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Know Your Enemy || Doctor [Clos]

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MessageSujet: Know Your Enemy || Doctor [Clos] Lun 29 Déc 2014, 11:10




« Do you know the enemy?
Well, gotta know the enemy. »

Je terminai de tirer ma chevelure en un chignon strict, sans motivation aucune. Mon reflet dans le miroir était sans expression, mais pour un œil averti et connaisseur, un certain agacement pouvait se lire sur mes traits. Et la raison n’était pas à chercher très loin. J’allais devoir accueillir un hôte assez particulier et, pour le dire franchement, indésirable. Il me fallait donc faire tous les efforts du monde pour préparer cette visite et la rendre un tant soit peu professionnelle, même si le cœur n’y était clairement pas.

Tout avait commencé lorsque nous avions décidé que les soins d’un assistant social seraient les bienvenus pour le foyer pour femmes en difficulté fondé par Ellen. Jusque-là, nous étions d’accord. Mais depuis que certaines vérités avaient été dévoilées, et que la femme que je pensais être simplement mon agent s’avérait être également ma mère ; nos relations connaissaient quelques tensions. Crise d’adolescence, se plaisait à soupirer « maman ». Quoiqu’il en soit, cette soudaine révélation et tous les mensonges qu’elle avait impliqués ne me donnaient nullement envie d’être agréable avec elle, le temps de digérer la chose. Et c’était également le cas d’Ellen, qui ne se gênait pas non plus pour me rendre les coups. Tu parles d’une mère.

Ainsi, elle avait fait le choix de l’assistant social sans mon accord, ni même sans me consulter du tout. Et c’était un homme. Je doutais sérieusement qu’elle n’ait pas fait cela dans le seul but de m’agacer et de me faire payer pour mes virées en moto qu’elle avait toujours désapprouvées… Bref, crise familiale, ce qui avait bien entendu des répercussions sur notre climat de travail, quelque peu plus tendu. Les joies et bonheur d’avoir sa propre mère comme supérieure. Enfin, ce n’était pas comme si j’avais signé en connaissance de cause, non, absolument pas…

Et cet homme allait donc subir les frais de cette bisbille, malheureusement pour lui. Mais franchement, je m’en fichais complètement. Au contraire, au fur et à mesure que ma colère et mon agacement grandissait, alors que je me préparais face à mon miroir ; l’idée de lui faire payer le choix de sa personne s’imposait de plus en plus. De un, cela énerverait Ellen. De deux, c’était un homme. Aucun remord à avoir.

J’avais imposé le lieu de notre rencontre inévitable, mon appartement, un territoire connu et à mon avantage. Ce tête-à-tête était censé être un entretien supplémentaire pour le poste, une fausse faveur que l’on m’avait inutilement accordée. La décision finale reviendrait toujours à Ellen, et qu’elle avait déjà porté son choix sur lui. Je n’avais tout simplement pas mon mot à dire. Soit. Cet homme allait donc passer le pire entretien de toute sa vie, et si ce Bran Carwyn voulait toujours du poste après cela, eh bien… peut-être qu’il méritait d’y être. Mais j’en doutais sérieusement.

La sonnette de l’entrée résonna alors que je terminai de préparer la table du salon, et je me dirigeai d’un pas peu pressé vers la porte, prenant le plus de temps que possible. Et, après avoir endossé mon masque de politesse et de sourire professionnel, j’ouvris à ma prochaine victime.

ʺBonjour Monsieur Carwan.ʺ La faute sur le nom était volontaire, mais le ton était accueillant, sans être exagérément enthousiaste. Il devait s’attendre à rencontrer quelqu’un pour le travail, après tout, pas la petite starlette. Mais il n’en sera que plus déstabilisé par la suite.ʺVous avez eu des difficultés à trouver ? Je vous attendais il y a une heure… Mais cela ne fait rien, Ellen a dû se tromper en vous donnant l’heure. Je vous en prie, entrez !ʺ

Et je lui ouvris grand la porte de l’antre du démon, tout sourire.
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MessageSujet: Re: Know Your Enemy || Doctor [Clos] Mer 14 Jan 2015, 18:39



Mes activités étaient certes plutôt diversifiées. Assistant social public, j'aidais de temps à autre les X-Men, n'hésitant pas à aller parfois à l'Institut Xavier pour cela, et il m'arrivait également d'avoir des consultations plus...divergentes. C'était ce qu'on m'avait proposé cette fois-là : de venir assister des femmes en difficultés, recueillies dans un foyer créé spécialement pour elles. Autant dire que c'était le genre d'endroits où on sentait que les hommes n'étaient pas forcément bien admis, puisque ces femmes fuyaient sans doute des violences domestiques ou conjugales. Parfois, je me demandais si cela était vraiment une bonne idée, et la réponse m'apparaissait clairement, sous forme positive. Ce n'était pas parce qu'un homme avait fait du mal à une femme en particulier, qu'il fallait les laisser croire que tous étaient ainsi. En plus d'apporter mon aide et mon soutien, je servirai aussi à cela, établir un certain équilibre.

J'étais cependant loin de me douter que celle avec qui on m'avait donné un autre rendez-vous d'entretien appréciait à ce point la décision maternelle prise. Sans quoi, j'aurais peut-être compris que je me jetais dans la gueule du loup...et dans son antre. C'était en effet à l'appartement propre de la jeune femme que je sonnais, à l'heure du rendez-vous – du moins le croyais-je encore pendant quelques secondes. Pour l'heure et pour une fois, les deux zigotos n'apparaissaient pas dans mon champ de vision, et c'était tant mieux. Enfin un peu de paix, de temps à autre. Peut-être qu'eux aussi avaient besoin d'une sorte de sommeil. Je sonnai à la porte, affichant un air cordial qui était inculqué dans ma nature ; mes expressions étaient rarement négatives, car je savais parfais que l'écoute, l'attention, étaient ce qui donnaient le plus confiance. De plus, de par mon caractère rêveur, je n'étais pas vraiment homme à faire la gueule, mais plutôt à sourire chaleureusement.

Ce fut avec ce sourire que je répondis à celui de Dahlia Anderson, que je connaissais certes de nom, mais sans plus. Néanmoins, et ce malgré le sourire poli et professionnel qu'elle affichait, ses premières paroles eurent le défaut certain – peut-être était-ce dans mon imagination – de faire baisser la température de quelques degrés.

« Bonjour Monsieur Carwan, » fit-elle, avec un certain accueil, que je notai cependant dénué d'enthousiasme. Avant que j'ai pu corriger la faute, elle enchaîna : « Vous avez eu des difficultés à trouver ? Je vous attendais il y a une heure...Mais cela ne fait rien, Ellen a dû se tromper en vous donnant l'heure. Je vous en prie, entrez ! »

La remarque que je m'apprêtai à lancer resta un peu en travers de ma gorge, car malgré son sourire, ses mots mettaient mal à l'aise. Était-ce moi ou Ellen, qui s'était trompé ? Dans les deux cas, ça ne faisait pas bonne impression...comme si j'avais pu deviner qu'elle disait cela délibérément pour me mettre mal à l'aise et prendre un pion de son côté. Mon sourire se fit plus hésitant, et un peu plus empreint d'excuses.

« Miss Anderson...Je suis navré, j'étais certain que nous avions rendez-vous à cette heure-ci. Je n'ai pas eu de problème pour trouver... »


Comme elle l'invitait d'un geste, j'entrai, ayant toujours avec moi une légère malette, qui contenait divers documents, de certains personnels à d'autres plus professionnels. J'étais encore loin de me douter que je venais de tomber dans...

« Si t'étais pas marié, et puis même, je te dirais d'en profiter, mec, parce qu'elle a la classe d'une mante religieuse ! »

J'évitai de lever les yeux au ciel devant la remarque de Little Hyde. Il choisissait toujours le bon moment, celui-là. En plus, dans un foyer pour femmes, à l'avenir...il risquait de pas mal fouiner et de mettre son nez partout. Heureusement que personne ne pouvait le voir à part moi, mais c'était déjà assez gênant de le voir reluquer l'appartement de Dahlia et puis la jeune femme en elle-même. Mon expression se faisant plus déterminée et plus assurée, je me retournai vers elle, avec un mince sourire.

« Bran Carwyn, en fait, » rectifiai-je, tout en me demandait où était l'autre zigoto. « Ellen m'a donc donné cet entretien avec vous...j'imagine que vous devez avoir plus que des préjugés et des réticences à l'idée qu'un assistant social masculin vienne en aide aux femmes de votre foyer. Je suis prêt à répondre à toutes vos questions, et vous prouver ma bonne foi. Et mon intérêt sincère. »

Elle essayerait peut-être de m'intimider ou de me tester, c'était à prévoir ; mais en vérité, parfois je doutais, peut-être à tort, de trouver plus métallique et plus dur que ma propre femme. Je ne savais pas encore sur qui je venais de tomber, en vérité, et je n'allais peut-être pas tarder à le regretter...

