XMH : The After Years
 
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[CLOS] Chapitre XXIII: L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime. (Axel)

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Identité : Diane Geyer
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MessageSujet: [CLOS] Chapitre XXIII: L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime. (Axel) Dim 11 Jan 2015, 01:07



Vergiss mein nicht

Rappelle-toi, quand l’Aurore craintive
Ouvre au Soleil son palais enchanté ;
Rappelle-toi, lorsque la nuit pensive
Passe en rêvant sous son voile argenté ;
À l’appel du plaisir lorsque ton sein palpite,
Aux doux songes du soir lorsque l’ombre t’invite,
Écoute au fond des bois
Murmurer une voix :
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, lorsque les destinées
M’auront de toi pour jamais séparé,
Quand le chagrin, l’exil et les années
Auront flétri ce coeur désespéré ;
Songe à mon triste amour, songe à l’adieu suprême !
L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime.
Tant que mon coeur battra,
Toujours il te dira
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, quand sous la froide terre
Mon coeur brisé pour toujours dormira ;
Rappelle-toi, quand la fleur solitaire
Sur mon tombeau doucement s’ouvrira.
Je ne te verrai plus ; mais mon âme immortelle
Reviendra près de toi comme une soeur fidèle.
Écoute, dans la nuit,
Une voix qui gémit :
Rappelle-toi.


Alfred de Musset


L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime

    Les cendres de l'Eglise du Crépuscule avaient à peine eues le temps de refroidir. Les malveillants complotaient pour leur prochaine attaque. Cependant, un danger bien plus concret touchait la belle du désert.

    Le ventre encore étreint par une peur animale, Sveda était montée dans sa voiture, et sans même réfléchir avait pris la direction de Red Hook. Les mains cramponnées au volant de sa voiture, elle tentait, tant bien que mal, d’apaiser son esprit tourmenté. Mais l’ambiance anxiogène de son cauchemar la poursuivait jusque dans son état d’éveil. Les mots de son agresseur se répercutaient en litanie, quoi qu’elle fasse. Arrivée à ce niveau d’angoisse, il n’y avait qu’une personne en ce bas monde, capable de l’aider. Le problème était de savoir s’il le ferait…

    Elle avait à peu près conscience que ce qu’elle faisait était tout sauf, une bonne idée. Non en fait, elle le savait pertinemment que c’en était une mauvaise. Néanmoins, il arrivait que même consciente de son erreur, Hélianthème ne puisse s’empêcher de la faire. Pas moins humaine que les autres, elle répétait toujours cette erreur-là. Au stade où elle en était, elle n’avait plus ni le courage, ni l’envie, de chercher une énième façon de combattre son adversaire. Et si elle n’avait pas craqué ce matin-ci, ça aurait pu être le lendemain, ou encore celui d’après. Mais tôt ou tard, et comme à chaque fois, elle serait retournée frapper à sa porte.

    Malgré la nuit, elle n’eut aucune difficulté pour retrouver l’enseigne de Bibi-la-Purée. En fait, elle s’en était déjà approchée, quelques mois plus tôt, pour essayer de l’apercevoir. (Peine perdue, Pablo, n’était pas là ce jour là.) L’air nocturne lui giflait le visage. Elle était tendue, les nerfs à bloque, n’aspirant qu’à une chose. Sveda savait qu’elle risquait de se retrouver encore plus mal en point, après un autre rejet de sa part, mais elle ne pouvait pas s’empêcher d’espérer après lui. Aussi stupide qu’admirable dans cet éternel entêtement...

    Il était trop tôt pour que ce soit ouvert. Pas d’interphone visible pour appeler. Hélianthème recula un peu dans la rue déserte, pour étudier les fenêtres de l’étage supérieur. Elle ne vit aucune lumière allumée. Une vague de panique la prit de nouveau. Il n’était pas exclu que le propriétaire ne soit pas chez lui. L’esprit de la belle réfuta cette hypothèse. Probablement parce qu’elle s’était toujours persuadée qu’Absalon serait toujours là, dans les moments importants. Elle voulait croire que ce qui les liait suffisait à braver le temps et l’espace.

    Elle composa enfin le numéro de téléphone qu’elle gardait dans son répertoire depuis qu’elle était en Ville. Prés d’un an.

    " C’est moi. Je suis là. Ouvre-moi… “

    Il aurait été impossible de dire si ces quelques mots étaient amoureux ou suppliants. Sveda s’accrochait à son téléphone, comme une noyée à sa bouée. Axel savait quel pouvoir il avait sur elle et sur son bien-être. Mais le mesurait-il vraiment ? Ses actes permettent encore d’en douter. C’est ce qui rendait frustrante, la vérité, qui animait le cœur de la rose des sables. Par, je ne sais quelle grâce, la porte d’entrée fut déverrouillée. Hélianthème s’engouffra dans l’immeuble, comme si elle avait la mort aux trousses. Dans la pénombre, elle fouilla, cherchant l’accès au premier étage.

    La tension qui l’habitait était à son paroxysme. Alors que tout ce qu’elle avait besoin c’était de retrouver un repère, un visage connu et qui lui voudrait un peu de bien. Et envers et contre tout, c’était lui, qu’elle avait choisi pour ça.
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MessageSujet: Re: [CLOS] Chapitre XXIII: L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime. (Axel) Jeu 05 Fév 2015, 22:10

« Il était monstre en dessous ; il vivait dans une peau d'homme de bien avec un cœur de bandit. » Les yeux baissés d'Absalon parcourent les lignes de la page de ce roman du dix-neuvième siècle, paisiblement. Un feu frétille doucement dans la cheminée. L'appartement est serein. Qui se douterait que l'homme assis sur le fauteuil a conscience qu'une bataille fait rage, au dehors ? Qui se douterait qu'il a incité un malheureux à se jeter dans la gueule du loup ? «  Il était le pirate doucereux. Il était le prisonnier de l'honnêteté ; il était enfermé dans cette boîte de momie, l'innocence ; il avait sur le dos des ailes d'ange, écrasantes comme un gredin. » Axel a un sourire en coin, toujours touché par cette prose presque poétique de Hugo. Qu'on ne dise plus qu'il est insensible... Quelque part, peut-être appréhende-t-il la suite des événements. Tout s'est-il passé comme prévu ? Est-il sûr de vouloir revenir sur le devant de la scène ? Mais il est trop tard pour reculer. « Il était surchargé d'estime publique. Passer pour honnête homme, c'est dur. Maintenir toujours cela en équilibre, penser mal et parler bien, quel labeur ! » Non, décidément, il ne pouvait pas rester dans l'ombre éternellement. Il n'est pas une épave. De même, il n'est pas le héros qu'il a essayé d'être, des siècles durant, jusqu'à la fin d'Apocalypse. Les temps changent. Les gens avec. Mais parfois, il ne s'agit que de masques devenus trop lourds à porter. Et puis qu'importe qu'un acte soit bon ou mauvais ? Si cela peut lui permettre de gouverner ce monde devenu épave, alors peut-être, la zizanie et la guerre prendront fin. Il ne croit pas une telle utopie possible, mais les tourments peuvent s'atténuer. Et peut-être se leurre-t-il encore en songeant penser aux autres. Peut-être est-il purement et simplement égoïste. Mais n'est-ce pas le cas de chacun ? Pourquoi être bon avec autrui ? Pour ne pas le perdre... Pour échapper à la solitude... « Il avait été le fantôme de la droiture, étant le spectre du crime. Ce contresens avait été sa destinée. Il lui avait fallu faire bonne contenance, rester présentable, écumer au-dessous du niveau, sourire ses grincements de dents. » L'Homme est un monstre incompréhensible, surtout lorsqu'il arpente cette Terre depuis trop longtemps. Ceux qui se veulent entièrement mauvais, ou trop honnêtes, ne sont que des pantins. Et les pantins, comme les Ombres ou les Lannister, Axel les fait valser. Auprès du fauteuil, les insectes grouillent sereinement dans la fourmilière ornant l'appartement. « La vertu pour lui, c'était la chose qui étouffe. Il avait passé sa vie à avoir envie de mordre cette main sur sa bouche. »
L'homme finit par détourner les yeux de la page faiblement éclairée par une simple bougie. Il n'est pas effrayé par l'obscurité qui l'entoure. Mais il est quelque peu gêné par la lumière qui est venue perturber sa sérénité. L'écran du portable vient de brutalement s'allumer : il reçoit un appel. Il lit le nom inscrit sur l'écran, l'air neutre, puis porte l'appareil à son oreille. Trois phrases sont prononcées, sur un ton ineffable. Il ne répond rien et il raccroche, l'air méditatif. La pause ne dure qu'une minute, et pourtant, ces soixante secondes comprennent tant de pensées... Axel a-t-il conscience du pouvoir qu'il a sur Sveda ? C'est toute la question. La tient-il éloignée par cécité, ou au contraire, pour la protéger ? Peut-être joue-t-il au jeu du chat et de la souris ? Des expériences prouvent que les chiots sont encore plus affectueux lorsqu'on ne cède pas toujours à leurs demandes suppliantes d'affection. Aux yeux d'Axel, l'Homme est ni plus ni moins un animal. Faîtes-vous désirer, et soyez là juste quand il le faut, et vous deviendrez indispensable. Ne soyez pas froid comme la glace, tels les Lannister... Ne soyez pas toujours là pour votre prochain, comme Sveda ou d'autres... Bien sûr, Axel fait peut-être fausse route. Et tout ceci ne reste qu'une hypothèse, car le narrateur lui-même ne saurait s'aventurer bien loin dans l'esprit d'Absalon.
Méprise-t-il Sveda ? Adore-t-il Sveda ? Peut-être les deux à la fois, ce qui rend son indifférence apparente, quand elle est vraie avec les autres. Mais ni elle, ni personne ne le feront changer. Une longue existence lui a appris à agir seul. A penser seul. Quand le monde manquait de héros, il s'était désigné comme tel... Maintenant qu'ils sont légion, peut-être manque-t-il un mauvais génie. Un équilibre est nécessaire. Au moins Sveda ne se trompe-t-elle pas lorsqu'elle songe qu'il est capable du pire, comme du meilleur.
Il va vers l'escalier et allume la lumière. Il voit Sveda au bas des marches, l'air égaré, non, bouleversé. Sur elle, des cendres et du sang. Axel comprend aussitôt qu'elle était présente sur les lieux... Ce n'était pas prévu... Un nuage passe sur son front. Sveda est, du coup, un puits d'informations, mais à choisir, il en aurait voulu un autre... Il ne dit rien, ne pouvant que trop bien imaginer les choses auxquelles elle a dû assister. Il descend les quelques marches qui les séparent et il la serre doucement dans ses bras. Il est là, peut-être seulement pour un temps, mais qu'importe. Après quoi, il l'aide à gravir les marches et la laisse pénétrer dans l'endroit intimiste, presque miteux qui lui sert de logis. Les mots sont au bord de ses lèvres : « que s'est-il passé ? » Pourtant, il ne les prononce pas. Il observe Sveda, l'air compatissant, prêt à subvenir à ses besoins.

