre les ombres qui allaient s'infiltrer ici.
Davos allait venir ici, après avoir reçu une lettre peu plaisante, de la part de Stannis. Quelle serait la raison de la venue d'Hélianthème ? Était-elle simplement dans la maison de Davos, au moment où celui-ci avait reçu le courrier, et jugeait-elle devoir lui apporter son aide ?


Pour l'heure, Kobal et moi-même nous tenons dissimulés derrière un des piliers massifs qui encadrent la porte d'entrée de l'église. Les gardes errent non loin de nous, sans pour autant nous apercevoir. Nous pourrions attaquer tout de suite, car nous savons nous défendre, mais nous préférons attendre la diversion de Tutor, afin d'entrer dans l'église sans encombre.
Il ne faut pas que les Initiés aient un signe avant-coureur de ce qui se prépare, simplement parce que des cailloux tombent, avant l'avalanche.
Le moins que l'on puisse dire est que l'on voit du beau monde, s'aventurer à l'intérieur de l'église. Fran, Tosca, vont vraisemblablement rendre visite à Stannis.  Mais ce n'est que lorsque Davos vient de franchir le seuil de la porte, en compagnie d'une femme, que je donne mon feu vert au reste de l'équipe, pour lancer l'assaut. Tutor va-t-il se permettre de lancer quelques projectiles explosifs sur la façade de l'église, afin de créer quelque joyeux artifice ? L'avenir le dira.

J'espère que tu n'as pas froid aux yeux, dis-je à Kobal, très sereinement.

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« La pureté, c’est une idée de fakir et de moine. Vous autres, les intellectuels, les anarchistes bourgeois, vous en tirez prétexte pour ne rien faire. Ne rien faire, rester immobile, serrer les coudes contre le corps, porter des gants. Moi j’ai les mains sales. Jusqu’aux coudes. Je les ai plongées dans la merde et dans le sang. Et puis après ? Est-ce que tu t’imagines qu’on peut gouverner innocemment ? »
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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Intérieur Lun 08 Sep 2014, 20:32


Il avait donc été finalement décidé de mener une attaque sur l'Eglise des Initiés. Depuis le temps que les deux camps se bouffaient le bec, il fallait bien que ça arrive un jour ou l'autre. Et bien entendu, Kobal était de la partie. Puisqu'il était "l'animal de compagnie" de Benedict, c'était une chose qu'il ne pouvait manquer. Sans y aller à contrecœur, ce n'était pas vraiment ici et maintenant qu'il avait envie d'être, mais il y avait des obligations auxquelles il était bien difficile d'échapper.

C'était aussi une façon pour lui de s'assurer que son homme ne viendrait pas dans les parages quand le bordel se ferait entendre. Car il ne fallait pas douter que le FBI serait le premier sur les lieux, ou en tous les cas, une partie. Et les Ombres ne feraient pas grand cas de ceux qui se trouveraient dans le passage entre eux et la destruction de Stannis et sa clique. Autant dire qu'il lui faudrait être un tant soit peu attentif, si on le lui permettait.

Assis tranquillement à côté du bras droit du "Seigneur des Ténèbres", Drake, comme les autres, attendait le feu vert. Il avait remarqué le bras droit de Zexion, accompagné d'une femme entrer d'un air empressé dans la bâtisse. Le piège se refermait lentement sur eux. Pourtant, sous sa forme animale, les sens aux aguets, il ne semblait pas touché par l'électricité qui marquait l'ambiance du moment, alors que tout le monde était dans l'expectative. Sa queue battait l'air, marquant implicitement ce fait. Ses yeux jaunes se posèrent un instant sur le "patron", tandis que celui-ci lui demandait s'il n'avait pas froid aux yeux. Le félin semblait, d'un seul regard, lui demander s'il ne se foutait pas de sa gueule.

*Ai-je l'air inquiet?*

La relation entre les deux a toujours été étrange, mais Murdoch ne pouvait pas omettre que cet homme lui avait - un jour - sauvé la vie. C'était comme une dette éternelle. Difficile de s'en débarrasser d'un claquement de doigt.


Dernière édition par Kobal le Dim 28 Sep 2014, 22:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Intérieur Ven 12 Sep 2014, 22:56



Les choses s'étaient passées plutôt rapidement. Le repas au japonais avait été interrompu par l'arrivée d'un des membres des Initiés, chargé d'une lettre pour Davos. Ne l'ayant trouvé chez lui, le mutant avait fini par retrouver sa trace et lui donner la lettre, qu'il avait ouverte devant Sveda et Rafael. On pouvait dire que la lettre lui avait fait connaître les montagnes russes : d'abord un sentiment de joie, puis une douche froide très peu agréable, qui l'avait rendu effondré pendant un instant. Avant qu'il ne se ressaisisse. Il n'avait pas trop le choix. Si la lettre était parvenue si tard, en dépit de son caractère formel, c'est qu'il semblait y avoir une certaine urgence. En dépit des protestations de Rafael, il s'était relevé, et avait demandé, mû par on savait quel pressentiment, à ce que Sveda le suive. Peut-être était-ce simplement aussi une bonne idée à suivre, vu qu'elle avait déjà rencontré le chef des Initiés.

Rafael avait bien tenté de les retenir, mais quand Davos avait une idée aussi fixe en tête....Stannis avait besoin de lui, acceptait peut-être de le laisser revenir, et il fallait en plus qu'ils discutent de Floria. Quant à Fran, il l'avait toujours su, d'une façon ou d'une autre. Peut-être parce que c'était toujours ce qu'il avait pensé d'elle.

En tout cas, le retour vers l'Eglise s'était fait aussi vite que possible, avec le mutant qui les accompagnait. Aucun signe extérieur n'indiquait les prémices d'une attaque, bien que Davos pensa brièvement que la rue était plutôt calme, un peu trop, pour cette heure de la journée. Cela aurait dû le mettre sur ses gardes, mais il avait aussi d'autres choses à penser. L'ancien marin se tourna vers son amie.

« Je suis désolé, il va peut-être simplement vouloir te renvoyer, vu qu'il m'a demandé seul, a priori. Mais tu avais besoin de lui reparler, il me semble... »

Et puis la présence de Sveda le rassurait. Après tout, la dernière fois qu'il avait été ici, il avait manqué de se faire castrer, et n'avait dû sa fuite qu'à l'aide de Wyrm. Celui-ci serait-il aussi là cette fois ? En s'approchant de l'entrée, il put se rendre compte que non : Wyrm et Ligéia discutaient près du point d'eau. Il n'y accorda cependant que cette brève attention, et suivit le membre des Initiés. Ils entrèrent dans l'Eglise, sans se douter du signal que cela annonçait pour les Ombres. Il ne tarderait pas à se rendre compte de cette erreur, mais il était loin de penser que cette soirée, qui aurait dû être d'explications, allait se transformer en bataille, et que deux des membres des Ombres se trouvaient tout près, les surveillant. Les lieux étaient rouges, immenses, comme à leur habitude ; plusieurs Initiés se trouvaient ici et là, et Davos fit un signe de tête à ceux qui le remarquaient et qui n'avaient pas dû le voir depuis longtemps. Au moins n'était-il pas directement refoulé et on avait l'air de lui faire confiance ; Stannis avait dû dire que l'ancien conseiller traître allait revenir. Il avait au moins choisir de revenir au bon moment, si tant était que le hasard se permettait d'être chanceux. La bataille à suivre allait être peu agréable.

L'ancien marin se retourna vers Sveda, désignant le fond de la salle :

« On va le retrouver là-bas. En espérant qu'il souhaite vraiment discuter et non pas...autre chose. »

Autre chose comme la dernière fois. Cela n'arriverait pas. Un bref instant s'était écoulé depuis leur entrée : la guerre allait bientôt commencer et leur tomber dessus comme un traquenard depuis longtemps tendu. Un affrontement devait être fait, depuis le temps ; c'était seulement mieux quand on était prévenu à l'avance. Il faudrait faire sans. Et sans douter que l'ancien bras droit de Stannis, tout blessé qu'il avait pu être, ne laisserait pas l'ennemi atteindre Zexion si aisément.


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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Intérieur Lun 15 Sep 2014, 14:58


    Sveda n'avait pas fait opposition au désir de Davos, puisqu'elle avait senti la nervosité qu'avait éveillé la lecture de l'intempestif courrier. L'art des leaders, n'est-il pas de rappeler ses troupes au mauvais moment ? Zexion, avait brisé le charme de la soirée qui commençait, mais il avait aussi provoqué un irrépressible espoir chez son loyal acolyte. Un sentiment contre lequel notre rose ne pouvait aller. Elle s'était trop souvent retrouvé dans cette position pour vouloir la faire endurer à un autre.

    Le don de la douceur est fait aux fées les plus discrètes.

    Avant de quitter le restaurant, elle fit néanmoins un détour par les cuisines, pour saluer ses vieilles connaissances et glissa quelques mots rassurants à l'oreille de Rafael au moment de lui dire au revoir. Comment douter qu'escorté par Hélianthème, Seathworh soit le plus protégé des Externels ? Elle donnerait sa vie, les yeux fermés, pour le sauver et ils le savaient tous les trois.

    Ils furent plutôt silencieux pendant le trajet. Lui soucieux. Elle songeuse. Sveda s'imaginait combien son ami devait se sentir perdu. Combien il devait avoir de questions sans réponses. Elle se contentait donc d'être une présence amicale à ses côtés jusqu'à ce qu'il éprouve un besoin de partager ses émotions, ou non. Mais ce n'était pas à elle d'aborder le sujet. Même si elle avait eu tout de suite envie de le rassurer. Biologique ou non, Davos était le père de Floria Tosca. Là non plus, aucun doute n'était permit !

    La dernière fois qu'Hélianthème avait mit les pieds chez les Initiés, elle était repartie soulagée et blessée. Zexion avait été désagréable. Il l'est encore. Depuis, elle n'avait plut eu le moindre contact avec ce groupe. Ce qui lui convenait dans le fond. Comme nous l'avons vu, elle se sentait plus proche des X-men. Mais sa présence, est la preuve que la rancune, ne fait pas partie de ses plus gros défauts. Heureusement pour eux.

    " Il fera ce que bon lui semble. De toute façon je t'attendrais. Ne t’inquiète pas. Je ne partirai pas sans toi. ... J'espère que tu vas avoir de bonnes nouvelles à m'annoncer. “ Murmura-t-elle en resserrant son bras autour du sien avec affection, espérant que La Tosca allait se montrer ce soir.

