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[CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion

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Identité : Stanislas K. Lannister
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MessageSujet: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion Ven 05 Sep 2014, 19:52

Scénario | Bureau, salle de réunion

Stannis se trouvait une fois de plus dans son bureau, qui servait par ailleurs de salle de réunion au groupe des Initiés. La salle était spacieuse, circulaire et relativement sombre, quoiqu'un feu dansât toujours dans le foyer de la cheminée. Pour cause, sans doute se trouvait-elle dans le sous-sol, dissimulée de tous. L'église des Initiés n'était pas un simple bâtiment. Quelque mutant avait dû y officier, car l'édifice paraissait impossible à trouver lorsque quelqu'un ne nous y avait pas conduit, ou ne nous avait pas donné une adresse précise. L'ambiance était nimbée de mystère et personne ne pouvait faire un pas dans le bâtiment, sans que les gardes n'en soient avertis. Peut-être le quartier général possédait-il d'autres protections, mais cela était difficile à savoir. Et de toute façon, ceci n’empêcherait pas l'ennemi d'attaquer.
Pour en revenir à la pièce dans laquelle se trouvait Stannis, sans doute ne pouvait-on y parvenir qu'en descendant un escalier étroit et froid, en colimaçon. L'église, vaste, pouvait facilement perdre les visiteurs impromptus, d'autant qu'aucun plan n'était mis à disposition. L'escalier en colimaçon dont il était question aboutissait, en apparence, sur une cave relativement abandonnée. Or, la porte du bureau, faite de la même pierre que les parois, était encastrée dans l'un des murs. Difficile à trouver, mais pas impossible, surtout lorsqu'on l'on avait des infiltrés dans ses rangs.
Des bibliothèques et des plans de toutes sortes couvraient les murs du bureau. Au reste, il était ornementé de façon sobre et relativement archaïque. La table en bois ovale et massive qui trônait au centre de la pièce était sans doute l'élément le plus marquant de l'endroit. C'était là que les Initiés s'installaient, lorsqu'ils étaient convoqués, et Stannis s'installait souvent au sommet. C'était ici qu'étaient élaborées bien des stratégies, mais pour l'heure, Zexion n'avait que des soucis d'ordre privé, en tête.
Debout, près de la cheminée au dessus de laquelle était hissée son épée, capable de tuer les « immortels », il relisait pour la énième fois la lettre que lui avait fait parvenir Fran. Il n'aurait pas dû en être surpris, étant donné que le couple s'évitait et qu'ils étaient en train de devenir des étrangers.
Lorsqu'ils étaient séparés, ils ne faisaient que penser l'un à l'autre, et maintenant qu'ils étaient réunis, ils ne faisaient que se déchirer. Et après, qu'on lui dise que la fatalité n'existait pas...
Au commencement, Fran lui rappelait, à juste titre, que leur relation affective n'était pas la seule chose en jeu. Ils étaient avant tout les leaders d'un groupe au devoir sans égal, c'est pourquoi ils ne pouvaient plus continuer à se ruer de la sorte dans le mur.
Désormais, elle menaçait de le quitter.
Elle, son épouse, sa conseillère. Elle était à la base des Initiés et il ne voyait que difficilement comment se passer d'elle ; de même qu'il ne voyait plus non plus comment cohabiter. Peut-être devrait-il mettre sa fierté de côté, oublier le passé, et même Rix, pour accomplir son devoir et revenir à la norme ? Pourtant, il ne parvenait pas à s'y résoudre.
Il n'avait pas daigné se rendre au rendez-vous proposé par Fran, ni même répondre à la lettre. Les grandes scènes de confidences n'étaient guère son fort. Mais, pris de regret, il avait vite envoyé un message à Fran,  stipulant qu'il avait besoin de la voir, dans son bureau, ce soir-là. Avant qu'elle ne prenne la moindre décision ou initiative. Stannis avait certes encore pris des risques. Allez savoir ce qu'avait pu faire ou décider Fran, durant le faible laps de temps ou il avait totalement dédaigné ses efforts ?
La première fois qu'il avait lu la lettre, sa main s'était fortement crispée sur le papier lorsque la prêtresse admettait avoir crée une alliance, avec un de leurs adversaires, sans lui en avoir fait part. Le moins que l'on pouvait dire, était que Stannis n'avait pas fini de se sentir trahi. Sans doute en était-il venu à la conclusion qu'il devait faire ses adieux à Fran, et lui extraire les vers du nez, avant de la bannir. Peut-être ne serait-il que l'ombre de lui-même, par la suite, mais il y avait bien des actions qu'il était incapable de lui pardonner. Et le pire de tout, était qu'elle lui renvoyait quelque peu la faute. Comme si sa seule susceptibilité était à la base de toute cette zizanie.
La lettre était tombée sur le sol, lorsqu'il avait appris la nouvelle... Floria était sa fille.
Et il l'avait perdue, selon elle, à cause de sa couardise face au caractère impitoyable de Viktor. Et Davos en avait profité ! Davos lui avait dérobé son héritière. Stannis était en train de relire la lettre et le feu, dans la cheminée, devint inexplicablement plus intense. Sans doute éprouvait-il une grande haine envers lui-même, mais il n'en tenait pas moins rigueur aux autres. Ils avaient fait de son héritière une princesse capricieuse et oisive. Et lui l'avait traitée comme telle, sans se douter de son potentiel. Le passé pouvait-il être rectifié ? Et Davos, le savait-il ? Stannis se surprit à éprouver une satisfaction cruelle, à l'idée que ce ne fût pas le cas.
Il écrivit aussitôt une lettre à Davos Tosca, que l'un de ses messagers allait lui faire parvenir, au plus tôt. Lorsque Seaworth lirait ceci, il se précipiterait probablement dans l'église. Et même son amant, Baldwin, guidé par la peur de le perdre, et surtout les ordres d'un certain Dantès, ne pourrait le retenir.
Qu'importe, puisque le point de non-retour serait franchi ce soir.
Comme si tout ceci n'avait pas été assez éprouvant, Fran lui avait également révélé qu'elle s'était donnée à son frère cadet, Jorah, et qu'ils avaient eu une bâtarde. Comme si la fureur et la rancœur de Stannis avaient atteint le seuil maximum, il se préoccupait étrangement moins de cela. Tout ce qu'il savait, était qu'il avait épousé une catin, et qu'il allait mettre un terme à cette erreur, ce soir. A un moment, il avait envisagé de la tuer, mais il avait vite retrouvé ses esprits.
La fin de la lettre n'avait que peu d'intérêt. Stannis finit par déchirer le morceau de papier, pour le jeter dans les flammes. Il était dans un tel état qu'il pourrait tout faire brûler, s'il n'avait pas un sens aussi aigu du devoir, se souciant de tout ce qu'il lui restait à accomplir.
Davos et Fran n'étaient pas les seuls qu'il avait convoqués. Il avait aussi demandé à l'un de ses hommes d'aller chercher Tosca. S'était-il seulement aperçu que celle-ci se faisait discrète, depuis longtemps ? Puisqu'il fallait régler ces histoires de famille, autant faire d'une pierre, plusieurs coups. Et encore, il ne se doutait pas que pour des raisons obscures, Ao viendrait également.
Immobile, il attendait qu'on se présentât à lui, seul dans la pièce. Au risque de décevoir les participants de cette réunion, Stannis ne comptait guère se lancer dans un grand discours. Il allait donner son avis et des ordres clairs, et personne n'aurait intérêt à le contredire. Il avait quoiqu'il en soit ordonné à ses hommes de ne venir les déranger, sous aucun prétexte. L'idée n'était pas foncièrement bonne, car la pièce, souterraine et isolée, semblait coupée du reste de l’édifice, et du monde. Or, une fois tous réunis, ils seraient attaqués.

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Dernière édition par Zexion le Sam 07 Fév 2015, 20:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion Ven 12 Sep 2014, 18:26



Ainsi donc, l'un des grands moments est enfin arrivé. Je n'ai eu aucun doute quant à cela, quand on vint frapper à ma porte et que je découvris un des hommes de Stannis, qui me demandait de le suivre, le leader des Initiés m'ayant convoquée. Comme la princesse oisive que j'étais alors, pensai-je. Pourquoi ce soir ? Je doutais qu'il ait parlé à Fran depuis le moment où moi-même je l'avais rencontrée au salon de thé. Rencontre de laquelle j'avais réussi à ressortir sans trop de soupçons de sa part, je crois, mais durant laquelle je n'avais pas appris que des bonnes nouvelles. Comme si le fait de me donner soudain une sœur me permettait de me sentir néanmoins plus proche de cette famille que j'exécrais. Ce n'était nullement une solution.

Pour en revenir au sujet, j'avais suivi l'homme envoyé par Stannis, vêtue d'un pantalon noir et d'un haut rouge, pour la circonstance. Histoire de rappeler de qui j'étais la fille, à contrecoeur. Malgré mes questions, il ne me dit aucunement ce qu'on attendait de moi : Zexion m'avait demandée, voilà tout, vu que tout le monde était à son service. Il découvrirait trop tard que le monde n'était pas malléable à sa pensée. Ce serait la première fois que je le revoyais seule – du moins le pensais-je – et cela risquait de ne pas être à son goût. Bien sûr, il attaquerait en premier, mais pour une fois, j'ai de quoi répliquer. Il est temps que les forces s'équilibrent, à défaut de s'inverser. Et que je m'insinue véritablement dans ses affaires, et les mène à la ruine. Après tout, que peut-il attendre de moi en particulier ? A ses yeux, je n'ai aucun pouvoir utile. Je ne suis pas un héritier mâle. Je suis liée à Davos. Autrement dit, j'ai presque du sang de traîtresse dans les veines et en plus je ne sers à rien. Je peux parier qu'il me demande de venir juste pour rasseoir son autorité sur moi – s'il sait la vérité – ou alors pour me parler de Davos. Comme s'il n'ignorait pas que j'évite les Initiés, en ce moment.

J'ai certes bien pris garde de prendre un tout petit couteau dans ma poche. Je crois que déjà avant, j'étais méfiante, maintenant, c'est pire, et je ne sors jamais avoir une lame quelconque. Mais sinon il y a d'autres objets tranchants dans l'Eglise. Enfin, je ne doute pas qu'il faudra régler quelques vérités quand je discuterai avec Stannis. Il y a sûrement des choses que je ne sais pas ; sur tel point je me trompe. Je finis par franchir la porte massive du lieu, et remercie l'homme d'un signe de tête, qui reste dans la grande salle. Ce lieu ne m'a jamais inquiétée, bien que je n'ai jamais apprécié l'autel de R'hollr au bout. J'ai toujours aimé les églises et leur quiétude. Il me semble percevoir une certaine tension, mais ce n'est qu'une réaction de ma part à ce qui va s'annoncer. Je prends un temps pour contempler les murs et le plafond, gigantesques, avant de descendre à la cave, un peu tranquillisée par l'obscurité des lieux. La rampe de l'escalier en colimaçon me semble bien froide sous mes doigts, mais j'y suis habituée, tout comme à trouver le morceau de mur secret qui correspond à la porte du bureau. La vue des plans et des livres m'est familière, tout comme le feu qui brûle ardemment dans la cheminée. Je parie qu'il n'est jamais éteint, comme un vestige du feu des Vestales, perpétuellement allumé sous peine d'être emmurée vivante. Mais la table de bois, différente de celle du roi Arthur de jadis, rappelle à quoi sert cette pièce en vérité.

Je tourne les yeux vers Stannis, ayant un hochement de tête relativement conséquent pour le saluer. Mon air est neutre quoique méfiant, ce qui est sans doute mon expression habituelle avec lui. Mais cette fois les choses ont une signification différente. Sait-il ou ne sait-il pas? On peut supposer que oui, depuis le temps, mais sait-il du moins tout ? Sait-il que je suis sa fille ?...Je ne m'attends pas à de réaction particulièrement émotive, mais je suis curieuse. Nous ne sommes plus sur les mêmes points d'appui désormais, et je n'aurais jamais avec lui l'attitude que j'avais envers Davos. D'ailleurs, peut-être a-t-il juste décidé que finalement si, je méritais d'être punie pour ce que le marin avait fait.

« Vous m'avez demandé de venir, » je fais simplement, en m'approchant, le regard intensément fixé sur lui. « On ne doit être que tous les deux, ou d'autres vont-ils arriver ? »


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This is the end.

Tonight the music seems so loud. I'm never gonna dance again, guilty feet have got no rhythm.
And waste a chance that I've been given, so I'm never gonna dance again

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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion Ven 19 Sep 2014, 19:01

In a coat of gold or a coat of red,
a lion still has claws

Bureau, salle de réunion.
Ft. Fran, La Tosca & Zexion

La main glissant sur la surface humide du mur, elle descendait une à une les marches de l’infinissable escalier en colimaçon menant au Bureau. Celui dans lequel elle répugnait à mettre le pied, mais où sa présence s’avérait nécessaire. Sur son visage, comme sur la pierre, la chaleur qui se dégageait de cette pièce se faisait déjà bien trop prégnante pour l’Externelle. Car si elle bouillonnait littéralement de l’intérieur, mue par une colère millénaire, elle n’appréciait guère le feu sous d’autre forme que celui de la passion. Plus, en tous cas, depuis longtemps. Pourquoi ? La réponse à cette question semblait pour le moins évidente. Il fallait, en effet, croire que cette haine devenue viscérale qu’elle nourrissait pour la Prêtresse Rouge et son Prophète avait fini par déteindre sur cela.

Pourtant, un deuxième pourquoi pouvait également se poser ici. Si elle les détestait autant, pourquoi alors se retrouvait-elle là, à devoir rejoindre ce bureau ? Eh bien, son esprit avait beau être devenu rebelle, elle s’avait voir où son intérêt était le mieux servi. Cependant, n’allez pas croire qu’elle n’avait pas d’idées derrière la tête, en se pliant ainsi à leurs volontés. Comme il l’a déjà été dit, elle avait engrangée une quantité si phénoménale de cette haine noire d’encre, qu’elle aurait pu souffrir n’importe quel tourment pour les voir tomber. Ainsi, elle avait toléré leur présence, pour gagner leur confiance. Sa sœur ainée, trop heureuse de se voir ainsi pardonnée l’impardonnable, avait couru dans le piège. Et si Stannislas se faisait plus méfiant, il ne la considérait pas non plus comme une ennemie. En vérité, ce mécréant ne la considérait comme rien du tout. Et il allait bientôt se rendre compte de son erreur lui aussi. Les temps l’avaient changée, mais eux n’avait rien vu. La preuve étant, vers qui s’était tournée Guiren après avoir mis une pause à sa relation avec son époux ? Liesel. Celle-ci avait dû, certes, supporter les jérémiades et garder son sourire de composition, mais c’était déjà en soi une petite victoire pour la plus jeune des rouquines.

Cela restait cependant insuffisant pour combler son ardent désir de revanche. Elle voulait plus, et quel meilleur moment que celui-ci pour l’entrainer vers sa destruction. Maintenant, oui, maintenant. C’était le moment ou jamais. Car en cet instant, les alliés que Stannis gardait auprès de lui se faisaient rares. Certains étaient partis, d’autres renvoyés ou encore occupé. Et par chance, le Destin voulait l’avoir mise au premier rang. Peut-être aurait-elle enfin l’heure de gloire après laquelle elle courrait depuis si longtemps. C’était en tout cas à porter de main mais c’était sans savoir que tous feraient leur réapparition ce soir-là. Ni sur le côté borné de Fran. Ao avait tenté de la gardé éloignée de l’Eglise, de la convaincre que cela n’était plus une bonne idée qu’elle fasse parti de ce groupuscule ou obéisse aveuglément à Stannis, mais elle avait échouée platement. Enfin, ce n’était pas comme si Guiren avait déjà prêté le moindre crédit à sa chère petite sœur. C’était tant pis. La mutante s’y était résolue. Quitte à devoir la tuer elle aussi.

Prenant une grande respiration avant de descendre la dernière marche, elle suivait l’ombre de Fran de près. Sur l’instant où elle entrait, elle l’aperçu immédiatement. Le même air fermé et suffisant qu’à l’habituée affichés sur les traits, entrainant à sa suite la contraction de sa mâchoire propre. Son corps se crispa quelques secondes, contractant ses muscles dans une furieuse envie de lui sauter à la gorge mais elle reprenait bien vite le contrôle de son corps. Quelque chose de plus impérieux était ici en jeu. Elle mettait donc, non sans difficultés, ce ressentiment profonde qui s’éveillait d’autant plus lorsque ses yeux avaient le malheur de se poser sur lui. Et davantage encore lorsque Guiren venait à se trouver dans la même pièce. Elle lui avait volé, après tout. Cette seule et unique chose qu’elle avait pu vouloir dans sa vie. Arrachée par la personne même en qui elle pensait pouvoir avoir toute confiance. Ce soir, ils verraient. Tous !