« Depuis quand exactement ce foyer existe-t-il ? Qu'est-ce qui vous a poussé au déclic de le créer ? »



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MessageSujet: Re: Know Your Enemy || Doctor [Clos] Ven 06 Fév 2015, 10:49

Il avait l’air… normalement normal. Pour un homme, j’entends. Mais pour ce que cela voulait dire… Demandez aux gens qui me croisent dans la rue si je ressemble à une furie psychopathe ou à une froide manipulatrice ; tout le monde peut bien cacher son jeu. Je continuais à me méfier de lui, tout en n’en montrant rien. Contrairement aux apparences, il n’était pas le bienvenue, et notamment pris dans un conflit familial qui n’avait pas grand-chose à voir avec ses qualités professionnelles. Et pour cela, malheureusement pour lui, il n’allait pas passer les meilleurs instants de sa vie. Je n’attendis même pas qu’il ouvre la bouche pour lancer l’offensive, en parfaite innocence.

Ma remarque sur l’heure sembla le déstabiliser et le mettre mal à l’aise. Très bon début, ma foi. Je lui souris gentiment en agitant la main, l’air de dire que ce n’était pas si grave, alors que j’espérais bien qu’il s’en voulait d’avoir –facticement- été en retard. Puis, je l’invitai à rentrer, me dirigeant vers la table du salon où je le priai de s’asseoir. Il rectifia son nom, et, à nouveau, je lui offris un petit sourire niais ainsi qu’un hochement de tête. Je savais parfaitement son nom, mais donner l’impression que ce n’était pas le cas lui ferait comprendre, de façon sournoise, que je n’avais pas l’intention de le croiser bien longtemps. Toutefois, j’avais raison de me méfier de lui. Il avait cerné le problème que son genre pouvait engendrer dans un foyer pour femmes en difficulté. Pas si bête, pour un homme.

ʺNe vous en faîtes pas pour celaʺ, répondis-je avec un sourire charmant. ʺIl est vrai qu’on peut se poser légitimement cette question, et que cela pourra créer quelques tensions dans le foyer, voire malaises parmi les résidentes… Mais si Ellen vous a choisi, c’est que vous êtes à la hauteur du poste et j’ai entière confiance en ses choix.ʺ

Chère maman… J’espérais au moins que cet individu n’avait pas non plus été choisi exclusivement parce que c’était un homme. Cela aurait en contradiction avec le caractère professionnel d’Ellen, mais bon, on ne savait jamais. Pour l’instant, je ne montrais nullement ma rancœur et mon désaccord, me contentant de lancer des petites piques qui semblaient être lancées innocemment et non intentionnellement.

L’homme continua néanmoins en m’interrogeant sur le foyer en lui-même, ce qui me prouvait qu’il avait un minimum de professionnalisme. Ce qui ne suffisait évidemment pas à me convaincre, ou à me montrer plus indulgente. Toutefois, je consentis à lui dire la vérité sur ce sujet, ne s’agissant ici que de faits purs et simples. J’affichai un sourire plus calme et plus sérieux pour lui répondre :

ʺEllen l’avait déjà créé il y a quelques années, de façon privée, pour accueillir les femmes qu’elle rencontrait dans le cadre de son travail au FBI. Ce n’est que depuis mon arrivée à New-York, il y a un an et demi, que nous avons décidé d’en faire une institution plus importante et plus officielle. Quant au déclic…ʺ Je fis une pause, laissant mon regard vagabonder un instant dans la pièce. ʺDisons que j’avais de l’argent, et que je souhaitais l’utiliser pour une noble cause.ʺ

Comme beaucoup de personnalités riches, finalement. Rien ne pouvait laisser croire que ce combat était bien plus personnel, et en accord avec mes idéaux. Je finis par reporter mon attention sur mon interlocuteur, en retrouvant un grand sourire.

ʺDites-moi, Monsieur Carwash…ʺ J’accentuai bien son nom, le plus innocemment du monde. ʺVous me semblez assez jeune, j’ai de la peine à croire que vous êtes vraiment un assistant social. Vous avez beaucoup d’années d’expériences ? Parlez-moi un peu de votre parcours !ʺ

L’air de rien, comme ça. Et puis, quelque chose avait l’air de clocher chez lui… Ce n’était peut-être qu’une impression, mais tout le monde à des choses à cacher…

ʺOh, mais je suis tête-en-l’air !ʺ m’exclamai-je en changeant du tout au tout de sujet pour mieux déstabiliser mon interlocuteur. ʺJe ne vous ai même pas demandé si vous souhaitiez boire quelque chose. J’ai acheté un café excellent chez un italien, c’est à l’autre bout de la ville, mais cela vaut le déplacement !ʺ Ou comment insinuer qu’il avait intérêt à prendre ce café, puisque une brave jeune fille avait traversé cette jungle de ville pour lui avoir de quoi accueillir son invité. ʺEt que diriez-vous si on s’appelait par nos prénoms ? Après tout, nous risquons de travailler ensemble, ce sera plus sympathique, non ? Hihi.ʺ

Feindre la bonne humeur et la candeur, pour mieux poignarder dans le dos. Ma grande spécialité.
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MessageSujet: Re: Know Your Enemy || Doctor [Clos] Jeu 26 Fév 2015, 01:50


Normal, je ne l'étais pas vraiment. Mais je ne savais pas encore que je n'avais pas besoin de dévoiler cela à Dahlia – comme si l'idée m'en était un jour passée par l'esprit – pour qu'elle me considère comme un ennemi. Et par ailleurs, cela commençait à se faire ressentir, d'ores et déjà. J'étais peut-être gentil, mais pas con. La remarque sur l'heure me mettait un point négatif. Même si officieusement, j'étais déjà engagé, je ne souhaitais pas faire mauvaise impression auprès de cette jeune femme. Mais j'étais un peu mal parti. Il faudrait que je vérifie mon agenda, quand je pourrais. Pour l'instant, je me contentai de suivre ses indications et de m'installer dans le salon, avec elle. Qu'est-ce qui clochait avec son sourire, exactement ?...

« Pas sûr qu'elle soit aussi niaise que son sourire le prétend, mon pote. »

Okay, euh...c'était un avertissement ? Je ne savais pas trop. Mais c'est vrai qu'elle avait une attitude qui tranchait un peu avec ses vêtements, sa manière de se mouvoir. Mais je me trompais peut-être. Les premières impressions n'était pas toujours vraies, parfois, on s'y trompait. Mais plus rarement que souvent. Je tâchai de rester neutre, et de dévoiler, dès le début, pour compenser mon retard, que j'étais quelqu'un de sérieux et non de négligeant. Elle ne sembla pas particulièrement surprise par mes propos, et ne se départissait pas d'un sourire qui avait tout pour mettre à l'aise. Je me détendis très légèrement, alors que j'observais les lieux, avec politesse et intérêt, avant de relever les yeux vers elle. Eh bien, avec tout ce qu'elle disait, je n'avais pas la pression. J'avais intérêt à ne pas faire de faux pas.

« Je ferais de mon mieux pour ne pas imposer de malaise. Et vous aider, vous et Ellen, autant que possible. »

C'était un métier, une vocation, après tout. J'étais sincère en décidant cela. Pour autant, quelque chose me gênait dans cette situation...aussi pris-je le parti de l'interroger en premier, un peu pour avoir un certain contrôle sur la situation, et d'un autre côté, pour prouver ma bonne foi. Encore une fois, le sourire ne quittait pas les lèvres de cette femme. J'écoutai attentivement ce qu'elle me disait, n'ayant pas forcément eu tous les détails. Ainsi, c'était lié au FBI..je me demandais si elle connaissait ma femme, ou même son point de contact là-bas, Edgeworth. C'était bien possible. J'étais loin de me douter de tout le réseau du FBI, Ilona ne m'en parlant que très rarement, par secret professionnel. Ce qui était on ne pouvait plus normal – moi aussi, je connaissais cette obligation. Cela me rendait néanmoins curieux, et admiratif.

« Vous avez du courage, et de l'ambition. Il ne doit pas être facile, ni évident, d'affronter les dégâts laissés par certains monstres arrêtés par le FBI. Et même ceux qui n'ont pas besoin d'être arrêtés par eux, pour être reconnus comme dangereux. »

J’acquiesçai doucement au reste de ses explications. Pas mal de gens riches faisaient cela, en effet, soit par véritable intérêt, soit simplement pour se dorer une apparence...Ellen ne m'avait pas donné cette impression, mais les mères et les filles ne sont pas toujours faites de la même étoffe. Je découvrirais bien la personnalité de cette femme, par la suite.
Femme qui par ailleurs, souriait un peu trop à mon goût. Vous savez ce qu'on dit : les gens qui sourient le plus, sont aussi les plus tristes. Il faudrait voir si cela se vérifiait. Et par ailleurs, elle écorchait encore mon nom, ce qui m'arrachait un pli de grimace. Carwyn, j'accordais que c'était bizarre, mais au point de ne pas le retenir...j'ignorais que j'étais jeté plus ou moins dans la gueule de la louve. Je pourrais par ailleurs être flatté par sa remarque, mais dans ce cas précis, c'est plutôt préjudiciable.