    Ce serait peut-être enfin, une occasion pour la berbère de revoir, Oerba Dia... Qui sait ! Tout comme Ao, Fran, était une femme dont le parcours était intéressant. Hélianthème avait une histoire particulière avec chacune d'elle. Certes, Lis n’éprouvait aucun désir de la revoir. (Ce qui peut se comprendre.) Mais Guiren n'avait rien à lui reprocher de son côté. Surtout que maintenant, que la vérité venait d'éclater, elle aurait sûrement besoin d'appuis. Un appuis que Sveda était prête à donner.

    Mais quel petite Cour...

    La silhouette de la jeune fille, prés de laquelle ils furent amenés à passer, n'évoqua rien à Hélianthème. Trop jeune pour que leurs chemins aient pu se croiser. La réputation du père lui aurait mit la puce à l'oreille. Mais l'autre personne présente, elle, la fit réagir. Un sourire surprit et ravi embellisa son visage. Sans ralentir l'allure elle commença à poser des questions. Wyrm lui avait laissé un bon souvenir et elle avait souvent pensé à leur rencontre pendant ses balades à cheval après ça.

    " Richard d'York est chez les Initiés ? En voilà une surprise. Stannis sait s'entourer d'hommes valeureux. J'aimerai bien comprendre comment il fait pour être si agrégateur en étant si impersonnel.“

    Le Mystère des Lannister.

    L'ambiance si particulière de l'Eglise, évoquait celle qui imprégnait les réunions des Iluminatis, aux quelles Sveda participait depuis longtemps. A une époque de sa vie la spiritualité aurait pu être une réponse à ses angoisses intimes. Mais elle avait choisi la science à la foi. Quoi qu'avec elle les deux sont liés. Elle libéra tranquillement le bras de Davos en lui souriant, bienveillante et confiante.

    " Sa lettre a l'air plutôt pacifique. Mais, souviens-toi que vous êtes égaux. Qu'il soit le leader d'un groupe ne lui donne pas pour autant un pouvoir sur toi. Et s'il s'en prend à toi, il va comprendre sa douleur. Je ne le laisserai pas te faire du mal sans réagir, Davos. “

    Et Sveda faisait cette promesse tout en souriant aux hommes de Stannis Lannister parce qu'au fond, elle n'était pas elle, qui cherchait la guerre ici. En plus, elle avait vécu assez de confrontation pour ne plus être impressionnée par un élémentaliste, aussi fort soit-il. Zexion ne l'impressionnait, que par sa capacité à murer ses sentiment, pas parce qu'il était un Externel.

    Mais, comme vous le pressentez, ce calme va être de -très-courte durée.



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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Intérieur Dim 28 Sep 2014, 17:21

Second tour

J'admire la bravoure de Kobal, en vérité. Certes, s'il n'avait pas accepté de m'accompagner, il m'aurait fait comprendre qu'il n'était plus d'aucune utilité – et je vous laisse deviner ce qui serait arrivé –, mais nous formons aujourd'hui un binôme sûr, et c'est là tout ce qui compte. La confrontation qui va suivre ne nous laissera aucune place pour l'hésitation. Je suis bien loin de pouvoir imaginer toutes ses motivations, ou ses craintes, et cela m'est égal. Je sais que nous sommes tranquilles, dans tout le secteur, grâce à la télépathie d'Ascheriit, et je sais que les Initiés sont vulnérables. Nous n'avons que peu de chance de connaître l'échec, ce qui ne m'empêche pas de demeurer vigilant. L'idée que le FBI puisse venir ajouter son grain de sel, si nous ne parvenons plus à maintenir notre discrétion surnaturelle, ne m'effleure guère l'esprit. Des pertes humaines de plus ou de moins... A vrai dire, les deux seules personnes que je souhaite réellement voir mourir, aujourd'hui, ne sont même pas de mes ennemis. Je me ferais une joie de marcher auprès des dépouilles d'Asmodée et Fantôme. Davos Tosca et la femme qui l'accompagne rentrent dans l'église pendant que le fauve à mes côtés me répond télépathiquement.

Bien sûr, non, dis-je doucement, avec un sourire purement poli. Si tu es performant, tu auras un steak parfumé aux oignons des plus délicieux, en guise de récompense.

Je n'ai pas l'occasion de trouver le temps long, et pour cause, une sorte d'explosion retentit, suivie d'un effondrement. La cacophonie dure. Pyro a donc attaqué le bâtiment. Sans attendre, je fais signe à Kobal de me suivre à l'intérieur de l'église, et nous nous dissimulons derrière un pilier. Il ne faut pas douter que notre discrétion a quelque chose de surnaturelle.
Derrière nous, les portes se referment solidement, après que plusieurs Initiés soient sortis. Au vu des bruits que nous entendons, il ne faut pas douter que les hostilités sont lancées avec force. Mais bien sûr, nous ne pouvons qu'imaginer ce qu'il se passe au dehors. J'observe les lieux très rapidement, songeant qu'il va falloir faire du nettoyage, avant de poursuivre notre route. Les cibles les plus dangereuses sont incontestablement Seaworth et la femme qui se tient à ses côtés. Il faudrait également que nous parvenions à ouvrir de nouveau la porte.

Je vous souhaite le bonsoir, dis-je, à intelligible voix, en sortant de ma « cachette », seul.

Ma démarche est assurée, et d'ailleurs, les sbires de Stannis semblent hésiter à m'attaquer. Pour cause, une peur irrépressible envahit leur être. Il n'y a que Sveda et Davos qui soient épargnés par ce vilain sentiment. J'aime les défis. Bien entendu, je laisse Kobal se faufiler à sa guise, sournoisement, où il l'entend. Il est toujours bond d'attaquer sur deux fronts, sans que l'ennemi ne s'y attende. Il sait que Davos est une cible prioritaire.

Auriez-vous l’amabilité de m'indiquer où se situe ce cher Stanislas ? dis-je ensuite.

A ce moment précis, l'un des Initiés ose enfin se ruer vers moi. Je lève ni plus ni moins mon arme pour lui tirer une balle dans la tête. Il tombe sur le sol, inerte. Comme quoi, tous ne sont pas très solides ou immortels. Autour de lui s'étend une flaque rouge.

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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Intérieur Dim 28 Sep 2014, 22:38

Kobal ne faisait que son travail, sans compter qu'il avait un avantage sous cette forme, il était beaucoup moins facile de l'avoir et il était beaucoup plus mortel aussi. C'était finalement, tout ce dont avait besoin Benedict pour sa petite attaque sournoise, n'est-ce pas? Il continuait d'observer le mutant d'un air de félin blasé, tout en l'écoutant avec - mine de rien - attention. Après tout, cet homme était bien plus dangereux qu'il ne laissait paraître et mieux valait ne pas trop le contrarier. On n'était jamais assez prudent, au contact d'un sociopathe. Heureusement, il le connaissait depuis suffisamment longtemps, pour savoir les lignes à ne pas traverser. Voilà aussi pourquoi il l'avait accompagné sur ce champ de bataille. Notre panthère tenait un minimum à sa peau, encore plus maintenant qu'il y avait quelqu'un qui partageait son quotidien.

*- Oh... trop aimable.*

Tout cela ne l'empêchait certes pas de répondre avec une légère ironie à cet homme. Mais c'était de bonne guerre et cela faisait partie de leur relation. De plus, Drake démontrait ainsi, que les félins avaient bel et bien ce côté je m'en foutisme, hautain et dédaigneux que l'on prêtait souvent aux chats d'appartement. Ils étaient des Rois et n'avaient jamais peur de vous le rappeler. Les grands félins étaient du même acabit. Kobal n'échappait pas à cette règle, malgré toute son humanité. Surtout dans ce genre de moment, où il avait tout intérêt à laisser son instinct de fauve prendre le dessus sur le reste.

Les piques entre eux n'allaient pas aller plus loin, puisque les hostilités avaient démarrées un peu plus loin. Le pyromane du groupe faisait donc des siennes, tentant de mettre le feu à l'église, pendant que le reste de l'équipe lançait l'assaut. Il fallait donc se dépêcher d'entrer dans ce quartier général, afin d'arriver au plus près du leader. Mais d'abord, il fallait se débarrasser de ses plus proches collaborateurs, laissant le "gentleman" faire son show, notre panthère se faufilait en silence derrière les deux mutants qui se trouvaient dans le hall, il attaquerait sûrement pas surprise, si Benedict se retrouvait réellement en mauvaise position.

Pour le moment, Drake s'occupait surtout de couper tout renfort qui débarquerait sans qu'ils soient réellement les bienvenues. D'ailleurs, un pauvre Initié se permis de passer près de lui, un coup de patte bien senti dans la jambe le fit tomber à terre, puis un autre à la gorge termina complètement d'achever le pauvre homme. Un regard du côté de l'homme à l'œil de verre, lui permis de voir que pour le moment, il avait la situation sous contrôle.

Utilisant une colonne, le félin monta sur une poutre en hauteur, prêt à sauter sur celui ou celle qui se montrerait un peu trop revêche sur la suite des événements.
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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Intérieur Sam 04 Oct 2014, 20:55



L'âme de Davos était agitée de tremblements. Il ignorait encore que ce n'était pas dû uniquement au fait que Stannis avait bien voulu qu'il le rejoigne, mais la suite, il le saurait bien assez tôt. En ancien marin, il avait parfois une sorte d'intuition. Disons que cette fois, c'était l'intuition pour les mauvaises choses, qui le tenaillait. S'ils arrivèrent assez vite à l'Eglise des Initiés, passant la porte sans encombre, le bras droit de Zexion ne pouvait s'empêcher de penser que c'était une chance d'avoir Sveda à ses côtés. Son aura le rassurait un peu, tout en lui assurant une présence amie. Au moins il n'était pas seul, et elle le lui montrait, par quelques mots et une étreinte amicale.

« J'espère aussi, » répondit-il, simplement.

S'il savait qu'elle était déjà venue ici, il ne s'attendait cependant pas à la voir connaître Wyrm. C'était une nouvelle pour lui, et il ne sut exactement quoi en penser, surtout au vu du sourire qu'elle afficha. Cependant, ils étaient pris de court par le temps, et il remballa ses questions – ils en auraient le temps plus tard – pour répondre aux siennes. Non sans un sourire ironique et amusé, d'ailleurs.