…ou peut-être pas. Alors qu’elle n’avait eu d’yeux jusque-là que pour son ancien fiancé, s’aperçut enfin d’une autre présence. Celle de sa nièce. Et, croyez-le ou non, l’amour quasi maternel qu’elle éprouvait pour la petite était au moins aussi grande que sa colère envers ses parents. Aussi, cela compliquait un tant soit peu la situation. En effet, pouvait-elle réellement se permettre de tuer ceux-ci sous ses yeux ? Lui pardonnerait-elle ? C’était une grande question mais elle la reléguait à plus tard. Pour le moment, elle avait un rôle à tenir. L’avenir leur dirait ce qu’il devait en être. Et il ne fallait pas douter que la suite des événements pourrait être une surprise pour tout le monde. Y compris pour elle.


© Chieuze

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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion Ven 19 Sep 2014, 21:48

Chapitre précédent :: Une journée à New York
Alors qu'elle descendait les marches menant à la salle de réunion, Liesel sur ses talons, Guiren tâcha de remettre ses idées en place. L'annonce de Stannis l'avait plongée dans un profond état d'agitation. Lorsque le leader des Initiés avait refusé de se rendre au rendez-vous qu'elle lui avait donné par courrier, Fran s'était dit que leur histoire était terminée. Et accepter ce désaveu, digérer ce rejet, avait été bien plus difficile qu'escompté. Guiren avait aimé et suivi cet homme durant presque toute sa vie. Une éternité en somme. Perdre son affection avait été douloureux, très douloureux. En dépit de tout ce qu'elle avait vécu, des nombreux tourments qui avaient jalonné son existence, Fran supportait mal l'idée de ne plus être « nécessaire » à Stannis Lannister. Elle avait trop donné à cet homme et à la cause qu'il représentait pour ne pas souffrir de les perdre tous deux. Si la convocation qu'elle avait reçu lui avait laissé un goût amer en bouche, Fran n'avait pas pu pour autant s'empêcher de répondre favorablement à l'appel. C'est pourquoi, après plusieurs semaines d'absence, Fran foulait de nouveau le sol de l'église du Crépuscule. Si elle n'avait pas été aussi butée, elle aurait sans doute pu se laisser convaincre par sa sœur et accepter de fuir ces retrouvailles qui se solderaient à coup sûr par un règlement de compte. Mais Guiren n'avait pas pu s'y résoudre. Pour ce qu'elle lui avait fait subir, Fran estimait devoir un minimum d'explications à Stannis. Certes, l'essentiel avait déjà été dit dans la lettre qu'elle lui avait laissé, mais un courrier demeurait bien trop impersonnel selon elle. Mieux valait qu'ils aient une discussion face-à-face, quitte à briser le peu de liens qui leur restaient.

Sa sœur - sa précieuse sœur - avait insisté pour l'accompagner. Guiren ignorait si Liesel avait également reçu une convocation de la part de Zexion ou bien si elle voulait simplement être là, pour la soutenir. Quelle qu'en fut la raison, Fran était heureuse de la savoir à ses côtés. Lorsqu'elle était au plus mal, Ao l'avait recueillie. Cette sœur qu'elle n'avait que trop peu fréquenté au regard de leur longue vie - le destin ayant tout fait pour les tenir à l'écart l'une de l'autre - cette sœur qu'elle avait blessé - il y a fort longtemps c'est vrai - était devenue une femme accomplie et une mutante au cœur d'or. Guiren avait du mal à trouver les mots adéquats pour lui exprimer sa reconnaissance. Liesel avait été sa bouée de sauvetage, son point d'ancrage dans son univers en perdition, sa seule amie en définitive. Aussi, une fois arrivée devant la porte de la salle, Fran s'arrêta une seconde et se tourna vers Ao.


- Avant d'entrer, j'aimerais te remercier. Pour tout ce que tu as fait. Lui dit-elle. Tu es la meilleure des sœurs que l'on puisse avoir et peut-être la seule famille qu'il me reste. Je t'aime, Liesel.

A ces mots, elle lui serra affectueusement la main. Puis, après avoir pris une grande inspiration, elle fit son entrée dans la salle de réunion. Stannis était déjà là bien sûr. Et il n'était pas seul. Floria était présente. Gurien sentit son cœur se serrer. Une nausée manqua de peu de la faire tituber lorsqu'elle s'approcha du duo. Heureusement, la Dame Rouge parvint à se reprendre.

- Tu as demandé à me voir... Et bien, me voici. Déclara-t-elle.

Elle ne dit rien de plus. Zexion les avait convoquées. Très bien. C'était donc à lui d'ouvrir le débat, ou les hostilités. Au choix.


Dernière édition par Fran le Mer 10 Déc 2014, 22:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion Dim 28 Sep 2014, 17:31

Second tour

Malgré toute la haine qui avait pu habiter Stannis, ces jours derniers, il se trouvait plus calme qu'il n'aurait pu l'imaginer. Il avait après tout retourné ses problèmes dans tous les sens, et il était grand temps d'arrêter de se laisser abattre par eux. Les chiens de chasse n’aboient pas éternellement, ils finissent par mordre. Aussi, Zexion savait exactement ce qu'il allait leur dire. Il serait sans pitié, et d'ailleurs, s'il les faisait venir en même temps, c'était pour démontrer qu'il avait assez perdu de temps avec ces déceptions ambulantes. Une fois ces sinistres intrigues closes, il pourrait enfin se focaliser sur ce qui était réellement important. En vérité, il se jugeait bien stupide d'avoir été ainsi bouleversé par des péripéties qui n'émouvaient habituellement que les bonnes femmes hystériques. Mais l'honneur était un point sensible, chez lui. Floria et surtout Davos avaient beau l'agacer prodigieusement, il ne fallait pas douter que c'était Fran qui lui était le plus insupportable. Il ne le dissimulerait pas.
Tosca ne se trompait pas : le feu qui dansait dans la cheminée n'avait jamais été éteint, depuis que Zexion avait élu domicile en ces lieux. Ceci allait-il changer d'ici peu ? C'était une probabilité. Il ne patienta plus très longtemps puisque Floria le rejoignit. Le leader des Initiés se redressa et s'immobilisa, une main posée sur la table. Il avait l'air fermé et bien sombre, en vérité, mais il couvait Floria d'un regard attentif. Il ne semblait pas lui en vouloir, ni être heureux de la retrouver. Il paraissait à la fois curieux et sévère. Comme s'il cherchait à déceler quels traits ils pouvaient avoir en commun, et comme s'il avait déjà décidé quel allait être son avenir, désormais.

« Vous m'avez demandé de venir. On ne doit être que tous les deux, ou d'autres vont-ils arriver ? » demanda-t-elle.

C'est une réunion, et non un rendez-vous, répliqua-t-il, d'un ton aussi doux qu'à l'accoutumée.

Le sous-entendu était clair : il ne parlerait guère tant que tout le monde ne serait pas présent, encore qu'il ne patienterait pas longtemps. Les retardataires et les absents avaient toujours tort. Les minutes s'écoulèrent sans qu'il daignât adresser la parole à Floria. Il jugea que les autres n'étaient décidément pas ponctuels, mais sa mal-aimée épouse finit par se présenter à lui. Stannis lui lança un regard brûlant, la mâchoire lourdement crispée, mais il parvint toutefois à garder son calme.

Que fiche-t-elle ici ? demanda-t-il, en désignant Ao.

C'était une habitude chez Stannis, de faire comme si elle n'était pas là. Il n'avait objectivement aucune raison de la mépriser, mais il avait horreur du passé qu'ils avaient en commun, même s'il était peut-être le plus coupable. Et puis, en l'occurrence, elle n'avait pas été invitée à cette réunion privée... Il était agacé par le fait qu'une invitée imprévue soit présente, alors que le marin manquait toujours à l'appel. Viendrait-il seulement ? Seaworth n'avait vraisemblablement pas fini de l'agacer. Mais enfin, tant pis pour lui. La réunion devait commencer.
Un feu surnaturel se développa devant la seule porte de la pièce, pareil à un rideau. Personne n'entrerait ou ne sortirait de cette pièce, tant qu'il ne l'aurait pas décidé. Il se moquait que la chaleur puisse paraître étouffante, pour certaines.

Toi, tu vas me dire sur l'heure, avec quel membre des Ombres tu as osé pactiser, dit-il à Fran, masquant difficilement sa colère et son dédain.

Elle avait collaboré avec l'ennemi, quelles que fussent leurs intentions... Elle avait baisé avec le monde entier, quitte à semer des bâtardes ici et là. Comment pourrait-il encore lui faire confiance ou seulement la respecter ?

Il va de soi que lorsque tu m'auras donné toutes les informations nécessaires, – et pas avant – tu pourras quitter ces lieux. En être exilée. Tu as perdu tes droits de conseillère comme d'épouse, depuis longtemps, et il était grand temps de l'officialiser, dit-il, le ton sec comme un coup de hache. Estime-toi heureuse que je ne me montre pas davantage sévère.

Quant à toi, ajouta-t-il, en se tournant vers Floria, et ignorant relativement Ao... Tu es ma fille, mon héritière, et il te faudra agir comme telle, dorénavant. Tu vas oublier toutes les inepties apprises par Davos, ou les activités oisives dans lesquelles tu te complaisais. Tu es une Lannister, et ce nom n'a déjà que trop été souillé, conclut-il, d'un ton sans appel.

A quoi pensait-il ? A en faire un bon soldat ainsi qu'une reproductrice. La bataille n'allait pas tarder à débuter, au dehors, et alors, un de ses hommes viendrait les prévenir... Mais ils avaient encore un peu de temps pour mettre les choses au clair. Encore que, Stannis s'attendait à les voir obéir, puis s'en aller, sans demander leur reste.

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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion Ven 10 Oct 2014, 17:16

In a coat of gold or a coat of red,
a lion still has claws

Bureau, salle de réunion.
Ft. Fran, La Tosca & Zexion

La lueur de la porte se dessinait doucement au rythme de leurs pas, quand Guiren se décida à se retourner pour faire face à cette sœur qui la suivait. La volteface avait été si brutale qu’elle se voyait chanceuse de ne pas s’être pris un genou dans l’estomac, alors que Liesel stoppait vivement sa course. Peut-être alors ne l’aurait-elle pas ainsi remerciée. Pourtant aux oreilles de la benjamine, ses mots sonnaient irrépressiblement creux. Non parce qu’ils l’étaient – l’ainée semblait sincère – mais plutôt parce qu’elle ne leur accordait plus aucun crédit. Si cet amour qu’elle prônait ne l’avait pas empêché de la trahir à l’époque, il n’y parviendrait pas maintenant. Ao, au moins, ne se voilait pas la face. Ainsi elle la considérait comme la meilleure des sœurs et réitérait son affection pour elle. Quelle ironie ! La plus jeune retint tout soupire ou secouement de tête. Ca n’était pas le moment mais elle n’en pensait pas moins. C’était ridicule. Aussi se contenta-t-elle de répondre un « Il n’y a pas de quoi. » en tordant le nez, alors que Guiren lui attrapait la main. Elle n’avait pas fait ça pour elle. La vérité était qu’elle ignorait pourquoi et se raccrochait à l’idée que son plan fonctionnait de sorte à garantir la confiance de sa sœur pour mieux la trahir à son tour. Cependant, si à l’intérieur les desseins étaient sombres, à l’extérieur cela ressemblait davantage à une personne peu habituée à ce qu’on la remercie et cela n’était pas totalement faux. Quand l’avait-on remerciée pour la dernière fois ? Elle ne s’en souvenait plus, mais là n’était pas l’important. Elle ne retourna pas pour autant son Je t’aime. Car contrairement aux apparences, ou du moins les dires des autres, elle ne mentait jamais. Elle pouvait omettre certains détails, trouver les mots justes pour laisser libre cours à l’interprétation mais jamais elle ne mentait au sens strict du terme. Or le retourner lui semblait mensonge.

Inspirant à l’unisson, elles reprirent leur marche pour trouver place dans la salle, aux côtés de sa nièce et de Stannis. Ce dernier, d’ailleurs, ne se priva pas de faire remarquer sa présence et d’en souligner l’aspect… Imprévu. Toujours avec sa sympathie légendaire. Surtout face à elle. Ce qui avait de quoi irriter davantage la mutante qu’il attaquait ouvertement, tout en l’ignorant. Il était le plus coupable, dans leur histoire, mais il ne manquait jamais sa chance de la rabaisser encore plus. Comme si c’était un jeu qui durait toujours malgré les années. Elle aurait souhaité le rembarrer d’un bon « Elle fiche ici, c’est tout. Si Monsieur n’est pas content, grand bien lui fasse. » mais elle décida de ronger son frein patiemment, sans rien répondre. Oh il se serait contenté de la snober encore plus, ce qui n’aurait en rien arrangé la situation, ou son envie de lui sauter au cou, mais ses mots auraient été légitimes. Car, au moins en apparences, elle se rangeait du côté de sa sœur, sa pauvre sœur qu’il avait blessée en allant s’accoquiner avec une autre. Et Fran ne relevait même pas l’ironie de la situation. Pourtant, n’’était-ce pas ce qu’elle-même lui avait fait à l’époque ? A sa propre sœur, qui plus est ? Qu’elle ouvre donc les yeux. Et si elle avait le droit de se sentir démunie alors qu’une étrangère se mettait sur leur chemin, qu’elle comprenne donc cette petite qu’elle avait fini de la détruire. L’ancienne Liesel était morte pour laisser la place à Ao.

Et cette Ao se tenait droite dans cette salle à la chaleur infernale. Elle était son enfer incarnée, mais également la possible renaissance, tel un phénix.

Lorsque celui qui les contrôlait rouvrit enfin cette bouche à la mâchoire contractée, ce fut pour demander des comptes à sa chère épouse. Quelques peu en retrait, la patronne jubilait intérieurement mais n’en laissait cependant rien paraitre. Il lui fallait garder ce masque qu’elle arborait si souvent et se taire. Tout était dans l’image et de plus, c’était à sa sœur de se débrouiller avec ses erreurs. Il fallait dire qu’elle l’avait quelque peu mérité. Elle qui lui avait volé son premier amour. Celui qui avait su faire battre ce cœur qui n’avait jamais exprimé nul sentiments jusqu’alors. Tout ça pour quoi au final ? Les faire terminer toutes deux comme des catins. C’est du moins ce qu’Ao avait à l’esprit en les entendant.

Cependant, si elle ne comptait pas lever le petit doigt pour sauver sa sœur, il en était tout autre avec sa nièce chérie. S’avançant d’un pas dans sa direction, l’air passablement mauvais, elle ne se gêne en rien pour s’exprimer sans son autorisation. « Crois-tu pouvoir effacer des siècles d’histoire avec Davos simplement parce que tu l’auras décidé ? Tu es resté un enfant bien capricieux ! Floria n’est ta fille que par le sang. Cela ne te donne de droits sur elle que si elle t’en accorde ! Et je ne te laisserai pas gâcher sa vie pour ta stupide lignée. Elle ne deviendra pas une vulgaire reproductrice que tu pourras marier comme tu l’entends. Plutôt crever que de te laisser faire ça !» Son ton était tout aussi sans appel que celui du chef des Initiés. Ca n’était pas sa haine qui parlait mais bien l’amour. Et c’était le sentiment qui la menait toujours le plus loin. Peut-être trop loin ?



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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion Sam 11 Oct 2014, 22:23


Eh bien, voilà qu'elles entrent toutes, les unes après les autres. Je pensais être la seule à venir – avant que Stannis ne me précise que non, toujours avec sa politesse habituelle – mais voilà qu'elles défilent. Fran et Ao, comme si elles étaient soudain devenues les meilleures amies du monde...si je me contente de les regarder et de les saluer d'un signe de tête, même si je m'attarde un instant sur Ao. Car je sais bien quels desseins sombres elle remue, et en cet instant, ils ne sont pas si éloignés des miens, sauf qu'elle me croit toujours semblable à avant. Et j'ai un rôle à jouer auprès de mes parents, ce qui ne facilite pas les choses, pour savoir quelle attitude prendre. J'aurais préféré, en vérité, être seule avec Stannis. Mais rien n'est jamais idéal, comme dit l'autre. Et même s'il m'observe d'une façon dont il ne l'a jamais fait avant, je demeure méfiante et réservée. Quoiqu'il dise, il a beau être mon père biologique, on ne peut pas dire qu'il ait fait grand chose d'autre. Tout comme il continue à mépriser Liesel, qui pourtant l'aimait...l'aime. Bref, l'accueil ne fut guère chaleureux, et étrangement, ce n'est pas en rajoutant des flammes surnaturelles devant la porte, qu'il contribue à changer la situation. Au contraire, cela me met plus mal à l'aise, car il n'y a pas d'autre issue...je suis plus crispée, mais je tâche de garder mon calme, m'éloignant de la porte.