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MessageSujet: Re: [CLOS] Chapitre XXIII: L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime. (Axel) Lun 09 Fév 2015, 15:20


    Sveda observa Absalon venir jusqu’à elle dans la pénombre. Enfin capable de le voir, de ses yeux, sans interférence. Il avait changé. Il restait le même. Comme tous les immortels, ils étaient le reflet d’une jeunesse depuis longtemps enfuie et dont les souvenirs étaient presque effacés. D’antiques esprits, aussi fous, que sages, lucides que machiavéliques. Mais qui avaient encore des sursauts d’émotions. Certains plus que d’autres. Et certains, comme eux, partageait quelque-chose d’immuable. Une connexion qui les replaçaient sur la même route, le moment venu.

    L’un de ces moments.

    L’étreinte, même fugitive, que lui donna cet ancien compagnon, lui fit du bien. C’était d’ailleurs au-delà du plaisir charnel. Un besoin psychique, qui tendait plus, vers le spirituel qu’autre chose. Un phare, dans l’orage qui venait de dévaster cette ville, mais surtout les leurs. Tel que l’envisageait le caractère amoureux et romantique de cette charmante nomade. Elle n’avait pas honte, de ressentir pour cet autre être, un amour comme le sien. Tout au contraire, elle s’en nourrissait, y puisant l’énergie dont elle savait qu’elle allait avoir besoin.

    Les tremblements cessèrent dès que la chaleur d’Axel se rependit sur elle. Diffusant aussi l’impression d’être en sécurité auprès de lui. Ils purent tranquillement gagner l’étage. S’isoler un peu dans cet appartement. Hélianthème ne prêta qu’une attention distraite à l’aménagement du lieu. Trop bouleversée, par les événements qui venaient de se passer, pour se concentrer sur l’aspect de cet endroit. Par automatisme, elle alla s’asseoir sur le canapé, en se tordant les mains de nervosité. Bien sûr, elle aurait voulu revenir près de lui à un meilleur moment, pour une meilleure raison. Mais tout était plus facile, quand leur amour, n’était pas le sujet en jeu entre eux. Et puis Sveda n'en aurait pas eu la force ce soir là.

    " Il y a eu deux attaques. Une au QG des Initiés… et une autre à l’Institut. Je suis arrivée trop tard pour en sauver certains. Des enfants sont morts cette nuit, Absalon…“ L’état physique de la belle témoignait que la nuit avait été très pénible. Des flashs des dernières heures écoulées harcelaient son esprit. La fatigue balayait sa patience naturelle. " Cette stupide guerre de pouvoir ne devrait pas toucher les enfants ! “

    La culpabilité et la colère lui avaient fait hausser le ton. Au milieu, de ce chaos émotionnel, vibrait un puissant sentiment de révolte. Il la faisait se tendre. Sveda était une fervente protectrice de la paix. Une grande défenseuse de la Justice. Ces attaques équivalaient pour elle à des affronts directs envers ses plus grands principes. Savoir que des mutants s’en étaient pris à d’autres uniquement pour être plut fort, lui était intolérable. Ce qui la rassurait était de savoir que d’autres pensaient comme elle ici. Et Axel, était là, pour une fois. Lui qui, elle le savait, partageait son avis.

    Deux parties d'un tout.

    " J’ai pu emmener les jeunes dans un endroit pour la nuit. Mais après ? Ils n’ont plus d’endroit où vivre. Mathias est mort. Je ne sais même pas si Cyclope et Tornade sont encore en vie. Que vont-ils faire ? Le monde se remet à peine de la Grande Guerre. Et voilà qu’ils recommencent… Ces jeunes ne sont pas prêts à commencer une autre guerre. “

    À présent, que le maximum de monde était à l’abri, Hélianthème, pouvait libérer ce qu’elle avait sur le cœur. Une tension, qui la tenait debout depuis des heures. Plus qu’une femme dévastée, il y avait une immortelle combattante, qui avait besoin de s’exprimer. Son projet de rentrer à St Petersburg s’était effacé dès qu’elle avait vu le manoir en flamme. Tout comme son besoin, de fuir, celui avec qui elle parlait. Peu importait ce qu’elle avait affirmé aux uns et aux autres. Cette lumière avait besoin de son obscurité, pour surmonter les mois à venir. Elle ne pourrait pas se battre sans le soutien de cet homme. C’était terrible. Mais c’était vrai. Cette fois, il lui fallait plus que l’accolade d’un ami.

    " Il faut que l’on stoppe les Ombres une fois pour toutes. Elias et Aby sont en chemin. Mais ça ne va pas suffire. J’ai besoin de ton aide, Absalon… “

    Ses yeux se plongèrent alors dans les siens. Intenses de tout ce qu’ils avaient déjà vécus tous les deux. Un sourire triste éclaira lentement ses traits fatigués. Toute grave puisse être la situation, Hélianthème était intimement soulager de retrouver leur complicité. Sans doute, même disposée à se faire manipuler, tant qu’il lui assurait qu’ils pourraient vaincre.

    Une fois encore.

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MessageSujet: Re: [CLOS] Chapitre XXIII: L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime. (Axel) Lun 16 Fév 2015, 13:00

Sveda n'a pas l'air d'une mutante ancestrale, lorsqu'il vient la chercher au pied de l'escalier. Il a plutôt l'impression de cueillir une rose des sables fébrile, pratiquement prête à faner. Elle a enduré de sinistres épreuves. Ce tableau est si saisissant qu'il rend un peu d'émotions à Absalon lui-même. Il la conduit donc jusqu'à ses appartements, doucement. D'aucunes se seraient crispées, suite à l'étreinte d'Axel. N'ont-ils pas un lourd passé ? Ne vient-elle pas d'échapper de justesse à un sort terrible ? Au reste, ce geste la réconforte ; c'est ce qu'elle est venue chercher, après tout. Ressent-il quelque chose de son côté ? Un homme comme lui semble agir par devoir, tant pour le mal que pour le bien. Nous n'en dirons pas plus.
Il la laisse prendre place sur le canapé. Voilà longtemps qu'il ne l'a pas vue aussi nerveuse, comme si elle venait de rajeunir de quelques siècles. Cela lui rappelle leurs débuts, mais il chasse cette idée de ses pensées. Elle aurait voulu lui revenir en d'autres circonstances ? Mais l'aurait-il seulement acceptée si le contexte avait été autre ? Il observe la rose, brisée, sans bouger, ni dire un mot. Il lui laisse le temps de se calmer un tant soit peu. De toute façon, il a une vague idée de ce qu'elle s'apprête à lui annoncer.

« Il y a eu deux attaques. Une au QG des Initiés… et une autre à l’Institut. Je suis arrivée trop tard pour en sauver certains. Des enfants sont morts cette nuit, Absalon… Cette stupide guerre de pouvoir ne devrait pas toucher les enfants ! » s'écrie-t-elle.

Axel a un léger froncement de sourcils. Comme quoi, même les marionnettistes peuvent être surpris. A force de se concentrer sur l'attaque de l'église et sur Caleb, il faut croire que certaines données lui ont échappé. Ainsi, les Ombres n'ont pas hésité à massacrer les jeunes gens de l'institut Xavier. Ils marquent un coup d'éclat. A quand le coup d'état ?
Bien sûr, il sent que Sveda est rongée par la culpabilité, alors qu'elle a déjà dû se vouer corps et âme, à la sauvegarde des Initiés. Sa gentillesse la perdra... Elle est indignée, profondément blessée dans ses principes. Elle semble convaincue qu'il ne peut que partager son avis. Malheureusement, elle le sur-estime un peu. Axel a appris, depuis longtemps, que la guerre nécessite des dommages collatéraux. L'être humain, homme ou mutant, peut se conduire en monstre. Or, ces guerres entre immortels sont devenues des affaires personnelles avec le temps. Rien n'anime autant la haine et la colère, que le désir de vengeance.
Il ne dit rien pour l'instant, songeant qu'il en apprendra davantage, d'ici peu, de toute façon. C'est triste à dire, mais il ne sent aucune fureur ni aucune révolte faire vibrer son cœur. Il en est arrivé là. Au demeurant, il est navré pour Sveda et il se permet de serrer sa main, pour l'empêcher de trembler. Elle a beau avoir l'air vulnérable, elle pense déjà à l'avenir. Il sait qu'elle peut beaucoup apporter aux serviteurs du bien.

« J’ai pu emmener les jeunes dans un endroit pour la nuit. Mais après ? Ils n’ont plus d’endroit où vivre. Mathias est mort. Je ne sais même pas si Cyclope et Tornade sont encore en vie. Que vont-ils faire ? Le monde se remet à peine de la Grande Guerre. Et voilà qu’ils recommencent… Ces jeunes ne sont pas prêts à commencer une autre guerre. »

Tu... On trouvera un endroit, dit-il doucement. Je sais que tu es bouleversée mais chaque chose, aussi dramatique soit-elle, a une solution. Sveda, la guerre ne s'est en fait jamais arrêtée, conclut-il.

Il marque une pause. Il apporte bel et bien son aide à Sveda. Il n'a rien contre rendre service de temps en temps, ça lui change. Et puis, les X-Men peuvent être utiles. Il a conscience que certains de ses propos sont bateau, mais que dire à une femme bouleversée ? Il pense réellement sa dernière phrase, quoiqu'il en soit. La guerre était froide, invisible, mais elle n'avait jamais pris fin. Les ombres se sont servis – et se servent encore – de l'apparence de la paix, pour gagner en force, et frapper fort. Si la guerre devient ouvertement déclarée, les choses empireront, certes, mais il ne faut pas s'imaginer que la paix se soit installée dans le pays, ces dernières années. Les prédateurs s'amusent toujours à endormir la vigilance de leurs proies. N'est-ce pas ce qu'il fait toujours lui-même ?

« Il faut que l’on stoppe les Ombres une fois pour toutes. Elias et Aby sont en chemin. Mais ça ne va pas suffire. J’ai besoin de ton aide, Absalon… » dit-elle enfin.

