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[CLOS] What did you expect ? || Rix & Edge A.

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MessageSujet: [CLOS] What did you expect ? || Rix & Edge A. Ven 26 Sep 2014, 18:00

What did you expect ?

« Les choses les plus attendues arrivent souvent par surprise. »
Ft. Rix & Edge A.

Une maison hantée ? Plusieurs personnes kidnappées ? Des blessés ? Autant dire que ce scoop-là risquait de faire un tollé sur les Une de tous les journaux. Les petits comme les grands. Et il fallait être assurés qu'une journaliste d'investigation telle que Liesel Müntze, qui devait encore faire ses preuves quand elle était une Externelle à la plume acérée, n'allait pas le laisser filer aussi facilement. Surtout quand son propre fils s’était retrouver à être l’une des victimes de cet incident mystérieux. Elle ne possédait pour l’heure aucune réponse mais était bien décidée à en trouver. On ne s’attaquait pas à ses petits sans en payer le prix. Aussi, quiconque avait eu cette brillante idée était désormais dans la ligne de mire d’Ao.

Quelques petites recherches et visites amicales à Seiun lui avait permis de découvrir que Gabrielle Kreizler, l’Agent du FBI qui devait le plus la porter dans son cœur, avait elle aussi été blessée lors de l’événement. Pis encore, ou cerise sur le gâteau, dépendamment des points de vu – elle ne s’était pas retrouvée avec les autres dès le début. Avait-elle une place spéciale dans cette histoire ? C’était ce que la Patronne cherchait en tous cas à savoir. Se faisant, elle devait donc rendre une petite visite de courtoisie à sa meilleure amie dans l’Univers et espérer pouvoir en tirer plus d’informations que de bleus. Ou du moins essayer, car il ne fallait pas douter une seconde que si l’opportunité lui était laissée, la profileuse ne se gênerait pas pour lui fiche un poing dans la face. Minimum. Cependant, au nom de la vérité en apparence, pour son fils en vérité, cela valait le coup.

La première fois, Liesel tenta le tout pour le tout. Arrivée la bouche en cœur, elle se fit pourtant rapidement envoyer paitre par l’infirmière en charge à l’accueil ; les visites étant strictement réservée aux autorités et à la famille. Pour le moment du moins. Cependant, il aurait été idiot de supposer qu’une mutante de se trempe pouvait se cantonner à un tel échec. De plus, sa ténacité se voyait renforcée à l’extrême quand on osait toucher à ses enfants, la rendant pour le moins…intransigeante. Avec elle, comme avec les autres. Et si à l’accueil, elle n’était pas très réceptive à ses charmes, elle le restait néanmoins à la possession. Il lui suffit alors de quelques minutes pour récupérer le numéro de la chambre qui l’intéressait, et reprendre ses esprits dans son corps propre. L’officier en poste devant la porte serait, lui, peut-être plus séduisible. On pourrait sans doute se demander pourquoi elle ne prenait simplement pas la peine de se mouvoir dans le corps de cette infirmière, quand cela lui aurait assuré l’entrée ? La réponse était simple, si elle exécrait les humains et aurait voulu pouvoir cracher au visage du monde entier son appartenance à la race X, le taire restait pour le moment un atout. Cela n’avait pourtant plus d’importance lorsque l’agent resta aussi fermer qu’une huitre à ses tentatives. Qu’est-ce qu’ils avaient tous ce jour-là à être hermétiques à ses charmes ? Comment le pouvait-…hum…Quoiqu’il en soit, après le plan A et B, il était temps pour elle de passer au C. Ou plutôt H, comme Harleigh. Car si cet ancien pirate pouvait se téléporter, cet esprit léger n’avait pas que cette corde à son arc. Non, elle lui avait faire rejoindre le corps de police. Et même s’il n’était pas au gradé, c’était suffisant pour les faire entrer dans la chambre.

L’accès lui fut accordé après un temps ; la téléportation de la Patronne derrière cette porte qu’on lui avait refusé rapidement exécutée. Un petit couloir les coupaient à la vue de de l’agent Kreizler mais celle-ci devait assurément déjà avoir repérer leur présence. Et peut-être surement aussi demander de sortir de l’ombre pour se présenter à elle. Chose qu’aucun des deux loustiques n’avaient pu entendre si tel avait été le cas.

C’est pourtant d’un pas assuré, qu’elle sorti de là, laissant apparaitre ses traits et ses boucles rouges aux yeux de la surnommé Rix. Le sourire aux lèvres, l’air de rien, comme si tout ceci était le plus normal du monde, elle agita la main en un coucou. « Hé salut ! Eh bah dis donc, quoi qu'il te soit arrivé on peut dire qu'on t'a pas loupé, t'as vraiment une sale gueule. » Oui, elle ne mâchait jamais réellement ses mots avec elle, mais l’énerver était encore le moyen le plus sûr pour lui arracher ne serait-ce qu’un indice. Cependant, si les insultes pouvaient fuser d’un instant à l’autre de la part de la blondinette, Ao savait garder son calme. C’était après tout délibéré, et Dieu seul savait à quel point cela pouvait agacer la profileuse. S’approchant, en sortant son calepin, pour prendre place à son chevet – se préparant intérieurement à devoir esquiver une droite à tout moment – elle reprit de plus bel. « Allez, tu sais bien qu’à moi tu peux tout me dire, on se connait depuis longtemps. Qu’est-ce qu’il s’est passé dans cette maison ? Et pourquoi tu n’étais pas avec eux, de mèche, peut-être ? » Elle se faisait toujours plus ignoble mais c’était le métier qui voulait ça, en plus de l’instinct maternel. Et s’il était vrai qu’elle pouvait être la dernière des chieuse aux yeux des gens les plus charmants, ou même capoter quelques arrestations par sa recherche de la vérité et sa divulgation, elle pouvait au moins se targuer d’être droite dans ses bottes à ce niveau-là. Et surtout, cela pourrait les aider à comprendre qui était derrière tout cela, qui avait osé s’en prendre à son tout petit, car bon nombre de psychopathes intelligents lisaient presse et les portrait peu flatteurs qui pouvait se voir publier sur eux pouvait les mener à se montrer un peu plus... imprudent. Son air se fit plus sérieux en voyant le manque de coopération qui lui faisait face. « Allons, fais pas ta mauvaise tête comme ça.. Tu pourrais avoir à y gagner toi aussi, et tu le sais ! Tu sais comme moi que tu pourrais l'attirer dans tes filets, ce malade qui s'est amusé avec toi et ton amie légiste. » Et avec Conrad, mais elle taisait cette partie. « Qui que ce soit, ils vous a vraiment pas ratées toutes les deux. » Car tout comme elle, elle ignorait tout du chuchoteur ou qu’il pouvait être derrière tout cela. Et encore plus qu’elle était amenée à le côtoyer souvent.