« Toi, tu vas me dire sur l'heure, avec quel membre des Ombres tu as osé pactiser. Il va de soi que lorsque tu m'auras donné toutes les informations nécessaires, – et pas avant – tu pourras quitter ces lieux. En être exilée. Tu as perdu tes droits de conseillère comme d'épouse, depuis longtemps, et il était grand temps de l'officialiser. Estime-toi heureuse que je ne me montre pas davantage sévère.»

Oh, oh, voilà qui est très intéressant. N'aurais-je finalement pas besoin de porter le coup de hache, à Guiren, par moi-même ? Après tout, qu'est-ce qui est le plus douloureux, entre le prendre de son mari, ou de sa fille ? Même s'il va de soi qu'elle n'est pas du genre à se laisser faire, mais la hache dans le cœur doit devenir très douloureuse à cet instant. J'aurais presque souri, si je ne m'étais point contrôlée. Elle a presque tout le mal qu'elle mérite...je peux éventuellement infliger le reste.

Mais c'est sans compter que j'ai été convoquée pour une raison, aussi. L'ancienne Tosca aurait sûrement pris beaucoup plus mal le discours de Zexion, mais je me contente de le fixer d'un air défiant. Je ne cesse de penser qu'il ne peut pas vraiment me toucher, cette fois, mais moi je le peux.

« Quant à toi...Tu es ma fille, mon héritière, et il te faudra agir comme telle, dorénavant. Tu vas oublier toutes les inepties apprises par Davos, ou les activités oisives dans lesquelles tu te complaisais. Tu es une Lannister, et ce nom n'a déjà que trop été souillé. »

Mais avant que j'ai le temps de réagir, ma tante a pris ma défense. De façon bien plus ardente que pour sa sœur chérie, pour laquelle elle n'a pas dit un mot alors que Guiren lui a dit sa reconnaissance cinq minutes plus tôt. Ça doit faire particulièrement mal. Cependant, je ne souhaitais pas particulièrement que Liesel s'en mêle, et je suis obligée de ronger mon frein pour l'instant. Même si les mots de ma tante sont plus que justes, je dois l'admettre.

« Crois-tu pouvoir effacer des siècles d’histoire avec Davos simplement parce que tu l’auras décidé ? Tu es resté un enfant bien capricieux ! Floria n’est ta fille que par le sang. Cela ne te donne de droits sur elle que si elle t’en accorde ! Et je ne te laisserai pas gâcher sa vie pour ta stupide lignée. Elle ne deviendra pas une vulgaire reproductrice que tu pourras marier comme tu l’entends. Plutôt crever que de te laisser faire ça !»

Je ne peux retenir un sourire, c'est plus fort que moi, et adresser un regard complice à Liesel. Qu'elle me fasse confiance, car cette fois j'ai le même but qu'elle. Elle aurait tant aidé l'ancienne personne que j'étais...Son plaidoyer est juste et serait fort touchant, si j'avais encore un cœur. Mais ce n'est plus le cas, et mon seul souhait est d'envenimer la situation. Si Stannis croit que nous obéirons toutes en baissant la tête, je crains qu'il ne sous-estime complètement la force de certaines femmes.

« Davos a eu des torts. Ce qui ne donne à aucun de vous deux, de droits sur moi, surtout vu les exemples que vous êtes parfois, » je fais, avec une certaine sécheresse. «  Je ne suis pas la seule à avoir souillé le nom de Lannister. Vous-mêmes, avec vos querelles et reproches, le faites déjà. Vous n'avez pas besoin de moi pour dissoudre une famille, vous vous acharnez si bien à le faire. Que j'ai des enfants ou non n'y changera rien. Vous vous détruisez, et consciemment. Qui pourrait alors supporter d'être de votre côté, surtout une fille qui ne vous intéresse que pour une lignée et qui vous est complètement inutile sinon ? Je ne suis pas dupe, Stannis. Tu aurais préféré n'importe qui, sauf moi, et tu regrettes sans doute ce que tu sais. Et tu as tort de me sous-estimer, après tout ce qui est arrivé. »


_________________

   
This is the end.

Tonight the music seems so loud. I'm never gonna dance again, guilty feet have got no rhythm.
And waste a chance that I've been given, so I'm never gonna dance again

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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion Dim 19 Oct 2014, 22:27

Avant qu'elles ne se jettent toutes les deux dans la gueule du lion, Fran avait tenu à remercier sa cadette. Ao avait fait beaucoup pour elle ces derniers temps. Bien plus qu'elle ne le méritait en vérité. C'est pourquoi Guiren lui exprima sa reconnaissance, ainsi que son affection.

- Il n’y a pas de quoi. Répondit Liesel, un peu surprise et peut-être gênée par la démarche de sa frangine.

Cette séquence émouvante pour l'une, distrayante pour l'autre, préfigurait le calme avant la tempête. L'orage éclata lorsque les deux femmes entrèrent dans la salle de réunion, où les attendaient déjà Stannis et Floria. La mâchoire lourdement bloquée, Zexion ne desserra les dents que pour se montrer désobligeant vis-à-vis d'Ao dont la présence, imprévue, n'était visiblement pas à son goût.


- Que fiche-t-elle ici ? Lâcha-t-il, sans même daigner accorder un regard à la concernée.

- Elle m'accompagne, rétorqua Fran sur le même ton glacial.

Elle ne se justifia pas davantage. Ao faisait partie de la famille. Or, avec la présence de La Tosca, cet entretien s'apparentait davantage à une réunion familiale qu'à un conseil des Initiés. Liesel y avait donc parfaitement sa place. Dès qu'elles se furent approchées de Stannis, un feu qui n'avait rien de naturel embrasa subitement la porte d'entrée, seule issue possible. Fran écarquilla les yeux. Il était sérieux, là ? Il comptait vraiment retenir un ancien hôte du Phénix à l'aide d'un vulgaire rideau de flammes ? Et puis, il allait quoi, les séquestrer jusqu'à leur faire entendre raison ? C'était du Stannis tout craché, ça ! Si ce comportement la faisait sourire autrefois, en cet instant, elle n'eut qu'une envie : le baffer. Si Zexion avait désavoué la conseillère et rejeté l'épouse, il n'était pas le seul à ne plus voir son conjoint de la même manière. Les sentiments qui brûlaient autrefois en elle comme une lanterne au fond de l'obscurité n'étaient plus qu'ombres et poussières. Elle n'aimait plus cet homme. Elle s'en rendait compte à présent qu'il se tenait là, devant lui, après plusieurs semaines de séparation et davantage d'isolement.


- Toi, tu vas me dire sur l'heure, avec quel membre des Ombres tu as osé pactiser, reprit Zexion, d'un ton sans réplique qui se voulait également menaçant.

- Je ne crois pas, non, rétorqua-t-elle dans la foulée, en le défiant du regard.

Elle n'était pas à ses ordres. Elle ne l'avait jamais été d'ailleurs. Son seul maître était R'hllor, le Dieu de la Lumière, et non Stannis Lannister. Et le moins que l'on puisse dire, c'était que ce dernier ressemblait de moins en moins au prophète tant attendu.


- Il va de soi que lorsque tu m'auras donné toutes les informations nécessaires, – et pas avant – tu pourras quitter ces lieux. Ajouta Zexion, avec la même intransigeance. En être exilée. Tu as perdu tes droits de conseillère comme d'épouse, depuis longtemps, et il était grand temps de l'officialiser.

- Et bien, parfait ! Je me lave les mains de tout ça. Elle se frotta plusieurs fois les mains l'une contre l'autre. Notre couple n'a jamais été qu'une farce de toute façon... Si tu m'avais aimée - ou été un homme digne de ce nom - tu ne m'aurais jamais laissée croupir en cellule durant une éternité. Tu as préféré obéir à un frère qui t'a toujours méprisé plutôt que de secourir la mère de tes enfants. Et à mon retour, qu'ai-je fait ? Rien ! Je ne t'ai pas retiré tes droits d'époux, moi ! Je suis bien stupide, faut croire !

Oui. Fran ne pouvait que revenir sur ce point, passage ô combien douloureux de son existence. Zexion l'avait abandonnée, laissée à son triste sort. Et c'était elle la méchante ? Du gros n'importe quoi !

- Estime-toi heureuse que je ne me montre pas davantage sévère. Balança-t-il alors, aggravant son cas.

- T'es qu'un minable, lâcha-t-elle.

Bien sûr, Fran ne s'attendait pas, en venant ici, à une quelconque réconciliation. Mais elle avait osé espérer qu'il se montrerait un peu plus respectueux. Surtout après tout ce qu'elle avait apporté à la cause des Initiés.


- J'aurais dû te le laisser, ajouta-t-elle, en se tournant vers Liesel. Quoique ce n'aurait pas été un cadeau de ma part.

Zexion profita de cet aparté pour se tourner vers sa fille.

- Quant à toi... Tu es ma fille, mon héritière, et il te faudra agir comme telle, dorénavant. Tu vas oublier toutes les inepties apprises par Davos, ou les activités oisives dans lesquelles tu te complaisais. Tu es une Lannister, et ce nom n'a déjà que trop été souillé.

En réponse à ces mots, Fran lâcha un rire moqueur. L'honneur des Lannister ne valait rien. Leur nom était entaché de sang, lié à la félonie et aux pires crimes. Même s'il y consacrait toute son énergie, Zexion ne pourrait effacer le mal que les siens avaient fait, Xehanort en tête.

- Crois-tu pouvoir effacer des siècles d’histoire avec Davos simplement parce que tu l’auras décidé ? Intervint alors Ao. Tu es resté un enfant bien capricieux ! Floria n’est ta fille que par le sang. Cela ne te donne de droits sur elle que si elle t’en accorde ! Et je ne te laisserai pas gâcher sa vie pour ta stupide lignée. Elle ne deviendra pas une vulgaire reproductrice que tu pourras marier comme tu l’entends. Plutôt crever que de te laisser faire ça !

Ao paraissait étrangement plus prompte à défendre sa nièce que sa propre sœur. Le lien de sang qui unissait les deux femmes n'avait pourtant été révélé que très récemment... Enfin, Liesel et Floria s'étaient toujours bien entendues. Il était donc normal de les voir se serrer les coudes, même si Fran aurait aimé que sa sœur se montre aussi vindicative lorsque Zexion l'avait pourrie, elle.

- Davos a eu des torts. Ce qui ne donne à aucun de vous deux, de droits sur moi, surtout vu les exemples que vous êtes parfois, Rétorqua calmement Floria.

Fran se tourna vers sa fille. Quelque chose lui disait qu'elle n'allait pas apprécier ce qui allait suivre. L'heure des règlements de comptes était venue pour tout le monde.


- Je ne suis pas la seule à avoir souillé le nom de Lannister. Vous-mêmes, avec vos querelles et reproches, le faites déjà. Vous n'avez pas besoin de moi pour dissoudre une famille, vous vous acharnez si bien à le faire. Que j'ai des enfants ou non n'y changera rien. Vous vous détruisez, et consciemment. Qui pourrait alors supporter d'être de votre côté, surtout une fille qui ne vous intéresse que pour une lignée et qui vous est complètement inutile sinon ?

Entendre ces paroles - de la bouche de Floria - lui pompa subitement toute son énergie. Son cœur en miettes ne supportait plus d'être ainsi malmené. Le dégoût qu'elle inspirait à sa fille l'horrifiait, la haine qu'éprouvait Stannis la dégoutait. Guiren était lasse.

- Je ne suis pas dupe, Stannis. Tu aurais préféré n'importe qui, sauf moi, et tu regrettes sans doute ce que tu sais. Et tu as tort de me sous-estimer, après tout ce qui est arrivé.

Fran entendit à peine la dernière réplique de Tosca aux allures de menace. Son ventre la nouait et ses jambes, flageolantes, avaient de plus en plus de mal à supporter son poids. Pourquoi se sentait-elle si fébrile tout-à-coup ? Elle s'était pourtant jurée de rester forte, de ne rien lâcher devant Zexion. L'émotion était-elle finalement la plus forte ?

* J'ai lu dans ton cœur. Et ton cœur est mien. *

Ce fut la dernière chose qu'elle entendit. Un battement de cœur plus tard, son esprit s'était éloigné. Fran, ou du moins son corps, tomba à genoux. Une étrange métamorphose s'opéra alors. Sa peau se durcit et prit une teinte de feu. Ses oreilles s'allongèrent, son nez s’aplatit et ses cheveux s'assombrirent aussi sûrement qu'ils s’épaissirent. Et lorsqu'elle rouvrit ses yeux jaunes, deux fentes noires, reptiliennes, avaient remplacé ses pupilles.

- Quelle touchante réunion de famille, dit-elle, tout en se redressant. Le papa constipé, la fi-fille rebelle et la sœur frigide, énuméra-t-elle.

Elle sourit et adressa un clin d’œil à Ao.


- Le terme est là, Stannis. A l'heure où nous parlons, mes hommes ont déjà cerné le bâtiment. Ils vont attaquer, mettre en charpie ton armée de fanatiques et détruire cette église. C'est fini.

Ascheriit, car c'était bien lui qui s'adressait à Zexion depuis le corps de Fran, esquissa un sourire mauvais, délicieusement sadique et entièrement maléfique.

- Tu peux encore en sauver quelques uns, mettre un terme à cette guerre. Rends-toi à moi, jure-moi fidélité et je te promets d'épargner... Hum... Tes hommes, ça risque d'être compliqué, mais disons ta fille ! Puis, à l'adresse de Tosca : Je suis sûr que Floria est d'accord. Je me trompe ?

Fran glissa sa main droite dans son sac à mains. La mutante en sortit une arme très particulière. Il s'agissait d'une dague. De la Dague Luminescente pour être précis. Comme l'épée de Zexion, cet objet avait la capacité de tuer un immortel.

- Ton choix ? Demanda-t-elle, prête à en découdre.

Ce retournement de situation allait sans doute en placer plus d'un dans un profond désarroi. Si Ascheriit avait sincèrement eu l'intention de laisser Benedict conduire seul cette bataille, il ne pouvait décemment pas refuser d'assister en personne à la défaite de son ennemi juré. Pour ce faire, il était même prêt à utiliser son meilleur atout, son précieux joker. Car, voyez-vous, le fragment d'âme que possédait Fran n'avait jamais été détruit. Celui-ci avait simplement été placé en sommeil, désactivé aux yeux de Fran et de tous les autres porteurs. L'idée avait été de glisser une bombe à retardement en plein cœur du quartier général des Initiés, collée à Zexion de préférence. Le point faible de ce stratagème - car il y en avait un - résidait dans l'incapacité d'Ascheriit de reprendre facilement le contrôle de son esclave. Seul un esprit faible ou particulièrement abattu pouvait se plier docilement aux ténèbres. Si Stannis n'avait pas davantage humilié sa femme aujourd'hui, cette situation n'aurait peut-être jamais pu se présenter. La chance était avec les Ombres. Le Seigneur des Ténèbres n'aurait pas pu rêver meilleure conclusion à cette guerre. Fran ne disparaîtrait pas sans causer d'irrémédiables dégâts. Et si jamais elle venait à être tuée - une tragédie, n'est-ce pas ? - Benedict n'aurait qu'à finir le travail. C'était trop beau pour être vrai.