« Carwyn... » je fais, poliment, sans être encore véritablement énervé. J'eus même un sourire pour faire passer cela. « En réalité, j'ai trente-sept ans...et cela fait une douzaine d'années que j'exerce. J'avais commencé par des études de droit avant de me tourner vers la psychologie. Ma femme étant mutante, j'ai choisir de me pencher aussi bien vers eux, que les humains normaux...ils ont tout autant besoin d'aide. J'ai surtout fait de l'insertion professionnelle et sociale, au début. Puis cela s'est tourné vers le côté psychologique, et cela s'est pas mal accentué durant la Guerre. J'ai aidé plusieurs victimes de traumatismes, des familles déchirées, et j'ai aussi assuré à l'asile psychiatrique, de temps à autre. Depuis la fin de la Guerre, il y a eu une pause, mais je reprends des activités plus divergentes, désormais. Comme pour votre organisation. »

Bon, sinon, elle avait peut-être mon CV sous la main quelque part...mais c'était le plus gros. J'avais à peine fini mon explication de parcours, qu'elle passa du coq à l'âme, ce qui eut le don de me surprendre et de lui jeter un regard quelque peu ébahi, les yeux plus écarquillés. Mais je tâchai de reprendre contenance. Je n'étais pas non plus idiot, parfois, c'était un moyen de test des employeurs...surtout dans ce métier où les réactions pouvaient être complètement lunatiques. Mais bon, pour passer du CV au café italien, il y avait quand même un pas. Je fronçai légèrement les sourcils, d'autan que je voyais même Hyde faire une espèce de moue réprobatrice, ce qui n'était pas bon signe. Quelque chose de quoi se méfier ? Il y avait des gens doués pour passer d'un extrême à l'autre, malgré tout. Mais la façon dont elle parlait, avait quelque chose d'un peu pressant. Je tâchai de rester le plus neutre possible.

« Ce sera avec plaisir. Vous n'auriez pas dû vous donner cette peine, »
fis-je en me relevant machinalement, comme pour l'aider.

Je haussai de nouveau un sourcil, encore plus brusquement que la dernière fois, quand elle eut son espèce de rire un peu écervelé et qui avait aussi quelque d'inquiétant, voire de tape-nerfs. Même Hyde avait l'air un peu éberlué, pour une fois.

« C'est comme les personnes qui ont un foutu rire de cheval. Soit elle est arriérée par vagues de trois secondes, soit elle se paye ta fiole, vieux. »

Je retins le regard de reproche envers lui, mais mon poing se serra légèrement. Je n'étais plus aussi à l'aise qu'en entrant, si du moins on pouvait dire que je l'avais été. Je commençais à trouver ça un peu bizarre, sans pour autant mettre la main dessus. Elle me testait, sans doute. Tactique de futur employeur. Cela arrivait. Mais elle aurait pu choisir un meilleur masque, je suppose. J'avais encore son « hihi » en tête, c'était....bizarre. Je finis par hocher la tête, au bout de quelques secondes.

« Bien sûr. Ça ne me dérange pas, Dahlia. Après tout, c'est votre organisation, et c'est vous qui êtes la plus à même de transmettre l'ambiance que vous voulez y avoir. »



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MessageSujet: Re: Know Your Enemy || Doctor [Clos] Dim 29 Mar 2015, 21:08

A présent qu’il était entré chez moi, j’en profitais pour l’observer avec attention, entre deux sourires. J’avais lu son dossier, plus pour chercher des failles que pour réellement l’étudier d’un point de vue professionnel. A première vue, son parcours semblait normal, il allait donc me falloir le détailler en direct. Et s’il n’y avait rien à exploiter de particulier, alors tant pis, je créerais les problèmes par moi-même. J’étais aussi douée à ce petit jeu, et il avait déjà eu droit à un aperçu. Mais s’il semblait normal, bête, il donnait l’impression de l’être moins. Sérieux au point d’être certain de l’heure de son rendez-vous ? Il allait donc falloir que je me montre prudente et subtile, camoufler mes attaques sous des airs et des sourires innocents.

Comment comptait-il gérer le fait d’être un homme dans un centre pour femme en détresse, par exemple. D’autant que la question restait légitime, bien que piège. Il pouvait bien être le meilleur assistant social du monde, il n’en restait pas moins du même sexe que toutes ces personnes qui avaient envoyé ces femmes au foyer. Mais c’était le choix d’Ellen, si je pouvais le faire virer sur ce critère, ce serait bien trop facile. Elle n’avait pas non plus pris n’importe qui au hasard. Sa réponse fut donc sincère et correcte, je n’avais rien à y redire. Pour l’instant.

ʺJe vous en remercie.ʺ répondis-je donc simplement en hochant la tête, souriante.

Il entreprit ensuite de m’interroger. Ma foi, cela pouvait le sauver pour quelques instants, et je ne voyais aucun inconvénient à lui répondre honnêtement. Tant qu’il se faisait de moi l’image que je souhaitais, et non du monstre que j’étais. Sa réaction courtoise était cependant bien proche de la réalité, bien que je doute que nous songions tous les deux aux mêmes monstres. S’il savait à qui il avait affaire réellement, me rangerait-il dans cette catégorie ? Peut-être étais-je moi aussi une horreur, mais tenue en laisse. Mais cela, il n’allait pas le découvrir, pas tout de suite du moins. D’un sourire entendu, je répondis d’une phrase bateau qui en valait mille autres :

ʺChacun fait comme il peut pour rendre ce monde meilleur. Votre travail doit également demander beaucoup de courage.ʺ

D’ailleurs, en parlant de son travail, il était temps de lui lancer à nouveau une petite pique. Il entreprit alors de me paraphraser son CV, et je fis mine de prendre des notes sur mon petits calepin. Connaissant déjà son parcours dans les détails, je l’écoutais d’une oreille, tout en le caricaturant sur mon calepin. Un petit bonhomme sérieux. Sans oublier de relever la tête de temps à autre pour hocher la tête en souriant doucement, donnant l’impression d’être compatissante. Certes, sa carrière était tout à fait honorable et il était très bon dans son domaine, je n’en doutais pas. Mais c’était un homme, et l’objet d’une discorde entre mère et fille. Dommage pour lui. Je me contentai d’un petit sourire lorsqu’il me reprit une nouvelle fois pour son nom, avant de reprendre mon rôle de personne intéressée et polie dans la conversation.

ʺVotre femme est donc mutante ?ʺ demandai-je tout en me souvenant qu’Ellen l’avait mentionné. ʺVous avez des enfants ? Et d’après ce que j’ai compris, vous êtes lié également aux X-men, c’est bien cela ? En tous cas, votre parcours professionnel est très intéressant et complet, je comprends que le choix d’Ellen se soit porté sur vous. Je suis rassurée.ʺ

Blablabla. Il était temps de passer à la vitesse supérieur. D’un seul coup, je lui proposai à boire et de nous appeler par nos prénoms. Le tout suivi d’un petit rire de mon cru. Il accepta, bien entendu. Mais le ton était déjà un peu plus crispé, ou bien était-ce autre chose ? Dans tous les cas, je lui offris un sourire mi- gêné mi- ravi et lui fis signe de rester assis.

ʺC’est la moindre des choses voyons. Vous faites partie de la famille maintenant, après tout.ʺ Je me levai en prenant bien mon temps, lui laissant apercevoir une belle vue sur ma chemise entre-ouverte, tout en continuant à l’observer avec candeur. Je gloussai avec douceur : Vous avez de beaux yeux, mais je suppose qu’on vous l’a déjà dit.

Histoire de continuer dans mon rôle de jeune fille charmante et innocente. Je me dirigeai ensuite tranquillement vers la cuisine en sautillant presque sur mes talons hauts. Tout en chantonnant, je commençai à préparer la cafetière. Il restait seul, mais au moins aurait-il le loisir d’observer mon salon parfaitement normal. Et peut-être aurait-il même la visite de Virginia, mon sacré de Birmanie. Mais elle aimait rarement les étrangers, alors soit ça passait, soit ça cassait. Lorsque les deux cafés furent servi, je les posai sur un plateau et versai une bonne dose de sel dans chacun d’eux.

ʺEt voilà !ʺ Fis-je avec bonne humeur en revenant au salon. ʺNoir, avec beaucoup de sucre, comme je les aime ! J’espère que cela vous va.ʺ Il n’avait de toute façon pas le choix. ʺA cette nouvelle collaboration !ʺ

Je le laissai prendre une gorgée tout en faisant mine de boire également. Puis, affichant ma plus belle grimace et une expression d’horreur. Je me précipitai alors vers lui, mimant un geste maladroit pour l’empêcher de boire plus.

ʺNon arrêtez ! Je me suis trompée, c’est du…ʺ

Feignant de déraper sur le tapis, j’atterris lourdement sur lui. Ce qui eut pour effet, un de renverser totalement le café sur lui ; deux de nous renverser tous deux à terre. Je me retrouvai donc à moitié sur lui, tout en faisant semblant d’encaisser durement le choc puis de me retrouver mes esprits. Je m’éloignai alors de lui d’un bond, comme s’il avait été en feu, une expression horrifiée sur le visage.