Il est étonné par le sourire qu'elle parvient à lui adresser, envers et contre tout. Elle lui demande son aide, après tout ce temps, après tout ce qu'il lui a fait subir... Comme chacun aurait pu s'y attendre, y compris Sveda ; Axel s'empresse d'endosser le masque adéquat.

Tu sais qu'elle t'est acquise. Les ombres ont toujours été ma cible principale, commence-t-il. Tu sais que Ascheriit a tenté de m'éliminer, il y a peu. Je lui ai laissé la vie sauve ; aurais-je seulement pu le tuer ? Peut-être n'aurais-je pas dû. Il s'en est pris à des innocents. Mais... Je crois bien qu'il est neutralisé maintenant. J'ai une confidence à te faire... J'étais au courant pour l'attaque qui s'est produite à l'église. Pas pour celle de l'institut, s'empresse-t-il de préciser.

J'aurais pu vous prévenir, j'en conviens. Mais je devais manœuvrer discrètement de mon côté. Benedict a profité de cet assaut pour trahir Ascheriit. Les ombres ont apparemment un nouveau leader. Ce n'est pas dit que Benedict soit moins dangereux que son prédécesseur, mais il est moins invincible. Quant aux Initiés, ils se relèveront. Je me suis assuré que Stannis soit placé en lieu sûr... Tu vois, tout espoir n'est pas perdu de ce côté.

Il s'arrête là pour l'instant. Il est assez fier de ce discours où il n'y a aucun mensonge (à part ceux faits par omission). C'est si bien tourné qu'il semble souvent avoir le bon rôle. A quoi bon parler de ses intentions personnelles ? Il est vraiment l'ennemi des Ombres après tout. Il n'a pas autant rendu service aux Initiés qu'il le prétend, mais qu'importe ; Sveda a toujours su voir le bon en lui. N'est-il pas le soutien rêvé ?
D'ailleurs, il s'est assis près d'elle, et leurs lèvres ne sont pas très éloignées, les unes des autres. Un baiser serait tout ce qui manquerait pour sceller cette suspecte alliance.

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MessageSujet: Re: [CLOS] Chapitre XXIII: L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime. (Axel) Mer 18 Fév 2015, 17:41


    Non, en effet, la guerre ne s’était jamais arrêtée pour eux. Mais eux, les grands, les forts, ceux qui avaient les moyens de combattre sans fin. Les générations mortelles étaient autrement plus fragiles et plus affectées par leurs actions. C’est bien pour ça qu’elle était si aisément manipulée par les plus sombres d’entre eux. Une fois encore Axel s’annonçait comme l’un des plus mystérieux.

    " Comment… ? “

    L’incompréhension se lut dans le fond de ses prunelles bleues. Neutre ou non, où aurait été l’intérêt d’Axel, que les Initiés soient attaqués ? Quelque chose échappait à la fille du sable. Elle ignorait encore quel comportement adopter face à ce qu’elle apprenait. Devait-elle ou non se réjouir. Son âme de mère se serrait. Mais son cœur de justicière se mit à battre un peu plus fort.

    " Ascheriit est mort ? “

    Il y avait soudain pas mal d’informations à intégrer et qui avaient un certain poids dans la balance. Tant et si bien qu’Hélianthème en écarta momentanément la question du premier aveu. Cet homme avait toujours d’excellentes raisons pour justifier ses manquements. C’étaient eux, qui avaient toujours été la base des disputes qu’ils avaient eue tous les deux. Ce soir, Sveda, n’avait pas le courage, d’aller une fois de plus les placer, devant leurs différences fondamentales. Elle voulait la paix.

    " Stannis… tu l’as protégé ? “

    Une légère pointe d’étonnement la trahit. Même si dans le fond, elle était soulagée de savoir que Zexion allait bien. Avouez qu’il y avait quelques contradictions dans tout ce beau discours. Ne pas informer. Mais protéger. Parfois, même les plus proches de cet immortel, ne parvenaient pas à saisir ses motivations. Si tant est que ce soit possible… Sveda se souvint des derniers instants dans l’Église en feu et pensa à plusieurs personnes. Dont la plupart leurs étaient communes. Même si elle ne savait pas à quel degré. Floria. Caleb aussi, qui serait sans doute heureux d’apprendre que son jumeau était toujours en vie. Puis une personne qui préoccuperait probablement plus Axel lui-même.

    " Ao a réussi à partir à temps. Mais je ne sais pas pour sa sœur... “

    La phrase resta en suspend. Fran. Le souvenir de cette Externelle fut soudain effacé, par la présence de son ancien amant. L’attention de Sveda était irrésistiblement attirée par lui. Elle se rendit compte qu’ils n’avaient pas été aussi proches depuis des années et du manque que cela avait créé en elle. Oubliant toutes les résolutions faites des derniers mois, elle effaça les quelques centimètres qui les séparaient. Ses lèvres vinrent prendre les siennes en otage, d’abord douces, mais très vite enflammées, par toutes les émotions.

    Désinhibées par le désir sourd, presque fou, qui s’éveillait, les mains d’Hélianthème se frayaient rapidement un chemin vers la peau du marionnettiste. Elles étaient chaudes, fébriles, guidées par un besoin qui datait des premiers âges. Ils s’étaient aimés. Elle voulait l’aimer. Retrouver cette force qui les avait réunis à travers le temps. Détachant difficilement ses lèvres des siennes pour respirer, Sveda vint chercher son regard, tout en lui caressant amoureusement une joue. Elle se retient de justesse de lui faire une énième déclaration d’amour et retourna doucement nicher son visage dans son cou. Son souffle était sur sa peau pour lui murmurer son soulagement.

    " Au moins, cette fois, on va faire front ensemble.“

    Aussi vulnérable que sur les routes de Constantinople, elle venait lui quémander des caresses, en espérant surtout avoir son amour. N’oublions pas, tous les mots qu’il avait eus. N’oublions pas qu’il était Axel le grand Illusionniste. Mais à ce stade, n’oublions pas non plus que Sveda était aussi une belle femme et que son désir pour lui était aussi sincère que communicatif. Elle s’écarta pourtant, pour lui redonner un peu d’espace, et résister un peu à sa faim amoureuse. Combien de fois lui avait-elle dit qu’il lui manquait ?

    " Je peux rester ce soir ? … Juste ce soir. “ Précisa-t-elle pour lui assurer qu’elle avait très bien comprit la dernière lettre qu’il lui avait envoyé. " Je n'ai pas envie de me retrouver toute seule.“


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MessageSujet: Re: [CLOS] Chapitre XXIII: L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime. (Axel) Mer 25 Fév 2015, 14:51

Il admire la faculté qu'a Sveda de se préoccuper à ce point des mortels, d'illustres étrangers. Il ne croit pas qu'une société uniquement constituée d'un faible effectif, d'une élite immortelle, soit la solution, mais peut-être les choses seraient-elles moins compliquées, après tout. Encore que les guerres des dernières années sont toutes provoquées par des mutants à l'égo tant surdimensionné qu'ils s'imaginent pouvoir contrôler l'univers. Parfois, il ne voit d'autre solution que l'extinction de la race humaine, tout simplement. Mais il y pense avec humour, cela va de soi.
Il lit l'incompréhension sur le visage de son interlocutrice. Malgré toutes ces années, malgré tout ce qu'ils ont traversé, elle s'étonne encore qu'il puisse jouer double-jeu. En ce point, elle est tout à fait innocente et charmante. Elle lui demande ensuite si son « fils » est mort. Axel a l'air sombre, mais pas particulièrement touché par ce qu'il s'apprête à dire.

Il serait mort, s'il avait été vivant et complet. Mais il a eu recours à des procédés contre-nature pour s'assurer une forme d'immortalité. Il y a encore des traces de lui, ici et là... Dans le nouveau leader des Ombres lui-même... Mais s'il a été trahi par les siens, personne ne l'aidera jamais à se reconstruire, si tant est que cela soit possible. Je crois que nous en sommes bel et bien débarrassés...

Il ne savait pas tout ce qui se produirait, lorsqu'il avait affronté Ascheriit, dans les cavernes. Mais s'il l'a épargné, il ne faut pas douter qu'il imaginait que les choses pouvaient dérailler chez les Ombres. Il est toujours revigorant d'enterrer un ennemi de cette envergure, mais cela risque d'être un bien pour un mal. Après tout, avec Benedict, ils affrontent de nouveau l'inconnu.
Il est reconnaissant envers Sveda d'accueillir les informations, sans démarrer au quart de tour. Elle lui demande simplement s'il a protégé Stannis.

Eh bien, je présume qu'il serait peut-être mort si je n'étais pas intervenu, dit-il avec un sourire, présentant une fois encore la vérité sous un angle très personnel.

Il sait pertinemment que Sveda n'est pas stupide, et ne boit plus toutes ses paroles depuis longtemps. Mais que lui importe ? Parfois, même si le mensonge n'est pas crédible, il permet de dissimuler la vérité et c'est tout ce dont il a besoin.

« Ao a réussi à partir à temps. Mais je ne sais pas pour sa sœur... » confie-t-elle.

C'est une bonne chose... dit-il.

Il se tait aussitôt, serrant toujours la main de Sveda. Il sait, de source sûre, que Fran est morte. Mais à quoi bon parler de cela maintenant, alors que Sveda est déjà suffisamment effondrée ? Il n'a guère envie d'y penser lui-même. Quant à tous les autres, quelque chose lui dit qu'ils en sauront plus à leur sujet, en temps et en heure.
Les souvenirs de la bataille sont de toute façon effacés par l'impression de ses lèvres sur les siennes. Une fois de plus, ils ne résistent pas à se rapprocher l'un de l'autre, même s'il sait pertinemment que cela durera quelques jours, quelques semaines tout au plus. Même si elle a la conviction qu'elle en souffrira. Mais s'ils n'ont jamais totalement renoncé l'un à l'autre, après tous ces siècles, il y a une raison après tout. Il s'agit d'amour pour Sveda... Quant à Absalon, allez savoir. Peut-être perdra-t-il son masque, un jour prochain.
Il sent la belle se blottir contre lui, effleurant sa peau comme pour s'assurer qu'il est réel, comme si elle était submergée par le désir. Il est loin d'être insensible, de son côté. Il se demande parfois, comment il a pu si souvent la négliger, mais après tout, tiendrait-elle tant à leur amour, si il n'était pas si impossible et malheureux ? Il reste tendre, tandis qu'elle le regarde avec une intensité qui en toucherait plus d'un. Il caresse doucement ses cheveux, alors qu'elle vient trouver un refuge, contre son cou.

« Au moins, cette fois, on va faire front ensemble. » dit-elle doucement.