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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion Mer 22 Oct 2014, 20:23

Troisième tour

Il avait été sage de la part d'Ao, de ne pas chercher à attiser les tensions qui subsistaient entre elle et Stannis. Celui-ci ne prêtait de toute façon que très peu attention à la cadette de Fran, si ce n'était pour s'étonner qu'elle fût toujours présente, malgré tout ce qui était arrivé par le passé. Zexion n'aimait certes pas tout ce qui le renvoyait à l'époque où il était encore sous l'influence de Viktor. S'agissait-il de la seule raison qui le poussât à rabrouer Liesel de la sorte ? Allez savoir... Quoiqu'il en soit, celle-ci appliquait efficacement le dicton « la vengeance est un plat qui se mange froid ».
Pour l'heure, Stannis croyait dominer la situation et sa mâchoire était lourdement crispée. Il ne s'imaginait pas que les trois visages austères qui lui faisaient face n'étaient que des masques. Après tout, Floria et Ao réprimaient leur sourire, quant à Fran, elle était le suppôt d'Ascheriit, à son insu. Les flammes continuaient à danser devant la porte. Stannis les voulait intimidantes, même s'il avait conscience qu'il avait affaire à trois redoutables mutantes. Pour tout dire, il était trop habité par la colère pour se demander ce qu'il éprouvait à l'égard de ces femmes, qui auraient dû représenter tant pour lui. Envers et contre tout, il savait qu'il ne parviendrait jamais à considérer Floria comme sa fille. Il ne s'était jamais senti à son aise, à proximité de Liesel... Quant à Fran... Il se demandait tout à coup s'il n'avait pas simplement imaginé la flamme qui avait habité sa poitrine, à une époque.
La réunion commença mal, et c'était un euphémisme. En effet, Fran commença par un refus catégorique. Stannis crispa le poing droit, haïssant littéralement le ton emprunté par son « épouse » ainsi que la lueur de défi qui teintait son regard. Ainsi, elle comptait protéger son allié dans le camp adverse. Maudite soit-elle. Ce qui paraissait certain, était qu'elles tiendraient davantage tête à Zexion qu'il ne se l'était figuré. Mais que voulez-vous ? Il sous-estimait régulièrement autrui, en particulier les femmes.

« Et bien, parfait ! Je me lave les mains de tout ça. Notre couple n'a jamais été qu'une farce de toute façon... Si tu m'avais aimée - ou été un homme digne de ce nom - tu ne m'aurais jamais laissée croupir en cellule durant une éternité. Tu as préféré obéir à un frère qui t'a toujours méprisé plutôt que de secourir la mère de tes enfants. Et à mon retour, qu'ai-je fait ? Rien ! Je ne t'ai pas retiré tes droits d'époux, moi ! Je suis bien stupide, faut croire ! » rétorqua Fran sèchement.

Je te conseille de faire attention, dit-il, sur un ton d'avertissement, les flammes s'agitant un peu devant la porte ainsi que dans l'âtre de la cheminée.

Il demeurait relativement calme, envers et contre tout. Il en faudrait davantage pour parvenir à émouvoir Stannis Lannister. Cela dit, Fran avait touché un point sensible. Le leader des Initiés s'efforçait de demeurer inflexible, au sommet de son mur, voilà tout. Ce n'était pas faute d'avoir éprouvé de la culpabilité à ce sujet, mais désormais, comment pourrait-il regretter sa lâcheté ou sa distance, alors qu'il savait qu'elle l'avait trahi, à plusieurs reprises ?
Zexion ne supportait et ne pardonnait point la trahison, et l'ancienne hôte du Phénix le payait cher.
Fran ne manqua pas de l'insulter ou de se montrer ironique à l'égard de sa sœur mais Stannis préféra ni plus ni moins l'ignorer. Il avait après tout plusieurs points à évoquer, et il ne comptait pas leur consacrer toute la journée. Même s'il porta son attention sur Floria, il n'oublia pas que Fran n'avait pas encore répondu ; et il comptait bien obtenir ce qu'il souhaitait. Mais une fois encore, la situation ne se déroula pas comme il l'avait escompté. En effet, Ao prit la défense de sa nièce ; passant du rang d'être insipide, à celui d'être nuisible.

« Crois-tu pouvoir effacer des siècles d’histoire avec Davos simplement parce que tu l’auras décidé ? Tu es resté un enfant bien capricieux ! Floria n’est ta fille que par le sang. Cela ne te donne de droits sur elle que si elle t’en accorde ! Et je ne te laisserai pas gâcher sa vie pour ta stupide lignée. Elle ne deviendra pas une vulgaire reproductrice que tu pourras marier comme tu l’entends. Plutôt crever que de te laisser faire ça ! »

Tu n'es encore liée à cette famille que par le plus grand des hasards, alors, mêle-toi de ce qui te regarde, rétorqua-t-il, avec un dédain non dissimulé.

Il fallait croire que les femelles du rang Lannister s'étaient entendues pour toutes se tourner contre lui, à la fois. Était-ce pour cela que Davos n'était pas venu, préférant sans doute se cacher chez lui, la queue entre les jambes ? Stannis parvenait encore à rester fermé mais tout ce cirque commençait à avoir raison de sa patience précaire.

« Davos a eu des torts. Ce qui ne donne à aucun de vous deux, de droits sur moi, surtout vu les exemples que vous êtes parfois. » enchaîna Tosca.

Stannis eut l'air passablement ironique. Il ne voyait vraiment pas pourquoi Davos – qui avait autant de torts que lui, si ce n'était plus – était moins attaqué. Comme quoi, les absents n'avaient pas toujours tort.

« Je ne suis pas la seule à avoir souillé le nom de Lannister. Vous-mêmes, avec vos querelles et reproches, le faites déjà. Vous n'avez pas besoin de moi pour dissoudre une famille, vous vous acharnez si bien à le faire. Que j'ai des enfants ou non n'y changera rien. Vous vous détruisez, et consciemment. Qui pourrait alors supporter d'être de votre côté, surtout une fille qui ne vous intéresse que pour une lignée et qui vous est complètement inutile sinon ? »

Cette fois-ci, Stannis parut passablement perplexe. Il ne soupçonnait pas Floria d'être douée d'une telle répartie, de même qu'il n'imaginait pas à quel point elle le mésestimait. Les Lannister étaient-ils tous condamnés à être honnis de tous ? Zexion aurait-il fait fausse route à ce point ? Sa dernière descendante elle-même n'avait aucune envie de devenir légitime. Le leader des Initiés commençait à être déstabilisé même s'il n'en montrait rien, conservant un noir regard.

« Je ne suis pas dupe, Stannis. Tu aurais préféré n'importe qui, sauf moi, et tu regrettes sans doute ce que tu sais. Et tu as tort de me sous-estimer, après tout ce qui est arrivé. » conclut-elle.

Zexion aurait pu répliquer qu'elle avait raison : qu'elle était son dernier choix... Mais ça aurait été faux, et dit sous le coup de la colère du moins. Mais était-il du genre à ramper pour assurer aux autres qu'il avait besoin d'eux ? Certainement pas. Stannis était tenté de l'exiler, elle aussi, lorsque Fran se fit encore remarquer.
Il se tourna vers elle, constatant qu'elle venait de tomber à genoux. Il fronça brusquement les sourcils en voyant quelle apparence elle gagnait. Tout ceci était de mauvais augure. Stannis s'approcha discrètement de l'épée qui était posée au dessus de la cheminée.

« Quelle touchante réunion de famille. Le papa constipé, la fi-fille rebelle et la sœur frigide. » reprit Fran, sur un ton à glacer le sang.

L'appréhension de Stannis ne l'avait pas trompé. Jamais Fran ne s'exprimerait de cette façon, en temps normal, aussi furieuse pouvait-elle être. Il y avait un intrus parmi eux, même si sa présence n'était que psychique. Et la situation promettait d'être des plus alarmantes. Sans attendre, Zexion s'empara de l'épée, dont la lame devenait déjà quelque peu écarlate.

« Le terme est là, Stannis. A l'heure où nous parlons, mes hommes ont déjà cerné le bâtiment. Ils vont attaquer, mettre en charpie ton armée de fanatiques et détruire cette église. C'est fini. »

Zexion avait beau s'attendre à une nouvelle de ce genre, il n'en demeura pas moins un peu défait, et furieux. Il avait du mal à réaliser que les Ombres aient su profiter à ce point de cet instant de faiblesse. Et Ascheriit paraissait tellement confiant... Mais était-ce une raison pour laisser la peur l'abattre ? Jamais. Lannister se briserait plutôt que de plier.

« Tu peux encore en sauver quelques uns, mettre un terme à cette guerre. Rends-toi à moi, jure-moi fidélité et je te promets d'épargner... Hum... Tes hommes, ça risque d'être compliqué, mais disons ta fille ! Je suis sûr que Floria est d'accord. Je me trompe ? » ajouta le pantin d'Ascheriit, en sortant une arme tout aussi dangereuse.

Pour la première fois, une réelle étincelle d'inquiétude fissura le marbre éternel du visage de Stannis. Il n'arrivait toujours pas à croire que Fran fût encore à la merci de son ennemi juré, de même que l'attaque imprévue des Ombres le prenait de court. Ascheriit n'avait qu'à ordonner un seul geste, pour que Floria s'effondrât sur le sol, morte... Stannis ne pouvait le permettre. Car même si elle ne voulait pas de lui pour père, il avait une responsabilité envers elle. Et puis, jamais il ne laisserait un autre tomber à sa place. Mais comment faire ? S'il tentait d'éliminer tout de suite Ascheriit, afin de ne pas se rendre, tout en sauvant Floria ; ne risquait-il pas de tuer l'hôte, Fran ? Il avait beau ne plus l'aimer, il n'avait jamais réellement souhaité sa mort. Il n'en avait simplement pas la force. Un tel dilemme ne pouvait provoquer qu'une tempête sous un crâne, or, le temps pour réfléchir lui faisait cruellement défaut.
Déjà, des vibrations et des bruits étouffés leur parvenaient depuis l'extérieur. Bien entendu, Ascheriit n'avait pas menti...
La logique incitait Stannis à se rendre s'il souhait sauver à la fois son épouse et sa fille, mais une fois n'était pas coutume : il choisit de laisser le devoir prédominer sur les sentiments. Jamais il ne courberait l'échine face à son ennemi de toujours.

Tu refuses donc de te confronter à moi ? demanda-t-il. D'homme à homme, si tant est que tu en sois un, et outre le fait que tu utilises une femme comme bouclier ? Tu préfères donc me voir plier le genou, plutôt que de m'écraser toi-même ? Tu sais que ça n'arrivera pas. Laisse ces femmes en dehors de cela, dit-il, faisant référence à Floria et Ao. Si tu es si puissant que tu le prétends, tu ne devrais pas craindre de m'affronter, et ce même indirectement. Ainsi cette guerre touchera-t-elle à son terme, conclut-il, d'un ton sans réplique.

Les flammes avaient disparu devant la porte, afin de laisser une sortie éventuelle à Floria et Ao. Bien entendu, il ne se doutait pas qu'il s'évertuait à protéger deux traîtresses.

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"I think a lot. I notice everything. But I never said a word."




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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion Dim 07 Déc 2014, 17:33

In a coat of gold or a coat of red,
a lion still has claws

Bureau, salle de réunion.
Ft. Fran, La Tosca & Zexion

Un sourire mauvais se serait affiché sur ses babines si elle n'avait pas dû le réprimer rapidement, de crainte de n'être que trop vite démasquée. Pourtant, elle jubilait intérieurement à les voir ainsi de déchirer. Ils se chamaillaient comme des enfants. C'était tout à fait délectable à ses yeux. Combien de fois en avait-elle rêvé ? Elle ne tenait plus les comptes mais autant dire que cette scène lui était plaisante. Aussi n’ouvrit elle absolument pas le caquet pour se mettre entre eux, trop heureuse de pouvoir enfin y assister. Jusqu’à ce qu’on ne lui prête de nouveau attention pour lui lancer une pique. Une simple phrase et pourtant toutes traces de contractions zygomatiques disparurent en quelques fractions de secondes. Telle une fumée. Signe sans doute visible de la colère qui venait de s’embraser en son sein. Que venait-elle d’oser lui dire ? Qu’elle aurait mieux fait de lui laisser ? …Tout ça pour ça ?! C’était la seule pensée que la benjamine réussissait à former. Elle lui avait pris la première chose qu’elle n’avait jamais désirée pour elle-même et c’était tout ce qu’elle trouvait à lui dire maintenant ? Elle qui l’avait damnée toutes ses années, pétrifiant son cœur d’une colère vengeresse, elle osait réellement lui dire que cela n’avait servi en rien de surcroit ? Ao en restait comme deux ronds de flan. Trop atterrée pour pouvoir expulser cette rage grondante. Comment pouvait-elle lui faire cela ? En aucun cas elle ne semblait s’en vouloir de ce qu’elle avait pu lui faire, elle regrettait seulement d’être tombée sur un mauvais numéro. C’était trop pour elle, mais elle n’était cependant pas en capacité de réagir sur l’instant.

Ce qui changea du tout au tout quand l’objet millénaire de sa rage se prit pour le maitre de ces dames. Le mufle osait la ramener encore après ce que venait de lui dire Fran ? Autant dire qu’il avait mal choisi son moment. Vraiment mal. Et lui répliquer avec dédain, alors qu’elle lui tenait farouchement tête, n’était en rien pour arranger son cas. La colère noire de la mutante était telle qu’elle ne pouvait décemment la retenir quand le couple maudit s’amusait à fracasser les portes qui la renfermaient. La sous-estimaient-ils à ce point ?

Oh, ils n’auraient jamais dû.

L’épée ancienne perchée au-dessus de la cheminée lui faisait de l’œil depuis bien trop longtemps maintenant. Et quand bien même elle ne pouvait l’embraser, sa colère suffit à sa main pour en agripper la fusée et la déloger. Le mouvement fut circulaire et rapide. La lame fendit l’air dans un bruissement léger. Pour s’arrêter finalement à quelques millimètres du coup de Stannislas Kraven Lannister ; l’homme qui hantait depuis plus d’un millier d’années ses doux songes de vengeance. Les jointures des mains blanchies par la pression qu’elle exerçait sur la poignée, son visage exprimait à lui seul le combat intérieur qui faisait rage en elle. Ses traits si doux se voyaient déformés entre l’avide et la compassion. La raison pour laquelle elle le détestait était on ne peut plus simple : elle l’avait aimé. De tout son cœur, maintenant brisé. Pourtant, après un millénaire à penser seulement par pure vengeance, son hésitation était le reflet de ces sentiments blessés. Ses bras s’abaissèrent en même temps que l’épée. Pourquoi n’y arrivait-elle pas ? Pourquoi ne pouvait-elle pas si résoudre ? Parce qu’elle était faible contrairement aux apparences ? Peut-être. Surement même…mais elle ne pouvait pas accepter cette évidence. Elle avait tout donné pour cet instant, et elle ne comptait pas abandonner maintenant. Peut-être s’en mordrait-elle les doigts plus tard, mais elle regretterait plus encore de ne pas saisir l’instant. D’autant plus quand il se précipitait déjà pour la désarmer. Le fer fit chemin arrière et se redressa vers lui. Elle aurait souhaité qu’elle se fichât en son centre. Rapidement, chauffée et rougie. Ses épaules se seraient affaissées contre elle et, approchant ses lèvres de son oreille pour qu’il l’entende dans son dernier soupir, elle aurait murmuré : « L’idiote te salue. ». C’est du moins la fin qu’elle aurait souhaité mais la vérité était légèrement différente. La lame n’était pas remontée assez rapidement, ou peut-être avait-il réussi à lui échapper, mais c’est en son cœur à elle qu’elle traversa. Froide et dure. Comme il l’avait toujours été envers elle. Son champ de vision se teinta rapidement de noir et alors qu’elle pensait rendre son dernier souffle…

Liesel prit une grande inspiration. Comme lorsqu’on revient à soit après quelques minutes d’apnée. Rien de tout cela ne c’était passé. Plus maintenant du moins. Et si cela lui semblait tellement réel, c’était simplement que ces souvenirs appartenaient désormais à une réalité alternative. Sa tentative de meurtre avait échouée et quelqu’un avait décidé d’effacer cela. La seule qui en était capable n’était autre que Floria. Qui s’était décidée à les lui laisser en avertissement. Tournant rapidement le regard dans sa direction, la réponse n’en était que plus certaine. Il lui fallait prendre son mal en patience si elle ne souhaitait pas réduire à néant tous ses efforts. Pour du vent, et son sang. Néanmoins le choc était tel qu’Ao ne suivit plus la conversation dont les mots filaient à travers la pièce, plus acerbes les uns que les autres, jusqu’à ce que sa sœur se décide à leur faire son show. Comme pour tout, elle avait le sens du spectacle. Sa peau se teinta de carmin, ses yeux d’or. Sa langue fourchue. Et la colère qui s’était trouvée canalisée par l’échec, en fissura légèrement la cage de verre. Elle se crispa au qualificatif qui lui était attribué. Frigide. Avant de comprendre ce qu’il se tramait, bien qu’il ne lui plaise pas plus pour autant ; même pour garantir sa couverture. Elle ne pouvait cependant rien dire, et prenait sur elle, serrant quelque peu des poings. Sans plus bouger depuis quelques minutes. Contrairement à Stannis qui s’était emparé de l’épée qui avait été entre ses doigts, quelques instants auparavant lui semblait-il. Face à lui le Seigneur des Ténèbres se montrait radical. Soit le cerf courbait l’échine, soit son faon serait celle qui subirait les conséquences. Et pendant que le premier s’amusait à le provoquer, la tante de la dernière se décalait inconsciemment entre eux et Floria. La porte était laissée ouverte mais était-ce la solution ? Tout allait beaucoup trop vite et la Patronne n’avait guère de temps pour un plan.