« Richard a été son élève bien avant que je ne sois né. Il y a visiblement une grande amitié qui les lie... » Sa voix perdit un peu de son enthousiasme, encore qu'il avait été parfois jaloux de Richard – il était un Davos, que voulez-vous. « Stannis l'a désigné comme son conseiller après qu'il m'ait viré. »

C'était certes moins réjouissant, mais il n'avait guère envie de dire les choses autrement. De toute manière, il devait aussi une fière chandelle au dragon de glace, qui l'avait aidé à s'enfuir et avait tempéré un temps soit peu Stannis, l'empêchant de le châtrer. Il ne pouvait que lui en être reconnaissant, bien qu'il n'ait pas eu besoin de cela avant pour apprécier l'ancien roi. Son amie tâchait de le réconforter, ou tout du moins de le rassurer. Quelques hommes auraient pu l'emprisonner pour moins que ce qu'elle disait, mais elle n'avait pas la tête d'une terroriste, même chez dans cette Eglise d'Initiés. Et puis, elle était avec Davos, et depuis le temps qu'on le connaissait, on lui faisait confiance...du moins l'espérait-il toujours.

« Nous ne serons jamais égaux, » répondit-il avec lucidité. « Et je lui dois trop. Mais je ne laisserai pas les choses arriver comme avant, ne t'en fais pas. Et puis...que serait le monde sans Stannis Lannister ? » finit-il, avec presque un sourire.

Elle lui avait parlé de sa rencontre avec le leader du groupe, et il n'y avait pas eu besoin d'y assister pour savoir que cela aurait été explosif de toute façon. Du moins Zexion n'avait-il pas juste tourné le dos à Hélianthème. Il aurait mal fait, étant donné qu'elle était une X-Men.

Et les choses se précipitèrent d'un coup. Un ébranlement sourd secoua les vieilles pierres, et une lueur orangée transparaissait à travers les vitraux, créant des couleurs digne d'un ciel de l'enfer. Bien qu'ils n'étaient pas dehors, Davos put sentir le changement de température. Puis ce fut des bruits de cris, qui se tranformèrent en ceux, trop aisément reconnaissables, de bataille. Si Davos fut parcouru d'une sueur froide, alors que les Initiés autour d'eux commençaient à s'agiter, son sang ne fit cependant qu'un tour. Pâle brusquement, il décocha un regard acéré à Hélianthème. Ce ne serait pas le premier péril qu'ils traversaient, cependant, celui-ci possédait une ampleur certaine.

Le premier mouvement de Davos fut de se tourner vers la massive porte d'entrée que Benedict et Drake avaient déjà franchie. Il posa ses mains à plat sur le bois ancien, et forma assez rapidement une barre de glace, semblable à celles utilisées au Moyen-Age pour sceller les portes des châteaux, intensément froide et solide, pour empêcher quiconque d'entrer. Outre le marin, Stannis pourrait la défaire si besoin, et au pire, il y avait une sortie secondaire. Ce fut à ce moment que Benedict choisit de sortir de l'ombre, son arme à la main, tel un de ces méchants de vieux films américains qui avaient autant de classe que de côté malsain. Davos le toisa avec plus que de la méfiance, de la colère. Autour d'eux, les Initiés s'étaient figés, et seule Sveda semblait parfaitement consciente de tout. Peut-être était-elle en tout cas plus consciente que lui, du félin qui les épiait des auteurs.

« Je vous souhaite le bonsoir. Auriez-vous l'amabilité de m'indiquer où se situe ce cher Stanislas ? »

Et deux secondes à peine plus tard, comme pour démentir ce ton si précieux et aimable dont l'homme faisait preuve, un Initié s'écroula à terre, une balle dans la tête. Avec un linceul rouge se répandant peu à peu. Il ne faut guère davantage de temps à l'ancien marin pour que sa priorité, ou celle de Sveda, soit d'aller chercher Stannis. Il s'adressa, calmement mais froidement, à Sveda.

« Tu peux aller le chercher. Vite. »

Et le prévenir par la même occasion. Il ne fallait pas que le sang d'un Initié de plus coule, pour comprendre qu'ils avaient affaire aux Ombres, et que la bataille à l'extérieur était l'une de celles prédites depuis si longtemps par la Dame Rouge. Où Diable était-elle ? L'important n'était cependant pas là. Ce fut tout d'abord un léger souffle de vent, et des légères pointes blanches, qui semblèrent descendre des hauteurs de l'église et de l'orgue. Et les petits flocons de neige finirent par s'assembler de plus en plus, et le vent devenir plus violent, tout cela en une poignée de secondes. La mini-tempête de glace que Davos était en train de créer, son regard d'argent glacial fixé sur le visage de Benedict, se concentra en un souffle assez puissant pour projeter son ennemi contre un des murs, à plusieurs mètres, et peu importe pour les bancs renversés au passage. Le reste du bâtiment commençait lui-même à sembler perdu dans un blizzard qu'il contrôlait parfaitement. Là où se trouvait Sveda, un minuscule couloir était épargné, comme l'oeil de la tempête, et parcouru seulement de plusieurs courants brusques parsemés de neige, était dessiné pour la laisser aller jusqu'à Stannis.

Quant à Benedict, bonne chance.


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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Intérieur Mar 07 Oct 2014, 18:40


    Odeur de feu, cendre et souffre. Ils reprendraient, leur conversation, après la bataille.

    Hélianthème ne dévia pas de sa trajectoire, comprenant sans peine, que la place forte des Initiés venait d’être prise d’assaut. Le caractère gothique de la bâtisse donnait à ce siège crépusculaire un style proprement médiéval. De quoi ramener nos deux immortels à des temps anciens. Tosca, n’avait peut-être pas connu beaucoup du Moyen-âge, mais Sveda si. Elle avait été, sur beaucoup de champs de bataille, au chevet de chevaliers. Elle savait, comment ce genre d’attaques tournaient… Alors, elle n’attendit pas de voir l’ennemi pour se préparer à la défense.

    Pendant que la glace se forma dans son dos, Sveda connecta son esprit à la roche, des fondations jusqu’au clocher. C’était la partie la plus simple : fusionner. À mesure que le lien entre la matière et le psychisme se forma, il l’éloigna d’une partie d’elle-même puisant à la source de son énergie pour s’alimenter. Le contrôle d’un bloc de pierre lui était impossible. Elle devait briser la chaîne des atomes, avant d’en prendre les commandes et les remodeler.

    La pellicule de poussière de marbre la plus volatile survola rapidement le sol, pour aller flotter autour d’elle. Malgré la gravité de l’instant, Hélianthème éprouva un secret plaisir à se mêler à son élément de base. Là où les Golems étaient faits de terre, Sveda, était sortie d’un moule de sable. Tandis que Bénédict s’avança dans la lumière, un premier bloc de pierre sortit de ses rangs et se désagrégea pour aller former la première partie d’un bouclier de pierre, entre les corps statiques des Initiés et l'agresseur.

    Barrière de pierre.

    Malheureusement, un premier homme tomba à terre, devant leurs yeux. Sveda fixa le corps inanimé en silence, percevant à la périphérie de sa vision, une ombre gracile mouvante. Elle laissa à Davos le soin de répondre au fils de Dieu pour eux. Benedict n’aurait pas eu le droit à une réponse aussi bien habillée, de la part de la Rose des Sables, qui détestait voir le sang couler par la faute des hommes. Elle fixa l’adversaire avec attention, tandis que son petit mur de pierre s’allongeait encore sous sa direction muette. Les deux vieux amis n’avaient pas besoin de plus qu’une phrase pour agir.

    Quand le corps du Chuchoteur s’écrasa contre le mur, Sveda était déjà sur le seuil du petit couloir de glace créé à son attention.

    " Fais attention… “ Débuta-t-elle avant de suspendre ses mots dans l’air glacé.

    Un léger picotement à sa nuque lui intima de faire attention à son environnement. Une histoire d’instinct… Sveda plissa des yeux pour mieux discerner les détails à travers la tempête de neige. Elle avait un avantage, l’expérience, des déchaînements naturels. Elle vivait entre les cyclones et les tempêtes de sable depuis des lustres ! Sans savoir exactement quelle était la menace qui pesait sur son épaule, Hélianthème pouvait la sentir. Elle n’avait guère eu le temps d’identifier l’ombre de passage comme étant un félin en chasse. Kobal demeurait un mystère, mais un mystère qui ne l’effrayait pas, lui non plus.

    Elle poursuivie son chemin d'un pas vif.

    " Je suis trop grande pour jouer au jeu du chat et de la souris. “

    Tension primaire…

    La soudaine baisse de température obligea notre belle à relâcher une part de son emprise sur l’église, pour conserver ses forces. Contrairement aux apparences, la mort pouvait la frapper, et même sous la forme d’une pneumonie. Elle aimait autant le froid que Davos devait aimer le feu. D’ailleurs, l’expression de leur pouvoir était sinon opposée, au moins complémentaire, et ils devaient toujours composer avec cette différence. Un paradoxe digne de Sophocle, car si la force de l’un provoquait la faiblesse de l’autre, ils n’arrêtaient pas pour autant, de se protéger l’un l’autre.

    Pour maximiser la défense, Sveda fit en sorte que le passage se referme dans son dos, et si le processus fût un peu plus lent, il fut néanmoins tout aussi solide que le précédent. Elle le laissa s’achever, pendant qu’elle entamait la série de marches, pour descendre au sous-sol du bâtiment. Mr Murdoch était-il sur ses traces ? Je suis prêt à le parier. Hélianthème ne s’arrêterait pourtant pas avant d’y être forcée. Ses pieds frôlaient la pierre avec régularité d’un pas de course. Comme ils le firent d’antan pour fuir d’autres ennemis.

    Elle accéléra sur les dernières marches le cœur étreint par un pressentiment des plus sombres. Un saisissant contraste de chaleur fit brusquement trembler son corps. Son allure ralentie naturellement à l’approche de la porte close. Sans moyen d’anticiper les précautions prises par le chef, Sveda se brûla la paume sur la poignée chauffée à blanc. Tout en serrant les dents, elle impulsa une pression pour désolidariser un autre bloc de pierre, à l’intérieur du bureau, et le dissoudre en une poudre de roche malléable, pour lui faire prendre la forme d’une main de pierre qui tenta d’ouvrir la porte.

    Après la glace le feu.