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MessageSujet: Re: [CLOS] What did you expect ? || Rix & Edge A. Sam 27 Sep 2014, 14:16

<< Le chasseur et sa proie

Les deux dernières visites qu'elle avait pu recevoir, n'avaient pas manquées de la marquer quelque peu. Et surtout la faire réfléchir à la suite. Il lui était quand même un peu difficile de comprendre pourquoi ils entraient dans sa vie ainsi. Elle ne pouvait mettre une préférence sur l'un ou l'autre et surtout, elle ne voulait pas faire un choix, puisqu'elle avait décidé de faire en sorte d'éloigner tout le monde. Benedict était assurément celui qui semblait vouloir s'accrocher le plus. Chose qui n'était plus arrivé depuis... un moment et qui avait de quoi troubler notre agent.

La suite risquait pourtant de beaucoup moins lui plaire. Si elle ne voulait voir personne, ce n'était pas pour rien, ce serait donc pire si des personnes non appréciées venaient à passer la porte de sa chambre d'hôpital. Enfin, depuis la dernière visite de Benedict, elle sentait qu'elle allait un peu mieux, grâce à lui, peut-être pourrait-elle donc sortir d'ici dans pas longtemps, finalement. En attendant, il lui faudrait donc supporter la personne qui avait décidée de venir l'emmerder. Lisant le journal, elle avait cru entendre que quelqu'un était entré et pas par la porte principale, la mettant alors sur le qui-vive, prête à dézinguer celui ou celle qui sortirait de l'ombre et bien qu'elle arrêta son bras au moment où elle aurait pu pointer son arme sur le front de l'inopportun, elle pesta de ne pas être allée jusqu'au bout, vu qui venait entrer dans son champ de vision.

Son regard d'un bleu glacial fixait la journaliste qui lui pourrissait la vie depuis quelques temps déjà. En temps normal, Gabrielle ne supportait pas les gens de cette espèce, mais cette femme en particulier, avait le don de la rendre encore plus agressive que d'habitude. Puisqu'elle prenait un malin plaisir à la pousser dans ses retranchements, à n'écrire que des conneries dans son torchon et à pourrir parfois les enquêtes et les enquêteurs, qui se tuaient à la tâche. En gros, elle avait tout du fouille-merde insupportable, qu'on souhaitait voir disparaître une bonne fois pour toute. Ce qui arriverait peut-être un jour, à force de mettre son nez là où il ne fallait pas, elle finirait peut-être par se retrouver sur la table d'autopsie de Reka. Quel beau rêve était-ce là. Enfin, pour le moment, elle venait lui pomper l'air comme elle le faisait si bien.

Rix resta de marbre, ne desserrant que très peu la mâchoire, au contraire, celle-ci s'était vue se refermer un peu plus dès que l'autre avait ouvert la bouche. Qu'importe la gueule qu'elle pouvait avoir, elle se moquait bien de son appréciation. De plus, la profileuse était bien décidée à ne pas lui faire le plaisir de lui dire quoi que ce soit. D'un mouvement, elle avait appuyé sur le bouton qui permettait d'appeler les infirmières, ce parasite se verrait très rapidement jeter hors de la chambre ainsi.

Tout ce qu'elle pouvait bien lui dire, la profileuse tenta tant bien que mal de ne pas réagir. De toutes les façons, cette femme ne pourrait pas comprendre les choses de la manière dont tout s'était réellement passé. De plus, comme toujours, notre agent ne souhaitait pas parler de l'affaire du Chuchoteur. Les journalistes n'étaient pas au courant et ne le seraient sans doute jamais, enfin... jusqu'au jour où il se retrouverait entre quatre murs ou à la morgue. Point final. Elle l'observait donc, toujours silencieuse, se gardant bien de tout commentaire. Ses dernières paroles lui firent légèrement hausser un sourcil, oh oui, quelle bonne idée, peut-être que cela attirerait l'attention du psychopathe sur sa personne et la ferait taire pour de bon. Étonnamment, elle en serait presque reconnaissante, si cela arrivait.

Pourtant, elle continua de garder les dents serrées, attendant qu'un membre du personnel hospitalier ne débarque pour la virer. C'était tout ce qu'elle voulait.

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MessageSujet: Re: [CLOS] What did you expect ? || Rix & Edge A. Jeu 11 Déc 2014, 20:35



What did you expect ?

Il était des pressentiments qui parfois s’imposaient sans qu’on ne sache réellement pourquoi. Un seul élément, même le plus simple, pouvait de temps à autre animer en nous ces intuitions. Certaines fois, il ne s’agissait que d’un simple délire paranoïaque lié au changement et au manque de contrôle d’une situation connue ; mais d’autres fois ce sentiment dérangeant, presque alarmant, s’avérait pour le moins affreusement exact. Et c’était pour cela qu’on l’écoutait encore. Malgré le faible pourcentage de chance que cela ne soit le cas.

Aussi, à ne point trouver Kreizler dans les locaux du FBI, alors qu’il lui avait froidement intimé de lui remettre son rapport sur les coups de midi lui parut étrange. Sans raison cartésienne. Rien ne l’empêchait de s’être éclipsée comme nombre de ses collègues lorsqu’Augustus leur tombait sur le dos, mais cela n’était pas tout à fait dans son comportement normal chez elle, en particulier. En effet, elle semblait bien souvent préférer l’affrontement, voire cherché à le provoquer. A la vue de tous, comme dans le privé de mon bureau. Elle devait aimer cela. Un certain coté masochiste, surement. Et cette disparition subite – en plus de certainement lui retirer quelques amusements – semblait louche, pour ne pas dire suspect. Pourtant, il décidait de ranger cela de côté, et de retourner à des affaires urgentes, car cela relevait bien trop souvent de son esprit psychosé. Le travail, lui, était réel et n’allait pas se faire tout seul. Et bon Dieu qu’il en avait avec tous ses incapables !