ʺPardon ! Je suis vraiment désolée, Bradley, quelle maladroite et conne je fais…ʺ Quelques larmes vinrent apparaitre au coin de mes yeux, en plus de ma mine honteuse et dévastée. Je fis mine de les chasser tout en me relevant et en m’approchant à nouveau de lui pour faire de même. ʺOlala, votre belle chemise… Je suis vraiment désolée, désolée ! Venez, ma salle de bain est par là…ʺ

Je le guidai jusqu’à la porte de ladite salle de bain, tout en continuant à m’excuser, mimant à la perfection la pauvre petite fille profondément navrée et affligée par sa maladresse. Je le laissai entrer dans la pièce, refermant la porte derrière lui pour signaler que je lui laissai un peu d’intimité s’il souhaitait enlever son haut pour le laver. Non sans avoir subtilement pris la clé.

Tout cela n’était encore que le début.
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MessageSujet: Re: Know Your Enemy || Doctor [Clos] Dim 19 Avr 2015, 21:28


Je ne me doutais pas du piège dans lequel j'étais tombé. Mais je ne tarderais pas à m'en rendre compte, malgré tout. Cela n'était qu'une question de minutes. Aussi brillant un jeu soit-il, on peut finir par comprendre que ce n'est qu'une apparence, et qu'on est tombé sur une mauvaise personne. Au moins je ne donnais pas de grain à moudre à cette femme, mais elle ne tarderait pas à en inventer pour son bon plaisir. La seule chose que je pouvais faire, c'était garder une attitude prudente, et c'était le cas. Je sentais intérieurement, à moins que ce ne soit dû à l'agitation de Hyde qui semblait tenir difficilement en place et se méfier de Dahlia, que quelque chose n'allait pas. Les choses ne seraient pas aussi charmantes que prévues.

Mes réponses aux questions satisfaisaient ma future employeuse, pour l'instant, bien que ça ne la gardât pas de continuer à prévoir un plan dans sa petite tête. Certes, ce qu'elle me répondait tenait du simple bon sens, mais enfin, était-elle adulte ou pas? Elle paraissait vraiment jeune, quand j'y pensais. La vingtaine, sans doute. Je ne connaissais pas vraiment son activité dans le milieu artistique, et c'était sans doute le dernier de mes soucis. C'était plus son attitude générale qui me gênait. L'air gentil, souriant, qu'elle arborait, me mettait mal à l'aise. Pas que cela dépareillait avec son apparence angélique et inoffensive, mais le soi-disant retard était déjà agaçant, et je n'aimais guère me sentir testé. Même si c'était le jeu.

Qu'elle s'attarde sur ma femme ne m'étonnait pas. On faisait un couple assez particulier, mais je ne le regrettais pas. Par contre, une de mes promesses à Ilona était de ne jamais parler plus que nécessaire de notre famille, par mesure de sécurité. Elle faisait de même de son côté. Et je disais en effet rarement son nom, aux gens que je ne connaissais pas. Bien sûr, fouiller l'état civil permettait à n'importe qui de savoir que nous étions mariés, mais nous gardions des noms différents en dépit des liens matrimoniaux, et Ilona utilisait très souvent son pseudonyme en public. Quant à notre fille, nous ne l'évoquions également jamais en-dehors des cercles proches, sauf en cas de besoin. C'était assez rare, d'ailleurs, mais Annabel était présente à notre mariage, puisqu'elle était déjà née trois ans avant que je rencontre Ilona. Ce jour-là marquait particulièrement ma mémoire. Si j'étais habillé de manière traditionnelle, certains s'étaient sentis perturbés par la robe bordeaux de ma femme. Mais après tout, elle n'était pas à son premier mariage. Et les sourires de ce jour-là, que ses traits affichaient, étaient si singuliers ; pas sûr qu'ils étaient réapparus depuis. Mariage intime, certes, mais tout à fait heureux. Et Annabel était assez grande pour nous apporter les alliances, de son pas à la fois hésitant, et intimidé.

« Oui, » répondis-je, avec assez de fierté, compte tenu de mes pensées. « Elle est avocate pour mutants et humains. Notre famille comporte également une fille. »

Je hochai la tête quand elle m'interrogea sur les X-Men, sans m'attarder sur la remarque suivante. Comme dit précédemment, je ne souhaitais pas m'attacher particulièrement sur le sujet de ma famille. L'atmosphère changea ensuite, quand elle me proposa un café avec ce rire si particulier. Etait-ce moi, ou quelque chose n'allait vraiment pas ? Le rire résonnait encore dans ma tête, comme une espèce d'avertissement. Les paroles et l'attitude suivant ne m'aidèrent pas. Son air innocent contrastait avec une attitude que je n'appréciais pas. Je haussai un sourcil plus que sceptique à son compliment sur mes yeux, tout en notant effectivement qu'elle me laissait apercevoir une jolie vue sur sa poitrine. Plus précisément, disons que Little Hyde ne se gêna pas pour se rincer l'oeil, en dépit de sa méfiance. A quoi est-ce qu'elle pensait, surtout en parlant de famille ? Les membres de la famille ne niquaient en général pas les autres, spécialement quand ils étaient déjà mariés. Je ne répondis rien, mais le regard que je lui adressai étaient nettement plus glacial que tout à l'heure. Elle pouvait jouer la conne candide si elle voulait, mais je n'étais pas du genre à tromper ma femme. Mauvaise pioche, Dahlia, pensai-je.

« Elle se fout de toi, c'est clair. » ricana Hyde, avant de suivre Dahlia dans la cuisine.

« Sans blague »
, je murmurai, avec une pointe de cynisme qui ne m'était pas coutumière.

Je l'entendis chanter, sans qu'elle se départisse visiblement de son allure innocente. Peut-être que, en comprenant que le jeu de femme-enfant ne marchait point sur moi (un bandana sur les cheveux compléterait son jeu d'innocence) elle glissait vers celui de la séduction. Or, je n'étais pas encore complètement con non plus.

« Dépend de tes décisions, ça, vieux. »

Ta gueule, fis-je en pensée, mais je ne parlais pas, de peur qu'elle ne m'entende. La situation commençait à vraiment me porter sur les nerfs. Sentant cela, le chat de race qui commençait à s'approcher de moi, me contourna et rejoignit sa maîtresse dans la cuisine. La jeune femme ne tarda pas à revenir, avec bonne humeur et jovialité, portant les deux cafés sur un plateau. Ma mâchoire serrée et mon regard froid ne disparaissaient point, mais ils étaient moins marqués que tout à l'heure. Je la remerciai verbalement, poliment mais sans plus. Je n'étais pas dupe, mais elle ne tarderait pas à le savoir. Je choisis d'employer une méthode plus directe, passant au tutoiement pour mieux tenter de la déstabiliser. Je ne ressentais pas l'envie de continuer à jouer à cache-cache avec elle au jeu des apparences, surtout dans un cadre de travail. Mon regard ne se départissait pas du sien, et ses yeux limpides, innocents, tendaient cette fois à m'agacer.

« Si tu arrêtais ton manège et en venais au but, directement ? Je sais pas ce qu’il y a dans tes yeux quand tu me regardes. De la tristesse ? du mépris ? de la pitié ? de l’amour ?... Peut-être seulement de l’indifférence. Je demande pas à avoir toutes les réponses, je demande simplement un signe, n’importe quoi fera l’affaire...parce que je tiens pas à continuer à ce rythme, si ton seul but est de jouer à la femme fatale. »

Le timbre de ma voix était cette fois sec, et plus impitoyable. Je portai ensuite la tasse à mes lèvres, et manquai de recracher ma gorgée dans la porcelaine, en sentant le goût amer du sel. Mais elle aussi s'en était rendue compte, et se précipitait pour m'empêcher d'en boire davantage, peut-être guère impressionnée par mon discours. Vraiment pas impressionnée, en fait. Sa soi-disant bonne intention se termina en un café renversé, pourrissant ma chemise, et moi – et elle – atterrissant à terre, elle sur moi, dans une position absolument pas ambiguë. Ce qui ne l'empêcha pas de faire sa surprise fragilisée, et de se relever d'un bond, comme si elle commettait le pire des crimes. Ça ne te gênait pas quand mes yeux étaient sur ton décolleté, pensai-je, avec véhémence et encore une fois, une banquise dans le regard. Je commençais à retenir une colère froide qui couvait, et mieux valait pour elle que ça n'éclate pas. Elle se confondait en excuses et larmes, et je devais admettre que cela était tellement bien joué, qu'on ne pouvait qu'y croire. Elle me prenait pour un crétin, ou quoi ? En écorchant encore plus mon nom ? A moins qu'elle ne soit retardée, elle se foutait clairement de moi.

Avant que je puisse protester, elle m'entraîna vers la salle de bain, fondant toute en minauderies confondues et gênées. Je devais être plus que rigide et raide, mais je me laissais faire, non sans songer que j'allais très bientôt partir, si elle ne jouait pas cartes sur table. Elle ferma la porte derrière moi, mais je ne tenais vraiment pas plus que ça à nettoyer ma chemise. Je pris une des serviettes sur une étagère, bouillant intérieurement, pour du moins éponger ce que je pouvais. Ce serait tout. Je me retournais pour sortir, avant de m'apercevoir que ce diable aux allures d'ange n'était qu'une voleuse de clés, pour mieux m'enfermer. Je frappai vigoureusement le battant avec force, la colère éclatant, cette fois, loin du calme froid que je m'étais targué à afficher.