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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Intérieur Mer 22 Oct 2014, 19:35

Troisième tour

Bien sûr, il n'est pas dans mes habitudes de m'encombrer de larbins plus susceptibles de me rendre vulnérable, que plus dangereux. Kobal m'apporte bien des avantages, et surtout, il est docile. Bien entendu, je ne doute pas que je dois sa loyauté à son caractère droit ainsi qu'à mon affabilité légendaire. L'amitié est possible, même chez les méchants. Si vous vous imaginez que je le manipule, notamment par la peur, c'est que... vous me connaissez un peu, malgré tout. Bien entendu, cela n'empêche pas mon ami à quatre pattes de parfois se montrer corrosif. Qu'importe, j'aime cet humour. J'aime mériter le respect des mes confrères et animaux, aussi est-ce pour cela que mon acolyte n'est pas un Saint-Bernard, ni un Davos Tosca.
Quoiqu'il en soit, pendant que je fais diversion, Kobal ne manque pas d'imposer le silence à plusieurs membres des Initiés déjà. Je suis ce qu'il fait d'un œil, sans mauvais jeu de mot, tout en veillant à ne pas trahir sa présence. Après quoi, le félin semble trouver un endroit stratégique pour surveiller la suite des événements.
En ce qui me concerne, j'ai beau rester concentré, je savoure chaque épisode de cet instant épique, durant lequel pourraient raisonner les trompettes célestes du jugement dernier. Mon regard dissimulé par les lunettes noires se pose un instant sur le marin qui a eu le temps de renforcer la porte de l'église. Il faudra donc l'éliminer en priorité. Sait-il seulement que je lui ai laissé un charmant souvenir, la dernière fois que nous nous sommes rencontrés, par delà la fumée opaque d'une maison en feu ? Il serait tentant de m'en vanter, mais je ne voudrais pas me trahir auprès de Cendrillon, qui est de ses amies. Le bras-droit de Lannister semble s'adresser à sa compagne (je croyais pourtant qu'il les préférait plus virils), avant de reporter son attention sur mon humble personne.
Il ne lui faut ensuite que peu de temps pour provoquer une tempête littérale au sein de l'église. La neige se fait plus présente, au rythme du vent qui gagne en souffle. Au moment où je m'y attends le moins, une bourrasque me projette contre l'un des murs glaciaux de l'église. Je glisse sur le sol et reste un instant immobile. Mon arme est tombée mais je peux me défendre sans. L'un des verres de mes lunettes est brisé, laissant entrevoir, de façon insidieuse et inquiétante, un œil écarlate qui n'a rien d'humain.
J'essaie de me redresser mais – hélas – le vent et la neige ne s'adoucissent pas, bien au contraire. Alors... j'ordonne à Kobal – mentalement – d'attaquer l'auteur de cette tempête par surprise, quitte à arracher un morceau d'oignon. Pourquoi pas une oreille ? Qu'importe tant qu'il est affaibli et que ce cirque s'arrête. Je perds également un peu de mon empire sur les autres Initiés, qui commencent à regagner confiance en eux-mêmes... Mais je crains d'avoir malheureusement aussi détourné mon attention de celle qu'il ne fallait pas. Vous savez, cette femme qui prétendait m'arrêter avec un vulgaire bloc de pierres. Malgré mes sarcasmes, je sais que Stannis a su s'entourer d'alliés puissants... Ce qui me surprendra toujours, venant d'un homme doté de l'éloquence d'une huître et du charisme d'un homard. Bref, la belle qui accompagne Davos semble vouloir prévenir les autres. Je préviens donc la panthère que c'est peut-être elle, la priorité, finalement, surtout si elle peut nous mener jusqu'à Zexion. Enfin, pour le connaître, je sais qu'il ne restera pas éternellement caché. Il a trop d'orgueil pour cela.
La température ne cesse de baisser et je sens mes membres s'engourdir, mais il en faudra certes plus pour me neutraliser. Pour l'heure, Sveda se dirige donc vers la salle de réunion, probablement la panthère à ses trousses. Trouvera-t-elle une porte close ? Cela dépendra de l'attitude de Zexion. Quant à moi, il me faut donc me préoccuper des quelques Initiés à proximité, et surtout, de monsieur Tosca. Au moins aveugle-t-il aussi en partie ses alliés, me laissant le champ libre pour lui parler un peu.

L'un de mes amis se trouve présentement avec le tien, Davos Tosca. Tu vois bien de qui je parle. Il n'y a qu'un seul homme qui ait une signification si forte pour toi que tu le caches aux yeux du monde, en particulier de ceux de Stannis Lannister, dis-je, sachant pertinemment qu'il sera déstabilisé par l'ensemble de mes connaissances, enrobé de menaces.

Si je ne donne plus de signe de vie à mon ami, durant la bataille, ou même si j'ai l'air ne serait-ce que trop contrarié ; sache que le rythme cardiaque de celui qui fait battre ton pauvre cœur esseulé, atteindra le zéro. Tu n'aurais pas dû le laisser seul, pour Stannis... Aussi ne puis-je que te conseiller de calmer tes ardeurs, ai-je conclu, tout en me concentrant sur les autres Initiés présents, m'aidant de la froideur ambiante, pour crisper leurs muscles et leurs membres, de façon plus que douloureuse.

Ouvre cette porte, dis-je, bien décidé à ouvrir le passage aux autres.

Ne fais-je que mentir ? Pas tout à fait. Talbot se trouve bel et bien avec Baldwin, et si la mort de ce cafard n'est pas encore programmée, je n'ai rien contre, personnellement. Ce que Davos ignore, c'est que Baldwin nous est bien utile, volontairement, mais je lui laisse la joie de découvrir cette trahison, à l'avenir. Inutile de dire que, puisque je ne fais pas que bluffer, j'ai l'air on ne peut plus crédible. Et puis... Davos m’obéira, de gré ou de force.

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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Intérieur Dim 23 Nov 2014, 14:17

Bien que Benedict ne manqua pas de faire son malin comme bien souvent, il se retrouva rapidement remis à sa place par le bras droit de Zexion qui l'envoya valser un peu plus loin, ne tirant qu'un air un peu blasé à la panthère, qui observait encore le tout sans trop bouger. Le froid ne l'attaquait guère, grâce à sa fourrure il ne le sentait que fort peu. La queue battant l'air, il continuait d'observer le combat qui se tramait en contre-bas, jusqu'à ce que l'Ombre lui demande d'agir pour de bon. S'il fallait goûter à de l'oignon, pourquoi pas? Sautant donc avec grâce jusqu'au sol, s’aplatissant du mieux qu'il le pouvait, il se dirigeait rapidement vers le marin, avant que comme son collègue, il ne repère la dame qui filait en toute discrétion en direction d'une porte.

Difficile de ne pas se faire repérer par des instincts félins.

Aucunement besoin que Benedict ne change les priorités, pour que Kobal prenne l'initiative de la suivre en silence, curieux de voir si elle pourrait l'amener au cœur de l'église, là où se trouvait le chef des Initiés. Si tout cela pouvait se terminer le plus rapidement possible, ce ne serait pas non plus un mal.

Sur les traces de Sveda, la panthère tentait de se faire remarquer le moins possible, remontant sur les poutres pour être moins repérable, il l'avait donc suivit jusqu'à la porte du bureau de Stannis, l'observant faire sa manœuvre pour tenter d'ouvrir la porte brûlante... du feu... comme tout bon félin, Drake n'en était pas fan, quand celui-ci risquait de venir lui roussir les moustaches. Qu'importe, il serait prêt à bondir sur elle dès que la porte serait ouverte, pour ensuite s'introduire toujours plus loin dans le bâtiment.
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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Intérieur Lun 01 Déc 2014, 11:11


    Soudain, la chaleur dont la porte du bureau était irradiée disparue. Zexion venait de baisser le bouclier de feu qui protégeait cette entrée. Bon, ou mauvais signe ? Impossible à dire sur l’instant. Mais cet affaiblissement de la défense tombait à pique. Sveda laissa la main de pierre se désagréger d’elle-même de l’autre côté, puis elle tendit de nouveau sa propre main vers les poignées. Mais, son intuition la suspendit finalement son geste. Au lieu de cela, la pierre retombée en poussière reprit très vite vie, dans l’air en suspension, et se mit à former les lettres d’un mot.

    A S S I E G E S


    A ce moment là, la belle, ne pouvait faire plus. Elle avait toujours la désagréable impression d’être épiée. Suivie. N’étant pas encore parvenue à identifier le responsable, Hélianthème en était réduite à faire des spéculations. Malheureusement, elle ne connaissait qu’une infime partie des effectifs ennemis. Et bien qu’elle respecte énormément les X-men, elle avait une confiance limitée pour les informations qu’ils lui donnaient. Après tout c’était aussi, parce qu’ils n’avaient pas briefé correctement Joachim, que celui-ci s’était fait piégé pendant la Guerre.

    Si seulement elle avait sut, que le meurtrier de son fils, se trouvait juste derrière le mur, qui lui faisait face. Tout aurait été réglé beaucoup plus rapidement. Mais, avant, restons concentrés sur le danger imminent. Sveda fit lentement volte-face pour observer le couloir qu’elle venait de parcourir. Evidement, personne n’était visible… Il existait beaucoup de mutations qui pouvaient dissimuler un individu : invisibilité, camouflage, métamorphose.

    " Montrez-vous… “

    Ses yeux bleus fouillaient intensément le clair-obscur à la recherche de l’espion. Sa silhouette prenait une posture défensive basique. La peur, qui aurait du l’étreindre, était enfouie sous la détermination. Hélianthème avait vécu suffisamment de temps, pour ne plus avoir à redouter, l’heure de sa mort. Je suis le seul a avoir envie qu’elle reste en vie de tout façon dans cette affaire…



    " Zexion a probablement déjà comprit ce qui se passe. “

    Une subtile façon de faire comprendre à son adversaire qu’il n’allait pas atteindre son objectif dans l’immédiat. Il allait d’abord devoir se débarrasser d’une sacrée épine, d’une rose des sables, aussi têtue que l’on pouvait l’être. Néanmoins, ça aurait été sous-estime Sveda, que de croire qu’elle n’allait pas encore une fois faire valoir la voix du pacifisme. La seule voie à prendre, pour parvenir à une paix durable, dans leur communauté. Celle pour laquelle elle luttait depuis tellement d’années. Elle était prête à ouvrir les bras en toute circonstance.