Le nez dans ses dossiers depuis plus de deux heures déjà, ce fut la sonnerie de son téléphone qui lui fit redresser. Décrochant rapidement, redressant ses lunettes, il ne lui fallut pas bien longtemps pour comprendre que ce qu’il avait réfuté était finalement on ne peut plus vrai. Elle ne s’était pas défilée, elle avait simplement filé. Vers d’autres horizons, plus dangereux. Entre les doigts d’un malade mental. Bien que certaines jeunes recrues auraient sans doute plus défini cela comme passer de crocs à d’autres, plutôt que de courir seulement dans la gueule du loup, tant il était souvent le dernier des salauds. Quoi qu’il en soit, elle s’était retrouvée aux prises d’une maison en flamme et souffrait d’autres maux. Par ailleurs, il fallait compter sur au moins quelques autres victimes dans l’incident. Encore une fois, elle avait foncé tête baissée, sans chercher à prendre de précautions. Quelle tête de mule ! Le cas, en tous cas, lui était refourgué comme elle lui était devenue attitrée avec le temps. Un dossier de plus à ajouter à la pile déjà monstrueusement haute.

Cependant, comme aucuns renforts n’étaient désormais nécessaires, et le sort de sa bourrique personnelle reposant désormais entre les mains des médecins – comme celui d’ailleurs de ceux qui l’accompagnaient dans cette déconvenue – il était prié de se rendre sur les lieux en premier. Il devait inspecter la scène au plus vite, celle si étant pour le moins volatile, aux vues des circonstances. Sa tâche principale : déterminer les circonstances pour savoir comment remonter les bretelles de son agent. Entre autre. Une vraie partie de plaisir pour lui. Sa visite d’éclaircissements, donc, ainsi que son sermon devraient être reportée. Les délais étaient certes incertains, il était néanmoins certain qu’ils tomberaient, tôt ou tard, tranchants comme une lame.

Il lui fallut bien quelques jours avant qu'il ne puisse enfin se rendre à l’Hôpital Universitaire du Sacré-Cœur, tant cette affaire avait semé une sacrée pagaille. D'autant plus qu'il avait dû de dépatouiller avec la presse, qui se mêlait – une fois de plus – à des affaires qui ne les regardaient pas. Pas encore du moins. Et s'ils tenaient tant que cela à satisfaire leur curiosité au service d'une prétendue recherche de vérité, pourquoi ne pouvaient-ils donc jamais prendre leur mal en patience ? Il était une forme de plaisir dans l'attente qu'ils ne s'avaient savouré. Encore moins à notre époque de tout, tout de suite. C'était déplorable. Pourtant, si certains se donnaient le titre d'investigateur, ils rajoutaient bien souvent plus d'ombres sur les cas, au lieu de les éclaircirent comme ils le prétendaient, ou l'auraient souhaité. Ça n'était pas pour rien qu'ils étaient journalistes et non agents. Chacun son métier, chacun sa place. Bordel de merde.

Néanmoins, cela n'était pas sa principale source d’inquiétude. D’un pas sur l'instant du moins. D'un pas feutré bien que déterminé, presque félin, il déambulait les longs couloirs blancs à l'odeur si caractéristique. Son costumes trois pièces gris, ajusté juste ce qu'il faut, ajoutait à sa prestance un quelque chose d'élégant mais dangereux. Entre ses griffes tournait un stylo plutôt ancien, aux symboles celtiques. C'était devenu une manie chez lui, dans certaines situations, que de le faire ainsi tournoyer entre ses doigts. Aujourd'hui semblait être l'une de celles-ci. Cependant, s'il donnait l'impression de se distraire avec, son visage, lui, était des plus fermés. Et ferme. Sans cette barbe de trois jours, qui adoucissait légèrement ses traits, on aurait été en droit de se demander si l’on n’était pas en présence d'un dangereux Baron O'Connor. L'une des familles de la Mafia Irlandaise.

Traversant les derniers mètres, il rangeait le fameux porte-plume dans la poche intérieure de sa veste, pour venir frapper à cette porte. Mal fermée. Elle devait avoir de la visite à en juger par cela, et la voix qu'il entendit en tendant légèrement l'oreille. Cette dernière ne lui était pas inconnue et lorsque l'identification fut faite, il pénétra dans cette chambre sans frapper. Après tout, avec ses délires, elle ne devait pas être la bienvenue. L'absence de réponse de Gabrielle en étant le poivre. Et surtout, elle lui hérissait le poil. Cette journaliste. Cette fumiste même. Liesel Müntze.

D'un simple regard sur la scène il l'analysait, sortant les crocs en l'apercevant enfin, cette nuisance. Les Vautours étaient déjà au travail. Et plutôt tôt dans la journée comme toujours. Après tout, ces oiseaux de malheur savaient que les proies se trouvaient à toutes heures; seulement Le première arrive était souvent le seul servi dans leur monde. Lui qui était une saleté ne manquait pas non plus à sa réputation. Il n'était pas particulièrement violent, mais cela se sentait bien avant qu'il n'ouvre la bouche : elle allait recevoir. Pour peu, on aurait pu entendre un grondement sourd dans le fond de sa poitrine, lorsqu'il s'avança pour saisir la journaliste par le bras. Puis, d'un ton sourd, autoritaire, presque effrayant tant il paraissait calme et calculé en absence de hurlement.

▬ Hors d'ici. Immédiatement. Plus bas, presque comme une confidence. Et ne vous approchez plus d'elle à moins de dix mètres hors de l'exercice de ses fonctions, ou je vous promets de faire de votre vie un enfer. Compris ? Reprenant, plus tranchant. Maintenant fichez-moi le camp, Vautour !

Alors qu'elle disparaissait dans le long couloir qu'il venait de traverser quelques minutes plus tôt, il vint pincer l'arête du nez entre son pouce et son index, soulevant ainsi légèrement l'armature de ses lunettes. Il prit alors une grande inspiration et releva son regard d'acier sur Gabrielle. Sa première pensée fut simple : il ignorait de qui il s'agissait mais il ne l'avait pas ratée. Tant et si bien que son regard jusqu'alors perçant pris une expression légèrement différente. De là à dire s'il devait se faire violence pour maintenir son regard sur elle ou s'il appréciait la vue, on n'aurait su dire. Même si nombreux auraient été à parier sur la dernière. Sadique n'était-il pas, après tout, l'un de ses nombreux surnoms peu flatteurs ?