Avons-nous jamais été ennemis ? demande-t-il doucement.

Sveda aurait tort de croire qu'ils sont aujourd'hui dans la même équipe. Et par la même, ils n'ont jamais été adversaires. Ils ne le seront jamais. La raison en est simple, il se refuse à choisir le moindre camp. A ses yeux, aucun n'est juste. D'aucuns jugeraient amoral qu'il cherche à utiliser Sveda, mais parallèlement, il lui rend service et il la protège. C'est des plus compliqués, en réalité.

« Je peux rester ce soir ? … Juste ce soir. Je n'ai pas envie de me retrouver toute seule. » poursuit-elle, en s'écartant un peu.

Axel a un sourire, sans la quitter des yeux. Le sujet des grands tourments semble être derrière eux. Ce n'est peut-être pas plus mal, en fin de compte. Et une fois encore, elle revient vers lui, malgré tout ce qu'il a pu lui dire ou lui faire subir, pour la voir renoncer. N'était-ce qu'un test, qu'une provocation ? Voulait-il vraiment la voir partir, mais par mesquinerie ou pour la protéger ? Il devrait la repousser une fois encore, pour être fidèle à ce qu'il a dit, mais la fidélité n'a jamais été son fort. Non, retourner sa veste est bien trop tentant. Après tout, qu'y a-t-il de mal à lui donner enfin ce qu'elle recherche depuis si longtemps ?

Tu peux rester, ma belle, dit-il calmement. Je ne peux rien te promettre, mais tu pourras venir, dès que tu auras besoin d'aide, ou bien... de soutien...

Il revient contre elle, comme pour illustrer ses derniers mots. Il caresse une mèche de cheveux, son regard plongé dans le sien. Seigneur ce qu'elle est désirable, surtout lorsqu'elle est aussi vulnérable. Il l'embrasse de nouveau, avec moins de pudeur que tantôt, ses mains descendant avec langueur jusqu'à son bassin. La soirée pourrait être longue.

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MessageSujet: Re: [CLOS] Chapitre XXIII: L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime. (Axel) Jeu 26 Fév 2015, 12:28


    " Donc nous aurons maintenant à faire à un Rayleigh. Je n’en sais pas assez sur eux. “ Mais le souvenir de l’attaque du fils dans le sous-sol de l’Église lui donna un frisson.

    Benedict, Arlathan comme Dieu, faisait parties de ces mutants sur lesquels demeurait un voile. Sans aucun doute parce qu’ils étaient assez ingénieux pour ça. Hélianthème admirait ce talent de loin. Elle savait que beaucoup d’entre eux, les mutants, vivaient dans la clandestinité, jusqu’à ce qu’une révélation leur semble utile. Dante en était un exemple tout à fait parlant ! Combien de temps était-il passé inaperçu pour le grand cercle ?

    " Oui… “ Liesel et Sveda n’avaient toujours retrouvé un terrain d’entente. Et à chaque fois qu’elle y pensait, la peine causée par cet échec revenait la tracasser. Aussi jugea-t-elle plus productif de se concentrer sur l’avenir. " Crois-tu qu’ils accepteraient une alliance ? Morgoth m’avait prévenue qu’il essayait de créer une coalition. Cette fois, peut-être que ça pourrait marcher ? Je pense que Stannislas et peut-être même Viktor seraient prêts à écouter une proposition. Qu’en penses-tu ? “

    Puis se recréait l’intimité discrète de ces deux vieilles connaissances. Lui le prince d’Égypte et elle la princesse de Byzance dont l’histoire aurait pu faire un roman. À vrai dire, ils savaient tous les deux à quoi s’attendre en replongeant ainsi. D’ailleurs, en les regardant, je me dis que ce sont seulement deux pauvres camés, qui venaient prendre leur dose, avant de retourner essayer une cure. Quoi ? Vous voyez une meilleure image ?

    " Non jamais… “ Un léger rire monta de sa gorge et se perdit. " Nous avons été bien des choses, mais pas des ennemis. “

    Ce qu’elle aurait d’ailleurs très (très) mal vécut.

    Lentement, doucement, un sourire éclaira les traits de la nomade. Elle sentit une partie de son affliction s’envoler sous les paroles de son bien-aimé. Ça n’avait beau être que des mots. C’étaient ceux qu’elle voulait entendre. Ce qu’elle attendait de lui depuis qu’ils s’étaient quittés sur les rives de France. Qu’Axel lui offre une fois de plus l’asile et le réconfort était pour elle la preuve qu’elle avait raison de croire en lui. Elle caressa amoureusement sa lèvre inférieure de son pouce en le remerciant.

    " C’est suffisant. “ Même si ce n’était pas vrai, ça le serait pour quelques heures au moins.

    Les nuages noirs des incendies s’effaçaient de l’esprit de l’Externelle à présent qu’elle se savait appuyée. Lorsqu’elle sentit Absalon plus engageant dans ses gestes son être tout entier s’ouvrit pour s’offrir à lui. Il était si simple à cet homme de la libérer… que parfois j’en désespère mes amis. Mais voilà, il avait été le premier. Quand je dis le premier, je veux dire le premier pour tout, l’amour, la chair, l’enfantement. Je crois que même s’il lui enfonçait lui-même une dague dans le ventre elle lui trouverait une excuse. Encore heureux que jamais Axel ne fasse une chose pareille.

    Il y avait une sorte d’amour. Un amour qu’ils étaient sur le point d’honorer, sur les cendres encore chaudes de deux idéologies. Sveda lui rendit son baiser de ses lèvres tremblantes, comme celles de la jeune fille, qui craint de voir son amour lui échapper. Elle lui caressait l’arrière du crâne, la nuque, se rapprochant naturellement de sa chaleur. Un long frisson vint écrouer sa colonne vertébrale. Elle avait souvent pensé à lui et souvent rêvé de ses mains. Mais, dans sa joie, Hélianthème avait oublié qu’elle était blessée au bras. Une moue de douleur se dessina à un malencontreux faux mouvement. Elle ignora l’avertissement pour poursuivre leurs retrouvailles charnelles.

    Pourtant, son chemisier finissant par être ouvert et retiré dévoila sa peau dorée aux multiples souvenirs de guerre. Depuis 1922 il y en avait eu des combats et des blessures. Elles sillonnaient sa peau tendre comme d’infinis dessins faits de la main du Dieu de la Guerre. Hélianthème était, comme les autres immortels, témoin et témoignage du temps passé. Ces moments de plaisirs partagés n’en étaient que plus intenses et plus essentiels, pour ces guerriers rescapés. Sveda avait besoin de se noyer en eux pour que soit éteinte la flamme de la peur. Cela rendait ses gestes possessifs. Elle glissa vers lui pour passer à califourchon sur ses cuisses, ses mains emprisonnant fiévreusement son visage, qu’elle couva d’un regard brillant d’émotions.

    " Je t’aime... “ Pour une nuit au moins, une nuit seulement, ils étaient réunis.

    De caresses, en baisers, vinrent ensuite les soupires. Et quelque part au creux du monde la lumière et l’obscurité s’enlacèrent, quand ces deux amants s’unirent à nouveau. Ils vivaient un moment qui n’appartenait qu’à eux et que toutes les mauvaises langues seraient malavisées de juger. L’esprit égaré entre les vagues du bonheur, la peau scintillante, Hélianthème vint calfeutrer son splendide corps contre celui d’Axel. Encore soule de cette sensation d’éternité. Elle savourait cet état de semi-conscience dans lequel la mettaient les suites d’une petite mort. La tête posée sur le torse d’Absalon, elle ses pensées divaguant sans retenu. Ses yeux tombèrent sur l’un des placards.

    " Tu bois encore ? “ Demanda-t-elle tranquillement sachant que parfois lui faire sentir son inquiétude parvenait à l’atteindre quelque peu.

    Les doigts de la douce glissaient sur sa peau moite, cherchant inconsciemment à soigner ce corps qu’ils chérissaient. Elle se redressa sur ses coudes, l’observa, caressant ses traits fatigués du regard, puis se pencha pour aller embrasser son front. Elle souriait tendrement contre sa peau se gargarisant de la paix qu'elle ressentait en cet instant précis.

    " Je pense que je vais vendre la maison à Manchester et racheter l’Institut. Comme ça l’Etat n’aura pas la main mise dessus. “

    Elle profita d’être non loin de sa bouche pour aller la mordiller avec plaisir, avant de s’étirer, pour quitter leur lieu de chute et rejoindre l’autre pièce. Elle aperçu son sac sur ton trajet et y prit son téléphone portable avec elle, consciente qu’il n’était pas très raisonnable de ne pas surveiller les appels ce soir là. Enfin à présent, parlons plutôt d'aube, d'aurore, car le soleil n'allait plus tarder.


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MessageSujet: Re: [CLOS] Chapitre XXIII: L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime. (Axel) Mer 04 Mar 2015, 17:28

Sveda mentionne les Rayleigh, confiant qu'elle n'en sait pas beaucoup sur eux. Axel hoche la tête, avant de faire part de son propre avis :

Il s'agit de l'une des rares vieilles familles de mutants. Tous sont longtemps restés dans l'ombre. Leur excentricité aidait à les sous-estimer... Comme quoi... Ils attendaient leur heure et elle est arrivée.

Les Lannister font parler d'eux depuis des siècles, et ils sont à la hauteur de leur réputation. Mais de toute évidence, la compétition devient rude. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, Sveda envisage de s'allier aux Lannister. Encore que, plus rien ne devrait le surprendre venant de cette femme. Et ce n'est pas forcément une critique.

« Crois-tu qu’ils accepteraient une alliance ? Morgoth m’avait prévenue qu’il essayait de créer une coalition. Cette fois, peut-être que ça pourrait marcher ? Je pense que Stannislas et peut-être même Viktor seraient prêts à écouter une proposition. Qu’en penses-tu ? »

Honnêtement, je crois que c'est une très mauvaise idée. Stannis n'est pas en état d'aider qui que ce soit, pour le moment. Et puis, cette alliance amènerait autant d'adversaires en plus, que de soutien. Quant à Viktor... Je vais essayer de te parler de lui, objectivement, passant outre le fait qu'il rêve de me tordre le cou. Cet homme est un neutre. Il se moque éperdument de la conclusion de cette guerre, tant qu'il tire son épingle du jeu et parvient à ses fins. On ne peut pas se fier à un Lannister. Les rencontrer ne t'a-t-il pas servi de leçon ?