    " Nous ne sommes pas forcés d’en venir au sang. “

    D’ailleurs, si elle avait conscience, d’affronter en cet instant le compagnon d’Elephant, Kent y aurait mit encore plus d’énergie. Son esprit était avant tout focalisé sur les personnes qu’elle savait présentes sur les lieux : Seaworth, Zexion, mais aussi le roi Richard d’York resté sur le parvis, ainsi que probablement Floria, et d’autres membres de cette famille, qu’elle désirait protéger. Une attitude noble, mais ô combien idiote, lorsque l’on savait (comme nous) que ce sentiment était loin d’être réciproque. Pourtant, n’était-ce pas là des signes de bravoure et de loyauté, si fièrement défendus par Stannis Lannister ?

    " Montrez-vous… “

    Un peu plus et le « s’il vous plait » aurait suivi. On pouvait être ennemis et préserver un certains sens des politesses, n’est-ce pas ? Si le mutant ne s’était toujours pas montrer, c’est qu’il attendait que les hostilités soient déclenchées. Hélianthème acceptait de parier là-dessus.

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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Intérieur Mar 09 Déc 2014, 19:39



Le murmure de Sveda passa à ses oreilles, et il l'entendit, bien qu'il fût incapable de le lui faire comprendre par un geste ou un hochement de tête. Son attention était entièrement concentrée sur Benedict, et qui aurait certes pu l'en blâmer ? Davos ne connaissait peut-être pas autant de champs de batailles qu'Hélianthème, mais il avait eu son compte de guerres, lui aussi. De batailles et de sang versé. Mais aussi puissant Benedict soit-il, et sans doute plus âgé que le marin, on ne pouvait nier qu'ils luttaient peut-être à forces égales. Quoiqu'il en soit, Davos avait malgré tout le sens du devoir et de l'honnêteté, et il n'y aurait pas plus d'Initié blessé que nécessaire, et quant à Stannis, il était la priorité à protéger, dût-il y laisser sa peau.
Certes, il y avait un autre homme pour qui il était capable du même raisonnement, mais à moins d'une évolution soudaine, on ne pouvait couper un homme en deux, et personne ne le forcerait à choisir entre l'homme qu'il aimait, et l'homme à qui il devait tout. Ce genre de choix n'était demandé que par les monstres ou ceux incapables de sentiments.

La tempête provoquée se faisait de plus en plus forte à chaque bourrasque ; seul Davos, parfaitement habitué à ces climats extrêmes, avançait sans trop de difficultés. Il se rendait bien compte qu'il handicapait aussi les autres Initiés, mais il espérait que ceux-ci pourraient trouver le couloir de protection, avant de succomber au pouvoir de Benedict. De toute manière, certains d'entre eux avaient des dons également puissants, de nature plus protectrice qu'offensive, et avec de la chance, ils étaient en train d'essayer d'en user. Tout semblait donc suspendu à ces instants gelés par le froid et le vent, le regard d'une banquise qui affrontait celui rouge et écarlate de Benedict, projeté contre l'une des parois de la cathédrale immémoriale. Malgré le gel qui doit s'emparer lentement mais sûrement de ses membres, l'Ombre parle, malgré tout, sous le regard froncé, méfiant et clairement haineux, déterminé, du bras droit de Zexion.

« L'un de mes amis se trouve présentement avec le tien, Davos Tosca. Tu vois bien de qui je parle. Il n'y a qu'un seul homme qui ait une signification si forte pour toi que tu le caches aux yeux du monde, en particulier de ceux de Stannis Lannister. »

Le regard d'argent de Davos se troubla un instant, car bien qu'il ne reconnaisse point en cet homme, le Chuchoteur qui avait failli le tuer, il fallait qu'il soit au courant de Rafael, d'une façon ou d'une autre...or, à part Sveda...Mais le temps n'était pas vraiment à la réflexion. Davos était bavard en temps de paix, pas en temps de guerre. Son attitude seulement se crispa, et par conséquent, cinq degrés de température supplémentaires chutèrent, signe que les mots de Benedict l'avaient atteint. Mais il n'en demeura pas moins impassible comme la glace, bien que son cœur paniqué, se remit à battre à cent à l'heure au lieu des quatre-vingt de l'instant d'avant. Il n'aurait jamais dû laisser Rafael seul, sans sécurité, il aurait dû le laisser avec Sveda...mais comment aurait-il pu deviner que tout cela était un piège depuis le début ?

« Si je ne donne plus de signe de vie à mon ami, durant la bataille, ou même si j'ai l'air ne serait-ce que trop contrarié ; sache que le rythme cardiaque de celui qui fait battre ton pauvre cœur esseulé, atteindra le zéro. Tu n'aurais pas dû le laisser seul, pour Stannis... Aussi ne puis-je que te conseiller de calmer tes ardeurs. Ouvre cette porte. »

Oh certes, le regard déterminé et lancinant, acéré, perçant, de Benedict, que le marin entrevoit par le verre de lunettes cassé, est loin d'indiquer la plaisanterie chez cet homme qui malgré tout, en impressionne. Son baratin, ainsi que son attitude, témoignent d'une assurance et d'une détermination tenance, qu'on ne peut certes qualifier que d'extrêmes. Cependant, Davos n'est pas à cet instant l'homme avec un cœur en accordéon, n'a pas non plus d'argent fondant dans les yeux ; ce sont des forces brutes qui se font face, dans une bataille, et rien d'autre. Et les prunelles grises de Davos sont aussi violentes qu'une mer déchaînée, car personne, personne n'aura jamais à lui imposer de tel choix ou le soumettre à un tel chantage, un chantage où il est impossible de choisir. Tournant l'une de ses mains en arrière, il effectua un violent effort de concentration pour minimiser la tempête qui soufflait autour des Initiés, leur ramener un peu de chaleur, sans pour autant se rendre compte que Benedict les contrôlait.

« Contacte donc ton ami, » répliqua Davos avec froideur. « Si du moins la batterie de ton portable a survécu à une telle baisse de température et que tu estimes si nécessaire de perdre une minute de ta vie pour un tel truc. »

Le ton de Davos était glacial comme jamais. La porte ne serait pas libérée, et pour cause, le froid entourant Benedict se faisait plus mordant. Un gel progressif, comme celui des eaux gelées d'un lac, naissait sur le sol à partir de Davos, pour remonter directement vers son ennemi, prêt à transformer Benedict en ces statues de glace vivante, plongée dans la cryokinésie, juste assez pour que le cœur batte, mais assez pour le mettre hors d'état de nuire.

Benedict n'avait fait que renforcer la colère et la détermination de Davos, au lieu de l'affaiblir, en lui imposant un ultimatum auquel il n'était pas prêt de céder, peu importait l'impression de domination menaçante dégagée par l 'homme à l'oeil rouge.


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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Intérieur Jeu 18 Déc 2014, 16:57



Après avoir joué au passe-murailles pour parvenir à entrer dans l'enceinte de l'Église du Crépuscule, Andréas se retrouva soudain pris à un piège dont il n'avait eu jamais véritablement eu l'occasion de se confronter pour l'instant. Il peinait à y voir, une tempête de neige et glace inondant les lieux ; les colonnes anciennes, les bancs, les Initiés, n'étaient que de vagues silhouettes qu'il peinait à entrevoir parmi les bourrasques soulevées par le pouvoir du bras droit des Initiés.

Ce fut non pas un choc thermique, mais mental pour lui ; pendant quelques minutes entières, il se rematérialisa, se dématérialisa, et ainsi de suite, avant de trouver un équilibre. S'il ne craignait pas la température en étant invisible, en revanche, les atomes de son corps dématérialisé étaient vulnérables, et il dut faire un profond effort de violence et de volonté pour ordonner à son propre corps et esprit de ne pas dissoudre dans les éléments qui s'agitaient avec violence autour de lui. Il avait été loin de s'attendre à cela ou à être pris au piège par tel pouvoir mutant. L'arme à feu lui était désormais inutile ; elle devait avoir littéralement gelé les balles à l'intérieur du chargeur, sous l'expression du froid terrible de l'endroit.

Après ce temps pris pour se stabiliser lui-même en état d'immatérialité – ne surtout pas penser à comment ses atomes pouvait se disperser et ne plus jamais se reformer, disparaître à tout jamais dans l'air environnement et le monde entier, mourir – il parvint finalement à s'avancer, croisant des Initiés qui commençaient plus ou moins à se dégeler, mais il était difficile de dire s'ils n'étaient pas sous l'emprise également de l'autre mutant présent dans la salle, de toute évidence. Benedict.

Fantôme ne tarda guère à le trouver, et en plutôt mauvaise position, et bien qu'il fut invisible, un sourire mauvais, vengeur, se serait formé sur ses lèvres : les précieuses lunettes du mutant étaient brisées, et pour tout dire, le mutant qui lui faisait face donnait nettement l'impression non de vouloir le tuer, mais de le transformer en sarcophage de glace. Ce n'était pas assurément pas la plus agréable des manières de vivre. Il aurait pu prendre plaisir à contempler ce spectacle et même le savourer, rejoindre les Initiés, mais tel n'était pas son but pour l'instant. Andréas tenait de la bombe à retardement, et l'heure n'était pas encore venue. Pas encore venue d'exploser.

Le mutant se rapprocha de Davos, se concentrant uniquement sur l'esprit de celui-ci, qui n'avait, il le sentait, aucune protection mentale ; cependant, il perçut un tel dilemme d'émotions, de fatras, de rage, de haine et d'inquiétude concentrées, et surtout la volonté de mettre hors d'état de nuire à Benedict, qu'il ne pouvait imposer le moindre ordre à cet homme. Impossibilité de le manipuler. Peut-être le mutant avait une puissance supérieure à la sienne ou était-ce son esprit de l'instant qui était trop puissant pour qu'il puisse lutter contre, et lui ordonner de cesser la tempête et la glace dont il était à l'origine. En temps normal, il aurait sans doute admiré tant de dévouement à une cause, ou à une, voire deux personnes, mais il n'était plus là pour s'émerveiller.

Se préparant autant qu'il voulait au choc thermique qu'il allait subir, Fantôme « prit » une profonde inspiration et redevint visible aux yeux de tous. Il subit en plein impact le froid glacial et se raidit totalement pendant un instant, peinant à respirer, mais comme pour Benedict, ce qui importait le plus, était sa volonté, et à quel point il pouvait l'imposer aux autres ou à lui-même. Davos dut donc à peine avoir le temps de se rendre compte de sa présence, qu'il se prit en plein crâne l'arme à feu que tenait Fantôme. Andréas avait veillé à ce que le coup soit violent, et cela eut le mérite de projeter Seaworth à terre pendant un instant, peut-être en partie assommé – l'ancienne blessure à la tête ne devait pas aider. Le chemin de glace qui se formait autour de Benedict s'immobilisa, en revanche, la tempête mettrait plus de temps à se calmer. Frigorifié, Andréas se tourna malgré tout vers Benedict, l'ennemi de toujours, le regard impénétrable et flamboyant de volonté à la fois, de noirceur. Et un sourire ironique qui lui était si propre.