« Bordel, Dahlia, ça suffit maintenant ! Ouvrez cette putain de porte et arrêtez ça ! » Le battant en bois tremblait sous mes coups, mais ça ne suffisait pas à l'ébranler. « Si vous n'obéissez pas, je la défonce ! »

Je n'appréciais guère de me sentir pris au piège ainsi. Je reculai, dans le but d'effectivement essayer de l'enfoncer, quand une envie soudaine me prit. C'était quoi, la gorgée de café ? Allez savoir. Quoiqu'il en soit, et même si ça discréditait ce que je venais de dire, je ne pouvais vraiment pas me retenir, c'était trop pressant. Et puis j'étais au bon endroit pour ça. M'approchant des wc dans la pièce, je soulevai la lunette et entrepris de faire mon affaire. Si j'étais un poil plus rancunier, j'aurais certes pu me venger quelque peu en faisant ça dans la douche, mais je ne m'appelais pas encore Little Hyde, et même si celui-ci semblait délicieusement ravi de me voir aussi en colère, assis sur le panier de linge sale, je me contentai de le foudroyer du regard, alors que je remettais mon pantalon. Non, pour ceux se posant la question, ce n'était pas non plus la première fois qu'un de mes alter ego m'accompagnait même dans des trucs aussi privés.

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MessageSujet: Re: Know Your Enemy || Doctor [Clos] Dim 10 Mai 2015, 17:10

Il était coriace, le bonhomme. D’un autre côté, ça semblait logique. Ellen laissait rarement le hasard guider ses choix, et m’envoyer n’importe quel péquenaud que je croisais quotidiennement ne lui aurait pas ressemblé. Mais, mine de rien, ça valait le coup de tester. Après tout, les hommes faisaient rarement preuve d’originalité dans leur comportement, et le fait que Bran Carwyn travaille dans le social ne garantissait rien. Au contraire, mieux valait être certain de son professionnalisme, même si cela devait être au moyen de méthodes… peu orthodoxes. Et de toute manière, il aurait bien été le plus parfait des assistants sociaux que ça n’aurait rien changé. J’étais de mauvaise humeur, voilà tout.

Je hochais doucement la tête en guise de réponse, enregistrant les informations qu’il me donnait au sujet de sa famille. Il allait falloir que je me renseigne à ce sujet. Non pas que sa fille ou sa femme ait quelque chose à craindre, il s’agissait là simplement de formalités que j’effectuais pas réflexe, lorsque je commençais à travailler avec un nouveau collaborateur. Mon plus grand pouvoir se trouvait sans doute dans cette mine d’informations que je créais petit à petit, soit via mon réseau d’informateurs, soit via mes propres moyens. Famille, travail, salaire, passe-temps ; collecter toutes ces données s’avérait être fort utile, et pour divers raisons. Avoir une vue d’ensemble sur plusieurs nids de réseaux et de liens, ce n’était jamais de trop dans cette jungle qui se prétendait civilisation évoluée.

Puisque tout était dit, il était temps de passer à la suite. Il m’avait déclaré tout ce qu’il pouvait politiquement dire, il ne me restait plus qu’à le tester autrement. Tout le monde a quelque chose à cacher, et je comptais bien découvrir de quoi il s’agissait chez lui. Je tentai donc la tactique du café salé, puisque de toute évidence, il n’appréciait pas la vue de mon décolleté. C’était tout à son honneur, mais cela ne faisait qu’ajouter davantage au défi. Tout comme le fait qu’il ne se laissait visiblement pas prendre par mon jeu de candide jeune fille maladroite. Intérieurement, je souris face à ce nouveau challenge, prête à ne pas me laisser abattre pour autant. Face à son discours –quelque peu étrange et fleuri, je devais l’admettre-, je clignais les yeux d’incompréhension, feignant un air à la fois perdu et profondément troublé.

ʺJe… je ne comprends pas, de quoi parlez-vous ?ʺ S’il voulait un signe, il n’aurait pas à attendre plus longtemps. A peine avait-il porté le café à ses lèvres que je me jetais sur lui, prétendant le sauver d’une affreuse méprise de ma part. Quitte à exagérer, autant y aller franchement. Mais même me confronter physiquement à lui ne semblait pas être suffisant, et je décidais de passer à la vitesse supérieure, faisant mine de m’écraser davantage face à son regard noir qui en disait long sur ses pensées. Sans lui laisser le temps de réagir, je le tirai jusqu’aux toilettes, les yeux larmoyants.

Mais le bougre s’avérait être vraiment trop coriace. Il remarqua rapidement que j’avais subtilisé la clé, et s’empressa de venir tambouriner contre la porte. Je n’avais même pas encore utilisé la clé pour l’enfermer et cet idiot perdait déjà son calme, sans même essayer de baisser la poignée… Mais il me fallait réfléchir pour trouver une excuse quant à ce dérobage de clé, et vite. Lorsqu’il menaça de défoncer la porte, je posai une main sur la poignée, prête à ouvrir lorsqu’il prendrait son élan pour s’étaler de tout son long. Cependant, cet instant ne vint pas. Fronçant les sourcils, j’approchai mon oreille de la porte, et le bruit d’un homme qui utilisait visiblement mes toilettes se fit entendre.

… Il pense être enfermé, et tout ce qu’il trouve à faire, c’est d’aller pisser ?

Ayant pris ma décision, je repris mon air de pauvre demoiselle en pleine crise et confuse, avant d’ouvrir grand la porte.

ʺQu’est-ce qui se passe ? Je vous ai entendu crier, tout va…ʺ Je m’interrompis volontairement en constatant de mes propres yeux qu’il avait terminé son affaire. Un cri perçant sortit alors de mes lèvres tandis que mon visage vira pour une expression surprise et profondément génie. Aussi rapidement que si ça avait été un réflexe, je refermai la porte et introduisit la clé dans la serrure. D’un coup sec, je fis le mouvement pour fermer, et un bruit de métal me signala que j’avais même été au-delà. Mais c’était là mon but. Un silence de quelques secondes s’installa. Je pris discrètement mon souffle, avant d’hurler :

ʺOH MON DIEU BRAN, C’EST HORRIBLE ! LA CLE ! LA CLE ! JE L’AI CASSEE, JE L’AI CASSEE BRAN ! VOUS ÊTES ENFERME ! QU’EST-CE QU’ON VA FAIRE ? QU’EST-CE QU’ON VA FAIRE ?ʺ

Feignant la crise de panique, je me mis à courir devant la porte des toilettes. Puis, je ralentis, et fis mine de tenter de me calmer.

ʺJe sais ! Je vais appeler le concierge, il va venir régler ça ! Ne paniquez pas, on va vous faire sortir de là… Je reviens tout de suite, ne vous en faites pas !ʺ

Je fonçais en direction du salon, hors de sa vue s’il lui venait l’idée de regarder par la serrure. Tout en exagérant mes déplacements et mes gestes pour qu’il puisse les entendre, je commençais à observer ses affaires.

ʺOui, bonjour Monsieur Lewisʺ, déclarai-je à voix haute et de façon paniquée tout en analysant le téléphone portable que mon prisonnier avait laissé derrière lui. ʺEcoutez, je suis vraiment désolée, mais j’ai un gros problème…ʺ

Je continuais à simuler une discussion avec le concierge, tout en continuant mes petites recherches. Et quand j’en aurais assez d’avoir un Bran Carwyn en train de marquer son territoire dans ma salle de bain, j’irai réellement chercher le concierge du bâtiment.
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MessageSujet: Re: Know Your Enemy || Doctor [Clos] Dim 17 Mai 2015, 21:19


En effet, j'avais beau ne pas y paraître, il en fallait quand même pas mal pour me déloger ou me faire renoncer. Et quand je soupçonnais que la résistance ou l'agressivité en face, étaient clairement voulues, alors il y avait encore moins de chances que je renonce. Même si je commençais à me demander si cette femme n'avait pas quelque côté sociopathe en plus de son genre affectueux de la femme fatale. Que voulait-elle donc, à la fin ? C'était ça, la question que j'aurais dû me poser, lui poser, dès le début. Mais je n'aurais pas eu besoin de Little Hyde, alias mon instinct, pour me faire comprendre qu'elle aurait raconté des histoires ou se serait faite passer pour innocente. Alors certes, j'étais peut-être très ordinaire comme homme, mais au moins je faisais ce que je croyais juste, et tant pis si ça ne satisfaisait pas le souhait d'originalité de madame. On faisait de belles têtes de bourrique, tous les deux, finalement.

Et si j'avais été moins énervé, j'aurais essayé de me mettre à sa place, de comprendre sa vision des choses, mais ce que j'avais compris, ou croyais avoir compris d'elle, m'agaçait déjà trop. De plus, elle l'avait cherché, si son jeu de jeune fille bien sage était véritablement un jeu. A moins que je ne fasse une terrible erreur, comme elle semblait vouloir le faire croire ? Il y avait trop de coïncidences ou de choses qui clochaient pour cela, à mon goût. Et si elle avait le mauvais goût de s'en prendre à ma famille, elle ferait plus qu'entendre encore parler de moi. Je pouvais être nettement moins cordial si je le voulais, et moins inoffensif, aussi.