C'est bien Axel qui fait la leçon à Sveda, et lui conseille de se méfier, alors que lui, son amant de toujours, ne lui dit la vérité qu'une fois sur trois. Il ne tente pourtant pas que de la manipuler dans le sens qu'il veut, cette fois. Il est certain que plus on se tient éloigné des Lannister, mieux on se porte.
Mais son regard ne tarde pas à se focaliser dans celui de Sveda, si pur, si céruléen. Si les autres connaissaient son histoire, ils sauraient qu'il n'a jamais eu ni la noblesse, ni la richesse d'un prince, dans sa jeunesse. Après tout, on ne devient pas ainsi, sans raison. Mais peut-être... Peut-être que, envers et contre tout, il a besoin de se rapprocher de Sveda, régulièrement, pour continuer à vivre. Il lui dit ce qu'elle veut entendre, jurant implicitement son amour, à la façon de Valmont qui, pendant un instant, crut savoir aimer. Mais Sveda n'a pas besoin davantage. Elle se réjouit qu'ils n'aient jamais eu à s'affronter. Elle lui est reconnaissante de lui offrir son asile. Elle tâche de profiter du présent, oubliant – encore une fois – que l'énième séparation n'en sera que plus terrible. Quant à lui, oublie-t-il qu'il n'est bon qu'à briser les cœurs ? Dépend-il de cette cruauté enrobée de tendresse ? Allez savoir. Il a conscience qu'il représente bien des choses pour Sveda, en premier lieu : son bourreau. Mais est-il une seule chose qu'elle serait incapable de lui pardonner ? Peut-être aucune ; peut-être n'a-t-elle pas tout à fait tort d'espérer que, envers et contre tout, il reviendra toujours vers elle. Malgré tous les ans, malgré tous les tourments, il voit toujours en Sveda la petite chose vulnérable qu'il a sauvée, il y a longtemps, surtout lorsqu'elle s'offre à lui. Leurs lèvres se mêlent les unes aux autres, comme les promesses d'un mariage qui ne serait jamais que charnel. Il sent son corps caresser le sien, passant outre la douleur de ses plaies récentes. Ces blessures, il en prendra soin lui-même. Au fond, il sait qu'ils ne sont que deux vieilles momies, qui respirent encore, à cause d'un vieux tour du type qui tire les ficelles là-haut. Mais quand il la voit, il est simplement subjugué par sa beauté. Il en a tiré des coups. Des jeunes, des vieilles, des mannequins, des baleines, des hommes parfois, mais aucun ne lui laisse cette impression indéfinissable. Il la laisse s'installer sur lui, et savourer ce calme avant la tempête. Et une fois encore, elle prononce les trois mots que certains passent leur vie à attendre.

« Je t’aime.. »

Elle les prononce, sans arrière pensée. Elle dit ce qu'elle ressent, tout simplement. Axel lui sourit tendrement. Mais comme toujours, il ne répond rien. A-t-il jamais fait écho à une déclaration de Sveda ? La lune ne peut pas utiliser le même langage que le soleil. Elle ne peut pas envoyer des rayons, comme lui, pour l'atteindre. Elle n'est que la lune, que l'on dit impossible à attraper. Mais pourtant, Sveda ne se lassera jamais de cette quête, n'est-ce pas ? Ils ont beau appartenir à des univers différents, il arrive que leurs mondes se rejoignent. Ils osent s'aventurer sur une passerelle où leurs corps s'entrelacent, pour leur faire atteindre l'éternité.

Il garde le corps dénudé de Sveda contre le sien, profitant encore de la symbiose qu'ils viennent de traverser. Il s'agit d'un des rares bienfaits qui lui rappellent encore qu'il est bien vivant. L'intensité de leurs mouvements laisse place à une quiétude qui paraît d'autant plus surnaturelle dans l'époque actuelle. Il ne ressent que de la paix ; c'en est presque à se demander comment le monde extérieur peut continuer à s'entre-tuer.
Il ne cherche pas à briser le silence. Mais Sveda s'en charge, lorsque son regard rencontre un placard. Boit-il encore ? C'est toute la question. Ces premiers mots ne sont pas très glamours, ni romantiques. Cependant, il la soupçonne d'être plus curieuse et inquiète, que pleine de reproches.

J'ai arrêté, dit-il doucement.

Ce n'est pas entièrement vrai. On ne se libère pas d'une dépendance, en un claquement de doigts, surtout lorsqu'on aime se complaire dans le vice, comme Absalon. Elle sait, après tout, qu'il est le monarque des euphémismes. Mais il est vrai qu'on ne peut plus le considérer comme un alcoolique ; mais comme un bon vivant, tout au plus. Elle continue à se montrer tendre. Il ne résiste pas à lui rendre des baisers, ici et là.

« Je pense que je vais vendre la maison à Manchester et racheter l’Institut. Comme ça l’Etat n’aura pas la main mise dessus. » dit-elle.

Il ne peut retenir un rire, car décidément, Sveda ne perd pas le Nord, même lorsqu'elle vient de se perdre au septième ciel.

Comme quoi, la nuit porte conseil, répond-il.

Au reste, il hausse les épaules, n'ayant aucune raison de s'opposer à cette décision. Il la regarde se lever, non sans plaisir. La belle lui tourne le dos pour retrouver son sac. Il contemple le galbe de ses hanches, la chute de ses reins, et plus bas, l'air rêveur. Il se redresse un peu, sans pour autant s'asseoir. Tout aussi nu, il la laisse vérifier son téléphone, patiemment.

Quelles sont les nouvelles ?

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MessageSujet: Re: [CLOS] Chapitre XXIII: L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime. (Axel) Lun 09 Mar 2015, 00:56


    Nos deux immortels mirent à l’écart les stratégies martiales pour le reste de la nuit. Suffisamment de temps pour partager plaisir et (n’en convienne à Axel) complicité à parts égales. Car c’est sans compter qu’Hélianthème se donne et offre à son amant de toujours. Si l’intrigue avait été un peu plus douce, j’aurais pu vous faire un heureux pronostic les concernant. Vous le savez bien, la vie n’est pas un conte de fées. Il n’en demeure pas moins vrai que Sveda demeure l’une des rares personnes sur cette planète à avoir vu, de ses yeux, ce que l’amour peut pousser à faire. Envers et contre Absalon, elle est la gardienne de ce morceau d’âme, encore inviolé chez lui. Elle le protégera jusqu'à ce que mort s'ensuive.

    " Tant mieux. “ Lui chuchota-t-elle tandis que son nez frôle sa peau chaude.

    Enivrée elle l’est. Mais déjà un coin de son esprit revient au présent, plus encore au futur. La raison se propage lentement chassant le désir pour le devoir. Qu’elle se soit appelée Clémence, Sarah ou Catherine, elle n’a jamais su profiter de son bonheur plus d’une poignée d’heure lorsque l’horizon était sombre. Avec le départ de la nuit vient celui des chimères et des soupirs amoureux. Le jour fait poindre les drapeaux et les cris de guerre. Car, comme l’a si justement souligné notre homme, la guerre est là.

    " On dirait bien. Je suis toujours plus combative quand vous êtes là. “

    La boîte de réception est pleine de messages. Certains sont plus inquiétants que d’autres. Elias n’a encore donné aucun signe de vie. Ce qui n’est pas une surprise. Le silence de Carso la préoccupe un peu plus. Disons que cela est légitime après les événements survenus pendant la nuit. Elle est inquiète pour lui. Il a les traits d’un ennemi public. Cependant, pour bien connaître cette fille du désert, je dirais que l’origine de son trouble siège dans un endroit tout autre. Depuis leur dernière soirée ensemble, elle ignorait quoi penser de ce mystérieux historien. Il éveillait chez elle un frémissement.

    " L’une des petites est tirée d’affaire. “ Sveda leva les yeux de son appareil un sourire rassuré aux lèvres. Cette petite victoire ils la devaient aux talents de ce cher Castiel. Ils leur devaient beaucoup des miracles de la nuit. Ce n’était pas tout. " Les X-Men renaîtront de leurs cendres, tu verras. “

    Hélianthème souriait à Axel comme ci ils parlaient d’une chose dont la valeur était égale à leurs yeux.

    " Abygael est dans un avion. Elle cherchera probablement à te voir pendant son séjour. “ La belle aurait aimé pouvoir dire « enfin, tu connais ta fille ». Mais, tout le monde sait que cet homme se moque de ces hasardeux liens de parenté. Aussi, notre mutante poursuivit d’un ton plus vif, avec des informations concrètes pour lui. " Avant de venir ici j’ai recontacté quelques connaissances. Certaines me disent déjà qu’elles viendront nous prêter main-forte. “

    La guerre nécessitait plus que quelques âmes volontaires. Ils avaient besoin de matériels pour se défendre et pour attaquer leur adversaire. Sveda voyait les choses d’un autre œil après l’amour. Elle était plus posée, capable de prendre un peu de recul et de penser calmement à l’avenir.

    " Tu as probablement raison à propos des Lannister. Attendons de voir ce qu’ils vont faire avant d’agir. D’autant que… je ne sais pas si c’est vrai, mais Davos a eu un message surprenant avant la bataille. Floria serait en fait la fille de Stannislas. Le savais-tu ? “ D’un geste désinvolte le cellulaire fut abandonné sur un meuble de la pièce. Les dernières révélations sur cette antique famille laissaient Sveda songeuse. D’abord l’apparition d’un jumeau, ensuite d’une fille, il ne manquait plus que le retour d’un ancien amour, pour compléter ce romanesque tableau de famille. " Que de secrets… “

    Un rayon de soleil encore timide, tomba dans la pièce, venant délicatement chauffer l’épaule d’Hélianthème. Elle se pencha vers le sol pour y prendre son chemisier de la vieille et le passer sans hâte. Tout en en fermant les boutons, elle revint aux côtés du marionnettiste pour aller baiser sa peau avec envie. Tel qu’il l’avait prédit, ce moment était le plus pénible de tous, dans leurs retrouvailles. Bien que consciente, qu’il lui fallait retourner au motel pour aller faire ce qu’elle s’était engagée à faire, Sveda voulait rester avec Absalon. Alors, elle retourna s’étendre contre lui, se noyant dans son regard. Le souvenir de la nuit et de ses conséquences errait entre des pensées disparates.