« Disons que c'était un acte de charité pour la fin d'année. Tu m'en dois une. Je m'occupe des autres. »

Il ne pousserait pas le bouchon jusqu'à tendre la main pour l'aider à se relever, mais il se détourna très vite de lui. Qu'il s'occupe de Seaworth, qui ne tarderait sans doute pas à se redresser malgré le coup, prêt à en découdre ou à peut-être cette fois suivre le conseil de Benedict. De son côté, Andréas allait s'occuper des autres Initiés présents dans la salle, redevenant immatériel.


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Sinners take me down while you're laughing in my face. Cast your judgement then forget me and walk away. Don't look in the mirror you might see you’re so guilty just like me. I had the shit till it all got smoked, I kept the promise till the vow got broke, I stood on the banks till the river rose up
, I saw the bride in her wedding gown - I was in the house when the house burned down.

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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Intérieur Jeu 08 Jan 2015, 18:55

Dernier tour
« Pulvérisés sur l'autel de la violence éternelle »

Au moins n'ai-je plus à me soucier de la belle au bois dormant qui accompagnait Davos, puisque Kobal la suit à la trace. Je n'ai donc plus qu'à me focaliser sur le vieux marin, et ses derniers acolytes. Les membres de ces derniers, crispés par le froid ambiant et mes propres capacités, commencent à être si souffreteux qu'ils pourraient en devenir fous. Ils ne tarderont pas à s'effondrer, en attendant, il me faut donc tenter de reprendre le dessus sur le laquais de Lannister. Je dois avouer que je ne suis pas à mon avantage. Le marin avance vers moi, avec un air déterminé que peu lui connaissent. C'est un regard cobalt qui vient heurter le mien, plus sanguin. Quel stéréotype de couleurs. Me voilà cantonné au rôle de méchant, jusqu'au moindre détail. D'ailleurs, je commets peut-être l'erreur de parler trop, en abordant un sujet sensible, qui plus est. Qui aurait cru qu'un être aussi insipide que Baldwin puisse un jour faire battre un cœur avec autant d'ardeur ? Quoiqu'il en soit, même si Tosca reste aussi inflexible qu'un bloc de glace, je sens la température brutalement chuter. Au moins mes paroles ont-elles un écho en lui.

« Contacte donc ton ami. Si du moins la batterie de ton portable a survécu à une telle baisse de température et que tu estimes si nécessaire de perdre une minute de ta vie pour un tel truc. »

Je arque un sourcil, car cette réplique impromptue a le don de me surprendre. J'aurais peut-être dû préciser que je n'ai pas besoin de ce genre de gadgets pour me faire entendre ? Ou mieux encore, Tosca aurait dû le deviner. J'imagine qu'il ne faut pas demander aux hommes de Lannister de trop réfléchir, surtout dans des conditions extrêmes. Je lui préciserai le fond de ma pensée, afin qu'il ne soit pas rassuré... Mais pour l'heure, je me contente de lui adresser un large sourire.
Ledit sourire est éphémère. Pour cause, le froid se fait plus compact et mordant autour de mes jambes, jusqu'au point de les emprisonner. Debout, mais incapable de me mouvoir, je tente un pas en avant, vainement. Le marin a la ferme intention de me transformer en bloc de glace, mais faire partie de la décoration de l'église n'est aucunement mon ambition. S'il me faut éliminer Tosca, tant que j'en ai encore le temps, qu'importe. Je comprends que l'heure n'est plus dédiée au jeu ou à la plaisanterie. Je fronce les sourcils, quelque peu pris au dépourvu par la glace qui ne prend que trop rapidement du terrain sur mon corps. Heureusement qu'une partie en est métallique sinon, j'aurais peiné à supporter le choc thermique. Je ne prends plus garde aux autres Initiés qui sont de toutes façon morts, ou se sont échappés. Je suis tant pris par l'instant que je ne capte pas même la présence de Fantôme. D'habitude, l'invisibilité ne m'empêche pas de détecter un esprit, surtout lorsqu'il est si indésirable...
Mais mon vieil ennemi finit par se matérialiser. Ma respiration ralentit quelques secondes. La situation devient problématique quand on fait face à un ennemi mortel, mais quand on se retrouve face à un deuxième, que faire ?
Un coup de crosse de revolver est asséné sur le crâne de Tosca, qui tombe à la renverse. La tempête de neige peine à se calmer, mais heureusement, la glace commence à m'épargner. J'observe le sourire ironique de Fantôme, incrédule. Pourquoi me sauve-t-il la vie ? A-t-il conscience que si les rôles avaient été inversés, j'aurais contemplé sa chute avec un plaisir non dissimulé ? A moins qu'il ne m'ait sauvé, simplement pour avoir le privilège futur de m'éliminer de ses mains ? Cette option me rassurerait. Il y a pire qu'un ami qui vous trahit, c'est un ennemi qui vous fait une fleur.

« Disons que c'était un acte de charité pour la fin d'année. Tu m'en dois une. Je m'occupe des autres. » dit-il, avant de s'éloigner.

Je le laisse s'en aller, sans dire un mot. Fantôme a dû faire un bel exploit pour me rendre silencieux. Je l'observe d'un œil inquisiteur mais je ne perçois aucune mauvaise intention de sa part. J'ai simplement hoché la tête pour le remercier. Aurais-je désormais une dette envers lui ?
Je reporte quoiqu'il en soit mon attention sur Tosca. Celui-ci est à moitié conscient. Je n'ai plus de temps à perdre mais je tiens à en finir avec lui. D'une part, il m'a trop ennuyé, d'une autre, il est important de le briser moralement et physiquement. Je pourrais le tuer, mais j'ai ouïe dire que certaines personnes sont très intéressées par la survie de cet homme de rien. Je laisse tomber mes lunettes abîmées sur le sol avant de m'approcher de lui. Je pose un regard vairon et implacable sur lui. Je lui fais la confession suivante.

Mon ami n'a pas besoin de téléphone pour connaître mon état du moment. J'espère pour toi que toute cette glace n'a pas trop émoustillé mon rythme cardiaque. Quoiqu'il en soit, je te conseille de faire une croix sur Baldwin. Il est sans doute mort, et par ta faute.

Une fois ces bonnes paroles dites, un poignard épais jaillit de l'une de mes manches, et je le plante brutalement dans l'un des mollets de Davos Tosca. Le misérable émet un gémissement qui indique la souffrance provoquée par l'impact et la déchirure du muscle. Dois-je préciser que j'utilise mes pouvoirs afin de l'aider à savourer la moindre souffrance psychologique ou physique, au maximum ? La perception de la douleur, ce n'est qu'un ensemble de transmissions nerveuses ou de réactions chimiques. Mon domaine, en somme.


Ne bouge pas, dis-je ensuite, même si je suis certain qu'il est incapable de se relever.

En revanche, je sais que s'il se ressaisit, il peut utiliser son don à tout moment. Or, j'ai assez eu froid pour la journée. Je récupère donc mon arme et je tire sur le lustre archaïque qui ornemente le plafond, à un endroit stratégique. L'objet tombe avec pertes et fracas en heurtant deux ou trois corps immobiles. J'espère pour eux qu'ils étaient déjà à l'état de cadavres. La corde épaisse du lustre pend à deux endroits, au point de flirter avec le sol. Tout cela n'a pris que quelques secondes. Je reviens vers Davos et je récupère mon arme avec toute la délicatesse que vous pouvez imaginer. Avec le même soin, je le traîne jusqu'à cette fameuse corde déroulée et suspendue depuis le plafond.

Cela risque d'être douloureux... dis-je, en guise de prévention, avant de glisser une extrémité de la corde dans le trou qui ornemente son mollet.

La corde passe difficilement mais sûrement. Réflexion faite, cela doit être plus que douloureux. J'entoure ensuite solidement la jambe meurtrie, de la corde, avant d'accomplir un nœud solide. Il ne me reste plus qu'à tirer l'autre extrémité de la chaîne, et à l'attacher à l'une des sculptures, afin de suspendre Tosca dans le vide, à l'envers, par son mollet blessé. La souffrance doit être telle que je renonce à la décrire.

Le mollet est un muscle très solide. Tu peux tenir des heures, voire des jours avant qu'il ne se déchire. Tes petits compagnons viendront peut-être te secourir, du moins s'ils ne sont pas déjà tous morts.

Je m'écarte ainsi donc du marin qui, la tête à l'envers, pleure peut-être à la fois son amant et son mollet. J'ai perdu un temps précieux avec Davos Tosca, mais il me faut maintenant trouver Lannister et en finir.
Je me dirige donc vers l'endroit où Sveda, puis Kobal, ont disparu. Je ne me perds pas en chemin, guidé par l'esprit de mon acolyte. Il n'y a plus qu'un couloir droit qui me sépare du bureau de Stannis, et donc de Sveda, lorsque je m'immobilise. Je reste dissimulé par l’extrémité du mur, au croisement, et je tends l'oreille. Visiblement, la misérable tente de négocier avec Kobal. J'ai parfois l'impression de patauger dans l'imbécillité. Je n'aime pas particulièrement me battre de façon déloyale (enfin, je dois admettre que cela m'est arrivé quelques fois), mais je n'ai désormais plus de temps à perdre.
Je me concentre et mon esprit flirte avec celui de Sveda. Heureusement, celle-ci ne se doute pas de ma présence, elle est par ailleurs trop focalisée sur ses alliés ou sur la présence du fauve. En somme, elle n'a aucune barrière psychologique. Je m'efforce de crisper la zone cérébrale qui lui permet de bouger. Qu'elle se rassure, cela sera fort temporaire. Une fois que la belle s'effondre, immobilisée bien que toujours consciente, je me montre. Kobal ne tardera sans doute pas à faire de même.

Tu peux te délecter de sa chair, si l'envie t'en prend, dis-je, en avançant, sans accorder un regard à Sveda.