▬ Ne croyez pas que je vais vous oublier pour autant, Kreizler. siffla-t-il, en baissant la main. On peut savoir ce qu'il vous est passé par la tête, encore ? Vous croyez réellement pouvoir faire tout ce qu'il vous chante, sans conséquences ? Vous croyez vous au-dessus des lois ? Ou un super héros peut-être ? Qui sauverait tout le monde toute seule ? La preuve est faite, ça n'est pas le cas. Réfléchissez un peu ou êtes-vous égoïste à ce point ? Votre manière de faire, a foncée tête baissée, met aussi les autres en danger. Il pointa la porte. Miss Bolkonskaïa se trouve dans une des chambres a côté, s'il vous en faut une preuve ! Vous croyez vous donc si supérieure ? Intouchable peut être ? Quand bien même cela aurait été le cas, vous n'êtes pas toute seule, les autres ne le sont pas, eux. Vous ne pouvez pas agir tout seule si vous voulez les sauver mais vous persistez à le penser, en les mettant en danger. Faire cavalier seul ne rime à rien ! Cela ne vous a pas suffi, la dernière fois ? Ou l'avez-vous déjà oublié !? Sermona-t-il, crescendo.

Il était dur, dépassait plus que certainement légèrement les limites, il le savait, mais elle devait le haïr. Pourquoi faisait-il ça ? Personne hormis lui-même ne le savait. Les altruistes aurait sûrement répondu qu'il l'aidait à canaliser et utiliser cette rage sur un objet connu, les autres qu'il agissait ainsi purement et simplement parce qu'il était un salaud sans cœur. Il se moquait bien ce qu'on pouvait penser de lui ou qu'on le cerne lorsque les résultats étaient au rendez-vous. Car il avait beau avoir fait ses classes avec elle, sans doute l'avoir appréciée et comprise de ce qu'il savait, il avait fait en sorte qu'elle non. Il n'était pas là pour être son copain. Il était là pour maintenir cette rage. Celle qui permettait à Rix de vivre, malgré tout. Que ce soit par sadisme ou par compassion n'avait aucune importance.



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MessageSujet: Re: [CLOS] What did you expect ? || Rix & Edge A. Jeu 18 Déc 2014, 15:00

Au lieu de son infirmier attitrer, une nouvelle visite fit son entrée dans la chambre, pour faire fuir le vautour, mais c'était pour laisser place à un charognard d'une autre sorte, ce qui ne manqua pas de tirer à Gabrielle un petit soupire d'agacement. Elle n'avait vraiment pas besoin que les services internes viennent l'emmerder maintenant. Edgeworth était l'un des pires, une teigne qui ne lâchait pas plus son os qu'elle en fait. Et qui ne manquait jamais de pouvoir se mettre sur son cas quand elle lui en donnait la possibilité. Pourtant, pour la peine, il n'y avait rien qu'elle avait fait de faux - ou presque - puisque ça n'avait pas été fait sous le couvert du FBI, mais bien de façon personnelle. A croire que l'IGS avait un problème personnel avec elle...

Au lieu de son infirmier attitrer, une nouvelle visite fit son entrée dans la chambre, pour faire fuir le vautour, mais c'était pour laisser place à un charognard d'une autre sorte, ce qui ne manqua pas de tirer à Gabrielle un petit soupire d'agacement. Elle n'avait vraiment pas besoin que les services internes viennent l'emmerder maintenant. Edgeworth était l'un des pires, une teigne qui ne lâchait pas plus son os qu'elle en fait. Et qui ne manquait jamais de pouvoir se mettre sur son cas quand elle lui en donnait la possibilité. Pourtant, pour la peine, il n'y avait rien qu'elle avait fait de faux - ou presque - puisque ça n'avait pas été fait sous le couvert du FBI, mais bien de façon personnelle. A croire que l'IGS avait un problème personnel avec elle...

De plus, ses paroles étaient pour le coup injuste. Connaissait-il au moins réellement ce qui était arrivé? Toute cette histoire était une affaire personnelle, dans laquelle un mec comme lui n'avait absolument pas à venir y foutre son nez. En tous les cas, il avait le don pour la mettre en rogne. Elle serra les dents en l'écoutant lui faire la morale. Autant venant de Bobby, tout cela pouvait encore passer, mais venant de cet homme-là qu'elle ne pouvait pas voir en peinture, c'était une autre histoire.

- Écoutez, je n'ai ni envie de vous entendre vous égosillez ici, ni envie de trouver un moyen de me justifier à vos yeux. J'ai fait ce que je devais faire. Si Reka se trouve dans une chambre plus loin, c'est bien parce qu'elle n'a pas fait ce que je lui ai demandé et qu'elle a préférée venir se jeter dans la gueule du loup, alors que la porte de sortie était grande ouverte. Vous pouvez me mettre tout ce que vous voulez sur le dos, mais j'ai fait ce qu'il fallait faire, quand un psychopathe menace de tuer tous ceux qu'il a pu enlever s'il voyait le moindre poulet dans le coin. Sans compter qu'il ne voulait que moi et que les autres ont tous été indemnes - ce qui n'était pas vraiment le cas concernant Davos, mais elle n'allait pas parler de lui -.

Si elle montrait que tout cela ne la touchait que peu, ce n'était évidemment qu'un masque qu'elle portait. Car son amie, tout comme Simon, était un dommage collatéral qu'elle aurait préféré éviter. Elle lui en voulait d'être revenue sur ses pas pour la retrouver au lieu de la laisser en tête à tête avec le Chuchoteur. Ne pouvaient-ils pas tous lui foutre la paix et la laisser mener son enquête SANS se foutre en travers de son chemin? Enfin... c'était cette saloperie d'agent face à elle qui la faisait réagir ainsi. La profileuse avait plutôt tendance à vouloir lui rentrer dans le cadre, que de faire profil bas et laisser couler. Kreizler se disait qu'il avait du culot de venir ici et lui parler ainsi, comme si c'était franchement le moment! Sa mâchoire se crispa avec violence.