Il lui fallait agir à l’instinct.

Les impératifs étaient les suivants. Floria devait s’en sortir. Liesel ne laisserait jamais à un autre l’honneur de retirer son dernier soupir à Stannis. Fran n’était pas une priorité, mais elle devait conserver sa couverture auprès des Ombres. Elle n’avait pas consenti à devenir sa chose, son Ombre, pour le laisser la percer à jour ce soir-là. Et elle ne disposait que de peu, alors se fut tête baissée qu’elle fonça avec la seule idée qui lui était venue. S’approchant de Stannis à ses risques et périls, la voleuse de dons fit glisser ses doigts sur sa peau et accapara son apparence, quand ses yeux tentaient d’intimer à son ennemi le plus grand de la suivre sur le coup. Il fallait qu’il l’imite, qu’ils se confondent pour qu’on ne puisse plus distinguer le vrai du faux. Le but de la manœuvre ? Leur donner plus d’options. Elle pourrait se rendre. Elle pourrait prendre. Elle pourrait induire en erreur et faire gagner du temps. C’était peu mais c’était toujours mieux. Et si elle ne savait pas réellement pourquoi elle faisait tout cela, elle s’en détestait davantage. Liesel tentait de se cacher derrière des ombres mais à quoi bon ? Elle espérait pourtant que ce sont ces obscurités qui seraient interprétées. Gardées. Après tout, ne pouvait-elle pas se targuer auprès du Seigneur des Ténèbres de tenter de gagner d’avantage la confiance du soi-disant Prophète pour le manipuler plus simplement derrière ? Ne pouvait-elle pas prétexter la protection de Floria ? D’autres y verrait un certain égoïsme, mais peu la vérité. Elle-même ne désirait pas la voir. Elle se contentait d’un « C’est la seule solution. » C’était tout ce qu’elle pouvait tolérer.


© Chieuze

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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion Lun 08 Déc 2014, 23:06

Les amants d'autrefois s'entredéchiraient. L'enfant perdue puis retrouvée reniait à présent ses origines. Et la sœur blessée subissait une cruelle désillusion. Car son aînée demeurait en dépit de tout parfaitement incapable de voir le mal qu'elle lui avait fait.

- Je te conseille de faire attention, prévint Zexion, lorsqu'il estima que son « épouse » dépassait les bornes.

La mise en garde n'émut guère la concernée. Il était trop tard pour les compromis. L'heure des règlements de comptes était venue. Et tout le monde ici l'avait compris. L'intervention de Liesel ne fut pas plus au goût de Stannis que le reste. Ce dernier ne voyait pas en quoi celle-ci avait son mot à dire.


- Tu n'es encore liée à cette famille que par le plus grand des hasards, alors, mêle-toi de ce qui te regarde, rabroua-t-il Ao, avec son tact habituel.

Mais à cet instant, Fran était déjà loin - perdue dans les méandres de son esprit - tandis qu'Ascheriit, l'ennemi de toujours des Initiés, prenait le dessus sur elle. Enfermant la volonté de Guiren dans un coin sombre de son esprit, Fran devint alors autre chose : une créature à l'image de son nouveau maître. Aussi alarmante fut-elle, la situation ne désarma pas pour autant Stannis Lannister. Bien qu'incapable de dissimuler l'inquiétude qui l'avait subitement gagné, le leader des Initiés était néanmoins prêt à faire face à son plus redoutable ennemi. Et pour ce faire, il s'empara de l'épée. De la seule épée capable de trancher définitivement la question. L'égarement d'Ao - autant que la version alternative de ce moment - échappa à la perception du Seigneur des Ténèbres. Pour être honnête, au travers des yeux de Fran, le leader des Ombres ne voyait plus qu'une seule chose : Zexion et le terme de leur affrontement.


- Tu oserais te servir de cette épée comme ta femme ? Minauda-t-il en grimaçant.

Pauvre, pauvre Fran ! Son mari tenait visiblement plus du goujat psychopathe que du tendre époux. Au-dessus de leurs têtes, le combat éclata.


- La guerre frappe à ta porte, Stannis. Quelle est ta réponse ?

Celle-ci ne tarda guère à venir.

- Tu refuses donc de te confronter à moi ? Se défendit donc Zexion. D'homme à homme, si tant est que tu en sois un, et outre le fait que tu utilises une femme comme bouclier ?

- La bave du corbeau n'atteint pas le noir serpent, commenta-t-il les dires de Lannister, avec un sourire narquois.

Les questions d'honneur n'avaient jamais tourmenté Ascheriit. Il n'allait certainement pas commencer aujourd'hui. L'honneur était une faiblesse qui poussait les hommes à se montrer déraisonnables. C'était ce même manque de discernement qui amenait en cet instant Zexion à le défier plutôt que de protéger ce qui restait des siens.


- Tu préfères donc me voir plier le genou, plutôt que de m'écraser toi-même ?

- Je suis partisan du moindre effort, je l'avoue, admit-il, ironisant une fois de plus le discours de son adversaire.

- Tu sais que ça n'arrivera pas. Trancha Zexion, avant d'ajouter : Laisse ces femmes en dehors de cela. Si tu es si puissant que tu le prétends, tu ne devrais pas craindre de m'affronter, et ce même indirectement. Ainsi cette guerre touchera-t-elle à son terme.

Alors qu'il prononçait ces mots, les flammes qui barraient la seule issue possible s'évanouirent. Ascheriit n'eut toutefois guère l’occasion de donner une réponse à son interlocuteur. Bondissant entre les deux ennemis, Ao prit le parti de... En fait, le leader des Ombres ne comprit pas vraiment ce qu'elle fit ou crut faire. Quoi qu'il en soit, Liesel usa de ses propres dons pour prendre l'apparence de Lannister et s'interposer entre eux. La langue de Fran claqua entre ses dents.

- Idiote, cracha-t-il. Oublies-tu à qui tu as affaire ? Je suis le Seigneur des Ténèbres ! Ces subterfuges sont inefficaces contre moi !

Et il en fit justement la démonstration en usant de son électrokinésie sur le double de Stannis. Sous cette forme, à travers son hôte, Ascheriit avait accès à une partie de ses pouvoirs. Ceux-ci étaient moins étendus naturellement, mais suffisamment développés pour qu'il puisse percevoir la présence psychique du véritable Zexion.

- Disparaissez, femmes ! Tempêta-t-il. Ou subissez le sort de ce misérable...

Et, sans se soucier davantage de la présence de Liesel et de Floria, il/elle attaqua. Levant la dague au-dessus de sa tête, celle-ci s'illumina tout-à-coup. La lumière, puissante, décapante même, aveugla l'assemblée à l'exception du porteur de l'arme. Fran se jeta alors en avant. Et la salle entière parut suivre le mouvement. Les objets volèrent dans la pièce, s'écrasant ici et là, souvent sur Stannis, parfois en direction des filles. La lourde table de réunion s'engagea également dans la bataille, se renversant d'elle-même sur le leader des Initiés. A ces assauts physiques se joignirent des rafales télékinétiques ainsi que divers effets de pyrokinésie et d'électrokinésie. La lumière de la dague toujours vive dans sa main, Fran se fraya un chemin dans le chaos ambiant, plus prête que jamais à mettre un terme à la longue vie de Stannis Lannister.
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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion Mar 09 Déc 2014, 21:26



Elle n'avait pas versé une larme.
Les démons ne pleurent pas.
-All you need is kill.


Me suis-je doutée de tout ce qui arrivait ? Je voulais toucher au cœur, voilà tout, au cœur de Stannis et Fran, ces parents qui n'en avaient jamais été, qui n'en seraient sans doute jamais. Alors que ma tante, elle, aurait dû être en sécurité, à des lieues d'ici. Mais je n'ai pas la patience de remonter le temps pour changer ce détail. L'instant est trop important, trop jouissif aussi, sans doute.

Du moins, il l'aurait été, si certaines choses impossibles à prévoir n'avaient pas changé brutalement la donne. La première se produisit sous mes yeux, si rapidement, que j'eus peine à le croire. Toute occupée que j'étais à surveiller et administrer mon venin à mes parents biologiques, j'avais négligé d'observer les réactions de Liesel. Je vis, avec un temps de retard, ces secondes décomposées dans le temps de l'action, qu'un bon soldat devait savoir diviser en fractions, et non compter en secondes, l'épée au-dessus de la cheminée atterrir entre les mains de Liesel, et son visage se tordre sous l'effet de la tempête sous le crâne contre laquelle elle s'était débattue depuis des années, cette même temps contre laquelle, moi-même, je ne luttais que depuis peu. D'à quel point on peut admirer et haïr la même personne qui va jusqu'à hanter votre vie, jusqu'à attendre l'heure juste, comme me l'a conseillé Axel. Les traits de ma tante ne sont plus ceux que j'ai connus, empreints de compassion et de tendresse, mais de haine, de blessure ; une faille dans les yeux, un viol de l'âme, et tout l'abandon d'une vie dans un but de destruction. J'ai à peine le temps de faire un pas, que déjà Zexion se précipite pour la désarmer, en vain. Pour tuer. Pour verser ce même sang qui était celui d'une famille. La mienne.

Le désarroi, la confusion des choses, ne me font pas voir clairement et totalement ce qui se passe, si Stannis est bel et bien lui aussi blessé mortellement par cette arme qui est la sienne ; je vois du sang qui se déverse abondamment, mais je suis incapable de déterminer s'il appartient à eux deux, ou seulement à ma tante. J'ai un étrange battement vide qui résonne dans ma poitrine, alors que je vois Fran s'effondrer à genoux, comme frappée au cœur elle aussi, et pas pour la même raison.

Cela est totalement incompréhensible et impossible, compte tenu de mon absence de cœur, mais peut-être est-ce l'ancienne Floria qui lutte, qui me force à me détourner de Fran et à regarder ma tante, et mon père, enlacés dans leur étreinte de mort, et deux larmes silencieuses coulent.

Et je ferme les yeux avec plus de concentration que jamais, je disparais de cet espace et de ce temps, pour revenir quelques instants auparavant. Il ne me suffit que de rouvrir les paupières pour voir Liesel encore vivante, et mon regard est directement plongé dans le sien, froid et dur, comme pour l'empêcher physiquement, par ce seul fait, de bouger, de tenter ce qu'elle a fait dans un autre passé. Mon regard ordonne Non. Et d'ailleurs, les souvenirs de ce qui vient de se passer, je les lui ai laissés ; ils sont dans sa tête. Si tu ne veux pas mourir, si tu veux réussir, n'agis pas maintenant.

Mais l'attention est vite détournée par la « nouvelle » chute de Fran, et sous nos yeux, elle se transforme radicalement. Le visage de Fran n'avait plus rien d'humain, ou si peu ; les traits devaient différents, s'élargissaient, et sa peau devient aussi rouge, ou presque, que les flammes de plus en plus brûlantes que Stannis méprise. Et ses yeux....ne sont plus les siens. Pas plus que le sourire, que je suis également loin d'atteindre, malgré l'absence de cœur dans ma poitrine. Pour sourire ainsi, il faut être un ennemi viscéral et millénaire, et vu la façon dont il parle à Stannis, je ne tarde pas à comprendre la situation. Que l'Eglise est entourée et que nous n'avons peut-être point de salut, que tout cela est fini, et que cette réunion s'est transformée en un piège dont Stannis, et Fran surtout, ne savaient rien. J'entends les mots venimeux sortir de la bouche de Fran, presque lointainement, cependant, j'ai toute ma conscience ; mon esprit réfléchit seulement à cent à l'heure, sans émotions pour m'handicaper ou me tétaniser de terreur, moi qui ne suis qu'une mutante sans pouvoir offensif.

« Je suis sûr que Floria est d'accord. Je me trompe ? »

Je fixe un regard dénué d'âme dans le sien, et je me demande ce qu'il, ou elle, pense ou devine de moi. Pourquoi moi ? Comme si j'étais d'une quelconque utilité. Oh, bien sûr, mon don est puissant, mais il n'appartient qu'à moi. Je ne réponds rien, me contentant de le fixer avec impassibilité. On peut dire que j'ai hérité ça de Stannis, maintenant que je n'ai plus d'émotions qui troublent ce que je veux vraiment.

Il y a longtemps, très longtemps, dans une autre vie, une autre Floria a tout gâché et mené à sa perte celui qu'elle aimait, en faisant passer sa passion avant son devoir. Ce choix est désormais impossible physiquement, quand bien même mes mots ont dû faire s'effondrer Zexion. Je suis sa fille par le sang, après tout. D'aucuns me qualifieraient de folle, mais ne l'ai-je pas toujours été, après tout, d'être sans cesse coupée en deux ?

« Tu refuses de te confronter à moi ? D'homme à homme, si tant est que tu en sois un, et outre le fait que tu utilises une femme comme bouclier ? Tu préfères donc me voir plier le genou, plutôt que de m'écraser toi-même ? Tu sais que ça n'arrivera pas. Laisse ces femmes en-dehors de tout cela. Si tu es si puissant que tu le prétends, tu ne devrais pas craindre de m'affronter, et ce même indirectement. Ainsi cette guerre touchera-t-elle à son terme. »

Je vois les flammes disparaître, près de la porte, laissant le champ libre à celle qui est de l'autre côté et dont j'ignore la présence. Ainsi, il veut nous protéger, nous, les deux traîtresses, au point d'aller également jusqu'à tuer sa femme ? Mais cette histoire de possession...Je repense à tout ce qu'avait expliqué Fran, les fragments d'âme, et je comprends. Je comprends. Je comprends ce qu'elle disait, que le Seigneur des Ténèbres ne mourrait, que si les fragments d'âme sont détruits, jusqu'au dernier. C'est donc ça, le devoir avant la passion.

Je comprends que la situation n'est pas encore aussi irrémédiable que le prétend Ascheriit, du moins pas tant que Zexion est vivant, et que celui-ci est aussi déterminé à en découdre. J'ai déjà évité le pire une fois ; il ne reste qu'à recommencer. Mais cette fois, je ne dois plus voir les secondes comme les secondes ; tout doit être décomposé et je dois tout voir différemment. Je vois Liesel se décaler devant moi, comme pour me protéger, tout comme je venais de la protéger un instant plus tôt. Bien sûr, elle pensait en instinct de protection, et je pensais que je lui devais beaucoup ; même sans sentiments dans ma poitrine, je ne la laisserai pas se faire tuer. Et elle a ses propres objectifs, auxquels elle s'accroche malgré mon avertissement. Elle se glisse jusqu'à Stannis, et par je ne sais quel don qu'elle possède, que je n'ai jamais trop compris, devient alors un double de Zexion. Même moi, sur la seconde, je ne peux faire la différence, avant de les regarder à tour de rôle et de me poser la simple question : Est-ce lui ? Est-ce elle ? La vérité historique ne ment pas. Je peux identifier lequel et lequel, si tant que le Seigneur des Ténèbres, lui, se laisse abuser. Je suppose que Liesel ne cherche qu'à gagner du temps ; le temps. C'est tout ce dont on a besoin. C'est tout ce que je peux fournir. Seul Zexion a l'arme la plus utile dans cette pièce contre l'ennemi.

Et Ascheriit, lui, ne se montre guère plus impitoyable dans ses répliques, répondant avec l'aisance de celui qui croit avoir déjà gagné. Qu'il continue à le croire. Ceux sans doute, sont ceux qui perdent, et j'en fais également partie à cet instant, même si je sens les battements vides d'un cœur inexistant me harceler désormais. Il/elle cracha sa haine envers Liesel quand elle se transforma, prenant un aspect identique à Stannis, et pas qu'avec des mots, puisqu'il usa directement d'un des pouvoirs de Fran sur Liesel, pour l'éloigner.

« Disparaissez, femmes ! Ou subissez le sort de ce misérable... »

«Nous sommes une famille,» pensai-je, ou plutôt, ce fut un vague écho dans ma tête qui résonna et dépassa mes lèvres. Mais je n'eus pas le temps de plus. Un éclair aveuglant se détache de la dague – aussi puissante que l'épée de Stannis, aussi mortelle pour nous autres, mutants à la longue vie – me forçant à fermer les yeux, et quand je les rouvris, c'est comme si une tempête avait commencé à se déclencher dans la pièce. J'évitai un premier objet qui volait dans ma direction, alors que la table de réunion des Initiés se renversait sur Stannis, et que les pouvoirs de Fran se déchaînaient. Feu, électricité, rafales, trop de choses que je ne pouvais pas comprendre, dont j'ignorais toutes les capacités chez elle, doublées à la puissance du Seigneur des Ténèbres. Et dont j'étais heurtée, physiquement, me prenant quelques objets ou décharges douloureuses au passage, me laissant à terre. Stannis, Liesel, et un instinct de survie, auraient voulu que je m'enfuie, comme la porte sans flamme le suggérait ; mais au milieu d'un tel chaos ?...