En tout cas, même si elle faisait très bien son innocente, le coup du décolleté n'était nettement pas à faire sur moi. Quant au café salé, je ne sus honnêtement pas si elle avait fait une erreur, une maladresse, ou si ce n'était qu'un prétexte pour...la suite. Imprégner ma chemise de café, me percuter, à nouveau faire semblant de ne pas comprendre de quoi je parlais, qu'elle finisse quasiment à califourchon sur moi...Mais pour qui se prenait-elle ? Ou était-ce un jeu qu'elle huilait de temps en temps ? Ou alors me trompais-je complètement sur son compte ? Je croyais être assuré de ce que je pensais, mais je ne pouvais m'empêcher d'avoir quelques doutes. En même temps, si je n'en avais pas, je pense qu'on aurait pu en déduire que j'avais vraiment à revoir mon métier.

Pourtant, elle faisait bien attention à larmoyer un peu alors qu'elle me menait aux toilettes. Pour mieux tendre le piège suivant, sans doute...dont je me rendis compte avant d'avoir cette irrésistible envie d'aller au petit coin. Pas la meilleure solution à faire en temps actuel, mais quand fallait y aller... Je ne m'attendais pas cependant pas à ce qu'elle rouvre la porte – là aussi, avais-je fait une erreur en pensant qu'elle m'avait enfermé ? - et me voie en train de me rhabiller. J'eus une brève, vraiment brève, seconde de gêne en voyant que ses traits tournaient à l'embarras et qu'elle laissait échapper un cri (là aussi, je commençais à m'interroger sur si elle avait un jour vécu en-dehors de cet endroit ou pas), avant de refermer la porte. J'entendis la clef tourner vivement et jurai, alors qu'un craquement métallique clairement distinct retentit. Je fus sonné, pour un instant, songeant que je m'étais moi-même jeté dans un piège, mais à peine avais-je ouvert la bouche qu'elle avait repris ces cris typiquement féminins et haut perché que je ne supportais que peu, pour me hurler qu'elle avait cassé la clef et m'avait enfermé.

….Sérieusement ? Elle se payait ma tête, encore une fois ? Me rapprochant de la porte en poussant un nouveau juron, je l'entendis piétiner dans le couloir, visiblement paniquée. Elle avait quel âge ? Ou elle faisait sa précieuse ? Je donnai un coup contre le battant.

« Calmez-vous, maintenant ! »

Mais elle-même semblait revenir à la raison, alors que j'actionnais, en vain, la poignée plusieurs fois de suite. Je ne savais pas si je devais enfoncer la porte comme prévu, me laisser aller à une attitude blasée, ou l'insulter. Peut-être que les trois ensemble, formaient la bonne solution. Elle se mit alors à parler d'un concierge qui allait venir. « Ne paniquez pas », c'était plutôt à elle, la folle hystérique, qu'il fallait dire ça. Évidemment, la fenêtre n'avait pas l'air propice à être cassée. Je me souviendrai de cette journée...

Je reculai, les dents serrées, et finis par aller donner un coup d'épaule contre le battant, en vain. Je n'avais pas très envie de lui être redevable, même si je l'entendais téléphoner dans une autre pièce, appelant visiblement ledit concierge. Je l'écoutai un instant, les mains posées contre le battant, mais rester là, enfermé, à attendre comme un pauvre c*n, n'était pas dans mes projets immédiats. J'étais loin de me douter que dans le salon, ce démon était en train de fouiller mes affaires. Je n'étais pas un expert en matière de sécurité informatique, aussi mon portable ne devait-il pas être difficile à déverrouiller. Les derniers messages qu'il contenait étaient adressés soit à Bobby en ce qui concernait sa rencontre avec ma fille, soit avec ma femme sur le même sujet et des choses diverses (et personnelles) ; il devait aussi y avoir des sms échangés avec Hélianthème et Dastan. Pour les photos, j'en prenais relativement souvent et pour des bêtises qui me faisaient sourire, mais ne me servais pas de l'agenda électronique. Quant à ma sacoche, il y avait à l'intérieur quelques dossiers de patients, des notes personnelles et des articles de presse autour des actualités mutantes, un dossier que j'avais commencé à faire sur le foyer de jeunes femmes. S'il n'y avait rien de terriblement compromettant (c'était plus dans le téléphone) je n'apprécierais nullement qu'on se permette de s'introduire dans mon travail et ma vie privée. Encore fallait-il que je m'en rende compte...

Je reculai de nouveau, pour essayer d'enfoncer de nouveau la porte, mais ne réussis qu'à me faire davantage mal à l'épaule – l'ouverture de la porte était de mon côté, ce qui aggravait les choses. Je ne pouvais faire que parler, pour l'instant, en essayant de ne pas déclencher de nouvelle crise d'hystérie ou de fausse innocence chez cette...femme.

« Dahlia, quand sera-t-il là ? »
Mais qu'est-ce que cette situation était ridicule. Si je la prenais sur le fait, elle m'entendrait et pas d'une manière douce. « Je suis désolé d'avoir été grossier tout à l'heure. Vous rendez les choses...troubles et confuses. Je ne voulais pas vous insulter. » Mon ton était plus mesuré qu'un instant auparavant.

Oh que si, semblait penser Little Hyde, toujours sur le panier à linge sale, mais je n'avais pas besoin qu'il parle pour en être conscient.


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MessageSujet: Re: Know Your Enemy || Doctor [Clos] Mar 30 Juin 2015, 21:17

Rien de surprenant ou d’exploitable dans ses affaires. Ni photos compromettantes –juste des… stupidement stupides-, ni sms douteux, ou de documents qui ne devraient pas être dans ses mains. Je notais juste quelques noms, dont certains n’était pas inconnus. Mais je n’avais pas vraiment la soirée pour approfondir davantage mes recherches. A première vue, ce type était vraiment… assez normal. C’en était presque décevant. Ou plutôt, dans mon état d’esprit actuel, ça l’était. Il pouvait n’avoir rien à se reprocher, cela n’allait pas me le rendre plus agréable ou sympathique, ou que non. J’allais trouver un autre angle d’attaque. Ce qui ne m’empêcha pas de chipoter deux trois trucs, sur ton téléphone, notamment. Un petit changement de sonnerie, histoire de laisser ma trace.

Je revins vers les toilettes non sans manquer d’entendre ses tentatives pour enfoncer la porte. Manquées, à coup sûr, s’il continuait comme ça, il allait se faire mal. Il me demanda des nouvelles du concierge, et il me fallut bien concéder que je devais aller confirmer mon excuse en le faisant venir ici.

ʺJe… je ne sais pas, il devrait déjà être là… Je suis désolée…ʺ Mon ton était misérable, perdu. ʺJe vais aller le chercher !ʺ

Ainsi les laissais-je en plan, lui et ses excuses. Il était tout autant désolé que je l’étais, mais cela tombait bien. Car je n’avais pas terminé. Je sortis donc de l’appartement, et me rendis à la loge du concierge. Il me connaissait bien, car après tout, j’avais fait en sorte qu’il m’apprécie. C’était toujours utile, lorsqu’on devait se débarrasser d’une visite d’une nuit, ou sortir discrètement au milieu de la nuit. Ce pauvre bougre me voyait comme une petite chose fragile que le succès et les petits amis sans scrupules dévoraient petit à petit. Ainsi, il était aux petits soins avec moi, et n’hésitait pas à me venir en aide. Je crois qu’une fois, il avait enfermé l’un des journalistes qui avait eu l’audace de me suivre dans le hall du bâtiment dans le dépôt technique durant une nuit. Depuis, la presse évitait d’approcher à plus de cinquante mètre de l’entrée.

Nul besoin d’aller aussi loin, mais je racontais donc une histoire bien larmoyante à ce cher Monsieur Lewis en battant des cils : le rendez-vous avec l’assistant social avait dérapé, il m’avait fait des avances que j’avais repoussées, et par réflexe, je l’avais enfermé dans les toilettes et prétexté un appel au concierge. Bien sûr, je ne voulais pas d’histoires, alors si cet adorable Monsieur Lewis pouvait simplement venir le délivrer, cela me sauverait la vie. Les stars, et les histoires compliquées… Affichant un air grave, il acquiesça avant de me rassurer. Oui oui, il comprenait parfaitement. Il allait s’en occuper, et allait me laisser gérer cela.

Néanmoins, Bran serait fiché, et il aurait sans doute droit à une fouille corporelle lors de sa sortie de l’immeuble. Voire pire, s’il revenait dans les parages. Nous remontâmes donc tous les deux, et en un coup de biche, la serrure de mes toilettes céda, libérant le méchant assistant social. Je restais à l’égard, légèrement recroquevillée et avec l’air d’être à deux doigts des pleurs. Monsieur Lewis détailla Bran des yeux à la tête lorsqu’il sortit, le jugeant d’un œil noir, avant de finalement revenir vers moi pour dire qu’il viendrait s’occuper de réparer la serrure demain, et que si j’avais un autre problème –son regard se redirigea brièvement vers Bran-, je ne devais pas hésiter à l’appeler. Je fis mine de rassembler tout mon courage pour lui sourire et le remercier, avant de le raccompagner dehors.