    " Merci… d’être là, maintenant. “ Il y avait bien un sujet important qu’elle hésitait à aborder dans ce calme matinal. Mais, si ce n’était pas maintenant, alors quand ? Malheureusement, les mots ne voulaient pas être prononcés. Ils avaient eu leur comptant de mauvaise nouvelle pour l’année tous les deux. Sveda n’avait pas -envie de venir faire planer une ombre au-dessus d’eux. D’ailleurs, peut-être trouverait-elle une solution avant la fin du XXIème siècle ? " Je...“ Non vraiment, ce n’était pas le moment de songer à la fin alors qu’ils étaient au départ d’un grand et long combat. " Tu me manques, souvent. “

    Sa mémoire au gré de ses caresses suivait le fil de leur passé. Elle revoyait la montagne, la vallée, ce hameau dans lequel elle avait vécu les heures les plus innocentes de sa vie. Là où elle voulait qu’on enterre son corps à la fin. Pourquoi croyez-vous qu’elle soit si férocement liée à un autre ? Au moment où il aurait été si facile de céder à la peine et à la colère, il lui avait fait découvrir la confiance et la passion. Dans son for intérieur Sveda savait –était persuadée- qu’il l’avait sauvé des griffes de la haine. Elle désirait, du plus profond de son être, pouvoir le sauver à son tour, un jour. Un petit soupire trahie son absence d’entrain devant la journée annoncée.

    " Il faut que je passe à l’hôpital avant d’aller au motel. Tu nous fais un café ? “

    Qu’il était dur de délaisser la chaleur d’un amant, la protection d'un guide, l'odeur d'un amour. Mais cette vie leur réservait encore des surprises à l'un comme à l'autre.
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MessageSujet: Re: [CLOS] Chapitre XXIII: L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime. (Axel) Lun 16 Mar 2015, 16:59

Il est intéressant que Sveda se considère comme la gardienne du dernier fragment d'âme d'Axel, alors que beaucoup l'en croient dénué, depuis longtemps. Peut-être est-ce vrai, après tout. Lorsqu'elle est présente, il semble quelque peu s'adoucir, malgré toutes les provocations dont elle est capable. Durant ses absences, il sombre de plus en plus dans le chaos que jamais. C'est peut-être pour cela qu'il tient à la tenir éloignée ; parce qu'elle est sa plus grande faiblesse.
Alors qu'il est encore protégé par l'enveloppe emplie de douceur de l'instant de grâce qu'ils viennent de passer, Sveda semble regagnée par ses soucis et ses préoccupations, comme si les problèmes revenaient au galop, au rythme du soleil qui se lève. Sans doute est-elle moins égoïste que lui, tout simplement. Mais Axel est un mutant ancien ; il a appris à tout relativiser, depuis longtemps.
Il la laisse étudier ses messages, sans se douter que le cœur de la belle commence à frémir pour un autre. Or, ce rival téméraire est utilisé par Absalon, en ce moment-même. Quelle ironie... Il faut croire qu'il est condamné à causer le malheur de Sveda, même de façon involontaire. Mais réagirait-il bien s'il savait qu'elle commence à vouer une forte estime à l'historien ? Rien n'est moins sûr. Axel n'est pas un homme jaloux. Il sait que Sveda est une belle femme, qui a déjà eu bien des courtisans. Après tout, cela ne l'empêche pas de revenir vers lui. Par contre, si elle se donne à un autre, au moment où il cède ; il risque de peu apprécier. Il aime être au cœur des attentions.
Elle lui donne quelques nouvelles des X-Men, avant d'affirmer qu'ils se relèveront. Axel lui rend son sourire, effectivement moins convaincu et émoustillé par cette nouvelle, mais il paraît que c'est l'intention qui compte. Sans crier gare, Sveda lui donne en outre des nouvelles de sa... leur fille, mais une fois de plus, Absalon semble écouter l'information, sans chercher à l'enregistrer ou à réagir. Il n'est décidément pas le père de l'année.
Toujours nu et confortablement installé, il observe Sveda réfléchir à voix-haute, comme s'il n'était que sa conscience. Ce qui est sûr, c'est qu'elle n'a plus rien de sa vulnérabilité précédente.

« Avant de venir ici j’ai recontacté quelques connaissances. Certaines me disent déjà qu’elles viendront nous prêter main-forte. Tu as probablement raison à propos des Lannister. Attendons de voir ce qu’ils vont faire avant d’agir. D’autant que… je ne sais pas si c’est vrai, mais Davos a eu un message surprenant avant la bataille. Floria serait en fait la fille de Stannislas. Le savais-tu ? Que de secrets… »

Il est possible que l'idée m'ait effleuré, dit-il, se gardant bien de révéler qu'il s'est lui-même chargé de refroidir le cœur de Floria.

Au reste, il est rassuré de voir que Sveda ne luttera pas seule, sans pour autant avoir recours au soutien des Lannister.

Comment a réagi Davos ? Après tout, il n'est pas dénué de surprises, lui non plus... C'est vrai ce qu'on dit à son sujet ? demande-t-il, faisant allusion à l'improbable romance entre le marin et Baldwin. Je suppose que tu les as vus ensemble, comment s'en sortent-ils ? ajoute-t-il, avec un sourire curieux.

Qu'ils soient deux hommes, homosexuels, est une chose. Mais Tosca et Baldwin... Pouvait-on imaginer deux parcours et deux caractères plus opposés ? D'autant que l'un brillait par sa chasteté et l'autre par son homophobie. A cas désespérés, mesures désespérées. Bien entendu, Axel est mauvaise langue, car il a un passé commun avec Baldwin. Peut-être est-ce enfin pour Sveda l'occasion d'en apprendre davantage.
Il observe Hélianthème s'habiller progressivement, songeant qu'une femme qui s'habille peut être aussi belle qu'une femme qui se découvre. Lorsqu'elle revient vers lui, il l'accueille avec douceur, l'incitant à se blottir contre lui. L'instant de paix peut durer encore un peu. Il hoche simplement la tête, tandis qu'elle le remercie. Ensuite, des mots semblent s'attarder près des lèvres de Sveda, sans en franchir le seuil.

« Tu me manques, souvent. » dit-elle simplement.

Axel a l'air interrogatif, ne sachant guère quoi répondre à cela, d'autant qu'il la soupçonne d'avoir voulu dire bien plus. A-t-il seulement conscience de ce qu'il représente pour elle ? Il reste silencieux, mais elle se contente de lui demander un café. Il acquiesce puis se lève et passe un pantalon, avant d'aller à côté pour mettre la cafetière en route. L'appartement étant petit, ils peuvent continuer à parler. D'ailleurs, Axel revient sur le seuil de la porte, s'appuyant sur le cadre.

Tu voulais dire quelque chose ? insiste-t-il.

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MessageSujet: Re: [CLOS] Chapitre XXIII: L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime. (Axel) Ven 20 Mar 2015, 23:34


    Qu’il est curieux. Une vraie commère. Si encore c’était pour faire la commère et non pas pour avoir un peu plus de flèches dans son carquois. Mais, Axel avait avec Hélianthème une complice éternelle. Et qu’elle fut ou non d’accord avec sa façon d’utiliser ses informations, elle ne lui cachait rien. Il demeurait son allié, un partenaire, un homme en qui elle avait confiance. Du moins, ce le répétait-elle souvent.

    "Je n’ai pas encore eu le temps d’en parler avec lui. La nouvelle est tombée juste avant que l’on aille au QG. Mais, il avait l’air choqué. Ce qui me paraît logique. Floria est la septième merveille de son monde. Je crois que ses seuls enfants de chair étaient mortels. Ils sont morts depuis longtemps. Pauvre Davos. “

    Bon aimer un homme ne rendait pas la paternité impossible, surtout pour un Externel. Cependant, avouez que ça ne facilite pas les choses. Tosca avait tendance à ne pas s’aider dans la vie. Sveda se demandait d’ailleurs si ces questions venaient rapidement au sein d’un couple homosexuel. Elle savait qu’elle n’aurait jamais pu vivre sans avoir d’enfant. Et ce matin, à l’aube d’un renouveau, elle espérait pouvoir enfanter une fois encore. La curiosité, mal placée, de l’intriguant la ramena à un sujet plus actuel.

    "Comment es-tu au courant de ça ? Ils ont fait attention à ce que ça ne s’ébruite pas. Les espionnerais-tu ? Je dînais avec eux hier soir… ils sont touchants. Et je dirais qu’ils s’en sortent plutôt bien, étant donné le contexte. Ils me font un peu penser à Roméo et Juliet parfois. “ La pensée fit son chemin, et Sveda en profita en effet pour revenir sur un détail, qui l’avait interpellée quelques semaines plus tôt. " Quel est ton passé avec Rafael ? Il n’a rien voulu me dire. Mais je sais que ce n’est pas bon. Pourquoi t’en es-tu pris à lui ? Il n’est pas dangereux. “

    Hélianthème se redressa pour être au bord du lit. Son air se fit plus grave. Le charme du matin en fut un peu terni.

    "Oui. Mais je ne sais pas si le moment est le plus indiqué pour te parler de ça. En même temps, je ne te vois pas si souvent que ça, non plus. “ D’un regard elle le mit en garde, avant de l’informer sur une réalité tout à fait contrariante. " Je voudrais que tu me rendes un service. Que tu protèges mes recherches si je ne suis plus en mesure de le faire un jour. Certains travaux ne doivent jamais être exploités par d’autres. Tu sais comment sont les Hommes. Il n’y a qu’en toi que j’ai confiance pour faire ça. “
    Il pouvait y avoir tout un tas de raison pour lesquelles une Externelle n’ait plus accès à ses propres ressources. Voyage, exil, prison, mais aucune ne ressemblait à Hélianthème. Elle n’était pas du genre à aller vers les ennuis ou à les provoquer. Ou alors vraiment sans l’avoir fait exprès. Mais les précisions qui allait venir expliqueraient autrement pourquoi, quelques mois plus tôt, elle avait informé le marionnettiste d’une démarche notariale. L’anodin n’existait pas pour eux. La lumière solaire percuta les pupilles de la fille de Constantinople.

    " Je ne régénère plus comme avant. C’est plus lent, moins puissant et ça continu à régresser. Je ne sais pas encore exactement pour quoi ça arrive. D’après un premier calcul, il me reste une centaine d’années pour trouver, ou me préparer à partir. Je ne sais pas encore. Je ne cherche pas à t’amadouer en te disant cela, Abaslon. Je veux seulement que tu saches ce qu’il en est, que tu te prépares, et que le moment venu tu agisses en conséquence. Je sais que l’avenir de nos enfants t’indiffère, mais ça me rassurerait de savoir que tu te montrerais disponible pour eux, si un jour le cas se présente par exemple. “

    Sveda passa une main dans ses cheveux. Elle se sentait bien. Sereine. Avoir exposé ce problème à Axel semblait l’en libérer complètement. Plusieurs semaines étaient passées depuis la découverte de Castiel à propos de son état de santé. Un temps pendant lequel, notre belle avait beaucoup pensé son existence. Or cette éternité, elle la vivait uniquement pour ceux qu’elle aimait. A ce jour, ses enfants étaient morts ou indépendants et ses amants aussi. Elle n’allait pas courir après la fin mais elle pouvait la concevoir sans avoir peur.