Une seconde fois, je ferme les yeux, et ma silhouette vacille jusqu'à disparaître de cet instant, revenant à ces quelques secondes en arrière pendant lesquelles tout avait basculé. Et j'entends de nouveau le mêmes mots, presque au moment où les flammes disparaissent.

« Je suis partisan du moindre effort, je l'avoue. »

Sauf que cette fois, je regarde Liesel, je regarde Stannis, et ils ont en eux aussi, la mémoire de tout ce qui va arriver dans quelques secondes, que j'ai choisi de leur laisser. Ce n'est qu'un court répit, qu'une courte avance sur ce que l'ennemi va faire, mais c'est tout ce que je peux faire. Leur permettre d'anticiper ce qui va arriver dans les secondes à venir. C'est tout ce que je peux offrir.

Je tire le poignard que j'ai laissé dans ma botte, le visage impassible ; ne suis-je pas invincible, et honnêtement, Ascheriit croit-il vraiment qu'il va laisser l'héritière des Lannister s'enfuir comme si de rien n'était ?

« Tu sais que ça n'arrivera pas. Laisse ces femmes en dehors de cela. Si tu es si puissant que tu le prétends, tu ne devrais pas craindre de m'affronter, et ce même directement. Ainsi cette guerre touchera-t-elle à son terme. »

Il n'y a pas le temps pour les parlottes, pas alors qu'ils savent ce qui va se passer, et je me précipite, aussi vite que possible, pour planter ce foutu poignard dans le dos de Fran, là où il y aurait le cœur, tout en sachant que ce n'est que question de gagner du temps avant qu'Ascheriit n'utilise cette enveloppe et ses pouvoirs, ne sachant même plus si ma mère est là, quelque part, sachant qu'un misérable poignard ne peut rien contre une Externelle, à moins de lui trancher la tête. Seul Stannis peut le vaincre, n'est-ce pas ?

Et si j'ai un bref regard vers Stannis, comme pour lui dire d'agir, alors que Liesel est sans doute en train d'emprunter son apparence, ou en a l'attention, je sens une troisième larme glisser silencieusement sur ma joue.

Et c'est tout ce que je peux faire.


_________________

   
This is the end.

Tonight the music seems so loud. I'm never gonna dance again, guilty feet have got no rhythm.
And waste a chance that I've been given, so I'm never gonna dance again

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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion Jeu 08 Jan 2015, 19:05

Dernier tour
« Je vais brûler des nuits entières, au matin, je te haïrai...
Et puis un soir, dans mon miroir, je verrai bien la fin du chemin. »

Si on avait dit à Stannis que la haine de Ao était animée, en premier lieu, par une histoire de jalousie amoureuse, il n'y aurait pas cru. Les enjeux actuels étaient si graves et si importants qu'il avait du mal à croire que quelqu'un pût juger que la situation était favorable, voire comique. C'était pourtant le cas de bien des Ombres présents. Malgré le regard étincelant de Ao, Stannis continuait à la sous-estimer. Il ne parvenait pas à la voir comme une menace. Cela était bien le signe qu'il ne se souvenait pas de ce qu'il venait de se passer. Le pire était arrivé, et heureusement, Tosca était parvenue à faire en sorte que le temps s'inverse et qu'ils n'en gardent point souvenir.
Ao était tout de même parvenue à s'emparer de l'épée dévastatrice avant de l'en menacer. Zexion n'avait rien vu venir et il la regardait, démente à force d’être assoiffée de vengeance. Voilà donc comment cela devait finir... Il était trahi, menacé par une femme... Il récoltait ce qu'il avait semé il y a des siècles. A force de se focaliser sur un ennemi plus grand, il avait méprisé celui qu'il croyait inférieur... Il n'aurait plus l'occasion de commettre ce genre d'erreurs... Au seuil de la mort, Stannis pouvait-il être accablé par le regret ? Tout cela se passait si vite... Il observait Ao, n'espérant même pas que les autres interviennent. Il n'était pas surpris par le geste de cette femme, car elle avait été blessée et humiliée comme il l'avait été lui-même par sa famille. Mais Stannis avait sous-estimé les passions du cœur, particulièrement dangereuses lorsqu'elles devenaient négatives. Il ne savait que dire, il resta silencieux. Aurait-elle seulement le courage de frapper ? Aussi fou que cela puisse sembler, Zexion lui lança presque un regard de défi. Mais elle ne faisait que perdre un temps précieux, qui fut un avantage pour Lannister. Il n'était pas juste ou idiot au point d'accepter docilement ce châtiment, même s'il était mérité. Il avait encore trop à accomplir. Il ne fallut qu'un instant à Stannis pour prendre le dessus, non pas par gaieté de cœur, mais parce que la nécessité s'était présentée. Alors que du sang, celui de sa belle-sœur, peut-être joint au sien, s'écoulait sur le sol froid, Tosca revenait en arrière.
Dans cette réalité, c'était Zexion qui était armé.
Il n'imaginait pas une seconde que Ao serait prête à le tuer, puisqu'il était focalisé sur celle qui avait été sa femme. L'apparence de Fran était altérée et par dessus tout, son âme. Le Seigneur des Ténèbres en avait pris le contrôle. L'amour avait beau ne plus être au beau fixe, Zexion avait du mal à supporter cet affront. Il était concentré sur son ennemi juré lorsque Ao s'élança vers lui. Stannis en fut surpris et l'étonnement redoubla lorsqu'il se rendit compte qu'elle avait pris son apparence. Il savait que Ao changeait régulièrement de capacités, mais jamais il n'aurait imaginé une telle chose. Il n'appréciait guère ce genre de ruses, qui pouvaient le faire passer pour un lâche et la mettre en danger, mais il ne devait pas cracher sur ce qu'elle lui proposait. L'ennemi était trop puissant. Il accepta donc de se prêter au jeu, même s'il se doutait bien qu'Ascheriit finirait par le démasquer. L'arme le démarquait, malgré les mouvements effectués, et puis, ils n'avaient pas le même esprit. Agréablement surpris par la manœuvre de Ao, Stannis louchait cependant parfois vers la sortie. Il préférerait voir Ao et sa nièce s'en aller, sauver leur vie, tant qu'il en était encore temps.
D'ailleurs, de la poussière ressemblant à du sable venait de former le mot « assiégés » devant la porte. Zexion se doutait que les Ombres ne faisaient jamais les choses à moitié mais il perdit le peu de couleurs qui lui restaient.
Il observa une fois encore la créature écarlate avec une haine inégalable. Ce qu'il pouvait haïr les Ombres... Il n'avait pas pris la peine de réagir aux remarques méprisantes et méprisables de son adversaire. Il refusait de lui accorder un duel digne de ce nom. Il préférait continuer à le rabrouer. Cet être ne méritait pas une once de respect et Stannis s'en souviendrait lorsqu'il aurait enfin l'occasion de l'achever. Espérait-il véritablement que Zexion plierait l'échine comme si de rien n'était ? Il avait beau insister, Lannister demeurait inflexible. Il n'avait pas besoin de parler pour exprimer son entêtement : il lutterait jusqu'à la fin. Comme il aurait dû s'y attendre, Ascheriit ne fut pas dupé par son double. Cette intervention eut au moins le mérite de le mettre en colère.

« Idiote. Oublies-tu à qui tu as affaire ? Je suis le Seigneur des Ténèbres ! Ces subterfuges sont inefficaces contre moi ! »

Stannis le trouvait de plus en plus méprisable, à croire que son dédain ne connaissait aucune limite. Le leader des Ombres était bien aveuglé et imbu de lui-même. Malheureusement, il n'était pas dénué de talents non plus. Il parvint à expulser l'imposteur plus loin, et Zexion se retrouvait de nouveau seul face à son adversaire. Ascheriit invita les deux femmes à déserter les lieux. Stannis aurait voulu profiter de la diversion de Ao pour attaquer mais alors qu'il levait doucement le poignet, une lumière éclatante l'aveugla.
Ce n'était pas tout. Les objets de la salle commencèrent à léviter et à se jeter sur eux. La salle subissait un tel bouleversement qu'on aurait pu penser qu'il s'agissait d'un tremblement de terre. Zexion se protégeait d'un bras, tâchant de ne pas perdre l'épée de son autre main. Ses sens étaient assommés par l'ensemble des éléments qui dansaient, en colère, autour d'eux. Alors qu'il se concentrait pour tenter de réduire la lumière, par l'intermédiaire de ses pouvoirs, il reçut la table des Initiés, en pleine face. Stannis fut projeté contre le mur, meurtri par le bois solide. Un fil de sang s'écoulait le long de sa tempe. Il ne serait pas étonné de s'être cassé quelque chose. Malgré tout, la table avait le mérite de le protéger des autres attaques. Des rafales télékinésiques continuaient malgré tout à lui fouetter la peau. Stannis crispa la mâchoire, tentant de se libérer, car l'ennemi approchait, prêt à en finir pour de bon. La dague qu'il détenait était terriblement destructrice. Mais Stannis aussi était armé... Il pouvait réduire cette table en charpie. Il pouvait s'élancer sur Ascheriit. Il pouvait le tuer... Tuer sa femme par la même occasion... Mais en aurait-il seulement le courage et le temps ? Stannis eut pour la première fois un regard désarmé et désespéré, que les autres ne pouvaient pas voir. Peut-être que tout était réellement perdu, désormais.
Mais une fois de plus, le temps s'inversa.
Et il s'en aperçut, cette fois-ci. Lorsqu'il retrouva ses esprits, il était debout et en bonne santé. Ascheriit n'avait pas encore lancé son attaque dévastatrice. Stannis lança un regard à Floria, une fois de plus agréablement surpris. Il avait une dette singulière envers Ao et Tosca, ces deux femmes qu'il avait si durement traitées. Il ne savait pas exactement à quel moment ils étaient revenus... Il n'avait guère le temps de vérifier où Ao en était. Son regard était attiré par Ascheriit, comme un aimant, ou plutôt, par sa fille, qui venait de s'élancer derrière l'ennemi.
Un couteau fut planté dans le dos de Fran, entre les deux omoplates. Au niveau du cœur. Stannis croisa le regard de Floria, un bref instant, mais c'était assez pour comprendre enfin tout ce qu'elle ressentait et tout ce qu'elle attendait de lui. Ainsi, il devait en finir... Éliminer Fran, qu'il avait fini par détester, simplement parce qu'il l'aimait encore...
Cela ne suffirait même pas à neutraliser totalement Ascheriit, puisqu'il existait d'autres fragments. Le regard de Stannis se brisa mais lui ne pleurerait pas. Il s'avança vers Fran qui crachait le sang, en relevant son épée. La tempête qu'il avait dans la tête menaçait de lui briser le crâne. Il avait l'impression de vivre un cauchemar, sans espoir de réveil. Mais il était trop tard pour reculer, trop tard pour hésiter ou pour faire preuve de pitié. Le regard de Lannister redevint dur et il leva tout à fait l'épée au dessus de lui avant de la plonger verticalement dans le corps de son épouse, à partir de la clavicule.
L'épée était profondément plongée dans ce corps désormais mortel. Stannis percevait les choses sans réellement les voir ou les entendre. Si Ascheriit souhaitait finir de le briser, il y était parvenu. Le corps tremblant de Fran tomba à genoux, mais elle était toujours vivace. Il ignorait ce qu'il redoutait le plus : que Fran reprît ses esprits et souffrît milles tourments, ou que Ascheriit fût encore là et attaquât de nouveau, envers et contre tout. Aussi, il se mit au niveau de son adversaire et il saisit sa gorge de ses deux mains, avant d'y exercer une légère pression. Il lui fallait faire lâcher la dague à son adversaire. Et quelque part, peut-être voulait-il simplement rester lié à Fran. Son regard restait plongé dans le sien, qu'il connaissait par cœur, malgré les changements opérés. Stannis n'avait plus rien du masque impassible qu'il avait l'habitude d'endosser. Ses traits étaient crispés, des veines se dessinaient sur ses tempes. Son regard, surtout, était terriblement expressif. Zexion avait accompli nombre de choses qu'ils ne se pardonnerait jamais, mais cette fois, c'était trop. Il avait une fois de plus fait passer le devoir avant la passion, mais au prix de son humanité. Cette fois, il avait prouvé qu'il n'était qu'un colosse dressé sur des pieds d'argile, et qu'il ne pourrait sans doute pas se relever. Il ne pleurait toujours pas, mais il avait nettement le cœur au bord des yeux. Comme cela avait été prédit depuis longtemps, le fer n'avait pas voulu se plier, mais il s'était cassé.


La vie quittait Fran. Cette perte, ainsi que l'épée qui nécessitait beaucoup d'énergie, avaient lourdement affaibli Zexion, lequel n'avait plus foncièrement la force de se relever. Ce n'est que lorsque Fran poussa son dernier soupir que la vie sembla revenir en Stannis. Il s'en serait volontiers passé, car elle n'était que culpabilité, blessure et désolation. Il serra un instant le corps inanimé contre lui, avant d'en extraire la lame. Il n'avait malheureusement pas le temps de commencer un deuil. Rien n'indiquait que l'esprit d'Ascheriit avait abandonné,. Qu'est-ce qui l'empêchait de prendre désormais le contrôle d'une des filles, ou de Stannis en personne ? Stannis ne se doutait pas que Benedict était sur le point de trahir son maître. D'autre part, les Ombres avaient assiégé l'église, et ils ne devaient apparemment espérer plus aucun secours.
Stannis se dirigea tant bien que mal vers la cheminée. Le feu qui y dansait depuis toujours y mourut doucement. Les pierres du fond de l'âtre bougèrent, s'écartèrent, se disposèrent différemment, afin de créer un passage étroit. Il s'agissait d'un passage secret, qui ne servait qu'en dernier recours ; autant dire que c'était la première fois que Zexion l'ouvrait. Un escalier en colimaçon précaire menait à la surface, à l'arrière de l'église.

Je ne quitterai pas le navire, mais vous, fuyez, ordonna-t-il à Floria et Ao, le regard dans le vide.

Lannister tournait le dos au passage fraîchement ouvert. Il fut assommé par la personne qui venait de s'infiltrer dans la pièce, par l'intermédiaire du passage secret. Qui était-il pour connaître un tel secret, et pour savoir précisément quand arriver ? De quel fou s'agissait-il pour oser s'aventurer dans ces lieux, à un instant aussi chaotique ? Stannis, déjà à bout de forces, tomba sur le sol, inconscient.

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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion Dim 11 Jan 2015, 20:10



Bien que mon pouvoir ait souvent été considéré par Zexion, comme un pouvoir de lâche, à cet instant, inutile de nier que cela lui était bien utile. Il y avait eu simplement des choses, malgré moi, malgré ma volonté que je croyais dure comme fer, que l'ancienne Tosca n'avait su accepter. A moins que malgré tout, je ne souhaite en finir moi-même avec Stannis, personnellement ?...Le temps n'était pas encore venu, quoique l'occasion fût idéale. Mais Ascheriit est un autre problème, de taille bien plus importante, et entre lui et Stannis, honnêtement, il n'y avait pas de décision difficile à prendre sur l'instant. Je n'avais nullement envie de revoir un régime totalitaire régner pendant des années. Ni de perdre mon indépendance nouvellement acquise, ni d'être prise en chasse par les Ombres, par le sang qui coule dans mes veines.

Je ne dirai pas l'effort qu'avait signifié pour moi de planter ce couteau par-derrière, au niveau du cœur de Fran. Peut-être encore une technique de lâche, mais j'ai agi de la seule façon qui me semble juste et possible, pour que l'on puisse s'en sortir. Encore que le sable ayant dessiné en l'air le terme assiégés ne laisse peut-être aucun espoir...les Ombres détruisent l'Église, au vu des bruits qui nous parviennent, et je ne doute pas du nombre de morts. Cela ne me fait ni chaud ni froid, mais je ne passerai pas des Initiés aux Ombres, et même si je déteste Fran d'une certaine manière, il y a aussi une part en moi qui refuse de la voir souillée à ce point, écarlate comme elle est, monstrueuse, à l'image d'Ascheriit, et pourtant je n'ai pas de cœur. C'est peut-être juste notre ressemblance physique, ce même sang...