Toujours avoir le concierge dans sa poche, toujours.

Fermant la porte derrière lui, je décidai de passer à la suite. Je revins au salon pour trouver Bran, l’air profondément malheureux et les yeux baissés. Fuyant délibérément son regard, je fixais le sol, je fis mine de ne pas savoir où me placer.

ʺPardonnez-moi, Brett. Je… je ne sais pas ce qui se passe, je ne voulais pas… que tout cela arrive.ʺ D’immenses larmes commencèrent à perler sur mon visage, avant que je n’éclate en d’immenses et bruyants sanglots. Je feignis d’essayer de me reprendre, séchant mes larmes de crocodiles pour tenter de parler : ʺLa vérité, c’est que… depuis que vous êtes entré ici, je ne fais qu’agir bizarrement. Je crois… je crois que vous me plaisez. Même si je sais que c’est mal, que vous êtes mariée, que nous allons être collègues ; je n’y peux rien !ʺ

D’un bond, je fonçai sur lui pour m’agripper à sa chemise, je laissant choir de tout mon poids contre lui en mimant l’énergie du désespoir. Les larmes se remirent à me jaillir des yeux, alors que je me lamentais contre lui, le mascara dégoulinant le long de mon visage et sur ses vêtements.

ʺQu’est-ce que nous allons faire ? Qu’est-ce que nous allons faire ?ʺ

Qu’est-ce que tu vas faire, Bran Carwyn, qu’est que tu vas faire ?
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MessageSujet: Re: Know Your Enemy || Doctor [Clos] Ven 17 Juil 2015, 01:01



J'étais peut-être un des types les plus normaux de cette ville, en effet. Du moins, tant qu'on enlevait le côté « hello, je vois des êtres bizarres dans mon champ de vision ». Ah, c'était dommage, quand on n'avait pas de faille ou de secret douloureux à faire éclater, ou à utiliser pour arriver à ses fins, n'est-ce pas ? C'était peut-être bien ce qui avait énervé le mutant qui m'avait lancé une malédiction, après tout. J'étais sans doute trop en paix, pour quelqu'un comme lui. Comme c'était le cas pour cette femme. Je finis par laisser la porte tranquille, l'épaule commençant vraiment à me faire mal. Fort heureusement pour elle, je ne pouvais envoyer aucun des deux zigotos en espion, car sinon, elle aurait été vraiment dans la mouise pour ensuite continuer son jeu innocent. Je l'entendis me répondre qu'elle allait chercher le concierge, et effectivement, je crus entendre des pas s'éloigner.

Je profitai de ce bref laps de temps pour me retourner vers Hyde, qui s'était mis à siffloter une chanson du Roi Lion.

« Qu'est-ce que tu penses d'elle ? »

J'acceptais enfin de l'aide, de la part de l'un d'eux – je crois. Ou du moins un conseil.

« T'sais très bien ce que je pense, Bran. »

« Je te parle pas du côté femme-enfant sexy sans en avoir l'intention. Est-ce qu'elle joue la comédie, ou pas ? » J'étais plus que sérieux, et le regard sombre, quoiqu'un peu hésitant, en demandant cela. Je le vis hausser les épaules, agitant les jambes pour descendre du panier de linge sale.

« Pour moi, elle ment, mais elle prend beaucoup, beaucoup de plaisir à se foutre de ta gueule, et ça, c'est dangereux. »

Je n'eus guère le temps d'appesantir davantage la discussion, car je les entendais revenir, et je devais prier pour qu'elle ne m'ait pas entendu parler tout seul, enfermé dans sa fichue salle de bain, peut-être bien par sa faute, en fin de compte. J'aurais déjà assez à faire en affrontant le regard pesant et suspicieux du concierge, comme si j'étais soudain devenu un prédateur sexuel avide de starlettes dont je n'avais jamais écouté la moindre chanson. Je ne compris pas vraiment ce regard, quand on réussit enfin à m'ouvrir la porte, enfin, l'examen des pieds à la tête. Pas plus que je ne compris pourquoi on semblait soudain me considérer comme dangereux, même si une sueur froide me coula dans le dos, notamment en voyant le regard amusé et froid de Caïaphas...est-ce qu'elle m'avait entendu parler seul dans la salle de bains ? Pourvu que non, pitié. Le concierge finit par s'en aller, non sans me jeter un dernier regard suspect (qu'est-ce qu'elle avait raconté?) et je me retournai vers elle, qui avait les yeux baissés et l'air très malheureux. Je demeurai sur mes gardes, ne sachant plus si c'était du lard ou du cochon....

Je ne pus m'empêcher de tiquer quand elle m'appella encore encore autrement. Elle se foutait de moi ou elle avait Alzheimer ?

« Pardonnez-moi Brett...je ne sais pas ce qui se passe, je ne voulais pas...que tout cela arrive. » Et elle se mettait à pleurer, sous mes yeux ahuris. C'était des larmes feintes ou ?... « La vérité, c'est que...depuis que vous êtes entré ici, je ne fais qu'agir bizarrement. Je crois...je crois que vous me plaisez. Même si je sais que c'est mal, que vous êtes marié, que nous allons être collègues ; je n'y peux rien ! »

J'en étais estomaqué, et surtout abasourdi, comme ne parvenant pas à entendre ce qu'elle disait, et pourtant. Hyde eut un léger sifflement, surtout quand elle bondit sur moi pour agripper à ma chemise comme une personne qui n'avait plus rien à perdre, ses larmes mêlées de trace de maquillage tachant mes vêtements, comme si le fichu thé n'avait pas suffi. Honnêtement, je ne savais pas comment réagir. Je n'avais eu qu'une fois, il y avait longtemps, une patiente ayant fait un transfert sur moi, et j'avais réussi à lui dire d'aller voir un autre psy. Mais là, c'était encore autre chose.

« Qu'est-ce que nous allons faire ? Qu'est-ce que nous allons faire ? »

Mais dans quel m*rdier je m'étais fourré ?! Cette nana avait la moitié de mon âge ! Pourquoi elle faisait une fixette sur moi ! Et est-ce que c'était vrai d'ailleurs, ou est-ce que c'était encore un sale tour ?! Je n'arrivais pas à me décider là-dessus ! L'esprit en panique total, j'hésitais entre la repousser directement et poser mes mains sur ses épaules pour la faire reculer plus doucement, de manière plus réconfortante. Total, je posais puis enlevais mes mains sur ses épaules, incapable de me décider.

« Moi je sais ce que je ferais, elle pleure, faut la réconforter, mais ça engage que moi. »

Il pouvait pas se taire, celui-là ? Mais oui, je savais ce que ça voulait dire : elle s'était déjà retrouvée dans une position compromettante, à califourchon contre moi, et là, disons que la mécanique risquait d'agir si elle continuait à rester collée contre moi en pleurant et marmonnant qu'elle m'aimait ou je ne savais quelles absurdités. Finalement, je choisis de la faire reculer doucement, mes mains sur ses épaules, désorienté

« Arrêtez, Dahlia...vous délirez...je suis marié, j'ai le double de votre âge et nous n'avons rien en commun. Vous vous faites des idées, vraiment... » (Comment j'allais expliquer les traces de mascara à Ilona ? Mieux vaudrait brûler ces vêtements.) « Calmez-vous... » Je reculais un peu, me mettant hors de portée, à dessein, tout en essayant de rester calme malgré la panique totale à l'intérieur, les mains levées en signe que j'étais inoffensif, et ne comptais pas lui bondir dessus. « Raisonnez-vous tout de suite. Ça vaudra mieux pour tout le monde. Y compris que je ne... »

Caïaphas me regarda à cet instant d'un air pleinement désabusé et las, comme si j'avais mis trente-six ans à comprendre quelque chose. Y compris que je ne vienne pas travailler avec vous. Ah oui. Tiens donc.

« Y compris que je ne vous laisse aucun espoir. » finis-je, le regard fixé dans le sien, intensément.



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MessageSujet: Re: Know Your Enemy || Doctor [Clos] Sam 08 Aoû 2015, 22:00

En retournant dans l’appartement, je crus entendre des voix dans la salle de bain. C’était moi, ou… ce type parlait tout seul ? Pour un assistant social, ce serait quand même le comble. Malheureusement, avec le peu que je pensais avoir entendu, ce n’était rien qui puisse vraiment être retourné contre lui, à ce stade. Quoique… c’était peut-être à creuser. Il y avait quelque chose, j’en étais de plus en plus persuadée, et c’était peut-être dans cette direction qu’il fallait chercher. Mais pour le moment, je me contentais de garder ça dans un coin de mon esprit, et me contentais simplement de continuer à jouer mon rôle tandis que le concierge libérait mon prisonnier.

Carwyn ne semblait toutefois pas vraiment dupe de mon manège, quoique lui non plus n’avait rien pour le prouver. Ce qui me laissait toujours le bénéfice du doute, et ainsi l’opportunité de continuer dans ma lignée. Une fois le concierge parti, je lui balançai donc la suite de mon grand jeu : déclarations, amour impossible, larmes et tout le tintouin. Sans oublier de m’agripper à lui avec tout le désespoir et la ténacité d’une verrue qui s’accroche à son pied. La totale, histoire de ne pas lui laisser de répit ni de répartie correctement préparée.