- Chargez-moi à boulet si ça peut vous faire plaisir, je m'en fou.
Grogna-t-elle, vraiment peu encline à avoir une discussion plus longue avec lui. Sans compter qu'elle était évidemment prête à assumer tout ça. Comme elle l'avait toujours fait. Mais ne venez pas polluer mon air plus longtemps... finit-elle par dire en le regardant droit dans les yeux. Déjà que l'air de l'hôpital n'était pas le plus agréable, avec lui dans les parages, c'était pire que tout.

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MessageSujet: Re: [CLOS] What did you expect ? || Rix & Edge A. Dim 21 Déc 2014, 22:45



What did you expect ?

▬ Que vous en ayez l’envie ou non de vous justifier devant moi, je m’en contrefiche, voyez-vous. Votre arme de service étant introuvable, vous me devez quelques explications. Après seulement, je pourrais décider de, si oui ou non, votre sort repose effectivement entre mes mains. Il remit ses lunettes en place du bout du majeur, avant d’ajouter. Et croyez-le ou non, je préférerai ne pas à avoir à m’occuper de cette affaire.

Un chien et son os ? Ou plus surement un tigre à son carré de viande, mais effectivement, on pouvait très certainement le voir ainsi. Car quand bien même il était chargé par sa hiérarchie de tous les dossiers impliquant Rix, il était vrai qu’il donnait l’air de s’acharner sur elle. Avec joie, même, pour certains. Et qui pouvait se targuer de savoir s’ils avaient raison ou non. Après tout, il se pouvait qu’il ait ses propre raison pour agir de la sorte avec elle mais personne ne les connaissaient vraiment au sein du service ; à part peut-être Bobby, mais il ne les partagerait évidemment pas. Etait-il injuste pour autant ? Rien n’était moins sûr. En effet, s’il ne pouvait connaitre tous les détails de cette affaire, encore moins le retour de la Némésis de celle qu’il avait en face de lui, cela n’était plus une affaire personnelle. Pas quand d’autres se voyaient impliqués dans celle-ci, quand bien même y aurait-il eu un lien avec elle dans leur enlèvement. Si elle était entourée, qu’elle le veuille ou non, elle ne pouvait pas agir sans conséquences pour eux. Sans parler de les blesser physiquement, ce qui était malheureusement arrivé dans cette affaire, sa disparition n’en aurait-elle pas affecté plus d’un ? Comme celle qui justement avait sacrifié ses yeux pour tenter de la sauver. Y était-elle parvenue ou n’avait-il de toute façon pas l’intention d’aller plus loin ? Personne d’autre que ce psychopathe ne pouvait le savoir, mais l’Agent préférait la blâmer d’avoir essayé. Au moins face à cet homme qu’elle exécrait, à en voir sa réaction. Cependant, en accusant Reka, ne voyait-elle donc pas ou jouait-elle au dernière des idiotes ? En tous les cas, il reprenait un ton plus glacial. C’en était presque plus intimidant de sa part que lorsqu’il s’énervait ouvertement. Comme si l’on s’attendait à une quelconque fourberie de sa part, qui viendrait frapper au moment où l’on si attendait le moins. Car, au moins, à l’entendre crier, il donnait l’impression d’être bien plus franc.

▬ Vous me feriez croire qu’à sa place, seriez-vous partie, Kreizler ? fit-il, avec un sourire narquois. En laissant un être cher aux griffes d’un psychopathe, ou qu’importe ce qu’était cet individu ? Vous ne me ferez pas avaler de pareilles salades.

Après tout, les brulures qui parcourraient encore son corps n’étaient-elle pas la preuve ? Celle qu’elle ne laissait pas ses proches sans tenter de les protéger, quitte à en payer le prix. Et même s’il est déjà trop tard. Comment pouvait-elle alors légitimement reprocher à son amie de s’y être brulée à son tour ? On apprenait rarement des fautes des autres, avant de les commettre soit même également. Il ne le savait que trop bien. Peut-être était-ce pour cela qu’il ne l’avait jamais empêcher d’enquêter sur l’affaire sur laquelle elle cherchait vengeance. Car s’il était au courant, il n’avait jamais rien fait contre. Une entorse au règlement ? Peut-être bien, mais là encore, il avait ses propres raisons. Et certainement pas les plus pures, mais qui savait ? Cependant, cela ne l’empêchait pas pour autant de faire son job pour le reste. Et l’entendre lui affirmer qu’ils s’en étaient tous sortis sans maux ne put que lui faire grincer des dents.

▬ Les autres ont tous été indemnes ? Vous avez la mémoire courte ou tentez-vous simplement de vous débarrasser de moi au plus vite ? …Si Bolkonskaïa avait su que son sort ne serait même pas pris en compte dans vos calculs, peut-être n’aurait-elle pas pris autant de risques.

Il enfonçait, sans même le savoir, le couteau dans la plaie, éloignant certainement un peu plus Rix de ses amis. Néanmoins, il n’était ni là pour faire dans la dentelle, ni pour l’épargner. Elle n’en avait fait qu’à sa tête pour la énième fois, alors il se fichait bien qu’elle est terminée à l’hôpital, elle devait répondre de ses actes. Et le plus tôt serait le mieux, car elle persistait à croire qu’elle avait agi correctement. Le protocole, lui, disait autre chose.

▬ Et cela vous donnait le droit d’agir toute seule ? En aucun cas.

Cependant, elle n’avait pas tort. Briggs ne l’aurait jamais laissée s’aventurer seule dans cette maison. Pas sans une raison à toutes épreuves, contrairement à lui. Le dilemme alors, aurait été important, car envoyer ne serait-ce qu’une âme en plus n’était certainement pas dans les plans de l’Homme qui avait échafaudé tout cela. Et les psychopathes frustrés étaient les plus dangereux. Que serait-il advenu alors de ceux qu’il avait pris comme appâts ? Nul ne pouvait le savoir mais si la profileuse avait certainement pris la solution la plus avantageuse en termes de vies humaines, elle ne rentrait pas dans les cases. Pour la simple et bonne raison qu’elle n’avait pas eu l’accord pour agir de la sorte, mais également parce qu’il était de son devoir à lui que de lui remonter les bretelles quand elle prenait des risques inconsidérés. Et il avait beau sentir toute la frustration qu’avait la personne en face d’elle à l’entendre ainsi parler, il ne changerait certainement pas son discours tout de suite.