Je suis matricide à cet instant, et je n'ose imaginer la tempête qui se déclenche dans le crâne de mon père, alors qu'il finissait ce qu'il avait à faire. J'avais reculé de deux pas, mais pas assez pour ne pas voir, que là où moi j'avais pleuré, une fois pour chaque personne dans cette pièce, lui, son regard se brisait. Je l'avais rarement vu autrement qu'impassible, mais là, c'est comme si c'était son âme qui s'exprimait purement à travers ses yeux, comme l'essence de cette humanité qu'il dissimule si soigneusement. Et je me souviens moi-même de la folie éprouvée autrefois en comprenant que j'avais mené à la mort celui que j'aimais. Et si cela avait été dans mon cœur, j'aurais fait preuve de compassion, mais je ne fais que comprendre, et me dire que cette torture et cette souffrance, sont le commencement de la fin pour lui. Comme je l'ai souhaité, comme Liesel le souhaite également.

Fran tombe à genoux, mais Stannis finit par entourer sa gorge de ses deux mains, dans un instant qui me paraît presque doté de l'étincelle d'éternité. C'est une chose que d'être brisé mentalement, c'est une autre de voir cette brisure apparaître dans les yeux de cette personne, sans qu'aucun sanglot ne sorte de ces fenêtres de l'âme. Je recule de nouveau, le laissant en ce seul instant, avec la dernière parcelle de vie qui reste de Fran.

Il y a une sorte d'ébranlement, d'enterrement dans ma tête, quand je me dis que cela est la fin pour elle, que bien qu'elle fasse partie de ma liste, c'est la véritable fin et que plus jamais je ne la reverrai. Comme s'il y avait cette chose appelée âme qui se réveillait malgré tout en moi devant ce spectacle infernal. A croire que les pouvoirs d'Axel ont des limites.

« Père... »

Je murmure, mais nous sommes tous les deux coupables envers cette femme qui nous a fait autant de mal, que de bien. Mais c'est la vraie Floria qui murmure cela doucement, avant que je ne reprenne le contrôle. Car Zexion serre encore un instant le corps de sa femme contre lui, puis se relève.

Et les flammes dans le foyer meurent, comme si la volonté de Zexion était bel et bien éteinte, par cet acte terrible. Par ce sacrifice.

Sacrifice...

Une ouverture s'ouvre dans la cheminée, mais j'y prends au début à peine garde.

« Je ne quitterai pas le navire, mais vous, fuyez. »

C'est un ordre, mais sans qu'il nous regarde dans les yeux. Le fer s'est brisé. Je doute que notre fuite lui soit égale ou non, mais il agit comme Davos l'aurait fait dans pareille situation. Un Davos qui, non loin de là, est en bien mauvaise posture et arrivera trop tard, de toute façon. Je saisis la main d'Ao avec vigueur, ne lui laissant pas le choix. En arrière, il n'y a que les batailles et la mort qui nous attendant, et Stannis attend sans doute la mort, aussi, après celle de sa femme.

Si cela n'arrive pas, nous le retrouverons, de toute façon.

Mais j'ai à peine le temps de faire un pas vers l'issue de secours, qu'un homme – je peux le juger à sa stature – arrive derrière Stannis et l'assomme brutalement. Je fais un pas en avant, instinctivement, cherchant une arme dans la pièce, mais l'inconnu – car il est encagoulé et il est impossible de le reconnaître - fait un geste pour m'arrêter.

« Prenez le passage, »
fit-il, en joignant le geste à la parole.

Je l'observe un instant, car ce ton ne m'est pas étranger, mais sur l'instant, je suis incapable de me rappeler d'où cela sort. Les bruits de bataille à côté ne cessent de résonner, et l'individu a un geste plus pressant encore. Je jette un regard à Stannis inanimé, mais n'ai-je pas participé à tout cela, tout comme Ao ? Avec Declan et Axel ? Je sers la main de Liesel et nous empruntons le passage, nous retrouvant à l'arrière de l'Église, loin de la bataille se passant à l'entrée. Bataille que je ne tiens pas à voir. C'est fini. Quoiqu'il se passe maintenant, il y a une cassure dans les Initiés, qui ne se réparera pas, et d'autres temps commencent.

Je fuis rapidement les lieux, avec ma tante, et sans un regard jeté en arrière. Il y aura un avant, et un après, désormais. Une déchirure.


« Les sacrifices sont nécessaires. Sinon, il n’y ni changement, ni rédemption. La valeur du sacrifice ne dépend pas de la croyance en la plus ou moins grande rédemption de celui qu’on sacrifie ou qui se sacrifie à lui-même. Le sacrifice est un fait. Les hommes exigent des sacrifices car c’est leur seul espoir de rencontrer Dieu à nouveau. »



_________________

   
This is the end.

Tonight the music seems so loud. I'm never gonna dance again, guilty feet have got no rhythm.
And waste a chance that I've been given, so I'm never gonna dance again

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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion Lun 12 Jan 2015, 17:49

In a coat of gold or a coat of red,
a lion still has claws

Bureau, salle de réunion.
Ft. Fran, La Tosca & Zexion

Peu importes les faits. Ils pouvaient toujours être manipulés à son avantage. Car en passant à l’action, Liesel pouvait bien expliquer son geste comme elle le voulait, dépendamment de la personne qui lui demanderait de le justifier. Elle pourrait ainsi faire croire au Seigneur des Ténèbres qu’elle n’avait agi que dans son intérêt, en lui affirmant qu’ainsi Stannis s’était senti soutenu, et qu’ainsi il lui aurait été possible de trahir bien plus aisément ce dernier. Cette version se tenait par un simple fait : la haine et l’envie de vengeance de cette mutante n’était pas un mystère pour le Sans-Nez. Elles l’étaient cependant pour son ancien fiancé, cependant, aussi les réactions de l’Externelle ne pouvaient lui apparaître que comme extrêmement pures. La vérité, elle, appartenait à elle seule. Le mensonge, à qui voudrait bien le croire. Et il était assuré qu’un idiot à l’égo si prononcé que celui du Seigneur des Ténèbres pourrait gober tout cela sans problème, car elle savait se montrer… persuasive également. Néanmoins, le temps des explications n’étaient pas encore venu, et debout face à son double, elle devrait payer l’affront. Qu’ils l’aient comprise justement ou non. Car s’il ne pouvait lire à travers ses pensées, ni même tenter de la contrôler, il pouvait la toucher autrement. C’est ainsi qu’elle se retrouva propulsée à quelques mètres de celui qu’elle tentait de refléter. Et qui l’avait tout autant surprise en acceptant son aide. Tasée, étourdie, endolorie par le coin de bureau qu’elle venait de se recevoir dans les reins, elle mit quelques minutes pour reprendre entièrement ses esprits. Sur une lumière prodigieuse. Le mobilier, alors, se mit à valser dans la salle et, protégeant son visage de ses bras, elle se mit à activement chercher sa nièce des yeux…

Quand tout s’inversa. Encore une fois.

La voilà debout, sans avoir encore fait le moindre pas vers le Chef des Initiés, bien que tous ses muscles fussent tendus dans cette direction. Prenant le temps de juger les informations qu’on lui avait laissé à porter de souvenirs, elle se décida à retenter le coup malgré tout. C’était sans compter sur la rapidité de celle-ci, et de son initiative. L’une de celles qu’Ao ne l’aurait jamais vu emprunter. Pas, en tous les cas, la Floria qu’elle connaissait. Pourtant, il ne s’agissait pas là d’un moment de réflexion. Ses yeux l’observèrent longuement, remontant doucement. Les informations ne parvenaient que comme altérées. Sur ces mains blanches coulait chaudement un sang carmin. Entre ces doigts un poignard. Au bout de cette lame, sa mère. Sa sœur. La Tosca avait poignardé sa génitrice sans l’ombre d’une hésitation. Le sang glacé, la mâchoire crispée, Liesel se figea net dans sa course. Ses yeux en deuil s’abattirent sur celui qui tenait sa Destinée entre ses mains. Ce qu’elle perçut dans ce regard l’ébranla. C’était une brisure. Un fracas si grand qu’il lui fendait l’âme. Ainsi donc, le grand Stannislas n’était pas inébranlable ? Il pouvait être touché autrement que physiquement ? Son cœur, s’il avait été gelé, n’avait pas pu empêcher cette cassure apparaître en son sein, faisant imploser cette armure en un millier d’éclats de verre. Pourtant, affecté ou non, il savait ce qu’il avait à faire. Il avait été élevé comme un Lannister, après tout. Aussi, les sacrifices, si nécessaires, devaient être accomplis. Abaissant son épée, il la traversa. La lame, dans son cœur, devait résonner dans le sien. Car bien qu’Ao ait tenté de les retirer du sien, elle sentait la chaleur du fer rougir sa poitrine. Un murmure, comme un souffle léger, lui avait échappé. Un « Non…. » que jamais personne n’entendrait. Qui resterait en suspens entre ses lèvres dont elle ignorait si elles avaient accepté de bouger. Trop choquées pour le moindre mouvement. Ses jambes, sous elle, s’affaissèrent. Elle ne ressentit pas même la douleur de l’impact entre ses os et le pavé de marbre froid de l’Eglise, trop accaparée par cette vision. Après toutes ces années à prétendre qu’elle s’en fichait. A rendre son cœur froid. A s’exaspérer dès qu’elle la croisait, il n’y avait qu’une simple image qui acceptait de lui revenir en mémoire. Une simple expression, un simple sourire. En boucle. Celui qu’elle lui avait adressé, empli de gratitude, avant d’entrer dans cette salle où l’attendait sa fin. Jamais elle n’aurait cru, en se levant ce matin-là, qu’elle perdait tout ce qui faisait son monde. Son objectif était d’obtenir vengeance, mais son objectif n’était désormais plus. Ni la mort imminente de Fran, ni celle de Stannis ne l’intéressait plus lui semblait-il. Car tout s’écroulait. Et, alors qu’il pressait ses mains autour du cou de sa sœur, elle eut l’impression qu’il l’étouffait elle, à enfin dévoiler de quoi son cœur était réellement fait. En réalité, ils se ressemblaient bien plus qu’ils ne voudraient jamais l’avouer. Bien qu’ils aient pris des chemins différents ; l’ébullition pour elle, la froideur pour lui. La vision trouble, elle versait ces larmes que lui ne pourrait jamais espérer. Seules les flammes dans la cheminée qui cessèrent de danser exprimaient sa peine extérieurement. Car on le la retrouvait pas non plus dans l’inflexion de sa voix, au moment de leur ordonner de prendre la fuite par ce passage qu’il ouvrait. Agenouillée à quelques mètres de lui, elle le regardait sans comprendre.. Pourquoi fuirait-elle, en l’abandonnant ici, quand il avait été son seul et unique but durant tous ces siècles ? Le laisser disparaître maintenant était comme disparaître soi-même.

Pourtant Floria en avait décidé autrement pour elle.

Elle avait pris le parti de la maintenir en vie. Pour sa tante ou pour elle-même, telle était la question. Saisissant sa main avec force, elle la remit sur pied alors qu’elle concentrait toutes ses forces pour défier Stannis de venir avec elles. Le regard soutenu, elle espérait piquer son orgueil mais un événement vint faire tourner de l’œil son adversaire. Un homme, qui lui correspondait en tout par la silhouette, venait de l’assommer sans ménagement alors que sa nièce profitait de cet instant de surprise pour les tirer vers la sortie; comme sa voix, voilée par le masque mais pourtant si familière, le leur ordonnait. Il lui fallut quelques pas pour se ressaisir. Pour se débattre malgré son manque de force. Elle agitait sa main, mais la poigne de Tosca se resserrait, toujours plus forte autour de son poignet. Ce Lannister-là lui appartenait encore. Elle était la seule a encore avoir un droit de vie ou de mort sur lui. La seule ! Et pourtant, qu’importe la colère, qu’importe la détermination, elle semblait étrangère à elle-même, rendant le combat contre celle qui tentait de lui sauver la vie inégal. « Lâche-moi ! Laisse-moi ! » aurait-elle voulu hurler, mais les mots se refusaient à sortir. Elle avait l’impression de crier à l’intérieur d’elle-même. Les marches dévalaient sous ses pieds plutôt que l’inverse, alors que son regard restait implacablement rivé vers la lumière du bureau, puis sur les murs froids du couloir.

Ce ne fut qu’une fois dehors que cette coquille finît par lui sembler incroyablement vide. Pourquoi lui volait-on toujours ce qu’elle désirait ? Pourquoi n’y avait-elle jamais le droit ? Pourquoi obtenait-elle toujours l’inverse ? La trahison de sa sœur quand elle n’en cherchait que l’approbation. L’humiliation de Stannis puis l’incapacité à aimer de Viktor, quand elle n’aspirait qu’à aimer et être aimée en retour. Son droit de maternité retiré par ennemis. La liste était longue et se rallongeait toujours. Il risquait d’y passer, et on allait surement la priver de cette vengeance qu’elle cherchait depuis des siècles maintenant. A quoi pouvait-elle donc se raccrocher pour continuer d’exister ? A sa peine, comme depuis toujours ? Pouvait-elle en vouloir à Floria de l’avoir empêcher de sortir de là la seule chose qui faisait encore battre son cœur plein de rancœur ? Qui sait.


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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion Mar 13 Jan 2015, 23:40

<< Se faire charmer



Quelque chose était en train de changer chez Dante, quelque chose de si pernicieux que même quelqu'un qui le connaissait bien, n'aurait guère pu le voir avant qu'il ne soit trop tard. Depuis quelques jours, son comportement changeait doucement, mais sûrement. Et ce n'était pas vraiment de son fait. Malheureusement pour lui, le fait d'avoir croisé un jour la route d'Axel ne le menait guère à une place enviable, bien au contraire.

Si la conversation des deux immortels ne s'était pas terminée d'un commun accord sur le fait qu'il devait prendre la place de Lannister. Son esprit était en train de changer d'aspiration et finalement, l'idée de prendre la place du jumeau commençait à lui paraître être une excellente solution. Comme si... et bien comme si quelqu'un au-dessus, tirait les ficelles, comme si sa propre volonté s'effaçait pour celle d'un autre. Celle d'un parasite n'aurait pas hésité à grogner l'aîné des Lannister et franchement, pourrions-nous dire qu'il aurait eu tort? Après tout, Absalon usait d'artifices plus félons les uns que les autres. Et le dernier qu'il avait mis en place, serait sûrement une pièce maîtresse, à ses yeux en tous les cas.

Comme toujours, Dante se retrouvait le pantin d'esprits calculateurs qu'il aurait préféré ne jamais rencontrer. Bien qu'en cet instant - alors qu'il avançait prudemment dans un passage étroit, sombre et humide pour se rendre à son but -, son esprit était plutôt occupé à se préparer à tout ce qu'il pourrait vivre lorsque le passage secret serait ouvert. Il lui faudrait agir vite, en espérant que la surprise laisserait un instant de suspens aux autres mutants en présence pour ne pas le dézinguer sur place. Après tout, la bataille faisait rage au-dehors et il était évident que tout le monde devait être sur ses gardes.

Un long manteau noir, col remonté semblant cacher une chemise et une cravate - vêtements que portait très peu souvent notre historien -, des gants noirs et une cagoule empêchait quiconque de le reconnaître, pour le moment. Chaque chose en son temps et alors qu'il s'approchait de ce qui pouvait être une voie sans issue, les pierres commencèrent à bouger, pour laisser filtrer un peu de lumière, ainsi que les différents échanges de la pièce dans laquelle il allait entrer. A entendre, son jumeau intimait l'ordre à certains de quitter le navire, tandis qu'il ferait face seul à l'ennemi. Ce n'était guère étonnant de sa part, quand on connaissait un tant soit peu le personnage, et puisqu'il allait devenir lui, autant dire qu'il comprenait parfaitement la démarche. Mais il n'était guère temps d'y penser et d'un geste vif, il était sorti de sa cachette, pour aller frapper Stannis à la tête, afin de le mettre K.O.

Son regard impénétrable se posa alors sur les deux femmes encore vivantes dans la pièce, d'un mouvement de la main il indiqua alors la sortie par laquelle il venait d'arriver.

- Prenez le passage. Fit-il d'une voix froide et qui sonnait bien comme un ordre, ne laissant aucunement la place à une quelconque discussion. Elles devaient partir, pour sauver leurs vies et parce qu'elles n'avaient pas à assister à la suite, il s'occuperait de Zexion, attrapant alors le dit mutant par le col, pour le redresser, passer un bras autour de sa nuque et tenter de le bouger quelque peu. Démontrant ainsi à Ao et Tosca, qu'il était sûrement là pour les aider... ou pas.