La porte n'est plus scellée par la volonté de Stannis. A l'intérieur, je sens des forces se confronter mais se briser mutuellement. Je sens que mon heure est venue et que si je ne commets pas un faux pas, notre destinée à tous changera. Oui, il n'y a plus qu'un pas à faire avant mon salut. Si vous pensez toujours que ma cible principale est Lannister, vous vous fourvoyez. Je sais qu'il est dangereux de faire d'une pierre, deux coups, mais je suis une personne ambitieuse. Il suffirait qu'Ascheriit soit un tantinet affaibli, pour que je me charge de lui apporter le coup de grâce. Il n'aurait jamais dû mêler son esprit au mien. Je sais que suis incapable de le tuer, mais il me suffirait de le neutraliser, pour gagner enfin la place qui me revient. Le dernier pas, je le fais et je franchis la porte.

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« La pureté, c’est une idée de fakir et de moine. Vous autres, les intellectuels, les anarchistes bourgeois, vous en tirez prétexte pour ne rien faire. Ne rien faire, rester immobile, serrer les coudes contre le corps, porter des gants. Moi j’ai les mains sales. Jusqu’aux coudes. Je les ai plongées dans la merde et dans le sang. Et puis après ? Est-ce que tu t’imagines qu’on peut gouverner innocemment ? »
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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Intérieur Ven 09 Jan 2015, 16:42

Aucunement besoin d'un pouvoir de camouflage pour Kobal, il lui suffisait simplement d'utiliser ses talents de félin pour passer inaperçu. Celle qu'il suivait, semblait avoir un bon instant de survie, puisqu'elle se retourna dans sa direction pour tenter de le trouver. Mais si elle ne levait pas les yeux au ciel, jamais elle ne pourrait repérer la forme noire qui se baladait sur les poutres, silencieux, la fixant d'un regard jaune, en réfléchissant à ce qu'il allait faire par la suite.

Elle lui parlait, mais il restait silencieux, comme il l'était bien souvent sous cette forme. Elle pouvait tenter de vouloir parlementer, c'était déjà trop tard. Les Ombres ne faisaient guère dans la pitié, encore moins quand ils attaquaient le quartier général de leur ennemi. Oh Stannis pouvait parfaitement être au courant que l'attaque avait commencé, ce n'était pas pour autant qu'il allait s'en sortir... bien au contraire. Tout était prévu pour que les Initiés ne se relèvent plus cette fois-ci.

Finalement, il sautait au sol, alors qu'elle voulait le voir, si tel était sa volonté, après tout, avant de rendre son dernier souffle, enfin ce n'était pas lui qui pourrait la tuer, puisqu'elle était immortelle, enfin... le félin ne l'attaqua pas pour autant, il s'assit dans la neige, tout en la fixant. Les crocs visibles, il n'était pas là pour avoir une discussion avec elle, malheureusement pour elle. Ses oreilles commencèrent à bouger, alors qu'il la voyait être prise d'un malaise, se doutant qu'une autre force était à l'œuvre, Benedict aimait bien, faire souffrir les autres, quoi qu'il en dise.

La dame s'écroula et voilà que le second faisait son apparition, passant à côté d'eux, presque comme s'ils n'existaient pas. Trop pressé sûrement d'en finir une bonne fois pour toute, avec son ennemi juré. Qui n'était peut-être pas celui que l'on pouvait croire, mais qu'importe. Il y allait avoir encore quelques morts ce soir, avant que les pouvoirs ne changent.

*Toujours aussi aimable.*
Lâcha-t-il nonchalant, l'observant ouvrir la porte.

Avant d'aller renifler Sveda, son envie de manger n'était pas vraiment là, mais bon, parfois... et puis, son museau resta collé plus longtemps contre le creux de sa main, il y avait une fragrance qu'il reconnaîtrait entre mille... Bobby. Une amie? Une connaissance? D'un coup, la conscience de Drake se réveillait, il ne pouvait permettre que son homme subisse encore une perte qui lui ferait du mal. Grognant quelque peu, il attrapa le col de l'habit de l'ennemie avec ses dents, pour la tirer ensuite loin du danger, la planquant dans un endroit où elle serait protégée pour la fin du combat. Il lui mordit le bras, simplement pour qu'un peu de sang marque sa fourrure, inutile de laisser penser à Benedict qu'il s'était arrangé pour qu'elle aille au mieux, si cela était possible.

Puis il retourna vers la porte ouverte, curieux quand même d'assister à la suite, ou à la fin de ce combat.
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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Intérieur Sam 10 Jan 2015, 23:11


    Les yeux clairs de la belle du désert contemplèrent la démarche chaloupée du félin noir. Pendant une poignée de secondes, surprise et fascination prirent le dessus, sur toutes les autres émotions. Il n’était pas commun de croiser une panthère dans une Église en feu. Sveda eu un fugace sourire face à la beauté sculpturale de cet animal. Elle notait l’harmonie des courbes. La force silencieuse qui se dégageait de lui. Elle n’avait pas vu de spécimen comme lui depuis des années. Encore moins dans une grande métropole comme celle de New York, qui n’avait rien pour attirer un fauve. C’était en pleine jungle, alors qu’elle faisait des recherches sur les Incas et sur leur médecine à base de plantes. Là non plus ils n’avaient pas eu le temps de faire amis amis.

    " Un métamorphe. Mmm. J’ignorais que cette race existe encore. “ Une note d’envie se devinait dans le fond de sa voix.

    Hélianthème avait toujours éprouvé une sorte de curiosité pour toutes les mutations physiques. Celles-ci lui paraissaient plus tenir de la magie que de l’évolution. Elle ne pouvait expliquer la plupart de ces mutations. Ce mystère scientifique en faisait un sujet de fascination à ses yeux. Alors, les pieds plantés dans la neige, elle observait ce majestueux carnivore, se demandant s’il parviendrait à lui arracher la carotide avant qu’elle ne lui balance un pavé sur le crâne.

    Malheureusement, ou heureusement, selon votre avis, Benedict intervient trop tôt, pour la laisser le découvrir. Sveda comprit qu’elle était paralysée au moment où sa main refusa de lui obéir. Elle avait beau essayer de contrer l’agression cérébrale, elle ne disposait d’aucune capacité, susceptible de la contrer. Sur le plan psychique, Hélianthème ne valait pas plus qu’un non-mutant. Cette perte de contrôle sur son propre corps éveilla une alarme silencieuse. Privée de ses moyens elle n’avait aucun moyen de se défendre et pire de protéger les autres. Car étrangement, même son lien naturel avec le sable semblait momentanément rompu.

    Le poids de son propre corps fini par l’attirer vers le sol de pierre. Le choc fut rude. La silhouette du responsable apparue à l’angle du couloir. La vision du second de Strago alluma une flamme dans le cœur de la belle. Ce que la paralysie faciale masqua aux yeux des deux adversaires. Sveda pensait à toute allure tandis que le félin avançait vers elle. Elle aurait préféré, pouvoir fermer les yeux, peu désireuse de voir l’animal la déchiqueter vivante. Quelle étrange façon d’être mise à terre. Elle avait beau chercher, elle ne voyait pas de situation analogue dans son passé. Je vous confirme qu’elle avait été rarement en aussi mauvaise position. Si l’on exclut chaque rencontre avec Wang.

    Ce petit miracle, je vous avoue que moi-même, je ne l’ais pas vue venir. Un élan de compassion par intermédiaire est bien la dernière chose que j’aurai envisagée. Mais, c’est là toute la beauté de ces créatures, hors de mon pouvoir, elles me prennent de cours. Kobal faisant le grand seigneur m’épargne une description terrible d’une rose arrachée. Sveda crut d’abord qu’il allait la mordre à la gorge. Mais lorsque son corps commença à traîner sur les dalles, la compréhension se fit. Bien qu’elle ne sache pas, ni pourquoi, ni comment était survenu cette aide providentielle elle l’accueillie avec un certain soulagement.

    Dette de sang.

    Une fois laissée seule, dans un coin sombre du sous-sol, elle n’eut d’autre choix que d’attendre que la paralysie s’estompe. Ses sens se concentrèrent sur son ouïe. Au loin, elle pensa reconnaître des gémissements. Sans savoir qu’ils appartenaient à Davos. Puis de l’autre côté, un échange de mots durs. Puis les fracas d’une altercation. Autant d’avertissements qui accentuaient un horrible sentiment d’impuissance. Coincée dans son propre corps Hélianthème projeta ses pensées vers ses enfants. Elle regretta de ne pas avoir été plus attentive. De ne pas avoir su anticiper cette attaque. Elle pensa aussi à Stannislas menacé à quelques pas sans qu’elle puisse intervenir. À Viktor qui pour une fois aurait pu être utile sur le territoire de son frère. À Dante qui aurait sans doute pu aider s’il avait été là.

    Projections inutiles...

    Ses extrémités retrouvèrent lentement leur libre arbitre. Le picotement se prolongea sur toute sa structure osseuse. Quand Catherine Kent pue enfin se lever, et rebrousser chemin, les bruits s’étaient arrêtés. Elle ignora la blessure à son bras et courue vers le bureau de Zexion. Elle croyait pouvoir encore apporter son aide. Mais, au moment où elle en franchit le seuil, la bataille était déjà terminée…

    Ses yeux fouillèrent la pièce à la fois empressés et angoissés alors qu'à ses pieds se réunissaient les grains de sables dispersés dans la bâtisse.

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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Intérieur Dim 11 Jan 2015, 21:22



Davos avait eu à peine le temps de sentir le coup de crosse sur sa tête. Alors qu'il s'effondrait à terre, une violente douleur dans son crâne se réveilla, souvenir de l'incendie dans la maison hantée. A moitié conscient, un filet de sang coulant de la blessure qui mettait plus de temps à se refermer que d'habitude, il eut un grognement de douleur, sans avoir la force de se redresser. Son cœur battait à cent à l'heure ; Stannis était en danger, il devait le rejoindre ; il n'entendait plus Benedict parler, mais il entendit une autre voix, inconnue jusque-là, celle de celui qui venait de l'assommer à moitié. Il se promit de ne pas oublier cette voix, mais c'était à peine si la douleur dans son crâne s'atténuait.

Il n'eut pas le temps de grand-chose d'autre. Entendant les pas de Benedict se rapprocher, il releva difficilement la tête, et put voir les lunettes d'ordinaire classieuses de l'homme tomber à terre. Leurs regards se rencontrèrent de nouveau, et cela non plus, il ne l'oublierait pas – alors qu'il se maudissait d'être à terre, impuissant.