Et puis, peu importe les belles paroles, au bout d’un moment, le corps a sa propre logique, indépendante de la volonté. Ce qui expliquait sans doute pourquoi il fit son possible pour m’éloigner, malgré la surprise. Je dus me résoudre à le lâcher, ne souhaitant pas non plus paraître trop suspecte à le serrer de toutes mes forces. Et l’empêcher de respirer s’avérerait également moins drôle que toute cette mascarade, il fallait l’avouer. Continuant à déverser des torrents de larmes parfaitement contrôlés pour qu’ils en paraissent l’inverse, j’écoutais pourtant avec attention ses paroles. Histoire de pouvoir rebondir sur celle qui m’arrangeait.

"Ça n’a jamais… empêché qui que ce soit d’aimer !"répliquai-je avec une pointe de colère et entre deux sanglots lorsqu’il se cacha derrière son âge et son mariage. "Dites plutôt… que je suis laide, stupide et pas assez bien pour vous…"

Les pleurs redoublèrent en intensité lorsqu’il acheva sa petite tirade, et je m’effondrais théâtralement à terre. Tout en me roulant presque sur le sol, je continuais à crier entre les larmes:

"Vous êtes cruel, cruel ! Piétiner les sentiments d’une jeune fille, c’est vraiment…"

"Dahlia, ça suffit maintenant."

La voix me fit m’arrêter net, autant dans mes pleurs que dans mes mouvements. Tournant la tête vers l’entrée, j’aperçus Ellen qui nous observait avec un mélange d’agacement et de colère contenue. Mon expression redevint soudainement neutre, et je me relevais avec calme pour la regarder avec froideur. Comment avait-elle obtenu les clés ? Et comment avait-elle su que je lui avais donné la mauvaise heure pour le rendez-vous.

"Je te connais bien." répondit-elle en haussant les épaules et pour répondre à mes pensées qu’elle devait donc imaginer sans peine. J'étais sortie de son ventre, blabla... Je haussai les épaules à mon tour, avant de me diriger vers la salle de bain pour y prendre un linge et nettoyer mon visage dégoulinant de mascara. Ellen s’approcha de l’assistant social et, après un coup d’œil à son état, lui déclara : "Monsieur Carwyn, désolée de tout ce dérangement. Mlle Anderson n’approuvant pas tout à fait mon choix, elle a cru bon de vous… tester à sa manière."

De retour à leur côté avec un visage exempt de toute traînée noir, je laissai mon expression neutre faire place à un grand sourire ravi :

"Félicitations, vous avez passé le test avec succès. Vous comprenez, je ne peux pas laisser n’importe qui prendre ce poste et s’occuper de femmes parfois bien fragiles. Vous me pardonnez ? Je me réjouis en tous cas de travailler avec vous, Monsieur Carwyn !" Il ne manquait plus qu’un petit jingle de victoire pour compléter le tableau. Je lui tendis une main enthousiaste, consciente qu’il n’était sans doute désormais plus dupe. Tout comme Ellen, qui me regardait avec un regard noir. Mais le jeu ne prenait jamais vraiment fin, et il allait rapidement s’en rendre compte. "Maintenant, est-ce que vous pouvez me laisser tous les deux ? J’ai un autre rendez-vous bientôt, et nous aurons de toute façon bien souvent l’occasion de nous croiser, à l’avenir."

Je les raccompagnais à la porte, laissant ma mère sortir en premier. Lorsque Carwyn passa devant mon sourire angélique, je laissai cependant s’échapper dans un murmure presque inaudible :

"Quoi que tu caches, je le saurais, Bran Carwyn."

Et, sur un immense sourire, je fermais la porte. Oh oui, ce n’était que le début…
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MessageSujet: Re: Know Your Enemy || Doctor [Clos] Jeu 13 Aoû 2015, 22:32


Je m'étais cru seul, pendant le temps où je parlais à Little Hyde, et ne me doutais donc pas de ce que la petite princesse allait essayer de retourner contre moi. A croire que cette femme, jeune fille, n'avait vraiment rien d'autre à faire. A croire que je ne subissais pas assez de choses comme ça...il y avait des gens qui ne pouvaient s'empêcher de chercher le malheur des autres, en dépit du bon sens, ou de toute humanité, allez savoir.

Et j'avais beau savoir que quelque chose ne tournait pas rond chez elle, que c'était un jeu ou une mascarade, j'étais trop sur le fil du doute, pour trancher véritablement. Car elle semblait malgré tout sincère et naturelle, et je ne faisais que me répéter que cela faisait au mieux une heure que nous parlions...c'était complètement insensé. Elle agitait une clef de manège et un pompom pour que je le saisisse ; je ne devais pas rentrer dans son jeu, sans pour autant avoir complètement de moyen de prouver qu'elle se jouait de moi. D'où une situation aussi dantesque, bon sang. A force de se presser contre moi, elle allait vraiment créer une réaction dont je ne voulais pas. Aussi la repoussai-je, fermement mais sans violence exagérée non plus. Elle se lança faire, la petite Dahlia, mais pour mieux repartir sur une tirade désespérée, qui aurait pu faire croire qu'on se trouvait dans Roméo et Juliette, ou quelque pièce tragique du genre. Cela n'en rajoutait que plus à l'absurde de la situation.

Désormais éloigné, je ne me gênai pas pour soupirer, profondément, avec peut-être autant de lassitude que d'exaspération, face à une réponse aussi...théâtrale. Et surtout en se sous-estimant autant.

« Comment pouvez-vous croire que vous êtes laide et stupide, alors que vous êtes célèbre et réclamée dans ce monde ? » persiflai-je. Ça ne fit cependant que la faire s'écrouler à terre, presque comme une ado en perdition. Même Caïaphas était plus qu'exaspéré : profondément blasé.  Même ma propre fille, plus jeune pourtant, était plus mature. J'avais commencé à répondre. « Vous vous faites tout un... » quand une autre voix claqua dans la pièce, avec autant de fermeté que celle dont j'avais usé auparavant, pour essayer de la raisonner.

Je levai les yeux pour me concentrer sur le nouveau protagoniste de la pièce qui se jouait, et je reconnus sa mère, celle qui m'avait contacté en premier pour ce travail. Je ne manquai pas, tout comme Little Hyde qui affichait un sourire narquois, le changement brutal d'expression de la gamine – désolation devenant neutralité. Ainsi, j'avais – nous avions eu raison – j'accordai un hochement de tête à mes deux doubles, plus que réellement à Ellen. Tant pis pour ce que cela pouvait paraître. Cette fille était quand même vraiment une psychopathe ou manipulatrice en puissance, de ce que je voyais....pas étonnant qu'elle soit dans le milieu du spectacle. D'ores et déjà, je pouvais cependant déjà sourire, en voyant que la mère n'était pas dupe du manège, et même réprobatrice. Ça me faisait du bien, par rapport aux moments presque infernaux que je venais de passer.

La mère prit la peine de venir me « rassurer » et « m'éclaircir » une situation qui ne l'était désormais que trop. Les dents serrées, si je pouvais accepter ses excuses, on ne pouvait dire que j'acceptais autant le sourire ravi – faussement, j'en étais sûr, et avec une grande couche de moquerie derrière – de Dahlia, et sa déclaration triomphante, à la limite d'un jeu télévisé.

Si j'eus un sourire aimable pour sa mère, mon regard envers Dahlia, l'était beaucoup. Pour tout dire, j'avais même une certaine froideur, qu'on avait rarement vue chez moi. Je pouvais accepter des tests, mais il ne fallait pas déconner non plus. Comme si ça n'était jamais arrivé, que des femmes fassent des transferts amoureux sur moi. Pour qui elle se prenait ? Je demeurai glacial, alors que je répondrais.

« Votre test est autant de temps perdu, que j'aurais pu consacrer aux femmes de votre foyer. »
Une autre façon de lui dire « fuck you » mais de façon polie, en face de sa mère. Malgré tout, je serrai, très brièvement et aussi peu de temps que nécessaire, sa main, comme pour montrer que je ne tenais pas rancune et savais me comporter. Ce n'était le cas, que pour la première solution, il fallait bien le signaler. J'étais à deux doigts de me demander si j'étais débarqué dans une maison de fous, mais j'avais aussi, en vérité, ma propre obstination, et celle-ci était pour l'instant de te tenir tête à cette gamine complètement psychotique, et de savoir pourquoi elle agissait ainsi.

Suivant Ellen, je ne m'arrêtai qu'en entendant l'avertissement voilé de Dahlia. Je me retournai vers elle, le regard défiant et les traits sombres, certes rien à voir avec mon attitude à l'arrivée. C'était comme une bataille entre nous deux, désormais. Little Hyde ne se gêna pas pour la traverser, en partant de la pièce, exprimant bien mon ressentiment.

« Pas si c'est moi qui arrives à découvrir ce que tu caches, en premier, Dahlia Andersen. »

Sur ces bons mots, et un dernier regard chargé de colère, malgré tout sans doute moins victorieux que son sourire angélique, je quittai cet endroit, digne d'un asile, au moins pour cette fille-là.


Fin du sujet



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