Pourtant, si elle ne voulait plus discuter avec lui, sa tache allait s’avérer des plus ardues. Sa réaction alors fut des plus surprenantes. Etait-il en colère ou savourait-il l’instant de frustration ? Allez savoir ce qui lui traversait effectivement l’esprit, le fait était que sa nouvelle réplique allait très certainement plaire à l’agent, bien qu’elle ne fût certainement pas pour les raisons qu’elle aurait voulues. Elle s’en ficherait surement cependant.

▬ Très bien. Vous voulez assumer ? Assumez jusqu’au bout, je vais vous signer ces fichus papiers.

Il ressorti alors le stylo de la poche intérieur de sa veste et pris le formulaire qui trainait non loin. La plume décapuchonnée, il n’attendait plus que de savoir si elle acceptait de passer ce pacte avec le Diable qu’il était. Car il n’avait en rien donné les conditions exactes d’une telle signature. Allait-elle prendre ce risque ?



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MessageSujet: Re: [CLOS] What did you expect ? || Rix & Edge A. Mar 23 Déc 2014, 11:33

C'était impressionnant comme certaine personne était capable de vous taper sur le système. Cet agent là en faisait partie. Il était comme la mauvaise herbe, toujours là où on ne le souhaitait pas. Mais Gabrielle aurait été bien naïve de croire qu'elle n'aurait pas vu son nez venir fouiner dans ses affaires et surtout dans cette histoire. Elle avait peut-être fait l'erreur de n'en parler à personne, d'agir sur un coup de tête comme ils le pensaient tous, mais sur le moment, il n'y avait pas eu d'autres moyens. Le temps lui avait été compté et elle connaissait suffisamment le Chuchoteur pour savoir à quel point il pouvait être dangereux et qu'il ne valait mieux pas lui laisser l'impression que l'on était en train de chercher à le contourner. Sans quoi, toutes les vies qui étaient entre ses mains, auraient été détruites... elle savait aussi que c'était un concept qu'un grand nombre autour d'elle ne pouvait pas comprendre. Pourquoi s'accrochaient-ils tous si violemment alors qu'ils étaient des points faibles pour elle, dans sa chasse à l'homme. Elle soupira de mécontentement en l'entendant, essayant de regarder ailleurs, tout en priant intérieurement que quand ses yeux reviendraient là où il était censés être, il aurait disparu. Sans réussite probante bien entendu.

- Elle a dû finir en cendre, comme la maison, j'imagine...
parlant alors de son arme de service.

Cette enflure de tueur avait réussi à la désarmée si facilement... mais que pouvait-on faire face à un mutant doué d'un esprit psychopathe? Pas grand-chose. Pourtant, elle s'était juré de le mettre hors d'état de nuire et elle ne trouverait sans doute jamais le repos, tant que ce ne sera pas le cas. Au moins était-elle honnête envers Edgeworth, ce n'était pas son genre de lui cacher les faits. Comme elle le disait, elle était prête à assumer ses actes.

Oh ça, la profileuse avait un peu du mal à y croire, lui ne pas vouloir se mêler d'un dossier qui la concernait? C'était fort peu probable. Au fond de lui, il devait être assez sadique pour apprécier être sur son dos à la moindre occasion.

- Si j'avais été un agent non entraîné pour ce genre de chose, ne sachant pas à qui j'avais affaire et comprenant que l'autre avait besoin de toute son attention pour capturer le suspect, oui peut-être aurais-je obéis, Monsieur.
Le fixant d'un regard noir. C'était sûrement se mentir à elle-même de dire des choses pareilles mais elle ne pouvait s'empêcher de se dire que si Reka n'avait pas été entre les mains du Chuchoteur, peut-être ne seraient-elles pas toutes les deux dans ces lits d'hôpitaux.

C'était bien ingrat de sa part de penser une telle chose, mais quoi de mieux que d'en vouloir aux autres, pour se permettre de s'éloigner et de leur donner une raison de ne plus s'accrocher?

- S'eut été bien mieux oui. Gardant son regard fixé sur lui, il espérait peut-être lui tirer un peu de culpabilité en disant une chose pareille? Voilà qu'il se trompait... elle sautait sur l'occasion à pied joint. Le droit? Mais vous croyez réellement que j'ai eu le choix?! Cet homme est plus dangereux que la peste bubonique et vous venez me faire la morale, alors que j'ai du agir le plus rapidement possible pour sauver des vies! Qu'auriez-vous fait à ma place? Vous seriez resté le cul assis sur votre chaise en attendant qu'on vous autorise à sortir?

Ca la rendait parfois dingue qu'on l'engueule parce qu'elle avait sauvé des gens. Certes pas toujours de façon à suivre les manuels, mais depuis le temps qu'elle faisait ce métier, elle avait compris que parfois, on pouvait se permettre de dépasser les limites, simplement pour permettre qu'un être ne disparaisse. La suite la laissa un instant perplexe, mais voilà qu'il faisait son "sauveur".

- Il vous en aura fallu du temps.
Fit-elle tout en se levant de son lit, non sans encore un peu de difficulté, mais elle allait mieux ou elle forçait son corps à aller mieux. Elle ne lui dirait pas merci pour autant, mais il démontrait enfin son utilité à venir l'emmerder.

Pouvoir respirer à l'air libre ne serait pas un mal, bien au contraire.

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MessageSujet: Re: [CLOS] What did you expect ? || Rix & Edge A. Ven 26 Déc 2014, 22:28



What did you expect ?