« Mon ami n'a pas besoin de téléphone pour connaître mon état du moment. » Voilà qui expliquait l'horrible et large sourire de tout à l'heure. Le cœur de Davos battait lourdement, de plus en plus lourdement. Tout ce qu'il avait fait été une erreur. Il n'aurait jamais dû laisser Rafael seul. Sveda aurait dû rester avec lui. « J'espère pour toi que toute cette glace n'a pas trop émoustillé mon rythme cardiaque. Quoiqu'il en soit, je te conseille de faire une croix sur Baldwin. Il est sans doute mort, et par ta faute. »

Aucune parole n'aurait pu davantage perforer le cœur de Davos, lequel était déjà dans un sale état. Ce fut la peur panique et le désespoir qui s'emparèrent de lui, cette fois, mais avant qu'il ait pu bouger, ou lancer un autre pique de glace en direction de Benedict, ce dernier sortir un poignard dont la collection de Tosca eut à rougir, et le planta directement dans le mollet de Davos. Il ne se doutait nullement des pouvoirs de Benedict concernant les transmissions nerveuses ou chimiques, mais même sans cela, on pouvait dire qu'il dégusta. Il y eut un hurlement de douleur qu'il ne put retenir, avant de se retrouver à peiner à retrouver son souffle. La tempête de neige qui régnait venait de laisser échapper ses derniers vents glaciaux, quant au mur de glace qui protégeait la porte d'entrée, il commençait à se fissurer. La douleur, grâce à Benedict, obstruait tant chaque pensée et chaque parcelle du corps de Davos, qu'il ne pouvait plus contrôler ses pouvoirs. Il n'entendit même pas Benedict lui dire de ne pas bouger. Quant autant de douleur se manifeste, cela ressemble à un trou noir physique et mental, qui avalait tout, et tel était l'état de Davos à cet instant. Il ne pouvait, dans un éclair de lucidité, s'empêcher de se trouver lamentable, et de penser à Rafael, Stannis, aux Initiés, mais il avait déjà son propre sort à affronter. La lame retirée de son mollet, ses gémissements se firent plus douloureux, et avant que la plaie ne puisse guérir, Benedict était en train de faire soigneusement passer une corde à travers son mollet. La guérison qui commençait s'effectuer s'arrêta là, contre ce corps étranger, incapable de faire davantage. Le pouvoir de Benedict agissait encore, mais la douleur était encore pire. Le propre corps de Davos luttait pour expulser ce qu'il ne pouvait expulser, et il ne se souvenait pas avoir senti jamais une telle douleur, presque anesthésiante, si Benedict n'avait cependant pas veillé à garder ses transmissions nerveuses actives.

Il peina ensuite à prendre conscience que l'homme le suspendait à l'envers, à la place du lustre détruit, comme une misérable carcasse. Davos n'étant pas un poids léger, la pression sur son mollet ne fut que pire encore, lui arrachant des gémissements de douleur. Fermant les yeux, il essaya de se concentrer pour avoir, d'un mouvement, le réflexe nécessaire pour s'accrocher à la corde, mais la douleur était trop vive. Il n'avait d'autre choix que de subir. Le sang battait à sa tête avec plus d'ardeur, et cela était insupportable.

« Le mollet est un muscle très solide. Tu peux tenir des heures, voire des jours avant qu'il ne se déchire. Tes petits compagnons viendront peut-être te secourir, du moins s'ils ne sont pas déjà tous morts. »

Davos rouvrit les yeux, cette fois, pour lui jeter un regard glacé de haine, d'essence d'argent, pétrifiante, mais sa position était on ne pouvait plus ridicule. Cependant, Benedict venait de se faire un ennemi à vie – si du moins il en ressortait vivant. Dans un dernier effort de volonté, un pic de glace se forma de sa main, pour se projeter vers Benedict, mais le mutant avait déjà disparu dans l'autre couloir. Il eut un hurlement rageur qui tenait du désespoir, mais ensuite, la souffrance revint tant à lui, que le son mourut sur ses lèvres. Il ne savait s'il restait même encore des Initiés, il espérait seulement que Stannis et Sveda allaient s'en sortir, sans quoi, il ne se le pardonnerait pas.

Si Rafael était mort, il ne se le pardonnerait jamais non plus. Encore moins. Il essaya de bouger, mais la souffrance dans son mollet et à son crâne ne furent que plus intolérables encore, et il perdit conscience pendant un laps de temps indéfini.

Ce fut cette même douleur qui le réveilla brutalement. La souffrance ne cessait pas. Il n'entendait plus aucun bruit à l'intérieur de l'Église, il ignorait combien de temps s'était écoulé. Le marin eut l'esprit dans les vapes pendant encore un moment, incapable de lutter clairement contre ce flux, et reflux de douleur permanent. Il ne savait pas s'il pouvait en mourir, mais d'autres vies dépendaient de lui...La porte de l'Église n'était plus protégée, désormais. La glace avait disparu.

Un long instant s'écoula encore. Il n'avait pas le choix. Il ne pouvait appliquer son pouvoir à deux endroits à la fois. Pendant ce moment, il dut rassembler le peu d'énergie qui lui restait, malgré la douleur, pour glacer progressivement la corde, dans un temps qui lui parut affreusement long. Il eut une autre plainte de douleur quand ce fut la partie de son mollet par laquelle la corde passait, qui gela aussi. Il essaya d’accélérer le processus, mais il était bien plus faible qu'avant. Au bout d'un instant, la corde se retrouva entièrement gelée ; il ferma les yeux, et conscient qu'il allait encore souffrir le martyre, eut le mouvement de balancier le plus brusque qu'il pouvait se permettre dans son état. La corde se brisa littéralement, et Davos alla heurter le sol plusieurs mètres plus bas, atterrissant sur les restes d'un banc, ce qui contribua encore plus au choc. Il était certain de s'être cassé quelques os et de saigner à plusieurs endroits. Soufflant avec peine, se demandant par quel miracle il pouvait encore vivre, il ne put se résoudre à bouger, mais lutta contre l'inconscience autant qu'il le put. Avec des craquements immondes, il attendait, la souffrance le harcelant toujours, que ses os se réparent, se remettent en place, que les blessures s'arrêtent. Il lui fallut, sembla-t-il, un temps également infini pour parvenir à dénouer cette fichue corde et la sortir de son mollet. Benedict n'était peut-être pas marin mais il s'y connaissait en nœuds. Etendu au sol, haletant, Seaworth dut attendre encore un moment avant que la guérison n'agisse, sur une plaie qui avait été à la fois infectée et littéralement trouée. La cicatrice en serait permanente, et pour tout dire, lorsqu'il essaya de se relever, il dut s'y prendre à trois fois, ayant perdu le sens de l'équilibre.

Il y en avait un qui avait bien fait son travail, il n'y avait pas à dire.

Une fois sur pied, tant bien que mal et boitant – il ne savait pas pour combien de temps et cela lui faisait encore extrêmement mal - son cœur sembla cependant s'arrêter. Seuls les bruits à l'extérieur de l'Église lui parvenait. Il ignorait où était Sveda. Stannis...Rafael...

Benedict le forçait à faire le seul choix dont il n'aurait jamais voulu.

La mort dans l'âme et le coeur, priant qu'il ne soit pas trop tard, priant que Sveda et Stannis s'en sortent – lui qui n'avait jamais prié pour personne – il s'engagea dans un autre couloir de l'Église qui menait à une entrée secondaire sur le côté. L'entrée était verrouillée, mais il cassa le verrou de la même manière qu'il avait fait se briser la corde. La fatigue s'abattait de plus en plus sur lui, ses forces l'abandonnant, mais il ne pouvait pas s'arrêter là, pas avant de savoir si Rafael était encore en vie. Ce fut dans cette direction donc, qu'il partit – il se sentait ô combien traître, mais il ne pouvait se couper en deux. Les menaces de Benedict étaient trop ancrées dans son esprit, et il pria pour que ce ne soit pas trop tard, alors qu'il s'éloignait de l'Église, tant bien que mal.

La bulle de protection entourant le bâtiment semblait par ailleurs se résorber peu à peu, comme un signe de défaite. Et malheureusement, il ne doutait pas que les Initiés l'étaient également. Tout avait basculé en quelques heures...


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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Intérieur Jeu 22 Jan 2015, 22:56

Scénario | A l'intérieur

Benedict avait neutralisé Hélianthème en agissant en traître. Il avait laissé la rose des sables à la merci du félin, sans un regard pour son allié comme pour la proie. Benedict était certain que Kobal achèverait la belle, mais peut-être sur-estimait-il (ou sous-estimait-il) la panthère. Lorsque Drake comprit qu'il s'agissait d'une connaissance de Bobby, il s'évertua à mettre la dame en lieu sûr. Par chance, Benedict ne s'en rendrait jamais compte, ou pas avant longtemps. Figée, Sveda passait pour morte. Mais ce n'était qu'une question de minutes avant qu'elle ne retrouve ses moyens. Heureusement, car la bataille venait de prendre fin au dehors, et les forces de l'autorité allaient débarquer, sous peu.
D'une certaine façon, Benedict avait joué les grands seigneurs, comme Kobal. N'avait-il pas évité de tuer Davos ? Certes, c'était uniquement parce qu'il ne le jugeait pas trop dangereux, et qu'il était utile à certains. Benedict sous-estimait le bras-droit de Lannister, quand bien même il avait failli perdre la vie. Cela lui faisait pourtant un ennemi juré en plus.
Suspendu en l'air comme un jambon à l'oignon, l'ancien contrebandier perdit un moment connaissance, avant de se ressaisir. Il n'eut pas à attendre l'intervention des Initiés, ou celle de la police, pour se libérer. Il se délivra de façon douloureuse, et il chuta de plusieurs mètres. Cette chute finit de le mettre dans un état lamentable. Grâce à ses capacités, Davos parvint à se redresser, tant bien que mal. Il eut tout de même la volonté de sortir de l'église, afin de retrouver celui qu'il croyait en danger. Pourtant, Baldwin aussi n'était qu'un pion des Ombres.
Lorsque les Initiés rentreraient, le bâtiment serait désert, ou presque. Le bureau de Zexion lui-même aura été vidé. Les forces de l'ordre trouveront des restes encore moins probants. Il n'y aurait que les dégâts matériels et les corps encore présents, qui pourraient témoigner de la violence intense qui avait eu lieu ici.


Fin du scénario

_________________

1 : Le Maître du Jeu a toujours raison
2 : Même quand le MJ a tort, il a raison
3 : Si un joueur a raison , la règle 1 s'applique prioritairement .
4 : Le MJ ne peut être corrompu qu'à coup de boîtes de cookies
(et des Granola).

:akhad:
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[CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Intérieur

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