    " C’est amusant. Je ne me suis jamais sentie aussi vivante, que depuis que je sais que tout ça va se terminer. Comment faisons-nous pour vivre aussi longtemps ? Surtout loin les uns des autres ? “

    Son sourire était tendre. Une autre aurait probablement profiter de l'effet de cette annonce pour réclamer son dû, mais pas elle. Hélianthème se satisfaisait d'être fidèle à leur accord de vie.
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MessageSujet: Re: [CLOS] Chapitre XXIII: L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime. (Axel) Jeu 02 Avr 2015, 18:31

Que va-t-elle encore s'imaginer ? Bien loin de lui est l'idée de s'en prendre à Tosca et Baldwin. N'ont-ils pas déjà assez souffert ? Il est vrai qu'il n'hésiterait pas à en rajouter, si l'occasion ou la nécessité se présentaient, mais pour l'heure, il a vraiment d'autres priorités. Si Seaworth a gagné un amant, le prix est cher payé, puisqu'il a perdu une fille, ainsi que – accessoirement – sa place chez les Initiés. Bien entendu, cela accable Sveda de tristesse. Il n'a jamais compris comment elle peut adorer un être aussi fade que Davos.

« Je n’ai pas encore eu le temps d’en parler avec lui. La nouvelle est tombée juste avant que l’on aille au QG. Mais, il avait l’air choqué. Ce qui me paraît logique. Floria est la septième merveille de son monde. Je crois que ses seuls enfants de chair étaient mortels. Ils sont morts depuis longtemps. Pauvre Davos. »

Il est certes injuste de perdre la personne qu'on a le plus couvée et idolâtrée, d'autant que Zexion doit autant se soucier du sort de la Tosca, que de celui d'un cloporte. Enfin, ils ont été bien aveugles s'ils ne se sont jamais doutés des étranges liens de parenté ! Davos est donc... Comment dit-on l'inverse d'orphelin ? Il devrait y avoir un terme pour cela. Axel peut difficilement compatir, dans la mesure où il n'a jamais eu la fibre paternelle.

Eh bien, si être père lui manquait tant, je suppose qu'il aurait choisi un partenaire moins viril et plus adapté, ironise-t-il, afin de détendre l'atmosphère. C'est drôle, je croyais que c'était Stannis, la septième merveille de son monde, renchérit-il.

Ils s'attardent encore un peu sur le sujet du couple gay, qui est, aux yeux d'Axel, extrêmement distrayant.

« Comment es-tu au courant de ça ? Ils ont fait attention à ce que ça ne s’ébruite pas. Les espionnerais-tu ? Je dînais avec eux hier soir… ils sont touchants. Et je dirais qu’ils s’en sortent plutôt bien, étant donné le contexte. Ils me font un peu penser à Roméo et Juliet parfois. »

Axel a un air faussement innocent lorsqu'elle l'accuse d'épier son prochain. Après quoi, il écoute ce qu'elle a à dire. Touchants... Il mettrait sa main au feu qu'il les trouverait ridicules, mais enfin, il n'est pas très objectif. Sveda non plus, d'ailleurs. Par contre, il n'ira jamais jusqu'à les plaindre. Ils se sont mis dans ce nid de guêpes, seuls.

Plutôt Roméo et Roméo, rectifie-t-il, pour signaler à Sveda qu'elle les idéalise un peu trop. Tu sais que j'ai des informateurs un peu partout, mais les espionner ne m'apporterait rien. Quelqu'un qui était au courant m'en a parlé, c'est tout.

Pour une fois, il est franc. Il n'a même pas utilisé ses pouvoirs pour en apprendre davantage. C'est bel et bien Declan Talbot qui lui a parlé de cela. Mais il ne compte pas entrer dans les détails. Il a conscience que le fait que la nouvelle soit ébruitée puisse intriguer et inquiéter Sveda, mais il aime faire son intéressant, il faut croire.

Si je peux te donner un conseil, ne prends pas trop de risques pour eux. Davos est aveuglé et bien maladroit, quant à Baldwin, il n'est pas l'animal blessé mais apprivoisable que tu crois.

Dit-il cela pour protéger Sveda, ou pour nuire aux deux autres ? Peut-être les deux à la fois. D'ailleurs, cela amène un autre sujet, qui est intimement lié.

« Quel est ton passé avec Rafael ? Il n’a rien voulu me dire. Mais je sais que ce n’est pas bon. Pourquoi t’en es-tu pris à lui ? Il n’est pas dangereux. »

Dis comme ça, on dirait qu'il a été mon amant, dit-il avec un sourire un peu écœuré. C'est donc ce qu'il t'a dit ? Que je m'en suis pris à lui ? Au moins cela confirme-t-il que j'ai bien fait de te mettre en garde.

Il lui désigne une plaie encore légèrement visible, sur le haut de son corps encore dénudé. Malgré le nombre de combats qu'il a faits, Axel n'est pas très marqué, du fait d'un don de guérison puissant.

Il m'a poignardé, après m'avoir administré un sérum neutralisant temporairement le gêne X. Il est dangereux, Sveda, pour ses ennemis, et surtout pour ses alliés, conclut-il, ne doutant pas qu'elle posera plus de questions.

A ses yeux, avoir fricoté avec Fran, à l'époque, ne méritait pas ce traitement. Il est vrai qu'Axel avait potentiellement d'autres choses à se reprocher, liées aux affaires de la Fondation Akatsuki, mais à quoi bon entrer dans les détails ?

« Oui. Mais je ne sais pas si le moment est le plus indiqué pour te parler de ça. En même temps, je ne te vois pas si souvent que ça, non plus. Je voudrais que tu me rendes un service. Que tu protèges mes recherches si je ne suis plus en mesure de le faire un jour. Certains travaux ne doivent jamais être exploités par d’autres. Tu sais comment sont les Hommes. Il n’y a qu’en toi que j’ai confiance pour faire ça. » dit-elle ensuite.

S'il perçoit le reproche, ou plutôt la demande implicite de se voir plus souvent, cela semble glisser sur lui comme de l'eau de pluie sur la roche. Torse nu, il attend que les cafés soient prêts, avant de revenir s'installer auprès de Sveda, déposant les tasses sur la table basse. Il a l'air plus attentif, par la suite. Protéger les travaux de Sveda est effectivement à sa portée. Il est touché par sa « confiance », mais surtout, il se demande pourquoi elle tient à prendre de telles précautions.

Tu sais que tu peux compter sur moi, pour ça, dit-il sérieusement.

« Je ne régénère plus comme avant. C’est plus lent, moins puissant et ça continu à régresser. Je ne sais pas encore exactement pour quoi ça arrive. D’après un premier calcul, il me reste une centaine d’années pour trouver, ou me préparer à partir. Je ne sais pas encore. Je ne cherche pas à t’amadouer en te disant cela, Abaslon. Je veux seulement que tu saches ce qu’il en est, que tu te prépares, et que le moment venu tu agisses en conséquence. Je sais que l’avenir de nos enfants t’indiffère, mais ça me rassurerait de savoir que tu te montrerais disponible pour eux, si un jour le cas se présente par exemple. » explique-t-elle ensuite.

Axel fronce légèrement les sourcils, ne s'étant pas attendu à une telle annonce. Il a eu vent d'immortels qui vieillissaient progressivement et finissaient par connaître des limites à leurs capacités... Mais cela ne l'a jamais plus préoccupé que cela. Lui-même est un homme sans âge. Mais peut-être que... Peut-être qu'ils sont tous mortels, à des proportions différentes. Il observe Sveda lui annoncer qu'elle ne sera là encore peut-être que pour une génération ou deux, seulement, l'air un peu incompréhensif. Envers et contre tout, il a du mal à visualiser un monde sans elle. Quand on croit avoir l'éternité, on reporte indéfiniment, jusqu'au jour où, contre toute attente, l'on se rend compte qu'on a perdu un temps précieux. Il réalise aussi que Sveda est le seul pont entre lui et les enfants. Il tâche d'assimiler toutes ces informations, l'air aussi neutre que possible, mais le fait qu'il ne trouve aucune plaisanterie de mauvais goût, démontre que cette annonce l'affecte. Plus rien ne sera jamais comme avant.
Pour l'heure, il reste silencieux. Si Sveda est libérée d'un poids, il a l'impression d'avoir une nouvelle source de préoccupation, un nouveau fardeau. Il se demande comment elle peut aborder le sujet de la mort, avec une telle sérénité, plutôt que d'envisager de trouver une solution. A l'impossible, nul n'est tenu. Elle semble lire dans ses pensées puisqu'elle ajoute :

« C’est amusant. Je ne me suis jamais sentie aussi vivante, que depuis que je sais que tout ça va se terminer. Comment faisons-nous pour vivre aussi longtemps ? Surtout loin les uns des autres ? »

Je ne sais pas. Beaucoup sont d'avis que l'immortalité n'est qu'un leurre, mais nous continuons à nous voiler la face, répond-il. Cependant, il y a d'autres solutions. Il y a forcément un moyen scientifique ou mutant d'empêcher que tes pouvoirs continuent à se dégrader. Et comme ça, je n'aurai jamais à protéger tes travaux devenus sans surveillance, conclut-il, apportant une raison peu crédible à son refus de voir Sveda « partir ».

C'est drôle, il a l'impression de se réveiller. Les pertes de Fran, de son fils, de certains Initiés et X-Men, ne lui on fait aucun effet, mais tout à coup, l'importance de la vie humaine revient lui sauter au visage. A force de voir certains êtres comme des figures royales de l’échiquier, et d'autres comme des pions, on en perd le sens de l'humanité. Sveda apporte aujourd'hui un relativisme utile.

Le café va refroidir, dit-il, pour détourner son regard de Sveda.

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MessageSujet: Re: [CLOS] Chapitre XXIII: L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime. (Axel) Mer 08 Avr 2015, 21:30


    Les sourcils de la belle s’inclinèrent alors qu’elle entendait les commentaires ironiques du barman à propos des garçons. Elle peut avoir un côté très protecteur. Une lionne dont on ferait mieux de ne pas approcher la progéniture avec de mauvaises intentions. Elle et Lui ne pouvaient de toute façon pas s’entendre sur des points aussi fondamentaux. Il en allait de la conception même des rapports humains. On sait combien ces deux-là sont opposés dans ces domaines.