Gabrielle Kreizler. La plaie du FBI. C'est très certainement de cette façon dont devaient la percevoir les membres chargés de l'administratif au sein du Bureau. Il était vrai qu'avec elle la paperasse et les poursuites pouvaient aller bon train. Aussi comme la plupart n'avaient jamais mis ne serait-ce qu'un seul pied sur le terrain, et ne connaissant pour ainsi dire pas la réalité qu'il impliquait, nombreux s'étaient essayer à l'exercice des dossiers concernant la profileuse et s'y étaient brisés quelques dents. Avant qu'absolument toutes les affaires la concernant ne soient refourguées à Edgeworth. La situation ne s'était certes pas améliorer, puisqu'il était impossible que cela ne fusse le cas avec une tête brûlée telle que Rix, mais la gestion semblait mieux se porter. Par quel tour de magie, allez donc savoir. Toujours est-il qu'un certain équilibre avait été trouvé. Cela signifiait-il pour autant qu'il appréciait devoir à ce point rattraper ses bavures, qui pouvait savoir ? Après tout la pile dans son bureau devait bien faire au moins un mètre. Comment alors avait-elle su garder sa place ? Quelqu'un devait jouer en sa faveur, non ? Son chef, George Briggs ? Peut-être. De cela non plus, personne ne pouvait être sûr à cent pour cent, surtout avec quelqu'un d'aussi étriqué qu'Edge.
Et voilà qu'elle lui apprenait avec une désinvolture déconcertante que son arme ne devait pas avoir survécu à l'incident. Se rendait-elle compte qu'elle avouait avoir sorti son arme professionnelle et qu'ainsi donc elle se contredisait lorsqu'elle s'imaginait avoir agi en n'impliquant aucunement la structure pour laquelle elle exerçait ? Visiblement pas.

▬ C’est l’explication la plus logique, oui, mais c’est également celle qui vous place sous le joug d’une enquête de l’IGS. Un soupire lui échappa brièvement, alors qu'il replaçait une fois de plus ses lunettes sur le haut de son nez. Bien, vous devrez donc me remettre un rapport dans les plus brefs délais, c'est dire cinq jours au maximum après votre sortie. Je n'accepterai aucun retard de votre part. Est-ce bien clair ?

Elle avait agi sans prendre le temps d’une réflexion plus approfondie, elle l’avouait elle-même, aussi devait-elle assumer les conséquences de ses actes. Ou peut-être alors appréciait-il effectivement de pouvoir être sur son dos une fois de plus ? A pouvoir la torturer encore et toujours sous couvert de ses règles qu’il prônait comme des évangiles. Le sadisme, après tout, aurait tout à fait pu lui correspondre à le voir se conduire comme il le faisait. Néanmoins, seul l'avenir pourrait nous le dire. D'ailleurs la blessée ne manquait pas de repartie non plus, ce qui rendait la lutte pour le moins intéressante. Ainsi elle aurait obéi pour le plus grand bien ? Rien n'était moins sûr avec une pareille tête de mule; ce qui expliquait sûrement son air suspicieux comme son air plus que ton plus que dubitatif.

▬ Tout réside malheureusement dans le « peut-être », Kreizler.

Il soutenait son regard noir sans sourciller une seule seconde. La force de l’habitude peut-être, ou était-il simplement naturellement immunisé, en tant qu’enflure ? L'un comme l'autre, le résultat était le même et elle ne devait guère apprécier. Car si Bolkonskaia n'avait en effet reçu qu'une formation de base du FBI, il savait se méfier de l'eau qui dort. Quand bien même, il doutait également de ses capacités à appréhender un suspect aussi dangereux que celui de la maison, surtout à voir le résultat de sa manœuvre. Elle n'avait cependant pas disposé des mêmes données que Rix aussi comment aurait-elle pu prendre cette même décision quand son cœur lui dictait quelque chose de suffisamment imposant pour outrepasser cette logique qui semblait guider ses pas le reste du temps ? Elles étaient d'une même trempe, elle n'avait pas réfléchis non plus, cette fois, et son instinct s'était avéré le mauvais. Gabrielle et Katarzyna avaient autant de différences que de ressemblances, au final.

▬ Oui, je serai resté le cul posé sur ma chaise en attendant qu’on m’autorise à sortir. Je suis un administratifs, non ? De l’humour ? C'était presque étonnant. Les règles sont faites pour protéger tout le monde. Briggs est suffisamment capable pour savoir ce qu’il est bon de faire et vous connait assez pour savoir gérer la bête.

Faire passer des compliments au même niveau qu'une vacheries, il excellait décidément à l'exercice. A moins que ce ne fut jamais son intention que d'être sympathique ? Peu importait en vérité car bien entendu, il devait être en train de mentir. Puisqu'elle se jouait de lui sur certains points, pourquoi s'en serait-il, lui, privé ? C'était chacun son tour. Car après tout, il avait été connu pour être également une tête brûlée. Et comme le montrait son dossier -qu'il prenait grand soin de laisser hors de porter des agents dont il devait s'occuper-, il n'avait pas été le plus simple à gérer. Mais c'était justement. Après ce qu’il lui était arrivé, peut-être avait-il changé ? Peut-être était-il devenu plus à même de suivre les règles au pied de la lettre puisqu'il en avait compris l'importance ? C'était bien, après tout, la seule raison pour laquelle il s'amusait à lui remonter les bretelles sur l'instant, non ? Et celle-ci acceptait enfin de jouer selon ces règles, alors qu'il décapsulait sa plume. Or, il n'y avait pas de meilleur jeu du chat et de la souris que lorsque les deux partis comprenaient bien les enjeux de la situation. il voulait donc s'assurer que ce fusse le cas, pour que la victoire n'ait que plus de goût, lorsqu'il reprit :

▬ Vous comprenez donc les enjeux d’une telle signature, Kreizler ? Avec un sourire carnassier qui n'augurait rien de bon.

Car en acceptant, elle passait véritablement un pacte avec le Diable. Elle lui en devrait une, même si elle comprenait surement seulement qu’elle payerait les conséquences de ses actes, devant les lois du Bureau fédéral d'investigations. Cependant, trop heureuse de pouvoir voir la sortie plus rapidement qu'elle ne l'aurait cru, il était fort a parier qu'une fois de plus, elle ne prendrait pas le temps de la réflexion avant d'accepter. Il parafa donc le bas des cinq pages nécessaires à la décharge. Ces mêmes papiers que Briggs comme Talbot avaient été habilités à signer mais avaient refusé. Une différence de caractère qui n'empêchait pas la jeune femme d'haïr profondément son "sauveur"; mais il fallait dire qu'il ne faisait rien dans ce sens. Se redressant doucement pour poser son regard métallique sur elle, il eut un sourire léger.

▬ Je ne vous propose pas de vous raccompagner, je suppose ?