A peine avait-il commencé à se déplacer avec Stannis dans le couloir, qu'il entendit la porte du bureau commencer à s'ouvrir. Il n'était donc pas temps encore, de fuir. Laissant le corps inanimé de son frère en sécurité, il faisait marche arrière, enlevait ce qui lui cachait le visage d'un coup sec - pour jeter le vêtement sèchement par terre - repassa la porte du passage et d'un mouvement le refermait derrière lui, pour ne pas laisser la possibilité à l'ennemi ou qui que ce soit qui passait cette porte, de retrouver le leader des Initiés ou les fuyards.

Un regard jeté à la ronde, lui permit de trouver une arme pour se défendre, il s'abaissa rapidement, pour attraper le manche de l'épée tueuse d'immortelle, se redressant avec assurance, il fit un mouvement de rotation avec la lame - avec une certaine dextérité - pour faire dégager un peu du liquide rouge qui lui collait dessus, créant ainsi une nouvelle peinture murale faite de sang. Avant qu'il ne fasse face, pour de bon à l'ennemi, le fixant de toute sa hauteur, sans peur. Après tout, si beaucoup de choses pouvaient séparer les deux frères, il y en avait au moins une qui les rassemblait. Carso en avait foulé des champs de bataille, ancien Croisé, entre autre, il savait parfaitement manier une épée et pas de doute que l'Ombre qui osait pointer le bout de son nez, risquait de le découvrir rapidement.

Ce qui pouvait impressionner, c'était bien que Stannis avait quelque chose de changer dans son attitude, il ne semblait pas accablé de tout le poids du monde, ni par la fatigue qu'il aurait du ressentir après tout ce qu'il venait de subir. Non, il était simplement là, droit et fier, une arme dangereuse dans les mains, prêt à se battre.

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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion Mar 20 Jan 2015, 23:51

Tout s'était passé très vite. Le retour de Noxia Fran - vassale du Seigneur des Ténèbres - avait fini de glacer l'atmosphère lugubre des lieux, pourtant déjà hivernale avant le début du chaos. En écho à la dévastation de l'esprit de Guiren Lannister répondirent les tourments subis par l'église du Crépuscule. En l'espace de quelques secondes, Fran avait perdu tout ce qui était cher à ses yeux, de son lieu de culte jusqu'à son âme. Tel était le pouvoir d'Ascheriit et des Ombres.

- Nous sommes une famille, avait rétorqué Tosca, en un murmure quasi inaudible, avant que la tempête ne s'abatte sur les trois Initiés.

La famille... Voilà bien un concept qui échappait totalement à la compréhension de Strago Nur. Celui-ci ne chérissait pas les liens du sang, pas plus qu'il n'accordait d'importance au sentiment amoureux. Il ne respectait rien, ni personne. La haine, ainsi qu'une ambition démesurée, constituaient le moteur de son existence. Sa vie était entièrement tournée vers sa seule personne et il en dédiait chaque seconde à sa quête insatiable de pouvoir. Rien d'autre ne comptait à ses yeux. Égoïste, prétentieux, avide et cruel, Ascheriit n'était ni plus, ni moins que le mal à l'état pur.


- La fin est là, Stannis Lannister ! S'écria le monstre, par la voix de Fran.

La dague luminescente serrée dans sa main droite, il s'approcha de Zexion qui gisait toujours à terre suite à la précédente attaque de son ennemi. Ascheriit allait en finir, saigner ce chien comme un porc, lui arracher le cœur et le donner à bouffer à sa catin de fille. Le leader des Ombres en salivait d'impatience. Mais c'est là, alors que tout espoir semblait perdu, que le cours du temps s'inversa. Encore. La Tosca était de nouveau intervenue. Et comme la première fois, Ascheriit ne conserva aucun souvenir de tout ce qui avait bien pu se passer.


- Je suis partisan du moindre effort, je l'avoue, se répéta-t-il, sans le savoir.

- Tu sais que ça n'arrivera pas. Rétorqua Zexion. Laisse ces femmes en dehors de cela. Si tu es si puissant que tu le prétends, tu ne devrais pas craindre de m'affronter, et ce même indirectement. Ainsi cette guerre touchera-t-elle à son terme.

- Allons, allons, mon combat ne s'arrêtera pas avec ton trépas. Ma guerre embrasera sous peu le monde. C'est juste que tu ne seras plus là pour le v...

La surprise, le choc puis la douleur étouffèrent le dernier mot de sa tirade orgueilleuse. Orgueil qui, par son incroyable démesure, allait lui coûter très cher. L'éclatante victoire qui aurait dû être la sienne lui échappait à mesure que Floria Tosca enfonçait sa lame dans le corps de sa mère. Elle l'avait attaquée dans le dos, frappant au cœur. Fran cracha du sang. Son regard, si particulier sous cette forme, explosait de fureur. Mais le reste du corps de Guiren ne répondait plus aux impulsions meurtrières du Seigneur des Ténèbres. Zexion s'approcha de son épouse, l'épée de feu entre ses mains. Le leader des Initiés posa un regard ineffable sur cette femme qui avait tant compté à ses yeux puis, sans mot dire, il leva son épée et lui transperça le corps. Une gerbe de sang tomba sur le sol glacial de la salle de réunion, une autre macula les vêtements et le visage de Stannis Lannister. Fran tomba à genoux, le corps parcouru de spasmes à l'extérieur et dévoré par les flammes à l'intérieur. Ascheriit hurla, mais aucun son ne sortit de la bouche de sa marionnette. Le fragment d'âme se disloqua, chassant définitivement l'esprit de l'odieux mutant. Déterminé à en finir coûte que coûte, Zexion serra alors ses mains autour du cou de Guiren. Une larme de sang s'échappa des yeux de la mutante. Si elle avait été encore apte à raisonner, une terreur inextricable se serait peut-être emparée de son cœur. Et si Fran avait fait fausse route ? Et si R'hllor n'était nullement prêt à l'accueillir en son royaume ? Le méritait-elle seulement ? Avait-elle été suffisamment dévote ? Heureusement, ces interrogations n'accablaient pas son esprit. D'ailleurs, aucun tourment ne vint souiller ses dernières pensées. Le néant régnait en son for intérieur tandis que la métamorphose inverse s'initiait. Fran retrouva son teint, sa chevelure de feu et son regard azur. L'ombre d'un sourire fugace sembla même paraître sur ses lèvres au moment où la lumière la quitta. Sa tête bascula alors sur le côté.

Et ses yeux ne virent plus.



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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion Jeu 22 Jan 2015, 23:11

Scénario | Bureau, salle de réunion


J'ignorais ce que j'allais découvrir derrière cette porte. J'en avais une vague idée, mais guère plus. Par la même, je m'étais demandé si Kobal oserait me suivre, jusqu'au dernier cercle de l'enfer. Ce serait apprécié. J'ai songé que je n'avais pas croisé les Initiés escomptés, même au sein de l'église. La fille de Lannister, par exemple. Et cette chère Ao, qui n'a jamais cessé de jouer un double-jeu. Aurait-elle mis sa nièce en sûreté ? Peu m'importe, car même si elles se trouvent derrière cette porte, elles ne représentent pas un danger probant, grâce à Ao. Si du moins, l'on peut se fier à elle. Encore bercé par la musique des gémissement de Davos, au loin, je finis donc par gagner ce bureau, où vont se sceller nos destinées.
Je rentre dans le bureau, à la fois conquérant et méfiant. Je n'ai guère envie de tout gâcher au dernier moment, même si je me doute que Stannis sera dans un état pathétique. On ne sort pas d'un rendez-vous corsé avec le Seigneur des Ténèbres, indemne. Et ce, même si mon cher père et moi-même avons pris soin d'affaiblir Ascheriit, ce soir-même, afin d'en être débarrassés un temps. Les Ombres, le pays tout entier, peut-être même le monde, n'ont plus de place pour des mutants aussi archaïques. Malheureusement, le tableau face auquel je me retrouve est différent de celui que j'avais imaginé.
Stannis se dresse bel et bien seul, au centre de la pièce, mais il ne semble éprouvé ni par le désespoir, ni par la fatigue. Est-il encore plus dénué de cœur qu'on le prétend ? L'aurais-je sous-estimé ? Je ne peux masquer mon trouble, étant moi-même dans un état peu reluisant, après la confrontation avec Davos. Mon regard se pose sur l'épée qu'il tient fièrement, comme prêt à en découdre. Une épée tueuse d'immortels, si je ne me trompe pas.
Je jette également un regard à la femme étendue à ses pieds, qu'il ne semble pas pleurer. Fran n'est plus. L'esprit d'Ascheriit lui-même semble être étouffé. Aurions-nous réussi ? Mais je ne peux pas me réjouir de cette apparence de victoire, pas maintenant que l'ennemi, plus redoutable que je le croyais, se tient en face de moi, capable de me tuer. J'ai les mains légèrement levées, pour lui signaler de ne pas faire de geste brusque. Je voudrais bien le neutraliser comme Sveda, mais j'avais pris celle-ci par surprise, et l'esprit de Lannister semble plein de volonté et de force. Je n'ai pas manqué de repérer la dague abandonnée par Fran. Ne l'a-t-il pas vue ? A-t-il oublié sa présence ? L'arme, aussi dangereuse que l'épée, n'est pas éloignée de moi, et il est tentant de m'en emparer, plutôt que de repartir bredouille, ou de risquer la mort. Mais il lui suffirait d'un geste vif, pour m'embrocher. Ah, je suis coincé.
Mais Kobal finit enfin par montrer le bout de son museau. Pas trop tôt. Je profite que l'attention du leader des Initiés soit attirée par cette venue impromptue pour m'emparer rapidement de la dague, et reprendre mes distances.

Vous êtes à la hauteur de votre réputation, je dirais même que vous la surpassez, dis-je.

Le compliment est sincère, mais je n'en demeure pas moins menaçant, faisant lentement tourner la dague dans mon poing tendu. Elle semble facile à manier, et si fine. Qui pourrait croire qu'elle soit si dangereuse ?
Nous nous toisons du regard un instant. Comprend-il qu'il fait face à son nouvel ennemi ? Je me réjouis, quelque part, d'avoir un adversaire de cette taille, même si cela compliquera les choses.
Je n'ai pas l'intention de risquer la mort maintenant, alors que j'obtiens enfin le pouvoir. Malgré tout, la tentation de le défier est grande, et je finis par m'approcher. Zexion est un combattant aguerri et l'épée me frôle de près. Et ce à plusieurs reprises. J'évite la lame, il m'arrive de la contrer avec la dague, mais je comprends vite combien je suis désavantagé. Jamais une dague ne saura défier une épée de feu. Je pourrais faire éclater la lumière pour le déstabiliser mais je ne suis pas encore familier de l'arme. Un brouillon de duel s'est amorcé. J'ai atteint Lannister à l'épaule, tout au plus. Il perd un fil de sang, alors que j'ai failli être empalé une paire de fois. Je finis par reculer, le regard fixé sur Lannister.

Intéressant... Mais l'heure n'est pas encore venue pour nous de nous entre-tuer, dis-je. Avec votre permission, ai-je continué, par pure rhétorique, je vais maintenant m'en aller. Nous nous reverrons, ai-je conclu, en reculant vers la sortie, qui par chance, se trouve derrière moi.

Je n'ai pas véritablement essayé de le tuer, même si l'idée ne m'aurait pas gêné. Il est trop fort. Plus fort que je ne le pensais, et mieux armé. Je m'assure que Kobal me suit toujours, car je ne veux pas de pertes inutiles. La cible principale était Ascheriit, et non Lannister. Celui-ci se remettra-t-il seulement de la perte de son lieu de culte et de ses hommes ? Je n'ai plus rien à faire ici. Je me précipite donc vers la sortie.
En arpentant les couloirs, je trouve le calme de la mort à la fois fascinant et sinistre. Une fois parvenu à l'entrée, je constate, avec perplexité, que Davos a disparu. Pourtant, j'aurais presque été tenté de tester la dague sur lui. J'ai éliminé quelques Initiés sur le chemin du retour, mais je doute qu'ils étaient immortels. Qu'importe. Le silence qui environne l'église est de mauvais augure.
Je regagne l'air extérieur et constate que la bataille a pris brutalement fin. Il me faudra des comptes rendus détaillés. Je ne sais pas pourquoi je me sens si étrange. Il y a une senteur d'inachevé dans l'air. Stannis m'a définitivement surpris. Que réserve demain ? J'y réfléchirai plus tard. Pour l'heure, il me faut mettre le plus de distance possible entre moi et ce lieu de malheur, où viendront les forces de l'ordre bientôt.
Le plan s'est déroulé sans accroc. L'avenir est très prometteur. Les Ombres seront bientôt à mes pieds. Parfois, je me dis que si Dieu était un méchant, ce serait moi.


Fin du scénario

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MessageSujet: Re: [CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion Ven 23 Jan 2015, 13:44




Comme escompté, la surprise d'avoir un adversaire au top de sa forme, ébranla un instant l'ennemi qui venait d'entrer dans le bureau. Caleb le fixait d'un regard noir, ses mains se serrant un peu plus sur le manche de l'épée, prêt à en finir une bonne fois pour toute avec ces Ombres. Il n'eût guère plus d'un regard de dédain en voyant l'accoutrement de ce dernier. Le combat avait fait rage à l'extérieur, à n'en pas douter. Et tant mieux, il ne serait que plus facilement encore mis à terre et exterminé.

Son regard se vit un instant attiré par l'ombre noire et féline qui vint prendre place non loin de son maître. Il lui faudrait donc faire doublement attention, heureusement que le feu était un bon moyen d'éviter que le félin ne l'approche de trop. Évidemment, cette inattention permis à l'ennemi de s'armer à son tour. En effet, Dante n'avait pas remarqué la dague qui avait chu près du corps de la femme. Tant pis. Il n'allait pas se fustiger pour si peu. Son allonge était plus grande et il ne se laisserait pas approcher.

Comme l'aurait fait Stannis, son jumeau ne répondit rien au compliment que lui envoyait l'adversaire. A quoi bon perdre du temps et de la salive dans un échange plus qu'inutile? Sa position devenait plus menaçante, l'épée était mise en position de défense, puisque l'autre montrait qu'il savait manier une arme blanche, mieux valait être prêt à tout. Et le combat s'engagea. Certes pas à armes égales, puisque Caleb était en pleine forme et avait une épée entre les mains, qu'il maniait avec une dextérité qu'on aurait pu ne pas lui croire, si l'on connaissait un peu le personnage. Mais l'on oubliait rarement les techniques apprises en temps de guerre.

Il manqua plusieurs fois de transpercer de part en part son adversaire, mais ce dernier se montrait aussi fin qu'une anguille et évitait la lame parfois au dernier moment. Prenant un peu plus de risque, Carso se fit blesser à l'épaule, ne manquant pas de lui tirer une moue de colère. Ce n'était pas grand-chose, mais la douleur était bien là. Surtout qu'il ne risquait pas de cicatriser aussi rapidement que son frère. Puisqu'il n'en avait pas le pouvoir. Ayant reculé de quelque pas, il fixait d'un regard noir Benedict, qui décida qu'il était temps de fuir, tel le lâche qu'il était.

- Tu n'es qu'un lâche... lâcha-t-il entre ses dents. L'observant partir, alors que la panthère sur ses talons, le fixait tout en grognant, près à lui sauter à la gorge, s'il se permettait un mouvement pour les empêcher de partir. Kobal avait suivis ensuite le nouveau leader des Ombres tel l’ombre qu’il était.

La mâchoire serrée, il les observa alors disparaître, avant de secouer la tête. Oui, ils se reverraient, c'était une certitude. Pour le moment, il lui fallait faire disparaître Stannis de la circulation, le mettre en... sécurité. Attrapant le fourreau de son arme, il l'y rangeait à l'intérieur tout en ouvrant à nouveau le passage secret. L'épée attachée à ses hanches, il souleva avec un peu plus de difficulté le corps toujours inconscient de Lannister, pour l'emmener au-dehors. Il ne le laisserait pas non plus aux mains de la police et des curieux qui pourraient venir par ici.

Cherchant un endroit où il pouvait le laisser sans ambages, il le déposa près d'un camp de sans-abris, là où il savait que personne ne viendrait l'emmerder. S'assurant qu'il n'était pas au plus mal, lui piquant quand même le portable qu'il avait dans la poche - puisqu'il lui serait plus utile à lui qu'à son jumeau -, il le laissa ensuite là, sans plus se retourner, lui souhaitant tout de même quelque part, de profiter de cette deuxième chance qu'on lui offrait, pour refaire sa vie. Mais c'était sans doute trop demander à un type comme Stannis Lannister.

Caleb quant à lui, savait ce qui l'attendait. Il fallait reprendre en main les Initiés et c'était ce qu'il allait faire sans tarder.



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[CLOS] In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws [SCENARIO] Bureau, salle de réunion

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