    " Ils sont mes amis Absalon… je ne les laisserais pas dans les ennuis si je peux les aider. “

    L’œil professionnel de Kent lui permit de corroborer le discours et la preuve, qu’il lui présenta pour se défendre. Elle releva son regard clair sur lui et le scruta avec attention. Évidemment, elle avait envie de lui faire confiance. Pour toujours. Malheureusement, leur passé démontrait que ce n’était pas facile. Pour ne citer que lui… l’aveuglement passager.

    " Mais... pour quelle raison a-t-il fait une chose pareille ? Qu’est-ce qui vous a opposés ? “

    Une fois que nos deux amants furent côte à côte, les choses prennent une tournure plus sérieuse, plus grave. D’antan, Hélianthème et Axel avaient déjà eu ce genre de conversation. Mais la pratique n’aidait pas vraiment la nomade dans sa confession. Elle était partagée (là aussi) entre le désir de le protéger de la vérité et le besoin de la partager avec lui. Il était celui qui la connaissait depuis le plus long temps. Lui seul, pouvait lui apporter un regard constructif en prenant en compte, tout ce qu’elle était. Sveda tendit sa main pour la poser sur les siennes.

    " Peut-être oui. J’ai demandé à une de mes équipes de chercher. …“ Hélianthème s’arrêta, car de nouveau elle hésitait à poursuivre dans la direction que prenaient ses pensées. Elle ne voulait pas que son opinion paraisse défaitiste. Car au fond, il ne s’agissait pas de cela. Elle était paisible. " Quand bien même. Je ne suis pas certaine de vouloir vivre indéfiniment. Je veux dire… j’ai eu plus que ma part. J’ai probablement vécu tout ce que j’avais à vivre. Nous nous sommes rencontrés, j’ai eu des enfants, j’ai eu la science… “

    Le malaise d’Axel se devinait dans sa façon d’écourter le thème. Montrerait-il enfin, ce morceau d’âme, que ta nomade préservait jalousement ? Sveda le connaissait. Elle savait qu’il l’avait écouté. Qu’il prenait la mesure de cette nouvelle. Aussi, elle obtempéra face à son subterfuge. Elle ne voyait pas l’intérêt d’épiloguer pendant cent-sept ans. Moi non plus d’ailleurs ! D’autant, qu’elle ne les a peut-être pas devant elle ces 107 ans. Il n’y avait pour le moment rien de plus à faire. Sa main se referma tranquillement sur l’une des tasses de café.

    " Je suis désolée. Je sais que tu as déjà plein de choses en tête. Strago… les Ombres. “ Ses doigts caressent distraitement la tasse encore tiède alors qu’elle réfléchit à la suite. " J’ai le pressentiment que cette fois quelque chose de bien peut arriver. “

    Chaque fois, ils se retrouvaient en des temps et des lieux différents. Ils avaient été des soupirants de par le monde entiers. Parfois une nuit et quelques fois plus longtemps. Presque toujours parce qu’elle revenait vers lui. Chaque fois, ils savaient qu’ils finiraient par se revoir, tôt ou tard. Mais, oui, les choses étaient différentes maintenant.

    A présent que le soleil se lève il est plus facile d’observer la pièce. Hélianthème chercha surtout des indices concernant la vie que le mutant avait vécue dans cet appartement. Il y avait toujours quelques objets familiers. Un petit sourire rêveur revenait à ses lèvres alors qu’elle pensait combien le monde d’Axel lui avait manqué.

    " J’ai toujours aimé te voir dans ton environnement. “ Inspirant vivement pour se donner un peu de courage, notre Externelle piocha dans sa nouvelle énergie, pour sortir de sa paresse matinale. Ils avaient beaucoup de choses à faire pour que l’ordre revienne au sein de la communauté mutante. Elle posa la tasse de café et se leva pour prendre le chemin de la salle d’eau avec ses vêtements. " Je peux t’emprunter une brosse à dents ? “

    Une fois isolée dans la salle de bain Hélianthème observa son reflet dans le miroir. L’inquiétude avait déserté le fond de sa pupille. Oui ses traits étaient fatigués, mais posés. Elle pouvait sentir à quel point son corps était détendu. Il n’y avait pas de doute, elle avait bien fait de venir se réfugier chez lui. Abasalon avait cet effet Il était le Yáng. Elle était le Ying. C’est bien ce que dit leur légende ? Tout en se préparant, la belle faisait un bilan personnel, une petite mise au point, qui l’aida à savoir où elle en était. Il lui sembla qu’elle avait bien fait de l’approcher, de lui parler. Ils allaient pouvoir avancer en connaissance de cause.

    La porte se rouvrit sur une Catherine Kent parée pour la journée. Elle s’empara d’un brouillon sur la table basse et y annota l’adresse du motel.

    " Voilà l’adresse du motel. Passe quand tu veux. “ Avec un sourire, elle se porta jusqu’à lui et posa ses mains sur ses hanches. " Eh bien, on dirait que ces charmantes retrouvailles se terminent. N’attend pas trop longtemps. “

    Était-ce là une tendre façon de le prévenir ? Allez savoir. Ils échangèrent un regard. Sveda lui donna un baiser. Baiser patient, possessif, comme s'il pouvait être le dernier. Avant qu'elle se dirige tranquillement vers la porte qui annoncerait la fin de ce moment de grâce. Mais, une bonne chose au moins : le seul homme -sur cette planète- à avoir le pouvoir de décourager cette femme, dans son entreprise salvatrice, l’a appuyée. Les X-Men allaient avoir un nouveau chef.

    Amen ?

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MessageSujet: Re: [CLOS] Chapitre XXIII: L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime. (Axel) Mer 15 Avr 2015, 23:00

Axel sent parfaitement qu'elle n'apprécie pas qu'il refasse le portrait de ses amis. Il pensait que les femmes voulant à tout prix des meilleurs amis gays, ce n'était qu'un mythe, mais visiblement, il s'est fourvoyé. Mais qu'importe, Sveda sait bien que ses passions dans la vie sont la boisson et le fait de juger autrui. On peut ajouter à cela la luxure ou la provocation, mais à vrai dire, il semble difficile d'établir une liste complète. Il n'y peut rien, après tout, si Tosca et Baldwin sont risibles, à leur manière. Pourquoi Sveda s'entoure-t-elle toujours des âmes les plus en peine ?

« Ils sont mes amis Absalon… je ne les laisserais pas dans les ennuis si je peux les aider. » a-t-elle pour toute réponse, passant outre tous les brillants traits d'esprit d'Axel.

Il se contente de hausser les épaules. Il a bien conscience qu'il ne pourra jamais corrompre Sveda, de même qu'elle aura du mal à faire de lui quelqu'un de bien. Et pourtant, ils restent attirés l'un par l'autre.

« Mais... pour quelle raison a-t-il fait une chose pareille ? Qu’est-ce qui vous a opposés ? » demande-t-elle ensuite.

Axel est réconforté de voir qu'elle ne met pas tout de suite sa parole en doute. Pour autant, elle ne se fâche pas contre Baldwin. Elle cherche à comprendre, aussi neutre que la Suisse. Décidément... Que doit faire un homme pour atteindre le point de non-retour, avec Sveda ?

J'imagine... qu'il était jaloux de moi, répond-il, avec un sourire en coin.

Doit-il vraiment donner tous les détails ? Très paradoxalement, il apprécie plus souvent d'entretenir quelque mystère, plutôt que de se mettre en valeur.

Il suffit parfois d'un détail anodin, pour que cet homme pète les plombs, Sveda... se contente-t-il d'ajouter.

Malgré leurs points de mésentente, ils se prennent les mains, lorsque Hélianthème aborde un sujet autrement plus grave : son futur trépas.

« Peut-être oui. J’ai demandé à une de mes équipes de chercher. … Quand bien même. Je ne suis pas certaine de vouloir vivre indéfiniment. Je veux dire… j’ai eu plus que ma part. J’ai probablement vécu tout ce que j’avais à vivre. Nous nous sommes rencontrés, j’ai eu des enfants, j’ai eu la science… »

Axel arque un sourcil. Le point de vue est intéressant, mais il n'est pas bien sûr de comprendre. Si elle avait le choix, elle préférerait tout de même s'en aller ? Comment peut-elle croire que ce monde ne lui réserve plus aucune nouveauté ? Comment peut-elle se sentir satisfaite ? Un être aussi insatiable qu'Axel ne pourra sans doute jamais comprendre.

La mort ne t'apporterait rien de plus, tu sais. Elle est juste... ennuyeuse.

Il n'ajoute rien à cela. Il ne faut pas douter que cette révélation a eu un écho en lui ; reste à savoir lequel. Mais le jour où les pensées d'Absalon seront divulguées n'est pas encore arrivé.

« Je suis désolée. Je sais que tu as déjà plein de choses en tête. Strago… les Ombres. J’ai le pressentiment que cette fois quelque chose de bien peut arriver. »

Il ne tient pas compte de ces excuses, qu'elle ne lui doit pas. Il observe les traits de Sveda, un long moment, d'un air pensif.

Vraiment ? demande-t-il, une fois de plus peu convaincu.

Il ignore à quoi elle fait référence. Jusqu'à présent, les choses ont l'air de dégénérer, dans tous les domaines.

« J’ai toujours aimé te voir dans ton environnement. Je peux t’emprunter une brosse à dents ? » dit-elle ensuite, tout en se redressant.

Axel se contente d'esquisser un sourire, se demandant si l'appartement en dit tellement long sur lui. Il est vrai que la fourmilière artificielle est intéressante à regarder. Il répond ensuite par l'affirmative, avant de lui indiquer où elle peut en trouver une propre. Axel est toujours prêt à recevoir des visites imprévues, que voulez-vous ? Alors qu'elle passe du temps à la salle de bain, il boit sa tasse de café puis range des choses et d'autres (bien que l'ordre ne soit pas son fort). La porte finit par s'ouvrir sur une femme parée, et belle à en mourir.

« Voilà l’adresse du motel. Passe quand tu veux. Eh bien, on dirait que ces charmantes retrouvailles se terminent. N’attend pas trop longtemps. » conclut-elle, en venant une dernière fois contre lui.

Il prend l'adresse qu'elle lui tend, avant d'enlacer un moment Sveda contre lui. Il aimerait pouvoir lui faire cette promesse, à chaque fois, mais il ne s'y risquera pas.

Nous nous reverrons, sous peu, dit-il simplement.

Une fois ces mots dits, il embrasse Sveda, avec la même ardeur, avant de la laisser aller. Tous ont effectivement du pain sur la planche.


Fin du sujet

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[CLOS] Chapitre XXIII: L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime. (Axel)

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