L'idée même qu'elle puisse accepter l'amusait. Elle devait littéralement rêver éveillée de le voir partir au plus tôt, et il le savait. La proposition tenait donc plus de la plaisanterie que d'autres choses. Cependant, Gabrielle était un être tout à fait surprenant, alors allez savoir qu'elle pouvait être véritablement sa réponse.



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MessageSujet: Re: [CLOS] What did you expect ? || Rix & Edge A. Lun 29 Déc 2014, 00:38

Etre le mouton noir du département ne lui posait aucun problème. Ils n'en pouvaient peut-être plus, mais mine de rien, Gabrielle savait aussi à quel point elle leur était utile. Après tout, elle permettait des arrestations que peu pouvaient se vanter. Son don était assurément une malédiction, mais parfois, plutôt utile. Et elle l'avait mis à leur service, alors il fallait faire avec son caractère explosif et fonceur. C'était ainsi. Qu'importe, comment ils s'y prenaient, tant qu'elle avait encore sa plaque et son flingue, le reste, finalement, n'avait que peu d'importance.

Bien entendu, à parler de son arme, elle lui donnait l'excuse pour qu'il se penche sérieusement sur son cas. Si elle s'engueulait silencieusement d'avoir été si directe d'un autre côté, elle voyait mal comment faire autrement. Elle n'allait pas lui mentir et son arme de service avait de toute façon réellement disparue dans les flammes... sans compter qu'elle avait mis son badge à la ceinture en partant. Au cas où elle aurait eu besoin de s'identifier face à des collègues. Enfin, ayant fini à l'hôpital, elle n'en avait guère eu besoin. Au moins ici, on connaissait son identité.

- Aussi clair que du cristal. Eu-t-elle pour toute réponse, alors qu'il lui demandait un rapport dans les cinq jours à compter de sa sortie.

Si ce n'était que ça, elle le ferait sans grogner. Après tout, ce n'était pas grand-chose contre la possibilité d'aller à nouveau dehors sans plus être obligée d'être coincée dans cette chambre, ahh elle rêvait d'un bon somme dans son lit! Si son esprit le lui permettait, bien entendu. Après être repassée sur la scène de crime, avant, bien entendu. On n'enlevait pas des idées bien ancrées dans cet esprit, c'était un fait.

Ils n'allaient pas non plus épiloguer pendant des heures sur ce "peut-être", après tout, Reka avait fait une erreur et elle en avait payé le prix. C'était dégueulasse, certes, mais si elle l'avait écouté... et de ça, malheureusement, Rix n'allait pas en démordre. Après tout, la légiste avait lu les rapports, savait de quoi il en retournait, alors bon dieu! Pourquoi avait-elle prit ce risque inconsidéré? Ça avait été stupide de sa part. Et sans doute que si notre profileuse s'était retrouvée dans la même situation, elle se serait sans doute dit la même chose… après coup. Comme souvent, les émotions prenaient trop rapidement le pas sur la raison. Enfin, elle préféra ne rien dire de plus à l'agent qui était présent, à quoi bon? Son attitude lui démontrait en tous les cas qu'elle n'avait guère envie d'entrer dans un quelconque débat avec lui.

Quant au reste, elle haussa légèrement un sourcil à la tentative d'humour, qui ne marcha bien évidement pas avec elle. Parce que si lui pouvait en rire, ce n'était pas son cas. C'était bien parce que certains restaient avec leurs culs assis sur leurs chaises qu'il y avait des vies innocentes qui disparaissaient. Même si Gabrielle était en tort, elle ne démordrait jamais du fait que parfois, l'action était le meilleur moyen de sauver des gens.

- Les règles sont parfois mal faites. Sans pour autant arrêter de le fixer.

Elle n'avait pas peur de dire ce qu'elle pensait et qu'importe ce que lui pouvait en penser justement. Briggs savait justement que parfois, il était difficile de tenir cette bête. Voilà tout. George lui avait tout autant passé un savon que Talbot ou Edgeworth. Ils s'y étaient tous mis, ça ne changeait pas les faits, Kreizler continuerait sans doute à jouer sur le fil du rasoir, pour sauver ce qui pourrait être sauvé.

- Si vous en abusez, vous risquez bien de le regretter, tout autant que moi en l'acceptant, inspecteur.
Autant dire que si l'homme tentait de jouer au diable, il se retrouvait encore et toujours face à quelqu'un qui ne se laissait pas marcher sur les pieds et qui risquait bien de lui rendre la pareille de ce qu'il pourrait se permettre de lui faire subir.

Autant ne pas jouer au malin en présence de Kreizler, surtout quand elle n'était pas d'humeur et quand ce vautour était dans les parages, elle ne l'était tout le temps. De mauvaise humeur donc. Bref, tout ça pour dire que tous les deux, risquaient chacun d'en faire baver à l'autre. Qu'importe le fait qu'il lui signait enfin ces foutus papiers pour qu'elle sorte d'ici.

- En effet, aucunement besoin de le faire. L'observant un instant. Et je pense que vous trouverez seul le chemin de la sortie. Tout en prenant ses habits. Non... elle ne le mettait pas du tout à la porte! Mais il fallait bien qu'elle puisse s'habiller et elle ne tenait pas à ce qu'il se rince l'oeil en attendant, sans compter que ça lui prendrait un peu de temps.

Edgeworth ne pouvait pas non plus réellement compter sur un remerciement de sa part. D'un côté, le simple fait qu'elle ne l'ait pas totalement envoyé se faire voir, était une preuve de... reconnaissance... ouais on pouvait dire ça comme ça. Même si c'était déjà trop.

Dès qu'il fut loin, elle prit son temps pour passer ses habits civils, sous la pression de Kelly, elle accepta de prendre une atèle pour mettre son bras blessé en écharpe, le temps qu'il soit totalement rétabli, puis d'un petit sourire de remerciement, elle le quitta, tout en lâchant quelque peu sur un ton plus léger qu'ils se reverraient sans doute plus vite que prévu... sous l'air dépité de son infirmier qui lui ne trouvait pas ça des plus comiques, Gabrielle retrouva toute sa liberté, enfin! Qu'importe qu'elle le doive à un emmerdeur, au moins, elle était dehors et ça... ça valait tous les pactes avec un diable possible!

>> Reprendre le boulot

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